Affaire Chirac: Une certaine France qui fait peur (A scary France that has just shown its face)

Backstabbing Chirac
L’argent est le baromètre des vertus d’une société. (…) On maudit l’argent mal acquis; on respecte l’argent bien gagné. Ayn Rand
Il y a certains jours où on peut se poser des questions au sujet de tous ces procès d’épuration, de liquidation, vingt ans après. Jean-François Probst (ancien conseiller spécial de Jacques Chirac)

De la même manière qu’il y a une France généreuse que nous aimons, il y aussi une certaine France qui fait peur, et c’est cette France là qui vient de nous présenter son visage …

Après le calvaire que vit actuellement en Suisse le maitre mondialement reconnu du 7e art pour avoir voulu booster la carrière artistique d’une jeune fille qui posait déjà nue

Après le lynchage médiatique d’un ministre pour avoir trop bien défendu les relations touristiques de son pays avec la Thaïlande …

Après la condamnation d’un ex-ministre pour avoir aidé son pays à écouler ses stocks de décorations …..

Marchés truqués, voyages et frais de bouche bidouillés, faux électeurs et emplois fictifs, valises de billets et barils de pétrole irakien …

Consternation, dans le pays même des droits de l’homme où le dernier homme à avoir tenu tête à Bush non encore nobélisé de la planète se voit, au terme d’une longue carrière au service de son pays, sauvagement trainé devant les tribunaux pour des broutilles remontant pour certaines à plus de 20 ans.

Faits pour lesquels l’un de ses lieutenants avait déjà écopé de 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, l’ayant obligé à un cruel exil dans les neiges canadiennes …

Voilà donc comment, dans la terre de Voltaire et de Zola, on remercie un homme qui avait tant confiance en la justice de son pays qu’il avait accepté une loi d’immunité sur mesure en échange de la promesse solennelle de redevenir, au terme de ses douze ans de mandat, un justiciable comme les autres!

Mais qui peut douter que la Justice d’un si grand pays restera muette devant tant d’injustice et qu’une annulation ou un non-lieu ne viendront pas, dans les jours ou mois qui suivent, mettre un terme à tant d’infâmie?

Chirac devant la justice: « abracadabrantesque » ou « légitime »?
Le Monde
30.10.09

Le renvoi de Jacques Chirac devant la justice pour « détournements de biens publics » et « abus de confiance » dans l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris a été diversement apprécié, vendredi 30 octobre, par les acteurs et observateurs de la classe politique. Si certains, à gauche comme à droite, estiment que cette décision intervient « trop tard », d’autres rappellent que la justice doit être la même pour tous. Certains espèrent enfin que cette affaire permettra de remettre en question « l’immunité totale » accordée en France au chef de l’Etat.

Après l’avoir directement impliqué dans l’affaire de l’Angolagate ces derniers jours, Charles Pasqua a cette fois pris la défense de Jacques Chirac. « Je trouve cela non seulement triste mais aussi un peu indigne », a-t-il déclaré. « Ce système judiciaire qui juge plus de quinze ans après les faits me choque […] Je pense que les Français vont trouver cela incompréhensible. Ils savent bien qu’à droite comme à gauche, tout le monde a eu recours à des emplois dits aujourd’hui fictifs », fait valoir l’ancien ministre dans un entretien au Journal du dimanche.

Même réaction du constitutionnaliste Dominique Rousseau, qui qualifie « d’abracadabrantesque » le renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle pour des faits remontant à plus de vingt ans et estime que l’immunité totale accordée en France au chef de l’Etat était « une fausse bonne idée ». « La crédibilité de la justice est même atteinte dans la mesure où une sanction se doit d’être exécutée dans des délais raisonnables », souligne cet ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature, aujourd’hui professeur de droit de l’université de Montpellier.

