Désinformation: J’ai commis bien des fois l’adultère dans mon coeur (What did Christine O’Donnell really say?)

pelagia-aphrodite
Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Jesus (Matthieu 5.27-28)
Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée? Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. Jesus (Jean 8: 3-11)
La pornographie, c’est l’érotisme des autres. André Breton
L’érotisme est une pornographie de classe. Robert Escarpit
Le réalisme populaire qui porte à réduire les pratiques à la vérité de leur fonction … et le matérialisme pratique qui incline à censurer l’expression des sentiments … sont l’antithèse à peu près parfaite de la dénégation esthétique qui, par une sorte d’hypocrisie essentielle (visible par exemple dans l’opposition entre la pornographie et l’érotisme), masque, par le primat accordé à la forme, l’intérêt porté à la fonction. Bourdieu
J’ai commis bien des fois l’adultère dans mon coeur. Jimmy Carter (Playboy, nov. 1976)
La Bible dit que quiconque a le cœur plein de luxure commet l’adultère. Et on ne peut pratiquer la masturbation sans luxure. Christine O’Donnell (1996)
I know many physical virgins who are not sexually pure. I know many virgins who are into pornography or who are « doing everything but » with their boyfriends. On the flip side, I know many non-virgins who live beautiful, holy, pure lives through the power of Christ’s blood. (…)When a married person uses pornography, or is unfaithful, it compromises not just his (or her) purity, but also compromises the spouse’s purity. Christine O’Donnell (1998)
La pornographie consiste à retirer les actes sexuels, réels ou simulés, de l’intimité des partenaires pour les exhiber à des tierces personnes de manière délibérée. Elle offense la chasteté parce qu’elle dénature l’acte conjugal, don intime des époux l’un à l’autre. Elle porte gravement atteinte à la dignité de ceux qui s’y livrent (acteurs, commerçants, public), puisque chacun devient pour l’autre l’objet d’un plaisir rudimentaire et d’un profit illicite. Elle plonge les uns et les autres dans l’illusion d’un monde factice. Catechisme catholique
Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Église que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné « .  » Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité « . La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de  » la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine. Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale. Catechisme catholique
Qu’en est-il de celui qui regarde sa propre femme avec concupiscence ? La logique semble affirmer que puisque l’adultère ne peut être qu’en relation avec une autre femme, il n’a pas lieu ici. Le Pape reprend ce premier raisonnement12 pour en montrer les limites. Ainsi, selon lui, “l’adultère ‘dans le coeur’ n’est pas commis par qu’un homme regarde une autre femme de cette manière, mais parce qu’il regarde une femme de cette manière. Même s’il regardait de cette manière sa propre femme, il commettrait l’adultère. (…) endre adultère une relation conjugale signifie simplement la distordre par rapport à sa signification originelle, ce dont conviennent même les adversaires du mariage : “N’a t-il pas été dit et écrit en toutes lettres récemment que le mariage devient souvent une forme d’esclavage pour la femme ; qu’elle est réduite au rang d’objet sexuel ou même que dans certains cas la relation conjugale n’est qu’une prostitution cachée ?” Si les sexes sont créés l’un pour l’autre, la convoitise change radicalement la manière dont l’un existe pour l’autre. Un homme qui verrait sa femme comme un objet de satisfaction de son propre désir est adultère. Incarnare
Si le Décalogue consacre son commandement ultime à interdire le désir des biens du prochain, c’est parce qu’il reconnaît lucidement dans ce désir le responsable des violences interdites dans les quatre commandements qui le précèdent. Si on cessait de désirer les biens du prochain, on ne se rendrait jamais coupable ni de meurtre, ni d’adultère, ni de vol, ni de faux témoignage. Si le dixième commandement était respecté, il rendrait superflus les quatre commandements qui le précèdent. Au lieu de commencer par la cause et de poursuivre par les conséquences, comme ferait un exposé philosophique, le Décalogue suit l’ordre inverse. Il pare d’abord au plus pressé: pour écarter la violence, il interdit les actions violentes. Il se retourne ensuite vers la cause et découvre le désir inspiré par le prochain. René Girard
Pornography affects people’s belief in rape myths. So for example if a woman says ‘I didn’t consent’ and people have been viewing pornography, they believe rape myths and believe the woman did consent no matter what she said. That when she said no, she meant yes. When she said she didn’t want to, that meant more beer. When she said she would prefer to go home, that means she’s a lesbian who needs to be given a good corrective experience. Pornography promotes these rape myths and desensitises people to violence against women so that you need more violence to become sexually aroused if you’re a pornography consumer. This is very well documented.
The fact is that the materials themselves in general are about the use of women for sex and when women are being used for sex that is about a male-dominant model of sex, whether men are doing it or not. It’s not biological. It’s about sex roles. Anyone can play them. Katherine McKinnon
Dans le passé, le mouvement féministe comprenait que le choix d’être battue par un homme pour assurer sa survie économique n’était pas un vrai choix, malgré l’apparence de consentement fournie par un contrat de mariage. Et pourtant, actuellement, nous sommes censées croire, au nom du féminisme, que le choix d’être baisée par des centaines d’hommes pour assurer sa survie économique doit être considéré comme un vrai choix et que si la femme y consent, c’est sans qu’il y ait aucune coercition à l’œuvre. Katherine McKinnon
Tout rapport sexuel, même s’il est consensuel, entre un couple marié, est un acte de violence perpétré contre la femme. Katherine MacKinnon
A l’écran, un homme et une femme. L’homme seul prend l’initiative de la parole : il s’adresse à la femme à l’impératif («lève-toi», «tourne-toi»), fait lui-même les questions et les réponses («tu aimes ça ?», «ouiiiii»), l’insulte («chienne», «salope»). Le corps de la femme est systématiquement plus exposé à la caméra que celui de l’homme, ce qui oblige parfois les acteurs à copuler dans des positions invraisemblables, mais qu’importe : la femme doit être VUE ! Au cours d’un acte sexuel qui commence avec l’érection… de l’homme, et qui prend fin par l’orgasme… de l’homme. Le personnage féminin est évidemment censé avoir eu du plaisir – on l’entend assez crier – mais on se demande bien comment…Ruwen  Ogien
Il faut donc se demander en quoi l’échange sexuel est plus problématique que d’autres formes d’échange économique dans le monde du travail. D’autant qu’il y a bien d’autres situations où les femmes ne retirent guère de plaisir de leur sexualité : pourquoi pas une étude comparant l’aliénation de la sexualité dans le mariage et dans la prostitution ? La prostituée peut dire : « 50 dollars la pipe », ou bien : « on monte une demi-heure ». Dans le mariage, on ne pose pas des conditions de la sorte. Et il faut en plus se lever, lui préparer le petit déjeuner, et faire comme s’il avait été merveilleux. Au moins, dans la prostitution, la femme peut demander au souteneur de garantir son temps et son prix. Judith Butler (2003)
D’abord enfant martyr, puis prostituée et enfin actrice pornographique, c’est par hasard et sans l’avoir voulu que Linda Boreman est entrée dans l’histoire en devenant un symbole de la révolution sexuelle aux États-Unis. Forcée par un mari proxénète à tourner dans un film financé par la mafia, elle devient célèbre grâce à une technique de fellation, inspirée des avaleurs de sabres, dont la prouesse suffit à assurer la notoriété d’un petit film. Wikipedia
Les valeurs reflétées dans la pornographie contrastent violemment avec le concept de la famille. De fait, elles ébranlent les valeurs traditionnelles du mariage, de la famille et des enfants […]. Les scénarios pornographiques sont basés sur des relations sexuelles entre des personnes qui viennent de se rencontrer, qui ne sont ni attachées ni engagées l’une envers l’autre et qui se quitteront rapidement pour ne plus jamais se revoir […]. La gratification sexuelle dans la pornographie ne relève aucunement d’un attachement émotionnel particulier, ni d’un acte de gentillesse ou de compassion, ni d’un désir que cette relation se poursuive. Une telle prolongation impliquerait alors des responsabilités; elle imposerait des limites; elle aurait un prix. Dolf Zillmann (Report of the Surgeon General’s Workshop on Pornography and Public Health, 1986)

