Présidence Obama: Après l’Obamania, la cartérisation (Manchurian candidate or just plain old carterization?)

Manchurian candidateDès qu’un organisateur entre dans une communauté, il ne vit, rêve, mange, respire et dort qu’une chose, et c’est d’établir la base politique de masse de ce qu’il appelle l’armée. Saul Alinsky (mentor politique d’Obama)
On se retrouve avec deux conclusions: 1) un président très inexpérimenté a découvert que toute la rhétorique de campagne facile et manichéenne de 2008 n’est pas facilement traduisible en gouvernance réelle. 2) Obama est engagé dans une course contre la montre pour imposer de force un ordre du jour plutôt radical et diviseur à un pays de centre-droit avant que celui-ci ne se réveille et que ses sondages atteignent le seuil fatidique des 40%. Autrement dit, il y a deux options possibles: Ou bien le pays bascule plus à gauche en quatre ans qu’il ne l’a fait en cinquante ou Obama entraine dans sa chute le Congrès démocrate et la notion même de gouvernance de gauche responsable, laissant ainsi derrière lui un bilan à la Carter. Victor Davis Hanson
Bientôt, M. Obama aura ses propres La Mecque et Téhéran à traiter, peut-être à Jérusalem et au Caire. Il ferait bien de jeter un œil au bilan de son co-lauréat au prix Nobel de la paix, comme démonstration de la manière dont les motifs les plus purs peuvent entrainer les résultats les plus désastreux. Bret Stephens

Et si, après leur choix de Jimmy Carter en 2003, le comité Nobel avait vu juste en récompensant dès sa première année son plus pur émule?

Incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité, sur son identité religieuse, sur son itinéraire académique, liens avec l’extrême gauche ou les suprémacistes noirs, accession trouble au Sénat d’un des Etats les plus corrompus des Etats-Unis, soutien médiatique massif et campagne la plus chère de l’histoire américaine …

Nationalisations « provisoires » de pans entiers de l’industrie et de la banque, subventions gouvernementales, aggravation monstrueuse des déficits, montée inédite du chômage, nouvelle baisse du dollar, dépendance accrue envers les puissances financières étrangères, projet d’un service national de santé au coût toujours non budgété et impliquant un contrôle tout à fait inédit de la population, projet de la création d’un service national de la jeunesse, projet de musèlement des médias via une loi visant à imposer la diversité des opinions, mise en place de chargés de mission présidentiels dotés de pouvoirs étendus échappant au contrôle du Sénat, ouvertures tous azimuths envers l’islam, l’Iran, les Palestiniens, critique systématique de son prédécesseur au plan militaire tout en en maintenant l’essentiel des mesures, renoncement unilatéral au déploiement de missiles antimissiles en Europe de l’Est et abandon des pays ex-communistes ou ex-soviétiques, prix Nobel de la paix sur la seule foi de ses belles paroles …

En ces temps étranges où, dans l’incorrigible novlangue de nos médias, la tenue d’une élection démocratique suite à la tentative de « putsch légal » de la part du président précédent est qualifiée de « victoire des putschistes »

Mais où, juste retour des choses après le hold up du siècle et près d’un an de boulettes presque ininterrompues, le premier président multiculturel et post-moderne de l’histoire américaine redescend littéralement sur terre en passant pour la première fois sous la barre symbolique des 50% d’avis favorables dans les sondages …

Et où, à mesure que commencent à s’estomper les pires effets d’une crise financière qui avait poussés les électeurs dans les bras d’un virtuel inconnu, font retour à la surface tous les avertissements que tant d’entre eux avaient voulu ignorer il y a un an …

Retour, avec David Horowitz et Michel Gurfinkiel, sur l’une des accusations qui avaient surgi pendant la campagne du disciple de Saul Alinsky, à savoir celle d’être le fameux « candidat mandchou », qui, selon le célèbre roman de politique-fiction de la fin des années 50 de Richard Condon adapté à deux reprises au cinéma, voyait un soldat américain capturé par les Rouges pendant la guerre de Corée renvoyé aux Etats-Unis, après avoir été dument retourné et conditionné, pour y participer à un coup d’Etat.

