Vote anti-minarets: Si la montagne ne vient pas à Mahomet (How the Muslim brothers took on Switzerland and the world)

Si la montagne ne vient pas à Mahomet, c’est Mahomet qui ira à la montagne. Mahomet
Est-ce que c’est une offense dans un pays de montagne, qu’il y ait une construction un peu plus élevée? Bernard Kouchner
C’est sur le modèle du centre islamique de Genève que se sont construits, à partir des années 1960, les centres islamiques de Milan, de Londres, de Rome et de nombreuses autres villes européennes, souvent financés par l’Arabie saoudite. Ces centres ont servi à la fois de bases avancées pour la da’wa – la propagande et le prosélytisme politico-religieux des Frères musulmans – mais aussi, comme cela a été révélé au lendemain du 11 septembre, de centres de recrutement des terroristes d’Al-Qaida et de leurs soutiens logistiques et financiers. Car il ne faut pas oublier que c’est en Europe, comme le rappelle le chercheur Lorenzo Vidino, qu’ont été minutieusement préparés les attentats du 11 septembre. (…) Dans ces circonstances, le résultat du référendum sur les minarets prend un sens symbolique important. Il ne s’agissait pas – comme voudraient le faire croire plusieurs commentateurs engagés au service de l’islamisation de l’Europe (camouflée derrière l’expression de « dialogue interculturel » euroméditerranéen), comme Caroline Fourest – de limiter la liberté de culte des Musulmans de Suisse, qui sont sans doute dans leur majorité des citoyens pacifiques. Il s’agissait de porter un coup d’arrêt à la vague d’islamisation de l’Europe, qui a commencé en Suisse dans les années 1960. Paul Landau

Où l’on comprend pourquoi Mahomet tenait tant à aller à la montagne …

A l’heure où la bien-pensance se déchaine contre le récent vote de nos voisins suisses pour l’interdiction de la construction de nouveaux minarets …

Et alors qu’après l’église aphone de Sartrouville et 13 interminables siècles, Poitiers va enfin avoir droit à son minaret de 20 mètres …

Intéressante mise en perspective de l’auteur de deux livres sur le Komintern islamiste des Frères musulmans en Europe (Le Sabre et le Coran – Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l’Europe) et les convertis (Pour Allah jusqu’à la mort – Enquête sur les convertis à l’islam radical) Paul Landau.

Qui montre la dimension stratégique du choix de la Suisse, de la part du gendre du fondateur du mouvement des Frères musulmans Said Ramadan (et père des Hani et Tariq qui squattent à longueur d’année nos plateaux télé), dans l’entreprise de conquête de l’Europe et du monde que se sont donnés les Frères musulmans dès les années 60.

A la fois comme modèle pour leurs actions de propagande et de prosélytisme politico-religieux avec la création du premier Centre islamique de Genève, bientôt suivi par de nombreux autres dans les grandes capitales européennes.

Et, du fait de son rôle de place financière mondiale et surtout de son secret bancaire, comme source de financement via leur banque (Al-Taqwa) devenue celle d’Al-Qaida.

D’où toute l’importance dudit vote comme un premier coup d’arrêt à la vague d’islamisation de l’Europe qui depuis plus de 40 ans a commencé en Suisse …

« Des Frères musulmans à Al-Qaida : les réalités méconnues de l’islam politique en Suisse

Paul Landau

mercredi 2 décembre 2009

Après le tsunami politique et médiatique que vient de vivre la Suisse – et avec elle l’Europe tout entière – il n’est pas inutile de replacer les événements récents dans le contexte historique et politique des dernières décennies, pour mieux comprendre les enjeux véritables du référendum suisse et ses conséquences possibles. L’histoire de l’islam en Suisse depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale ne correspond pas, en effet, à la vision idyllique qu’en ont donné de nombreux médias et hommes politiques (au premier rang desquels il faut citer le ministre des Affaires étrangères français, M. Kouchner, qui a déclaré que les minarets n’avaient rien de choquant dans un « pays de montagnes »…).

