Médias: Et si Israël disparaissait? (Imagine there’s no Israel)

A world with no Israel (cartoon)
Imagine there’s no Israel, It’s easy if you try, Imagine all the people, Living life in peace You may say that I’m a dreamer, But I’m not the only one, I hope someday you’ll join us And the world will be as one … (à fredonner sur un air connu)
Quelqu’un m’a demandé pourquoi je ne dis plus qu´Israël doit être détruit… J´ai répondu qu´il n’était plus nécessaire de le dire, vu que ce régime est déjà en voie d´être détruit. Mahmoud Ahmadinejad
Nul ne peut ne pas rêver de la destruction de n’importe quelle puissance devenue à ce point hégémonique (…) A la limite, c’est eux qui l’ont fait, mais c’est nous qui l’avons voulu. Jean Baudrillard (novembre 2001)
La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers. Dominique de Villepin (Paris, automne 2001)
Le point de départ, c’est ce tabou absolu qu’est la fin possible d’Israël. Je pense que, ne serait-ce que pour l’exorciser, il faut en parler. Que se passera-t-il le jour où Israël sera lâché par les Etats-Unis, son seul véritable allié ? J’ai voulu travailler sur ce scénario pour montrer à quel point les dirigeants israéliens actuels menaient une politique suicidaire. Les romans servent aussi à cela. (…) Après tout, c’était un roman, je n’étais pas obligée de coller à la stricte vérité, je pouvais – je devais même – donner libre cours à mon imagination ! Ce qui a été le plus dur, ou le plus excitant, c’est que la réalité ne cessait de me rattraper. J’ai inventé le personnage de Sokolov avant que Liebermann n’accède au pouvoir, j’ai inventé cette épidémie de peste qui affole la planète avant qu’H1N1 ne panique la terre entière, j’ai inventé le coup de gueule de la secrétaire d’Etat américaine avant que le vice -président américain Joe Biden ne se mette en colère contre Israël pour la poursuite de sa politique de colonisation ! A un moment, j’ai eu peur de ne plus surprendre. (…) c’est après avoir imaginé dans mon roman que les juifs seraient accusés d’avoir empoisonné l’eau de la Mecque, que j’ai découvert qu’il s’était produit exactement le même phénomène au Moyen-Âge. Immense émotion. (…) Je pense qu’à trop tirer sur la corde, les dirigeants israéliens pourraient un jour la faire rompre. On a vu au printemps dernier que les Etats-Unis étaient capables de s’emporter contre ce pays qu’ils soutiennent à bout de bras. Moi, je crois qu’il faudrait un Obama à Israël, et aux Palestiniens aussi. Encore une fois, pas forcément pour régler les problèmes d’un coup de baguette magique, c’est malheureusement impossible, mais au moins pour changer la perception que le monde a de cette région. La chance pour qu’il émerge trois Obama en un minimum de temps est malheureusement très faible. Il faut y croire. (…) cela n’a pas toujours été facile. Les autorités israéliennes étaient à cran à l’époque où j’étais là-bas. Les journalistes français étaient considérés par beaucoup au sein du gouvernement comme pro-palestiniens et donc anti-israéliens, voire pire, tout simplement parce qu’ils allaient faire leur boulot en allant raconter, outre les soubresauts de la société israélienne, ce qui se passait dans les territoires palestiniens, qui n’était pas souvent très beau à voir car ces territoires étaient bouclés à double tour par les Israéliens. J’ai eu droit à ces critiques, comme certains autres. Mais je m’en suis remise. Alexandra Schwartzbrod
Je suis extrêmement troublée car il y a là presque toute la trame de ce roman sur lequel je travaille depuis trois ans : Israël montré du doigt par le monde entier à cause d’une opération qui a dérapé, la brouille entre la Turquie et Israël, les Arabes israéliens accusés de manquer de loyauté envers l’Etat hébreu, le secrétaire-général de l’ONU qui monte au créneau, l’administration américaine qui sent qu’elle doit bouger… Je suis troublée mais pas surprise. Je n’ai pas bâti cette trame au hasard. Ce roman est extrêmement réfléchi. J’ai voulu raconter ce qu’il risquait de se passer si les dirigeants israéliens continuaient à se comporter comme ils le font depuis un certain temps : en gouvernant main dans la main avec l’extrême droite et avec un sentiment total d’impunité. Je ne pensais simplement pas que la réalité rejoindrait aussi vite la fiction. Alexandra Schwartzbrod
Et si Israël disparaissait ? (…) Tout débute par l’explosion d’une usine bactériologique en Russie qui libère le fléau de la peste. Des pèlerins contaminent La Mecque en plein hadj. Alors que les morts se comptent par centaines de milliers, la rumeur d’un complot juif enfle. Les bruits atteignent l’Etat hébreu, qui se retrouve au bord de la guerre civile. Le Point
« Adieu Jérusalem », dit le titre en forme d’épitaphe : et c’est bien d’un adieu qu’il s’agit, lancé à une certaine idée fraternelle et ouverte de l’humanité, sacrifiée sur l’autel des intégrismes de tous poils, barbes ici, papillotes là. (…) Tout commence en Russie, dans une usine chimique à la Tchernobyl dont l’explosion engendre une contamination qui ramène sur le devant de la scène ce vieux mal qui répand la terreur : la peste noire, laquelle éclate, par pèlerins qui en véhiculent le germe, lors du grand rassemblement du hadj à La Mecque. Et comme toujours, quand le mal rôde, il faut un bouc émissaire. L’Histoire montre assez que les Juifs ont en la matière une bonne longueur d’avance : rien d’étonnant à ce que la colère arabe s’enflamme contre eux, et rien d’étonnant à ce que le conflit déjà exacerbé largue toutes les amarres pacifiques pour devenir affrontement irrationnel et suicidaire. Le Dauphiné
Les romans sont parfois de magnifiques ouvrages géopolitiques si l’auteur allie le talent d’écriture à de solides connaissances. C’est le cas d’Alexandra Schwartzbrod, journaliste à Libération, qui fut en poste à Israël de 2000 à 2003. Pascal Boniface
Alexandra Schwartzbrod a pris ses fonctions de correspondante de Libération à Jérusalem juste avant la seconde Intifada. Elle a dû apprendre vite – « et bien », précise Enderlin. Pourtant, elle va regagner Paris ce mois-ci. Gênés, ses collègues font état de « problèmes politiques et professionnels ». Coïncidence ? La Mena l’accusait systématiquement depuis janvier 2002 d’« incitation à la haine ethnique » et de « propagande anti-israélienne », jusqu’à ce que, le 14 juillet, une dépêche claironne : « Alexandra Schwartzbrod s’en va ! Ce sont nos amis à Libération qui nous ont confirmé la rumeur avec une satisfaction certaine. » Et de raconter par le menu les discussions internes qui aboutirent au rappel de la correspondante et à son remplacement... Le Monde diplomatique (dec. 2002)