Une analyse qu’est loin de partager le juge Eric Halphen. Selon lui, « il n’est pas du tout anormal, pour parler sous forme d’euphémisme, qu’une fois que le président n’est plus président la justice reprenne son droit ». Interrogé pour savoir s’il n’était pas « trop tard », le juge, qui avait instruit pendant douze ans l’affaire des HLM de Paris avant d’en être dessaisi en 2001, a remarqué : « C’est trop tard, mais ce n’est peut-être pas du fait de la justice : la justice, dès les années 90, s’intéressait au comportement de Jacques Chirac lorsqu’il était maire de Paris. »

En écho aux propos du juge Halphen, le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon s’est félicité de cette décision qui « rappelle l’importance de conserver un juge d’instruction indépendant », alors que la suppression du juge d’instruction est un des points-clés de la réforme de la procédure pénale, qui doit faire l’objet d’un projet de loi d’ici à l’été 2010. « Quand il n’y aura plus de juge d’instruction, est-ce qu’on pourra voir ces affaires jugées ? », a-t-il demandé.

Olivier Besancenot (NPA) a salué le renvoi de Jacques Chirac devant la justice, tout en souhaitant que le « procès de Supermenteur » soit aussi celui de « l’immunité présidentielle ».

Nicolas Sarkozy a lui estimé ne pouvoir « faire aucun commentaire » sur cette affaire. « Il existe un principe qui est celui de la séparation des pouvoirs. Je suis le président de la République, successeur de Jacques Chirac. S’il y a bien quelqu’un qui ne peut présenter le moindre commentaire, c’est moi. Quels que soient les sentiments que j’ai pu avoir à l’endroit de Jacques Chirac, je ne peux faire aucun commentaire », a-t-il insisté. M. Sarkozy a également rappelé avoir « regretté » le « commentaire » qu’il avait fait à propos de l’affaire Clearstream, quand il avait parlé de « coupables » alors même que l’affaire n’était pas encore jugée.

« L’affaire est ancienne, les faits ne paraissent pas qualifiés et pourquoi donner le sentiment de s’acharner sur un homme, Jacques Chirac, qui a été président de la République et qui a quitté la politique ? C’est le statut du chef de l’Etat qu’il faut revoir », a pour sa part estimé Renaud Muselier, député UMP et ancien ministre.

Le porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé, s’est lui placé sur le terrain de l’affectif, disant « regretter cette issue », une « épreuve douloureuse » pour l’ancien président. « Jacques Chirac est un personnage que les Français aiment bien. Il est dommage qu’en sa fin de carrière personnelle il soit renvoyé en correctionnelle », a-t-il déclaré sur France Info.

Pas de sentiments pour Noël Mamère, en revanche, qui estime que la justice doit être la même pour tous. « Ce n’est que justice. Quand on est dans un pays où on pratique la justice d’abattage avec les comparutions immédiates, on ne peut pas continuer plus longtemps de protéger ceux qui ont accédé au sommet du pouvoir et se sont protégés eux-mêmes », a souligné le député Vert de Gironde sur France Info.

Jean-François Lamour, député UMP, ancien ministre de M. Chirac, a déclaré : « A titre personnel, j’aurais préféré que le président Chirac soit à l’écart de tout cela. L’acharnement n’est jamais souhaitable. Il faut que chacun aborde ce dossier avec sérénité. Mais Jacques Chirac démontrera que, pour chacun des éléments du dossier, il a des réponses à apporter. Je remarque qu’il y a débat au sein même de la justice sur ce dossier… »

Le député UMP Henri Cuq a regretté vendredi le renvoi de Jacques Chirac devant la justice, estimant que l’ancien président « avait le droit de vivre en paix ».

« C’est l’histoire de clans au plus haut sommet du pouvoir qui sont en train de régler leurs comptes. C’est beaucoup plus facile de s’en prendre à quelqu’un qui n’est plus président de la République et qui n’est plus protégé », estime Jean-François Probst. Pour l’ancien conseiller spécial de Jacques Chirac, « il y a certains jours où on peut se poser des questions au sujet de tous ces procès d’épuration, de liquidation, vingt ans après ».

La secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques du Parti socialiste, Marie-Pierre de la Gontrie, a jugé « légitime » le renvoi de M. Chirac devant la justice. « On prend acte de cette décision. On note qu’elle est prise par un juge indépendant », a précisé cette avocate qui se dit attachée au maintien du juge d’instruction.

