Flottilles: Attention, une mascarade peut en cacher bien d’autres (The ongoing farce of flotillas, refugee camps and peace processes)

David Cameron's prison camp
Soyons clairs: la situation à Gaza doit changer (…) On ne peut et ne doit pas permettre que Gaza reste une prison à ciel ouvert. David Cameron
Camp (palestinien): Partout ailleurs, un « camp de réfugiés » est une ville de toile faite de tentes et plantée sur la boue ou la poussière. Un « camp » de « réfugiés » palestiniens n’est pas un camp, n’a pas de tentes et n’abrite pas de réfugiés : c’est une ville en dur, avec des rues, des immeubles élevés, etc. Il abrite des Palestiniens parqués de force par leurs « frères arabes » et arnaqués par les « leaders » palestiniens. N’invoquer que le misérabilisme victimaire. Cameraman, SVP, pas trop de plans sur ces immeubles – il faut faire dans le style bidonville. Laurent Murawiec
Pour eux, le camp de Nahr Al-Bared a été victime d’un « complot » dont l’objectif est d’imposer à tous les camps de réfugiés palestiniens du pays la main de fer de l’Etat libanais. (…) D’autres griefs fusent, et avec eux monte la colère. Contre leurs conditions de vie déplorables, la promiscuité insalubre qu’ils subissent depuis plus de trois mois; contre « l’humiliation et le mépris » dont les Palestiniens sont victimes, comme en témoignent, selon eux, les « repas rances » que leur délivre une association relevant du Courant du futur de Saad Hariri. (…) Contre les « brutalités » et le « racisme » qu’ils subissent aux barrages de l’armée dès qu’ils exhibent leurs cartes de réfugié. Même les adolescents, assurent-ils, ne sont pas épargnés. Le Monde
Qui a intérêt aujourd’hui à enterrer nos revendications, raser les camps, symboles de l’exigence du droit au retour ? » Qu’ils appartiennent ou pas à des organisations politiques, les Palestiniens qui vivent dans les camps défendent ce droit imprescriptible et inaliénable. « En finir avec les camps au Liban, c’est en assimiler quelque 100 000 sur les 400 000 qui y sont recensés par l’UNWRA et espérer que les ambassades européennes ouvriront généreusement leurs portes aux 300 000 autres pour les éloigner des frontières de la Palestine. Ex-résident de  Nahr Al-Bared
Les Palestiniens n’ont aucun droit au Liban. Le décret du 5 juin 2005 qui favorisait leur accès au travail n’a été suivi d’aucun effet dans la pratique. Ils n’ont toujours pas accès à la propriété. Le choix de vivre dans un camp est une posture politique, le refus de renoncer au droit au retour. L’inquiétude de l’éradication de Nahr el-Bared et de ses effets dominos est dans tous les esprits. Le Monde diplomatique
Depuis le funeste accord du Caire de 1969 [donnant à la résistance palestinienne le droit de mener des opérations de guérilla contre Israël à partir du territoire libanais] et jusqu’au déclenchement des affrontements à Nahr El-Bared, une offensive de la troupe contre un camp palestinien était inconcevable et nul n’osait envisager une telle éventualité. L’Orient-Le Jour (04.06.07)
Pendant qu’Israël demande à l’ONU de tout faire pour empêcher que de nouvelles flottilles ne partent pour Gaza, en référence à une flottille annoncée au départ du Liban, la Corée du Nord menace les Etats-Unis et la Corée du Sud d’une « guerre nucléaire sacrée » si ces deux derniers tiennent comme prévu des manœuvres navales au large de la péninsule coréenne. Une menace de guerre nucléaire contre un navire qui tente de briser le blocus de Gaza, quel est le choix de journalistes ? Vous le connaissez, Israël est décidément LA star planétaire ! Dry bones
La dernière flottille qui s’apprête à quitter le Liban dévoile clairement non seulement l’hypocrisie mais le danger de ces flottilles de provocateurs. Et avec ses organisateurs qui n’ont que le mot injustice à la bouche tout en ignorant la gravité de la situation des droits humains des Palestiniens du Liban, elle démontre amplement que ces flottilles n’ont rien à voir avec les préoccupations humanitaires et tout à voir avec la volonté de délégitimer Israël. M. Ayalon (Vice-ministre israélien des Affaires étrangères)
Les Egyptiens  avaient été à la pointe de la marche vers la modernité du monde arabe et pendant des décennies ils avaient vécu sur ce sens et ce souvenir de la primautéTout cel appartient désormais au passé. D’autres Arabes sont partis de leur côté et ont trouvé leurs propres accomodements avec le monde. Un sentiment général de déception imprègne à présent la vie politique et culturelle égyptienne. Il y a bien la paix avec Israël mais une paix mal aimée. Il y a bien la dépendance envers les Etats-Unis mais une dépendance pleine du plus amer des ressentiments pour la plupart des Egyptiens. Il y a bien l’idée d’un grand pays  au carrefour de trois continents mais la réalité d’une autocratie sans aucune imagination. Certes, M. Moubarak  n’a pas lancé, et c’est tout à son honneur, ses compatriotes dans des expéditions meurtrières ou des guerres inutiles. Il a préservé la paix Grant, il a fait son travail d’ilotier. Mais l’Egypte avait besoin et méritait quelque chose autrement plus noble et exaltant que la paix stérile d’un tyran. Fouad Ajami