Mais qu’a bien pu dire Christine O’Donnell?

Ultraconservatisme, ultradroite, positions extrémistes, racisme, violence, campagne antimasturbation, pasionaria de la chasteté, prude du Delaware …

Y a-t-il, après les années d’insanités et de mensonges de nos prétendus journalistes sur le président Bush puis les flagorneries les plus ridicules sur son successeur, des  mots assez durs pour qualifier ceux qui ont osé et réussi à porter un coup d’arrêt à l’ordre du jour radical de celui-ci qui est sur le point de prouver au monde qu’un président noir pouvait être aussi mauvais qu’un blanc?

Qui rappelera, contre les accusations de racisme et le constat de la disparition des noirs au  seul Sénat, leur nombre record à  la Chambre, les 14 candidats noirs républicains, la première représentante noire d’Alabama (démocrate) ou les élus soutenus par le Tea Party d’origine cubaine ou indienne?

Qui aura l’honnêteté de rappeler à nos distraits torchonnistes que les prises de position (sur l’adultère, la pornographie ou la masturbation) reprochées à leur nouvelle tête de turc après Sarah  Palin, la candidate malheureuse du Tea Party pour le Delaware Christine O’Donnell, datent d’une quinzaine d’années pour quelqu’un qui a à peine 40 ans et qui les a d’ailleurs depuis largement modérées ?

Qui prendra la peine de rappeler que celles-ci ne font en fait que reprendre les positions officielles de l’Eglise catholique dans laquelle elle est née et a grandi?

Qui, contre la crasse ignorance et l’esprit moutonnier, aura le courage de rappeler enfin que lesdites positions reprennent presque terme à terme celles d’un certain ex-président démocrate?

Et que, se contentant de dénoncer la réduction de l’autre (y compris dans le mariage) au rang de simple objet sexuel et non toute relation hétérosexuelle comme nécessairement oppressive pour les femmes, elles apparaissent finalement des plus modérées face à certaines déclarations de nos féministes les plus en pointe?