Or la Suisse n’est pas seulement, n’en déplaise à M. Kouchner, un pays de montagnes et un lieu de villégiature. Elle est aussi le bastion avancé de l’implantation de l’islam politique des Frères musulmans en Europe et le pays où fut créé le premier centre islamique – celui de Genève – qui servit de modèle aux nombreux centres islamiques implantés depuis le début des années 1960 en Europe, avec le soutien de l’Arabie saoudite et de ses pétrodollars. L’histoire des Frères musulmans en Europe est étroitement liée à la personnalité d’un homme qui a joué un rôle essentiel, en transformant la confrérie égyptienne en un réseau international, implanté sur les cinq continents, doté de ramifications multiples et d’une infrastructure financière très développée. Cet homme, Said Ramadan, gendre du fondateur du mouvement des Frères musulmans, Hassan al-Banna et père de Tariq Ramadan, est pour ainsi dire le créateur de l’Internationale islamiste *. Véritable globe-trotter du mouvement islamiste, Said Ramadan a en effet voyagé à travers tout le monde musulman, du Pakistan à l’Arabie saoudite, avant de se fixer en Europe. Après Cologne et Munich, il s’installe à Genève, où il crée le premier Centre islamique européen. Le choix de la Suisse n’est pas anodin : il s’explique principalement par son rôle de place financière et par la tradition suisse de secret bancaire. La Suisse va en effet assumer une double fonction dans le développement du mouvement islamiste : celle de pont avancé de la da’wa [c’est-à-dire la propagande politico-religieuse] et celle de « coffre-fort » de la mouvance islamiste. »

Concernant ce dernier point, l’histoire des Frères musulmans en Europe (qui sont parfois présentés trompeusement comme une organisation islamiste ’non-violente’ !) est étroitement liée à celle de la banque Al-Taqwa, institution créée par les Frères qui est devenue la banque d’Al-Qaida et est apparue au grand jour après le 11 septembre 2001. Un des actionnaires d’Al-Taqwa était Albert-Ahmed Huber, converti d’origine suisse, fervent admirateur de Nasser et de Hitler. Quant au président du « Charia-board » de la banque, il n’est autre que le fameux cheikh Yousouf Qaradawi, théoricien islamiste qui préside aux destinées de l’UOIE (Union des organisations islamiques européennes qui chapeaute l’UOIF).

C’est sur le modèle du centre islamique de Genève que se sont construits, à partir des années 1960, les centres islamiques de Milan, de Londres, de Rome et de nombreuses autres villes européenes, souvent financés par l’Arabie saoudite. Ces centres ont servi à la fois de bases avancées pour la da’wa – la propagande et le prosélytisme politico-religieux des Frères musulmans – mais aussi, comme cela a été révélé au lendemain du 11 septembre, de centres de recrutement des terroristes d’Al-Qaida et de leurs soutiens logistiques et financiers. Car il ne faut pas oublier que c’est en Europe, comme le rappelle le chercheur Lorenzo Vidino, qu’ont été minutieusement préparés les attentats du 11 septembre.
Un coup d’arrêt à l’expansion d’Eurabia ?

Cet exposé succinct permet de comprendre le rôle stratégique qu’a joué la Suisse dans l’implantation en Europe du mouvement islamiste, des Frères musulmans jusqu’à la nébuleuse Al-Qaida. Dans ces circonstances, le résultat du référendum sur les minarets prend un sens symbolique important. Il ne s’agissait pas – comme voudraient le faire croire plusieurs commentateurs engagés au service de l’islamisation de l’Europe (camouflée derrière l’expression de « dialogue interculturel » euroméditerranéen), comme Caroline Fourest – de limiter la liberté de culte des Musulmans de Suisse, qui sont sans doute dans leur majorité des citoyens pacifiques. Il s’agissait de porter un coup d’arrêt à la vague d’islamisation de l’Europe, qui a commencé en Suisse dans les années 1960.

La votation suisse contre les minarets a exposé au grand jour le gouffre qui sépare désormais les populations européennes de leurs gouvernants et de leurs élites politiques et médiatiques. Eurabia, on le sait, est un projet imposé aux peuples d’Europe (et du monde arabe) par leurs dirigeants, qui n’a jamais fait l’objet d’aucun vote ou consultation populaire. A cet égard, le référendum suisse était peut-être aussi, au-delà de la seule question des minarets, le premier vote sur le projet politique et culturel eurabien. L’avenir dira si la votation suisse aura marqué un coup d’arrêt à l’expansion d’Eurabia.

