Présidence Obama: C’est pas moi, c’est Bush qui m’a poussé! (Obama’s war on terror: Bush made me do it)

Evil BushMiss me yet? (Bush billboard, Wyoming, Minn., Feb. 2010)
La décision que j’ai prise – et franchement je la prendrais à nouveau – c’était que s’il existait une quelconque possibilité qu’il puisse développer des armes de destruction massive (ADM), nous devions l’arrêter. (…) Je n’aurais pas fait l’Irak si je n’avais pas pensé que c’était juste. (…) (J’ai) une responsabilité oui, mais je n’ai aucun regret d’avoir renversé Saddam Hussein. (…) C’était un « monstre », qui « menaçait non seulement la région mais le monde entier. Même rétrospectivement, il était préférable de régler cette menace, de la régler en le renversant et je crois vraiment que le résultat en est que le monde est plus en sécurité. (…) Les renseignements étaient certes « fragmentaires », mais il était « difficile d’en arriver à une conclusion autre que celle » que Saddam continuait son programme d’ADM. (…) Quand vous relisez la (résolution de l’ONU) 1441, il est assez évident que vous pouvez argumenter » qu’elle légitimait la guerre. Tony Blair (devant la commission Chilcot sur l’engagement britannique en Irak, 29.01.10)
De 100 000 à 500 000 Irakiens, personne ne sait, ont été tués pendant et après l’invasion de 2003. De même, 4 500 GI américains et 179 soldats britanniques ont péri en Irak. Le pays le plus développé du monde arabe a été ramené au Moyen Age. Une guerre civile dont les cendres sont encore tièdes a provoqué une hécatombe sans précédent. L’insécurité règne. La corruption est partout, l’avenir, incertain. Patrice Claude (désinformateur en chef du Monde sur l’Irak)
La commission Chilcot doit faire face à l’attente déraisonnable d’un courant particulièrement actif dans les médias, pour lequel une seule conclusion est acceptable: Tony Blair a menti, l’engagement britannique était contraire au droit international, l’intervention en Irak était pire qu’un crime, une faute. Peut leur chaut que, loin d’avoir agi avec dissimulation, Tony Blair a proclamé dans un discours à Chicago le 24 avril 1999 la « doctrine de la communauté internationale » fondant un engagement internationaliste démocratique pour renverser tant Slobodan Milosevic que Saddam Hussein. Que loin d’être étouffée, la discussion en 2002 et 2003 a été vive et contradictoire, et que la décision n’a pas été prise par ukase de l’exécutif mais par un vote du Parlement nullement gagné d’avance (et Blair était prêt à démissionner s’il l’avait perdu), à l’issue d’un impressionnant débat qui a vu toute la palette des objections représentées avec force, de l’isolationnisme à l’anti-impérialisme, l’ancien ministre des affaires étrangères Robin Cook menant par exemple la charge après une spectaculaire démission du gouvernement Blair. Que pendant que des centaines de milliers de pacifistes égarés manifestaient à l’appel des apologistes des dictateurs du tiers-monde et des habituels tenant de la haine de soi comme Occidental libre et prospère, les sondages d’opinion confirmaient qu’une solide majorité de la population soutenait la position du gouvernement. La désinformation contemporaine sur l’intervention en Irak confine au False Memory Syndrome ou au révisionnisme de la pire espèce: ignorance ou oubli du fait que Saddam Hussein avait bel et bien disposé d’armes de destruction massive qu’il avait d’ailleurs utilisées dans la guerre contre l’Iran et contre son propre peuple; refus de voir la cohérence stratégique qu’il y avait à ne pas tolérer le potentiel destabilisateur de ce régime après avoir libéré l’Afghanistan des Talibans; occultation de la duplicité chiraco-villepinienne après le vote en 2002 de la résolution 1141 du Conseil de sécurité en refusant le vote d’une seconde résolution en 2003 (et dès lors de se joindre à la coalition après l’avoir laissé espérer; Mitterrand, lui, n’avait pas failli lors de l’intervention pour la libération du Koweit) alors que Saddam Hussein ne se conformait nullement à ses obligations; ahurissante incapacité à se représenter ce qu’aurait signifié « l’autre politique »: le maintien au pouvoir de Saddam Hussein, l’encouragement donné partout dans le monde aux ennemis de la liberté, de la démocratie et du progrès. François Brutsch
Pour moi, c’est un signe de maturité, de force et d’intellect. Si quelqu’un propose une meilleure idée – si le monde change – il faut changer. Michael Bloomberg (maire démocrate puis républicain et aujourd’hui indépendant de New York)
Je crois qu’il est important de prendre en considération les problèmes pratiques et logistiques que cela implique. Je veux dire, si vous avez une ville qui dit non, une police qui dit non et un maire qui dit non, ça rend les choses difficiles. Mais, pour moi, le plus important, c’est que les gens comprennent que nous ne traitons aucun de ces cas différemment que ne l’a fait l’Administration Bush pour tout le dossier du 11/9. Barack Obama (Interview du Superbowl, 07.02.10)

C’est pas moi, c’est le diable qui m’a poussé!

Report indéfini de la fermeture de Guantanamo, maintien des tribunaux militaires, accentuation des éliminations ciblées, abandon du projet cauchemardesque de juger le cerveau du 11/9 à New York …

A l’heure où, avec le fiasco du terroriste au caleçon explosif de Noël et le redépart de feu d’Al Qaeda au Yemen, la fameuse promesse d’investiture du Pleurnicheur en chef de fermeture de Guantanamo « d’ici un an » semble de plus en plus compromise …

Et après une année d’attaques quasiment ininterrompues dudit Pleurnicheur en chef contre son prédécesseur et notamment sa politique anti-terroriste …

Pendant que le « caniche de Bush » continue lui à défendre courageusement l’invasion d’un Irak qui se permet à présent le luxe d’injecter 600 millions dans l’économie délabrée de ses mollahs de voisins …

Retour, avec le WSJ, sur la jusqu’ici peu remarquée dernière défense en date de la Dream Team Obama.