Qui, derrière ses côtés franchement conspirationnistes, a le mérite de rappeler les côtés indéniablement ambigus et troubles d’un candidat ayant été soutenu non seulement par le Très Grand Capital à la George Soros mais par la myriade d’associations plus ou moins extrémistes et issus des milieux anti-mondialisation puis anti-guerre que subventionnait celui-ci

USA/ Le président de Mandchourie
Comme Carter en 1976, Obama a été mis en orbite en 2008 par des puissances qui le dépassent. Comme Carter, il ne résiste pas à l’épreuve du pouvoir.
Michel Gurfinkiel
Mercredi 11 novembre 2009

Depuis un demi-siècle, l’Amérique vit dans la hantise du « candidat de Mandchourie ». Derrière cette expression, il y a d’abord eu un roman de politique-fiction de Richard Condon, The Manchurian Candidate, paru en 1959. Puis deux films : par John Frankenheimer d’abord, en 1962, avec Frank Sinatra dans le rôle principal ; et par John Demme ensuite, en 2004, avec Denzel Washington.

Thème : la manipulation du système démocratique par des ennemis de la démocratie. Dans le roman de Condon et le premier film, il est question de soldats américains capturés par les Rouges pendant la guerre de Corée, robotisés à travers un « lavage de cerveau » et renvoyés aux Etats-Unis pour y participer à un coup d’Etat : l’un de ces soldats, conditionné pour être un assassin, devra tuer le président des Etats-Unis et assurer ainsi son remplacement par le vice-président, autre ancien captif des Nord-Coréens, qui a été programmé, quant à lui, pour livrer son pays, et l’ensemble du monde libre, au communisme.

Dans le second film, les événements se déroulent sur fond de guerre d’Irak. Et les manipulateurs ne sont plus les communistes, mais une société d’armement américaine, qui entend instaurer une dictature d’extrême droite.

D’une vision conservatrice, liée à la guerre froide, où l’Amérique représente le Bien, on est ainsi passé à une vision « politiquement correcte » d’extrême gauche, où elle incarne le Mal. Ce renversement date de l’assassinat de John Kennedy, en 1963. Les circonstances de ce drame se rapprochent de trop près, en effet, du roman de Condon et du film du Frankenheimer. L’assassin présumé de Kennedy, Lee Harvey Oswald, ex-Marine devenu communiste et marié à une Soviétique, semble avoir été une sorte de zombie, manipulé par des puissances qui le dépassaient. Son assassinat, quarante-huit heures après son arrestation, s’apparente à la liquidation d’un simple exécutant devenu inutile. Et l’arrivée au pouvoir du vice-président Lyndon Johnson, qui décide immédiatement d’envoyer un corps expéditionnaire au Vietnam du Sud afin de résister aux agressions du Nord communiste, peut passer comme un putsch silencieux ourdi par le « parti de la guerre ».

L’affaire du Watergate, au début des années 1970, semble confirmer un peu plus la thèse de complots permanents des « fascistes » américains contre la démocratie. Bien avant le remake de 2004, le Manchuria Candidate inspire de nombreux films et livres, notamment Les Trois Jours du Condor de Sidney Pollack, réalisé en 1975, où une police secrète procède en toute impunité à des massacres en plein Washington…

Mais alors même que la thématique du Manchuria Candidate bascule à gauche, de véritables « candidats mandchouriens » sont élus à la tête des Etats-Unis. Le premier est Jimmy Carter, président de 1977 à 1981, médiocre gouverneur d’un Etat du Sud, pris en main par un universitaire ambitieux d’origine est-européenne, Zbigniew Brzezinski, qui lui même agit pour un cartel d’hommes d’affaires et de politiques américains, européens et japonais décidés à « dépasser la guerre froide » et à conclure une sorte de Grande Alliance avec le bloc communiste : la Commission Trilatérale. Au bout de quatre ans, le bilan est si catastrophique pour l’Amérique que Ronald Reagan, le candidat de la droite pure et dure – des « bons » du livre de Condon et du film de Frankenheimer -, remplaçait Carter à la Maison Blanche.

