Désinformation: Après les soldats tueurs d’enfants et violeurs, voici… les soldats dépeceurs! (Sweden’s own Charles Enderlin accuses Israeli army of organ theft)

World organ donations
Not with my kidney (Larry David show)
Israeli organ harvest montage
L’image correspondait à la réalité de la situation, non seulement à Gaza, mais en Cisjordanie. Charles Enderlin (Le Figaro, 27/01/05)
A Gaza et dans les territoires occupés (…) les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 8 novembre 2001, démenti par la suite)
Le fait est que nous savons qu’il y a un trafic d’organes en Israël. Et nous savons aussi qu’il y a des familles qui affirment que les organes de leurs enfants ont été prélevés. Ces deux faits mis ensemble suscitent le besoin d’une enquête plus élaborée. David Boström (journaliste suédois)
Si on ajoute à cela l’importante pénurie d’organes et de donneurs en Israël, l’affaire de Brooklyn, les témoignages des familles palestiniennes, tout ces éléments rassemblés font qu’il est tout à fait vraisemblable qu’un tel vol et trafic d’organes de Palestiniens aient pu avoir lieu. Alexandra Sandels
Israel est tout en haut de la liste. Il a des tentacules qui s’étendent dans le monde entier. Nancy Scheper-Hughes (anthropologue de Berkeley)
David Boström est à l’honneur à Alger. Le reporter suédois, par qui a éclaté le scandale du trafic d’organes auquel se livrait l’armée israélienne sur des enfants palestiniens, a entamé hier une tournée qui le conduira dans plusieurs pays arabes et musulmans. Mohand Aziri (El Watan, 17.09.09)
Les soldats écrasèrent leur cigarette allumée, écartèrent leurs canettes de Coca-Cola et ajustèrent calmement leur arme dans l’embrasure de la fenêtre dont la vitre avait été brisée. Quand Bilal [la victime] fut suffisamment proche, ils n’eurent qu’à appuyer sur la gâchette. La première balle l’atteignit à la poitrine. Selon des villageois qui ont été témoins de l’incident, il reçut ensuite une balle dans chaque jambe. Deux soldats sortirent alors en courant de l’atelier de menuiserie et lui tirèrent une balle dans le ventre. Enfin, ils prirent Bilal par les pieds et le traînèrent sur les vingt marches de pierre de l’escalier de l’atelier de menuiserie. David Boström
4 balles de M16 dans le corps et Boström voudrait faire croire à l’opinion internationale que les médecins israéliens ont pu récupérer quelque organe que ce soit dans ce corps déchiqueté. Pierre Lefebvre
Selon la loi israélienne, des autopsies sont immédiatement effectuées après chaque mort non-naturelle comme dans la plupart des autres pays. Moshe Negbi (expert juridique israélien)
On m’a privé du corps de ma femme, qui a été dépecé. Son corps a été autopsié à la morgue de Lens, mais il n’a pas été recousu. C’est un crime de civilisation. Hervé Louvrié (pompier français dont la femme s’est suicidée le 9 avril 2008)
Après les soldats tueurs d’enfants (Enderlin, France 2)…
.
Et les soldats violeurs (Sara Daniel, Nouvel observateur) …

 Voici, en cette Journée mondiale du don d’organes et de la greffe (?),… les soldats dépeceurs!

Prenez un pays développé qui, pour des raisons principalement religieuses de ses citoyens ou de ses autorités religieuses, se retrouve avec un taux de dons d’organes et de porteurs de carte de donneurs parmi les plus bas (9 contre 26 par million en Espagne mais 0.1 au Japon! et un taux de consentement de 40% contre plus de 50% dans la majorité des pays occidentaux) …

Et qui, exclu de ce fait du programme européen de transplantation d’organes, dépend entièrement des dons faits en Israël et par conséquent contraint d’encourager les rares donneurs ou les greffes de ses citoyens à l’étranger, se retrouve (surprise!) « très actif dans le trafic international d’organes » …

Prenez d’autre part un journaliste vétéran du conflit israélo-palestinien déjà parti enquêter au début des années 90 pour un livre sur la lutte des Palestiniens dans les territoires occupés et en ayant rapporté sans l’ombre d’une preuve une rumeur de prélèvement d’organes de cadavres palestiniens de la part de l’Armée israélienne.

Et qui, suite à l’arrestation en juillet dernier d’un rabbin de Brooklyn impliqué dans un trafic d’organes entre Israël et les Etats-Unis, reprend des témoignages, non vérifiés, de familles palestiniennes interprétant les autopsies de routine de leurs fils décédés suite à des accrochages avec l’Armée israélienne comme des prélèvements d’organes illégaux

Et vous avez, à la Charles Enderlin, un article fracassant (sans compter un prix à Alger et une future tournée triomphale dans les capitales arabes!), repris par tous les médias du monde et notamment arabes.

Redécouvrant sans même s’en rendre compte les joies toutes simples des accusations médiévales de crimes rituels par ses insinuations que « les soldats israéliens tuaient de jeunes Palestiniens et volaient leurs organes »

Le journaliste suédois David Boström à Alger

Mohand Aziri
El Watan
17.09.09
Il a dévoilé le trafic d’organes auquel se livrait l’armée israélienne
David Boström est à l’honneur à Alger. Le reporter suédois, par qui a éclaté le scandale du trafic d’organes auquel se livrait l’armée israélienne sur des enfants palestiniens, a entamé hier une tournée qui le conduira dans plusieurs pays arabes et musulmans.

Journaliste d’investigation, écrivain, photographe, spécialiste du conflit israélo-palestinien auquel il a consacré plus de 30 ans de sa carrière, David Boström était l’invité de la toute nouvelle Fédération nationale des journalistes algériens, un syndicat affilié à l’UGTA. Le 17 août dernier, Aftonblet, un tabloïd populaire suédois proche du parti social démocrate, a publié un article signé par le journaliste qui a fait état, pour la première fois, d’un trafic d’organes humains auquel s’adonnait Tsahal, l’armée israélienne. L’article osé et au vitriol intitulé « Les organes de nos fils pillés – Des Palestiniens accusent l’armée israélienne de voler des organes à ses victimes », fait vite sensation. Il ne manque pas de déclencher une vague d’indignation à travers le monde et sonne le glas des relations diplomatiques entre la Suède et Israël. Et pour cause ! Reprenant des témoignages de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Ghaza, le journaliste suédois raconte comment l’armée israélienne, après avoir assassiné des Palestiniens, récupérait les corps, volait les organes internes puis remettait les dépouilles aux familles.