A savoir que si, contre toutes ses déclarations précédentes et à l’instar de ses mégadéficits, la politique anti-terroriste de la nouvelle administration ressemble de plus en plus à celle de son prédécesseur honni, c’est tout simplement… la faute à Bush!

Bush Was Right, Says Obama
‘We’re not handling any of these cases any different from the Bush administration.’
William Mcgurn
The Wall Street Journal
February 9, 2010

This weekend, Americans were treated to something new: Barack Obama defending his war policies by suggesting they merely continue his predecessor’s practices. The defense is illuminating, not least for its implicit recognition that George W. Bush has more credibility on fighting terrorists than does the sitting president.

Mr. Obama’s explanation came in an interview with Katie Couric just before the Super Bowl. Ms. Couric asked about trying Khalid Sheikh Mohammed in New York. After listing some of the difficulties, the president offered a startling defense for civilian trials:

« I think that the most important thing for the public to understand, » he told Ms. Couric, « is we’re not handling any of these cases any different than the Bush administration handled them all through 9/11. » Mr. Obama went on to add that « 190 folks »—folks presumably just like the mastermind of the Sept. 11 attacks—had been tried and convicted in civilian court during Mr. Bush’s tenure.

Leave aside, for just a moment, the substance. Far more arresting is that Mr. Obama now defends himself by invoking a man he has spent the past year blaming for al Qaeda’s growth. You know—all those Niebuhrian speeches about how America had gone « off course, » « shown arrogance and been dismissive, » and « made decisions based on fear rather than foresight, » thus handing al Qaeda a valuable recruiting tool.

Others have happily piled on. John Brennan, a career CIA holdover, used his first public appearance last August as Mr. Obama’s counterterrorism chief to declare a new dawn. No longer would America’s policies serve as « a recruitment bonanza for terrorists. » No longer would we be « defining and indeed distorting our entire national security apparatus » because of terrorism. Henceforth, Mr. Obama would abandon the « global war » mindset, and take care not to « validate al Qaeda’s twisted worldview. »

Like Mr. Obama, Mr. Brennan was singing a different tune this weekend. On NBC’s « Meet the Press, » a testy Mr. Brennan defended the decision that allowed Christmas bomber Umar Farouk Abdulmutallab to lawyer up by invoking—you guessed it—the Bush administration. Mr. Brennan claimed the process for reading Abdulmutallab his Miranda rights was « the same process that we have used for every other terrorist who has been captured on our soil. » The FBI, he asserted, was simply following guidelines put in place by Bush Attorney General Michael Mukasey.

Mr. Mukasey begs to differ. « First, the guidelines Mr. Brennan refers to involve intelligence gathering, » he told me. « They do not deal with whether someone in custody is to be treated as a criminal defendant or as an intelligence asset. »

« Second, as for gathering intelligence, it begs the whole question about whether he [Abdulmutallab] should have been designated a criminal suspect. And there is nothing—zero, zilch, nada—in those guidelines that makes that choice. It is a decision that ought to be made at the highest level, and the heads of our security agencies have testified that it was made without consulting them. »

Ditto for the « 190 folks » Mr. Obama invoked in his interview with Ms. Couric. The figure comes from a report by Human Rights First (they actually claim 195), which ransacked the federal files to find any cases even remotely connected with terrorism. Most charges, the report concedes, involve not acts of terrorism but charges of material support. These 190 men and women may be guilty of bad things, but to suggest they are comparable with KSM is highly misleading.

Here’s the bigger picture: When Mr. Obama arrived in the Oval Office his first official act was to order the closing of Guantanamo in the manner of Christ cleansing the temple. Attorney General Eric Holder soon followed by opening a criminal investigation of the CIA’s interrogators. And everywhere he went, Mr. Obama told anyone who would listen that when it came to terror, he would be the anti-Bush.

Abdulmutallab’s foiled attempt to blow up a Northwest flight has changed everything. The administration’s misstatements and mishandling are provoking questions about its competence. The debate over Miranda rights feeds worries that Mr. Obama’s security decisions have more to do with protecting terrorists’ legal rights than protecting Americans. And the bomber’s connections with Islamic extremists in Yemen will make it even more difficult to close Guantanamo, given the significant population of Yemenis held there.

In other words, we have what Team Obama would define as a messaging problem. So expect more presidential speeches sprinkled with tough-sounding words such as « war » and « terrorist. » Maybe Robert Gibbs promising a review of policies that were themselves supposed to be revisions. And when they realize they cannot close it, perhaps a renaming of Guantanamo as our new « Caribbean House of Constitutional Correction. »

William McGurn is a Vice President at News Corporation who writes speeches for CEO Rupert Murdoch. Previously he served as Chief Speechwriter for President George W. Bush.

Mr. McGurn has served as chief editorial writer for The Wall Street Journal in New York. He spent more than a decade overseas — in Brussels for The Wall Street Journal/Europe and in Hong Kong with both the Asian Wall Street Journal and the Far Eastern Economic Review. And in the mid-1990s, he was Washington Bureau Chief for National Review.

Bill is author of a book on Hong Kong (« Perfidious Albion ») and a monograph on terrorism (« Terrorist or Freedom Fighter »). He is a member of the Council on Foreign Relations, holds a BA in philosophy from Notre Dame and an MS in Communications from Boston University.