Attention: une mascarade peut en cacher bien d’autres!

Alors qu’après la première mascarade turque de mai dernier, une nouvelle flottille pour Gaza est annoncée en partance du Liban

Et que l’Egypte d’un Moubarak à la santé de plus en plus fragile prétend faire démarrer au Caire les pourparlers directs que refusent toujours les Palestiniens …

Pendant que de toutes parts l’opinion mondiale se mobilise tant pour attribuer au seul Etat d’Israël la responsabilité de tous les maux de la région et du monde que pour lui retirer toute légitimité …

Retour, avec le Vice-ministre israélien des Affaires étrangères M. Ayalon, sur la mascarade des flottilles qui voit à présent un Liban qui opprime sa minorité palestinienne jouer les sauveurs de celle de Gaza.

Et, avec le politologue libano-américain Fouad Ajami, sur la paix stérile du tyran que, pour solde de tout compte, le président Moubarak est sur le point de léguer à un pays un temps à la pointe de la modernité arabe …

La mascarade des flottilles

Qu’ils soient de Turquie, d’Irlande ou de Chypre, ceux qui participent, ont une odeur d’hypocrisie.

Danny Ayalon

The WSJ

29.07.10

Version française par Hanna

Il y a deux ou trois années, un camp de réfugiés palestinien a été encerclé et assiégé par une armée de chars et de véhicules blindés. Les attaques lancées par des militants palestiniens ont déclenché une réponse écrasante de l’armée qui a coûté la vie à près de 500 personnes, dont de nombreux civils. Les organisations internationales se sont débattues pour envoyer de l’aide aux camps de réfugiés, où les habitants ont été laissés sans fournitures basiques, telles que l’électricité et l’eau courante. Pendant le conflit, six membres du personnel de l’ONU ont été tués lors du bombardement de leur véhicule.

Les ministres du gouvernement et les porte-parole ont tenté d’expliquer à la communauté internationale que les militants avaient le soutien de la Syrie et des membres djihadistes mondiaux. Al-Qaïda a condamné le gouvernement et l’armée, déclarant que l’attaque faisait partie d’une « croisade » contre leurs frères palestiniens.

Alors que la plupart supposent que les événements décrits ci-dessus ont eu lieu en Cisjordanie ou à Gaza, ils ont en réalité eu lieu, au Liban en été 2007, lorsque des terroristes palestiniens ont attaqué l’armée libanaise, qui a riposté mortellement. La scène de la plupart des combats s’est déroulée dans le camp de réfugié de Nahr al-Bared dans le nord du Liban, qui avait accueilli les islamistes du Fatah al-Islam, un groupe qui a des liens avec al-Qaïda.

A l’époque, il y avait peu de tollé international. Aucun dirigeant mondial n’a décrié «  les camps de prisonniers » au Liban. Aucune manifestation n’a eu lieu dans le monde, pas de comité d’enquête de l’ONU créé, et cela n’avait pas attiré l’attention des médias. En fait, la situation difficile des Palestiniens au Liban, ne recueillait que très peu d’attention au niveau international.