* Sur ce sujet, je renvoie le lecteur à mon livre Le Sabre et le Coran, ainsi qu’à celui de Sylvain Besson, La conquête de l’Occident.
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Voir aussi:

Paul Landau, écrivain: analyser l’itinéraire des convertis à l’islam radical
Propos recueillis par Roger Heurtebise
Riposte laïque
21 octobre 2008

Riposte Laïque : Paul Landau, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Qu’est-ce qui motive votre intérêt personnel pour l’islamisme ?

Paul Landau : Je suis né aux Etats-Unis, j’ai grandi en France et je vis actuellement en Israël. Je me suis intéressé à l’islamisme après le 11 septembre 2001. J’ai voulu comprendre la genèse du phénomène Al-Qaida, ce qui m’a conduit à étudier le mouvement des Frères musulmans, leur histoire, leur stratégie et leur implantation en Europe, thème de mon premier livre.

RL : Votre premier ouvrage s’appelait Le Sabre et le Coran – Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l’Europe, et le second s’intitule Pour Allah jusqu’à la mort – Enquête sur les convertis à l’islam radical (http://www.ripostelaique.com/Pour-Allah-jusqu-a-la-mort-de-Paul.html). Vous prêtez donc une dimension essentiellement guerrière et mortifère à l’islamisme ?

P. Landau : Mon premier livre envisageait l’islamisme principalement sous l’angle de la « da’wa », c’est-à-dire la propagande et la propagation de l’islam par des moyens pacifiques en général (prosélytisme, médias, Internet…). Mais je montrais que ces moyens pacifiques étaient complémentaires des moyens de conquête guerriers : il s’agit en effet de deux armes complémentaires pour les mouvements islamistes, dont certains recourent principalement au djihad, tandis que d’autres préfèrent la da’wa. Mais tous partagent le même objectif de conquête de l’Occident et de prise du pouvoir dans les pays musulmans.

C’est pourquoi leur opposition est purement tactique : le cheikh Qaradawi, par exemple, est un ardent promoteur de la da’wa, notamment par le biais d’Internet auquel il a consacré des moyens financiers importants. Mais cela ne l’empêche nullement d’approuver les attentats-suicides commis contre des civils israéliens – y compris par des femmes kamikazes – comme il l’a affirmé dans des fatwas très diffusées dans le monde musulman.

Plus près de nous, Tariq Ramadan est lui aussi un partisan de la conquête de l’Occident par des moyens « pacifiques », ce qui ne l’empêche pas d’avoir une attitude très ambiguë à l’égard des attentats du 11 septembre, qu’il condamne du bout des lèvres et uniquement lorsqu’il s’adresse à un public occidental…

RL : Dans Pour Allah jusqu’à la mort, il n’est plus question de « musulmans de souche », puisque votre livre évoque principalement les convertis occidentaux à l’islam radical. Ces convertis sont-ils en général plus radicaux que les musulmans de souche ? Y a-t-il des différences de conviction ou de comportement entre les islamistes d’origine musulmane et ceux qui sont des convertis ?

P. Landau : C’est une des questions auxquelles je tente de répondre dans ce livre. Je me suis intéressé au phénomène des conversions à l’islam en général, et des conversions à l’islam radical en particulier. Ce phénomène touche presque tous les grands pays occidentaux (Etats-Unis, France, Angleterre, Allemagne…) mais il n’avait jusqu’à présent fait l’objet d’aucune étude. J’analyse les itinéraires de ces convertis, jeunes Occidentaux qui deviennent des musulmans fanatiques, prêts à tuer et à mourir au nom d’une conception très radicale de l’islam. Effectivement, on constate que ces convertis sont souvent plus extrémistes dans leurs convictions que les musulmans de souche. Les cas les plus frappants sont celui de Muriel Degauque, la première femme kamikaze européenne, et celui d’Adam Gadahn, jeune Américain né en Californie, devenu le porte-parole d’Al-Qaida.

