Iran: Attention, une Sakineh peut en cacher bien d’autres! (Behind the ruthless Sakineh scam: the ethnic cleansing of Christians continues)

Save Delara (2009)
Save Sakineh (2010)
Il n’y a peut-être pas de commune mesure entre la pratique ignoble de la lapidation des femmes et celle du ramadan. Mais il y a entre elles ce rapport que le discernement doit savoir établir entre une radicalité générale et l’un de ses excès les plus extrêmes. Ici et là, ce qui se manifeste est une violence infligée à la personne humaine au nom de la religion. L’islam n’a pas commencé de dénouer le rapport qui unit la violence et le sacré. Abdennour Bidar
Abusant des dispositions autorisant un Musulman à avoir quatre épouses en même temps, de nombreux Arabes âgés non seulement épousent des mineures («Les Arabes préfèrent les mariées adolescentes, et vierges») à Hyderabad, mais en épousent parfois même plus d’une par session. Généralement, les Arabes «épousent» les jeunes filles pour de courtes périodes, parfois juste pour la nuit. Wajihuddin précise que les formalités de mariage et de divorce sont souvent préparées en même temps, afin d’accélérer la procédure pour tous les participants. Cela ressemblait à une maison de passe. Les filles durent défiler devant les Arabes qui soulevaient leurs burka, passaient la main dans leurs cheveux, étudiaient leur allure et conversaient avec elles par l’intermédiaire d’un interprète. Daniel Pipes
Le mariage temporaire est légal pour une durée variant de une heure à quatre-vingt-dix-neuf ans. L’homme peut contracter autant de mariages temporaires simultanés qu’il le désire. Il peut cesser le contrat quand il le veut. La femme ne le peut pas. Statut des Femmes iraniennes (Constitution, article 10750)
Je m’ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu’un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du dévelopement d’une intimité. Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie. Carla Bruni
Répandre votre sang, priver vos enfants de leur mère, mais pourquoi ? Parce que vous avez vécu, parce que vous avez aimé, parce que vous êtes une femme, une Iranienne ? Tout en moi se refuse à l’accepter. Le peuple iranien fait partie des nations les plus anciennes et les plus remarquables de la planète. Je ne comprends pas comment les héritiers d’une grande civilisation faite de tolérance et de raffinement pourraient être infidèles à cet héritage millénaire. Carla Bruni
La république islamique d’Iran vient de condamner à 20 ans de prison 7 chefs de la communauté Bahaï. Il s’agit d’un moyen pour provoquer un clash avec l’Occident pour refuser le dialogue sous la pression des sanctions. Téhéran a choisi les Bahaïs car ils disposent de lobbies très actifs qui en s’agitant pour sauver leurs coreligionnaires aident les desseins du régime. C’est pourquoi le régime accorde une forte médiatisation à cette condamnation. Parallèlement à cette persécution délibérément médiatisée, le régime mène une répression silencieuse contre les Chrétiens car le christianisme est devenu une religion refuge. De nombreux croyants iraniens changent de religion, déçus pour l’islam très intégriste des mollahs. La conversion est devenu la preuve de l’échec au régime auprès de la base croyante. (…) Abbas Amiri est battu à mort le 30 juillet (2007) après une réunion, il meurt le jour suivant. Sakineh Rahnema (Amiri), son épouse décédera de ses blessures le 2 août. Iran Resist

Attention: une Sakineh peut en cacher bien d’autres!

Fermeture ou limitation de l’accès au marché du travail ou aux études supérieures, emprisonnements arbitraires, accidents orchestrés, assassinats, exécutions pour  apostasie …

A l’heure ou en cette période de convivialité o combien festive nos belles ames et stars en mal de causes chic peuvent a la fois se réjouir d’un événement « entré dans la vie et ancré dans le calendrier de la nation » et s’indigner à l’unisson devant le énieme chiffon rouge que leur agite cyniquement Téhéran …

Pendant que derrière la dernière Sakineh en  date et sa religion de la pédophilie legalisée et des mariages à l’heure, un régime aux abois et incapable de produire plus de la moitié de son propre carburant malgré peut-etre les 2es réserves pétrolieres et gazieres mondiales avance tranquillement ses pions nucléaires

Retour, avec nos amis du site Iran Resist, sur une  autre Sakineh et, sans parler du reste du peuple iranien en général, la véritable épuration  ethnique dont sont victimes, comme leurs coreligionnaires ailleurs en « Terre d’islam », les chrétiens iraniens …

Iran : Un rapport accablant sur la situation des Chrétiens iraniens

Iran Resist

13.08.2010

La république islamique d’Iran vient de condamner à 20 ans de prison 7 chefs de la communauté Bahaï. Il s’agit d’un moyen pour provoquer un clash avec l’Occident pour refuser le dialogue sous la pression des sanctions. Téhéran a choisi les Bahaïs car ils disposent de lobbies très actifs qui en s’agitant pour sauver leurs coreligionnaires aident les desseins du régime. C’est pourquoi le régime accorde une forte médiatisation à cette condamnation. Parallèlement à cette persécution délibérément médiatisée, le régime mène une répression silencieuse contre les Chrétiens car le christianisme est devenu une religion refuge. De nombreux croyants iraniens changent de religion, déçus pour l’islam très intégriste des mollahs. La conversion est devenu la preuve de l’échec au régime auprès de la base croyante. Téhéran mène la vie dure aux Chrétiens et surtout aux prêtres qui officient dans la clandestinité. L’un d’eux, le pasteur Behrouz Sadegh-Khandjani, président du Conseil Pastoral de l’Eglise d’Iran, est actuellement au centre des pensées des Chrétiens d’Iran car il est en prison, privé de tout contact avec ses proches ou un avocat et doit passer en jugement le jeudi 19 août. L’Eglise d’Iran nous a envoyé un rapport accablant sur la situation des Chrétiens en Iran afin de solliciter le soutien de la France pour la libération de notre compatriote chrétien Behrouz Sadegh-Khandjani.

