Nobel: Nous avons besoin d’un candidat qui n’est pas pour Bush (Bush did it again!)

Nobel for not being BushNous avons besoin d’un candidat qui n’est pas pour Bush, mais pour Obama. Werner Faymann (chancelier autrichien)
En vous décernant son prix le plus prestigieux, le Comité (…) consacre (…) le retour de l’Amérique dans le cœur de tous les peuples du monde. Nicolas Sarkozy
En tournant le dos à la politique de George Bush et son horrible choc des civilisations, en défendant une approche multilatérale des relations internationales, en menant le difficile combat pour les Droits de l’Homme partout dans le monde, en s’engageant dans le processus de paix israélo-palestinien et en pesant de tout son poids pour le désarmement nucléaire, Barack Obama oeuvre de manière déterminante pour la construction d’une paix durable dans le monde. Martine Aubry
Barack Obama n’a pas attendu la fin de son mandat pour engager les efforts de paix au Proche-Orient. Ses discours ont affirmé avec force la volonté de tourner une page obscure. Les prétentions impériales d’une Amérique ivre de puissance ont laissé place à une politique de coopération, fondée sur le respect et l’intérêt mutuels, sur la compréhension lucide de l’autre et le dépassement des antagonismes. Ségolène Royal
Nous désirons voir dans cette décision, plus qu’un prix au président des Etats-Unis, une critique contre la politique génocidaire qu’ont suivie nombre de présidents de ce pays, une exhortation à la paix et à la recherche de solutions conduisant à la survie de l’espèce. Castro
Après la période sombre de la présidence Bush marquée par la doctrine du choc des civilisations Obama s’évertue à restaurer des bases plus saines pour les relations internationales. SOS Racisme
Le prix Nobel de la Paix est désormais une illustration de l’inversion des valeurs qui caractérise le monde de Big Brother. Il est attribué cette année au dirigeant qui mène les guerres les plus importantes du moment et les plus onéreuses de l’histoire, et qu’aucune considération morale ou de droit international ne peut justifier. Jean-Marie Le Pen
Ce prix suscite de l’étonnement et de l’incompréhension. Parti communiste français
Ce n’est pas tous les jours qu’une belle âme est à la tête de la première puissance militaire mondiale. Cela aurait valu que, le lendemain même de son investiture, les jurés norvégiens se réunissent pour lui décerner le Nobel de la Paix. Il le méritait. François Miclo

A l’heure où, pour cause de canicherie bushienne, Tony Blair pourrait se voir privé de présidence de l’Europe …

Retour de l’Amérique dans le cœur de tous les peuples du monde, réconciliation, échec au choc des civilisations, tournant le dos à la politique de George Bush et son horrible choc des civilisations, tourner une page obscure, les prétentions impériales d’une Amérique ivre de puissance, critique contre la politique génocidaire, Après la période sombre de la présidence Bush marquée par la doctrine du choc des civilisations …

Confirmation, dans la belle unanimité qui, de Sarkozy à Castro et d’Aubry à SOS racisme, a salué la récente nobélisation du Prince au sang mêlé, que celui-ci n’était pas tant une récompense destinée à l’actuel président américain qu’un contre-prix pour son prédécesseur …

A croire qu’il n’y a que la haine d’un Le Pen ou la marginalité d’un PCF pour oser dire que le roi est nu …

Ou, fort heureusement sur Causeur, ce remarquable et réjouissant commentaire du philosophe et éditeur François Miclo …

Nobel: t’as le bonjour d’Alfred!

Les pacifistes tentent la blitzkrieg
François Miclo
Causeur
le 16 octobre 2009

Il était temps. Le monde se languissait d’attendre. Barack Obama était installé à la Maison Blanche depuis neuf longs mois déjà et il n’avait toujours pas de Nobel à poser sur la cheminée du bureau ovale. Lorsque, dans deux ou trois semaines, le temps aura fait son œuvre, les historiens nous expliqueront pourquoi cette distinction a été décernée aussi tardivement au président américain.

