Mosquée de Ground Zero: Vous avez dit tolérance? (Mau-mauing the Flak Catchers all over again?)

https://scontent-a-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/t1.0-9/1173608_4134557259298_8203482389143806641_n.jpghttps://i2.wp.com/www.nowtheendbegins.com/images/islam/stop-the-mosque-at-ground-zero-rally-july-2010-2.jpgL’une des règles minimales de la Nouvelle Société veut que tout ce qui rappelle la nostalgie de la boue – les manières d’être du peuple, le pittoresque, la vitalité fruste de ces gens, et leurs logements à bon marché – soit bien ; alors que tout ce qui a un caractère bourgeois, noir ou blanc, est mal. D’où il résulte que le chic gauchiste favorise dans la gauche ce qui paraît primitif, exotique et pittoresque, comme les travailleurs agricoles saisonniers, qui ne sont pas seulement de gauche et « près de la terre », mais de plus sont des Latino-Américains ; les Panthers avec leurs blousons de cuir, leurs coiffures afro, leurs lunettes de soleil et leurs fusillades ; et les Indiens Peaux-Rouges qui, bien sûr, ont toujours paru primitifs, exotiques et pittoresques. Au début du moins, ces trois groupes avaient un trait commun qui les rendait particulièrement acceptables: leurs quartiers généraux se tenaient à près de cinq mille kilomètres de l’East Side de Manhattan, en des endroits comme Delano (pour les travailleurs agricoles), Oakland (pour les Panthers), l’Arizona et le Nouveau-Mexique (pour les Indiens). On ne risquait pas trop… de marcher dessus, en somme. Exotiques, pittoresques et lointains… Comme nous le verrons bientôt, d’autres créatures partageaient avec eux, pour les mêmes raisons, les sympathies du chic gauchiste ; à savoir les ocelots, les jaguars, les léopards et les panthères des Somalis. Tom Wolfe (1963)
En tant que citoyen, en tant que président, je crois que les musulmans ont autant le droit de pratiquer leur religion que quiconque dans ce pays. Cela inclut le droit de construire un lieu de culte et un centre socio-culturel sur un terrain privé dans le lower Manhattan, en respect des lois et décrets locaux. Nous sommes en Amérique. Notre engagement en faveur de la liberté de religion doit être inébranlable. Barack Hussein Obama
Tuez les polythéistes partout où vous les trouverez! Coran (9:5)
Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni en le Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit et qui ne reconnaissent pas la religion de la vérité, (même parmi) le Peuple du Livre, jusqu’à qu’ils paient la taxe de capitation en personne, après s’être humiliés. Coran (9:29)
Ne prenez pas les juifs et les chrétiens pour alliés. Coran (5:51)
Celui qui change de religion, tuez-le. Mahomet
Jamais nation ne nous a brimés, dégradés, avilis et haïs autant qu’eux. Maïmonide
Entre l’islam et l’islamisme, il n’y a pas de différence de nature mais de degré. L’islamisme est présent dans l’islam comme le poussin l’est dans l’oeuf. Il n’y a pas de bon ou mauvais islam, pas plus qu’il n’y a d’islam modéré. En revanche il y a des musulmans modérés, ceux qui n’appliquent que partiellement l’islam. (…) Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante qui aurait constitué un âge d’or pour les trois religions. Tout ce qui concerne les combats, le statut humiliant du non musulman a été soigneusement gommé. Il s’agit d’une véritable falsification de l’histoire réelle. Anne-Marie Delcambre
Parce que Jésus s’était choisi 12 apôtres parmi les fidèles, Mahomet en choisit 12 parmi ses sectateurs, ce qui l’a fait appeler par un écrivain du Moyen Age le ’copieur de Dieu’ (…) A la place de la simplicité, de la douceur, de la bénignité, de l’esprit de paix et de pardon, de la pauvreté volontaire, de l’humilité, de l’amour des souffrances de Jésus, vous voyez éclater dans Mahomet la duplicité, la cruauté, la soif des jouissances, du butin, de la domination, de la vengeance et de l’orgueil, à leur paroxysme le plus élevé. Pourquoi suis-je obligé de taire ses 21 épouses qu’il se donne après s’être engagé à n’en avoir que 4, sans compter ses 4 concubines, et cette infâme loi qui lui accorde toute femme musulmane dont le coeur se sentira incliné vers lui, fût-ce une fillette de 8 ans ? Mgr Pavy (Evêque d’Alger, 1853)