La situation des Chrétiens en Iran a été toujours précaire depuis l’avènement de la Révolution Islamique.

Si le pouvoir a toujours tenté toujours d’établir un distinguo entre de bons chrétiens- d’ascendance chrétienne et ayant fait leur deuil de l’idée même de présenter leur foi, dans une logique d’échange- d’une part et les mauvais Chrétiens venus majoritairement de l’islam et de confession protestante de l’autre, les chiffres sont assez éloquents pour prouver une baisse radicale de la population chrétienne en Iran ces 30 dernières années. En effet, compte tenu de la politique du pouvoir d’homogénéiser l’espace religieux en Iran, une majorité de chrétiens iraniens, toutes confessions confondues, a dû prendre le chemin de l’exil.

La répression de l’identité chrétienne en a connu deux phases en Iran, depuis l’avènement de l’Ordre islamique : la persécution « douce » et la persécution « dure ».

La première est celle d’une « douce » dans la mesure où il s’agissait de réprimer l’identité chrétienne en fermant ou en limitant aux Chrétiens l’accès au marché du travail ou même quelques fois aux hautes études par le biais d’un système appelé « gozinash » ou « sélection ».

L’idée était avant tout d’inciter les Chrétiens à accepter l’islam pour accéder à une certaine stabilité sociale ou à se résoudre à l’exil. Nous pouvons citer le cas de l’ingénieur Djordjis Givargis, démis de ces fonctions au lendemain de la victoire de l’Ordre Islamique en 1979. Des projets intéressants, lui ayant été successivement refusé, ce Chrétien de souche a dû prendre le chemin de l’exil 15 ans plus tard. Il s’agit d’un cas entre des milliers. Dans un contexte où des musulmans ayant une attitude perçue comme « hétérodoxe » arrivent difficilement à trouver leur place, on peut dire que les Chrétiens n’ont pas le droit d’exister socialement mais sont « tolérés » par les bons musulmans qui pourraient perdre patience à tout moment.

Cette période de « persécution douce » a été aussi ponctuée par des moments de graves violences contre les Chrétiens. Ces périodes critiques pour les minorités correspondent à des périodes de fragilisation du pouvoir où les responsables tentent de se redéfinir, de s’authentifier par la négation des altérités.

La première période de transition est celle l’avènement de la Révolution. Sont assassinés au cours de cette période :

1. Le révérend Arestou Sayah est assassiné le 2 février 1979- Chiraz

2. Bahram Dehghani-Tafti, fils du prélat anglican, en mai 80 dans la banlieue de Téhéran, une dizaine de jours après le déclenchement de la guerre Iran-Irak.

La deuxième transition qui suit le conflit aura aussi ses martyrs. La déception d’une fin de la guerre peu glorieuse et la mort de l’ayatollah Khomeiny marque le début d’une transition. L’alternance au sommet se traduit par le passage d’une économie d’inspiration socialiste caractéristique de l’ère Khomeiny à une économie « de marché », fait de nouveaux riches dans l’élite du pouvoir, ce au détriment des couches déclenches un processus qui est perçu, par l’élite, comme une désacralisation de l’Ordre. Pour empêcher que les « ennemis » ne profitent de ces moments de faiblesse de l’islam, le pouvoir décide de frapper encore la mal pensée :

1. Le pasteur Hossein Soudmand est exécuté le 3 décembre 1990 à Mashad pour apostasie

2. Le pasteur Hayek Hospianmehr est assassiné le 19 janvier 1994

3. Le pasteur Tataous Mikaelian est assassiné le 28 janvier 1994

4. Le pasteur Mehdi Dibaj est assassiné le 24 mai 1994

5. Le pasteur Ravanbakh Youcefi est assassiné le 28 septembre 1996

Cette liste ne tient pas compte d’autres chrétiens tués « comme par accident ».

En dépit de ces assassinats qui ciblent le leadership, le pouvoir reste avant tout dans une logique de répression douce. Les Chrétiens bien que fragilisés sur le plan économique ne se sentent pas vraiment menacés. Officiellement les assassinats sont attribués aux ennemis de la Révolution et personne n’est inquiété en Iran en raison des ses opinions. On rappelle à qui veut l’entendre qu’« il n’y a pas d’obligation dans la religion ».

La persécution « dure »

Depuis l’avènement du nouveau président, la logique d’une persécution dure s’est imposée aux responsables du pouvoir. Au cours de la campagne électorale 2005, Ahmadinejad est le seul candidat a esquivé la question de l’égalité de tous les citoyens compte non tenu de leur religion. À la question d’un journaliste de la télévision d’Etat sur les minorités religieuses, Ahmadinejad répondra sans beaucoup de conviction : « il y a diversités de fleurs, chacune est différente ». En réalité, Ahmadinejad veut appliquer le programme caché des dures du régime qui s’inquiètent de la montée du christianisme. Ahmadinejad promet aux extrémistes d’arrêter le « péril chrétien ».

Chose promesse, chose due, les Renseignements vont s’exécuter :

1. Ghorban Touran est sauvagement assassiné devant sa maison le 22 novembre 2005

2. Mohammad Jaberi est assassiné le 24 mai 2007 à la prison d’Evin

3. Mohammadali Djaafarzadeh est exécuté 27 mai 2007 à la prison d’Evin

4. Abbas Amiri est battu à mort le 30 juillet après une réunion, il meurt le jour suivant

5. Sakineh Rahnema (Amiri) , son épouse décédera de ses blessures le 2 août

La répression continue

Toujours au mépris des articles 13 et 23 de la Constitution de la République Islamique d’Iran et des Textes internationaux régissant les droits citoyens dont la Déclaration Universelle des droits de l’homme, les autorités gouvernementales et religieuses iraniennes ont déclenché depuis l’année dernière un processus accéléré de spoliation des droits des minorités chrétiennes.