Les organes en question étaient soit transplantés sur des patients israéliens, soit destinés à la vente, à travers un réseau de trafic international, notamment aux USA. Procédant par recoupements, Boström lie les révélations des familles des victimes palestiniennes au démantèlement d’un vaste cartel dans le New Jersey. Une quarantaine d’individus, des élus et des religieux liés au parti israélien Shas, ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir participé à un blanchiment d’argent lié à une revente de reins en provenance d’Israël. Le réseau était dirigé par un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Lévy Izhak Rosenbaum. Ce trafic, a souligné hier le journaliste lors de la brève conférence de presse animée au Centre international de presse d’Alger, existe déjà depuis les années soixante mais ne prendra de l’ampleur qu’après le déclenchement de l’Intifada. « Nous n’avons pas de chiffres exacts du nombre des victimes, mais nous les estimons à plus de 1000, et pas seulement parmi les populations musulmanes », a-t-il déclaré. Des preuves ? « Bien sûr qu’elles existent », a-t-il affirmé. Les révélations du journaliste – auquel la FNJA décernera aujourd’hui un prix spécial – ont été rejetées avec véhémence par les officiels israéliens, qui invoquent « des autopsies de routine » en guise d’argument de défense. Le journaliste est accusé de tous les maux, entre autres d’antisémitisme, et surtout de recycler le mythe ancien « des juifs tueurs d’enfants » dont le sang est récupéré en vue de fabriquer le pain azyme pour la fête de Pâques. Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qualifiait l’article de raciste : « Ce papier est tellement ouvertement raciste et propice à déclencher des crimes racistes que nous pensons que les autorités doivent s’occuper de cette affaire. » Pour l’ambassade de Suède à Tel-Aviv, l’article est « choquant et exécrable ».

Voir aussi:

Vive polémique en Israël après un article de presse suédois taxé d’antisémitisme
AP |Nouvel observateur
19.08.2009

Les autorités israéliennes et suédoises ont vivement réagi mercredi à un article publié dans le principal quotidien de Suède laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes. A Tel Aviv, on dénonce un retour aux clichés antisémites d’un autre âge.

Intitulé « Les organes de nos fils pillés », l’article a été publié lundi dans l' »Aftonbladet ». Il est illustré par une photographie, prise apparemment après une autopsie, d’un Palestinien mort, porteur d’une cicatrice sur toute la longueur de son torse.

Le papier est également accompagné de clichés de jeunes Palestiniens lançant des pierres et fait le lien avec Levy Izhak Rosenbaum, un juif américain de New York arrêté le mois dernier par le FBI et accusé d’avoir voulu acheter un rein à un ressortissant israélien pour le vendre 160.000 dollars (112.000 euros) à un patient américain.

L’auteur, Donald Bostrom, base son article sur des témoignages de Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza, qu’il identifie seulement par leurs prénoms. Il cite également un porte-parole de l’armée israélienne rejetant ces accusations et affirmant que les autopsies de Palestiniens tués par Tsahal sont la procédure de routine.

En pleine polémique à Tel Aviv et Stockholm, Donald Bostrom a expliqué mercredi sur une radio israélienne être préoccupé par les accusations proférées par les personnes qu’il a interrogées, sans toutefois pouvoir garantir leur véracité. « Cela me préoccupe dans le sens où je voudrais qu’on enquête sur ces accusations, c’est vrai. Mais, savoir si elles sont vraies ou pas, je n’en ai aucune idée », a-t-il déclaré.

L’article a fait grand bruit en Israël, où certains commentateurs l’ont comparé aux croyances médiévales qui voulaient que les juifs tuent les enfants chrétiens pour leur sang. Daniel Seaman, chef du service de presse du gouvernement, a ainsi jugé qu’il jouait « sur d’abominables thèmes antisémites ».

Même son de cloche au ministère des Affaires étrangères. « Ce papier est tellement ouvertement raciste et propice à déclencher des crimes racistes que nous pensons que les autorités doivent s’occuper de cette affaire », a déclaré le porte-parole Yigal Palmor.

L’ambassade de Suède à Tel Aviv a de son côté qualifié l’article de « choquant et exécrable, autant pour nous, Suédois, que pour les citoyens israéliens ». Une déclaration qui n’a toutefois pas été reprise à son compte par le ministère suédois des Affaires étrangères, à Stockholm. « Nous ne pensons évidemment pas qu’il soit bon de commenter ce qui est écrit dans les médias », a déclaré le porte-parole Anders Jorle à l’Associated Press.

Le rédacteur en chef de l' »Aftonbladet », Jan Helin, a, lui, défendu sa publication. « L’article pose une question: pourquoi ce corps a-t-il été autopsié alors que la cause de la mort est évidente? », a-t-il déclaré. « Je pense que les autorités israéliennes nous doivent une réponse sur ce point », a-t-il ajouté, dénonçant « une campagne haineuse orchestrée par le biais de courriers électroniques adressés à moi et à la rédaction, ainsi que par les médias israéliens ».

A Stockholm, en tout cas, le quotidien rival « Sydsvenskan » s’est fendu d’un éditorial très critique, estimant que l’article reprenait « le modèle habituel d’une théorie du complot ».

Selon l’ambassadeur israélien en Suède, l’article polémique ne traduit toutefois pas un climat d’hostilité envers Israël dans le pays. « Il s’agit de certains éléments. Il ne s’agit pas de tous les Suédois, de la tendance générale en Suède, ou du Parlement suédois », a commenté Benny Dagan sur la radio israélienne. AP

Voir également:

Anatomy of a Swedish Blood Libel
Allegations of Israeli organ theft are ugly, false, harmful—and they spread.
Andrea Levin
The Wall Street Journal
October 14, 2009

Allegations that Israel plunders and trafficks Palestinians’ organs are ugly, false, and harmful to peace efforts. No less dangerous—such libels spread.