Ce n’est pas tous les jours qu’une belle âme est à la tête de la première puissance militaire mondiale. Cela aurait valu que, le lendemain même de son investiture, les jurés norvégiens se réunissent pour lui décerner le Nobel de la Paix. Il le méritait.

Certes, Barack Obama n’a rien fait. Mais il n’en pense pas moins. Son âme est emplie de bons sentiments, sa bouche de vœux pieux et son cœur de louables intentions.

Barack Obama l’a dit lui-même : il est pour la paix. Il est favorable au désarmement. Ce qui le révulse le plus, c’est la guerre et l’injustice sous toutes ses formes : les inégalités, le racisme, la mort, les maladies (y compris la grippe A).

S’il a renvoyé récemment 13 000 soldats en Afghanistan et qu’il s’apprête à y expédier de nouveaux renforts, s’il augmente de 30 % le budget 2010 des opérations extérieures, s’il poursuit la modernisation de l’armée américaine entamée sous George W. Bush, s’il continue à assumer presque la moitié des dépenses mondiales de défense, s’il ne reçoit pas le Dalaï Lama pour ne pas mettre en rogne les Chinois, c’est à son corps défendant qu’il le fait.

Pour le reste, c’est-à-dire pour ce qui ne concerne pas la réalité de son action politique, Obama est nickel avec son Nobel. Et le comité norvégien n’a pas besoin de se fendre de longues explications pour justifier son choix : il a décidé d’attribuer le prix à Barack Obama pour “ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples”.

En langage clair, cela signifie que Barack Obama est le cador incontesté de la paix dans le monde, car il n’a encore déclaré la guerre à personne et sait se tenir à table lorsqu’il est invité à l’étranger.

C’est un peu court pourtant. Les bonnes intentions et les lettres au Père Noël ne valent rien face à la réalité. Et la réalité est que le président américain n’est pas tant attaché à s’illustrer dans un irénisme sans frein qu’à faire honorablement sortir son pays de la pétaudière irakienne, tout en trouvant une solution militaire à l’ornière afghane. Il est vrai qu’il a peut-être trouvé la voie de la paix… avec l’Iran, en décidant de laisser les mollahs faire leur omelette nucléaire en regardant ailleurs.

Lorsque le comité norvégien décerna, en 1926, le prix Nobel de la paix à Gustav Stresemann et Aristide Briand, c’était pour encourager les “efforts extraordinaires” des deux hommes d’Etat en faveur du rapprochement franco-allemand. On connaît la suite : le succès du rapprochement fut tel que nos voisins nous occupèrent cinq ans durant. En matière de guerre et de paix, ce n’est pas l’intention ni l’effort qui comptent, mais l’action et la volonté.

Et si ces sottes histoires de guerre et de paix n’intéressaient pas le comité Nobel ? Composé de parlementaires norvégiens, dont les compétences en géopolitique sont aussi certaines que celles de Jean Sarkozy en aménagement urbain, le comité Nobel semble s’être résolu à sacrifier à l’obamania ambiante, sans se poser d’autres questions.

Mais qui trop embrasse peu étreint : il se pourrait bien que ce prix Nobel de la Paix soit très difficile à porter par le chef d’un Etat engagé dans deux opérations extérieures délicates et que la couronne faite aujourd’hui de lauriers se révèle être, dans les mois qui viennent, tressée entièrement d’épines. Bien loin d’encourager les “efforts extraordinaires” de Barack Obama, le comité Nobel lui a peut-être lié, définitivement, les mains.

Soyons pourtant optimistes : un autre prix Nobel attend bientôt Barack Obama. Celui de littérature, qu’on lui décernera en 2010 pour son œuvre littéraire en général et son discours de réception du prix Nobel de la paix 2009 en particulier.

