Statistiques: A quand les attaques terroristes et les violences urbaines statistiquement représentatives? (Counter-profiling to balance racial figures?)

Racial profilingDans certains dossiers, les personnes contrôlées présentent des profils tellement éloignés des profils traditionnels des terroristes qu’il n’y a pas la moindre possibilité qu’il ou elle soit un terroriste. Ce n’est bon pour personne d’être arrêté uniquement pour obtenir des statistiques raciales équilibrées. Lord Carlile
L’étude peut apporter des enseignements. Mais n’oublions pas que la pratique policière se fonde sur des paramètres empiriques incontournables, notamment l’apparence, l’âge, le sexe ou l’origine géographique. Le travail policier ne peut pas s’apparenter à un sondage où on chercherait à être représentatif de la population. Notre mission, c’est de prévenir des délits et des crimes, pas de représenter la société. Commissaire Marie Lajus (porte-parole de la préfecture)
« Toute personne se trouvant sur le territoire national doit accepter de se prêter à un contrôle d’identité », dispose le code de procédure pénale. L’article 78-2 précise que les policiers peuvent demander à une personne de justifier son identité dès lors qu’il existe « une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction; ou qu’elle se prépare à commettre un crime ou un délit; ou qu’elle est susceptible de fournir des renseignements (…) ; ou qu’elle fait l’objet de recherches ». L’identité peut également être contrôlée en cas de risques d’atteinte à l’ordre public. Le Monde
L’étude a confirmé que les contrôles d’identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l’apparence: non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont, ou paraissent être. (…) En visant certaines personnes à cause de ce qu’elles sont (ou ont l’air d’être) et non à cause de ce qu’elles ont fait ou font, les policiers perpétuent des stéréotypes sociaux et raciaux. Fabien Jobard et René Lévy (rapport du CNRS)
La mesure statistique de la « diversité » (est) un euphémisme derrière lequel se cache désormais l’intention de produire des statistiques de l’ethnicité. Auteurs d’un contre-commission (dont Elisabeth Badinter, Hervé Le Bras, Alain Blum et Jean-François Amadieu)

Ah, on comprend enfin pourquoi le Pleurnicheur en chef ne tient pas tellement à être vu avec notre Sarkozy national avec ses « racaille » et ses « kärcher »!

Probabilité de contrôle 7,8 et 6 fois plus élevée selon l’ethnie ou près de 5 fois plus selon le type de vêtements arborés, contrôles le plus souvent sans incident mais avec fouille ou palpation de sécurité dans la moitié des cas …

Le profilage, on le voit, a encore de beaux jours devant lui et nos encapuchonnés, barbus ou enturbanés de quoi s’inquiéter.

Du moins si l’on en croit une étude que vient juste de publier le CNRS.

Opération quasi-secrète (en un pays où nombre de chercheurs font toujours de la résistance contre toute statistique ethnique ou raciale) financée par la fondation américaine du milliardaire Georges Soros (l’Open society institute), celle-ci analyse 525 opérations de police sur une population totale de 37 000 entre deux stations de métro parisien à fort trafic (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008.

Mais au moins nos policiers ont la chance de ne pas avoir de statistiques raciales officielles comme au Royaume-Uni où, comme le rapportait récemment un député, les policiers en sont venus, pour ne pas être accusés de discriminations et pour s’assurer de statistiques raciales équilibrées, à ne contrôler que des « non-musulmans ».

D’où la question, sur laquelle nos Ben Laden et Fofana doivent nul doute passer des nuits blanches: à quand donc les attaques terroristes et les violences urbaines racialement neutres ou équilibrées?

Et si la Halde les assignait en justice… pour pratiques d’embauche discriminatoires?