Aujourd’hui, il y a plus de 400.000 Palestiniens au Liban qui sont privés de leurs droits les plus élémentaires. Le gouvernement libanais a édité une liste, de dizaines de professions interdites aux Palestiniens, y compris les professions s’attachant à la médecine, le droit et l’ingénierie. Les Palestiniens ne sont pas autorisés à posséder des biens et ont besoin d’un permis spécial pour quitter leurs villes. Contrairement à tous les autres ressortissants étrangers au Liban, ils se voient refuser l’accès au système de soins de santé. Selon Amnesty international, les Palestiniens au Liban souffrent de « discrimination et de marginalisation »,

et sont traités comme des « citoyens de seconde classe », privés de l’ensemble complet de leurs droits humains. »

Amnesty International indique également, que la plupart des réfugiés palestiniens au Liban n’ont que peu de choix, hormis celui de vivre dans des camps surpeuplés se détériorant, et que les réunions occasionnelles, manquent d’infrastructures de base.

Compte tenu de l’aggravation de la situation des Palestiniens au Liban, c’est le comble de l’ironie qu’une flottille libanaise s’organise pour quitter le port de Tripoli dans les prochains jours pour apporter une aide aux Palestiniens dans la bande de Gaza. Selon l’un des organisateurs, les participants sont « unis par un grave sentiment d’injustice. »

Cette attitude expose la malhonnêteté de l’activité de la flottille. Que ce soit en provenance de Turquie, d’Irlande ou Chypre, ceux qui participent à ces flottilles ont un relent d’hypocrisie. Il y a actuellement, 100 conflits armés et des dizaines de conflits territoriaux dans le monde entier. Il y a eu des millions de personnes tuées, et des centaines de millions de personnes vivant dans une pauvreté abjecte, sans accès aux denrées de base. Et pourtant, des centaines « d’activistes humanitaires à l’âme noble » dépensent des millions de dollars pour atteindre la bande de Gaza pour donner en main propre au Hamas de l’argent qui n’ira jamais aux civils innocents de Gaza.

C’est ce même Gaza, qui vient d’ouvrir un centre commercial flambant neuf que l’on ne verrait pas dans n’importe quelle capitale en Europe. Gaza, où une nouvelle piscine olympique a été inaugurée récemment et où des hôtels cinq étoiles et restaurant proposent des spécialités de luxe.

Où les marchés regorgent de toutes sortes d’aliments parsemant le paysage de la bande de Gaza, où Lauren Booth, journaliste et « militantes des droits de l’Homme », a été photographiée en train d’acheter du chocolat et articles de luxe dans un supermarché bien approvisionné, avant de déclarer sans rire que « la situation à Gaza est une crise humanitaire à l’échelle du Darfour. »

Personne ne dit que la situation à Gaza est parfaite. Depuis le coup d’Etat sanglant et l’occupation par le Hamas de Gaza en 2007, dans laquelle plus de 100 Palestiniens ont été tués, Israël n’a pas eu d’autres choix que de veiller à ce que le Hamas ne soit pas en mesure de construire un port iranien sur les rives de la Méditerranée. Tant que le Hamas ne respectera pas les trois critères énoncés par la communauté internationale, à savoir renoncer à la violence, reconnaître le droit d’Israël à exister et respecter les accords déjà signés entre Israël et l’Autorité palestinienne, le Hamas continuera à être mis au ban par la communauté internationale.

Alors que la politique d’Israël consiste à continuer à s’assurer que tous les besoins civils sont traités, il ne peut pas permettre au Hamas de se réarmer et d’utiliser Gaza comme une base pour attaquer Israël, et au-delà. Pour cette raison, Israël a instauré un blocus, tout à fait légal, en vertu du droit international, afin de s’assurer qu’aucun élément puise être adapté par le Hamas pour attaquer des civils innocents. Les organisations qui souhaitent adhérer à l’ONU et la Croix-Rouge pour fournir des biens ou de l’aide à Gaza sont invités à le faire à travers le passage de Kerem Shalom, voire par les ports égyptiens. Ceux qui refusent et cherchent à briser le blocus légal, sont intéressés par la provocation pour renforcer le Hamas. Si Israël permet à ces flottilles  d’aller à la confrontation, et ouvrir avec succès une voie de navigation pour la contrebande d’armes pour un mandataire iranien, dans ce cas la région souffrira d’un conflit continu. Les actions qui encourageraient les extrémistes seront au détriment des modérés et cela créera un grave danger pour faire avancer le processus de paix.