« J’éprouve comme tout un chacun un malaise par rapport à une affaire qui est ancienne et qui resurgit aujourd’hui, et (…) parce qu’il s’agit de Jacques Chirac, un ancien président », a réagi l’ancien premier secrétaire du PS, François Hollande, sur i-Télé. « Maintenant, la justice doit passer, cela vaut pour tous les citoyens », a-t-il poursuivi, estimant toutefois que « depuis plusieurs semaines », le « feuilleton » des affaires, « de Villepin à Jacques Chirac », « devient pénible à vivre » pour les Français. « J’ai du respect pour la fonction, j’ai du respect pour la personne et en même temps j’ai du respect pour la justice », a résumé le député socialiste de Corrèze.

Pour le député PS de l’Isère, André Vallini, « il y a une satisfaction de voir que la justice travaille de manière indépendante dans notre pays, quelles que soient les personnalités mises en cause. J’ai aussi un autre sentiment, qui est de penser que ça vient bien tard ».

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a affirmé vendredi que le renvoi de Jacques Chirac devant la justice ne dévoilait qu’une « toute petite partie de l’iceberg ». « La Chiraquie, c’est un iceberg, dont on ne voit qu’une toute petite partie immergée et dont on ne voit pas l’énorme bloc, qui est toujours caché sous la mer. »

Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, avait estimé sur RTL avant même l’annonce de la décision de la juge Xavière Simeoni, qu’il n’était « pas utile de revenir en arrière » à propos de l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris.

L’ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, avait quant à elle estimé sur Europe 1 vendredi matin : « Je pense que ce sont des affaires très anciennes et qu’aujourd’hui Jacques Chirac a sans doute beaucoup de choses à se reprocher, mais en même temps il a donné beaucoup au pays. Il mérite d’être tranquille mais la justice doit être la même pour tous. »

Voir aussi:

The law catches up with Jacques Chirac
Charles Bremmer
Times correspondent in Paris
October 30, 2009

When the judge comes calling, French politicians always declare themselves « serene » because they are not guilty of anything. Today it was finally the turn of Jacques Chirac. From his luxury hotel in Morocco, he had his spokesman issue the traditional serene statement as France pondered on the prospect of putting its last president on trial.

The charges that have caught up with Chirac, 76, are a trifle compared with the shenanigans that went on at the city hall during his 18-year-reign as the first Mayor of Paris since the 19th century. Against the wishes of the prosecutor — an old friend — the examining judge wants Chirac to stand trial over a couple of dozen allegedly fraudulent jobs on the city payroll when he was Mayor, from 1977-1995.

Back in his 1980s and early 90s, when Chirac used the baronial city hall as his power base and seat for his Gaullist party, the mayoral machine was celebrated for this kind of largesse. Generous to a fault, Chirac commanded a grace and favour system that benefited friends, supporters and their associates. If you had the connections, someone in the Mayor’s big private office could help your children with jobs or fix you up with a handsome Paris apartment at council-house prices. The son of Alain Juppé, Chirac’s first Prime Minister, was among beneficiaries of such cut-price accommodation — until he was exposed and forced to leave in 1996. Two of the charges facing the former President now involve the provision of chauffeurs on the mayoral payroll to a former prefect and a former trade union leader.

Money was no object for the Chirac family, according to accounts from former insiders and judicial investigators. When Bertrand Delanoe, a Socialist, followed Jean Tiberi, Chirac’s successor, as Mayor in 2001, his inspectors found that the city’s tax payers had been funding 600 euros a day in food and drink for Jacques, Bernadette and Claude, their daughter. The funds did not even cover entertainment expenses, which were separate.

Until today, the former President has escaped the legal fall-out from a period when the city hall was raking in millions of pounds a year in kickbacks from building contractors and other businesses. Several of Chirac’s former lieutenants and about four dozen businessmen and former officials have been convicted in recent years for their role in the illicit payments and use of public money for financing the Rassemblement pour la République, the Mayor’s party. The most prominent among them was Juppé, who received a suspended sentence and a brief ban on holding elected office in 2004 for corruption while he served as Mayor Chirac’s deputy in the 1980s and 1990s. The fall-out from the case forced him to resign a cabinet post from President Sarkozy’s first Government but he has bounced back as Mayor of Bordeaux.