Voici les dernières évolutions de la situation des prisonniers :

1. Madame Fatemeh Passandideh, l’épouse du pasteur Youcef Nadarkhani, arrêtée le 8 juin 2010, a été condamnée à la perpétuité pour apostasie -c’est-à-dire un crime de pensée- par la douzième chambre de la cour d’assise de Rasht. La sentence lui a été communiquée le 3 août dernier. Déférée au départ par le tribunal révolutionnaire de Rasht, son cas aurait été transféré à une cour d’assise pour des raisons que nous ignorons.

La Police Politique semble demander au pouvoir judiciaire en place de fonctionner comme chambre d’enregistrement des décisions déjà prise à l’encontre des Chrétiens par les agents du ministère des Renseignements. L’arrestation de Madame Passandideh, mère des deux enfants en bas âge, visait au départ à accroître les pressions sur son mari, le pasteur Youcef Nadarkhani.

2. En dépit des vices de procédure signalée par l’avocat maître Sarbazi, la Police Politique de la République Islamique d’Iran, continue à refuser la libération du pasteur Youcef Nadarkhani détenu à Rasht depuis octobre dernier. Jusqu’à présent, deux juges ont estimé qu’il y avait hadd dans son cas, la signature d’un troisième signifierait la peine capitale.

Le pasteur Youcef Nadarkhani a été arrêté le 13 octobre 2009. Il avait protesté contre la volonté du gouvernement iranien d’imposer une éducation islamique aux enfants chrétiens, ce au mépris de la constitution iranienne et de l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule que « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants ». Une fatwa de l’ayatollah Khamenei va officiellement dans le même sens [1].

3. Le pasteur Behrouz Sadegh-Khandjani (ci-dessous) est toujours dans le sinistre « plaque 100 » prison de la Police Politique, à Chiraz. En dépit des requêtes de l’avocat maître Taravatrouy, le tribunal n’a toujours pas accepté de réactiver la caution de 150 millions de tomans (150,000 $), mise à la disposition de la « justice » pour sa libération.

Convoqué par la Police Politique afin de donner des explications sur les activités de l’Eglise, le pasteur Behrouz Khandjani, président du Conseil Pastoral de l’Eglise d’Iran, s’est rendu quelques jours suivants, c’est-à-dire le 11 janvier à Chiraz afin de donner des explications sur les activités de l’Eglise. Il a été immédiatement arrêté en compagnie de deux autres chrétiens.

Ils avaient auparavant reçu à Téhéran l’assurance qu’il ne s’agissait que d’« une séance d’explications ».

Libéré le 17 mars dernier sous une lourde caution, soit 150 millions de tomans (150,000 $), il a été réincarcéré le 16 juin dernier alors qu’il avait été convoqué officiellement pour « présenter sa défense ».

Il se trouve désormais dans un cachot des services des Renseignements (la plaque 100).

Le père de M. Sadegh Khandjani est mort en 1995 des suites d’une longue maladie provoquée par agression d’un élément de la mosquée du coin au lendemain de sa protestation contre la violence perpétrée contre des vendeurs ambulants près de la place de Mairie à Rasht. Il lui avait été aussi reproché de ne pas avoir perpétué l’islam. Il est donc reproché au pasteur Khandjani d’avoir quitté la religion de son grand-père alors que son père M. Mohammad Sadegh-Khandjani avait payé de sa vie « ce crime » de pensée.

Il est à signaler qu’arrêté il y a trois ans pour des raisons similaires, le révérend Sadegh Khandjani avait bénéficié d’un non-lieu. [2]

4. Le pasteur Behnam Irani, ayant bénéficié récemment d’une libération conditionnelle, fait l’objet d’une convocation devant le tribunal révolutionnaire. Il devra s’y rendre 21 août.

Selon nos informations sur la situation des prisonniers d’opinion en Iran, ces derniers sont soumis à des interrogatoires allant jusqu’à 8 heures par jour et quelques fois ils sont jetés ensemble dans des pièces exiguës où ils ne peuvent pas même pas dormir.

Chers lecteurs,

Très récemment, lors d’une conférence de presse, M. Heydar Moslehi, le ministre des Renseignements, a qualifié l’Eglise d’Iran de « secte » d’apparence chrétienne mais servant en réalité les intérêts sionistes. Il s’agit là d’une grave accusation (sous le régime islamique d’Iran), accusation qui vise à légitimer les sentences les plus graves contre les prisonniers.

Cela fait des années que le pouvoir tente de prépare le terrain à l’idée d’une répression des Chrétiens en évoquant des collusions entre le mouvement évangélique et le sionisme pour « christianiser » l’Iran.

Si jusqu’à présent, par rapport à l’Eglise d’Iran, il s’agissait de lutter contre une petite « secte » d’origine arménienne ou azerbaïdjanaise, selon les termes utilisés dans la presse du pouvoir, désormais il y aurait impératif de réprimer un mouvement d’ampleur nationale et d’inspiration sioniste. Cette évolution sémantique est d’autant plus inquiétante que le pouvoir actuel entretient une culture antisémitique.

Il y a donc menace de mort pour le pasteur Behrouz Sadegh-Khandjani et nous vous demandons de réagir à ce que l’on pourrait qualifier de processus prégénocidaire.