Take the Christine O’Donnell/Jimmy Carter Quiz!

Zombie

Instapundit

17 Sep 2010

Each of the following ten quotes is by either Christine O’Donnell (candidate for the Delaware Senate seat) or Jimmy Carter (39th President of the United States). Can you guess which quote is by which politician?

Write down your guesses (no peeking!), and then check out the answers on page 2.

The Christine O’Donnell/Jimmy Carter Quiz

Who said each of the following quotes: Christine O’Donnell, or Jimmy Carter?

1. “To my amazement, I was besieged with questions about my sex life. At first I thought this was just a passing joke, but I was wrong. It became the dominant news story of my candidacy, and my popularity dropped precipitously. Any attempt to explain the Christian theology behind my answer only served to keep the issue alive.”

2. “I have an absolute, total commitment as a human being, as an American, as a religious person to Israel … Israel is the fulfillment of biblical prophecy.”

3. “Feeling a bit presumptuous, I wrote to [an evolutionary scientist] diasagreeing with this premise and asserting that there were factors other than pure happenstance that influenced the course of evolution.”

4. “Because I’m just human and I’m tempted and Christ set some almost impossible standards for us. The Bible says, ‘Thou shalt not commit adultery.’ Christ said, ‘I tell you that anyone who looks on a woman with lust has in his heart already committed adultery.’ I’ve looked on a lot of women with lust. I’ve committed adultery in my heart many times…. This is something that God recognizes, that I will do and have done, and God forgives me for it. But that doesn’t mean that I condemn someone who not only looks on a woman with lust but who leaves his wife and shacks up with somebody out of wedlock. Christ says, don’t consider yourself better than someone else because one guy screws a whole bunch of women while the other guy is loyal to his wife. The guy who’s loyal to his wife ought not to be condescending or proud because of the relative degree of sinfulness.”

5. “This set of principles, rooted in my Christian faith, has both shaped me and been shaped by my personal experiences, and it remains to this day a central element of my identity.”

6. (Quote from someone commenting about the candidate running for office) “It is not presumptuous to say, as there is enough evidence already, that a vast number of [O’Donnell or Carter] supporters consist of aggressive evangelicals whose main goal is to ‘Christianize’ our country; that is to say, to convert Americans to a particular brand of religious obscurantism. Needless to say, most, or many [O’Donnell/Carter]-fundamentalists despise complete intellectual and religious liberty.”

7. “Being born again is a new life, not of perfection but of striving, stretching, and searching — a life of intimacy with God through the Holy Spirit.”

8. “But if we aspire to grow as human beings, we should struggle to close the gap by making our inner selves truer reflections of our own highest values, which, for me, grow from my Christian faith.”

9. “…There are basic principles that, for me, have never changed. For a Christian, the life and teachings of Jesus offer a sound moral foundation that includes all the most basic elements that should guide us.”

10. “Yes, I have my personal beliefs, and these questions come from statements I made over fifteen years ago. I was in my twenties, and very excited and passionate about my new-found faith. But I assure you my faith has matured, and when I go to Washington, D.C., it’ll be the Constitution on which I base all of my decisions, not my personal beliefs.”

ANSWERS

1: Jimmy Carter (Source: Living Faith, page 128-9)

2: Jimmy Carter (Source: Interview with the B’nai Brith, 1976)

3: Jimmy Carter (Source: Living Faith, page 30)

4: Jimmy Carter (Source: Playboy interview, November, 1976)

5: Jimmy Carter (Source: Living Faith, page 46)

6: Jimmy Carter (Source: Carl Shapiro, cited by Robert Christgau, 1976)

7: Jimmy Carter (Source: Living Faith, page 20)

Voir aussi:

The Case for Chastity

Christine O’Donnell

the Cultural Dissident

November 9, 1998

Adolph Hitler once said that to engineer a society you must first engineer its language. Starting with the youth, he set in motion a design to erode the power of words, to steal the significance and beauty of a single word.

We can see the unfolding of that plan in our society. Society’s  » sexual liberation » has unleashed an entirely new lexicon. For example, « gay » has always meant joyful and gleeful. Yet, today, when we say that Ellen is gay, we’re certainly not talking about her emotional well being.

In the same way, even Christians have become caught up in the new uses for old words, often in an effort to remain competitive in the public debate. Words like abstinence and phrases such as secondary virginity are now commonplace in the marketplace of ideas put forth to counter the sexual ideology of the 90s.

I don’t encourage anyone to seek  » abstinence. » I cringe at terms like « secondary virginity » or « recycled virgin. » One of my goals is to get the body of Christ to stop proclaiming these words. I would rejoice if I never heard « abstinence » from a pulpit again.

Yes, I am a Christian. Yes, I do seek to surrender my entire life to the will of our Father. That is precisely why I don’t talk about abstinence or secondary virginity when I am asked to speak about sex. Abstinence is a physical discipline, not a calling. It makes our physical condition the goal.

