Délinquance: Des cycles invariables, ascendants et descendants, un peu comme des cycles économiques (It’s again the economy, stupid!)

rand theft autoLe président de l’Observatoire de la délinquance, Alain Bauer, avance une explication: «Quand la police et la gendarmerie se spécialisent dans le traitement d’un problème, ils finissent toujours, selon lui, par obtenir des résultats.» Selon lui, les phénomènes de délinquance obéiraient à des cycles invariables, ascendants et descendants, un peu comme des cycles économiques. Le mécanisme est ainsi décrit: la police s’intéressant au problème, elle en révèle d’abord l’ampleur, d’où la phase d’augmentation. Puis en persévérant, elle finit par reprendre le dessus, enregistrant une baisse plus ou moins durable, jusqu’aux premiers relâchements… Le Figaro
Plus la misère est grave, plus la criminalité connue baisse : dans le comté de Los Angeles, où le chômage a bondi de 12,3% en un an, bien plus que la moyenne nationale, les homicides s’effondrent de 25 % et les vols de voiture de 20 %. Xavier Raufer
Enfin, cette comparaison (de 2004) révélatrice entre le taux de pauvreté en Seine-Saint- Denis,18%, et dans la Creuse, 19,5% ! Deuxième rapport, celui de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (2009-2010). On y lit que la crise a « une ampleur inédite en France. […] La récession actuelle en Europe est la plus forte et la plus longue depuis 1945 ». Ainsi, selon la “culture de l’excuse” pour laquelle misère égale crime, l’espace rural devrait être ravagé par un ouragan criminel – or c’est le contraire ! Lisons “Criminalité et délinquance enregistrées en 2009”, rapport de l’Observatoire national de la délinquance. Violences physiques crapuleuses : Seine-Saint-Denis, 8,3‰ ; Creuse : 0,1. Vols : Seine-Saint-Denis, 48,5‰; Creuse, 7,6. etc. Xavier Raufer

Boom des années 60 aux États-Unis (hausse d’homicides de 43 %),  crise économique de 2008 (plus fort effondrement de la criminalité  depuis les années 1964- 1965), stagnation des atteintes aux biens (dont trois quarts de vols sans violence) en France  entre 2008 et 2009 …

Campagnes qualifiées de « véritables territoires de relégation», taux de pauvreté rurale supérieur à celui des zones urbaines, surreprésentation des ménages et couples jeunes, pauvres avec enfants, surreprésentation des ouvriers (32 %) et des employés (27%), pauvreté moyenne (13,7 % jusqu’à 19% dans la Creuse ou le Cantal) supérieure à celle des espaces urbains (11,3 %), insuffisances des prestations sociales des ménages pauvres, habitat aux deux tiers « indigne », prévention et services de soins insuffisants, violences physiques crapuleuses tendant vers zéro (0,1‰ contre 8,3 en Seine-Saint-Denis), nombre de vols extrêmement réduit: 7,6‰ contre 48, 5 en Seine-Saint-Denis) …

Après notre immigration-chance pour la France, nos chères têtes blondes qui s’appellent toutes Mamadou, nos familles recomposées, le précieux mode vie de nos « gens du voyage », nos longues traditions nationales et les ratés de nos Bobolands

Où l’on redécouvre …

En cette trêve des confiseurs qui ne l’est pas pour tout le monde ..

Avant la pyrotechnie, désormais rituelle, du Nouvel An …

Et derrière ses « cycles invariables, ascendants et descendants » à l’instar des cycles économiques …

Que l’économie est effectivement responsable de la délinquance

Sauf que, comme le rappelle le criminologue Xavier Raufer, c’est la croissance qui la nourrit et la crise qui la réduit

Et que les plus  pauvres, qui ne sont pas toujours où l’on croit, ne sont pas nécessairement les plus délinquants

Les enjeux de la sécurité globale. Les chiffres démentent l’idéologie dominante…

La crise aussi pour les voyous

Xavier Raufer

Valeurs actuelles

21/01/2010

Depuis des décennies, une certaine sociologie soixante-huitarde,dominante dans les médias, assène sans relâche que les causes profondes de la criminalité sont le chômage et la pauvreté.Et que la délinquance juvénile n’est qu’une révolte sociale, une réponse rationnelle à l’injustice et à la misère. Cela, on ne l’entend pas qu’en France, puisqu’aux États- Unis la presse progressiste chante la même chanson. « La crise économique a clairement créé les conditions pour qu’il y ait plus de crimes et plus de gangs », écrivait ainsi fin 2008 le New York Times.