Voir aussi:

Iran : Les insultes à Carla, une diversion médiatique réussie

Iran Resist

31.08.2010

Depuis deux semaines, tous les médias français sont focalisés sur Sakineh, l’Iranienne condamnée à mort par lapidation. Les médias ont longuement évoqué l’engagement de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy. Dans ce contexte très survolté, il y a deux jours, Téhéran a annoncé haut et fort sa décision de procéder à deux autres lapidations. Cette info n’a eu aucune répercussion en France car l’AFP n’y a consacré aucune dépêche. La même agence de presse a répercuté des insultes proférées par le principal quotidien iranien à l’encontre de Carla Bruni pour son engagement. Or, nous lisons chaque jour ce quotidien, mais nous n’avions pas vu ce genre de chose. Les insultes ont paru sur un site très peu visité. Nous sommes dans un cas de censure et de diversion.

Décodages

L’Iran est dans une situation sociale explosive car l’économie fondée sur le pétrole et le commerce et non sur la production a été mise en faillite par les sanctions américaines. Le peuple a envie d’un changement, mais il ne peut pas changer la donne car c’est une somme d’individus et non un corps organisé. Par chance, la faillite économique touche aussi les milices et le Bazar qui sont des corps organisés. Le Bazar est en froid avec le pouvoir, mais il a peur d’agir. La situation est plus tendue au sein des milices où chacun craint des représailles pour sa famille. Le régime est vacillant. Sa situation est instable, mais tout tient encore car personne ne bouge. Cela est principalement dû au fait qu’en juin 2009, les Iraniens ont bougé, mais ils n’ont obtenu aucun soutien de la part des Etats démocratiques qui ont intérêt à préserver ce régime. Le facteur décisif pour un changement de régime est le soutien de l’Occident et plus particulièrement l’opinion occidentale. C’est pourquoi très récemment quand le Bazar s’est mis en grève, le régime, qui ne parle jamais de ses lapidations, a évoqué un cas de lapidation imminente pour détourner l’attention de l’opinion occidentale de ce qui pouvait être le début d’un soulèvement par le plus important corps organisé d’Iran. Les Occidentaux ont sauté sur l’occasion et ne parlent que de ça et jamais de l’état explosif de la société iranienne.

Cette campagne très particulière est animée par des partisans notoires des Etats-Unis et quelques agents médiatiques (ou lobbyistes) du régime des mollahs, partisans de réformes et non d’un changement de régime. Ils sont présents pour réajuster le discours sur la nécessité des réformes et non d’un changement de régime ou encore pour se poser en porte-parole du peuple iranien. A l’autre bout de la chaîne, le régime a assuré le succès de cette campagne qui fait oublier la situation intérieure avec des rebondissements juridiques, ainsi que des annonces surmédiatisées de condamnations à mort à l’encontre de divers groupes sensibles comme les gays, les Bahaïs et les Chrétiens. Cela n’a pas plu aux animateurs occidentaux de la campagne car cela posait la nécessité du soutien à un changement de régime ce que les commanditaires occidentaux de cette campagne ne veulent en aucun cas.

C’est ainsi que l’on n’a tout d’un coup plus entendu parler de ces infos qui avaient passé la grille de la censure silencieuse des Etats démocratiques de l’Occident. Ces condamnations étant de nature à faire craindre des pressions sur la communauté juive iranienne : on a même eu droit à un article sur la formidable vie des juifs sous le régime des mollahs. Le but étant de rester focalisé sur Sakineh pour ne pas parler de la situation explosive de l’intérieur ou réellement sauver des vies.

Malgré ces précautions et les efforts pour rester focalisé sur Sakineh, cette campagne s’est essoufflée et les gens qui ne sont pas des robots ont fini par s’intéresser à l’Iran et à sa situation explosive. Il y a trois jours, ils étaient une cinquantaine à Paris, 12 à Londres ou encore 5 à Berlin pour s’intéresser à cette campagne, mais plus de 16,000 à lire notre lettre sur cette campagne. Après ces manifestations ratées, pour sauver cette campagne écran de fumée, Téhéran a annoncé deux autres sentences de lapidation à l’encontre d’un homme et une femme, Vali Janfeshani et Sarieh Ebadi, reconnus coupables de relations extraconjugales. Le couple était en prison à Ouromieh (Rezayieh) depuis 2008.

Stupeur ! L’AFP qui est à l’affût de l’actualité iranienne n’a pas répercuté ces deux condamnations révoltantes. On n’a rien vu non plus sur le site des défenseurs de Sakineh car ces deux autres condamnations posent de manière plus explicite la nécessité du soutien à un changement de régime.

Téhéran a vite compris le message : il a oublié les lapidations qui posaient problème à ses partenaires occidentaux, il a insulté Carla Bruni et eu la belle surprise que tous les médias rapportent ce fait. Des insultes sont certainement à leurs yeux plus graves que deux autres lapidations, la mise à mort d’un gay ou la pendaison des Iraniens convertis au christianisme.

Il faut arrêter ces manipulations. Cela n’empêchera pas la chute du régime, mais cela provoquera une haine durable pour l’Occident. Arrêtez ceci. Arrêtez ceci. Sauvez des vies : Sakineh, mais aussi tous les autres et surtout les 70 millions d’Iraniens. Ils vous observant

Voir egalement:

Iran : La lettre à Carla

Iran Resist

26.08.2010

Washington sanctionne les mollahs afin de les forcer à devenir ses alliés pour déstabiliser la Chine et la Russie. Privés de devises par ces sanctions, l’économie iraniennes va très mal : les PME sont en faillite et les ouvriers sont licenciés par milliers [1]. Les mollahs ont également du mal à approvisionner les marchés intérieurs. Ils vont aux devants des pénuries qui pourraient les emporter. Pour éviter ces pénuries, ils ont commencé à réduire le pouvoir d’achat des Iraniens en gelant les salaires et libérant les prix. Tous les alliés du régime, miliciens et surtout les Bazaris, ont envie de quitter le navire pour ne pas être lynchés par le peuple quand le régime s’effondrera. Certains comme les jeunes bassidjis, chargés de la sécurité urbaine, ont déjà quitté le régime. Le régime fait son possible pour donner l’impression d’une unité pour endiguer cette implosion. Washington, qui veut préserver un régime islamique en Iran, est bien embêté car il veut éviter que son peuple soit au courant de ce qui se passe en Iran afin qu’il ne soutienne pas un changement de régime. Il a trouvé LA solution : une campagne pour sauver une femme condamnée à la lapidation : une victime pour détourner les regards d’un peuple en détresse. Téhéran qui ne veut pas non plus de ce soutien du peuple américain participe à l’opération via un soi-disant avocat de la victime qui se dit un exilé, mais ne dénonce rien des exactions du régime.