As Christians, virginity is not even our goal. Purity and holiness are our calling in Christ. In Philippians 3:14 when the apostle Paul urges us to « press toward the goal » he is not calling us to push the limits as long as we don’t cross the line. He continues to assure us that it is a prize, a great reward, to live as Christ calls us to live.

I don’t like the term « secondary virginity » because it, too, makes virginity the goal and seems to classify certain people as second-rate Christians. 2 Corinthians 5:17 says that « if anyone is in Christ, he is a new creation; old things have passed away; behold all things have become new. » It does not say « all things except our virginity. » When Christ heals people from cancer, there is no doubt that the physical body has been restored. Yet sometimes our own shame can cause us to doubt His ability to restore our purity. Christ promises to cleanse us from all of our sins.

Someone may challenge this idea by pointing to the fact that many Christians may have contracted AIDS in a promiscuous past. Sexually transmitted diseases or a pregnancy are consequences set apart from our healing. God may choose to heal someone from cancer, yet that person still has a great deal of medical bills. The outstanding bills do not determine whether or not the patient has been healed by God.

I know many physical virgins who are not sexually pure. I know many virgins who are into pornography or who are « doing everything but » with their boyfriends. On the flip side, I know many non-virgins who live beautiful, holy, pure lives through the power of Christ’s blood.

Another disagreeable point about abstinence is that it does not transcend into marriage, yet our call to purity does. Married couples, especially, are called to sexual purity. When a married person uses pornography, or is unfaithful, it compromises not just his (or her) purity, but also compromises the spouse’s purity. As a church, we need to teach a higher standard than abstinence. We need to preach a righteous lifestyle.

So what word do we preach? I struggled with that for a while. I was continually being asked to do media interviews or give speeches about sex. I would talk about this concept of holy living, yet had no word for this idea. I prayed for God to give me a word that applied to all people; married, single, virgins and non-virgins. This word would encompass our entire lives, not just our sexuality.

About a year ago, I was talking to a crowd about my thoughts on abstinence and the need for a higher standard. After my talk, a woman approached me and suggested that I use the word chastity. I politely thanked her but quietly thought how sad it was that she missed my point.

The whole purpose of the Savior’s Alliance for Lifting the Truth was to restore Biblical values in a way that is relevant to this extreme generation. It was not to bring back, what at the time, I thought were Victorian, puritanical ideas about sex. So, I continued to search for a word. God was probably laughing at my refusal to see His answer to my prayer.

This past summer I was invited to speak at a large Christian rock festival. I wanted a powerful word to drive home this concept to the crowd. I begged God to give me a word, but He continually reminded me of that woman’s face and her love for the word chastity. Then, just days before the festival, I recalled a speech that I had given about strategy of engineering language. I instantly felt embarrassed that I was blind to my own point! So I researched the word chastity.

When I heard the word chastity it would conjure up uptight images of chastity belts. I was succumbing to a meaning of Chastity that robbed the beauty of the word as well as its true definition. Chastity comes from the Greek word hagnos, which means clean, pure and holy. It is synonymous with the Greek word hagios, which means consecrated and sacred.

God wants us to live chaste lives. The dictionary listed words like integrity, honesty and purity as synonyms. It did not mention our sexuality. Surrendering our sexuality to God before and after marriage is a by-product of living chaste.

We can proudly, with honor, proclaim that we are consecrated to God. Yet there seems to be a stigma attached to proclaiming that we live chaste lives.

We should just as proudly proclaim our chastity. When God looks at His people, He looks at the integrity with which we live our lives. He searches our hearts and distinguishes between who has surrendered every crevice of their hearts to Him and who has not.

God does not distinguish between who is a virgin and who is not. Christians tend to ask each other whether or not we’re virgins. The real question is whether or not we are chaste.

Christine O’Donnell is the founder and president of SALT-Savior’s Alliance for Lifting the Truth)

Voir enfin:

Commandements et ethos

Incarnare

Theologie du corps

26/08/2009

Le Pape divise ensuite ce texte en trois parties :

1. il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère

2. Tout homme qui regarde une femme et la désire

3. a déjà commis l’adultère avec elle dans son coeur

La loi et les prophètes

Le Christ commence son enseignement par une référence à la loi de Moïse. « Vous avez entendu qu’il a été dit » : ses interlocuteurs sont familiers de cette loi. « Moi je vous dis » montre que la norme ne se suffisait pas à elle même : une norme ne peut changer le coeur plein de convoitise.1

Ainsi, David et Salomon étaient polygames, par convoitise, à n’en pas douter. Le fait que le commandement sur l’adultère ait pour conséquence essentielle le monogamie n’a pas effleuré leur esprit – ou leur conscience… Moins le coeur des hommes se conforme à la vérité, plus la société a besoin d’une norme objective pour limiter les dérives2.

Certaines lois, cependant, en voulant protéger l’ordre social, protègent en réalité la dimension sociale du péché. Quand les prophètes dénoncent l’infidélité d’Israel3 au Seigneur, ils pointent du doigt le vrai sens de la loi. Dans la loi de Moïse, l’adultère est rangé dans la catégorie des atteintes au droit de propriété (sous-entendu, du mari ou du père) : toutefois les prophètes dénoncent l’adultère non pas comme une violation d’un droit sur le corps de l’autre, mais comme rupture de l’alliance entre l’homme et la femme.