The Aug. 17 story by Donald Bostrom in Aftonbladet, Scandanavia’s leading daily, has quickly metastasized to mainstream Muslim media, spawning cartoons of Jews stealing body parts and drinking Arab blood. These have been published in Syria, Qatar, Jordan, the United Arab Emirates, and Oman, to name a few.

In early September, Algeria’s al-Khabar newspaper echoed Mr. Bostrom in a new fantasy claiming Jewish-directed gangs of Algerians and Moroccans round up Algerian children, spirit them into Morocco and thence to Israel to have their body parts harvested and sold. On Sept. 17, Iran’s PressTV breathlessly declared « an international Jewish conspiracy to kidnap children and harvest their organs is gathering momentum. »

Hate-filled Web sites have also taken up the theme. Almost invariably, wherever such permutations on the idea of Israeli organ theft appear, Aftonbladet is cited.

Of course, Mr. Bostrom has enjoyed newfound acclaim in some quarters for his article. As the fresh rumors of child-snatching and organ theft circulated in Algeria, the National Federation of Algerian Journalists welcomed him last month to bestow an award for excellence, and promised support for his work.

Meanwhile, editors at Aftonbladet have neither acknowledged nor corrected any of the factual errors that litter the article, and instead react with indignation to charges of misconduct. In a perversion of journalistic standards, Editor-in-chief Jan Helin admitted on his own blog on Aug. 19 that Aftonbladet had no evidence for the incendiary charges against Israel. Nevertheless, according to another Aftonbladet editor cited in Israel’s Ha’aretz newspaper on Aug. 20, Mr. Helin’s publication « stands behind the demand for an international inquiry » into Israeli actions.

In his original article, Mr. Bostrom wove a tenuous web of guilt by association among unconnected events, in the classic mode of conspiracy theorists. He linked a criminal New Jersey group—that included several Jews—engaged in organ-trafficking, to sweeping charges against Israel’s supposedly unethical medical establishment. Into this he injected a lurid event from 17 years ago involving Israeli soldiers shooting Palestinian Bilal Ahmed Ghanem, whose organs Mr. Bostrom says were later removed for trafficking.

His account also contains errors concerning Israel, its physicians, laws and military. Take the overarching claim that Israel’s medical establishment is grossly « unethical. » Mr. Bostrom asserts Israel « is the only western country with a medical profession that doesn’t condemn the illegal organ trade. » Yet, as of eighteen months ago, Israel has one of the most stringent laws in the world regarding human organs. It prohibits receiving compensation for organs, bans the sale of organs from the dead as well as the living and minutely defines « compensation » to prevent evasion of the law. Unlike laws in other countries, it prohibits the use of insurance for pre- and post-operative treatment for those Israelis who go abroad and receive purchased-organ transplants. But Mr. Bostrom omits any mention of this.

In seeking to underscore Israel’s supposed pariah status in the medical realm, the reporter cites a Jerusalem Post story from 1992 which, he claims, reported Israel being ostracized by France for its « unethical ways of dealing with organs and transplants. » But the June 29, 1992 article only recounted that, like Italy, Israel was being dropped from a European organ-coordinating group because it had contributed too few organs in proportion to the number used for transplants. No hint is given of unethical activity in the Jerusalem Post story. That charge is invented by Mr. Bostrom.

Francis Delmonico, a Harvard surgeon and international transplant specialist who was quoted in the Aftonbladet article on the issue of organ theft in general, told me he found the Aftonbladet charges completely inconsistent with his extensive interaction with Israeli doctors. Dr. Delmonico said he considered their professional conduct exemplary, and described physicians in the Jewish state as « noble and caring. » He added: « [Mr.] Bostrom has a responsibility to validate his assertions or withdraw them. » Like many others, Dr. Delmonico noted that Mr. Bostrom’s scenario in which Ghanem was supposedly shot before having his organs removed for trafficking was « not feasible from a surgical vantage. »

This indifference to the facts is telling with regard to the article’s depiction of Ghanem. Contrary to the reporter’s version, Ghanem was not an innocent « stone-thrower. » Rather—according to sources that include the Jerusalem Post, Agence France-Presse, and a United Nations casualty summary—he was wanted for kidnapping and assaulting other Palestinians at a time of rampant internecine Palestinian violence.

There are also inventions out of thin air, such as Mr. Bostrom’s connection of an ordinary 1992 campaign in Israel aimed at enlisting future volunteer organ donors to alleged abductions and organ theft committed against Palestinians. The reporter declares: « While the campaign was running, young Palestinian men started to disappear from villages in the West Bank and Gaza. After five days Israeli soldiers would bring them back dead, with their bodies ripped open. » Mr. Bostrom adds, « There were rumors of a dramatic increase of young men disappearing, with ensuing nightly funerals of autopsied bodies. » But evidence for this netherworld is, again, non-existent.

In one of the most seemingly damaging charges, Mr. Bostrom claims Ghanem’s family itself accused Israel in 1992 of killing the man and removing his organs. However, according to recent in-person interviews with the family by the Jerusalem Post, Ghanem’s mother, Sadeeka Ghanem, « denied that she had told any foreign journalist that her son’s organs had been stolen. » Another relative agreed, saying the family never told Mr. Bostrom Israel stole organs from the dead man’s body.

Still, Aftonbladet’s culture editor Asa Linderborg, in whose section the article appeared, wrote in a semi-hysterical Aug. 21 defense of the piece entitled « Examine Israel! »: « In the black of night, [Mr. Bostrom] takes a unique photograph of the mangled body, cut open and stitched from the chin down to the groin, while the boy’s frantic relatives are crying and screaming that the Israelis are plundering their son’s organs. » Fevered imaginations seem to be prevalent at the paper.

While visiting Algiers to pick up his award last month, Mr. Bostrom added embellishments to his original story, announcing that fully 1,000 Palestinians had endured the « harvesting » of body parts, and that all this began as early as 1960. The reporter has evidence for not even one case of organ theft, yet he’s now charging 1,000 cases.