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. A l’égard de l’islam, les chrétiens ont battu leur coulpe. Au point d’oublier que le Coran a récupéré et transposé leur patrimoine symbolique. Les figures bibliques majeures (Abraham, Moïse, Jésus) sont en effet totalement transformées, islamisées, dans le but d’accuser les  » juifs » et les  » chrétiens » d’être des falsificateurs de la Révélation, de s’être volontairement détournés de la vérité qu’ils avaient reçue à l’origine. Il y a, dans le Coran, à la fois imitation et rejet du judéo-christianisme. René Girard
Un dialogue qui veut dire s’entendre sur des formules chèvre-chou où les deux côtés prennent les mêmes mots dans des sens opposés, n’a pas d’avenir. (…) Si dialoguer signifie négocier pour qu’on vous tolère une place pas trop mauvaise, c’est-à-dire pour qu’on vous laisse disparaître en douceur, alors ce sont les chrétiens qui n’ont pas d’avenir. Rémy Brague
Je ne dirais pas que les Etats-Unis méritaient ce qui est arrivé mais la politique des Etats-Unis était complice du crime qui est arrivé. Feisal Abdul Rauf (60 Minutes, 30.09.01)
Il ne doit pas y avoir de mosquée près de Ground Zero tant qu’il n’y a pas d’église et de synagogue en Arabie saoudite. Newt Gingrich (ancien président républicain de la Chambre des représentants)
Les New-Yorkais ont été choqués de découvrir [au moment du 11-Septembre] que tant de valeurs qu’ils revendiquaient et chérissaient – liberté, ouverture d’esprit, tolérance des différences – avaient aidé les attaques à se produire. Aujourd’hui les New-Yorkais se voient demander plus de complaisance ; et un certain nombre se demande pourquoi il faudrait être généreux envers un groupe ou des individus rattachés à l’islam, dont les terroristes se sont réclamés. Julia Vitullo-Martin (directrice du Centre pour l’innovation urbaine à l’Association régionale du plan de New York)
Personne n’a rien contre les centres culturels japonais, mais en construire un à Pearl Harbor serait une offense. (…) Le lieu choisi a son importance. (…) Pas de passerelle pour les touristes au-dessus de Gettysburg, pas de couvent à Auschwitz – et pas de mosquée à Ground Zero. Charles Krauthammer (chroniqueur politique du Washington Post)
Ce projet traînait depuis quelques années dans la tête de Feisal Abdul Rauf, qui prêche depuis la fin des années 1980 un islam soufi modéré dans une mosquée non loin de Ground Zero, dans le sud de Manhattan. L’imam, qui bénéficie de nombreux soutiens, y compris dans la communauté juive, est le fondateur de la «Maison Cordoba». L’association, dont le nom fait référence à la cité médiévale espagnole où vécurent ensemble pendant 800 ans juifs, arabes et chrétiens, affirme avoir pour mission de «promouvoir le dialogue interreligieux» et de casser les «stéréotypes» américains sur l’islam. En juillet 2009, il a obtenu le soutien financier d’investisseurs musulmans, dont la société immobilière Soho Properties, afin de racheter pour cinq millions de dollars la Burlington Coat Factory au 45 Park Place, un magasin de vêtements laissé à l’abandon depuis huit ans. Situé à deux pâtés d’immeubles des anciennes tours jumelles, celui-ci a subi quelques dommages lors de l’attentat. Le projet de construction d’un complexe islamique, estimé à 100 millions de dollars, pour lesquels les investisseurs n’ont pas encore été trouvés, selon l’imam, comporte un immeuble moderne de 13 à 15 étages avec un lieu de prière pour les musulmans à l’intérieur, un auditorium de 500 places, une piscine et un restaurant. Depuis des mois déjà, des dizaines de musulmans assistaient dans le bâtiment actuel en décrépitude à la prière du vendredi, dans la plus grande discrétion. Le Figaro
Ses partisans soutiennent que la construction aidera à surmonter les stéréotypes négatifs dont souffre la communauté musulmane depuis les attentats. RFI
L’islam est en tension politique avec le monde au sujet du terrorisme islamique. La prochaine fois qu’un terroriste tente de faire sauter New York, espérons que le premier arrêt des caméras pour sa dénonciation ne sera pas les marches de la Mairie mais celles de Cordoba House. Daniel Henninger