Le Pape essaie de nous amener à voir que l’enseignement catholique sur la sexualité n’est pas une législation arbitraire, ni la compilation de droits et devoirs juridiques4. La question « jusqu’où puis-je aller ? » n’est vraiment pas la bonne question…

L’accomplissement de la Sagesse

En transférant l’origine de l’adultère du corps au coeur, le Christ appelle à un regard renouvelé.

Ainsi, si le Siracide dit « Détourne ton regard d’une jolie femme […] Beaucoup ont été égarés par la beauté d’une femme et l’amour s’y enflamme comme un feu »5, le Christ appelle non pas à détourner les yeux, mais à poser un regard renouvelé, à recevoir la pureté du regard.

Le Christ n’est pas mort sur une croix et ressuscité des morts uniquement pour nous donner des moyens de faire des compromis avec le péché (on ne l’a pas attendu pour ça…) Il est mort et ressuscité pour nous rendre Libres6.

Le Pape appelle à développer la chasteté. Celle-ci ne consiste pas « à annihiler le corps et la sexualité de l’esprit conscient en en refoulant les réactions dans le subconscient. La chasteté pratiquée ainsi […] conduit à l’explosion. […] Mais le coeur de la chasteté, c’est la promptitude à affirmer dans toute situation la valeur de la personne et à amener au niveau de la personne nos réactions que suscitent en nous le corps et la sexualité.7

L’expérience de l’homme historique

Même si le Christ n’est pas venu apporter un compromis avec le péché, nous vivons toujours cette tension historique du « déjà, mais pas encore ». L’histoire suivante illustre bien à quoi ressemble la pureté chrétienne vécue dans sa maturité :

Deux évêques sortent d’une cathédrale. Au moment où sortent, une prostituée passe par là, très légèrement vêtue.. L’un des évêques détourne immédiatement le regard ; l’autre au contraire pose délibérément son regard sur elle.

Le premier évêque, celui qui a détourné les yeux, s’exclame : « Frère Evêque, que fais-tu ? détourne les yeux ! » mais quand il regarde son frère évêque, celui-ci a les larmes aux yeux : « comment se fait-il qu’une telle beauté soit jetée en pâture à la convoitise des hommes ? »

Lequel de ces évêques est vivifié par l’ethos de la rédemption ? Lequel est bien au-delà de l’exigence de la loi pour l’accomplir dans son coeur ?

Il est important de comprendre que l’évêque qui détourne les yeux a également fait ce qu’il fallait, car il se savait incapable à cet instant de regarder cette femme sans éprouver de la convoitise, il sait que la concupiscence habite encore son coeur. Cela s’appelle éviter les occasions de pécher et cela constitue une première étape vers la chasteté. Mais ce n’est que la première étape. Nous sommes appelés à plus.

Si la majorité des hommes en est à cette première étape, ajoutons, pour ceux qui douteraient qu’atteindre une pureté comparable à celle de l’évêque qui regarde délibérément est possible et même souhaitable, que ce récit n’est pas fictif : l’histoire est inspirée de la conversion de Ste Pélagie par Nonnus d’Edesse.8 Parce que Nonnus a su la regarder avec un regard d’amour et d’émerveillement, Pélagie y a vu le regard du Christ et s’est convertie.9

L’état intérieur de l’homme de concupiscence

Le Siracide décrit très bien l’état de l’âme de l’homme de concupiscence : « la passion brûlante comme un brasier elle ne s’éteindra pas qu’elle ne soit assouvie; l’homme qui convoite sa propre chair il n’aura de cesse que le feu ne le consume ».

L’homme n’est pas appelé à se consumer mais à être à l’image de Dieu : le désir ainsi purifié ne consume pas la personne comme le feu de Dieu ne consume pas le buisson ardent10.

Sans cette transformation radicale, nous ne pouvons qu’exhiber une modestie extérieure. Celle-ci vient d’une crainte des conséquences de l’indécence plus que du rejet du mal lui-même. En d’autres termes, le coeur n’est pas changé : seule la peur de « se faire surprendre en train de convoiter » nous retient alors. Dès que le regard de l’autre s’éloigne, nous nous autorisons à convoiter.

Selon une traduction différente de Mt 5, ce faisant, nous faisons de cette femme une adultère dans notre coeur : la personne de cette femme ne change (grâce à Dieu !) pas mais nous la changeons dans notre regard, imaginant des scènes adultères avec elle, devenant ainsi incapables de l’aimer vraiment.

Le Christ n’explique pas vraiment en Mt 5 ce que signifie convoiter. Il suppose que c’est une expérience que nous connaissons tous (et toutes). Si la concupiscence n’est pas un péché, le regard concupiscent en est un. Jean-Paul II nous dit « que le Christ veut nous montrer que l’homme regarde conformément à ce qu’il est »11

La concupiscence en psychologie

Pour le psychologue, la concupiscence – souvent alors appelée désir – n’a pas le même sens que dans la bible ou en théologie. Elle est neutre moralement.