Rational and responsible editorial judgment would have discarded Mr. Bostrom’s surreal story at the outset. Such judgment would also have considered the real world effects of inciting yet more enmity in a volatile conflict, stoking misconceptions and raising greater hurdles to reconciliation.

But Aftonbladet’s view of the parties involved appears strikingly crude, perceiving a realm populated by evil stick-figure Israelis preying mercilessly on romanticized Palestinian « stone-throwers. » One cannot in this context forget Aftonbladet’s unsavory pro-Nazi sentiments during the Hitler regime. This past seems to have done little to inoculate the paper against related bigotries today.

In an age of diminishing communication barriers, when false images and ideas can mislead hundreds of millions of people in minutes, it is more important than ever to reinforce the tenets of honorable journalism, and to expose malfeasance for all to see.

Behold, Aftonbladet.

Ms. Levin is executive director and president of CAMERA, Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America.

Voir de même:

« Our sons are plundered of their organs »
Donald Boström

Aftonbladet
Aug. 17, 2009
Palestinians accuse the Israel Defense Forces of taking organs from their victims.
Donald Boström writes about an international organ trafficking scandal – and about the time he saw the cut-up dead body of a nineteen-year old Palestinian.You could call me a ”matchmaker”, said Levy Izhak Rosenbaum, from Brooklyn, USA, in a secret recording with an FBI-agent whom he believed to be a client. Ten days later, at the end of July this year, Rosenbaum was arrested and a vast, Sopranos-like, imbroglio of money-laundering and illegal organ-trade was revealed in New Jersey: Rabbis, politicians and trusted civil servants had for years been involved in money laundering and illegal organ-trade.Rosenbaum’s matchmaking had nothing to do with romance. It was all about buying and selling kidneys from Israel on the black market. Rosenbaum says that he buys the kidneys for 10 000 dollars, from poor people. He then proceeds to sell the organs to desperate patients in the States for 160 000 dollars.

The accusations have shaken the American transplantation business. If they are true it means that organ trafficking is documented for the first time in the US, experts tell the New Jersey Real-Time News.

On the question of how many organs he has sold Rosenbaum replies: ”Quite a lot. And I have never failed,” he boasts. The business has been running for quite some time.

Francis Delmonici, professor of transplant surgery at Harvard and member of the National Kidney Foundation’s Board of Directors, tells the same newspaper that organ-trafficking, similar to the one reported from Israel, is carried out in other places of the world as well. 5 – 6 000 operations a year, about ten per cent of the world’s kidney transplants are carried out illegally, according to Delmonici.

Countries suspected of these activities are Pakistan, the Philippines and China, where the organs are allegedly taken from executed prisoners. But Palestinians also harbor strong suspicions that young men have been siezed, and made to serve as organ reserve, just as in China and Pakistan, before being killed – a very serious accusation, with enough question marks to motivate the International Court of Justice (ICJ) to start an investigation about possible war crimes.

Israel has repeatedly been under fire for its unethical ways of dealing with organs and transplants. France was among the countries that ceased organ collaboration with Israel in the nineties. Jerusalem Post wrote that ”the rest of the European countries are expected to follow France’s example shortly.”

Half of the kidneys transplanted to Israelis since the beginning of the 2000s have been bought illegally from Turkey, Eastern Europe or Latin America. Israeli health authorities have full knowledge of this business but do nothing to stop it. At a conference in 2003 it was shown that Israel is the only western country with a medical profession that doesn’t condemn the illegal organ trade. The country takes no legal measures against doctors participating in the illegal business – on the contrary, chief medical officers of Israel’s big hospitals are involved in most of the illegal transplants, according to Dagens Nyheter (December 5, -03).

In the summer of 1992, Ehud Olmert, then minister of health, tried to address the issue of organ shortage by launching a big campaign aimed at having the Israeli public register for postmortal organ donation. Half a million pamphlets were spread in local newspapers. Ehud Olmert himself was the first person to sign up.

A couple of weeks later the Jerusalem Post reported that the campaign was a success. No fewer than 35 000 people had signed up. Prior to the campaign it would have been 500 in a normal month. In the same article, however, Judy Siegel, the reporter, wrote that the gap between supply and demand was still large. 500 people were in line for kidney transplant, but only 124 transplants could be performed. Of 45 people in need of a new liver only three could be operated on in Israel.

While the campaign was running, young Palestinian men started to disappear from villages in the West Bank and Gaza. After five days Israeli soldiers would bring them back dead, with their bodies ripped open.

Talk of the bodies terrified the population of the occupied territories. There were rumors of a dramatic increase of young men disappearing, with ensuing nightly funerals of autopsied bodies.

I was in the area at the time, working on a book. On several occasions I was approached by UN staff concerned about the developments. The persons contacting me said that organ theft definitely occurred but that they were prevented from doing anything about it. On an assignment from a broadcasting network I then travelled around interviewing a great number of Palestininan families in the West Bank and Gaza – meeting parents who told of how their sons had been deprived of organs before being killed. One example that I encountered on this eerie trip was the young stone-thrower Bilal Achmed Ghanan.

It was close to midnight when the motor roar from an Israeli military column sounded from the outskirts of Imatin, a small village in the northern parts of the West Bank. The two thousand inhabitants were awake. They were still, waiting, like silent shadows in the dark, some lying upon roofs, others hiding behind curtains, walls, or trees that provided protection during the curfew but still offered a full view toward what would become the grave for the first martyr of the village. The military had interrupted the electricity and the area was now a closed-off military zone – not even a cat could move outdoors without risking its life. The overpowering silence of the dark night was only interrupted by quiet sobbing. I don’t remember if our shivering was due to the cold or to the tension. Five days earlier, on May 13, 1992, an Israeli special force had used the village’s carpentry workshop for an ambush. The person they were assigned to put out of action was Bilal Achmed Ghanan, one of the stone-throwing Palestinian youngsters who made life difficult for the Israeli soldiers.

As one of the leading stone-throwers Bilal Ghanan had been wanted by the military for a couple of years. Together with other stone-throwing boys he hid in the Nablus mountains, with no roof over his head. Getting caught meant torture and death for these boys – they had to stay in the mountains at all costs.