A l’heure où, après l’incroyable acte de piratage en haute mer de l’Armée israélienne contre une flottille humanitaire sans défense autre que des couteaux et des barres de fer, la planète entière  a condamné comme un seul homme l’entité sioniste …

Mais où, sous la pression conjuguée du lobby juif et des prochaines élections de mi-mandat de novembre, le président Obama lui-même a dû mettre un bémol à sa critique de l’Etat sioniste …

A lire d’urgence sur les plages de vos vacances …

Ce courageux et brillant roman de politique fiction d’une journaliste qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui en paya d’ailleurs le prix après deux ans en poste en Israël.

Et qui (frissons garantis!) ose briser « le tabou absolu »

A savoir penser l’impensable et dire et écrire tout haut (jusqu’à réinventer, sans le savoir, l’accusation médiévale d’empoisonnement  des sources d’eau!) ce que pensent nombre de ses confrères tout bas:

la disparition pure et simple, à l’horizon 2017, de l’Etat d’Israël!

A lire d’urgence sur les plages de vos vacances …

Ce courageux et brillant roman de politique fiction d’une journaliste qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui en paya d’ailleurs le prix après deux ans en poste en Israël.

Et qui (frissons garantis!) ose dire et écrire tout haut (jusqu’à réinventer, sans le savoir, l’accusation médiévale d’empoisonnement  des sources d’eau!) ce que pensent nombre de ses confrères tout bas et penser l’impensable: la disparition pure et simple, à l’horizon 2017, de l’Etat d’Israël!

Interview Alexandra SCHWARTZBROD

réalisée par mail en 2010 par Christophe Dupuis

A propos de « Adieu Jérusalem »

Alexandra Schwartzbrod, pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, pourriez-vous vous présenter rapidement ?