En effet, la psychologie n’a pas le contexte ni le cadre de référence nécessaires pour en percevoir la dimension éthique, car elle analyse l’homme historique sans le lier à l’innocence originelle. La concupiscence semble ainsi simplement « normale » puisque tout le monde en fait l’expérience.

De la même manière que la concupiscence réduit la personne a sa dimension sexuelle (et même à la dimension physiologique de sa sexualité), cette vision est réductrice car elle ne prend pas en compte la réalité de notre vocation à vivre à la ressemblance de Dieu.

La concupiscence dans le mariage

Celui qui regarde une autre femme avec concupiscence a déjà commis l’adultère dans son coeur. Jean-Paul II va plus loin : qu’en est-il de celui qui regarde sa propre femme avec concupiscence ?

La logique semble affirmer que puisque l’adultère ne peut être qu’en relation avec une autre femme, il n’a pas lieu ici. Le Pape reprend ce premier raisonnement12 pour en montrer les limites. Ainsi, selon lui, « l’adultère ‘dans le coeur’ n’est pas commis par qu’un homme regarde une autre femme de cette manière, mais parce qu’il regarde une femme de cette manière. Même s’il regardait de cette manière sa propre femme, il commettrait l’adultère. »13

Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions de médias internationaux14, certains accusant Jean-Paul II d’avoir tellement peur de la sexualité qu’il voudrait la restreindre au sein-même du mariage.

Au contraire ! Jean-Paul II est très attaché à la préservation de la sexualité des époux, dans toute sa dimension. Rendre adultère une relation conjugale signifie simplement la distordre par rapport à sa signification originelle, ce dont conviennent même les adversaires du mariage : « N’a t-il pas été dit et écrit en toutes lettres récemment que le mariage devient souvent une forme d’esclavage pour la femme ; qu’elle est réduite au rang d’objet sexuel ou même que dans certains cas la relation conjugale n’est qu’une prostitution cachée ? »15

Si les sexes sont créés l’un pour l’autre, la convoitise change radicalement la manière dont l’un existe pour l’autre. Un homme qui verrait sa femme comme un objet de satisfaction de son propre désir est adultère. En conséquence, l’union sexuelle n’est justifiée (c’est à dire rendue juste, belle et sainte) que lorsqu’elle est inspirée par l’amour de Dieu (qui vient de Dieu, et tourné vers Dieu).

Remedium Concupiscentiae ?

L’Eglise enseigne traditionnellement que le mariage est le remedium concupiscentiae16. Certains ont interprété cette expression en pensant que le mariage est un exhutoire de la concupiscence, ce qui donne carte aux blanche aux hommes pour utiliser leur femmes pour leur satisfaction égoïste dans le cadre du mariage.

Cette interprétation manque complètement l’appel du Christ à l’intelligence du coeur dans le Sermon sur la Montagne. Elle a malheusement conduit à ce que des femmes s’entendent dire par leur confesseur ou leur directeur spirituel qu’elles devaient se donner à leur mari « à la demande ». Il va sans dire (mais mieux en le disant) que la Pape abhore une telle vision.

Remedium Concupiscentiae est bien mieux traduit par le remède à la concupiscence. Le mariage permet de soigner la concupiscence (et non pas de l’exprimer) car chacun des époux essaie d’y aimer son conjoint de plus en plus, dans la totalité de sa personne. C’est le caractère prophétique du mariage qui est montré ici et pas l’expérience de la chute. « Déjà, mais pas encore ».

La pureté de coeur, objectif réaliste ?

Parmi les reproches faits au Pape, celui de prêcher une morale irréaliste est le plus fréquent. Citons ainsi un article paru à l’époque17:

Les Européens peuvent peut-être contourner ce problème en faisant appel à leur fibre romantique lorsqu’ils regardent une femme18, mais les Américains ne s’encombrent pas d’une telle étiquette. Chez eux, grattez le vernis de romantisme, et vous trouverez à coup sûr la convoitise. […]

Il est clair que le Pape a les meilleures intentions. […] Mais il ne sait probablement pas le rôle central que joue la convoitise dans la famille américaine : […] il sait que le désir des choses matérielles comme une voiture rapide nous pousse à travailler dur ; mais ce n’est pas seulement de ça qu’il s’agit : dès l’adolescence, la convoitise est notre force vitale. Nous ne voulons pas des voitures rapides pour elles-mêmes, mais pour satisfaire vous-savez-quoi. […]

A mon époque, la première chose que vous appreniez sur les genoux de votre mère était que les garçons avaient une seule chose en tête – vous-savez-quoi – et que la route du mariage était pavée de déni. […]

Aucune d’entre nous ne veut être un objet sexuel – le Pape a bien compris ça – […] et il était un temps où nous cherchions la communion des personnes. […] Mais cette époque est belle et bien révolue :  [L’ancien président] Jimmy Carter a donné à la convoitise ses lettres de noblesse dans son interview à Playboy […] il a compris une chose sur le mariage : si l’homme convoite sa femme, au moins n’en convoitera t-il pas une autre.