La dernière flottille qui s’apprête à quitter le Liban expose pleinement, non seulement l’hypocrisie, mais s’expose aussi, par le biais des provocateurs au danger de l’autodéfense. La flottille du Liban, dont les organisateurs proclament l’injustice, tout en ignorant la gravité de la situation des droits humains des Palestiniens du Liban, démontrent amplement que ces flottilles n’ont rien à voir avec les préoccupations humanitaires et tout à voir avec la propension à vouloir délégitimer Israël.

M. Ayalon est Vice-ministre israélien des Affaires étrangères.

Voir aussi :

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704684604575381632573838138.html

The Cop on the Banks of the Nile

No great upheaval has taken place in the Egypt of Hosni Mubarak. But the country has stagnated, and some of its children have blamed the U.S. and embraced terror.

Fouad Ajami

The WSJ

July 26, 2010

He was there on the reviewing stand on Oct. 6, 1981, when the assassins struck down his flamboyant predecessor, Anwar Sadat. Few thought that Hosni Mubarak, an unassuming military officer, would survive the tumult of Egypt’s politics. The country was on the boil, the assassins who took Sadat’s life had been brazen beyond imagination. They had stormed the reviewing stand on the eighth anniversary of the October War of 1973. Lt. Khalid Islambouli, the leader of this band of assassins, told Mr. Mubarak to get out of the way for they had come only after « that dog. »

Mr. Mubarak was spared that day, and still, three decades later, he rules. Rumors of poor health swirl around him, and the Egypt he has dominated for so long is a crowded, broken country. « I shot the Pharaoh, » Lt. Islambouli said, without doubt or remorse. He and his band of plotters had no coherent plan for the seizure of power. They would kill the defiant ruler, for them an apostate, make an example of him, and hope that his successors would heed his fate.

Mr. Mubarak would confound the militants. In his years at the helm, he would stick to the big choices Sadat had made: He would stay in the orbit of the Pax Americana, and he would maintain the « cold peace » with Israel. The authoritarian, secular state, with the army as its mainstay, would keep its grip on political power. But there is no denying that Mr. Mubarak had internalized the lessons of Sadat’s assassination.

Where Sadat openly embraced the distant American power, flaunted his American connections, and savored the attention of the American media, Mr. Mubarak has had an arm’s length relationship with his American patrons. There was no need, he understood, to tempt the fates and to further inflame the anti-Western and anticolonial inheritance of his countrymen.

America had come into Egypt in the aftermath of the 1973 October War. There were Egyptians who took to this new world and its possibilities, so keen were they to put the dreaded radical past with its privations and restrictions behind them. But a fault line divided the country. The pious and the traditionalists and those who believed that Egypt’s place lay in the Arab world were offended by this new order. Mr. Mubarak would take U.S. aid. Second only to the American subsidy to Israel, it was crucial to his regime. There would be joint military exercises with U.S. forces. But the Egyptian ruler was keen to show his independence from American tutelage.

Mr. Mubarak was at one with the vast majority of Egyptians in his acceptance of peace with Israel. He hadn’t made that peace. It was not for him the burden it was for Sadat. Egypt was done with pan-Arab wars against Israel. She had paid dearly in those campaigns. Her national pride had been battered, her scarce treasure had been wasted, and the country had become an economic backwater. And so Mr. Mubarak honored the peace with Israel, but there would be no grand spectacles, no big visit to Israel, no stirring speeches to the Israeli Parliament. This had been Sadat’s way.

Mr. Mubarak was under no compulsion to come up with an « electric shock » diplomacy of his own. He would, under duress, make a single, brief visit to Israel in 1995 for the burial of Yitzhak Rabin. He said little. The memorable funeral oration was made by the Jordanian monarch, King Hussein.

If Mr. Mubarak was spared the wrath of the traditionalists, it must be acknowledged that he has never led or defended a modernist course for his country. This was no Mustapha Kemal Ataturk pushing his people into a new culture and a new world. A suspicious autocrat, he has stepped out of the way as a toxic brew came to poison the life of Egypt – a mix of antimodernism, anti-Americanism and anti-Semitism.