Des people ont été instrumentalisés pour cette campagne. Il y a une lettre par jour par une célébrité pour focaliser sans cesse l’attention générale sur une seule victime alors qu’un peuple attend et désespère. C’est révoltant car on veut briser l’espoir des Iraniens.

Parmi ces lettres, certaines sont écrites par des gens politiquement impliqués avec les mollahs ou avec les Américains, nous n’en parlerons pas car nous voulons plus de procès par ces pions dotés de moyens financiers très élevés, mais il y a dans le lot d’autres lettres écrites par des gens sincères. Parmi celles-ci, la lettre de Mme Carla Bruni-Sarkozy nous a interpellés car elle contient des éléments montrant sa sensibilité et sa sincérité, mais aussi son manque d’informations.

C’est pourquoi nous avons décidé d’interpeller à notre tour la première dame de France pour l’informer afin qu’elle puisse mettre son énergie et celle de son mari au service de la vérité et d’un peuple en détresse qui attend le soutien de l’Occident.

Madame Carla Bruni-Sarkozy a commencé sa lettre par une évocation émue de la douleur ressentie par Sakineh et par ceux qui assisteraient impuissants à sa mise à mort atroce par lapidation. Elle évoque par la suite d’« obscures raisons » qui motivent les juges avant de les appeler à se rappeler leur « héritage de la civilisation iranienne » pour abolir la peine de mort…

C’est là que nous arrêtons momentanément la citation car les mollahs ne sont pas les héritiers des valeurs de la civilisation iranienne et pour être plus exact, l’empire préislamique perse [2]. Les mollahs ne se voient pas comme tels et ont justement fait cette révolution pour effacer ces « méfaits de ces 2500 ans de monarchie » dont notamment les points forts ont été l’égalité des droits entre les hommes et les femmes et la tolérance religieuse envers tous les cultes. Mais ce qui est terrible est que ces gens-là tenus à un rôle politique restreint avant 1979 ont reçu les pleins pouvoirs car la France parmi d’autres Etats occidentaux les a aidés à prendre le pouvoir.

Vous vous souvenez sans doute Madame, qu’en 1978, un certain Khomeiny [3] a vécu en France avec des privilèges accordés à un chef d’Etat. La France faisait les yeux doux au vieux mollah et sa cohorte de barbus peu avenants (financés par les Etats-Unis) car elle avait alors un problème avec le Chah d’Iran [4] : en 1973, ce dernier avait averti qu’il ne renouvellerait plus un contrat pétrolier très désavantageux qui liait son pays aux Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Hollande et la France. Il était alors devenu l’homme à abattre. Pour légitimer un soutien hors du commun à ses pires adversaires, les mollahs, l’on avait écrit qu’il avait un profil de tortionnaire et fait plus de 100,000 prisonniers politiques, prisonniers imaginaires que l’on n’a pas retrouvés au lendemain de la révolution islamique. En revanche, celle-ci a immédiatement établi la charia en commençant son œuvre en brûlant vivantes des prostituées, puis elle a mis en place le viol systémique des milliers de femmes avant leur exécution et enfin les premières lapidations… Mais votre pays dont vous êtes fière n’a nullement condamné ces violations revendiquées des droits de l’homme car elle négociait son contrat pétrolier. Puis, ce régime a flétri la jeunesse iranienne en fixant la majorité pénale à 12 ans et demi pour les garçons et à 8 ans et demi pour les filles. Chaque année des milliers d’enfants sont envoyés en prison avec les grands. Pour les filles, la situation est plus grave car on peut les épouser à partir de 8 ans et demi. Chaque année plus de 100,00 fillettes sont victimes de cette forme de pédophilie dépénalisée facilitée par le mariage temporaire et la polygamie illimitée qui ont fait de l’Iran une destination pour le tourisme sexuel. Mais la France occupée à signer des contrats pétroliers à des prix très bas avec les mollahs n’a jamais condamné ces crimes ou les autres exactions des mollahs, pas même les assassinats politiques. Pour plaire aux mollahs, elle n’a pas été tendre avec la réputation des opposants et elle a surtout aimé et médiatisé des soi-disant experts [5] qui aident le régime à cacher cette réalité nauséabonde. La France a même fait pire : il y a quelques années, nous avions révélé le cas d’une fillette de 13 ans violée et condamnée à lapidation pour adultère : on se souvient que le Quai d’Orsay a démenti officiellement l’information pour ne pas nuire à la survie de son partenaire.

Aujourd’hui, la France parle d’un seul cas de lapidation alors que le pays entier brûle. Madame, vous pouvez sauver Sakineh, mais vous devez aussi sauver les Iraniens. Cela est dénué de risque pour vous. Le risque sera pris par mes compatriotes qui sont « à distance d’une goutte de sang de la liberté » comme le dit le chanteur engagé, Hatef. Les Iraniens sont prêts à verser cette goutte de sang, mais il faut que leur présence dans la rue obtienne le soutien de tous et que l’on ne répète pas l’expérience de l’été 2009 quand ils étaient des millions dans la rue et que Obama et ses alliés dont votre époux leur avaient tourné le dos.