On sent dans le ton de Judy Mann une amertume : elle aurait souhaité que les choses soient différentes et a conscience qu’elles sont censées être différentes. Mais elle a choisi le cynisme, la résignation : elle a accepté que la convoitise soit une donnée de l’humain.

Ce cynisme n’est pas qu’une posture conceptuelle : elle a des conséquences bien réelles, incarnées. Le dernier paragraphe en est un exempe flagrant : il témoigne d’un pari sur notre incapacité à dépasser la convoitise et fait entrer dans une spirale destructrice, en encourageant la convoitise pour mieux la contrôler.

Ce regard en manque d’espérance est typique de l’humanité amputée par le péché. Le Pape le crie : « nous devons retrouver la plénitude perdue de notre humanité et la revendiquer [face à l’adversaire] »19

Nul ne proclame que la route est facile.. dans la suite de son Sermon, le Christ ne parle t-il pas d’arracher son oeil, s’il nous pousse au péché ?20 Pourquoi les mots de Jésus sont-ils si forts ? Remarquons que la convoitise et l’enfer tiennent dans la même définition : l’absence de l’amour de Dieu. C’est pourquoi la convoitise est chose sérieuse : si l’amour de Dieu est à l’origine de l’homme alors la convoitise est l’antithèse de son existence.

Zoom…

Nous devons réaliser que les conséquences de la convoitise dépassent de loin le lit conjugal21 mais atteignent également la société dans son ensemble, la vie sociale et économique22 : bref, créent une culture de mort. En fait connaissant bien pourtant le verdict de Dieu qui déclare dignes de mort les auteurs de pareilles actions, non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent.2324

* 1. cf. CEC 1963

* 2. Cela mène a des exemples de lois assez surprenants… cf. Lv 18 ; Dt 22,13-30 ; Dt 25,11-12

* 3. et Israel constitue ici le prototype des peuples : il ne s’agit pas de condamner Israel per se, pour qui l’amour du Seigneur dure à toujours.

* 4. malgré des textes au vocable très mal choisi, comme le droit sur le corps du code de Droit Canon de 1917, qui a heureusement disparu dans le Code de 1983.

* 5. Si 9,8

* 6. CEC 2764 : Dans le Sermon sur la Montagne […] l’Esprit du Seigneur donne forme nouvelle à nos désirs, ces mouvements intérieurs qui animent notre vie.

* 7. cf. Amour et Responsabilité

* 8. Nonnus s’est en réalité exclamé « Malheur à nous, paresseux et négligents, car nous devrons rendre compte au jour du jugement, pour ne pas avoir mis à plaire à Dieu le zèle et le soin que met cette pauvre femme à orner son corps pour un plaisir passager »

* 9. Pensons à Nathanaël sous le figuier…

* 10. cf. Ex 3

* 11. TDC 39,4

* 12. TDC 25,4

* 13. TDC 43,2

* 14. Au point que l’Osservatore Romano a publié une réponse le 12 octobre 1980

* 15. Sorgi, L’Osservatore Romano, 12 octobre 1980

* 16. S’appuyant sur le verset de Saint-Paul en 1Co 7,9 : « Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient, car mieux vaut se marier que brûler de désir. »

* 17. A Lesson on Lust for the Vatican, « Une leçon sur la convoitise pour le Vatican », par Judy Mann, Washington Post du 10 octobre 1980

* 18. on appréciera le cliché..

* 19. TDC 43,7

* 20. Mt 5,29-30

* 21. Rm 1, 24-27 : Aussi Dieu les a-t-il livrés selon les convoitises de leur cœur à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps eux qui ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, adoré et servi la créature de préférence au Créateur […]: car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant […] la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire de leur égarement.

* 22. Rm 1,29-31: remplis de toute injustice, de perversité, de cupidité, de malice ; ne respirant qu’envie, meurtre, dispute, fourberie, malignité ; diffamateurs, détracteurs, ennemis de Dieu, insulteurs, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, insensés, déloyaux, sans cœur, sans pitié

* 23. Rm 1,32

* 24. TDC 51,1(3)

8 L’idée de McKinnon est alors plus claire : on doit condamner la pornographie car, de par son existence même, elle définit l’identité sexuelle des femmes qu’elle réduit par là à des objets sexuels. Mais l’affirmation est particulièrement forte (ce pourquoi je parle de « conception forte »), et amène deux questions, deux faces d’une seule et même en fait : la pornographie a-t-elle ce pouvoir de définir les femmes ? les femmes sont-elles considérées comme des objets sexuels (d’une part) à cause de la pornographie (d’autre part) ?

A l’instar de l’imbecile proverbial qui voit le doigt quand le sage lui montre la lune,

http://homepage.mac.com/rouses/good-guys/Voice/case%20for%20chastity.html

The Case for Chastity

Christine O’Donnell

the Cultural Dissident

November 9, 1998

Adolph Hitler once said that to engineer a society you must first engineer its language. Starting with the youth, he set in motion a design to erode the power of words, to steal the significance and beauty of a single word.