La police mise en cause pour ses contrôles au faciès
Luc Bronner
Le Monde
30.06.09

La police française pratique à grande échelle des « contrôles au faciès ». Une étude scientifique, conduite dans la plus grande confidentialité, montre que les forces de l’ordre effectuent des contrôles d’identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d’être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs; pour les seconds, elle est six fois plus importante. Ces résultats, publiés mardi 30 juin, ont été obtenus par l’observation du travail policier à Paris (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008.

Financés par une fondation américaine créée par le milliardaire Georges Soros, l’Open society institute – imperméable aux débats actuels sur la pertinence des statistiques ethniques dans le modèle français – les enquêteurs ont ainsi secrètement décrypté 525 opérations de police, relevant notamment l’âge, le sexe, la tenue et le profil ethnique des individus contrôlés pour les comparer avec ceux des personnes (37 000 au total) passant à proximité. Sans tabou : contrairement aux traditions françaises, ces individus, qui restent anonymes, sont désignés par la couleur de leur peau (« Blanc », « Noir », « Arabe », etc.).

L’étude confirme, en lui donnant un caractère scientifique, ce qu’expriment, depuis des années, les minorités visibles en France. Jusqu’à présent, en effet, les enquêtes réalisées s’appuyaient uniquement sur des sondages déclaratifs, sans vérification possible et avec des échantillons réduits. « L’étude a confirmé que les contrôles d’identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l’apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont, ou paraissent être », indique le rapport, rédigé par deux chercheurs du CNRS, Fabien Jobard et René Lévy.

Les chercheurs constatent que les tenues portées sont aussi des critères décisifs dans les choix policiers. « Bien que les personnes portant des vêtements aujourd’hui associés à différentes « cultures jeunes » françaises ( » hip hop », « tecktonic », « punk » ou « gothique », etc.) ne forment que 10 % de la population disponible, elles constituent jusqu’à 47 % de ceux qui ont effectivement été contrôlés ». Comme deux personnes sur trois arborant ce type de tenues (capuches, etc) font partie des minorités visibles, les auteurs retiennent l’hypothèse que les vêtements sont aussi, indirectement, des marqueurs ethniques.

La plupart des quelque 500 contrôles observés se sont déroulés sans incident. Dans la moitié des cas, les contrôles ont toutefois débouché sur une fouille ou une palpation de sécurité – sans que les pratiques soient significativement différentes entre Arabes, Noirs et Blancs. Ce que confirment les personnes contrôlées, interrogées ensuite, discrètement, par les scientifiques : seules 3 % ont déclaré avoir perçu un traitement raciste ou insultant; 76 % ont émis un jugement neutre sur l’attitude des fonctionnaires; 6 % ont souligné que la police s’était comportée de manière respectueuse et polie. Mais le bon déroulement des contrôles n’empêche pas les populations ciblées d’exprimer leur colère, surtout face à leur caractère répétitif.

Les auteurs parlent d' »effets délétères » pour les rapports entre la population et les policiers, citant les nombreuses émeutes intervenues en France depuis 2005. « Les contrôles sont en effet fréquemment au cœur de l’antagonisme entre les policiers et les jeunes, plus particulièrement vivant dans les zones urbaines reléguées. Ces derniers se plaignent depuis longtemps d’être la cible de contrôles d’identité répétés, dépourvus de nécessité et relevant du harcèlement ». Ils soulignent que le cadre juridique « permissif » laisse aux policiers « un large pouvoir discrétionnaire ».

L’Open society institute émet une série de recommandations. D’abord en suggérant l’enregistrement par les patrouilles du profil ethnique des personnes contrôlées pour vérifier, a posteriori, l’impartialité des opérations – une démarche interdite en l’état du droit. Ensuite en modifiant le code de procédure pénale pour limiter les risques de discriminations. Enfin, en exigeant des policiers qu’ils expliquent systématiquement les motifs du contrôle aux citoyens concernés.