Le second, c’est Barack Obama. Un homme politique jeune (moins de cinquante ans), sans fortune, au profil personnel ambigu (incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité, sur son identité religieuse, sur son itinéraire académique), lié à l’extrême gauche, est mis en orbite dès 2004 en tant que sénateur de l’Illinois (l’un des Etats les plus corrompus des Etats-Unis). Puis lancé, avec un soutien médiatique immédiat et massif, en tant que candidat aux primaires démocrates de 2008. Puis élu, au terme de la campagne la plus chère de l’histoire américaine, à la présidence. Le fait qu’il soit Africain et musulman par son père, musulman par son père adoptif indonésien, et qu’il apparaisse donc comme Noir, semi-musulman, et fils du tiers-monde, a sans doute beaucoup joué dans la décision de ses parrains : en gros, la Trilatérale des années 1970, élargie aux dictatures national-socialistes russe et chinoise et aux régimes totalitaires ou autoritaires islamiques.

Le slogan de la campagne d’Obama en 2008 – Yes I Can ! (« Oui, je peux le faire ! ») – a caché le programme. Mais aujourd’hui, les Américains découvrent ce dernier à travers la politique de leur président et les lois qu’il tente de faire approuver par le Congrès. Et leur soutien s’effrite. Elu voici un an avec 53 % de suffrages, Obama a perdu – ou plutôt son parti a perdu, mais cela revient au même – les élections locales du 4 novembre 2009, y compris dans des circonscriptions qui avaient été démocrates depuis cent ans. Près de 80 % des Américains lui faisaient confiance lors de son investiture, fin janvier 2009 : une dizaine de mois plus tard, ils ne sont plus que 50 % à peine, voire 48 % selon Rasmussen, un institut classé à droite mais particulièrement fiable. Les électeurs dits indépendants – ni républicains, ni démocrates, et donc facteur déterminant en période de scrutin – ont été les premiers à faire défection.

La politique économique du président – nationalisations « provisoires » de pans entiers de l’industrie et de la banque, subventions gouvernementales, aggravation des déficits – ne convainc pas : elle s’accompagne en effet d’une montée du chômage, d’une nouvelle baisse du dollar et d’une dépendance accrue envers les puissances financières étrangeres, notamment asiatiques.

Les réformes sont mal acceptées. 60 % des Américains s’opposent au projet d’un service national de santé, qui passait pourtant l’an dernier pour être l’un des points forts du programme démocrate. Ils estiment que cette nouvelle couverture médicale serait plus coûteuse que le système actuel, qu’elle ralentirait la création d’emplois et acculerait de nombreuses PME à la faillite, qu’elle impliquerait un fichage de la population, et même qu’elle instituerait certaines formes d’euthanasie. La Chambre des Représentants a approuvé une version remaniée du projet présidentiel, en dépit des réserves de nombreux démocrates mais grâce au ralliement in extremis d’un républicain. Le Sénat sera plus difficile à convaincre.

D’autres réformes suscitent encore plus de défiance dans l’opinion. La création d’un service national de la jeunesse – les « Jeunesses Obama », a-t-on dit – paraît pour le moins incongrue dans un pays qui n’a institué le service militaire qu’en période de péril national. Un projet de loi selon lequel les médias devraient obligatoirement tenir compte de la diversité des opinions paraît difficilement compatible avec le Ier amendement de la Constitution américaine, qui garantit une liberté d’expression absolue et le droit à la singularité. Non moins inacceptable aux yeux de nombreux Américains : la mise en place de chargés de mission présidentiels dotés de pouvoirs étendus. Ces « tsars », comme on les a surnommés, semblent constituer un gouvernement parallèle qui, à la différence du gouvernement officiel, échapperait au contrôle du Sénat.