Après l’assurance médicale universelle, le premier président musulman des Etats-Unis donnera-t-il enfin à Ground Zero la mosquée qu’elle mérite?

Minorités chrétiennes systématiquement persécutées et chassées de l’Egypte à l’Irak, églises brûlées ou démolies, exécutions régulières de Bahais en Iran, présence interdite de Chrétiens dans les lieux saints de l’islam, importation ou possession de bibles ou construction d’églises illégales en Arabie saoudite malgré la présence de près d’un million de travailleurs immigrés chrétiens sur place, sans compter les massacres de missionnaires

Voilà, comme le rappelle le chroniqueur du WSJ Daniel Henninger à l’heure où se déchaine à 3 mois des élections cruciales de mi-mandat la polémique sur la (re)construction d’une mosquée et d’un complexe culturel islamique sur les lieux mêmes des attentats islamistes de New York du 11/9, la réciprocité dont doit se contenter l’Occident pour les centaines de mosquées qui, Rome comprise, se construisent depuis des décennies sur son sol …

Construction présidée de surcroit, comme le précise très justement un Christopher Hitchens par ailleurs étrangement obnubilé lui aussi par l’habituelle légende dorée d’une tolérance andalouse largement mythique (ah les joies ineffables de la dhimmitude!), par un imam qui continue à refuser de condamner comme terroristes les jihadistes du Hamas et qui avec tant d’autres de ses coreligionnaires s’était permis au lendemain même du crime infâme perpétré au nom d’Allah un certain 11 septembre 2001 de dire sans le dire que les Etats-Unis méritaient leur sort …

Mais en ces étranges temps où, derrière la mascarade du sempiternel dialogue interreligieux et  des cultures, la cécité volontaire de la gauche radical chic des avant-gardes face au  chantage culturel des minorités extrémistes moquée par Tom Wolfe dans les années 60 est devenue la vulgate politiquement correcte de tout un chacun …

Quel plus grand frisson en effet que de voir la religion-coucou qui, de Jérusalem à Cordoue ou Istanbul plante ses mosquées partout, ajouter à sa collection sa « mosquée du 11-Septembre » sur le site même de la plus récente des innombrables infamies qu’elle a inspirées?

Tolerance at Ground Zero

Daniel Henninger

The WSJ

August 12, 2010

If there is a silver lining in the fight over Manhattan’s « Ground Zero Mosque, » it is to see that the events of September 11, 2001 remain strong in the public mind.

Thus it is affirming, in an ironic way, to see partisans on the left and right joining to defend the legal and Constitutional right of Imam Feisal Abdul Rauf to build an Islamic center and mosque at 45 Park Place, two blocks from the perimeter of the former World Trade Center towers.

It will be an irony of a different sort if the $100 million Islamic center rises 13 stories while the new World Trade Center site, nine years after, remains a pit of dust-covered construction struggling to rejoin the life of New York City. For the most extreme elements of Islam, this must seem a crude, enduring victory.