Voir aussi:

Cheney’s Revenge
The Obama Administration is vindicating Bush antiterror policy.
The WSJ
February 9, 2010

Dick Cheney is not the most popular of politicians, but when he offered a harsh assessment of the Obama Administration’s approach to terrorism last May, his criticism stung—so much that the President gave a speech the same day that was widely seen as a direct response. Though neither man would admit it, eight months later political and security realities are forcing Mr. Obama’s antiterror policies ever-closer to the former Vice President’s.
In fact, the President’s changes in antiterror policy have never been as dramatic as he or his critics have advertised. His supporters on the left have repeatedly howled when the Justice Department quietly went to court and offered the same legal arguments the Bush Administration made, among them that the President has the power to detain enemy combatants indefinitely without charge. He has also ramped up drone strikes against al Qaeda and Taliban operatives in Pakistan.

However, the Administration has tried to break from its predecessors on several big antiterror issues, and it is on those that it is suffering the humiliation of having to walk back from its own righteous declarations. This is Dick Cheney’s revenge.

Begin with Mr. Obama’s executive order, two days after his inauguration, to shut the detention facility at Guantanamo Bay within one year. The President issued this command before undertaking a study to determine how or even whether his goal was feasible. In his May speech, Mr. Obama declared, « The record is clear: Rather than keep us safer, the prison at Guantanamo has weakened American national security. »

Mr. Obama’s deadline has come and gone, and Guantanamo remains open. In part this is the result of political opposition from Americans—including many Congressional Democrats—who understandably do not want terrorists in their backyards. Another problem is that European allies, while pressing for Guantanamo’s closure, have been reluctant to accept more than a handful of detainees who are deemed suitable for release. The upshot is that Congress may never appropriate the money to close Gitmo, and Mr. Obama never mentioned the prison in his State of the Union address.

The Administration similarly has been backing away from its intention, announced in November, to try 9/11 mastermind Khalid Sheikh Mohammed and four other enemy combatants in civilian court a few blocks from Ground Zero. New York Mayor Michael Bloomberg, who at first endorsed the trials, has since reversed himself and urged the Administration to « do the right thing » and move the trials somewhere else, preferably to a military base.

The same day, New York’s Senator Chuck Schumer asked officials to find another venue. Within hours, Mr. Obama ordered the Justice Department to do just that, and Mr. Schumer has since said any trial shouldn’t be held anywhere in New York state. Meanwhile, bipartisan support is growing in Congress to block money from being spent on any civilian trial for KSM, anywhere.

The Administration seems to have thought no more deeply about the potential legal pitfalls of civilian trials than about the security and logistical problems. Mr. Obama himself responded to criticism by suggesting that what he had in mind was a series of show trials, in which the verdict and punishment were foreordained.

When NBC’s Chuck Todd asked him in November to respond to those who took offense at granting KSM the full constitutional protections due a civilian defendant, the President replied: « I don’t think it will be offensive at all when he’s convicted and when the death penalty is applied to him. » Mr. Obama later claimed he meant « if, » not « when, » but he undercut his own pretense of showcasing the fairness of American justice.

There is a real possibility, too, that convictions would be overturned on technicalities. KSM and other prospective defendants were subjected to interrogation techniques that, while justifiable in irregular war, would be forbidden in an ordinary criminal investigation. When Senator Herb Kohl, a Wisconsin Democrat, asked Attorney General Eric Holder what the Administration would do if a conviction were thrown out, Mr. Holder said: « Failure is not an option. » A judge may not feel the same way, and the Administration is derelict if it is as unprepared for the contingency as Mr. Holder indicated.

In the event of an acquittal or an overturned conviction, it would be entirely legitimate under the laws of war to continue holding KSM and the others as enemy combatants. But this would defeat the moral rationale of a trial and require the Administration to explain why it was continuing to detain men whose guilt it had failed to establish in court.

A third policy under increasing criticism is the Administration’s approach to interrogation. In August, Mr. Holder announced that he had appointed a special prosecutor to investigate—or rather re-investigate—allegations of abuse by CIA interrogators. At the same time, Mr. Obama declared that responsibility for interrogating detainees would shift from the CIA to a new, FBI-led High Value Detainee Interrogation Group, which would employ only tactics that are « noncoercive » or approved by the Army Field manual.

Then came the attempted Christmas bombing and the revelation that the new interrogation group is not fully operational and won’t be for months. Not that it would have had a chance to question Umar Farouk Abdulmutallab. On Mr. Holder’s order, investigators immediately classified him as a criminal defendant. After interrogating him for just 50 minutes, they advised him of his right to remain silent, which he promptly exercised.

Fifty minutes was plenty of time, White House Press Secretary Robert Gibbs assured « Fox News Sunday » viewers last month: « Abdulmutallab was interrogated, and valuable intelligence was gotten as a result of that interrogation. » Mr. Holder told Senate Minority Leader Mitch McConnell in a letter last week that Abdulmutallab « more recently . . . has provided additional intelligence to the FBI »—which is encouraging if true, but makes Mr. Gibbs’s earlier assurance look empty.

Meanwhile, one of Scott Brown’s most potent campaign themes in Massachusetts was his line that « Some people believe our Constitution exists to grant rights to terrorists who want to harm us. I disagree. » Mr. Brown even endorsed waterboarding.

As long as George W. Bush and Dick Cheney were responsible for keeping Americans safe, Democrats could pander to the U.S. and European left’s anti-antiterror views at little political cost. But now that they are responsible, American voters are able to see what the left really has in mind, and they are saying loud and clear that they prefer the Cheney method.

