Israël: La preuve qu’Israël est bien un Etat d’apartheid (The proof that Israel is indeed an apartheid state)

Comment comprendre que les Roms (…) puissent être extradés comme s’ils n’appartenaient pas à l’Union européenne ? Je ne savais pas que dans un même pays on pouvait faire la différence entre un citoyen européen de première et de deuxième catégorie. Nourredine Amir (expert algérien de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale)
Notre problème n’est pas la Judée et la Samarie, mais la direction fondamentaliste extrémiste qui se trouve à la Knesset. (…) Notre problème, ce sont [les dirigeants arabes israéliens] Ahmed Tibi et Barakeh — ils sont plus dangereux que [le leader du Hamas à Damas] Khaled Mechaal et [le chef du Hezbollah libanais] Hassan Nasrallah. Ils travaillent de l’intérieur et œuvrent méthodiquement à la destruction de l’Etat d’Israël comme Etat juif. Avigdor Lieberman (janvier 2008)
Nous acceptons le principe de la partition de 1947. Mais les Palestiniens veulent un Etat “judenrein”, les Israéliens un Etat juif à 100 % — et non un “Etat de tous ses citoyens”. Il suffira qu’un accord international redessine les frontières dans cet esprit. David Rotem (avocat proche de Lieberman)
Il n’y a aucun doute qu’à l’intérieur des territoires occupés palestiniens nous avons affaire à un exemple effarant d’apartheid. Jimmy Carter
Le cas de la député de Hanan Zoabi  et celui de Azmi Bishara remettent  sur le tapis la question des Arabes  de 1948, qui sont nés en Palestine  avant et après la création de  l’Etat d’Israël [1948], qui se sentent chez eux et qui refusent de quitter leur terre natale. Certes, ce sont des  Palestiniens et ils nourrissent un fort ressentiment contre Israël, mais ce sont aussi des citoyens israéliens, au même titre que les Juifs.  Dans la réalité ils sont réduits à l’état d’une  minorité dans une société faite par et pour les Juifs. Leur  loyauté à l’égard d’un Etat juif qui les opprime, qui les marginalise et qui les surveille sera toujours posée parce qu’ils se sentent d’abord arabes et palestiniens. Ces arabes de religions musulmane et chrétienne revendiquent leur  pleine appartenance au peuple palestinien et entendent  jouer un rôle à part entière dans sa lutte de libération et  en particulier l’établissement d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est comme capitale. Mais ils réclament  aussi  la transformation de l’Etat israélien en un Etat réellement démocratique de tous ses citoyens, c’est-à-dire l’abolition de son caractère juif, considérée comme le seul moyen de parvenir à une égalité complète entre citoyens israéliens juifs et arabes. M. Lachkar

Embrigadement dans les paras d’une jeune beauté arabe-israélienne  à qui on fait dénoncer la violence arabe contre les Arabes

Agression et insultes en plein parlement d’une députée d’un parti arabe-israélien pour avoir dénoncé un assaut sanglant des forces armées israéliennes contre une flottille qui tentait le plus pacifiquement du monde, comme tout le monde a pu le vérifier sur les images de la télévision, de forcer un blocus militaire

Révocation d’une partie des privilèges diplomatiques d’une députée arabe pour avoir prétendument mis en danger la sécurité d’Israël en participant à une flottille contre le blocus de Gaza en compagnie de membres de l’association caritative Hamas (imagine-t-on une députée d’origine algérienne sanctionnée pour avoir participé à une opération humanitaire contre l’armée française parrainée par le GIA au moment des attentats de 95?) …

Pétition de près de 40 000 personnes en 24 h appelant à l’expulsion de la  Knesset d’une députée arabe ayant salué la possibilité que puisse se doter de l’arme nucléaire un Etat ayant appelé au rayage de la carte d’Israël

Alors que l’ONU s’acharne honteusement comme on le sait contre la Patrie des droits de l’homme pour de prétendues discriminations raciales contre ses 400 000 Roms

Et qu’ignorant le généreux projet que vient de dévoiler à un monde indifférent Mahmoud Abbas, nos médias préfèrent harceler l’armée libanaise pour avoir ajouté deux malheureuses victimes aux centaines de morts du massacre de Nahr al-Bared il y a trois ans dans un autre de ses 122 camps de réfugiés palestiniens …

Combien d’autres preuves faudra-t-il encore avant que le monde ne comprenne enfin qu’Israël est bien l’Etat d’apartheid que nous décrit si infatigablement dans ses discours et ses livres l’ancien président américain Jimmy Carter?

