

Nouvelle Angoulème, Nouvelle Amsterdam, Nouvelle York, Nouvelle Orange, Nouvelle York …
Bon anniversaire à nos amis néo-angoumoisins!
Qui fêtent cette année leur quadricentenaire avec la commémoration de l’arrivée, pour le compte d’une compagnie hollandaise, de l’explorateur anglais Henry Hudson, qui donnera son nom au fleuve.
Mais qui se souvient encore qu’avant de s’appeler New York (en 1664 en l’honneur du roi Jacques II comte d’York), la « Grosse pomme » (« gros lot » des courses de chevaux puis des musiciens de jazz) s’est aussi appelée Nouvelle Angoulème (nom donné en 1524 par le navigateur italien Verrazano en l’honneur de son commanditaire François Ier comte d’Angoulème)?
Puis New Amsterdam (en 1610 et pendant 54 ans par les commanditaires hollandais de Hudson)?
Et même, pendant une courte année (1673-1674) quand New York retomba aux mains des Hollandais,… New Orange?
USA: le prince héritier des Pays-Bas à New York, qui fête ses 400 ans
Le Point/AFP
08/09/2009
Le prince héritier des Pays-Bas Willem-Alexander était à New York mardi pour participer aux cérémonies du 400e anniversaire de l’arrivée de l’explorateur Henry Hudson à Manhattan à bord d’un navire néerlandais.
Accompagné de son épouse Maxima, d’origine argentine, Willem-Alexander s’est rendu mardi matin à l’Académie militaire de West Point (nord de New York) où il devait prononcer un discours.
Six jours de célébrations devaient comporter une parade de navires de guerre de l’Otan, de chalands néerlandais, de yachts ainsi qu’une réplique du navire « Demie Lune » à bord duquel le navigateur britannique Henry Hudson voyageait.
« La princesse Maxima et moi même sommes touchés par l’accueil que nous a réservé New York », a déclaré le prince au cours d’une cérémonie présidée par le maire Michael Bloomberg. « Il est merveilleux de trouver encore tant de signes de la présence néerlandaise dans la ville », a-t-il notamment déclaré, selon un communiqué.
En septembre 1609, une expédition organisée par la compagnie néerlandaise « East India » avait permis de découvrir la région. En 1626, les Hollandais avaient acheté Manhattan à la tribu indienne des Lenapes pour l’équivalent de 24 dollars actuels.
D’abord connue comme la Nouvelle Amsterdam, la ville devint New York sous l’administration britannique en 1664, et l’explorateur donna son nom à l’un des deux fleuves qui l’encadrent, l’Hudson.
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QUELQUES PERLES DE PACOTILLE (si ce n’est que les Algonquins qui reçurent les babioles n’étaient que de passage sur l’île et n’avaient aucun motif d’en revendiquer la propriété !)
L’endroit avait déjà été exploré un siècle plus tôt par Verrazano, un navigateur italien au service du roi de France François Ier.
En 1609, Henry Hudson, un navigateur anglais au service de la Compagnie hollandaise des Indes occidentales (VOC), tente, après bien d’autres, de découvrir un hypothétique passage du Nord-Ouest qui permettrait d’atteindre la Chine en contournant le continent américain par le nord.
Il remonte le fleuve, auquel il va laisser son nom, jusqu’à l’actuelle ville d’Albany, à 150 km à l’intérieur des terres. N’ayant cure de la présence d’Indiens (des Algonquins), il revendique les régions environnantes au nom de la Hollande. L’année suivante, au cours d’une ultime expédition qui lui sera fatale, le navigateur découvre la grande baie du Canada qui porte aussi son nom.
À malin, malin et demi
À la suite d’Hudson, les Hollandais créent de modestes comptoirs à l’embouchure du fleuve, en vue du commerce des fourrures. Puis la puissante VOC prend les choses en main. En 1624, elle envoie sur l’île de Manhattan trente familles de protestants flamands, français et surtout wallons, en vue d’y fonder une colonie permanente. Celle-ci se concrétise par la construction de quelques maisons et d’un fortin à la pointe méridionale de l’île de Manhattan. Elle se fait connaître indifféremment sous le nom de Nouvelle-Hollande ou Nova Belgica.