Mr. Holder has nonetheless begun a campaign to defend his decisions on Abdulmutallab and KSM, telling the New Yorker last week that « I don’t apologize for what I’ve done » and that trying KSM in a civilian court will be « the defining event of my time as Attorney General. »

Given that he still can’t find a venue and that even Democrats are having second thoughts about the spectacle, Mr. Holder may well be right that the trial will define his tenure. Before this debate is over, he may have to explain why he’s decided that the best place to try KSM really is a military tribunal—in Guantanamo.

Voir également:

Bay what? Guantanamo eyed for 9/11 trial
John Doyle and David Seifman in NY and Charles Hurt in DC
New York Post
January 30, 2010

The trial of 9/11 mastermind Khalid Sheik Mohammed won’t be held in lower Manhattan and could take place in a military tribunal at Guantanamo Bay, sources said last night.

Administration officials said that no final decision had been made but that officials of the Department of Justice and the White House were working feverishly to find a venue that would be less expensive and less of a security risk than New York City.

The back-to-the-future Gitmo option was reported yesterday by Fox News and was not disputed by White House officials.

Such a move would likely bring howls of protest from liberals already frustrated that President Obama has failed to meet his deadline for closing the prison at Guantanamo Bay.

It would also indicate that after years of attacking the Bush administration for its handling of the war on terror, Obama officials are embracing one of the most controversial aspects of it.

The administration is likely considering Gitmo because Congress is moving to cut off funding for holding the expensive trials in civilians courts.

Rep. Peter King (R-LI) has introduced a bill that would prohibit the use of Justice Department funds to try Guantanamo detainees in federal civilian courts, and Sen. Lindsey Graham (R-SC) said he would introduce a similar bill in the Senate next week.

The Washington Post, meanwhile, reports that wherever the terror trials are eventually held, it is virtually certain that they will not take place in New York City.

Police Commissioner Ray Kelly yesterday credited Mayor Bloomberg, who spoke out against the holding the trials in New York, with spurring the Obama administration to reconsider.

« I think the president responded to, certainly, the mayor’s statement yesterday and community concerns, and it, quite frankly, gives us a little more room in the Police Department, » he said.

« The mayor’s position is the right position, and I think the mayor was the reason it was moved.

« There was a lot of concern in the community. A lot of other political leaders were worried about it, but it wasn’t until the mayor made the statement that the White House reacted. It’s the right decision. »

But the administration insisted that Justice officials had been reviewing other options well before Bloomberg changed his mind and voiced his opposition.

It was not until word leaked out that the DOJ was reconsidering that Bloomberg spoke up, one official said.

Other domestic sites mentioned for the trials include a former military base in New York Harbor that welcomes summertime picnickers and bike riders, the US Military Academy at West Point, and Stewart Air National Guard Base in upstate Newburgh.

Bloomberg said yesterday that he would not brand Obama a flip-flopper over his turnabout.

« To me, it’s a sign of maturity, strength and intellect, » Bloomberg said on WOR radio yesterday.

« If somebody comes up with a better idea — if the world changes — you change. »

Gov. Paterson said he was « elated that our concerns are being considered by the president and the federal government. »

The effort to nix New York as the venue for the « terror trial of the century » also got a boost yesterday when Senate Intelligence Committee Chairwoman Dianne Feinstein (D-Calif.) urged Obama to hold the trial elsewhere.

She cited the high threat of terrorist strikes, especially for a city like New York.

« Without getting into classified details, I believe we should view the attempted Christmas Day plot as a continuation, not an end, of plots to strike the United States by al Qaeda affiliates, » she wrote.

« Moreover, New York City has been a high-priority target since at least the first World Trade Center bombing, in 1993. The trial of the most significant terrorist in custody would add to the threat. »

Voir enfin:

Intervention en Irak: la commission Chilcot va-t-elle trouver l’arme du crime?
François Brutsch
Un Swiss roll
26 janvier 2010

Si vous ne le savez pas déjà, vous pourrez difficilement l’ignorer vendredi quand le processus atteindra son point d’orgue: Tony Blair sera entendu toute la journée, en séance publique et télévisée notamment sur le web, par la commission indépendante chargée de faire rapport sur la participation britannique à l’intervention en Irak (The Iraq Inquiry). Présidée par sir John Chilcot, un haut fonctionnaire retraité, elle a été nommée par Gordon Brown en consultation avec les leaders des partis d’opposition quant à sa mission et à sa composition[1]. Une telle procédure est usuelle au Royaume-Uni pour tirer à froid les leçons de toute affaire sensible et elle obéit à des règles quasi-judiciaires. Il ne me paraît pas y avoir d’équivalent en France[2] où il faut tout en plus s’en remettre à des commissions d’enquête parlementaires aux moyens et au recul discutables; en Suisse on peut probablement faire l’analogie avec la commission Bergier constituée par le Conseil fédéral après le scandale des fonds en déshérence pour faire la lumière sur l’attitude de la Suisse durant la deuxième guerre mondiale, mais qui était justement exceptionnelle.