La polémique autour de la députée arabe israélienne pose la question de la pace des citoyens arabes dans l’Etat Juif

M. Lachkar

Mediapart

04 Juin 2010

Hanan Zoabi, la députée arabe israélienne, a été prise violemment à partie mercredi 2 juin 2010 en plein débat à la Knesset sur le raid meurtrier de l’armée israélienne. Hanin Zoabi représentante du parti Balad ( extrême gauche nationaliste arabe) appartient à la minorité palestinienne  d’Israël. Elle avait  fait parler  d’elle quand a été arrêtée  par les soldats de Tsahal qui avaient attaqué illégalement et violement  la flottille humanitaire de Gaza. Elle se trouvait sur le ferry turc Mavi-Marmara. Suite à sa libération en raison de son immunité parlementaire, elle avait témoigné aux médias internationaux  et surtout à la chaîneTV arabe Aljazeera  où elle a dénoncé les violences commises par les commandos israéliens qui avaient tiré sur les passagers du bateau faisant plusieurs morts.

La présence parmi les volontaires de la flottille pour Gaza  de Hanan Zoabi, une femme  de gauche, de nationalité israélienne et députée en plus,  venait de contredire tous les mensonges israéliens sur la nature du mouvement pacifiste qui n’avait comme objectif que de lever l’embargo sur Gaza et d’apporter de l’aide humanitaire à sa population. La propagande israélienne, pour  justifier l’acte de piraterie commis par son armée   prétendait que l’intervention de l’armée était   un acte d’autodéfense et portait  toute la responsabilité à ceux (des terroristes sympathisants du Hamas !!!) qui ont entrepris des actions violentes qui ont mis en danger la vie de soldats israéliens.

Hanin Zoabi était attendue à la Knesset de pied ferme. Avant même qu’elle ne monte sur le podium, les insultes avaient   fusé de partout pour l’empêcher de prononcer son discours. Son apparition  à la tribune a mis les nerfs à vif des parlementaires du  Likoud, parti de droite au pouvoir . Les esprits s’échauffent en hébreu, mais les images de l’agression verbale dont a été victime Hanin Zoabi sont très éloquentes.

Hanan a fait face, à la tribune, avec beaucoup de mérite aux insultes menaçantes dont la sommation raciste par excellence : « Va vivre à Gaza,  traîtresse »,  a été prononcée à son encontre en arabe puis en hébreu par Miri Reguev, députée du Likoud (une ancienne porte-parole de l’armée israélienne). La tension allait monter encore d’un cran lorsque Zoabi essaye de reprend la parole. Une parlementaire du parti d’extrême-droite d’Avigdor Lieberman s’avance vers le podium pour s’interposer entre Hanin Zoabi et le micro. «Pourquoi cette femme a-t-elle le droit de parler ?», s’exclame-t-elle, avant d’être expulsée de la salle. Le président de la Knesset a dû expulser plusieurs parlementaires de l’hémicycle pour tenter de rétablir  l’ordre.

Hanan Zoabi, dont le discours a été à de nombreuses reprises couvert par les cris et les sifflets, avait fini par prononcer avec sérénité quelques phrases. Elle a notamment défendu sa participation à la flottille pour Gaza. «C’était un impératif politique, humain et moral de s’opposer à ce blocus qui emprisonne 1,5 millions de personnes». Elle a dénoncé les députés de la coalition gouvernementale et de l’opposition qui l’ont taxée «d’ennemi d’Israël». «Qui est l’assassin ? Est-ce que j’ai tué quelqu’un ?», riposte-t-elle. Ce à quoi un élu réplique, selon le compte rendu du Jerusalem Post : «Vérifiez si elle a un couteau sur elle !».