On May 13 Bilal made an exception, when for some reason, he walked unprotected by the carpentry workshop. Not even Talal, his older brother, knows why he took this risk. Maybe the boys were out of food and needed to restock.

Everything went according to plan for the Israeli special force. The soldiers stubbed their cigarettes, put away their cans of Coca-Cola, and calmly aimed through the broken window. When Bilal was close enough they needed only to pull the triggers. The first shot hit him in the chest. According to villagers who witnessed the incident he was subsequently shot with one bullet in each leg. Two soldiers then ran down from the carpentry workshop and shot Bilal once in the stomach. Finally, they grabbed him by his feet and dragged him up the twenty stone steps of the workshop stair. Villagers say that people from both the UN and the Red Crescent were close by, heard the discharge and came to look for wounded people in need of care. Some arguing took place as to who should take care of the victim. Discussions ended with Israeli soldiers loading the badly wounded Bilal in a jeep and driving him to the outskirts of the village, where a military helicopter waited. The boy was flown to a destination unknown to his family. Five days later he came back, dead and wrapped in green hospital fabric.

A villager recognized Captain Yahya, the leader of the military column who had transported Bilal from the postmortem center Abu Kabir, outside of Tel Aviv, to the place for his final rest. ”Captain Yahya is the worst of them all,” the villager whispered in my ear. After Yahya had unloaded the body and changed the green fabric for a light cotton one, some male relatives of the victim were chosen by the soldiers to do the job of digging and mixing cement.

Together with the sharp noises from the shovels we could hear laughter from the soldiers who, as they waited to go home, exchanged some jokes. As Bilal was put in the grave his chest was uncovered. Suddenly it became clear to the few people present just what kind of abuse the boy had been exposed to. Bilal was not by far the first young Palestinian to be buried with a slit from his abdomen up to his chin.

The families in the West Bank and in Gaza felt that they knew exactly what had happened: ”Our sons are used as involuntary organ donors,” relatives of Khaled from Nablus told me, as did the mother of Raed from Jenin and the uncles of Machmod and Nafes from Gaza, who had all disappeared for a number of days only to return at night, dead and autopsied.

– Why are they keeping the bodies for up to five days before they let us bury them? What happened to the bodies during that time? Why are they performing autopsy, against our will, when the cause of death is obvious? Why are the bodies returned at night? Why is it done with a military escort? Why is the area closed off during the funeral? Why is the electricity interrupted? Nafe’s uncle was upset and he had a lot of questions.

The relatives of the dead Palestinians no longer harbored any doubts as to the reasons for the killings, but the spokesperson for the Israeli army claimed that the allegations of organ theft were lies. All the Palestinian victims go through autopsy on a routine basis, he said. Bilal Achmed Ghanem was one of 133 Palestinians killed in various ways that year. According to the Palestinian statistics the causes of death were: shot in the street, explosion, tear gas, deliberately run over, hanged in prison, shot in school, killed at home, etc. The 133 people killed were between four months to 88 years old. Only half of them, 69 victims, went through postmortem examination. The routine autopsy of killed Palestinians – of which the army spokesperson was talking – has no bearing on the reality in the occupied territories. The questions remain.

We know that Israel has a great need for organs, that there is a vast and illegal trade of organs which has been running for many years now, that the authorities are aware of it and that doctors in managing positions at the big hospitals participate, as well as civil servants at various levels. We also know that young Palestinian men disappeared, that they were brought back after five days, at night, under tremendous secrecy, stitched back together after having been cut from abdomen to chin.

It’s time to bring clarity to this macabre business, to shed light on what is going on and what has taken place in the territories occupied by Israel since the Intifada began.

Translation from swedish: Henrik Karlsson
Utskriftsdatum: 2009-10-17
Publicerad: 2009-08-26Voir enfin:

Trafic D’ Organes: Accord Tacite Du Gouvernement Israélien

Alexandra Sandels
Alter Info
21.08.09Les responsables politiques israéliens fonctionnent désormais en mode panique. Après les accusations justifiées de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Gaza lors de l’ Opération Plomb Durci, les 1000 plaintes déposées contre la soldatesque sioniste dans des tribunaux européens, cette affaire de vol et trafic d’organes pousse le régime sioniste à des réactions hystériques. Israël est connu comme un pays très actif dans le trafic international d’organes. Le système national de santé rembourse tout ou partie des transplantations, incluses celles majoritairement faites à l ‘étranger, légales ou non.
[1] [2] [3] [4] [5] Notez
Myriam Abraham Mardi 25 Août 2009

Israël affirme que la presse suédoise l’accuse de « crime rituel »

L’article d’ Alexandra Sandels du 21/08/09 publié dans MENASSAT http://www.menassat.com/ intitulé  » Israël affirme que la presse suédoise l’accuse de « crime rituel » dans l’affaire des accusations de vol d’organes, fournit des informations supplémentaires sur ces accusations de trafic d’organes. Ci dessous quelques extraits traduits de cet article.

« En début de semaine, le plus grand quotidien suédois, Aftonbladet, a publié un article suggérant que les soldats israéliens tuaient de jeunes Palestiniens et volaient leurs organes. L’homme qui a rédigé cet article, le photographe et journaliste suédois, Donald Bostrom, affirme qu’il a été témoin d’un tel incident lui-même au début des années 90. L’article a suscité beaucoup d’attention sur la scène internationale et provoqué un débat médiatique intense en Suède de même qu’ailleurs. Israël a répondu avec colère à cet article, accusant la Suède de publier un article accusant « les Juifs de crime rituel » et demandant que les autorités nationales condamnent officiellement l’article.

« Dans son article “Våra söner plundras på sina organ,” qui se traduit par  » on pille les organes de nos fils » Donald Bostrom raconte l’histoire du rôle d’Israël dans le « scandale international de transplantation d’organes » et comment lui-même a été témoin d’une attaque contre un jeune homme palestinien par les soldats israéliens en Cisjordanie en 1992.

« MENASSAT a une un entretien téléphonique avec Bostrom dans lequel il a expliqué les événements qui servent de base aux affirmations dans son article.