Je suis journaliste à Libération et romancière. A Libé, je suis une des chefs du service Economie, spécialisée notamment dans les industries d’armement et nucléaire. Il y a dix ans, je suis partie, pour Libé, comme correspondante à Jérusalem. On était alors en pleines discussions sur un accord de paix (Camp David). Je pensais très naïvement assister à cet événement historique que serait l’avènement d’un Etat palestinien. En réalité j’ai assisté, en direct, à l’éclatement de la deuxième intifada. Près de trois ans de violences (israélienne et palestinienne) ininterrompues. Il y a dix ans aussi, j’ai publié mon premier roman, « Koutchouk », l’histoire romancée de cette danseuse du ventre avec qui Gustave Flaubert a passé une nuit torride durant son voyage en Egypte et qui, je le crois, lui a inspiré Salammbô. L’écriture de ce roman fut un tel bonheur intense que je n’ai eu de cesse de recommencer. Mais mon séjour à Jérusalem ayant changé ma vision de l’Orient, j’ai eu envie d’une écriture plus brutale, moins « loukoumesque », et je me suis lancée dans le polar avec « Balagan », dont l’intrigue se passe dans la vieille ville de Jérusalem pendant cette dernière intifada et qui a remporté le prix du polar de la SNCF en 2003.

Votre métier vous prend beaucoup de temps, alors comment arrivez-vous à le concilier avec l’écriture ?

Mais j’écris tout le temps ! Tout nourrit mon imagination et d’abord mon métier de journaliste ! J’ai une grande force, c’est que je suis capable d’écrire n’importe où, n’importe quand. Et moins j’ai de temps, mieux j’écris. Si vous m’enfermez dans une pièce toute une journée, je deviens dingue, au bout d’une heure je n’ai plus d’inspiration. Si je vais m’asseoir dans un café près de Libé à l’heure du déjeuner avec une demi-heure en tout et pour tout, j’ai une inspiration démente. Comme si tout tournait dans ma tête depuis des heures et ne demandait qu’à sortir ! Dans le métro, le train, l’avion, pareil.

Et comment expliquez-vous le nombre de journalistes/écrivains ?

On a une telle chance quand on est journaliste, on entre dans tellement de lieux non accessibles au grand public, on rencontre tellement de gens intéressants (pas tous, il faut bien le reconnaître, mais quand même) qu’arrive un moment où on a envie de raconter tout ça, de ne pas le laisser s’envoler. Et puis l’écriture du roman est très différente de celle d’un article, moins factuelle, plus personnelle. On peut plus facilement parler de goûts, d’odeurs, de sexe, de sentiments, de lumières, j’aime beaucoup ça aussi.

JerusalemC’est votre deuxième roman se déroulant à Jérusalem, et même s’il est plus facile d’écrire sur les lieux qu’on connaît, on se demande ce qui vous y attire tant…

On se le demande vraiment ? J’ai du mal à le croire. Jérusalem est la ville la plus fascinante qui existe sur terre. On adore ou on ne supporte pas, ou les deux à la fois, mais elle ne laisse en aucun cas indifférent.

Le livre se passe en 2017, quel a été le point de départ de cette prospective politique ?

Le point de départ, c’est ce tabou absolu qu’est la fin possible d’Israël. Je pense que, ne serait-ce que pour l’exorciser, il faut en parler. Que se passera-t-il le jour où Israël sera lâché par les Etats-Unis, son seul véritable allié ? J’ai voulu travailler sur ce scénario pour montrer à quel point les dirigeants israéliens actuels menaient une politique suicidaire. Les romans servent aussi à cela.

On y retrouve pas mal de monde dont Andreï Sokolov, qui fait campagne pour la mairie de Jérusalem… Vous vous êtes inspirée de l’homme d’affaires russe Arcady Gaydamak qui faisait campagne en 2008, non ?

Oui. Je l’avais longuement interviewé à mon arrivée à Jérusalem et il m’avait beaucoup impressionnée. Une assurance incroyable. Le personnage de Sokolov, c’est donc lui, mâtiné de Lierbemann, l’actuel ministre des affaires étrangères israélien, russe et d’extrême-droite.

C’est d’ailleurs la difficulté d’une telle fiction : coller au réel, mais pas de trop, alors comment avez-vous procédé ?