Recall the ringing cries that rebuilding the annihilated 108 stories would be the « best answer » to the terrorists. Absent that, the next-best answer that New York City gave recently was to reassert its belief in freedom of religion and legal title. In an August 3 speech on the Islamic center’s building approvals, New York City Mayor Mike Bloomberg summarized those freedoms as « tolerance. » One must agree. This is tolerance

Along the way, Mr. Bloomberg noted that denying someone the right to build a house of worship « may happen in other countries » but shouldn’t here. There is a school of thought in this controversy that bringing up the denial of religious practice in « other countries » is irrelevant to discussing the appropriateness of the Ground Zero mosque. I disagree.

Indeed, in the wake of much praise for Mayor Bloomberg’s defense of civil and religious liberty, let me modestly suggest that he next go to Rome in October and deliver a sequel at Pope Benedict XVI’s synod on what the pope recently called the « urgent » plight of Christian minorities in the Middle East. Here, Mr. Bloomberg was preaching to the choir. Try it over there, where it really matters.

We didn’t discover tolerance. Islam coexisted for centuries with Christianity and Judaism. No more. Minorities such as Coptic Christians in Egypt or the Chaldeans and Yazidi in Iraq are being punished or driven out. Churches are destroyed, not built. In April, the Archbishop of Canterbury, Rowan Williams, described the disappearance of Christians from the Middle East as « a possibility that appalls me. » Iran this week sentenced seven Bah·’i leaders, merely for being Bah·i’s.

These are national policies, not merely « extremist » Islam. This is directly linked to why the West, including lower Manhattan, is being attacked

It’s always stirring to see the American Constitution prevail on behalf of unpopular groups, whether neo-Nazis marching in Skokie or Imam Feisal’s Cordoba House in New York. But here’s what’s galling about the Cordoba House affair. There is a sense in which these unpopular causes and people always free-ride on the rest of us who defend freedom. It would be good to see them in return doing their part to keep these principles alive, and that includes Imam Feisal’s unambiguous public support for the embattled Christian minorities in the Middle East.

Islam isn’t just another religion in America. It is bound up in the biggest political struggle of our time. Notwithstanding Imam Feisal’s commitments to « dialogue, » what has he or the rest done to promote and protect the traditions of Western civil society, for which many here and in Europe have fought and died? Maybe the Constitution doesn’t explicitly require it, but where is the good faith on their part?

No institution has spent more time trying to bring Islam toward the modern world’s tradition of civil liberties – that is, the world as we’ve known it for about 250 years – than the Vatican. On behalf of tolerance in the Middle Eastern countries, the Vatican has set up active directorates, sent envoys and held endless symposia on behalf of « understanding » and « dialogue. »

In 1995, the Saudis and others, with the Vatican’s support, opened a large, beautiful mosque in Rome. The expectation was that the Saudis would loosen their restrictions on Christian practice. Despite some one million immigrant Christian workers there, the Saudis have done nothing.

Frustrated by the repeated failure of Islamic leaders to match promises with practice, Pope Benedict added to the Vatican’s strategy of accommodation a one-word policy, which the tolerance advocates here should adopt: « reciprocity. »

The idea: There will be support for fewer new mosques in the West until the home countries stop hammering non-Islamic religions. Until they reciprocate good will with good will.

Imam Feisal and his partners are getting more than they’ve earned. That’s nice. But even in tolerant America, political life isn’t a one-way street. Islam is in political tension with the world over Islamic terror. The next time a terrorist tries to blow up New York, let’s hope the TV cameras’ first stop for a denunciation won’t be the mayor, but the front steps of Cordoba House.

Voir aussi:

Mau-Mauing the Mosque

The dispute over the « Ground Zero mosque » is an object lesson in how not to resist intolerance.

Christopher Hitchens

Slate Magazine

Aug. 9, 2010

The dispute over the construction of an Islamic center at « Ground Zero » in Lower Manhattan has now sunk to a level of stupidity that really does shame the memory and the victims of that terrible day in September 2001. One might think that a mosque or madrassa was being proposed in the place of the fallen towers themselves or atop the atomized ingredients of what was once a mass grave. (In point of fact, the best we have been able to do with the actual site, after almost a decade, is to create a huge, noisy, and dirty pit with almost no visible architectural progress. Perhaps resentment at the relative speed of the proposed Cordoba House is a subconscious by-product of embarrassment at this local and national disgrace.)