Sur l’intervention en Irak, il y a d’ailleurs déjà eu deux rapports de même nature sur des sujets particuliers: celui de la commission Butler sur le travail des services secrets et les éléments de renseignements remis aux autorités à l’époque[3], et celui du juge Hutton sur les circonstances ayant entouré la mort de David Kelly, le scientifique invoqué par la BBC comme source de l’accusation, au printemps 2003, que le gouvernement avait menti dans son rapport au Parlement sur la menace que représentait le gouvernement de Saddam Hussein en 2002[4]. La commission Chilcot a plus de recul et un mandat plus large. Elle est cependant confrontée à deux difficultés:

* Réclamée à corps et à cris pratiquement dès le déclenchement de l’intervention, il était pourtant évident qu’elle n’aurait un sens qu’ultérieurement. Mais fallait-il vraiment la nommer sitôt le dernier contingent combattant retiré (alors que des conseillers militaires britanniques restent cependant engagés et le pays toujours partie prenante du soutien international aux autorités démocratiques irakiennes)? Il est en tout cas propice à la légitimité des conclusions de la commission Chilcot que son rapport ne sera rendu que dans la législature suivante. Mais la tenue de ses travaux en pleine campagne électorale nuit à la sérénité nécessaire, et d’autant plus qu’il est apparu souhaitable que la commission procède à un grand nombre de hearings publics et télévisés (et pas seulement à du travail sur documents ou à des auditions non publiques).

* Mais surtout la commission Chilcot doit faire face à l’attente déraisonnable d’un courant particulièrement actif dans les médias, pour lequel une seule conclusion est acceptable: Tony Blair a menti, l’engagement britannique était contraire au droit international[5], l’intervention en Irak était pire qu’un crime, une faute. Peut leur chaut que, loin d’avoir agi avec dissimulation, Tony Blair a proclamé dans un discours à Chicago le 24 avril 1999[6] la « doctrine de la communauté internationale » fondant un engagement internationaliste démocratique pour renverser tant Slobodan Milosevic que Saddam Hussein. Que loin d’être étouffée, la discussion en 2002 et 2003 a été vive et contradictoire, et que la décision n’a pas été prise par ukase de l’exécutif mais par un vote du Parlement nullement gagné d’avance (et Blair était prêt à démissionner s’il l’avait perdu), à l’issue d’un impressionnant débat qui a vu toute la palette des objections représentées avec force, de l’isolationnisme à l’anti-impérialisme, l’ancien ministre des affaires étrangères Robin Cook menant par exemple la charge après une spectaculaire démission du gouvernement Blair. Que pendant que des centaines de milliers de pacifistes égarés manifestaient à l’appel des apologistes des dictateurs du tiers-monde et des habituels tenant de la haine de soi comme Occidental libre et prospère, les sondages d’opinion confirmaient qu’une solide majorité de la population soutenait la position du gouvernement.

La désinformation contemporaine sur l’intervention en Irak confine au False Memory Syndrome ou au révisionnisme de la pire espèce: ignorance ou oubli du fait que Saddam Hussein avait bel et bien disposé d’armes de destruction massive qu’il avait d’ailleurs utilisées dans la guerre contre l’Iran et contre son propre peuple; refus de voir la cohérence stratégique qu’il y avait à ne pas tolérer le potentiel destabilisateur de ce régime après avoir libéré l’Afghanistan des Talibans; occultation de la duplicité chiraco-villepinienne[7] après le vote en 2002 de la résolution 1141 du Conseil de sécurité en refusant le vote d’une seconde résolution en 2003 (et dès lors de se joindre à la coalition après l’avoir laissé espérer; Mitterrand, lui, n’avait pas failli lors de l’intervention pour la libération du Koweit) alors que Saddam Hussein ne se conformait nullement à ses obligations[8]; ahurissante incapacité à se représenter ce qu’aurait signifié « l’autre politique »: le maintien au pouvoir de Saddam Hussein, l’encouragement donné partout dans le monde aux ennemis de la liberté, de la démocratie et du progrès.

Comme avant lui son porte-parole, Alastair Campbell, et son secrétaire général à Downing Street, Jonathan Powell, je ne doute pas que Tony Blair illustrera brillamment devant la commission Chilcot pourquoi l’engagement britannique et l’intervention internationale en Irak furent justes et nécessaires. Loin d’avoir à les regretter, c’est un motif de fierté. Mais je suis bien persuadé que cela ne convaincra pas tout le monde[9]. Et j’espère que la commission Chilcot évitera de sombrer dans ce psychodrame pour se consacrer ensuite aux vraies leçons à tirer de l’intervention, touchant plus particulièrement à la planification des opérations et la mise en oeuvre de la transition une fois l’Irak libéré.

P.S. J’ai renoncé à renvoyer aux nombreux billets de ce blog qui documentent le point de vue des auteurs sur ce sujet, mais ils sont faciles à trouver. Dans la blogosphère britannique de gauche, il est en particulier partagé par Norman Geras, Harry’s Place, Oliver Kamm ou Nick Cohen qui en tiennent une chronique évidemment plus serrée (souvent reprise dans le fil de mes lectures)
Notes

[1] Ce qui n’a pas empêché d’aucuns de dénoncer l’absence d’un juriste parmi les membres (comme si cela devait les rendre incapables de comprendre une argumentation juridique), ou la présence de deux Juifs (comme si cela devait les récuser).

[2] Je n’ai pas souvenir d’un rapport officiel indépendant, et encore moins d’audiences publiques, sur l’engagement au Rwanda, le sang contaminé ou encore le Concorde.

[3] Qui a conclu que le gouvernement avait agi en toute bonne foi sur la base des données dont il disposait.

[4] Qui a conclu que la BBC avait violé sa mission d’information en manipulant les propos de David Kelly, qui s’est par la suite suicidé, et en refusant toute rectification. Le journaliste a été licencié et le directeur de la BBC a démissionné.