Au début, j’étais un peu pétrifiée, j’avais peur de ne pas être à la hauteur de cette page d’histoire, de me tromper dans les dates, les événements, le fonctionnement de l’Onu, du secrétariat d’Etat américain, ou du pèlerinage à la Mecque. J’amassais une quantité invraisemblable de doc, de livres et d’articles découpés dans les journaux. En fait, l’inspiration et les personnages ont commencé à venir quand j’ai lâché là-dessus. Après tout, c’était un roman, je n’étais pas obligée de coller à la stricte vérité, je pouvais – je devais même – donner libre cours à mon imagination ! Ce qui a été le plus dur, ou le plus excitant, c’est que la réalité ne cessait de me rattraper. J’ai inventé le personnage de Sokolov avant que Liebermann n’accède au pouvoir, j’ai inventé cette épidémie de peste qui affole la planète avant qu’H1N1 ne panique la terre entière, j’ai inventé le coup de gueule de la secrétaire d’Etat américaine avant que le vice -président américain Joe Biden ne se mette en colère contre Israël pour la poursuite de sa politique de colonisation ! A un moment, j’ai eu peur de ne plus surprendre.

Un des temps forts du livre est la peste noire qui décime les pèlerins à La Mecque et, rapidement, la foule qui accuse : « les juifs ont empoisonné l’eau de la Mecque. » Et, lorsque la cellule de réflexion américaine y réfléchit, elle tire un parallèle avec le Moyen Age où « ce furent les juifs, qu’on accusa d’empoisonner intentionnellement l’eau des puits… Et vous, vous êtes-vous inspirée du Moyen Age pour cette histoire ?

Je dois reconnaître que non, c’est après avoir imaginé dans mon roman que les juifs seraient accusés d’avoir empoisonné l’eau de la Mecque, que j’ai découvert qu’il s’était produit exactement le même phénomène au Moyen-Âge. Immense émotion.

Vous êtes journalistes, vous écrivez des romans, alors que pensez-vous de ce que se dit Dennis Crocker « L’Américain se frotta les yeux, il devait être en plein cauchemar : on ne pouvait pas être revenu à ce degré zéro de l’intelligence, on ne pouvait pas avoir oublié à ce point les leçons de l’histoire. »

Malheureusement, tous les jours on constate que, quelque part dans le monde, un pays développé ou non est capable de revenir au degré zéro de l’intelligence. L’Histoire ne cesse de se répéter.

Laristel lui pense que « ni l’individu ni la collectivité n’avaient a mémoire du chaos »… Pourtant, les faits sont là, il suffit juste de le ressortir et de les mettre en perspective, non ?

Non, ce n’est pas si simple. Quand on est dans l’urgence, on ne réfléchit pas forcément aux leçons du passé, ni aux conséquences futures. En plus, il faut pour cela une certaine intelligence, une certaine culture que beaucoup n’ont pas.

Laristel, toujours lui, qui se dit que « L’ONU était une machine extrêmement bien huilée où les habitudes tenaient lieu de règles de conduite » et qui peut se permettre de faire un coup d’éclat car « sa carrière était derrière lui »… pensez-vous que cela puisse suffire ?

Non, sans doute pas. Encore que…regardez comme l’élection d’Obama a changé la perception que l’on a des Etats-Unis. Certes, beaucoup de dossiers n’ont pas bougé, notamment le dossier israélo-palestinien, mais quelque chose s’est passé. Laristel, pour moi, peut provoquer ne serait-ce qu’une prise de conscience.

Et pensez-vous que ce qu’il se passe à la fin de votre livre (p391/92, que nous ne dévoilerons pas ici) puisse arriver un jour ? car à la vue des derniers évènements, on peut, une fois de plus, se poser la question…

En effet. Je pense qu’à trop tirer sur la corde, les dirigeants israéliens pourraient un jour la faire rompre. On a vu au printemps dernier que les Etats-Unis étaient capables de s’emporter contre ce pays qu’ils soutiennent à bout de bras. Moi, je crois qu’il faudrait un Obama à Israël, et aux Palestiniens aussi. Encore une fois, pas forcément pour régler les problèmes d’un coup de baguette magique, c’est malheureusement impossible, mais au moins pour changer la perception que le monde a de cette région. La chance pour qu’il émerge trois Obama en un minimum de temps est malheureusement très faible. Il faut y croire.

Pour finir, deux petites questions :

Il y a une référence musicale à Fazil Say, un pianiste turc, serait-ce la musique qui vous a accompagné durant la rédaction du livre ?

Ah oui !…Je l’ai découvert au moment où j’entamais l’écriture de ce roman, à Istanbul, comme Dennis Crocker dans mon roman. Et je suis tombée raide dingue de son disque « les 1000 et une nuits au Harem ». En plus, je trouve qu’il a une très belle gueule, un peu tourmentée, un peu romantique. Parfait pour l’inspiration, comme le titre de ce disque.

Fazil SayA la fin du roman on trouve une biographie bien fournie dans laquelle se trouve… Paul-Loup Sulitzer, étonnant, non ?

Pas du tout !…Souvenez vous que Paul-Loup Sulitzer s’est trouvé embarqué dans l’affaire de l’Angolagate aux côtés d’Arkadi Gaydamak dont il a fait le portrait romancé dans un incroyable thriller politico-financier titré « Le roi rouge ». Ce livre est passé relativement inaperçu mais moi qui avais déjà décidé de faire de Gaydamak un des héros de mon roman, je me suis jetée dessus et…je l’ai dévoré ! Je voyais mon personnage vivre, là, sous mes yeux ; je le retrouvais tel que je l’avais vu quelques années plus tôt et cela a sans doute contribué à enrichir mon imagination.

Last but not least : quittons la fiction et revenons sur le « terrain » pour une question (il y en aurait tant). Vous étiez correspondante de Libération à Jérusalem et j’ai le souvenir d’un article de Dominique Vidal dans Le Monde Diplomatique faisant état de la difficulté d’y faire votre métier…

Vous avez une bonne mémoire. Oui, cela n’a pas toujours été facile. Les autorités israéliennes étaient à cran à l’époque où j’étais là-bas. Les journalistes français étaient considérés par beaucoup au sein du gouvernement comme pro-palestiniens et donc anti-israéliens, voire pire, tout simplement parce qu’ils allaient faire leur boulot en allant raconter, outre les soubresauts de la société israélienne, ce qui se passait dans les territoires palestiniens, qui n’était pas souvent très beau à voir car ces territoires étaient bouclés à double tour par les Israéliens. J’ai eu droit à ces critiques, comme certains autres. Mais je m’en suis remise.

Merci beaucoup

3 commentaires pour Médias: Et si Israël disparaissait? (Imagine there’s no Israel)

  1. Gilgoul dit :

    Si nous devons disparaitre, j’espere que cela sera avec un grand boum, un maelstrom apocalyptique qui entrainera avec nous le reste de l’humanite.
    Histoire que l’on nous haisse enfin pour quelque chose de serieux.

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  2. jcdurbant dit :

    C’est justement ce que nombre de ces ignorants ne veulent pas voir, à savoir, comme le rappelait déjà Eric Hoffer après la 1ère « solution finale » il y a plus de 60 ans, que nous le voulions ou non nos sorts sont inextricablement liés.

    « J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. »

    Eric Hoffer

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  3. Gilgoul dit :

    20 ans de pourparlers de paix,
    17 ans de reconnaissance officielle de l’autorite Palestinienne.
    10 ans apres le retrait du Liban Sud.
    5 ans apres le retrait de Gaza.

    Toutes les promesses faites de normalisation, de « marche commun du Levant », de paix vraie entre les peuples, d’acceptation d’Israel comme juive et democratique. Tout n’a ete que mensonges.

    Et nous, cons de juifs Israeliens, continuons a soutenir l’idee d’un processus de paix, l’idee d’une paix juste et durable.

    Moi, ancien de Shalom Achshav (j’en rougi aujourdh’ui, fallait vraiment etre naif et con), je dis non au processus de paix, non a un etat palestinien a l’Ouest du Jourdain.

    Si on nous accuse deja de genocide, de quoi va t’on nous accuser quand nous repredrons Tyre et Sidon, faisant du Litani notre frontiere naturelle.
    De quoi nous accusera-t-on quand nous chasserons tous ceux qui ne preterons pas serment a l’Etat hors de nos frontieres, qu’ils soient a chapeau noir, a keffieh ou a lunette gucci du nord Tel Aviv.

    Israel ne peut se permettre la deliquescence des democraties occidentales. Il est auourdh’ui indispensable que le pays devienne menacant, que nos ennemis, ou qu’ils soient, d’ou qu’ils viennent, craignent jour et nuit, qu’il prennent la position defensive de ceux qui ne savent quoi attendre de leus ennemis.

    Cela n’est pas tres « democratique » me direz vous.
    Une democratie devoyee ne merite rien d’autre.
    Une democratie qui a cesse de representer le vote populaire ne vaut rien.

    Personne n’a elu Sharon pour un retrait de Gaza, personne n’a elu Barak pour un retrait du Sud Liban. Les « benefices » de ces retraites sont de l’ordre de la mention dans les journaux, avant de « compenser » par quelque « crime de guerre » qui ne sera dementi que longtemps apres en page 30.

    Et personne n’elira personne pour se retirer du Golan, mais je sais qu’un jour les bulldozers viendront pour m’arracher a ma terre.

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