Or cette théorie est fausse de part en part. Elle l’était dès l’origine puisqu’aux États-Unis,où émergea dans les années 1960 cette “culture de l’excuse”, l’économie était alors en forte croissance, l’emploi, au beau fixe – et le nombre d’homicides y a bondi de 43 %.

Et cette théorie s’effondre aujourd’hui sous les coups du réel – mais la presse d’information nationale, sans doute gênée dans ses convictions et ses copinages, garde sur cette formidable révélation scientifique un silence de cathédrale.

Les faits maintenant. En 2008, éclate aux États-Unis la pire crise économique et sociale depuis 1929. En un an les chômeurs y sont 7 millions de plus. Or en Amérique la criminalité constatée s’écroule et retombe à ses taux les plus bas depuis les années 1964- 1965.

À New York, où elle a baissé de 77 % en seize ans, le nombre d’homicides (–19 % cette année) est au plus bas depuis que les statistiques existent (1962) !

Et plus la misère est grave, plus la criminalité connue baisse : dans le comté de Los Angeles, où le chômage a bondi de 12,3% en un an, bien plus que la moyenne nationale, les homicides s’effondrent de 25 % et les vols de voiture de 20 %.

Au premier semestre de 2009, et à l’échelle nationale américaine, le FBI signale une baisse de 4,4 % pour les crimes visant les personnes et de 6,1% pour ceux visant les biens. Pis encore pour les sociologues gauchistes, la criminalité baisse plus dans les zones urbaines (– 7%, justement là où sont les chômeurs) que dans les campagnes (– 3,8 %).

Une singularité américaine ? Non : en Europe, prenons la Grande-Bretagne et la France.

En Grande-Bretagne, en 2009,la criminalité progresse à la campagne, où chômage et misère sociale sont moindres, et stagne dans les centres urbains. Tandis qu’une infraction typique de la misère, le chapardage, le vol à l’étalage, diminue de 8%.

En France ? De novembre 2008 à novembre 2009, dernières données disponibles, les atteintes aux biens (dont trois quarts de vols sans violence) stagnent, de même que les infractions économiques et financières. Ce qui explose ? Les “braquages”, commis d’ordinaire par des gangsters chevronnés – non par des damnés de la terre.

A ne lire que les “grands quotidiens d’information”, vous ne saurez rien de tout cela. Une presse qui, toujours plus, fait dans le moralisme et récite un identique credo bienséant. Rien sur l’effondrement du crime en pleine crise sociale, phénomène social immense, mais ces temps-ci, deux quotidiens importants consacrant chacun une pleine page au fait qu’un dirigeant sportif a dit un gros mot.

Les médias sont-ils faits pour conformer ou pour informer ? Voici ce que les patrons des grands quotidiens d’information devraient sérieusement se demander, au lieu de gémir sur la crise de la presse. Car s’ils se bornent à diffuser le même catéchisme que la gauche caviar et à censurer les réalités pour eux gênantes, l’hésitation ne sera plus permise :mieux vaudra prendre le gratuit à l’entrée du métro – au moins, on ne financera pas sa propre “mise en conformité”.

Voir aussi:

Les enjeux de la sécurité globale. La misère ne crée pas systématiquement la délinquance !

Violences, la vérité des chiffres

Xavier Raufer

Valeurs actuelles

15/04/2010

L’UMP se demande ce qui l’a coupée de sa base ? Pour un criminologue, c’est clair : la sempiternelle culture de l’excuse selon laquelle les bandits sont d’abord les victimes de drames sociaux – précarité, misère, exclusion, racisme – que seuls le travail social et l’assistance résorberont.

Sur la sécurité, les dirigeants de l’UMP ont adhéré, comme la gauche, à un discours bourgeois bohème qui exaspère leur électorat, frappé par la crise et l’insécurité. Ce credo, qui consiste à vanter la “diversité” à des familles dont les enfants tremblent à l’école tout en expliquant aux mêmes qu’il n’existe pas de nation française, juste une sorte d’hospice où, à notre grande joie, accourent des errants venus de partout, n’est pas seulement choquant. Il est contredit par les faits, que mettent en lumière trois rapports récents.

Intitulé “Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural”, le premier rapport émane de l’Inspection générale des affaires sociales et du Conseil général de l’agriculture. Il révèle – ce que taisent volontiers les bien-pensants – qu’en France, la vraie misère se trouve à la campagne. Un “espace rural” (60% du territoire, 18% de la population, 11 millions d’habitants) que le rapport qualifie cruellement de « véritables territoires de relégation » : un « taux de pauvreté rurale supérieur à celui des zones urbaines », avec « surreprésentation des ménages et couples jeunes, pauvres avec enfants » ; une surreprésentation des ouvriers (32 %) et des employés (27%) ; une pauvreté moyenne (13,7 %) supérieure à celle des espaces urbains (11,3 %) – dans un tiers des départements ruraux, ce taux atteint 19% !