It is acknowledged in the political world that Juppé carried the can for his boss, who as president enjoyed immunity from prosecution for 12 years until Sarkozy succeeded him in 2007. But it was not always plain sailing. The cloud of sleaze dogged Chirac for much of his presidency, as it became ever clearer that the city administration had been a money machine. Until appeal courts confirmed a judicial ruling on his immunity in 2001, Chirac skirted disaster after the publication of a posthumous video tape made by Jean-Claude Méry, one of the RPR’s clandestine financiers in the 1980s and early 90s. Méry depicted Chirac as the instigator and controller of the biggest kickback schemes. He claimed to have regularly collected suitcases of cash from donors and deposited them with the Mayor.

At the same time, investigators found that Chirac, his family and friends, including a woman journalist, had recently made expensive trips to Indian Ocean resorts and the United States, with expenses paid in cash. The President’s staff explained — with difficulty — that the money came from cash which he had legally accumulated when he had served as Prime Minister under President Mitterrand from 1986-88. Chirac shook off the brewing scandal by deploying his charm and an obscure word in a celebrated television appearance in September 2001. The sleaze allegations were « abracadabradantesque » — pure fantasy — he said. Nevertheless, the government of the time, under Lionel Jospin, put an end to the so-called « special funds ». These were bundles of cash which were traditionally distributed to cabinet ministers once a month for use at their discretion. The money was supposed to be used to top up staff pay, but no records were kept.

Chirac, who now enjoys his country’s affection as its genial elder statesman, has always succeeded in ‘passing between the raindrops’, or staying dry, as the handy French expression puts it [passer entre les gouttes]. He has escaped serious scrutiny in other matters, such as persistent reports that he had held secret bank accounts in Japan, and may have had a second family there. This month, he was an invisible presence in the court in the so-called Clearstream trial. Dominique de Villepin, his former Prime Minister, was accused of plotting to smear Sarkozy and witnesses said that President Chirac had been involved. But the former President was not asked to testify.

In yet another case, Charles Pasqua, a former Interior Minister and old Gaullist colleague, claimed this week that Chirac was implicated in bribery over arms sales to Angola in the 1990s. Pasqua was sentenced to 12 months’ prison. The sentence was very stiff by the standards of French political corruption cases. Pasqua may never serve it but it is just possible that Chirac’s alleged role will be investigated. Few people expect that case or yesterday’s corruption charges to go far. Even if he is tried and convicted on the new city hall charges, the most Chirac can expect is a fine or suspended sentence.

There is a lot of sympathy for the old man. His presidency achieved little and will probably be remembered by historians as an uneventful 12 years. His chief act in public memory was his opposition to George Bush’s Iraq invasion in 2003. But he now enjoys the rank of most popular politician in France, according to polls. Even old foes think they should just leave him in peace.

8 Responses to Affaire Chirac: Une certaine France qui fait peur (A scary France that has just shown its face)

  1. SD dit :

    “C’est beaucoup plus facile de s’en prendre à quelqu’un qui n’est plus président de la République et qui n’est plus protégé”, estime Jean-François Probst.
    La loi estime la même chose. La quasi-totalité des Français n’a jamais été « protégée » (un terme mafieux).

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  2. jcdurbant dit :

    J’avais raté ça: c’est dingue!