[5] Les juristes partagent avec les scientifiques l’honneur douteux d’être promus chamans, alors qu’ils ne sont que des donneurs d’avis, par ceux qui refusent la responsabilité de ce qui est pourtant l’essence de la politique (par opposition à l’administration): la décision discrétionnaire (que le vulgaire tend à appeler arbitraire quand elle lui déplaît mais qui est pourtant parfaitement légitime lorsqu’un processus démocratique la confie à une autorité élue plutôt qu’elle appartienne un monarque absolu ou autre dictateur).

[6] C’était donc sous Clinton, plus de 18 mois avant l’élection de George W. Bush, près de 30 mois avant le 11 septembre 2001.

[7] Dont la politique n’était, elle, nullement conduite par l’idéalisme.

[8] Car il faut rappeler que c’était à Saddam Hussein de prouver qu’il n’avait plus d’armes de destruction massives comme tout le monde alors le croyait, ce qu’il se gardait bien de faire puisque la terreur qu’il inspirait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur reposait sur elles. A dire vrai, cet épisode de faux semblant rocambolesque est digne de l’affaire de « l’homme qui n’a jamais existé »: encore pendant la bataille, les combattants tant irakiens qu’alliés attendaient à tout moment leur emploi. La découverte qu’elles n’existaient plus priva la coalition d’un argument décisif pour faire taire les critiques, et nourrit au contraire chez ces derniers les théories de la conspiration les plus échevelées.

[9] Et ce n’est après tout pas indispensable. Mais il serait bon que les adversaires de l’intervention en finissent avec l’illusion qu’ils sont seuls détenteurs d’une vérité que tous doivent impérativement reconnaître, après s’être repentis.

Voir par ailleurs le petit joyau de désinformation et de mauvaise foi du premier croisé du Monde Patrice Claude:

Tony Blair Le dernier croisé
Patrice Claude
Le Monde
02.02.10

Pour Tony Blair, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Saddam Hussein était « un monstre ». Le dictateur irakien incarnait « le mal ». Puisque la conjoncture internationale, tétanisée par les attaques d’Al-Qaida du 11 septembre 2001 le permettait, il fallait, même s’il n’avait rien à y voir, l’éliminer et renverser son régime pour imposer ensuite, à l’ensemble du Moyen-Orient, la « démocratisation générale » dont rêvaient les néoconservateurs américains, avec la sécurité d’Israël en tête.

Au fond, ni les six heures d’audition de Tony Blair, vendredi 29 janvier à Londres, ni les milliers de pages de témoignages noircies depuis novembre 2009 par la commission Chilcot chargée de faire la lumière sur les motivations et les conditions de l’entrée en guerre du Royaume-Uni en 2003, n’autorisent d’autre conclusion que celle-ci : pétri de religion, pratiquant austère tout récemment passé de l’anglicanisme au catholicisme, l’ancien premier ministre britannique est convaincu depuis toujours, « même si ce n’est plus à la mode de l’affirmer tout haut », écrivait-il en 1994, que le monde se divise entre « le bien et le mal », entre « le juste et l’injuste ». La motivation fondamentale de l’invasion anglo-américaine amorcée le 20 mars 2003 est là.

Le reste, la manipulation de l’opinion, l’exagération délibérée du « danger continu et croissant » censément posé par le dictateur, la mise en avant d’une prétendue complicité entre lui et Oussama Ben Laden, la croyance « au-delà du doute » en un programme d’armes de destruction massive (ADM) qui s’avéra inexistant, la non-prise en compte des éléments contradictoires émis ici et là sur la réalité de la menace, voire la légalité de l’invasion, oui, tout le reste a découlé de cette certitude d’avoir raison contre tous. Et d’avoir fait « le bien » d’une humanité aveugle et sourde aux dangers.

Quand Tony Blair, sombre et tendu comme un ressort entre dans la petite salle silencieuse de la commission Chilcot le 29 janvier, « on dirait un fantôme », remarque Patrick Wintour, journaliste au Guardian. Costume sombre, cravate rouge, cheveux gris tirés vers l’arrière, teint hâlé, Tony Blair s’assoit face à des « juges » qui n’en sont pas. Quatre hommes et une femme. Deux sont hauts fonctionnaires à la retraite, un autre est ancien diplomate, deux sont des historiens spécialisés en politique intérieure. Zéro magistrat, zéro juriste, zéro militaire, zéro connaisseur de l’Irak.

Aucun n’y a jamais mis les pieds, plusieurs ont approuvé l’invasion, aucun n’a désapprouvé. Tous ont été choisis par le vieux frère rival de Tony Blair, l’actuel premier ministre Gordon Brown, qui sera lui-même entendu à la mi-février. Toute la presse locale dénonce la composition du panel depuis des mois et fustige « la mollesse et l’ignorance » de ses questionneurs.

Face à eux, l’homme qui a dirigé le pays pendant dix ans, avocat brillant, orateur hors pair et champion universel de la « com ». Derrière, soixante personnes silencieuses, vingt membres des familles de soldats tués en Irak, deux dizaines de journalistes et des badauds passionnés venus assister au spectacle. Chacun se dit que « King Tony » va dévorer tout cru ces pauvres pairs fatigués.

Mais l’intéressé se montre courtois, patient, accepte, à la demande, d’interrompre les citations qu’il fait de lui-même. Le « leader » a perdu de sa superbe et de son charme, mais il reste un grand professionnel. En regardant les auditions de ses anciens ministres et conseillers à la BBC, il a compris qu’il ne fallait pas, une réponse précise pouvant entraîner une question gênante, se montrer trop pointu.

Plus de 52 % des Britanniques, selon un sondage, estiment aujourd’hui que l’ex- premier ministre a « délibérément menti » pour les emmener dans une guerre dont ils ne voulaient pas. Menti ? Pas plus qu’un général qui, estimant sa patrie en danger, ravive l’ardeur des troupes en leur racontant que l’ennemi a des cornes et mange les enfants.