Les prestations sociales des ménages pauvres de l’espace rural ? « En dépit d’une pauvreté plus fréquente […], la part des prestations sociales dans leurs revenus est moins élevée [que pour les ménages pauvres urbains] ». Les logements ? Une honte : « Les deux tiers de l’habitat indigne sur lequel opère une mission spécifique du ministère du Logement se trouvent en milieu rural. » La santé ? Dans l’espace rural, « la prévention est difficile et les services de soins souvent insuffisants ».

Enfin, cette comparaison (de 2004) révélatrice entre le taux de pauvreté en Seine-Saint- Denis,18%, et dans la Creuse, 19,5% !

Deuxième rapport, celui de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (2009-2010). On y lit que la crise a « une ampleur inédite en France. […] La récession actuelle en Europe est la plus forte et la plus longue depuis 1945 ». Ainsi, selon la “culture de l’excuse” pour laquelle misère égale crime, l’espace rural devrait être ravagé par un ouragan criminel – or c’est le contraire !

Lisons “Criminalité et délinquance enregistrées en 2009”, rapport de l’Observatoire national de la délinquance. Violences physiques crapuleuses : Seine-Saint-Denis, 8,3‰ ; Creuse : 0,1. Vols : Seine-Saint-Denis, 48,5‰; Creuse, 7,6. Etc.

En outre, la misère rurale est digne : plus un département est pauvre et rural (Creuse, Cantal), plus il est honnête ! Ainsi donc, pourquoi cette exubérance criminelle dans des secteurs urbanisés, moins précarisés que les ruraux ? Pourquoi la misère sans policiers abattus, sans voitures brûlées, sans bandes armées, sans braquages ni pillages, de l’espace rural ?

Cette question cruciale de l’essence même de la criminalité violente en France est d’évidence celle à résoudre. Faute de quoi, à force de propos bienséants ou provocants, l’UMP verra l’actuelle froideur électorale virer au divorce.

Xavier Raufer est criminologue

Voir enfin:

Délinquance : les violences gratuites sont en baisse

Jean-Marc Leclerc

Le Figaro

15/09/2010

Selon l’Observatoire de la délinquance, ces actes non crapuleux n’avaient cessé d’augmenter depuis cinq ans.

Le maelström des affaires aurait presque balayé cette bonne nouvelle: pour la première fois depuis cinq ans, les violences non crapuleuses, c’est-à-dire commises sans intention de voler, comme les coups et blessures, par exemple, sont en diminution. Une baisse légère certes, d’un modeste demi-point, mais une baisse tout de même, calculée sur une année complète et non pas en s’appuyant sur la variation d’un mois isolé comparé au même mois de l’année précédente. Pour les criminologues, cette évolution prend du sens. À supposer, bien sûr, que tous les faits aient bien été enregistrés après plainte d’une victime ou constatation par la police.

«Lors des douze derniers mois, et ce pour la première fois depuis février 2005, le nombre de faits constatés de violences physiques non crapuleuses a été inférieur à celui des douze mois précédents», écrivent donc les analystes de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dans leur dernier bulletin mensuel. «La baisse est limitée en proportion et en volume (-0,5 %, soit -1168 faits constatés), nuancent-ils, mais elle n’en constitue pas moins pour ces violences une rupture avec l’orientation à la hausse qui avait été constante lors des cinq dernières années.»

Le président de l’Observatoire de la délinquance, Alain Bauer, avance une explication: «Quand la police et la gendarmerie se spécialisent dans le traitement d’un problème, ils finissent toujours, selon lui, par obtenir des résultats.» Selon lui, les phénomènes de délinquance obéiraient à des cycles invariables, ascendants et descendants, un peu comme des cycles économiques. Le mécanisme est ainsi décrit: la police s’intéressant au problème, elle en révèle d’abord l’ampleur, d’où la phase d’augmentation. Puis en persévérant, elle finit par reprendre le dessus, enregistrant une baisse plus ou moins durable, jusqu’aux premiers relâchements…

De fait, cette mécanique s’est déjà vérifiée pour les violences sexuelles, qui ont d’abord connu une explosion, sous l’effet de l’action sociale et judiciaire visant à les détecter et les réprimer. On a incité les victimes à se déclarer aux autorités, à travers des campagnes de prévention, avec mise en place de numéros verts pour dénoncer tout abus. En débloquant aussi d’importants crédits pour les associations d’aide aux victimes. Et les infractions sexuelles ont baissé: 40.000 faits d’atteinte aux mœurs en 2003 contre 23.000 faits déclarés en moyenne par an aujourd’hui.