We can see the unfolding of that plan in our society. Society’s  » sexual liberation » has unleashed an entirely new lexicon. For example, « gay » has always meant joyful and gleeful. Yet, today, when we say that Ellen is gay, we’re certainly not talking about her emotional well being.

In the same way, even Christians have become caught up in the new uses for old words, often in an effort to remain competitive in the public debate. Words like abstinence and phrases such as secondary virginity are now commonplace in the marketplace of ideas put forth to counter the sexual ideology of the 90s.

I don’t encourage anyone to seek  » abstinence. » I cringe at terms like « secondary virginity » or « recycled virgin. » One of my goals is to get the body of Christ to stop proclaiming these words. I would rejoice if I never heard « abstinence » from a pulpit again.

Yes, I am a Christian. Yes, I do seek to surrender my entire life to the will of our Father. That is precisely why I don’t talk about abstinence or secondary virginity when I am asked to speak about sex. Abstinence is a physical discipline, not a calling. It makes our physical condition the goal.

As Christians, virginity is not even our goal. Purity and holiness are our calling in Christ. In Philippians 3:14 when the apostle Paul urges us to « press toward the goal » he is not calling us to push the limits as long as we don’t cross the line. He continues to assure us that it is a prize, a great reward, to live as Christ calls us to live.

I don’t like the term « secondary virginity » because it, too, makes virginity the goal and seems to classify certain people as second-rate Christians. 2 Corinthians 5:17 says that « if anyone is in Christ, he is a new creation; old things have passed away; behold all things have become new. » It does not say « all things except our virginity. » When Christ heals people from cancer, there is no doubt that the physical body has been restored. Yet sometimes our own shame can cause us to doubt His ability to restore our purity. Christ promises to cleanse us from all of our sins.

Someone may challenge this idea by pointing to the fact that many Christians may have contracted AIDS in a promiscuous past. Sexually transmitted diseases or a pregnancy are consequences set apart from our healing. God may choose to heal someone from cancer, yet that person still has a great deal of medical bills. The outstanding bills do not determine whether or not the patient has been healed by God.

I know many physical virgins who are not sexually pure. I know many virgins who are into pornography or who are « doing everything but » with their boyfriends. On the flip side, I know many non-virgins who live beautiful, holy, pure lives through the power of Christ’s blood.

Another disagreeable point about abstinence is that it does not transcend into marriage, yet our call to purity does. Married couples, especially, are called to sexual purity. When a married person uses pornography, or is unfaithful, it compromises not just his (or her) purity, but also compromises the spouse’s purity. As a church, we need to teach a higher standard than abstinence. We need to preach a righteous lifestyle.

So what word do we preach? I struggled with that for a while. I was continually being asked to do media interviews or give speeches about sex. I would talk about this concept of holy living, yet had no word for this idea. I prayed for God to give me a word that applied to all people; married, single, virgins and non-virgins. This word would encompass our entire lives, not just our sexuality.

About a year ago, I was talking to a crowd about my thoughts on abstinence and the need for a higher standard. After my talk, a woman approached me and suggested that I use the word chastity. I politely thanked her but quietly thought how sad it was that she missed my point.

The whole purpose of the Savior’s Alliance for Lifting the Truth was to restore Biblical values in a way that is relevant to this extreme generation. It was not to bring back, what at the time, I thought were Victorian, puritanical ideas about sex. So, I continued to search for a word. God was probably laughing at my refusal to see His answer to my prayer.

This past summer I was invited to speak at a large Christian rock festival. I wanted a powerful word to drive home this concept to the crowd. I begged God to give me a word, but He continually reminded me of that woman’s face and her love for the word chastity. Then, just days before the festival, I recalled a speech that I had given about strategy of engineering language. I instantly felt embarrassed that I was blind to my own point! So I researched the word chastity.

When I heard the word chastity it would conjure up uptight images of chastity belts. I was succumbing to a meaning of Chastity that robbed the beauty of the word as well as its true definition. Chastity comes from the Greek word hagnos, which means clean, pure and holy. It is synonymous with the Greek word hagios, which means consecrated and sacred.

God wants us to live chaste lives. The dictionary listed words like integrity, honesty and purity as synonyms. It did not mention our sexuality. Surrendering our sexuality to God before and after marriage is a by-product of living chaste.

We can proudly, with honor, proclaim that we are consecrated to God. Yet there seems to be a stigma attached to proclaiming that we live chaste lives.

We should just as proudly proclaim our chastity. When God looks at His people, He looks at the integrity with which we live our lives. He searches our hearts and distinguishes between who has surrendered every crevice of their hearts to Him and who has not.

God does not distinguish between who is a virgin and who is not. Christians tend to ask each other whether or not we’re virgins. The real question is whether or not we are chaste.

Christine O’Donnell is the founder and president of SALT-Savior’s Alliance for Lifting the Truth)

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2 Responses to Désinformation: J’ai commis bien des fois l’adultère dans mon coeur (What did Christine O’Donnell really say?)

  1. Le Porno: la maladie des jeunes en 2011…

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