« Saddam Hussein a causé la mort de 1 million de personnes dans la région en utilisant des armes de destruction massive pour défaire ses ennemis », rappelle donc M. Blair. Nul ne relève que l’allusion concerne la guerre que se sont livrée l’Iran et l’Irak dans les années 1980, une guerre désirée et soutenue par la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne qui aida l’Irak, via ses industriels, à obtenir les gaz – « ADM », dans la terminologie du XXIe siècle – qui feront des dizaines de milliers de morts du côté de la partie attaquée, l’Iran khomeiniste.

« Il a fait tuer des dizaines de milliers de Kurdes et de chiites », dit encore l’orateur. Personne ne rappelle que les 60 000 chiites massacrés par l’armée du dictateur irakien s’étaient soulevés contre le régime, en 1991, à l’appel du président Bush senior. L’armée américaine, qui venait de libérer le Koweït et occupait alors l’extrême Sud irakien, avait ensuite autorisé Saddam Hussein à utiliser ses derniers hélicoptères pour mater la rébellion à coups de mitrailleuses. A l’époque, ni Washington, ni Londres, ni Paris ne voulaient renverser le régime, il n’y avait pas de solution de rechange.

En 2001, peu après la tragédie du 11-Septembre, George W. Bush, le fils, avait maladroitement évoqué la « croisade » qu’il fallait lancer de toute urgence contre « l’axe du Mal ». Tony Blair, qui n’ignorait pas la connotation ultranégative de ce concept dans le monde judéo-arabe, ne l’a jamais fait. Son approche en noir et blanc des relations internationales, vaut bien, à ses yeux, cette autre école de pensée qu’on appelle la realpolitik et qui s’appuie, avant tout, sur la prise en compte des intérêts concrets d’une nation.

Le Royaume-Uni n’avait aucun intérêt national patent de choisir, parmi tant d’autres dictatures, d’attaquer précisément celle de Saddam Hussein. En 2003, le régime était à genoux, ses défenses et industries militaires étaient régulièrement bombardées par la Royal Air Force et l’US Air Force depuis 1998. Des dizaines d’inspecteurs des Nations unies fouillaient partout, à la recherche des fameuses ADM. Cadenassée depuis l’invasion du Koweït, par le régime de sanctions internationales le plus dur – et le plus meurtrier pour les civils – qui se soit jamais vu dans l’histoire des Nations unies, son économie était en lambeaux.

« Pour moi, a martelé Tony Blair devant la commission Chilcot, il continuait de représenter une menace. Non seulement pour ses voisins, mais pour le monde entier. » Un jour, a-t-il ajouté, « si on l’avait laissé au pouvoir avec ses fils », il aurait « sans doute repris sa quête d’ADM ». Pire, « il aurait pu » en fournir « aux fanatiques religieux » d’Al-Qaida. « Dans le monde d’aujourd’hui, il n’est plus possible de prendre ce genre de risques. »

Dix fois, au cours de son audition, il l’a répété : « J’étais le chef du gouvernement, je croyais, et je crois toujours, qu’il était juste de renverser ce régime. » Il croit aussi que « les dirigeants d’aujourd’hui » vont devoir « s’occuper » de l’Iran aussi tôt que possible. Tony Blair n’est plus aux affaires mais il sait toujours mieux. « L’habitude du triomphe amoindrit le doute », disait Balzac. Tony Blair a vécu pas mal de triomphes et ignore le doute. Brillamment élu en 1997, réélu deux fois par la suite, il voulait faire du Royaume-Uni, « le phare de l’univers ». Il est à présent traité comme un paria. Un paria richissime, notez. En trente mois d’activité, depuis son départ de Downing Street, Tony Blair Associates, sa société, affiche un chiffre d’affaires supérieur à 20 millions d’euros.

Au pouvoir, « ce qui compte, c’est ce qui marche », répétait-il. Il a traité les prémices de la guerre d’Irak avec la même méthode. Une fois la décision prise de traiter la question Saddam, et les historiens retiendront qu’elle le fut lors d’un dîner en tête-à-tête avec George W. Bush le 6 avril 2002 dans son ranch de Crawford au Texas, il ne restait plus qu’à la faire avaliser. Par les Nations unies si possible – mais la France et la Russie s’y opposèrent -, par l’opinion publique si cela se révélait nécessaire. Ce qui fut fait avec célérité.

« Ce qui compte, c’est ce qui marche. » Comme son ami George W. Bush, de qui il est plus proche que d’un Bill Clinton, politicien brillant mais réputé cynique et époux volage, « King Tony » monnaye aujourd’hui sa gloire passée. A la tête de sa Fondation de la Foi et de Tony Blair Associates, il convoque désormais moins à l’esprit l’homme d’Etat que le télé-prêcheur version américaine ou égyptienne, fidèle à Dieu et dur en affaires.

Il prononce des conférences à 200 000 euros les 90 minutes. En échange de petites fortunes, il conseille les rois d’Arabie saoudite, du Koweït et d’Abou Dhabi. Il est en affaires avec des milliardaires d’Azerbaïdjan, de Chine et d’ailleurs. Il pratique le lobbying pour la banque JP Morgan et, bientôt, pour son ami Bernard Arnault. Il vient de s’offrir un hôtel particulier à Londres, il n’a rien contre l’idée de représenter le luxe de LVMH. Il est également l’émissaire du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie, Nations unies) au Proche-Orient.