Voir aussi:

OBAMA PRIX NOBEL
Les réactions mitigées au Nobel de la Paix de Barack Obama
NOUVELOBS
12.10.2009

Voici les réactions, en France et dans le monde, à l’attribution du prix Nobel de la Paix au président américain Barack Obama, vendredi 9 octobre :

Les réactions en France

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP
« Je me réjouis qu’Obama ait reçu ce titre. Je le félicite. C’est pour moi une surprise. Personne ne s’y attendait. C’est un prix d’encouragement car dans le domaine de la paix, il n’a pas encore obtenu de résultats tangibles ». »Je note simplement qu’il s’agissait de récompenser un politique. Il y avait d’autres personnes qui auraient pu être récompensées, comme Nicolas Sarkozy qui à la tête de l’Union européenne a mis fin au conflit en Géorgie. Il s’est illustré contre la prolifération nucléaire en Iran avec fermeté. Il y a aussi les mesures admises par tous au G20. Or si le plan de relance n’avait pas été arrêté, cela aurait été déstabilisant pour la paix internationale. »

Nicolas Sarkozy
Le président de la République a adressé vendredi ses « plus chaleureuses félicitations » à Barack Obama, saluant les « efforts extraordinaires » du président américain « en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale ». « En vous décernant son prix le plus prestigieux, le Comité récompense votre engagement déterminé pour les droits de l’Homme, pour la justice et pour la propagation de la paix à travers le monde, selon les volontés de son fondateur, Alfred Nobel », écrit Nicolas Sarkozy à Barack Obama. « Il rend aussi justice à votre vision en faveur de la tolérance et du dialogue entre les Etats, les cultures et les civilisations. Il consacre, enfin, le retour de l’Amérique dans le cœur de tous les peuples du monde », poursuit le chef de l’Etat.
« Si je me réjouis autant que ce prix vous soit aujourd’hui attribué, c’est aussi parce que je sais qu’il confortera votre détermination à agir pour la justice, pour la paix et pour préserver les grands équilibres de notre planète. Je suis convaincu que chacun, partout dans le monde, y puisera une volonté encore plus forte de coopérer avec vous-même et avec l’Amérique pour atteindre ces objectifs communs », ajoute Nicolas Sarkozy.
« Sachez que sur ce chemin, vous pourrez compter sur mon soutien résolu et sur celui de la France », conclut le président. (Courrier, vendredi 9 octobre)

François Fillon, Premier ministre
« Une personnalité dont le parcours exceptionnel constitue un symbole d’espoir et de renouveau ».
« Cette récompense illustre le message d’ouverture et de réconciliation qu’a représenté son élection à la présidence des Etats-Unis ». « Depuis son élection, le président Obama a œuvré en faveur de la réconciliation et de la paix. Il a prononcé au Caire un discours majeur qui vise à faire échec au choc des civilisations ». »Barack Obama a aussi su faire évoluer en profondeur le message que les Etats-Unis adressent au monde. Qu’il s’agisse du désarmement, de l’environnement ou de la fermeture du camp de Guantanamo, il a pris des positions courageuses qui sont autant de messages d’ouverture ». »Au-delà de la personnalité du président Obama, ce prix Nobel de la Paix consacre la force des idéaux qu’incarnent les Etats-Unis, la force de l’engagement collectif, la force du rêve américain. Il nous encourage, plus que jamais, à oeuvrer avec les Etats-Unis pour la justice et pour la paix ».(Communiqué)

Les députées Aurélie Filippetti (PS) et Marie-Georges Buffet (PCF) ont interrompu les débats à l’Assemblée. Aurélie Filippetti s’est levée pour annoncer à l’hémicycle l’attribution du prix Nobel. Marie-Georges Buffet, qui devait intervenir à ce moment, a renchéri en félicitant le président américain. (Déclarations à l’Assemblée nationale, vendredi 9 octobre)