La politique étrangère d’Obama est illisible. Il a inauguré son administration avec des ouvertures tous azimuths envers l’islam, l’Iran, les Palestiniens. Mais en même temps, il parle de renforcer l’engagement américain en Afghanistan. En renonçant unilatéralement au déploiement de missiles antimissiles en Europe de l’Est, il a porté atteinte à la confiance que les pays ex-communistes ou ex-soviétiques portaient en l’Amérique. Et relancé le débat sur le maintien de l’Otan dans sa structure actuelle. L’attribution d’un prix Nobel de la paix sur la seule teneur de quelques discours n’a pas amélioré son image auprès de l’opinion américaine, qui croit plus aux actes qu’aux mots.

Obama, en un mot, se cartérise. Même s’il y en lui des virtualités qui manquaient à Carter. Le second « président de Mandchourie » n’a peut-être jamais été dupe, à la différence du premier, des circonstances à travers lesquelles il a accédé à la Maison Blanche. Il aime peut-être trop le pouvoir pour ne pas chercher, désormais, à échapper à ses mentors. Rendez-vous dans un an – aux midterms, les élections de la « mi-mandat » – pour en juger.

Voir aussi:

The Manchurian Candidate
David Horowitz
Front Page Mag
September 11, 2009

Barack Obama emerges as the radical leader of a new popular front.
Those who were surprised by the White House appointment of Van Jones – a self-styled “communist,” and a proponent of the idea that the Katrina catastrophe was caused by “white supremacy,” haven’t been paying attention to developments on the left since the fall of Communism, or to president Obama’s extensive roots in its political culture. Van Jones is the carefully groomed protégé of a network of radical organizations — including Moveon.org — and of Democratic sponsors like billionaire George Soros and John Podesta, former Clinton chief of staff and co-chair of the Obama transition team.

At the time of his appointment as the President’s “Green Jobs” czar – and despite a very recent 10-year history of “revolutionary” activity – Jones was a member of two key organizations at the very heart of what might be called the executive branch of the Democratic Party. The first is the Center for American Progress which was funded by Soros and is headed by Podesta. The second is the Apollo Alliance, on whose board Jones sits with Podesta, Carol Browner and Al Gore. This is a coalition of radicals, leftwing union leaders and corporate recruits, which had a major role in designing Obama’s green economy plans, including the “cash for clunkers” program. The New York director of the Alliance, who will be writing its applications for tens of millions of dollars in “stimulus” funds, is Jeff Jones (no relation) who was a co-leader of the terrorist Weather Underground along with Obama’s close friend and political ally William Ayers.

According to his own account, Van Jones became a “communist” during a prison term he served after being arrested during the 1992 Los Angeles race riots. For the next ten years Jones was an activist in the Maoist organization STORM – “Stand Together to Organize a Revolutionary Movement.” When STORM disintegrated Jones joined the Apollo Alliance and the Center for American Progress Democrats. As he explained to the East Bay Express in a 2005 article, he still considered himself a “revolutionary, but just a more effective one.” “Before,” he told the Express, “we would fight anybody, any time. No concession was good enough;… Now, I put the issues and constituencies first. I’ll work with anybody, I’ll fight anybody if it will push our issues forward…. I’m willing to forgo the cheap satisfaction of the radical pose for the deep satisfaction of radical ends.”

Pursuing the deep satisfaction of radical ends is the clear sub-text of Jones’ 2007 book, The Green Collar Economy which comes with a Forward by Robert Kennedy Jr. and enthusiastic blurbs from Nancy Pelosi and Al Gore. According to Jones, the Katrina tragedies were caused by global warming, white supremacy, free market economics and the “war for oil” in Iraq. This “perfect storm” of social evils deprived poor blacks of the protection of adequate levees and private vehicles which would have allowed them to escape. The fact that a fleet of public buses was available but the black mayor and the black power structure in New Orleans failed to deploy them go unmentioned in Jones’ indictment of white racism. Instead, “The Katrina story illustrates clearly the two crises we face in the United States: radical socioeconomic inequality and rampant environmental destruction.” To deal with these crises “we will need both political and economic transformation – immediately.”