Dans votre lettre, vous appelez les mollahs à changer la loi pour aider les Iraniens « à tourner le dos à la barbarie ». Les Iraniens ne sont pas en cause. Depuis longtemps, ils ont tourné le dos à la barbarie, ils se sont même mis en danger pour le montrer, mais on ne les a pas soutenus.

On peut effacer ces erreurs. Madame, vous pouvez être à l’origine de ce changement car votre époux a certainement des obligations internationales [6] ou des engagements vis-à-vis de ses alliés américains qui l’empêche d’aller aussi loin qu’il le voudrait. C’est donc à vous de mener ce combat.

Pour cela, il faut parler le langage de la vérité : parler de ce peuple maltraité et révolté, de ce qu’il vit. Il faut cesser de donner de la publicité aux faux opposants promus par Washington ou par les mollahs [7]. Il faut aussi couper les ponts avec des personnes comme Shirin Ebadi [8] qui se disent des défenseurs des droits de l’homme mais n’ont jamais dénoncé les viols des prisonnières, la pédophilie dépénalisée, la condition féminine, la condition des enfants, l’exécution des homosexuels et des convertis ou encore les assassinats du régime car elles ont soutenu la révolution islamique et cherchent encore à l’aider en appelant régulièrement les Occidentaux à négocier avec les mollahs. Il faut oublier ces leurres et aider les gens simples qui ont un désir simple : non pas la fin de la peine de mort, mais la fin d’un système de lois abjectes et la fin de ceux qui les appliquent. La France a participé à la mise en place de ces monstres. Elle peut aider les Iraniens à s’en défaire.

En 1979, un des hommes qui pour quelques barils a mis mon peuple en cage était le président de la république française, Valery Giscard d’Estaing. Il participe aujourd’hui à la campagne de Sakineh qui a pour but d’éloigner l’attention du peuple français des attentes du peuple iranien.

Madame, nous vous demandons de quitter cette coalition de faux défenseurs des libertés qui se focalisent sur une loi et non sur tout le système, sur une victime et non sur 70 millions de victimes en détresse.

Venez marcher aux côtés des Iraniens. C’est à vous de la faire car votre époux a des obligations internationales ou des engagements qui l’empêche d’aller aussi loin qu’il le voudrait. C’est à vous de mener ce combat. Vous en êtes capable. Vous avez les artistes avec vous. Aidez-nous. Aidez-nous. Aidez-nous. Un peuple vous attend.

PS. Nous demandons à nos lecteurs de diffuser largement cette lettre, s’il le faut plusieurs fois par jour. Il faut l’imprimer et la signer pour l’envoyer par courrier à Carla. Aidez-nous. Aidez-nous. Aidez-nous. Un peuple vous attend.

Voir par ailleurs:

Iran : Lapidation et manipulations

Iran Resist

16.08.2010

Il y un mois quand le Bazar de Téhéran avait commencé sa grève et le mouvement était devenu national, le régime qui ne parle jamais de ses violations des droits de l’homme avait médiatisé la condamnation à mort par lapidation d’une dénommée Sakineh pour faire diversion sur la grève menaçant sa sécurité. Puis quand la grève s’est terminée, le régime a désamorcé cette bombe médiatique en suspendant le verdict de Sakineh. La semaine dernière, le 10 août, le Bazar de Machad a commencé une grève. Le soir même, le régime a créé une nouvelle grande diversion médiatique avec les aveux télévisés de Sakineh. Mais le fait est que ces aveux n’existent pas. Attention, vous êtes manipulés.

Explications

Alors là, il se passe quelque chose d’extraordinaire : depuis une semaine, les médias occidentaux rapportent que Sakineh a avoué sous les coups et la torture qu’elle avait couché avec un homme avec qui elle avait tué son mari. Ce qui la rend passible d’une condamnation à la mort par lapidation pour adultère et une seconde condamnation à mort par pendaison pour meurtre. Mais vous pouvez vérifier avec un traducteur assermenté : Sakineh a dit exactement le contraire dans l’émission télévisée (ci-dessous).

Dans sa déclaration, Sakineh a affirmé qu’elle n’avait eu que des échanges verbaux (des conversations et non des relations sexuelles) avec le meurtrier de son mari, qui était le cousin de ce dernier. Elle a par ailleurs précisé qu’elle pensait que cet homme un peu farfelu plaisantait quand il parlait de meurtre. Elle avait découvert qu’il ne plaisantait pas quand ce dernier avait effectivement tué son mari… En d’autres termes, elle aurait été torturée pour avouer qu’elle était innocente !

Suite à cette intervention qui l’innocentait, son avocat Maître Mostafai « exilé en Norvège pour dénoncer les horreurs du régime » (mais en fait un faux opposant que nous connaissons) est passé sur diverses chaînes de Télévision pour affirmer qu’« il avait entendu Sakineh avouer l’adultère et le meurtre et que cela ne pouvait pas être obtenu autrement que par la torture ». Il a dit que le régime « préparait le terrain pour la lapider et il a demandé le lancement d’une campagne internationale pour la sauver de la lapidation » (pas une campagne pour condamner la lapidation, ni contre la peine de mort, ni même contre sa condamnation pour meurtre, mais cette condamnation à lapidation).

Pourquoi cette demande et pourquoi cette traduction mensongère des déclarations de Sakineh ?

La réponse se trouve dans la suite des évènements. Après 4 jours, le soi-disant exilé est repassé sur les mêmes chaînes de Télévision pour affirmer que dans ses déclarations, Sakineh n’avouait rien et elle était de ce fait innocente, elle devait être libérée ! La raison de ce retournement se trouve dans les couloirs du Bazar de Machad où le travail a repris après 5 jours.