Martine Aubry, première secrétaire du PS
« Avec audace, force et courage, Barack Obama est parvenu à créer un nouveau climat dans les relations politiques internationales. En tournant le dos à la politique de George Bush et son horrible choc des civilisations, en défendant une approche multilatérale des relations internationales, en menant le difficile combat pour les Droits de l’Homme partout dans le monde, en s’engageant dans le processus de paix israélo-palestinien et en pesant de tout son poids pour le désarmement nucléaire, Barack Obama oeuvre de manière déterminante pour la construction d’une paix durable dans le monde ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP
« Son élection et ses actions au quotidien sensibilisent déjà le monde à la paix, et cela est essentiel pour pacifier les relations entre les pays, les communautés, les cultures et les civilisations. Ses efforts en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale sont ainsi récompensés. Ce Prix Nobel est un véritable encouragement à la réalisation de grands projets diplomatiques et une incitation à promouvoir la paix dans le monde ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Parti communiste français (PCF)
« Ce prix suscite de l’étonnement et de l’incompréhension. On comprend que son engagement déclaré pour le désarmement nucléaire puisse soulever un espoir, comme ses déclarations en faveur d’une solution politique au Proche Orient. Mais pour l’instant, malgré les engagements pris et les grands discours, rien de positif n’est intervenu (…) Les crises du Moyen Orient ont atteint un degré de gravité inquiétant et des impasses dramatiques (…) Barack Obama est devant des choix urgents et cruciaux, et ceux qui viennent de le couronner le rappellent finalement à ses engagements et donc à sa responsabilité ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Axel Poniatowski, député UMP du Val-d’Oise
« Ce choix peut paraître surprenant mais il est assez compréhensible. C’est une façon de délivrer un satisfecit et un encouragement à une nouvelle politique. Vu l’action qui a été la sienne depuis 24 mois, Nicolas Sarkozy aurait tout autant pu prétendre avoir le Nobel. Il faisait d’ailleurs partie des nominés. Mais on voit là une différence de puissance entre nos pays (Etats-Unis et France) et de poids à travers le monde » (Entretien au JDD.fr vendredi 9 octobre).

Ségolène Royal, présidente (PS) de la région Poitou-Charentes
« C’est la juste récompense d’un courage politique exceptionnel, mis au service d’une volonté ardente de réconciliation de l’Amérique. Barack Obama n’a pas attendu la fin de son mandat pour engager les efforts de paix au Proche-Orient. Ses discours ont affirmé avec force la volonté de tourner une page obscure. Les prétentions impériales d’une Amérique ivre de puissance ont laissé place à une politique de coopération, fondée sur le respect et l’intérêt mutuels, sur la compréhension lucide de l’autre et le dépassement des antagonismes. C’est l’espérance d’une histoire dans laquelle l’humanité montrera enfin le meilleur d’elle-même ». (Communiqué vendredi 9 octobre)

Jean-Marie Le Pen, président du Front national
« Le prix Nobel de la Paix est désormais une illustration de l’inversion des valeurs qui caractérise le monde de Big Brother. Il est attribué cette année au dirigeant qui mène les guerres les plus importantes du moment et les plus onéreuses de l’histoire, et qu’aucune considération morale ou de droit international ne peut justifier. Le comité Nobel devrait maintenant créer un prix Nobel de la Vérité pour l’attribuer au plus grand menteur, mais là il aura beaucoup de mal à départager les candidats ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Hervé Morin, ministre de la Défense
« Aujourd’hui, à travers ce prix Nobel de la paix, c’est plus de 6 milliards de personnes qui adressent un message de confiance, d’optimisme et d’espoir à un homme qui, par son action contribuera à l’avenir de notre planète. Barack Obama symbolise, au-delà des frontières, la réconciliation des hommes et donne l’espoir qu’un autre monde est possible. Car l’heure des décisions importantes est venue pour faire face aux nouveaux défis environnementaux, pour installer durablement la paix dans les régions instables, pour ériger en lois universelles la liberté et l’égalité ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Les réactions en Europe

Angela Merkel, chancelière allemande
Angela Merkel félicite Barack Obama pour son Prix Nobel de la paix qui constitue « une incitation pour le président et pour nous tous » à faire encore plus pour la paix.
Barack Obama « a réussi en peu de temps à instaurer un nouveau ton et à permettre une ouverture au dialogue ». Ce prix constitue une « incitation pour le président et pour nous tous » à « œuvrer encore mieux pour la paix dans le monde », a souligné la chancelière conservatrice. (Déclaration à la presse, vendredi 9 octobre)