RL : Dans votre livre, vous décrivez de nombreux itinéraires personnels. Ces convertis sont-ils des « autodidactes » de l’islamisme, ou ont-ils eu la malchance de croiser la route de prêcheurs intégristes ?

P. Landau : Pour décrire leur parcours, j’emploie le concept de « double conversion » : dans un premier temps, ils deviennent musulmans, comme beaucoup d’Occidentaux qui trouvent dans l’islam des réponses spirituelles, et aussi une communauté (la fameuse « Oumma »). La majorité des convertis occidentaux à l’islam en restent là. Mais pour une minorité d’entre eux, cela ne suffit pas : ils deviennent ensuite des islamistes radicaux et des djihadistes.

En général, la première étape de cette double conversion est la conséquence de rencontres avec des amis ou des collègues de travail musulmans, chose très banale en Occident aujourd’hui, où l’islam n’est plus du tout exotique, mais est au contraire devenu la religion dominante dans de nombreux quartiers… On trouve aussi des convertis « autodidactes », qui découvrent l’islam sur des forums Internet, comme ce fut le cas pour Adam Gadahn, l’Américain d’Al-Qaida.

La deuxième étape, qui les conduit de l’islam à l’islamisme radical et au djihad, est par contre le fruit d’une « prise en main » par des recruteurs, ou par des militants islamistes, croisés le plus souvent dans des mosquées, comme celle du Londonistan où se sont convertis les frères David et Jérôme Courtailler (surnommés les « Gaulois d’Al-Qaida »).

RL : Ces convertis proviennent-ils plutôt de milieux modestes ou de la bourgeoisie ? Par ailleurs, y a-t-il dans ces conversions à l’islam radical une part de déni de soi et de fragilité psychologique ?

P. Landau : Sociologiquement, leurs familles sont plutôt modestes dans le cas des convertis français et belges (Lionel Dumont, Muriel Degauque), alors que les convertis allemands et américains sont quant à eux issus de la « bourgeoisie libérale », ce qui montre qu’il n’y a pas de déterminisme social.

L’étude de leur profil psychologique se rattache à une vaste littérature spécialisée, qui traite des convertis aux nouvelles religions ou mouvements sectaires, et aussi des membres des organisations terroristes. Pour résumer, on peut dire qu’il n’existe pas de profil psychologique, même si l’on constate des tendances récurrentes, comme le passage par la drogue, à laquelle l’islam permet d’échapper, constituant ainsi aux yeux des convertis une forme de « rédemption ». L’islam est également vécu par beaucoup de convertis – y compris ceux à l’islam radical – comme un code moral et une religion « totale », qui leur apporte des réponses et leur permet de structurer leur existence.

RL : Des psychologues israéliens ont tenté de dresser le portrait-robot des candidats aux attentats-suicides. Y sont-ils arrivés ?

P. Landau : Non, pas vraiment. Je cite les résultats de plusieurs études, montrant que les terroristes kamikazes palestiniens sont issus de toutes les classes sociales, et que leurs motivations sont complexes et variées. C’est notamment le cas des femmes kamikazes, qui sont motivées par une volonté d’échapper au destin de la femme musulmane, tout en demeurant soumises à des codes sociaux très prégnants… Certaines sont ainsi devenues kamikazes après avoir été soupçonnées d’adultère, pour ne pas mettre en danger « l’honneur » de leur famille… Le Hamas et les autres organisations terroristes ont utilisé très cyniquement ces motivations pour recruter des femmes kamikazes, avec l’encouragement du cheikh Qaradawi que j’évoquais tout à l’heure.

RL : Combien y a-t-il de convertis radicaux en France ?

P. Landau : Le nombre des convertis à l’islam radical est difficile à évaluer, tout comme celui des convertis en général. On estime qu’il y aurait plusieurs centaines de convertis à l’islam radical en France, voire quelques milliers. Une chose est certaine : ce phénomène est en expansion, surtout depuis les attentats du 11 septembre, qui ont galvanisé les esprits et accéléré le rythme des conversions en Occident.

RL : Outre la lutte judiciaire et policière contre l’islamisme, que peuvent faire les gouvernements occidentaux pour endiguer le phénomène des conversions à l’islam radical ?