    En gros: « Fichez la paix aux « protégés »,… même quand ils le sont plus! »

    Ces gars-là n’arrêtent pas avec leur couplet sur l’ancienneté des faits reprochés et le prétendu acharnement de la Justice, se gardant bien de rappeler que c’était justement l’immunité présidentielle qui bloquait toutes les procédures …

    Ils ont peur de rien: plus c’est gros, plus ça passe …

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  3. SD dit :

    et Jean-François Probst n’est pas le plus grand fan de Jacques Chirac, qu’il a pourtant longtemps servi avant de s’apercevoir que cet homme n’était qu’un arriviste sans parole et sans ambition autrement que pour lui-même.
    Mais appartenir à ce milieu vous fait croire que vous êtes au-dessus du peuple et des lois.
    J’ai quand même quelques doutes sur une éventuelle condamnation : faudrait pas non plus exagérer et salir l’image de la France. Jacques Chirac n’a-t-il pas combattu l’impérialisme sioniste ultralibéral conservateur de la droite religieuse américaine ? Ses états de service devraient suffire à le faire relaxer.
    Pour le reste, il y a eu le génie politique de ne rien faire. On ne déteste pas quelqu’un pour ce qu’il n’a pas fait.
    Les médias ne nous parlent pas de son train de vie actuel où tout lui est offert par des personnalités étrangères

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  4. jcdurbant dit :

    Comme le rappelle maitre Eolas sur son blog, les chances sont effectivement nulles (ua moins pour une peine ferme) étant donné qu’il n’est plus normalement en état de nuire à nouveau à la société, mais faudra expliquer ça à Juppé qui s’est quand même pris, largment à sa place, une peine avec sursis, un an d’éligibilité et l’indignité de devoir quitter un super poste au gouvernement:

    « Non, les chances sont nulles. Jacques Chirac est un prévenu comme les autres et sera jugé comme les autres. En supposant qu’il est coupable, le tribunal devra prononcer une peine selon les critères fixés par l’article 132-24 du Code pénal : « La nature, le quantum et le régime des peines prononcées sont fixés de manière à concilier la protection effective de la société, la sanction du condamné et les intérêts de la victime avec la nécessité de favoriser l’insertion ou la réinsertion du condamné et de prévenir la commission de nouvelles infractions. » Le tribunal doit de plus motiver spécialement le choix d’une peine de prison ferme : article 132-19 du Code pénal (cette règle ne s’applique pas en cas de récidive, mais ce n’est pas le cas ici).

    En supposant Jacques Chirac coupable (ce n’est qu’une hypothèse pour l’intérêt de la discussion, bien sûr), la société n’a plus besoin d’être protégée et le renouvellement des infractions est impossible, M. Chirac n’ayant plus de mandat électif lui permettant de décider de l’engagement de dépenses. La réinsertion du condamné est acquise, car outre sa retraite de l’Inspection du Trésor la Cour des Comptes (et on ne peut reprocher à Jacques Chirac son désintérêt pour les comptes), il a un travail stable au Conseil constitutionnel et préside une fondation portant le nom d’un ancien président de la République. Enfin, son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. Outre une trajectoire professionnelle assez hors du commun et passée, ne serait-ce qu’en partie, au service de la chose publique.

    Au vu de ces éléments, je n’envisage pas un seul moment un tribunal correctionnel prononcer une peine ferme. »

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  5. SD dit :

    Même coupable, il n’aura pas de sursis, juste quelques remontrances.
    Les juges français n’ont que faire de la loi : comparez ce que dit l’article 132-24 du Code pénal : « La nature, le quantum et le régime des peines prononcées sont fixés de manière à concilier la protection effective de la société, la sanction du condamné et les intérêts de la victime avec la nécessité de favoriser l’insertion ou la réinsertion du condamné et de prévenir la commission de nouvelles infractions. »
    avec cette information :
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/11/chronique-de-linjustice-daujourdhui.html
    http://www.larep.com/temps_forts_28.html

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    • jcdurbant dit :

      Ce qui fait quand même plaisir (histoire de remettre un peu les choses en perspective), c’est de voir que ça arrive au moment même où il était en train de sortir son petit monument à lui-même avec ses mémoires.

      C’est à la juge Simonéi qu’il faudrait élever un monument …

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  6. […] une semaine où, à la veille d’une énième convocation devant ses juges, le délinquant multirécidiviste et maitre es trahisons qui, après un score […]

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  7. […] tant pour le président délinquant multi-récidiviste dont elle allait plus tard voter l’immunité que pour son adversaire malheureux du premier tour  […]

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