Quand ce faux avocat et vrai agent du régime a parlé d’un risque lapidation, on était au début de la grève à Machad et le régime ne savait pas si elle allait se généraliser ou pas, il a mis en scène les aveux qui innocentent la femme (au cas où la grève aurait été courte). Quand la grève a commencé à durer, par-dessus le régime a ajouté la première intervention de Mostafai (avec la fausse traduction), mais entre temps, la grève a été arrêtée. Il n’y avait pas de raison de continuer cette affaire préjudiciable pour l’image du régime : Mostafai a fait sa seconde série de déclarations où il a aussi affirmé qu’il n’avait jamais envisagé de quitter l’Iran et demander l’asile à la Norvège, ce qui signifie qu’il ne fera aucune déclaration sur les horreurs du régime !

Mais alors que Téhéran et son agent Mostafai ont lâché l’affaire qui n’a aucun fond (les aveux n’étant pas accablants pour Sakineh), les Occidentaux en particulier les Américains ne lâchent pas l’affaire.

Vous pouvez penser que cela est très bien, car cela enquiquine les mollahs. C’est bien là le problème : cela enquiquine les mollahs sans les mettre en danger. Cela est un moyen de pression dans les négociations avec les mollahs. On en parle, mais actuellement, il y a une situation sociale explosive (le Bazar, pilier du régime, le lâche et les miliciens quittent le régime par vagues successives), mais on n’en parle pas car le but est d’arriver à une entente avec les mollahs et non de les virer.

C’est pourquoi il y a un an quand 1 million de personnes étaient quotidiennement dans les rues pour renverser le régime, il n’y a eu aucun soutien d’Obama et les autres Etats démocratiques et les journalistes ont prétexté une interdiction de circuler ( !) pour ne pas diffuser les images de ce soulèvement !

La raison est simple et effrayante : Washington a besoin d’une alliance avec les mollahs iraniens, chiites et persanophones pour contrôler deux sites vitaux pour son avenir : l’Asie Centrale (musulmane et persanophone) et le Cashmire (chiite) qui lui permettraient de priver la Chine d’une source majeure de gaz tout en créant une base-arrière de soutien aux Ouïghours. Cette alliance lui permettrait aussi de prendre le contrôle des chiites pour créer une grande république chiite englobant le Sud pétrolier iranien, le Sud pétrolier irakien et le Nord pétrolier saoudien en réponse au refus de l’Arabie Saoudite de reconduire le droit d’exclusivité accordée aux Etats-Unis en 1946. De leur côté, les Européens censurent les nouvelles de l’agitation sociale car ils ne veulent pas perdre des contrats pétroliers très avantageux cédés par les mollahs corrompus.

L’intérêt pour le maintien de ce régime a poussé Washington a mettre sur pied des opposants bidons en faveur d’un régime islamique soi-disant démocratique pour créer un pouvoir mixte composé de ses pions affairistes et des mollahs qui ont le pouvoir d’ordonner le Jihad contre la Chine. En France, l’animation médiatique de cette fausse opposition a été confiée à Bernard-Henri Lévy. Nous le retrouvons à l’origine d’une pétition dans cette affaire de lapidation, mais on ne le verra pas soutenir des opposants qui veulent un Iran laïque comme le souhaitent les Iraniens après 30 ans d’islamisme. [1]

Nous vous demandons de ne pas participer à cette campagne médiatique et nous vous prions de nous aider à combattre le régime des mollahs et ceux qui veulent le remplacer par un autre islamisme.

De plus cela n’aidera pas la pauvre Sakineh car les mollahs n’hésiteront pas à en faire la vedette d’un feuilleton tragique et à rebondissements pour que l’on ne parle plus de la situation sociale en Iran. Le régime a déjà agi de cette manière avec la pauvre Delara Darabi qui avait aussi parmi ses avocats (ou intermédiaires média) Maître Mostafai. Après plusieurs années de show médiatique, elle a été pendue.

Voir enfin:

Iran : Delara ou la pendaison d’une « mineure en instance d’exécution »

Iran Resist

03.05.2009

Tous les Iraniens ont été touchés par la nouvelle de l’exécution de Delara Darabi, une jeune femme qui avait commis un meurtre alors qu’elle était mineure. Son cas présente un intérêt particulier car tout au long de ces 5 années, le régime n’a cessé de manipuler les médias et les activistes occidentaux contre la peine de mort pour bâtir des fausses carrières de défenseurs des droits de l’homme à des personnes liées au régime.

Delara’s story

Tout a été trouble dans cette affaire : la victime et la meurtrière avaient le même nom : Darabi. La nièce avait tué sa vieille tente riche. Or, selon la loi iranienne, la famille de la victime peut pardonner ou demander une forte compensation et l’exécution est alors abandonnée : dans le cas de Delara, dans la première version de l’histoire, la victime n’avait pas de descendance et la personne qui détenait ce pouvoir de vie ou de mort était le frère de la victime, c’est-à-dire le propre père de Delara. Bizarrement, en 2004, cet homme demandait vengeance, mais en 2007, il a disparu de ce rôle capital et le régime a prétendu que les enfants de la victime voulaient la mort de Delara. Ces enfants ont même écrit à un célèbre journaliste iranien en exil pour dire qu’ils pardonnaient à Delara, fait reconnu par le régime Il y a une dizaine de jours. L’exécution intervient alors que le pardon avait été accordé.

Nous avons des raisons de croire que ces enfants revanchards au profil incertain qui écrivent à un média très populaire en Iran pourraient être des personnages fictifs, des outils d’une longue médiatisation voulue par Téhéran pour des motifs politiques.