P. Landau : De manière générale, la lutte contre l’islamisme suppose que soient réunis trois éléments indispensables : des outils juridiques, une volonté politique et une vision stratégique. Dans le cas de la France et d’autres pays européens, l’appareil juridique existe, mais la volonté politique et la vision stratégique font souvent défaut. J’illustre cette carence politique par l’exemple du cheikh Qaradawi, qui demeure persona grata en Europe, et par celui du financement du Hamas par des associations implantées dans de nombreux pays, et notamment en France (CBSP).

RL : Pensez-vous, à l’instar de Mohammed Sifaoui et d’Eric Denécé, qu’on doive combattre l’islam radical sur le plan idéologique ? Et comment ? Faut-il seulement dénoncer les versets coraniques et les hadith inacceptables, ou réaffirmer les idéaux humanistes et progressistes du monde occidental ?

P. Landau : Je partage le diagnostic de Sifaoui et d’autres chercheurs et écrivains. Le combat idéologique est un front essentiel, sur lequel les musulmans modérés sont en première ligne. Car le phénomène des conversions à l’islam radical (et aussi, de manière différente, celui des conversions à l’islam en général) témoigne d’une crise profonde de l’Occident. Pour y remédier, il faut certainement réaffirmer les idéaux humanistes et progressistes qui constituent le socle commun sur lequel s’est édifiée notre civilisation, dont les deux piliers sont Athènes et Jérusalem. Ce combat doit réunir tous ceux qui s’opposent à l’islamisme conquérant, indépendamment de leurs divergences culturelles ou politiques.

Il faut bien entendu dénoncer certains versets du Coran ou hadith et l’usage qui en est fait (comme par exemple le hadith sur le « combat contre les Juifs », repris par le Hamas dans l’article 7 de sa Charte). Mais il faut également lutter pour la défense des acquis essentiels de notre civilisation, aujourd’hui remis en cause par l’islamisme militant : laïcité de l’espace public, liberté de penser, d’opinion, d’expression, égalité des sexes, et autres droits fondamentaux qui sont progressivement grignotés en Occident, en conséquence de l’offensive islamiste et aussi d’une certaine lâcheté occidentale – attitude que Bat Ye’or qualifie fort justement de dhimmitude – dont les conversions à l’islam radical sont aussi une des manifestations.

2 Responses to Vote anti-minarets: Si la montagne ne vient pas à Mahomet (How the Muslim brothers took on Switzerland and the world)

  1. […] C’est sur le modèle du centre islamique de Genève que se sont construits, à partir des années 1960, les centres islamiques de Milan, de Londres, de Rome et de nombreuses autres villes européennes, souvent financés par l’Arabie saoudite. Ces centres ont servi à la fois de bases avancées pour la da’wa – la propagande et le prosélytisme politico-religieux des Frères musulmans – mais aussi, comme cela a été révélé au lendemain du 11 septembre, de centres de recrutement des terroristes d’Al-Qaida et de leurs soutiens logistiques et financiers. Car il ne faut pas oublier que c’est en Europe, comme le rappelle le chercheur Lorenzo Vidino, qu’ont été minutieusement préparés les attentats du 11 septembre. (…) Dans ces circonstances, le résultat du référendum sur les minarets prend un sens symbolique important. Il ne s’agissait pas – comme voudraient le faire croire plusieurs commentateurs engagés au service de l’islamisation de l’Europe (camouflée derrière l’expression de “dialogue interculturel” euroméditerranéen), comme Caroline Fourest – de limiter la liberté de culte des Musulmans de Suisse, qui sont sans doute dans leur majorité des citoyens pacifiques. Il s’agissait de porter un coup d’arrêt à la vague d’islamisation de l’Europe, qui a commencé en Suisse dans les années 1960. Paul Landau […]

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  2. jcdurbant dit :

    “Une femme est comme une perle dans un coquillage. Si on la montre, elle crée des jalousies. Ici, la femme sans voile est comme une pièce de deux euros. Visible par tous, elle passe d’une main à l’autre.”

    Hani Ramadan

    https://www.letemps.ch/suisse/2016/06/09/hani-ramadan-invite-une-ecole-genevoise-parler-islamophobie

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