I don’t like anything much about the Cordoba Initiative or the people who run it. The supposed imam of the place, Feisal Abdul Rauf, is on record as saying various shady and creepy things about the original atrocity. Shortly after 9/11, he told 60 Minutes, « I wouldn’t say that the United States deserved what happened, but the United States policies were an accessory to the crime that happened. » He added, « In the most direct sense, Osama Bin Laden is made in the USA. » More recently, he has declined to identify the racist and totalitarian Hamas party as being guilty of the much less severe designation of terrorist. We are all familiar by now with the peddlers of such distortions and euphemisms and evasions, many of them repeated by half-baked secular and Christian spokesmen. A widespread cultural cringe impels many people to the half-belief that it’s better to accommodate « moderates » like Rauf as a means of diluting the challenge of the real thing. So for the sake of peace and quiet, why not have Comedy Central censor itself or the entire U.S. press refuse to show the Danish cartoons?

This kind of capitulation needs to be fought consistently. But here is exactly how not to resist it. Take, for example, the widely publicized opinion of Abraham Foxman, national director of the Anti-Defamation League. Supporting those relatives of the 9/11 victims who have opposed Cordoba House, he drew a crass analogy with the Final Solution and said that, like Holocaust survivors, « their anguish entitles them to positions that others would categorize as irrational or bigoted. » This cracked tune has been taken up by Newt Gingrich and Sarah Palin, who additionally claim to be ventriloquizing the emotions of millions of Americans who did not suffer bereavement. It has also infected the editorial pages of the normally tougher-minded Weekly Standard, which called on President Obama to denounce the Cordoba House on the grounds that a 3-to-1 majority of Americans allegedly find it « offensive. »

Where to start with this part-pathetic and part-sinister appeal to demagogy? To begin with, it borrows straight from the playbook of Muslim cultural blackmail. Claim that something is « offensive, » and it is as if the assertion itself has automatically become an argument. You are even allowed to admit, as does Foxman, that the ground for taking offense is « irrational and bigoted. » But, hey—why think when you can just feel? The supposed « feelings » of the 9/11 relatives have already deprived us all of the opportunity to see the real-time footage of the attacks—a huge concession to the general dulling of what ought to be a sober and continuous memory of genuine outrage. Now extra privileges have to be awarded to an instant opinion-poll majority. Not only that, the president is urged to use his high office to decide questions of religious architecture!

Nothing could be more foreign to the spirit and letter of the First Amendment or the principle of the « wall of separation. » In his incoherent statement, Foxman made the suggestion that it might be all right if the Cordoba House was built « a mile away. » He appears to be unaware that an old building at the site is already housing overflow from the nearby Masjid al-Farah mosque.

I notice that even the choice of the name Cordoba has offended some Christian opponents of the scheme. This wonderful city in Andalusia, after the Muslim conquest of southern Spain, was indeed one of the centers of the lost Islamic caliphate that today’s jihadists have sworn in blood to restore. And after the Catholic reconquista, it was also one of the places purged of all Arab and Jewish influence by the founders of the Inquisition. But in the interval between these two imperialisms it was also the site of an astonishing cultural synthesis, best associated with the names of Averroes ibn-Rushd and Moses Maimonides. (The finest recent book on the subject is María Rosa Menocal’s The Ornament of the World.) Here was a flourishing of philosophy and medicine and architecture that saw, among other things, the recovery of the works of Aristotle. We need not automatically assume the good faith of those who have borrowed this noble name for a project in lower Manhattan. One would want assurances, also, about the transparency of its funding and the content of its educational programs. But the way to respond to such overtures is by critical scrutiny and engagement, not cheap appeals to parochialism, victimology, and unreason.