« Revenant en arrière, au début des années 90, Bostrom travaillait dans les territoires occupés palestiniens sur son livre « Inshallah » (« Avec l’Aide de Dieu ») publié en 2001, le livre présentant la lutte des Palestiniens dans les territoires occupés. Bostrom dit qu’à l’époque du personnel de l’ONU travaillant dans la région l’a contacté, lui disant qu’ils avaient des soupçons que des organes étaient collectées de cadavres palestiniens.

« Des personnes disparaissent et on les ramène après qu’ une autopsie ait été pratiquée sur eux. Nous pensons qu’ils volent leurs organes » ont -ils dit à Bostrom, d’après lui.

« En 1992, sur 133 Palestiniens qui avaient été tués, 53 avaient été autopsiés selon Bostrom. Les corps avaient été autopsiés à l’Israel’s Abu Kabir Forensic Institute, ( Institut medico legal d’Abu Kabir d’Israël) et plus tard rendu à leurs familles. Bostrom a choisi 20 des 52 cas de corps autopsiés et rencontré les familles des victimes qui ont toutes dit que des organes de leurs enfants avaient été volées. Bostrom a obtenu des familles qu’elles exhument les corps des 20 individus. Il a amené avec lui une équipe de TV et une équipe médicale, mais la nuit précédent l’exhumation des cadavres, Israël a imposé un bouclage de la Cisjordanie et de Gaza qui a duré 6 mois. Bostrom n’a jamais pu prouver si les organes avaient été prélevées ou pas.

« Mais les familles ont dit qu’elles étaient sûres que les organes de leurs enfants avaient été volées, c’est pourquoi Bostrom voulait appeler à l’ouverture d’une enquête sur le sujet. Il n’a jamais affirmé qu’il avait apporté des preuves à ses affirmations; et il réitère que c’est justement pour cela qu’on doit enquêter sur ces accusations.

« Est-ce qu’il pense que les accusations de prélèvement d’organes est une pratique systématique en Israël ?

« Jusqu’à présent, Bostrom insiste, il n’y a pas de preuve sûre, seulement un ensemble d’accusations et de circonstances suspectes. Dans les années 90, il se souvient comment certaines mères palestiniennes n’étaient pas autorisées à laver les corps de leurs fils morts qui leur avaient été rendus.

« Il y a simplement trop de questions restées en suspens », insiste-t-il.

« Tout spécialement quand c’est bien connu qu’Israël est – selon des révélations faites dans un magazine du New York Times en 2001 – « l’une des nations les plus actives sur le marché international du trafic d’organes ».  » En Israël, et dans une autre poignée de pays, dont l’Inde, la Turquie, la Russie et l’Irak » selon les révélations faites par Michael Finkel,  » les ventes d’organes sont menées presque ouvertement. En Israël, il y a même un accord tacite du gouvernement sur cette pratique — le système national de santé – le programme d’assurance couvre une partie, et parfois tout les frais de transplantations arrangées. »

« D’autre part, en 2002, le directeur de l’Institut Medico Legal d’Abu Kabir, le Dr Yehuda Hiss, a été arrêté pour  » une longue liste d’accusations allant de conduite inappropriée comme médecin à des actes criminels tels que la vente illégale et les trafics d’organes et de parties de corps, le prélèvement des organes de personnes décédées sans consentement, et la pratique de la desinformation sur les organes des corps restitués. » En 2007, deux hommes de Haïfa ont été condamnés à la prison pour « trafic d’humains dans le but de prélever leurs organes ». Ils ont avoué avoir forcé des malades mentaux et retardés arabes de Galilée et du Centre d’Israël a avoir leurs reins prélevés, et plus tard ont refusé de payer les donneurs comme promis.

« Le fait est que nous savons qu’il y a un trafic d’organes en Israël. Et nous savons aussi qu’il y a des familles qui affirment que les organes de leurs enfants ont été prélevés. Ces deux faits mis ensemble suscitent le besoin d’une enquête plus élaborée » a dit Bostrom au MENASSAT.

« Bilal Ghanan

« Alors qu’il séjournait en Cisjordanie, Bostrom s’est lié d’amitié avec une famille du coin dont le fils avait été tué par l’armée israélienne. Le 18 Mai 1992, des forces spéciales israéliennes sont arrivées à Imatin, un petit village en Cisjordanie, cherchant Bilal Achmed Ghanan de 19 ans. Le jeune palestinien était un protestataire actif, et avait provoqué la colère de l’armée israélienne, car il avait l’habitude de lancer des pierres aux patrouilles. Ghanan, qui vivait caché dans les montagnes à l’époque avait décidé ce jour là de quitter provisoirement sa cachette et descendre au village. Alors qu’il marchait dans les ruelles étroites du village Ghanan a brusquement été frappé par un tir en pleine poitrine. Puis il a été touché aux jambes selon des passants du village. La dernière balle a touché l’estomac. Les forces israéliennes ont chargé Ghanan gravement blessé dans une jeep et sont partis avec lui en dehors du village ou un hélicoptère militaire les attendait, affirme Bostrom dans son article. On a rendu le corps de Ghanan à sa famille 5 jours plus tard – – mort et enveloppé dans des draps d’hôpital. Quand le corps de Ghanan enveloppé dans le linceul a été mis en terre, le linceul a glissé à un endroit révélant sa poitrine au petit groupe de membres de la famille qui s’étaient rassemblés pour la cérémonie. Ils étaient choqués. Le jeune homme de 19 ans avait été ouvert à partir du bas de l’abdomen jusqu’à son menton et recousu.(Voir photo ci dessus).

« Soudain les violences qu’il avait subi sont apparues évidentes pour les quelques personnes assistant aux funérailles » écrit Bostrom. Il a ensuite cité des extraits d’interviews avec d’autres familles affirmant que leurs fils ont subi le même sort que Bilal Ghamam.  » Nos fils sont utilisés comme donneurs d’organes involontaires » des proches de Khaled de Naplouse m’ont dit. La mère de Raed de Jenin a affirmé la même chose et les oncles de Mahmoud et Nafes de Gaza aussi. Les trois garçons avaient disparu pendant quelques jours et leurs corps ont été rendus de nuit, morts et autopsiés »a écrit Bostrom.