Le phénomène se vérifie également avec les cambriolages. Ceux commis dans les résidences principales avaient augmenté de 12% entre 2008 et 2009, alors que se mettaient en place des cellules de police spécialisées. Or, le dernier bulletin de l’ONDRP révèle que les cambriolages ont diminué de 2,1% en un an. Comme si la politique prônée par Brice Hortefeux commençait à payer.

Le ministre de l’Intérieur se garde toutefois de tout triomphalisme. Car, dans le détail, les résultats sont plus mitigés: si les violences gratuites baissent, essentiellement celles visant les plus de 15 ans, les violences crapuleuses, commises dans le but d’acquérir un bien, connaissent en revanche une augmentation de près de 4%. Ce qui ne serait pas sans lien avec la crise.

Les escroqueries à la carte sur Internet ne sont plus prises en plainte

Depuis déjà six mois, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) alerte sur une bizarrerie statistique: les escroqueries à la carte bancaire commises via Internet -qui n’ont cessé de se développer- ne sont plus comptabilisées en plaintes. Au prétexte que «la victime n’a pas été dépossédée physiquement de sa carte». Poliment, cette instance constate qu’il y a là «un problème de continuité des règles d’enregistrement». L’astuce employée amplifie-t-elle la baisse des escroqueries économiques et financières dans les bilans officiels? Une chose est sûre : en un an, les délits économiques accusent une chute sévère de 9 %, soit 35 448 faits en moins. Et les criminologues d’expliquer ce qui se passe au niveau des falsifications et usages de carte de crédit : «Une partie des faits relevant de ces deux types d’infractions et qui étaient précédemment enregistrés, ne feraient plus l’objet que d’un procès-verbal de renseignement servant d’attestation pour la banque. Dans ce cas, l’absence de plainte se traduit par une absence de comptabilisation dans les faits constatés.» Cette pratique aurait été inaugurée l’an dernier par instruction du parquet dans le secteur de Saint-Jean-de-Luz. Puis étendue à l’Hexagone par la gendarmerie et la police. Aujourd’hui,

One Response to Délinquance: Des cycles invariables, ascendants et descendants, un peu comme des cycles économiques (It’s again the economy, stupid!)

  1. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    The recession of 2008-09 has undercut one of the most destructive social theories that came out of the 1960s: the idea that the root cause of crime lies in income inequality and social injustice. As the economy started shedding jobs in 2008, criminologists and pundits predicted that crime would shoot up, since poverty, as the « root causes » theory holds, begets criminals. Instead, the opposite happened. Over seven million lost jobs later, crime has plummeted to its lowest level since the early 1960s.
    (…)
    The notion that crime is an understandable reaction to poverty and racism took hold in the early 1960s. Sociologists Richard Cloward and Lloyd Ohlin argued that juvenile delinquency was essentially a form of social criticism. Poor minority youth come to understand that the American promise of upward mobility is a sham, after a bigoted society denies them the opportunity to advance. These disillusioned teens then turn to crime out of thwarted expectations.
    (…)
    .The 1960s themselves offered a challenge to the poverty-causes-crime thesis. Homicides rose 43%, despite an expanding economy and a surge in government jobs for inner-city residents. The Great Depression also contradicted the idea that need breeds predation, since crime rates dropped during that prolonged crisis. The academy’s commitment to root causes apologetics nevertheless persisted. Andrew Karmen of New York’s John Jay College of Criminal Justice echoed Cloward and Ohlin in 2000 in his book « New York Murder Mystery. » Crime, he wrote, is « a distorted form of social protest. » And as the current recession deepened, liberal media outlets called for more government social programs to fight the coming crime wave. In late 2008, the New York Times urged President Barack Obama to crank up federal spending on after-school programs, social workers, and summer jobs. « The economic crisis, » the paper’s editorialists wrote, « has clearly created the conditions for more crime and more gangs—among hopeless, jobless young men in the inner cities. »
    (…)
    According to the FBI’s Uniform Crime Reports, homicide dropped 10% nationwide in the first six months of 2009; violent crime dropped 4.4% and property crime dropped 6.1%. Car thefts are down nearly 19%. The crime plunge is sharpest in many areas that have been hit the hardest by the housing collapse. Unemployment in California is 12.3%, but homicides in Los Angeles County, the Los Angeles Times reported recently, dropped 25% over the course of 2009. Car thefts there are down nearly 20%.
    The WSJ

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