Lech Walesa, Nobel de la Paix en 1983 et ancien président polonais
« Qui, Obama ? Si vite? Trop vite ! Il n’a pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Pour le moment il ne fait que proposer », affirme Lech Walesa.
« Parfois, le Comité Nobel donne son prix pour encourager une action responsable. Alors, donnons-lui une chance, à Obama ». (Déclaration à l’AFP, vendredi 9 octobre)

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne
« L’attribution du prix au président Obama, leader de la puissance militaire la plus importante dans le monde, au début de son mandat, est le reflet des espoirs qu’il a soulevés au niveau mondial avec sa vision d’un monde sans armes nucléaires ». « Ce prix est un encouragement pour l’engagement de tous ceux qui peuvent contribuer à faire naître un monde plus sûr ». Le prix constitue également « une reconnaissance des attentes créées partout par la volonté du président Obama de travailler en étroite collaboration avec les partenaires des Etats-Unis pour façonner des réponses mondiales aux défis internationaux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui », a estimé le chef de l’exécutif européen. (Communiqué vendredi 9 octobre)

Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien
« Nous avons entendu au cours du Conseil des ministres que le (Prix) Nobel de la paix a été attribué à Barack Obama et nous avons applaudi avec conviction », raconte Silvio Berlusconi. Le président américain devra observer désormais « un comportement oecuménique » à l’égard du monde entier, estime-t-il. Il y a deux semaines Silvio Berlusconi avait de nouveau qualifié Barack Obama et sa femme Michelle de « bronzés ». (Déclaration, vendredi 9 octobre)

Le Vatican
« L’attribution du Nobel de la paix au président Obama est accueillie favorablement au Vatican à la lumière de l’engagement démontré du président en faveur de la promotion de la paix au niveau international et en particulier, tout à fait récemment, en faveur du désarmement nucléaire », a déclaré le porte-parole du Vatican, père Federico Lombardi. « Nous espérons que ce prix très important encouragera davantage encore cet engagement difficile mais fondamental pour l’avenir de l’humanité ». (Déclaration à la presse, vendredi 9 octobre)

José Luis Zapatero, chef du gouvernement espagnol
Ce prix Nobel, à l' »intérêt hautement stratégique », est une « incitation, un soutien au président pour qu’il remporte des succès dans la recherche de la paix ». « Les objectifs de Barack Obama sont des objectifs positifs pour le monde entier et nous devons réfléchir à ce que nous devons faire pour les mettre en pratique ». (Conférence de presse, vendredi 9 octobre)

Javier Solana, diplomate en chef de l’UE
« Ce prix est un hommage mérité à l’extraordinaire leadership du président Obama, son dévouement à la cause de la paix et son engagement sans faille à l’égard de la diplomatie internationale ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’Otan
« Comme le comité Nobel l’a déclaré, le président Obama a fait des efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie et la coopération internationale entre les peuples ». Le président américain « a également démontré son engagement résolu à aider à bâtir la paix et défendre les droits humains fondamentaux, y compris par l’Alliance atlantique. Cet honneur est bien mérité ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Mairead Corrigan Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix 1976
L’Irlandaise du nord, récompensée avec Betty Williams pour une campagne de marches pour la paix dans la province britannique alors minée par les violences interreligieuses, critique l’attribution du prix au président américain estimant qu’il s’agit d’une décision « très triste ». « Le président Obama doit encore prouver qu’il va faire sérieusement bouger les choses au Moyen-Orient, et qu’il mettra fin à la guerre en Afghanistan et à beaucoup d’autres problèmes ». « Le comité Nobel n’a pas rempli les critères indiqués dans le testament d’Alfred Nobel, puisqu’il avait stipulé que le prix devait être donné aux gens qui mettent fin au militarisme et sont pour le désarmement ». (Déclaration, vendredi 9 octobre)