Le président de la Knesset avait demandé à son tour à Zoabi de quitter la tribune .  La députée avait refusé, elle tenait absolument mais calmement à terminer son discours mais on l’a obligée de force de reprendre sa place et sous escorte.

Les choses ne se sont pas arrêtées là pour Hanan Zoabi. Un   député du Likoud a exigé la levée son immunité parlementaire  afin qu’elle puisse être jugée et bannie de la Knesset pour «son soutien au terrorisme». Une pétition circulant sur internet, qui appelle à son départ du parlement, a été signée par près de 40.000 personnes en 24 heures. Cela nous rappelle le cas du député arabe de la Knesset Azmi Bishara dirigeant du parti  Rassemblement patriotique démocratique et qui se trouve aujourd’hui exilé car interdit de rentrer en Israël.

Le cas de la député de Hanan Zoabi  et celui de Azmi Bishara remettent  sur le tapis la question des Arabes  de 1948, qui sont nés en Palestine  avant et après la création de  l’Etat d’Israël [1948], qui se sentent chez eux et qui refusent de quitter leur terre natale. Certes, ce sont des  Palestiniens et ils nourrissent un fort ressentiment contre Israël, mais ce sont aussi des citoyens israéliens, au même titre que les Juifs.  Dans la réalité ils sont réduits à l’état d’une  minorité dans une société faite par et pour les Juifs. Leur  loyauté à l’égard d’un Etat juif qui les opprime, qui les marginalise et qui les surveille sera toujours posée parce qu’ils se sentent d’abord arabes et palestiniens. Ces arabes de religions musulmane et chrétienne revendiquent leur  pleine appartenance au peuple palestinien et entendent  jouer un rôle à part entière dans sa lutte de libération et  en particulier l’établissement d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est comme capitale. Mais ils réclament  aussi  la transformation de l’Etat israélien en un Etat réellement démocratique de tous ses citoyens, c’est-à-dire l’abolition de son caractère juif, considérée comme le seul moyen de parvenir à une égalité complète entre citoyens israéliens juifs et arabes.

Voir aussi:

 

Une députée arabe israélienne enflamme la Knesset

Le Monde

03.06.10

Une députée arabe israélienne, Hanin Zoabi, qui se trouvait à bord de la flottille humanitaire de Gaza, est au cœur d’une virulente polémique en Israël sur la loyauté des citoyens arabes israéliens à l’égard de l’Etat juif.

La représentante du parti Balad (extrême gauche nationaliste arabe) a été arrêtée par les autorités israéliennes alors qu’elle se trouvait sur le ferry turc arraisonné lundi par la marine israélienne, puis libérée en raison de son immunité parlementaire. Elle a, depuis, témoigné de la violence volontaire, selon elle, des commandos israéliens au moment de l’intervention.

Pendant une séance plénière très agitée à la Knesset – le Parlement israélien – consacrée mercredi à l’affaire de la flottille, elle a été empêchée de parler par plusieurs députés de la coalition gouvernementale et de l’opposition, qui lui ont vivement reproché sa complicité avec « les ennemis d’Israël ».

« VA VIVRE À GAZA, TRAÎTRESSE ! »

Une ancienne porte-parole de l’armée israélienne et députée du Likoud (droite, le parti du premier ministre Benyamin Nétanyahou), Miri Reguev, l’a interpellée en arabe : « Va vivre à Gaza, traîtresse ! » Au milieu d’un pandémonium sans précédent à la Knesset depuis des années, les invectives entre députés arabes, prenant la défense d’Hanin Zoabi, et leurs collègues juifs ont forcé le président de séance à expulser de l’assemblée quinze parlementaires, fait rarissime, selon le porte-parole de la Knesset.

Le président du Parlement, Reouven Rivlin, a demandé aux appariteurs d’assurer une protection rapprochée d’Hanin Zoabi. Le député Danny Danon (Likoud) a, de son côté, demandé la levée de l’immunité parlementaire de l’élue du parti Balad, afin qu’elle puisse être jugée et expulsée de la Knesset pour « son soutien au terrorisme ».