Voir enfin l’extrait du classique de Tom Wolfe de 1963 (Radical Chic & Mau-Mauing the Flak Catchers):

« Le gauchisme de Park Avenue » (1963)

Le « radical chic » des beaux quartiers de Manhattan

Tom Wolfe

Le Monde diplomatique

octobre 2008

L’une de ces règles [les règles minimales de la Nouvelle Société] veut que tout ce qui rappelle la nostalgie de la boue – les manières d’être du peuple, le pittoresque, la vitalité fruste de ces gens, et leurs logements à bon marché – soit bien ; alors que tout ce qui a un caractère bourgeois, noir ou blanc, est mal. D’où il résulte que le chic gauchiste favorise dans la gauche ce qui paraît primitif, exotique et pittoresque, comme les travailleurs agricoles saisonniers, qui ne sont pas seulement de gauche et « près de la terre », mais de plus sont des Latino-Américains ; les Panthers avec leurs blousons de cuir, leurs coiffures afro, leurs lunettes de soleil et leurs fusillades ; et les Indiens Peaux-Rouges qui, bien sûr, ont toujours paru primitifs, exotiques et pittoresques.

Au début du moins, ces trois groupes avaient un trait commun qui les rendait particulièrement acceptables : leurs quartiers généraux se tenaient à près de cinq mille kilomètres de l’East Side de Manhattan, en des endroits comme Delano (pour les travailleurs agricoles), Oakland (pour les Panthers), l’Arizona et le Nouveau-Mexique (pour les Indiens). On ne risquait pas trop… de marcher dessus, en somme. Exotiques, pittoresques et lointains… Comme nous le verrons bientôt, d’autres créatures partageaient avec eux, pour les mêmes raisons, les sympathies du chic gauchiste ; à savoir les ocelots, les jaguars, les léopards et les panthères des Somalis.

La règle n° 2 est que, de toute façon, il ne faut jamais renoncer à avoir une adresse convenable, un intérieur décoré de façon suffisamment élégante, et des domestiques. Les domestiques, en particulier, forment l’une des dernières lignes de démarcation indiscutables entre ceux qui appartiennent vraiment à la « société », nouvelle ou ancienne, et ceux qui constituent l’énorme masse grouillante des bourgeois ambitieux pouvant s’offrir des loyers de deux mille cinq cents dollars par mois ou acheter de coûteux appartements en copropriété dans l’East Side. Il n’y a pas deux façons de s’en sortir. Il faut avoir des domestiques.

Avoir des domestiques devient une telle nécessité psychologique qu’il n’est pas rare aujourd’hui, dans la « société », d’entendre des femmes se plaindre, en toute candeur, des difficultés qu’elles éprouvent à trouver quelqu’un qui veille sur les enfants le jour de sortie de la nurse. Et la célèbre Mme C., l’une des plus riches veuves de New York, qui a un duplex de dix pièces à Sutton Place, du bon côté de Sutton Place, pas du côté qui fait penser à Miami Beach, nous nous comprenons, mais qui est si assommante avec les domestiques qu’elle ne peut garder qu’une femme de ménage, est toujours à se lamenter : « A quoi bon posséder tout l’or du monde si vous ne pouvez rentrer chez vous le soir en sachant que quelqu’un vous attend pour vous débarrasser de votre manteau et vous préparer un verre ? » Derrière cette remarque, il y a une véritable angoisse ! Aussi, à l’époque du chic gauchiste, entre la nécessité absolue d’avoir des domestiques et le fait que les domestiques étaient le parfait symbole de ce que combattaient les nouveaux mouvements, blancs ou noirs, quelle tragique antinomie ! Et combien pressante devint la recherche de la seule issue : trouver des domestiques blancs !

Gallimard, Paris, 1972

Un commentaire pour Mosquée de Ground Zero: Vous avez dit tolérance? (Mau-mauing the Flak Catchers all over again?)

  1. […] l’islam au monde et à la place de l’islam dans son propre pays ou son soutien pour la mosquée de Ground zero […]

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