Contactée, la préfecture de police de Paris a fait part de son « intérêt » pour ces résultats. « L’étude peut apporter des enseignements, explique la commissaire Marie Lajus, porte-parole de la préfecture. Mais n’oublions pas que la pratique policière se fonde sur des paramètres empiriques incontournables, notamment l’apparence, l’âge, le sexe ou l’origine géographique. Le travail policier ne peut pas s’apparenter à un sondage où on chercherait à être représentatif de la population. Notre mission, c’est de prévenir des délits et des crimes, pas de représenter la société ».

Voir aussi:

Des chercheurs s’alarment du « retour de la race »
Laetitia Van Eeckhout
Le Monde
30.06.09

La « racialisation de la société française » est-elle en marche ? Convaincus que les travaux du Comité pour la mesure et l’évaluation de la diversité et des discriminations (Comedd) mis en place en mars sous l’égide du gouvernement par le commissaire à la diversité, Yazid Sabeg, portent en germe ce risque, 22 chercheurs et universitaires de disciplines diverses se sont réunis pendant deux mois au sein d’une contre-commission : la Commission alternative de réflexions sur les « statistiques ethniques » et les discriminations (Carsed). Le fruit de ses travaux, un ouvrage collectif titré Le Retour de la race (éd. de L’Aube), a été présenté lundi 29 juin.

C’est la composition même du Comedd, partiale selon eux, qui a poussé ces universitaires à se réunir. « Le choix des membres du Comedd semble avoir été motivé par le seul critère d’une position ouvertement favorable aux statistiques ethniques », assurent-ils.

Une affirmation à nuancer : chargé d' »évaluer les dispositifs et outils nécessaires à l’observation et à la connaissance de la diversité et des discriminations en France », le Comedd réunit des personnalités de sensibilités différentes sur le sujet. La CGT ou la Ligue des droits de l’homme (LDH), pour ne citer qu’elles, ont des positions prudentes sur la question de la mesure de la diversité. Et c’est pour réussir à produire un rapport solide, mais aussi « le plus consensuel possible », que François Héran, le président du Comedd, a décidé de remettre son travail mi-septembre et non fin juin comme prévu initialement.

Avant d’être un support de propositions alternatives, le « contre-rapport » cherche à dénoncer le « leurre » de la réflexion engagée au Comedd. « La mesure statistique de la « diversité » (est) un euphémisme derrière lequel se cache désormais l’intention de produire des statistiques de l’ethnicité », affirment dans leur introduction les chercheurs parmi lesquels figurent la philosophe Elisabeth Badinter, les démographes Hervé Le Bras et Alain Blum, le sociologue Jean-François Amadieu.

COMMUNAUTARISATION

Or soutiennent-ils, « en développant une vision de la société durablement fragmentée selon les critères d’origine, donc figés », une telle classification ethnique, « aboutit à terme à la fragmentation et à la concurrence entre « communautés » avec chacune ses lobbies, ses victimes, ses exclusions, son entre-soi, sa solidarité limitée aux membres du groupe alors que l’Etat républicain a la mission de l’assurer pour tous ». Ils insistent sur un fait : si, « dans certaines discriminations, une composante raciste est présente, dans la plupart, l’influence des inégalités est déterminante ».

Selon eux, « au lieu de s’acharner ou de fantasmer sur la construction d’une mesure illusoire », le gouvernement devrait se saisir de la question des moyens existants pour réduire les discriminations, tel le CV anonyme, dont les décrets d’application ne sont toujours pas sortis.

De même, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) devrait, selon la contre-commission, voir ses pouvoirs renforcés, « pour pouvoir par exemple mener des opérations de testing à assez grande échelle ».

En somme, ce qui manque aujourd’hui, assurent ces chercheurs, c’est avant tout « une volonté gouvernementale ».

Voir également:

Police: la réalité des « contrôles au faciès » établie
Ce que dit la loi
Le Monde
01.07.09

La règle générale. « Toute personne se trouvant sur le territoire national doit accepter de se prêter à un contrôle d’identité », dispose le code de procédure pénale. L’article 78-2 précise que les policiers peuvent demander à une personne de justifier son identité dès lors qu’il existe « une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction ; ou qu’elle se prépare à commettre un crime ou un délit ; ou qu’elle est susceptible de fournir des renseignements (…) ; ou qu’elle fait l’objet de recherches ». L’identité peut également être contrôlée en cas de risques d’atteinte à l’ordre public.