Hanin Zoabi avait déjà provoqué un scandale en mars 2009 quand elle avait salué « la possibilité que l’Iran puisse se doter de l’arme nucléaire ». Une pétition circulant sur l’Internet qui appelle à son expulsion de la Knesset a été signée par près de 40 000 personnes en vingt-quatre heures.

Ces derniers jours, des manifestations de soutien à l’armée israélienne ont été organisées en Israël, à la suite des critiques émises contre les commandos de la marine concernant l’abordage de la flottille. Jeudi soir, des milliers de manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade de Turquie à Tel-Aviv. Les manifestants brandissaient des drapeaux israéliens ainsi que des portraits du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, portant les mots « islamo-fasciste » et « terroriste ».

Voir enfin:

Knesset

Hanin Zoabi privée de ses privilèges

Israël 7

13/07/2010

La Knesset a entériné par une majorité de 34 voix contre 16 l’annulation des privilèges de la députée Hanin Zoabi. Le vote a eu lieu après des débats particulièrement houleux qui ont duré trois heures. Il n’y a pas eu d’abstention. Deux députés présents n’ont pas voté. Les membres de la Knesset du parti religieux sioniste Habait Hayéhoud étaient absents lors du vote.

Pour rappel, Hanin Zoabi a participé à la Flottille pour Gaza dont le but était de forcer le blocus israélien et ainsi neutraliser les efforts israéliens d’empêcher la Bande de Gaza d’accumuler des armes pour le Hamas. Hanin Zoabi se trouvait sur le Mavi Marmara, le navire turc où s’est déroulé le 31 mai dernier le drame des terroristes islamistes turcs tués par les militaires de la Marine israélienne.

L’enjeu de ce vote n’est pas si dramatique que cela peut paraitre. Hanin Zoabi n’aura plus droit à un passeport diplomatique et ses frais juridiques ne seront plus couverts par le contribuable. Elle reste toutefois élue à part entière du Parlement israélien et continue de pouvoir y siéger, voter et d’en percevoir un salaire comme tous les autres députés.

Si la députée Hanin Zoabi n’avait pas été protégée par l’immunité parlementaire après avoir participé à bord du Mavi Marmara à la Flottille pour Gaza, elle aurait été écrouée en justice et passible de peine de prison.

En réaction à ce vote, la députée Hanin Zoabi a déclaré: « il n’est pas surprenant qu’un pays qui nie les droits fondamentaux d’un million et demi d’Arabes retire les privilèges d’une députée arabe qui les représente fidèlement. La Knesset de toute manière limite l’activité parlementaire et publique par le truchement d’une législation raciste. Dans un Etat convenable on aurait puni et sanctionné ceux qui ont incité contre la députée Zoabi. »

Pendant la séance, la députée Anastasia Mikhaeli (Israël Beitenou)  a attaqué Hanin Zoabi:  » Dans un Etat normal, un membre du parlement qui traverse la ligne rouge et s’identifie avec l’ennemi et avec ses efforts de guerre pour saper les fondations de l’Etat, ne saurait posséder un passeport diplomatique du pays qu’il tend à faire exterminer. Je prends au sérieux le fait que Hanin Zoabi est fidèle à l’Iran et je lui suggère de s’adresser à Ahmadinejad afin qu’il lui octroie la citoyenneté iranienne ainsi qu’un passeport diplomatique. Entre temps, permettez-moi de lui remettre un laisser passer temporaire qui lui sera bénéfique pour ses déplacements à l’étranger d’incitation contre l’Etat d’Israël parce que son passeport israélien lui sera retiré dès ce soir »

Lorsque ce fut son tour de prendre la parole, le député Danny Danon (Likoud) a lu à haute voix le numéro de téléphone du bureau de la députée Hanin Zoabi et a déclaré: « j’appelle tous les citoyens d’Israël à lui téléphoner et à lui dire: ta place n’est pas à la Knesset mais en prison »

S’adressant à Hanin Zoabi, le député Yariv Lévin (Likoud) qui est aussi le président de la Commission de la Knesset a dit:  » Vous n’avez pas votre place à la Knesset d’Israël. Vous n’êtes pas digne de détenir une carte d’identité israélienne. Vous faites honte aux  citoyens d’Israël, au public arabe et à votre famille. »

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