How did John Podesta and Al Gore and Barack Obama come to be political allies of a far left radical like Van Jones, a 9/11 conspiracy “truther” and a supporter of the Hamas view that the entire state of Israel is “occupied territory?” To answer this question requires an understanding of developments within the political left that have taken place over the last two decades, and in particular the forging of a “popular front” between anti-American radicals and “mainstream liberals” in the Democratic Party.

The collapse of Communism in the early Nineties did not lead to an agonizing reappraisal of its radical agendas among many who had supported it in the West. Instead, its survivors set about creating a new socialist international which would unite “social justice” movements, radical environmental groups, leftwing trade unions, and traditional communist parties – all dedicated to the revival of utopian dreams.

The new political force made its first impression at the end of the decade when it staged global demonstrations against the World Trade Organization and the World Bank. The demonstrations erupted into large-scale violence in Seattle in 2001 when 50,000 Marxists, anarchists and environmental radicals, joined by the giant leftwing unions AFSCME and SEIU, descended on the city, smashed windows and automobiles, and set fire to buildings to protest “globalization” – the world capitalist system.

In the direct aftermath of the 9/11 attacks, the anti-globalization forces morphed into what became known as the “anti-war” movement. An already scheduled anti-globalization protest on September 29 was re-redirected (and re-named) to target America’s retaliation against al-Qaeda and the Taliban. The new “peace” movement grew to massive proportions in the lead up to the war in Iraq but it never held a single protest against Saddam’s violation of 17 UN arms control resolutions, or his expulsion of the UN arms inspectors. It did, however, mobilize 35 million people in world-wide protests against America’s “imperialist war for oil.” The orchestrators of the demonstrations were the same leaders and the same organizations, the same unions and the same “social justice” groups that had been responsible for the Seattle riots against the World Trade Organization and the international capitalist system.

A second watershed came in the run-up to the 2004 elections when billionaire George Soros decided to integrate the radicals – including their political organization ACORN — into the structure of Democratic Party politics. Together with a group of like-minded billionaires, Soros created a “Shadow Party” (as Richard Poe and I documented in a book by that name) whose purpose was to shape the outcome of the 2004 presidential race. “America under Bush,” Soros told The Washington Post, “is a danger to the world,…” To achieve his goal, Soros created a galaxy of 527 political organizations headed by leftwing union leaders like SEIU chief Andrew Stern and Clinton operatives like Harold Ickes. As its policy brain he created the Center for American Progress.

Soros failed to achieve his goal in 2004 but he went on working to create new elements of the network, such as the Apollo Alliance. Four years later the Shadow Party was able to elect a candidate who had spent his entire political career in the bowels of this movement. Obama’s electoral success was made possible by the wide latitude he was given by the press and the public, partly because he was the first African-American with a chance to be president and partly because his campaign was deliberately crafted to convey the impression that he was a tax-cutting centrist who intended to bring Americans together to find common solutions to their problems. When confronted with his long-term associations and working partnerships with anti-American racists like Jeremiah Wright and anti-American radicals like William Ayers, he denied the obvious and successfully side-stepped its implications.

Just eight months into his presidency, however, a new Barack Obama has begun to emerge. With unseemly haste Obama has nearly bankrupted the federal government, amassing more debt in eight months than all his predecessors combined. He has appeased America’s enemies abroad and attacked America’s intelligence services at home. He has rushed forward with programs that require sweeping changes in the American economy and is now steamrolling a massive new health-care program that will give the government unprecedented control of its citizens.