« Autrement pourquoi conserveraient-ils les corps jusqu’à 5 jours avant que nous ne soyons autorisés à les enterrer ?

Qu’est qui arrive à ces corps pendant tout ce temps ?

Et pourquoi font-ils des autopsies quand la cause de la mort est évidente, et dans tous les cas contre notre volonté ?

Et pourquoi les corps sont-ils rendus la nuit ?

Et pourquoi il y a t-il une escorte militaire ?

Et pourquoi les zones sont-elles bouclées pendant les funérailles ?

Et pourquoi l’électricité est-elle coupée ?  » Se demandent les familles des victimes…..

Israël pays tres actif dans le trafic international d’organes avec le consentement du gouvernement
En Israël, le taux de dons d’organes est tellement bas que le pays ne peut pas participer au programme de la Communauté européenne de transplantation d’organes et par conséquent ne peut recevoir d’organes de ce programme et dépend entièrement des dons faits en Israël. Environ 40% des donneurs d’organes sont des travailleur immigrés. Seulement 45% des Israéliens sont en faveur des dons d’organes, soit un pourcentage 50% plus bas que dans la majorité des pays occidentaux. Seuls 8% des juifs possèdent une carte de donneur ( carte ADI ) alors que dans les pays occidentaux cela varie entre 30 et 40%. 60% sont contre le don d’organes (en France 30% seulement). Les motifs sont principalement religieux, y compris chez des personnes juives qui se déclarent non pratiquantes mais qui s’identifient sur ce point avec la religion en lien avec les règles liées à la mort et refusent le don d’organes invoquant l’interdiction de désacralisation du corps et l’obligation d’enterrer le défunt le plus rapidement possible.

Selon la Halachic Organ Donation Society, une organisation qui comprend des rabbins et docteurs du monde entier, les Juifs ont le taux le plus bas de porteurs de carte de donneurs parmi les groupes ethniques. Selon cette Société, en Israël il y a une fausse interprétation de la Loi Juive (Halachah) affirmant que celle ci interdit le don d’organes. Certains manifestent des attitudes superstitieuses disant qu’ils vont s’attirer le mauvais ou précipiter leur propre mort. Conséquence, des patients en attente de greffe meurent chaque année en Israël et plus de la moitié de ceux qui sont transplantés le sont à l’étranger dans des conditions qui ne sont pas toujours légales.

Ainsi en 2007 un chirurgien israélien a été arrêté en Turquie, pays lui aussi actif en matière de trafic d’organes, suspecté d’être impliqué dans les activités d’un réseau mondial de transplantations illégales réalisées dans un hôpital d’Istanbul. Zaki Shapira, ancien chef du centre du service de transplantation au centre médical Rabin à Petah Tikva au Nord de Tel Aviv en Israël, a été arrêté lors d’une fusillade entre la police et des voleurs armés le 27 avril dans un l’hôpital d’Istanbul. Les médecins et infirmières turcs ont également été arrêtés. Selon des sources turques, des officiers de police qui ont fouillé l’hôpital après la fusillade ont découvert qu’il avait été fermé par décision de justice un mois plus tôt à cause de transplantations illégales.

Jusqu’à tout récemment, les autorités religieuses juives israéliennes considéraient avec réticence la décision de déclarer comme mort tout patient ne présentant plus aucun signe d’activité cérébrale (« mort cérébrale » ) comme cela se fait en Occident où on peut, une fois celle-ci déclarée, prélever des organes. Il existe pourtant en Israël une loi votée en 2008 « Organ Donation Law » qui autorise le prélèvement d’organes une fois la mort cérébrale déclarée. Cette loi encourage également les dons d’organes de personnes vivantes et en bonne santé qui peuvent bénéficier de certains avantages. Ainsi le donneur vivant reçoit le statut de malade chronique après la donation avec tous les avantages en matière de prise en charge des soins, ainsi qu’une somme de 5100 $ versés par l’ état. Le donneur dont tous les soins liés à la transplantation sont pris en charge, peut également se faire rembourser le coût de l’accompagnement psychologique et ses frais de convalescence et est également prioritaire en cas de nécessité d’une greffe pour lui-même. Le receveur israélien qui bénéficie d’une greffe à l’étranger est également remboursé tout ou partie pour la greffe et les soins post opératoires que cette transplantation soit légale ou non, que les organes soient donnés par consentement ou volés dans le cadre d’un trafic comme dénoncé. Les organismes et compagnies d’assurance israéliennes chargées du remboursement considèrent, surtout dans le cas de greffe de reins, que c’est beaucoup moins onéreux que les dialyses et autres soins lourds dans le cadre de maladies longue durée.

En effet, les organes les plus demandés sont les reins. il existe donc une sérieuse pénurie et le gros du trafic international se concentre sur ces organes. L’un des rabbins ultra orthodoxes américains arrêté par le FBI parce qu’impliqué dans un trafic d’organes, Levy Izhak Rosenbaum ( voir notre article précédent sur le sujet ), appartenant à la communauté ultra orthodoxe de Borough Park de Brooklyn c’était semble- t-il spécialisé dans le trafic de reins les achetant en Israël pour 10 000 $ puis les revendant aux US pour 160 000$. Nancy Scheper Hughes, professeur d’anthropologie à l’Université Berkeley de Californie, auteur d’un livre bientôt publié sur le trafic d’organes humains, a dit avoir traqué ce réseau de Brooklyn depuis 10 ans et que ses contacts en Israël lui ont affirmé que Rosenbaum était le « Top Man » aux Etats Unis. Lors d’une rencontre en 2008 avec un agent du FBI infiltré dans le réseau, Rosenbaum avait affirmé qu’il avait un associé travaillant pour une compagnie d’assurances à Brooklyn qui pouvait prendre des échantillons de sang du receveur, les envoyer dans de la glace sèche en Israël où ils seraient testés pour voir s’ils correspondaient au donneur potentiel. Scheper – Hugues a dit que les recherches qu’elle a faite pour écrire son livre lui ont permis de découvrir que des centaines de cas de transactions illégales portant sur des organes étaient réalisées par et pour des israéliens en Israël, Afrique du Sud, Turquie et dans d’autres pays, avec des vendeurs/donneurs recrutés notamment dans des communautés pauvres en Moldavie au Brésil et ailleurs.