Mais sur l’Irak, quand même, « avez-vous des regrets ? », lui demande un membre de la commission Chilcot. De 100 000 à 500 000 Irakiens, personne ne sait, ont été tués pendant et après l’invasion de 2003. De même, 4 500 GI américains et 179 soldats britanniques ont péri en Irak. Le pays le plus développé du monde arabe a été ramené au Moyen Age. Une guerre civile dont les cendres sont encore tièdes a provoqué une hécatombe sans précédent. L’insécurité règne. La corruption est partout, l’avenir, incertain.

Des regrets, des remords, des doutes ? « Non. » Héraut et supplétif d’une invasion qui a coûté 7 milliards de livres au contribuable britannique, Tony Blair n’en a pas. Qui est sûr d’avoir sauvé le monde ne peut en avoir.

9 Responses to Présidence Obama: C’est pas moi, c’est Bush qui m’a poussé! (Obama’s war on terror: Bush made me do it)

  1. Thot Har Megiddo dit :

    Le pays le plus développé du monde arabe a été ramené au Moyen Age
    à cause d’abord et avant tout de la première guerre du golfe, et de l’embargo qui a suivi maintenu par un président américain démocrate, ainsi que toute la communauté internationale

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  2. Thot Har Megiddo dit :

    « Personne ne rappelle que les 60 000 chiites massacrés par l’armée du dictateur irakien s’étaient soulevés contre le régime, en 1991, à l’appel du président Bush senior. »
    Je ne savais pas que cela justifiait un massacre au gaz. La gauche m’en apprend tous les jours. Mais elle ne disait pas la même chose durant les guerres d’Algérie et du Vietnam

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  3. Les pleurnicheries d’Obama ne noieront pas le Poisson, ce signe judéo-chrétien qui des catacombes permit de rassembler les forces du bien qui n’appartiennent qu’a l’Humanité mais qui s’expriment depuis 2000 ans exclusivement dans notre civilisation occidentale. George W. BUSH et Tony BLAIR n’ont pas à avoir de regrets, de remords, ni de doutes mais ce n’est certainement pas le cas des Français chiraquiens et des Russes trop occupés à cacher les ADM iraquiens en Syrie et en Iran.

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  4. […] Les pleurnicheries d’Obama ne noieront pas le Poisson, ce signe judéo-chrétien qui des catacombe… […]

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  5. jcdurbant dit :

    Nos maitres désinformateurs du Monde se gardent bien aussi de rappeler le double jeu du Pays autoproclamé des droits de l’homme qui, on s’en souvient, avait dans un premier temps eu l’idée des zones de survol interdites (notre Kouchner national) pour ensuite se défausser du dispositif de son maintien sur leurs alliés anglo-américains à partir de leurs bases saoudiennes (prétexte qu’utilisera d’ailleurs Ben Laden pour son abomination du 11/9) avant de « lobbyer » à mort pour Saddam pour la fin de l’embargo tout en se sucrant un max via le programme « pétrole contre pourriture »

    Quant à Pipes, s’il a pas tort que pour sauver le soldat Obama, il lui faudrait, comme disait McCain, se montrer prêt à « Bomb Iran, bomb bomb Iran »… (sur l’air des Beach boys) et ainsi démontrer au monde entier et à ses électeurs que ses critiques de Bush sur la question étaient parfaitement injustifiées, je suis quand même un peu déçu du peu de cas que comme la plupart de nos soi-disant « spécialistes », il semble faire de la population iranienne quand il met d’emblée hors jeu le changement de régime.

    Sans compter qu’il est clair que derrière le chantage (ou plutôt le bluff) au blocage (ou au sabotage) du Détroit d’Ormuz ou/et au lâchage des chiens du Hez ou du Hamas, le véritable talon d’Achille du régime, c’est la restriction des importations d’essence (via l’Inde et même Total, je crois, puisque, détenteur des 2e réserves mondiales de pétrole et de gaz de la région, ils sont, on le sait, incapables de produire plus de la moitié de leurs besoins) qui serait le plus efficace.

    Mais bien sûr, comme le montrent bien les 600 millions que l’Irak vient d’être autorisé à réinjecter dans les poches des mollahs, personne ne veut aider la population à se débarrasser de cette kleptocratie à visée totalitaire et de ses juteux contrats …

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  6. […] repenser à l’incroyable décalage avec les espoirs soulevés par leurs élections après des prédécesseurs tant honnis et critiqués mais dont ils ont fini par reprendre la plupart des mesures […]

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  7. jcdurbant dit :

    TRUMP MADE ME DO IT

    Obama will go down as the only president in history to spend eight years vociferously criticizing both his predecessor and his successor. According to Obama, nearly every problem facing the nation, even in the eighth year of his presidency, can be ascribed to George W. Bush. The remainder can be blamed on Donald Trump. That is quite the legacy…

    http://www.thefiscaltimes.com/Columns/2016/11/23/Obama-s-Real-Legacy-Creating-Divided-America

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  8. jcdurbant dit :

    PUTIN MADE ME DO IT

    « On all these issues, but particularly missile defence, this, this can be solved but it’s important for him to give me space. »

    « Yeah, I understand. I understand your message about space. Space for you … »

    « This is my last election. After my election I have more flexibility. »

    « I understand. I will transmit this information to Vladimir. »

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  9. jcdurbant dit :

    OPERATION HOT MIC

    « Your mission is simple, Mr. Obama. Win one last election to gain unchecked flexibility, weaken our defenses, and fundamentally transform the world. Dmitry will transmit the information. Starring Barack Obama as President Flexible, Dmitry Medvedev as Dr. Transmitkov, and Vladimir Putin as Himself. »

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