Les réactions dans le reste du monde

La famille kényane de Barack Obama
« C’est un honneur pour la famille… nous sommes très contents que l’un d’entre nous ait été consacré. Nous félicitons Barack », déclare le demi-frère du président, Saïd Obama, depuis le village de Kogelo. Ce prix « touche beaucoup de monde » car le président représente « des gens d’horizons très divers ».
Le président américain, dont le père kényan aujourd’hui décédé est né à Kogelo, est considéré au Kenya comme un enfant du pays où il jouit d’une grande popularité. (Déclaration, vendredi 9 octobre

Hamid Karzaï, président de l’Afghanistan
Le président américain Barack Obama est la « bonne personne » pour une telle distinction, a estimé Hamid Karzaï, le président de l’Afghanistan, où Barack Obama doit décider de l’envoi ou non de soldats en renfort contre les talibans. « Nous félicitons M. Obama pour avoir remporté le Prix Nobel », déclare Siamak Hiraï, porte-parole de la présidence afghane. « Son travail acharné et son projet pour de nouvelles relations internationales, sa volonté et ses efforts pour créer une atmosphère d’amitié et de bonnes relations, ainsi que pour la paix dans le monde, en faisaient la bonne personne pour recevoir le Prix Nobel de la paix. » (Déclaration, vendredi 9 octobre)

Fidel Castro, leader cubain
« Je ne partage pas toujours les positions de cette institution mais je me dois de reconnaître que cette fois cela a été une mesure positive. Cela compense l’échec qu’a subi Obama à Copenhague alors que Rio de Janeiro et non Chicago a été désigné pour accueillir les Jeux Olympiques de 2016, ce qui a provoqué les attaques de ses adversaires de l’extrême droite ». « Plusieurs pensent qu’il n’avait pas encore gagné le droit de recevoir une telle distinction. Nous désirons voir dans cette décision, plus qu’un prix au président des Etats-Unis, une critique contre la politique génocidaire qu’ont suivie nombre de présidents de ce pays, une exhortation à la paix et à la recherche de solutions conduisant à la survie de l’espèce ». (Billet sur le site cubadebate.cu)

Dmitri Medvedev, président russe
« Je considère que cette décision du Comité Nobel est l’évidence d’une vision réaliste des dynamiques du développement mondial ». »J’espère que cette décision sera un encouragement supplémentaire à joindre les efforts pour créer un nouveau climat dans les relations internationales et promouvoir des initiatives d’une importance cruciale pour la sécurité globale ». (Déclaration à la presse)

Les Talibans
« Nous n’avons perçu aucun changement de stratégie pour la paix, il n’a rien fait pour la paix en Afghanistan, il n’a pas pris une seule mesure pour cela ou pour rendre le pays plus stable », commente Zabihullah Mujahid, le porte-parole des talibans. « Nous condamnons l’attribution du Nobel de la paix à Obama. » (Déclaration, vendredi 9 octobre)

Rebiya Kadeer, dissidente ouïghoure en exil
Je suis très heureuse qu’il (Barack Obama) ait reçu le prix. Maintenant il doit en faire quelque chose. Cela augmente les attentes de le voir défendre les nations opprimées ». Le nom de la dissidente ouïghoure avait été cité comme lauréate possible du Nobel de la Paix. « Des Ouïghours sont tués en ce moment même. Avec le prix, il (Obama) doit savoir comment parler aux dictatures du genre de la Chine », a dit Rebiya Kadeer, qui réside dans la région de Washington. (Déclaration, vendredi 9 octobre)

Mahmoud Ahmadinejad, président de l’Iran
« Nous espérons que cela l’incitera à emprunter la voie qui apportera la justice dans le monde », a indiqué Ali Akbar Javanfekr, son porte-parole. « Nous ne sommes pas contrariés et nous espérons qu’en recevant ce prix, il commencera à entreprendre des démarches concrètes en vue de mettre fin à l’injustice dans le monde. » (déclaration, vendredi 9 octobre)