Israël est le seul pays au monde à confisquer les cadavres des combattants et autres militants palestiniens et arabes morts en action ou en prison. Un cimetière spécial a été crée pour recevoir leurs dépouilles, et quand, comme cela a été le cas dans le cadre d’un échange entre le Hezbollah et Israël, les dépouilles sont restituées, les corps sont dans un tel état de décomposition qu’il est impossible de savoir si des organes ont ou non été prélevées.

Si on ajoute à cela l’importante pénurie d’organes et de donneurs en Israël, l’affaire de Brooklyn, les témoignages des familles palestiniennes, tout ces éléments rassemblés font qu’il est tout à fait vraisemblable qu’un tel vol et trafic d’organes de Palestiniens aient pu avoir lieu.

Seule une enquête indépendante internationale permettrait effectivement, comme l’a suggéré Donald Bostrom, de faire toute la lumière sur cette affaire, enquête qui pourrait être entreprise sur initiative et sous contrôle de l’ONU qui a déjà mis en place un groupe de travail sur le trafic international d’organes et qui pourrait se voir confier une telle mission. D’autre part, un projet de résolution aux Nations Unies de ce groupe de travail devrait être bientôt présenté obligeant les hôpitaux partout dans le monde à établir les origines de chaque organe transplanté, s’il a été donné gratuitement ou en versant une compensation, ceci afin de protéger de ce genre de trafic les pauvres et les plus vulnérables, comme le sont les Palestiniens enfermés dans le ghetto de Gaza et les bandoustans de Cisjordanie et soumis aux caprices parfois macabres et intéressés de la soldatesque sioniste.

11 Responses to Désinformation: Après les soldats tueurs d’enfants et violeurs, voici… les soldats dépeceurs! (Sweden’s own Charles Enderlin accuses Israeli army of organ theft)

  1. j ai 13 ans je vous remercie pour tout et je tien a dire que la aine des juif ne leurs suffirra pas a détruire le monde musulman si il detruissent les terre de fammille musulman tue des enfant des femme des bébés avec un sourir au levre pour construire des boites de nuit leurs volés leurs pétrole…se n est que de la aine car il savent tres bien qu ils ont raison contrairement a eux les musulmant n ont pas peur de mourir pourquoi et bien c est qu’ ils ont la foi
    et encor une foi merci

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    • jcdurbant dit :

      Désolé, mais vous n’avez apparemment pas lu mon titre qui commence par le mot: « désinformation », autrement dit il s’agit d’une dénonciation de la désinformation dont sont l’objet les soldats israéliens qui ne sont donc nullement « tueurs d’enfants », « violeurs » ou « équarisseurs » mais font au contraire beaucoup d’efforts pour rester professionnels face à des gens qui se permettent eux toutes les ruses et les magouilles …

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  2. […] flopée régulière de documenteurs, un journaliste suédois a récemment dénoncé un prétendu trafic d’organes de l’armée israélienne […]

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  3. […] été prélevés. Ces deux faits mis ensemble suscitent le besoin d’une enquête plus élaborée. David Boström (journaliste […]

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  4. […] été prélevés. Ces deux faits mis ensemble suscitent le besoin d’une enquête plus élaborée. David Boström (journaliste […]

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  5. […] encore attendre pour enfin innocenter l’Armée israélienne de la fausse accusation d’assassinat d’enfant […]

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  6. […] encore attendre pour enfin innocenter l’Armée israélienne de la fausse accusation d’assassinat d’enfant […]

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  7. […] où l’on attend toujours la vérité sur la fausse accusation d’assassinat d’enfant portée par France 2 et son indéboulonnable correspondant Charles Enderlin contre l’Armée […]

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  8. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    a Times analysis of major trafficking cases since 2000 suggests that Israelis have played a disproportionate role. That is in part because of religious strictures regarding death and desecration that have kept deceased donation rates so low that some patients feel they must turn elsewhere.

    “When someone needs an organ transplant, they’ll do everything in their power,” said Meir Broder, a top legal adviser to Israel’s Ministry of Health.

    http://www.nytimes.com/2014/08/17/world/middleeast/transplant-brokers-in-israel-lure-desperate-kidney-patients-to-costa-rica.html?_r=0

    The resulting five-year waits for a kidney from a cadaver help explain why this tiny nation has played an outsize role in the global organ trade, experts say.

    Facing impossibly long waiting lists for organs, some patients have turned to an underground trade that pairs them with people willing to sell a kidney. In a recent case, Israeli transplant brokers sent clients from their country to Costa Rica, where doctors transplanted organs from local donors.

    Since 2000, one trafficking prosecution after the next has implicated Israelis in some way. Although recent legal changes have made it less enticing for Israelis to seek transplants overseas, they have contributed to longer wait lists at home. That has kept organ brokers in business.

    Despite its advanced medical infrastructure, Israel trails comparable countries in most measures of organ donation. In 2012, it had 7.4 deceased donors per million population, ranking it in the bottom third of countries surveyed by the Council of Europe. The rate was 18.5 in Britain, 25.8 in the United States and 35.1 in Spain.

    http://www.nytimes.com/2014/08/17/world/middleeast/a-clash-of-religion-and-bioethics-complicates-organ-donation-in-israel.html

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  9. jcdurbant dit :

    GUESS WHAT THE EU JUST GAVE A STANDING OVATION TO ! (Palestinian leader gets EU standing ovation for old medieval antisemitic well-poisoning canard)

    “We are against incitement … Just a week ago, a week, a group of rabbis in Israel announced, in a clear announcement, demanding their government, to poison, to poison, the water of the Palestinians. Is this not incitement? Is this not clear incitement, to the mass murder of the Palestinian people?”

    Mahmoud Abbas

    http://www.nytimes.com/2016/06/24/world/middleeast/mahmoud-abbas-claims-rabbis-urged-israel-to-poison-palestinians-water.html?smid=fb-share

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