Among the hallmarks of this new radical regime the appointment of Van Jones stood out for its blatant departure from political normalcy. In his White House role, the radical Jones would have represented the president in shaping a multi-billion stimulus package, which could easily function as a patronage program of particular interest to his political allies in the “Apollo Alliance,” ACORN and the leftwing unions. In the classic manual for activists on how to achieve their radical goals, Obama’s political mentor Saul Alinsky wrote: “From the moment an organizer enters a community, he lives, dreams, eats, breathes, sleeps only one thing, and that is to build the mass power base of what he calls the army.” As the president’s green jobs commissar, Van Jones had entered the trillion-dollar community of the federal government and would soon have been building his radical army. The rest of us should be wondering who his sponsors were within the White House (senior presidential advisor and long-time “progressive” Valerie Jarrett was certainly one). Then we should ask ourselves what they are planning next.

David Horowitz is the founder of The David Horowitz Freedom Center and author of the new book, One Party Classroom

Voir enfin:

The Carter Ricochet Effect
Jimmy Carter’s presidency offers a lesson in how the purest intentions can lead to the most disastrous results.
Bret Stephens
The WSJ
November 23, 2009

An idealistic president takes office promising an era of American moral renewal at home and abroad. The effort includes a focus on diplomacy and peace-making, an aversion to the use of force, the selling out of old allies. The result is that within a couple of years the U.S. is more suspected, detested and enfeebled than ever.

No, we’re not talking about Barack Obama. But since the current administration took office offering roughly the same prescriptions as Jimmy Carter did, it’s worth recalling how that worked out.

How it worked out became inescapably apparent 30 years ago this month. On Nov. 20, 1979, Sunni religious fanatics led by a dark-eyed charismatic Saudi named Juhayman bin Seif al Uteybi seized Mecca’s Grand Mosque, Islam’s holiest site. After a two week siege distinguished mainly by its incompetence, Saudi forces were able to recapture the mosque at a cost of several hundred lives.

By any objective account—the very best of which was offered by Wall Street Journal reporter Yaroslav Trofimov in his 2007 book « The Siege of Mecca »—the battle at the Grand Mosque was a purely Sunni affair pitting a fundamentalist Islamic regime against ultra-fundamentalist renegades. Yet throughout the Muslim world, the Carter administration was viewed as the main culprit. U.S. diplomatic missions in Bangladesh, India, Turkey and Libya were assaulted; in Pakistan, the embassy was burned to the ground. How could that happen to a country whose president was so intent on making his policies as inoffensive as possible?

The answer was, precisely, that Mr. Carter had set out to make America as inoffensive as possible. Two weeks before Juhayman seized the Grand Mosque, Iranian radicals seized the U.S. Embassy in Tehran, taking 66 Americans hostage. They did so after Mr. Carter had refused to bail out the Shah, as the Eisenhower administration had in 1953, and after Andrew Young, Mr. Carter’s U.N. ambassador, had described the Ayatollah Khomeini as « somewhat of a saint. »

They also did so after Mr. Carter had scored his one diplomatic coup by brokering a peace deal between Egypt and Israel. Today, the consensus view of the Obama administration is that solving the Israeli-Palestinian conflict would ease tensions throughout the region. But worthy though it was in its own right, peace between Egypt and Israel was also a fillip for Sunni and Shiite radicals alike from Tehran to Damascus to Beirut to Gaza. Whatever else the Middle East has been since the signing of the Camp David Accords, it has not been a more peaceful place.

Nor has it been any less inclined to hate the U.S., no matter whether the president is a peace-loving Democrat or a war-mongering Republican. « Everywhere, there was the same explanation, » Mr. Trofimov writes in his account of the attack on the U.S. Embassy in Islamabad. « American institutions, declared a student leader in Lahore, had to be burned down because ‘the Holy Kaaba had been occupied by Americans and the Jews.' »

On the other hand, among Muslims inclined to favor the U.S., the Carter administration’s instincts for knee-jerk conciliation and panicky withdrawals only had the effect of alienating them from their ostensible protector. Coming as it did so soon after Khomeini’s rise to power and the revolutionary fervors which it unleashed, the siege of Mecca carried the real risk of undermining pro-American regimes throughout the region. Yet American embassies were repeatedly instructed not to use their Marines to defend against intruders, as well as to pull their personnel from the country.