La fondation Nelson Mandela
« La Fondation Nelson Mandela, au nom de son fondateur Nelson Mandela, salue l’attribution du Prix Nobel de la Paix au président Barack Obama », écrit le directeur de la fondation Verne Harris dans un communiqué. « Nous sommes certains que ce prix va lui permettre de renforcer son engagement, en tant que leader de la nation la plus puissante du monde, pour continuer de promouvoir la paix et la fin de la pauvreté », poursuit-il. Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud avait également reçu en 1993 cette distinction du comité Nobel. (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Le dalaï lama
« Je continue à affirmer que les pères fondateurs des Etats-Unis ont fait de ce pays la plus grande démocratie du monde et le défenseur de la liberté ». « Il est donc important que les leaders américains fondent leur influence sur ces idéaux. Une telle approche ne va pas seulement mettre en valeur la réputation des Etats-Unis, mais va aussi formidablement contribuer à réduire les tensions dans le monde ». (Communiqué)

Mohamed ElBaradei
Barack Obama, apporte « l’espoir d’un monde en paix avec lui-même », a déclaré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei. Il s’est dit « absolument enchanté » du choix du président américain, qui, « au pouvoir depuis moins d’un an », « a transformé notre façon de nous voir nous-mêmes et de voir le monde dans lequel nous vivons ». « Il a ravivé l’espoir pour un monde en paix avec lui-même ». Le chef de l’Etat américain « a fait preuve d’un leadership extraordinaire » en prônant un monde dénucléarisé et « d’un engagement inébranlable pour la diplomatie, le respect mutuel et le dialogue comme étant les meilleurs moyens de résoudre les conflits ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU
Ban Ki-moon « félicite de tout cœur » Barack Obama. « Le président Obama personnifie un nouvel esprit de dialogue et d’engagement personnel sur les plus grands problèmes mondiaux comme le réchauffement climatique, le désarmement nucléaire et une grande variété de menaces à la paix et à la sécurité internationale ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Michael Steele, président du parti républicain américain
« Une chose est sûre : le président Obama ne recevra pas de récompense des Américains pour les créations d’emplois, la responsabilité budgétaire, ou pour avoir lié ses paroles à des actes ». « Qu’a donc accompli le président Obama ? ».
« Il est fâcheux que le vedettariat du président ait éclipsé d’inlassables militants qui ont obtenu des résultats en matière de paix et de droits de l’homme », a-t-il ajouté. (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Manuel Zelaya, président déchu du Honduras
« Je veux féliciter le président Barack Obama pour le Prix Nobel. Je considère que c’est un défi pour le président des Etats-Unis en personne d’assumer la responsabilité du symbole de la paix ». (Déclaration à l’AFP)

Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien
« J’ai déjà envoyé un télégramme de félicitations à Obama, et il est possible que je lui parle sous peu. Je pense que le prix est en de bonnes mains et j’espère que la paix mondiale deviendra une réalité et que nous n’aurons plus de bombes nucléaires ». « Je n’y ai vraiment pas pensé (à avoir le prix, ndlr) Le jour où je voudrais être candidat à ce prix, je m’inscrirai moi-même ». (Déclaration à la presse)

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
« Je me réjouis d’avance d’œuvrer en étroite collaboration avec vous pendant les prochaines années pour faire avancer la paix et donner l’espoir aux peuples de la région qui méritent de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité ». « Vous avez déjà inspiré tellement de gens à travers le monde, et je sais que cette récompense exprime aussi l’espoir que votre présidence sera annonciatrice d’une nouvelle ère de paix et réconciliation ». « Nulle part ailleurs qu’au Moyen-Orient, une région longtemps endeuillée par le terrorisme et les effusions de sang, la paix est à ce point nécessaire », a également plaidé Benjamin Netanyahu. (Communiqué, vendredi 9 octobre)

Shimon Peres, président israélien et lauréat du prix en 1994
« Vous avez apporté à l’humanité toute entière un nouvel espoir (…). Sous votre leadership, la paix est devenue une vraie priorité ». « Très peu de leaders sont parvenus à changer l’état d’esprit du monde en si peu de temps et avec un tel impact ». (Message à Barack Obama, vendredi 9 octobre)