Egypt has struggled mightily since the mid 1800s to belong to the modern world of nations. It had something of a democratic inheritance; the Mediterranean bordered this country and brought it its gifts. In the interwar years, there had been a parliamentary system in place.

But this was not Mr. Mubarak’s impulse. He rules by emergency decrees and has suffocated the country’s political life, reducing the political landscape to something barren that he has been comfortable with: the authoritarian state on one side, the Muslim Brotherhood on the other. Nothing stirred or grew in the middle.

No democratic, secular opposition was allowed to sprout. For Mr. Mubarak, the appetite grew with the eating. The modest officer of yesteryear had become a pharaoh in his own right. He flew under the radar, as Egyptian authoritarianism was never on a par with the kind of terror unleashed on Libya, Syria or Saddam Hussein’s Iraq. He has refused to give his country an orderly process of succession. He would never name a vice president, even as his country clamored for that. By his own lights a patriot devoted to his country, he left it prey to the doubts and dark thoughts that cripple the life of « Oriental despotisms. » He let loose on Egyptians the steady speculation that he had in mind dynastic succession, bequeathing a big country to his son.

Egyptians with a feel for their country’s temperament have long maintained that Mr. Mubarak is a creature of his social class. He hails from middle peasantry. He had made his way to the armed forces and remained at heart a man of the barracks. He never trusted crowds and the disputations of politics. (Sadat was formed in the 1930s and 1940s when Egypt was a veritable hothouse of political ideas, with doctrines and opinions at the ready.)

In the police state he rules, radical Islamists are hunted down or imprisoned. The prisons are notorious for their cruelty. In time, Islamists from Egypt, survivors of its prisons, would make their way to the global jihad. They hadn’t been able to topple the Mubarak regime, so they struck at lands and powers beyond.

A young physician, then 30 years of age, a Cairene of aristocratic pedigree, one Ayman al-Zawahiri was picked up in the dragnet that followed Sadat’s assassination. He was imprisoned and tortured, then made his way to the Afghan jihad and to the world of terror, rising to second in command of al Qaeda. It was Zawahiri, learned but merciless, who drew a distinction between the « near enemy » (the regime at home) and the « far enemy » (the American patrons of the regime), and who opined that it was the permissible and proper thing to strike at distant enemies in preparation for bringing down the tyrant at home.

In the same vein, a blind preacher from a once-tranquil town on the edge of Egypt’s Western Desert, Omar Abdul Rahman, quit his country for Jersey City and Brooklyn. He carried the fire and the rage with him to the New World, and was eventually tried and convicted for crimes stemming from the investigation into the 1993 World Trade Center bombing. Mubarak’s Egypt had grown skilled at channeling its troubles to distant places.

No great upheaval has taken place in the Egypt of Hosni Mubarak. But the country on the banks of the Nile has stagnated. Its good cheer – one of its fabled attributes – has given way, and the crowded country now is an unhappy, bitter place.

Egyptians had led the march of Arab modernity, and for decades they lived on that sense, and memory, of primacy. All this is of the past. Other Arabs have gone their way and negotiated their own terms with the world. A sense of disappointment now suffuses Egypt’s political and cultural life. There is peace with Israel, but it is unloved. There is a dependency on the U.S., but one of bitter resentment on the part of most Egyptians. There are ideas of a big country at the crossroads of three continents, but the reality of an unimaginative autocracy.

Grant Mr. Mubarak his due: He has not dispatched his countrymen on deadly expeditions and needless wars. He has kept the peace, he has been the cop on the beat. But Egypt needed and deserved something better, more ennobling, than a tyrant’s sterile peace.

Mr. Ajami, a professor at Johns Hopkins School of Advanced International Studies and a senior fellow at Stanford University’s Hoover Institution, is the author of « The Foreigner’s Gift » (Free Press, 2007).

One Response to Flottilles: Attention, une mascarade peut en cacher bien d’autres (The ongoing farce of flotillas, refugee camps and peace processes)

  1. Kiera Winters dit :

    les liens entre blakc metal, satanisme et pornographie sont evidents, il n’y a qu’a voir l’album « La Bite du Diable » du groupe Antekhrist 41 c’est vraiment choquant https://blackmetalfr.wordpress.com/2015/10/30/black-metal-satanisme-et-pornographie/

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :