Terrorisme: Une à la fois inquiétante et encourageante occidentalisation des jihadistes? (Will jihadism ultimately westernize itself to extinction?)

Jihad Jane (Colleen Renee LaRose, Mar. 2010)Ah, ils nous en ont fait avaler des couleuvres, De Prague à Budapest de Sofia à Moscou, Les staliniens zélés qui mettaient tout en œuvre, Pour vous faire signer les aveux les plus fous. Jean Tenebaum Ferrat (1980)
Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. Mais les tours détruites occupaient autant d’étrangers que d’Américains. Et par leur efficacité, par la sophistication des moyens employés, par la connaissance qu’ils avaient des Etats-Unis, par leurs conditions d’entraînement, les auteurs des attentats n’étaient-ils pas un peu américains ? On est en plein mimétisme. René Girard
La même force culturelle et spirituelle qui a joué un rôle si décisif dans la disparition du sacrifice humain est aujourd’hui en train de provoquer la disparition des rituels de sacrifice humain qui l’ont jadis remplacé. Tout cela semble être une bonne nouvelle, mais à condition que ceux qui comptaient sur ces ressources rituelles soient en mesure de les remplacer par des ressources religieuses durables d’un autre genre. Priver une société des ressources sacrificielles rudimentaires dont elle dépend sans lui proposer d’alternatives, c’est la plonger dans une crise qui la conduira presque certainement à la violence. Gil Bailie
Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. Jung (1939)
Notre lutte est une lutte à mort. Ernesto Guevara (décembre 1964)
Il faut mener la guerre jusqu’où l’ennemi la mène: chez lui, dans ses lieux d’amusement; il faut la faire totalement. Ernesto Guevara (avril 1967)
Kidnapper des personnages célèbres pour leurs activités artistiques, sportives ou autres et qui n’ont pas exprimé d’opinions politiques peut vraisemblablement constituer une forme de propagande favorable aux révolutionnaires. ( …) Les médias modernes, par le simple fait qu’ils publient ce que font les révolutionnaires, sont d’importants instruments de propagande. La guerre des nerfs, ou guerre psychologique, est une technique de combat reposant sur l’emploi direct ou indirect des médias de masse. (…) Les attaques de banques, les embuscades, les désertions et les détournements d’armes, l’aide à l’évasion de prisonniers, les exécutions, les enlèvements, les sabotages, les actes terroristes et la guerre des nerfs sont des exemples. Les détournements d’avions en vol, les attaques et les prises de navires et de trains par les guérilleros peuvent également ne viser qu’à des effets de propagande. Carlos Marighela (Minimanuel de guerilla urbaine, 1969)
Je suis et demeure un combattant révolutionnaire. Et la Révolution aujourd’hui est, avant tout, islamique. Illich Ramirez Sanchez (dit Carlos, 2004)
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Comme au bon vieux temps de la Terreur, quand les gens venaient assister aux exécutions à la guillotine sur la place publique. Maintenant, c’est par médias interposés que la mort fait vibrer les émotions (…) Les médias filment la mort comme les réalisateurs de X filment les ébats sexuels. Bernard Dugué
Malgré eux, les islamistes sont des Occidentaux. Même en rejetant l’Occident, ils l’acceptent. Aussi réactionnaires que soient ses intentions, l’islamisme intègre non seulement les idées de l’Occident mais aussi ses institutions. Le rêve islamiste d’effacer le mode de vie occidental de la vie musulmane est, dans ces conditions, incapable de réussir. Le système hybride qui en résulte est plus solide qu’il n’y paraît. Les adversaires de l’islam militant souvent le rejettent en le qualifiant d’effort de repli pour éviter la vie moderne et ils se consolent avec la prédiction selon laquelle il est dès lors condamné à se trouver à la traîne des avancées de la modernisation qui a eu lieu. Mais cette attente est erronée. Car l’islamisme attire précisément les musulmans qui, aux prises avec les défis de la modernité, sont confrontés à des difficultés, et sa puissance et le nombre de ses adeptes ne cessent de croître. Les tendances actuelles donnent à penser que l’islam radical restera une force pendant un certain temps encore. Daniel Pipes
Il est malheureux que le Moyen-Orient ait rencontré pour la première fois la modernité occidentale à travers les échos de la Révolution française. Progressistes, égalitaristes et opposés à l’Eglise, Robespierre et les jacobins étaient des héros à même d’inspirer les radicaux arabes. Les modèles ultérieurs — Italie mussolinienne, Allemagne nazie, Union soviétique — furent encore plus désastreux. Ce qui rend l’entreprise terroriste des islamistes aussi dangereuse, ce n’est pas tant la haine religieuse qu’ils puisent dans des textes anciens — souvent au prix de distorsions grossières —, mais la synthèse qu’ils font entre fanatisme religieux et idéologie moderne. Ian Buruma et Avishai Margalit
Hors de la Première guerre mondiale est venue une série de révoltes contre la civilisation libérale. Ces révoltes accusaient la civilisation libérale d’être non seulement hypocrite ou en faillite, mais d’être en fait la grande source du mal ou de la souffrance dans le monde. (…) [Avec] une fascination pathologique pour la mort de masse [qui] était elle-même le fait principal de la Première guerre mondiale, dans laquelle 9 ou 10 millions de personnes ont été tués sur une base industrielle. Et chacun des nouveaux mouvements s’est mis à reproduire cet événement au nom de leur opposition utopique aux complexités et aux incertitudes de la civilisation libérale. Les noms de ces mouvements ont changé comme les traits qu’ils ont manifestés – l’un s’est appelé bolchévisme, et un autre s’est appelé fascisme, un autre s’est appelé nazisme. (…) De même que les progressistes européens et américains doutaient des menaces de Hitler et de Staline, les Occidentaux éclairés sont aujourd’hui en danger de manquer l’urgence des idéologies violentes issues du monde musulman. Paul Berman
Le jihad n’est pas exigé si l’ennemi est deux fois plus puissant que les musulmans. (…) Quel intérêt y a-t-il à détruire un des édifices de votre ennemi si celui-ci anéantit ensuite un de vos pays ? A quoi sert de tuer l’un des siens si, en retour, il élimine un millier des vôtres ? Saïd Imam Al-Sharif alias Dr. Fadl (ex-idéologue d’Al Qaeda)
Il a attiré des convertis plus nombreux, plus jeunes, souvent issus des milieux populaires, qui voyaient en l’islam non plus une réalité extérieure, étrangère, voire exotique, mais au contraire un phénomène local et même souvent, de manière paradoxale, un facteur d’intégration! Paul Landau
Si les convertis jouent un rôle fondamental dans la stratégie islamiste, c’est parce qu’ils se trouvent justement à l’intersection de ces deux versants complémentaires de la stratégie de lutte contre l’Occident : certains deviennent des soldats du djihad, d’autres sont employés à des fonctions de da’wa. » (propagation de la foi) Paul Landau
Pour moi, c’était une femme au milieu de sa vie, une sociopathe qui cherchait désespérément l’amour,elle était seule et isolée, avec une haine profonde pour les Etats-Unis qu’elle rendait responsables de tous ses problèmes. Enquêteur amateur de Jawa Report
A mes yeux, Jihad Jane est un produit de YouTube. J’ai observé comment elle s’est progressivement radicalisée et comment son influence a grandi sur YouTube. Elle était considérée, et se présentait sur YouTube comme une mère pour les jeunes islamistes, qui la respectaient. Administrateur du site Smackdown.Corps
Il y a, dans nos sociétés occidentales, un désaveu de la parole officielle et une suspicion généralisée de l’expertise et de l’innovation scientifique. (…) Il est de plus en plus difficile de cacher les choses et les complots. Mais paradoxalement, comme tout finit par se savoir, y compris les mensonges, le sentiment que l’on nous ment se développe. Gérald Bronner

Après les Américains Ryan Anderson, David Belfield, Clement Rodney Hampton-el, Mark Fidel Kools, John Muhammad, Randall Royer, John Samuel, Daniel Patrick Boyd, Carlos Bledsoe, Adam Gadahn …

Les Britanniques Germaine Lindsay, Richard Reid, Andrew Rowe et l’Australien Jack Roche …

L’Allemand Steven Smyrek, le Néerlandais Jason Walters et l’Italien Domenico Quaranta …

La Belge Muriel Degauque et les Français David et Jérome Courtailler, Pierre Richard Robert, Ruddy Teranov …

Au lendemain de la disparition du célèbre compagnon de route et idiot utile du totalitarisme soviétique récemment recyclé anti-mondialiste Jean Tenenbaum Ferrat …

Et, après l’arrestation d’un nouvel Américain talibanisé au Pakistan, de l’inculpation d’une Américaine blonde aux yeux bleus surnommée Jihad Jane préparant apparemment avec sept résidents d’Irlande (dont une autre Jihad Jamie?) l’assassinat d’un dessinateur suédois qui avait caricaturé Mahomet …

Retour, avec l’ancien analyste de la CIA Reuel Marc Gerecht, sur la menace particulière que pose cette nouvelle tendance du djihadisme international, à savoir l’occidentalisation des recrues.

D’abord, de par leurs « passeports, noms occidentaux et familiarité avec les langues et les coutumes des non-croyants », au niveau de la détection pour les services antiterroristes.

Et, de par leur « passé de marginaux ayant eu des problèmes avec la justice de leur pays et leur besoin d’une «famille clémente» et de la possibilité d’une revanche imminente et vertueuse sur leurs échecs personnels passés » (l’islam apparaissant même dans certains de nos quartiers largement islamisés comme, ainsi que l’a montré Paul Landau, « facteur d’intégration »!), pour le profil idéal qu’ils présentent pour les attentats suicides (et l’insatiable appétit de nos médias et réseaux internet pour le frisson du conspirationnisme et du sang!).

Mais rappel aussi d’un certain espoir, si l’on considère la logique largement occidentale de cette évolution qui nous avait valu en Occident même les jeunes passionarias, aujourd’hui largement oubliées, des diverses brigades colorées d’avant la chute de l’Union soviétique.

Et qui, avec la destruction des cultures traditionnelles du Moyen-Orient ou d’ailleurs nous valent les aberrations actuelles des femmes musulmanes kamikazés mais aussi, si l’on en croit l’évolution de la société iranienne qui a produit le phénomène il y a une trentaine d’années et l’apparition avec les défaites militaires sur le terrain (merci qui?) des premières voix discordantes au sein des religieux mêmes, la croissante difficulté, comme en témoigne l’inflation aussi pathétique qu’inefficace des chiffres brandis par les Ahmadinejad du moment (55 000 en 2006, 70 000 l’an dernier), de recrutement de nouveaux candidats aux attaques-suicide …

Extraits:

Ce n’est pas une coïncidence que la guerre d’Irak et le conflit entre les musulmans palestiniens et les Israéliens aient produit tant de femmes terroristes-suicide. Saddam Hussein, le totalitariste le plus brutal de toute l’histoire du Moyen-Orient avait à la fois modernisé et désintégré l’Irak. L’Islam sunnite fondamentaliste gagnait rapidement du terrain dans la Mésopotamie des années 90 pendant que le Baasisme s’effondrait comme idéologie. Mais les Baasistes reconvertis islamistes sunnites de l’Irak portaient en eux l’éthique – la destruction morale – de Saddam. L’invasion américaine, et surtout les conflits sectaires sunnites-chiites qui l’ont suivie, ont encore plus souligné ce qui restait de l’éthique traditionnelle.

Les sunnites radicalisés de l’Irak – les enfants de Saddam – qui sont parmi les plus occidentalisés des Arabes, étaient prêts à tuer leurs soeurs pour la guerre sainte. Et leurs soeurs étaient prêtes à tuer et être tuées. L’impératif catégorique musulman historique qui assignait les femmes à leur rôle de mères et de consolidatrices de la vie se voyait dépassé par une modernité fascinée par la mort.

Sous la tutelle de Yasser Arafat, le véritable père du terrorisme du Moyen-Orient moderne, les Palestiniens ont appris l’éthique flexible qui permet à des hommes de massacrer des femmes et des enfants et d’appeler cela de la « résistance. » Avec ce type de morale, le respect islamique traditionnel pour le martyre istishhad converti en cri de guerre moderne, l’évolution d’un combattant palestinien armé d’une mitraillette et de grenades en terroriste-suicide homme puis femme semble, rétrospectivement, inévitable. Entendre des mères musulmanes palestiniennes raconter fièrement comment elles avaient envoyé des fils mourir comme terroristes-suicide et se réjouir à présent à l’idée d’envoyer plus de fils ou de filles mourir pour la cause, on réalise la véritable horreur de ce que peut produire l’effacement des cultures traditionnelles par la face cachée de la modernité occidentale.

Nous pouvons certainement espérer que l’Iran, lieu de naissance des terroristes-suicide, est un indicateur pour les fondamentalistes violents. Malgré les revendications du Président Mahmoud Ahmadinejad, qui voit une légion de 10.000 candidats au martyre contre les Etats-Unis, cela fait des années que nous n’avons pas vu d’Iranien vouloir s’immoler pour Dieu et la théocratie.

Les sociétés où les hommes encouragent des femmes à tuer, ou ciblent les femmes comme les non-combattants, sont littéralement suicidaires. Si la guerre sainte islamique meurt au Moyen-Orient, elle mourra en Europe et en Amérique. LaRose sera oubliée, comme les jeunes femmes violentes qui sont par le passé tombées amoureuses de la cause communiste – avant la chute de l’Union Soviétique et de l’utopisme occidental.

The Next Wave of Jihadists
Reuel Marc Gerecht
The Daily Beast
March 11, 2010

The U.S. terror suspect known as “JihadJane” represents a troubling breed of convert holy warrior. Reuel Marc Gerecht on why Western recruits are more likely to go on suicide missions.

The arrest of “JihadJane,” aka Colleen Renee LaRose, a blond-haired, blue-eyed, 46-year-old American, ought to make us reflect on a major ingredient in contemporary jihadism: Westernization. European internal-security and intelligence officers have long feared Western converts to radical Islam—the type of people who once embraced Europe’s Cold War-era hard-core left-wing organizations.

But with convert holy warriors, there’s an expanded target pool: down-and-out misfits like LaRose, who have brushes with the law or become criminals. Finding militant Islam is like finding a forgiving family. Past personal failures and insults to one’s dignity are consumed by the possibility of imminent, righteous revenge. Through the Internet, newly minted believers can now touch an enormous “virtual umma,” a borderless community of radicals and holy warriors. LaRose found the home and a higher calling that she never had through jihadist Web sites. Carrying Western passports and names, fluent in the idiom and manners of non-believers, usually distant from family, friends, and social organizations, and often imbued with a Nietzschean sense of an individual’s historic possibilities, such Westerners make ideal holy warriors.

America’s dynamic equalitarian ethic among men and women could produce, if applied in radical Muslim conversions, competent female killers.

We don’t know now whether LaRose really wanted to kill herself in the process, as authorities allege, of plotting to kill the Swedish artist Lars Vilks, who’d once depicted the Prophet Muhammad with the body of a dog. (LaRose, charged with conspiracy to commit murder, is slated to appear in court March 18.) But we do know that the more Westernized Muslim militants are, the more likely they will embrace jihad as a suicide mission. Westernization is the dominant factor in the significant growth of death-wish believers among Muslim women. Thirty years ago, when the first suicide bombers appeared in revolutionary Iran, where Marxist-Islamist guerrillas warred against Ayatollah Ruhollah Khomeini, Sunni and Shiite fundamentalists would have recoiled from using women in such a way. In the traditional Middle East, women carry male and family honor. They are the moral loadstone of the remarkably strong Muslim home, where hierarchy reigns supreme. According to customary tribal law, devout Muslim men may beat or even kill their wives, sisters, and daughters for sexual transgressions. But such severity can be directed at women because they and their wombs are sacred. They are, above all else, non-combatants.

It’s not a coincidence that the Iraq War and the conflict between Palestinian Muslims and Israelis has produced so many female suicide bombers. Saddam Hussein, the most vicious totalitarian in Middle East history, both modernized and pulverized Iraq. Fundamentalist Sunni Islam was gaining ground fast in Mesopotamia in the 1990s as Baathism collapsed as an ideology. But Iraq’s Baathists-turned-Sunni Islamists carried with them the ethical order—the moral mayhem—of Saddam. The American invasion, and especially the subsequent Sunni-Shiite sectarian strife, further stressed what was left of traditional ethics. Iraq’s radicalized Sunni Arab men—the children of Saddam—who are among the most Westernized of Arabs, were ready to kill their sisters as holy warriors. And their sisters were ready to kill and be killed. The age-old Muslim categorical imperative for women to be mothers and nurture life was overwhelmed by a modernity that worships death.

Cheek by jowl with Israelis and wide-open to the West’s socialist ideologies of revolution for 60 years, the Palestinians have become über-modernists. This is as true for the Hamas loyalists of Gaza as it is for the faithful of the Palestine Liberation Organization on the West Bank. Under the tutelage of Yasser Arafat, the true father of modern Middle Eastern terrorism, Palestinians learned the flexible ethics that allow men to slaughter women and children and call it “resistance.” With this morality in play, with the traditional Islamic respect for istishhad martyrdom, converted into a modern battle cry, the evolution of a machine-gun toting, grenade-throwing Palestinian fighter into a male suicide bomber into a female suicide bomber seems, in retrospect, inevitable. To listen to Palestinian Muslim mothers proudly describe how they’d sent sons to die as suicide bombers and were now eagerly waiting to send more sons or daughters to die for the cause is to realize the true horror of what can happen when the dark side of the West’s modernity obliterates traditional cultures.

So far the United States has been lucky. We’ve seen Muslim Americans radicalize and kill. But their numbers in the New World are still small compared to those who have done so in the Old World. LaRose, a high-school dropout, was obviously an operational disaster who allowed American and perhaps foreign-security officials to lock onto her easily. Islamic holy-warrior organizations, like al Qaeda, really have not been able to attract the best and the brightest to their cause. But Khalid Sheikh Mohammed, the mastermind of the 9/11 attacks, isn’t stupid. The upper crust of jihadists, who almost never send themselves or their loved ones to die a martyr’s death, are bright and clever enough to attract others willing to die. We can only hope that LaRose isn’t the cutting edge of a new wave of jihadist recruitments in the United States. The holy-warrior success with Major Malik Hassan at Fort Hood and other recently discovered want-to-be jihadists in the United States are worrying. America’s dynamic egalitarian ethic among men and women could produce, if applied in radical Muslim conversions, competent female killers.

We can certainly hope that Iran, the birthplace of suicide bombers, is a bellwether for violent fundamentalists. Despite the claims of President Mahmoud Ahmadinejad, who sees a legion of 10,000 eager for a martyr’s death against the United States, we haven’t seen an Iranian willing to immolate himself for God and theocracy in years. Even among Lebanon’s Shiite Hezbollah, revolutionary Iran’s dearest progeny and the iconic vehicle for suicide bombing in the Arab world, the cult of the suicide jihadist has vanished. Influential clerics rose in anger against the practice, which they saw as a violation of God’s laws. It’s been years since chador-clad Iranian women carrying German assault rifles on their shoulders have been seen on Tehran’s streets. The truly wicked modern side of Iran’s Islamic revolution has been pushed back. This hasn’t happened yet with the same finality among the Sunni faithful. But it’s a decent bet that on this issue, “so goes Iran, so goes the Middle East.” Societies where men encourage women to become killers, or target women as non-combatants, are literally suicidal.

As ethically troubled as the Islamic Middle East is, that truth is probably still strong enough to eventually roll back holy war, even in the most damaged Sunni Arab societies. And if Islamic holy war dies in the Middle East, it will die in Europe and America. LaRose will be forgotten, like the young violent women who once fell in love with communist causes—before the Soviet Union and Western utopianism collapsed.

Reuel Marc Gerecht, a former CIA case officer, is a senior fellow at the Foundation for Defense of Democracies.

Voir aussi:

« Jihad Jane », une Américaine inculpée pour terrorisme
Thomas Vampouille
Le Figaro
12/03/2010

Blonde, la quarantaine, cette habitante de la banlieue de Philadelphie est accusée d’avoir fomenté un complot visant à assassiner un homme en Europe.

Son histoire pourrait fournir le scénario d’un épisode croisé entre «Desperate housewives» et «24h chrono». Une Américaine de 46 ans est inculpée aux Etats-Unis pour avoir ourdi avec des terroristes islamistes un complot visant à tuer un homme en Suède, ont annoncé mardi les autorités américaines.

Dans la vie, c’est une blonde aux yeux clairs, habitante de la banlieue de Philadelphie, qui répond au doux nom de Colleen LaRose. Sur Internet, c’était «Jihad Jane». Après sa conversion à l’Islam en 2008, elle veut «désespérément aider à quelque chose», affirme-t-elle dans une vidéo postée sur Youtube avec ce pseudo. Sa cause, elle la trouve dans la «Guerre sainte». Désormais, ses héros sont ses «frères du Jihad» et «OBL», probablement Oussama ben Laden.

Internet offre à la femme de Pennsylvanie le moyen d’entrer en contact avec d’autres illuminés qui partagent ses idées. Très active sur la Toile, grâce notamment à un profil MySpace, celle qui se fait aussi appeler «Fatima Rose» tisse des liens avec des djihadistes d’Europe et d’Asie du Sud. Elle est ainsi soupçonnée d’avoir en 2009 fourni un «soutien matériel» au terrorisme, dont «un soutien logistique, un soutien financier, des documents d’identité et du personnel», indique le ministère américain de la Justice. Elle aurait même projeté d’épouser un de ses contacts terroristes pour l’introduire facilement en Europe.

Sa blondeur comme camouflage

Mais le projet pour lequel elle est prête à donner sa vie en martyre, c’est un meurtre. «Tue-le, c’est le message que je t’adresse», lui a ordonné un de ses contacts. «Ce sera mon objectif jusqu’à ce que j’y parvienne ou que je meure en essayant», a-t-elle répondu. Si la police refuse de révéler l’identité de la «cible», tout porte à croire qu’il s’agit du caricaturiste suédois Lars Vilk, qui avait dessiné le prophète Mahomet avec un corps de chien en 2007. L’annonce de l’inculpation de Colleen LaRose, pourtant interpellée en octobre dernier, est en effet intervenue quelques heures après l’arrestation de sept personnes en Irlande, accusées d’avoir voulu assassiner le même Lars Vilks. Plusieurs médias américains, citant une source anonyme, indiquent que l’Américaine était en contact avec au moins l’un de ces hommes. Mais le département américain de la Justice refuse pour le moment de faire le lien entre les deux affaires.

Pour mener à bien son funeste projet, «Fatima Rose» comptait sur un atout : sa blondeur. Son physique, pensait-elle, lui permettrait de «passer inaperçue» en Europe et d’y déjouer les mesures de sécurité. «Cette affaire, a commenté le procureur Michael Levy, fait voler en éclats tout reste de croyance selon lesquels nous pourrions arrêter un terroriste en fonction de son apparence». Désormais inculpée, Colleen LaRose risque la prison à vie.

Voir par ailleurs:

Pour Allah jusqu’à la mort, de Paul Landau
Jean-François Chalot
Riposte laïque
9 septembre 2008Chaque année, des milliers de personnes en Amérique ou dans chaque pays d’Europe se convertissent à l’Islam… Qui sont ces nouveaux musulmans plus pratiquants en général que ceux de souche ?L’auteur, écrivain et chercheur, spécialiste des mouvements islamistes propose un diagnostic qui s’appuie sur une étude . Durant la première partie de son livre, il revient assez largement sur les itinéraires personnels et politiques de certains convertis à l’islam radical…Si ces portraits sont fascinants, il est difficile de décrypter les profils afin de dégager une « loi générale ».Les convertis ne se laissent pas séduire toutes et tous à l’islam radical même si de plus en plus d’adeptes fanatiques de l’islam radical sortent de leur rang.

Si de nombreux nouveaux musulmans sont des intellectuels ou appartiennent à la petite bourgeoisie, un nouveau phénomène en cours mérite d’être analysé, c’est l’islam des banlieues :

En s’installant durablement en France, l’islam est devenu une réalité sociologique réelle ainsi qu’une force politique dans sa forme la plus visible : « Il a attiré des convertis plus nombreux, plus jeunes, souvent issus des milieux populaires, qui voyaient en l’islam non plus une réalité extérieure, étrangère, voire exotique, mais au contraire un phénomène local et même souvent, de manière paradoxale, un facteur d’intégration ! »

Cette deuxième partie du livre, consacrée à l’analyse rigoureuse, interpelle objectivement les pouvoirs publics et les partis politiques qui n’ont pas su faire vivre les services publics dans ces quartiers, lutter contre l’exclusion sociale et proposer un cadre de construction personnelle et des repères à des milliers de jeunes pouvant se jeter dans n’importe quels bras.

L’auteur détruit certaines représentations et montre les divergences qui peuvent exister entre les différents tenants de l’islam politique : les uns comme Ben Laden, utilisant les « convertis aux yeux bleus », quasi invisibles pour en faire des bombes humaines et d’autres comme le cheik Qaradawi, partisan en Europe et en Amérique d’une politique de conversion massive.

Cela ne signifie pas que le deuxième soit un islamiste centriste, quelque peu modéré. Comme le rappelle l’auteur c’est Qaradawi qui justifie le terrorisme en Israël…. !

Les divergences entre les deux mentors de l’intégrisme restent conjoncturelles et limitées : « Si les convertis jouent un rôle fondamental dans la stratégie islamiste, c’est parce qu’ils se trouvent justement à l’intersection de ces deux versants complémentaires de la stratégie de lutte contre l’Occident : certains deviennent des soldats du djihad, d’autres sont employés à des fonctions de da’wa. » (propagation de la foi)

Dans ce livre, l’auteur qui distingue clairement l’islam comme religion et l’islamisme comme doctrine politique réussit à ouvrir des pistes de compréhension sur les causes de cet engouement des jeunes pour l’islam radical…. Il nous faut comprendre, non pour pleurer mais pour agir résolument contre tous les intégrismes et notamment celui-ci !

Jean-François Chalot

« Pour Allah jusqu’à la mort » de Paul Landau collection document éditions du Rocher septembre 2008 286 pages 19 €

Voir enfin:

Paul Landau, écrivain : analyser l’itinéraire des convertis à l’islam radical
Roger Heurtebise
Riposte laïque
21 octobre 2008,

Riposte Laïque : Paul Landau, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Qu’est-ce qui motive votre intérêt personnel pour l’islamisme ?

Paul Landau : Je suis né aux Etats-Unis, j’ai grandi en France et je vis actuellement en Israël. Je me suis intéressé à l’islamisme après le 11 septembre 2001. J’ai voulu comprendre la genèse du phénomène Al-Qaida, ce qui m’a conduit à étudier le mouvement des Frères musulmans, leur histoire, leur stratégie et leur implantation en Europe, thème de mon premier livre.

RL : Votre premier ouvrage s’appelait Le Sabre et le Coran – Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l’Europe, et le second s’intitule Pour Allah jusqu’à la mort – Enquête sur les convertis à l’islam radical (http://www.ripostelaique.com/Pour-Allah-jusqu-a-la-mort-de-Paul.html). Vous prêtez donc une dimension essentiellement guerrière et mortifère à l’islamisme ?

P. Landau : Mon premier livre envisageait l’islamisme principalement sous l’angle de la « da’wa », c’est-à-dire la propagande et la propagation de l’islam par des moyens pacifiques en général (prosélytisme, médias, Internet…). Mais je montrais que ces moyens pacifiques étaient complémentaires des moyens de conquête guerriers : il s’agit en effet de deux armes complémentaires pour les mouvements islamistes, dont certains recourent principalement au djihad, tandis que d’autres préfèrent la da’wa. Mais tous partagent le même objectif de conquête de l’Occident et de prise du pouvoir dans les pays musulmans.

C’est pourquoi leur opposition est purement tactique : le cheikh Qaradawi, par exemple, est un ardent promoteur de la da’wa, notamment par le biais d’Internet auquel il a consacré des moyens financiers importants. Mais cela ne l’empêche nullement d’approuver les attentats-suicides commis contre des civils israéliens – y compris par des femmes kamikazes – comme il l’a affirmé dans des fatwas très diffusées dans le monde musulman.

Plus près de nous, Tariq Ramadan est lui aussi un partisan de la conquête de l’Occident par des moyens « pacifiques », ce qui ne l’empêche pas d’avoir une attitude très ambiguë à l’égard des attentats du 11 septembre, qu’il condamne du bout des lèvres et uniquement lorsqu’il s’adresse à un public occidental…

RL : Dans Pour Allah jusqu’à la mort, il n’est plus question de « musulmans de souche », puisque votre livre évoque principalement les convertis occidentaux à l’islam radical. Ces convertis sont-ils en général plus radicaux que les musulmans de souche ? Y a-t-il des différences de conviction ou de comportement entre les islamistes d’origine musulmane et ceux qui sont des convertis ?

P. Landau : C’est une des questions auxquelles je tente de répondre dans ce livre. Je me suis intéressé au phénomène des conversions à l’islam en général, et des conversions à l’islam radical en particulier. Ce phénomène touche presque tous les grands pays occidentaux (Etats-Unis, France, Angleterre, Allemagne…) mais il n’avait jusqu’à présent fait l’objet d’aucune étude. J’analyse les itinéraires de ces convertis, jeunes Occidentaux qui deviennent des musulmans fanatiques, prêts à tuer et à mourir au nom d’une conception très radicale de l’islam. Effectivement, on constate que ces convertis sont souvent plus extrémistes dans leurs convictions que les musulmans de souche. Les cas les plus frappants sont celui de Muriel Degauque, la première femme kamikaze européenne, et celui d’Adam Gadahn, jeune Américain né en Californie, devenu le porte-parole d’Al-Qaida.

RL : Dans votre livre, vous décrivez de nombreux itinéraires personnels. Ces convertis sont-ils des « autodidactes » de l’islamisme, ou ont-ils eu la malchance de croiser la route de prêcheurs intégristes ?

P. Landau : Pour décrire leur parcours, j’emploie le concept de « double conversion » : dans un premier temps, ils deviennent musulmans, comme beaucoup d’Occidentaux qui trouvent dans l’islam des réponses spirituelles, et aussi une communauté (la fameuse « Oumma »). La majorité des convertis occidentaux à l’islam en restent là. Mais pour une minorité d’entre eux, cela ne suffit pas : ils deviennent ensuite des islamistes radicaux et des djihadistes.

En général, la première étape de cette double conversion est la conséquence de rencontres avec des amis ou des collègues de travail musulmans, chose très banale en Occident aujourd’hui, où l’islam n’est plus du tout exotique, mais est au contraire devenu la religion dominante dans de nombreux quartiers… On trouve aussi des convertis « autodidactes », qui découvrent l’islam sur des forums Internet, comme ce fut le cas pour Adam Gadahn, l’Américain d’Al-Qaida.

La deuxième étape, qui les conduit de l’islam à l’islamisme radical et au djihad, est par contre le fruit d’une « prise en main » par des recruteurs, ou par des militants islamistes, croisés le plus souvent dans des mosquées, comme celle du Londonistan où se sont convertis les frères David et Jérôme Courtailler (surnommés les « Gaulois d’Al-Qaida »).

RL : Ces convertis proviennent-ils plutôt de milieux modestes ou de la bourgeoisie ? Par ailleurs, y a-t-il dans ces conversions à l’islam radical une part de déni de soi et de fragilité psychologique ?

P. Landau : Sociologiquement, leurs familles sont plutôt modestes dans le cas des convertis français et belges (Lionel Dumont, Muriel Degauque), alors que les convertis allemands et américains sont quant à eux issus de la « bourgeoisie libérale », ce qui montre qu’il n’y a pas de déterminisme social.

L’étude de leur profil psychologique se rattache à une vaste littérature spécialisée, qui traite des convertis aux nouvelles religions ou mouvements sectaires, et aussi des membres des organisations terroristes. Pour résumer, on peut dire qu’il n’existe pas de profil psychologique, même si l’on constate des tendances récurrentes, comme le passage par la drogue, à laquelle l’islam permet d’échapper, constituant ainsi aux yeux des convertis une forme de « rédemption ». L’islam est également vécu par beaucoup de convertis – y compris ceux à l’islam radical – comme un code moral et une religion « totale », qui leur apporte des réponses et leur permet de structurer leur existence.

RL : Des psychologues israéliens ont tenté de dresser le portrait-robot des candidats aux attentats-suicides. Y sont-ils arrivés ?

P. Landau : Non, pas vraiment. Je cite les résultats de plusieurs études, montrant que les terroristes kamikazes palestiniens sont issus de toutes les classes sociales, et que leurs motivations sont complexes et variées. C’est notamment le cas des femmes kamikazes, qui sont motivées par une volonté d’échapper au destin de la femme musulmane, tout en demeurant soumises à des codes sociaux très prégnants… Certaines sont ainsi devenues kamikazes après avoir été soupçonnées d’adultère, pour ne pas mettre en danger « l’honneur » de leur famille… Le Hamas et les autres organisations terroristes ont utilisé très cyniquement ces motivations pour recruter des femmes kamikazes, avec l’encouragement du cheikh Qaradawi que j’évoquais tout à l’heure.

RL : Combien y a-t-il de convertis radicaux en France ?

P. Landau : Le nombre des convertis à l’islam radical est difficile à évaluer, tout comme celui des convertis en général. On estime qu’il y aurait plusieurs centaines de convertis à l’islam radical en France, voire quelques milliers. Une chose est certaine : ce phénomène est en expansion, surtout depuis les attentats du 11 septembre, qui ont galvanisé les esprits et accéléré le rythme des conversions en Occident.

RL : Outre la lutte judiciaire et policière contre l’islamisme, que peuvent faire les gouvernements occidentaux pour endiguer le phénomène des conversions à l’islam radical ?

P. Landau : De manière générale, la lutte contre l’islamisme suppose que soient réunis trois éléments indispensables : des outils juridiques, une volonté politique et une vision stratégique. Dans le cas de la France et d’autres pays européens, l’appareil juridique existe, mais la volonté politique et la vision stratégique font souvent défaut. J’illustre cette carence politique par l’exemple du cheikh Qaradawi, qui demeure persona grata en Europe, et par celui du financement du Hamas par des associations implantées dans de nombreux pays, et notamment en France (CBSP).

RL : Pensez-vous, à l’instar de Mohammed Sifaoui et d’Eric Denécé, qu’on doive combattre l’islam radical sur le plan idéologique ? Et comment ? Faut-il seulement dénoncer les versets coraniques et les hadith inacceptables, ou réaffirmer les idéaux humanistes et progressistes du monde occidental ?

P. Landau : Je partage le diagnostic de Sifaoui et d’autres chercheurs et écrivains. Le combat idéologique est un front essentiel, sur lequel les musulmans modérés sont en première ligne. Car le phénomène des conversions à l’islam radical (et aussi, de manière différente, celui des conversions à l’islam en général) témoigne d’une crise profonde de l’Occident. Pour y remédier, il faut certainement réaffirmer les idéaux humanistes et progressistes qui constituent le socle commun sur lequel s’est édifiée notre civilisation, dont les deux piliers sont Athènes et Jérusalem. Ce combat doit réunir tous ceux qui s’opposent à l’islamisme conquérant, indépendamment de leurs divergences culturelles ou politiques.

Il faut bien entendu dénoncer certains versets du Coran ou hadith et l’usage qui en est fait (comme par exemple le hadith sur le « combat contre les Juifs », repris par le Hamas dans l’article 7 de sa Charte). Mais il faut également lutter pour la défense des acquis essentiels de notre civilisation, aujourd’hui remis en cause par l’islamisme militant : laïcité de l’espace public, liberté de penser, d’opinion, d’expression, égalité des sexes, et autres droits fondamentaux qui sont progressivement grignotés en Occident, en conséquence de l’offensive islamiste et aussi d’une certaine lâcheté occidentale – attitude que Bat Ye’or qualifie fort justement de dhimmitude – dont les conversions à l’islam radical sont aussi une des manifestations.

Propos recueillis par Roger Heurtebise

2 commentaires pour Terrorisme: Une à la fois inquiétante et encourageante occidentalisation des jihadistes? (Will jihadism ultimately westernize itself to extinction?)

  1. David P. Mayor dit :

    Il existe un bon livre sur ce sujet (les convertis a l’islam radical quideviennent des terroristes) paru il y a 1 an 1/2 en France, sous le titre « Pour Allah jusqu’a la mort », de Paul Landau.
    http://www.ripostelaique.com/Paul-Landau-ecrivain-analyser-l.html

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  2. jcdurbant dit :

    Merci pour cet intéressant complément que j’ai immédiatement ajouté à mon billet.

    J’ai surtout trouvé intéressant le fait que, indice de l’incroyable degré de pénétration de l’islam sur notre sol, dans certains de nos quartiers populaires la conversion peut devenir… « facteur d’intégration »! D’où on comprend mieux l’hallalisation, par exemple, de nos sportifs

    Et la double importance, pour la stratégie islamiste de lutte contre l’Occident, des « convertis aux yeux bleus », à la fois comme propagateurs de la foi et soldats du jihad …

    Voir:

    « Il a attiré des convertis plus nombreux, plus jeunes, souvent issus des milieux populaires, qui voyaient en l’islam non plus une réalité extérieure, étrangère, voire exotique, mais au contraire un phénomène local et même souvent, de manière paradoxale, un facteur d’intégration! »

    Paul Landau

    « Si les convertis jouent un rôle fondamental dans la stratégie islamiste, c’est parce qu’ils se trouvent justement à l’intersection de ces deux versants complémentaires de la stratégie de lutte contre l’Occident : certains deviennent des soldats du djihad, d’autres sont employés à des fonctions de da’wa (propagation de la foi). »

    Paul Landau

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