« The move didn’t go unnoticed among Muslim radicals, » notes Mr. Trofimov. « A chain of events unleashed by the takeover in Mecca had put America on the run from the lands of Islam. America’s foes drew a conclusion that Osama bin Laden would often repeat: when hit hard, America flees, ‘dragging its tail in failure, defeat, and ruin, caring for nothing.' » It is no accident, too, that the Soviet Union chose to invade Afghanistan the following month, as it observed a vacillating president who would not defend what previously were thought to be inviolable U.S. strategic interests.

Today, President Obama likes to bemoan the « mess » he inherited overseas, the finger pointed squarely at President Bush. But the real mess he inherited comes straight out of 1979, the serial debacles of which define American challenges in the Middle East just as surely as the triumphs of 1989 define our opportunities in Europe. True, the furies that were unleashed that year in Mecca, Tehran and elsewhere in the Muslim world were not of America’s making. But absence of guilt is no excuse for innocence of policy.

Pretty soon, Mr. Obama will have his own Meccas and Tehrans to deal with, perhaps in Jerusalem and Cairo. He would do well to cast a backward glance at the tenure of his fellow Nobel peace laureate, as an object lesson in how even the purest of motives can lead to the most disastrous results.


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4 Responses to Présidence Obama: Après l’Obamania, la cartérisation (Manchurian candidate or just plain old carterization?)

  1. […] ” Et si, après leur choix de Jimmy Carter en 2003, le comité Nobel avait vu juste en récomp… […]

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  2. […] Depuis un demi-siècle, l’Amérique vit dans la hantise du « candidat de Mandchourie ». Derrière cette expression, il y a d’abord eu un roman de politique-fiction de Richard Condon, The Manchurian Candidate, paru en 1959. Puis deux films : par John Frankenheimer d’abord, en 1962, avec Frank Sinatra dans le rôle principal ; et par John Demme ensuite, en 2004, avec Denzel Washington. Thème : la manipulation du système démocratique par des ennemis de la démocratie. Dans le roman de Condon et le premier film, il est question de soldats américains capturés par les Rouges pendant la guerre de Corée, robotisés à travers un « lavage de cerveau » et renvoyés aux Etats-Unis pour y participer à un coup d’Etat : l’un de ces soldats, conditionné pour être un assassin, devra tuer le président des Etats-Unis et assurer ainsi son remplacement par le vice-président, autre ancien captif des Nord-Coréens, qui a été programmé, quant à lui, pour livrer son pays, et l’ensemble du monde libre, au communisme. (…) Le premier est Jimmy Carter, président de 1977 à 1981, médiocre gouverneur d’un Etat du Sud, pris en main par un universitaire ambitieux d’origine est-européenne, Zbigniew Brzezinski, qui lui même agit pour un cartel d’hommes d’affaires et de politiques américains, européens et japonais décidés à « dépasser la guerre froide » et à conclure une sorte de Grande Alliance avec le bloc communiste : la Commission Trilatérale. Au bout de quatre ans, le bilan est si catastrophique pour l’Amérique que Ronald Reagan, le candidat de la droite pure et dure – des « bons » du livre de Condon et du film de Frankenheimer -, remplaçait Carter à la Maison Blanche. Le second, c’est Barack Obama. Un homme politique jeune (moins de cinquante ans), sans fortune, au profil personnel ambigu (incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité, sur son identité religieuse, sur son itinéraire académique), lié à l’extrême gauche, est mis en orbite dès 2004 en tant que sénateur de l’Illinois (l’un des Etats les plus corrompus des Etats-Unis). Puis lancé, avec un soutien médiatique immédiat et massif, en tant que candidat aux primaires démocrates de 2008. Puis élu, au terme de la campagne la plus chère de l’histoire américaine, à la présidence. Le fait qu’il soit Africain et musulman par son père, musulman par son père adoptif indonésien, et qu’il apparaisse donc comme Noir, semi-musulman, et fils du tiers-monde, a sans doute beaucoup joué dans la décision de ses parrains : en gros, la Trilatérale des années 1970, élargie aux dictatures national-socialistes russe et chinoise et aux régimes totalitaires ou autoritaires islamiques. Le slogan de la campagne d’Obama en 2008 – Yes I Can ! (« Oui, je peux le faire ! ») – a caché le programme. Mais aujourd’hui, les Américains découvrent ce dernier à travers la politique de leur président et les lois qu’il tente de faire approuver par le Congrès. Michel Gurfinkiel […]