Le roi du Maroc Mohammed VI salue (son) « engagement personnel résolu, (son) action continue et (ses) efforts sincères, en faveur de la paix et de la sécurité internationales ». Cette récompense est une « reconnaissance à vos décisions judicieuses et vos initiatives constructives sur la voie de la réalisation de la paix mondiale, notamment au Proche-Orient, ainsi qu’aux efforts soutenus que vous ne cessez de déployer pour limiter la prolifération des armes nucléaires ». « Cette consécration internationale ne manquera pas de renforcer votre détermination à poursuivre vos nobles actions en faveur d’un climat de confiance, de rapprochement et de compréhension entre les différents peuples, civilisations et religions, en particulier votre vision positive des relations entre l’Occident et le monde islamique, et d’un avenir meilleur pour l’humanité et notre planète ». (Message au président des Etats Unis)

Adolfo Perez Esquivel, Prix Nobel de la Paix argentin
« Je suis surpris par l’attribution du Prix à Obama, qui est le président du pays qui commet le plus d’agressions au monde, et qui impose les choses du point de vue du complexe militaro-industriel, les guerres et les conflits ».
Il espère qu’Obama « utilise (le Prix) au service des peuples, pour résoudre les graves conflits dans lesquels les Etats-Unis sont impliqués, les guerres en Irak et en Afghanistan, et les graves violations des droits de l’Homme dans ces pays ». (Déclaration à la presse)

Alvaro Garci, vice-président bolivien
« Nous saluons et nous nous réjouissons de cette nomination, sans aucun doute pour un président qui a beaucoup fait pour les droits du peuple américain », a dit le vice-président bolivien Alvaro Garcia, au cours d’une conférence de presse. Il « a des difficultés, nous le sentons prisonniers d’un réseau impérial qui bouge de façon presque indépendante au dessus de lui ». « Au-delà du fait que le président Obama soit prisonnier de l’empire, disons, de la machine impériale, nous saluons sa nomination ». (Déclaration à la presse)

Les associations et organisations humanitaires

SOS Racisme
« Barack Obama qui a su transformer profondément l’image des Etats-Unis dans le monde. (…) Après la période sombre de la présidence Bush marquée par la doctrine du choc des civilisations Obama s’évertue à restaurer des bases plus saines pour les relations internationales », écrit l’association dans un communiqué. « Nous nous réjouissons que ce prix Nobel viennent récompenser un homme qui a redonné au dialogue ses lettre de noblesse sur le plan international ». (Communiqué, vendredi 9 octobre)

La FIDH
« Le Prix Nobel de la Paix à Obama, c’est aussi une incitation méritée à ne pas revenir sur les principes universels qu’il a remis à l’honneur. C’est une reconnaissance et une nouvelle légitimité pour qu’il fasse preuve de plus de fermeté sur les principes », a déclaré la Fédération internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH).
« On l’a entendu sur les principes. Aujourd’hui, il faut le passage à l’acte: le prix Nobel peut l’encourager », a dit Souhayr Belhassen.
« Nous aurions préféré voir un défenseur des droits de l’homme comme Oleg Orlov, de Memorial, en Russie, ou à titre posthume Natalia Estemirova », militante des droits de l’homme assassinée en juillet dernier en Tchétchénie. (Déclaration, vendredi 9 octobre)

Handicap International
L’organisation invite Barack Obama « à renforcer le contrôle des armes conventionnelles, en signant les deux traités d’interdiction des mines antipersonnel et des bombes à sous-munition ». L’ONG rappelle que les Etats-Unis refusent depuis 1997 « de signer le Traité d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel, adopté par 156 Etats », et n’envisagent « toujours pas de signer le Traité d’Oslo de décembre 2008 » interdisant les bombes à sous-munition. (Communiqué, vendredi 9 octobre)

(Nouvelobs.com avec AFP, AP et Reuters)

One Response to Nobel: Nous avons besoin d’un candidat qui n’est pas pour Bush (Bush did it again!)

  1. […] qu’avec le premier président nobélisé avant l’heure qui devait nous délivrer du bellicisme du cowboy Bush, l’exécution extrajudiciaire des djihadistes est passée dans […]

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