Le premier gouverneur général de la colonie s’appelle Peter Minuit. Originaire de Tournai, il a rejoint les Provinces-Unies pour rester fidèle à sa foi calviniste. Il légalise l’occupation de l’île en remettant aux Algonquins des parages quelques perles de pacotille d’une valeur de 60 florins (l’équivalent de quelques poignées de dollars)… À ces Indiens qui se donnent le nom de Manhattes, les Hollandais empruntent celui-ci pour baptiser l’île elle-même.
Au vu de ce qu’est aujourd’hui la valeur foncière de Manhattan, on pourrait y voir le plus bel investissement… ou la plus grosse escroquerie de tous les temps, si ce n’est que les Algonquins qui reçurent les babioles n’étaient que de passage sur l’île et n’avaient aucun motif d’en revendiquer la propriété !
La Compagnie concède de vastes étendues de terres à de riches Hollandais, les patroons. Mais la mise en valeur se fait attendre. Les débuts sont difficiles. Guerres avec les Algonquins qui dédaignent de payer l’impôt, épidémies de choléra, arrivée des premiers esclaves noirs en 1626…
En 1655, les Hollandais étendent leur territoire en s’emparant de la petite colonie suédoise du Delaware. Mais ce succès est sans lendemain.
Et voici les Anglais
Peter Stuyvesant (1610 ; août 1672), dernier gouverneur hollandais de la Nouvelle-Amsterdam (vers 1660, Les Anglais, à la fin du XVIIe siècle, commencent à damer le pion aux Hollandais partout sur les mers. En 1664, ils les chassent définitivement de toutes leurs colonies d’Amérique du nord. C’est ainsi que quatre navires anglais bloquent le port de la Nouvelle Amsterdam. Le gouverneur hollandais, Peter Stuyvesant, se résout alors, sans drame, à céder la colonie au roi Charles II Stuart.
Le traité de Breda de 1667, qui met fin à la guerre anglo-hollandaise, confirme la cession à Londres de la ville et de son arrière-pays, la Nouvelle Hollande. La Nouvelle Amsterdam prend alors le nom de La Nouvelle York (New York), en hommage au duc d’York, héritier du trône d’Angleterre, qui deviendra roi sous le nom de Jacques II.
La colonie connaît un rapide développement du fait de sa situation avantageuse qui la met en relations avec les Grands Lacs et les Grandes Plaines centrales par l’intermédiaire de l’Hudson et de son affluent, la Mohawk.
À la veille de la guerre d’Indépendance, New York est déjà la principale ville d’Amérique du Nord avec environ 30 000 habitants.
Cité populeuse et industrieuse, elle se distingue de l’aristocratique Boston et de la commerçante Philadelphie. Elle voit la naissance de l’organisation secrète des Fils de la Liberté (Sons of Liberty) qui va inaugurer les manifestations publiques contre le gouvernement colonial de Londres.
New York est occupée par les troupes anglaises pendant toute la durée de la guerre, de la déclaration d’indépendance au traité de Versailles(1776-1783).
Méfiants à son égard, les dirigeants des nouveaux États-Unis transfèrent en 1797 à Albany le gouvernement de l’État de New York. Ils installent le gouvernement fédéral plus au sud, près de la Virginie, dans une cité qui prendra le nom de Washington, le premier président du pays. Qu’à cela ne tienne.
À partir de 1792, des marchands de New York City prennent l’habitude de se réunir sous un arbre près de l’ancien mur d’enceinte des Hollandais, en un lieu appelé Wall Street pour y négocier leurs affaires. C’est l’amorce de la première place financière du monde actuel.
Un mythe moderne
Malgré un gigantesque incendie, les 16 et 17 décembre 1835, qui ravage les derniers vestiges de l’époque coloniale, New York poursuit son développement. La métropole compte 500.000 habitants en 1850 et trois millions à la fin du XIXe siècle. L’invention de l’ascenseur électrique suscite la construction des premiers gratte-ciel, posés sans façon sur le granit de Manhattan.
Les immigrants affluent d’Europe. Au total, 16 millions transitent par l’île d’Ellis (Ellis Island), aujourd’hui transformée en musée.
En 1909, dans un guide intitulé The Wayfarer in New York, édité par Edward S. Martin, la ville est présentée comme le fruit d’un arbre dont les racines plongeraient dans le Mississipi et les branches atteindraient les deux océans. Elle est qualifiée de… « Grosse Pomme » (en anglais « The Big Apple »), surnom qui sera popularisé par les musiciens de jazz.
https://www.herodote.net/2_fevrier_1625-evenement-16250202.php
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