Son avocate

En effet, pendant 5 ans, tous les éléments de l’enquête ont sans cesse été modifiés pour relancer la médiatisation de cette affaire qui bénéficiait d’un intérêt particulier de la part des militants hostiles à la peine capitale parce que la victime était une « mineure en instance d’exécution ». En décembre 2006, le régime a même simulé une expertise médicale pour baisser l’âge de Delara afin de restaurer son statut de « mineure en instance d’exécution ».

A l’origine de cette initiative médicale se trouvait l’avocate de Delara, une certaine Nasrin Sotoudeh, milicienne membre du Bassidj, actuelle figure de proue de la « campagne d’un million de signatures » (alibi démocratique du régime des mollahs). A l’époque, elle ne cessait de replacer l’affaire dans un contexte politique réformateur. Nous avons alors été convaincus que cette relance était liée à la volonté du régime de promouvoir l’existence d’un courant féministe pour les réformes, qui a été par la suite baptisé en 2007 : campagne (factice) d’un million de signatures pour réformer la charia , campagne qui n’a évidemment recueilli aucune signature et pourra prendre un million d’années !

Une fois sa réputation construite, l’avocate Nasrin Sotoudeh a laissé tomber Delara. En 2008, elle a été récompensée pour ses travaux (qui étaient censés être liés à la réforme des lois pour les mineurs), mais notre féministe amnésique a oublié d’évoquer une seule fois le nom de Delara à l’occasion des nombreuses interviews qu’elle a accordées à la presse étrangère !

Second avocat

Après son départ, le dossier a été repris par un autre avocat : Abdolsamad Khoramshahi, qui est par le plus grand des hasards l’avocat de Roxana Saberi ! Celui-là même à qui l’on reproche d’être un peu incompétent. Or, en commentaire de l’exécution de Delara, le régime affirme qu’elle a eu lieu dans des circonstances troubles, par exemple en l’absence de son avocat, il aurait été négligent : ceci insinue que cela pourrait arriver à la présente cliente de cet avocat, c’est-à-dire à Roxana Saberi !

C’est proprement ignoble de relancer la menace sur Saberi pour faire intervenir l’administration Obama en sa faveur pour exiger une rançon politique liée aux exigences américaines envers Téhéran. Ceci est l’un des motifs politique de cette exécution de Delara Darabi.

Mais ce n’est pas tout. Ce régime rentabilise toutes ses actions . L’exécution d’une prisonnière que l’on disait pardonnée va faire de la publicité pour les fausses féministes liées au régime.

Une histoire sans fin

En fait, ce volet n’a jamais été clos. En 2007, après le départ de sa première avocate, la milicienne Sotoudeh, l’affaire Darabi a été reprise sur le plan médiatique par un personnage atypique : une certaine Nazanin Afshin Jam, une miss Canada d’origine iranienne . Elle s’est fait connaître pour un site consacré aux condamnés mineurs et aussitôt promue comme une personnalité fiable à propos de la violation des droits de l’homme en Iran, elle a intégré la campagne d’1 million de signatures ! Elle est même devenue l’ambassadrice de ce mouvement pour l’Union Européenne ! Elle a aussi été active pour promouvoir Shirin Ebadi au Canada.

La greffe de Nazanin Afshin Jam sur l’affaire s’est fait via une nouvelle relance médiatique de l’affaire Darabi. Cette fois, cette malheureuse qui ignorait sans doute tout ce qui était entrepris en son nom est devenue du jour au lendemain une jeune peintre prodige, alors qu’auparavant son dossier la décrivait comme une jeune femme karateka ! Le régime a joué la même carte avec d’autres mineurs condamnés : l’un était un poète musicien et un autre un sculpteur.

On peut voir des extraits des peintures réalisées par Delara sur une vidéo réalisée par la Miss Canada ! Comment a-t-elle eu ces peintures ? c’est vraiment du n’importe quoi ! Dans cette vidéo ; l’on voit les parents de Delara témoigner et on la voit en train de marcher et rire ! Images volées d’un film amateur ! Sur cette vidéo d’avril 2007 : elle a environ 16 ans alors que selon les dernières informations fournies par son avocate Nasrin Sotoudeh, elle était déjà en prison depuis l’âge de 13 ans !

La vidéo apparue en avril 2007 est très touchante : on y parle d’une prisonnière artiste, de ces périodes de vie par couleurs. Par la suite, pour dramatiser ce récit, le régime a reconnu avoir confisqué les toiles de l’artiste, le fait a été confirmé par la miss Canada et une multitude de sources en Iran. Mais, toujours pour relancer son cas, une galerie à Téhéran a vendu ces toiles en octobre 2007 sans que l’on sache, autre défaut de scénario, comment les toiles confisquées avaient pu échoir dans cette galerie ! Encore plus invraisemblable : c’est Delara elle-même qui avait composé le carton d’invitation pour remercier la galerie et le public !

Le régime a sans doute vendu des toiles signées Delara et empoché en plus au passage quelques dollars. La mise en scène et le cynisme n’ont pas de limite chez les mollahs et leurs employés.

La mort de Dalara sera aussi exploitée par le régime via des personnes comme Miss Canada, son ex-avocate Sotoudeh ou encore Shirin Ebadi, les animatrices de l’illusion des réformes.

Cependant, aucune ne parlera des conditions sociales créées par les mollahs, conditions terribles et irréformables qui poussent une gamine à tuer. Aucune de ces profiteuses macabres ne dira que 22% des prisonniers iraniens ont entre 15 et 19 ans. Ce sujet est tabou car il ne fait pas la promotion de la réformabilité du régime ou la promotion de ses soi-disant réformateurs.

Cette pendaison porte à au moins 99 le nombre des exécutions depuis le 1er janvier 2009. Il reste actuellement plus de 76 meurtriers mineurs au moment des faits dans le couloir de la mort. Sauvez-les.

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