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  3. […] Depuis un demi-siècle, l’Amérique vit dans la hantise du « candidat de Mandchourie ». Derrière cette expression, il y a d’abord eu un roman de politique-fiction de Richard Condon, The Manchurian Candidate, paru en 1959. Puis deux films : par John Frankenheimer d’abord, en 1962, avec Frank Sinatra dans le rôle principal ; et par John Demme ensuite, en 2004, avec Denzel Washington. Thème : la manipulation du système démocratique par des ennemis de la démocratie. Dans le roman de Condon et le premier film, il est question de soldats américains capturés par les Rouges pendant la guerre de Corée, robotisés à travers un « lavage de cerveau » et renvoyés aux Etats-Unis pour y participer à un coup d’Etat : l’un de ces soldats, conditionné pour être un assassin, devra tuer le président des Etats-Unis et assurer ainsi son remplacement par le vice-président, autre ancien captif des Nord-Coréens, qui a été programmé, quant à lui, pour livrer son pays, et l’ensemble du monde libre, au communisme. (…) Le premier est Jimmy Carter, président de 1977 à 1981, médiocre gouverneur d’un Etat du Sud, pris en main par un universitaire ambitieux d’origine est-européenne, Zbigniew Brzezinski, qui lui même agit pour un cartel d’hommes d’affaires et de politiques américains, européens et japonais décidés à « dépasser la guerre froide » et à conclure une sorte de Grande Alliance avec le bloc communiste : la Commission Trilatérale. Au bout de quatre ans, le bilan est si catastrophique pour l’Amérique que Ronald Reagan, le candidat de la droite pure et dure – des « bons » du livre de Condon et du film de Frankenheimer -, remplaçait Carter à la Maison Blanche. Le second, c’est Barack Obama. Un homme politique jeune (moins de cinquante ans), sans fortune, au profil personnel ambigu (incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité, sur son identité religieuse, sur son itinéraire académique), lié à l’extrême gauche, est mis en orbite dès 2004 en tant que sénateur de l’Illinois (l’un des Etats les plus corrompus des Etats-Unis). Puis lancé, avec un soutien médiatique immédiat et massif, en tant que candidat aux primaires démocrates de 2008. Puis élu, au terme de la campagne la plus chère de l’histoire américaine, à la présidence. Le fait qu’il soit Africain et musulman par son père, musulman par son père adoptif indonésien, et qu’il apparaisse donc comme Noir, semi-musulman, et fils du tiers-monde, a sans doute beaucoup joué dans la décision de ses parrains : en gros, la Trilatérale des années 1970, élargie aux dictatures national-socialistes russe et chinoise et aux régimes totalitaires ou autoritaires islamiques. Le slogan de la campagne d’Obama en 2008 – Yes I Can ! (« Oui, je peux le faire ! ») – a caché le programme. Mais aujourd’hui, les Américains découvrent ce dernier à travers la politique de leur président et les lois qu’il tente de faire approuver par le Congrès. Michel Gurfinkiel […]

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  4. […] les printemps arabes, Benghazi et Damas, le nouveau Carter (ou Chamberlain ?) noir pouvait-il résister à un nouveau fiasco, iranien cette fois […]

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