Les réquisitions des procureurs. L’article 78-2 prévoit que les procureurs prennent des réquisitions écrites autorisant les contrôles, dans des lieux et pour une durée limités, afin de poursuivre certains types d’infractions. Dans les faits, ils se contentent de valider les demandes de la police. Ces dispositions, qui peuvent autoriser les fouilles de véhicules, sont utilisées régulièrement dans les quartiers sensibles.

Voir de même:

Royaume-Uni: contrôles antidiscrimination?

Le Monde
01.07.09

Au Royaume-Uni, les policiers ont tendance à contrôler des « non-musulmans » pour ne pas être accusés de discriminations. C’est ce qu’a révélé Alex Carlile, membre de la chambre des Lords chargé de superviser l’application des lois antiterroristes, dans un rapport publié le 17 juin.

« Dans certains dossiers, les personnes contrôlées présentent des profils tellement éloignés des profils traditionnels des terroristes qu’il n’y a pas la moindre possibilité qu’il ou elle soit un terroriste », a expliqué Lord Carlile, ajoutant : « Ce n’est bon pour personne d’être arrêté uniquement pour obtenir des statistiques raciales équilibrées. »

Depuis 2006, les contrôles menés dans le cadre de la loi antiterroriste ont été multipliés par trois. Les Noirs et les personnes originaires d’Asie du Sud sont les plus visés.

Voir aussi:

Le contrôle au faciès démontré par A + B
C.B.
Libération
30/06/2009

A Paris, un Noir ou un Maghrébin a plus de chance de se faire contrôler par la police qu’un Blanc. Pas vraiment surprenant mais une étude vient d’en faire la démonstration.

«Contrôle au faciès», «délit de sale gueule», «profilage racial», quels que soient les termes que l’on préfère retenir, c’est une réalité en France. A grande échelle. Une étude menée par deux chercheurs du CNRS et rendue publique ce mardi vient apporter la démonstration scientifique de cet état de fait jusqu’alors ressenti mais non quantifié. Selon cette étude, un Noir a six fois plus de chances d’être contrôlé par la police qu’un Blanc, un Arabe (ou perçu comme tel) 7,8 fois plus.

Les chercheurs, Fabien Jobard et René Levy, dont l’étude a été financée par une fondation américaine, l’Open society institute (créée par le milliardaire Georges Soros) se sont concentrés sur les opérations de police menées entre octobre 2007 et mai 2008 dans deux espaces parisiens: à la gare du Nord et à Châtelet-les-halles.

«Les policiers perpétuent des stéréotypes»

L’observation s’est faite en deux temps. Première phase, des observateurs placés aux points d’accès de chacun des sites ont passé au crible les passants, en recensant plusieurs critères: âge, sexe, origine, vêtements, gros sac ou non (dans la perspective du plan vigipirate). Une fois définie cette «population de référence», les observateurs ont suivi les policiers pour scruter 525 contrôles, en relevant les mêmes critères.

Résultat: plus que sur les comportements des gens, les policiers se fondent sur l’apparence. La couleur de peau («Blanc», «Noir», «Arabe») mais aussi les vêtements, un jeune sous une capuche, habillé hip hop ou tecktonik ayant plus de chances d’être contrôlé puisque appartenenant souvent à une minorité visible. «En visant certaines personnes à cause de ce qu’elles sont (ou ont l’air d’être) et non à cause de ce qu’elles ont fait ou font, les policiers perpétuent des stéréotypes sociaux et raciaux», constatent les auteurs.

«Perte de confiance»

Les observateurs ont également interrogé plusieurs personnes controlées pour savoir si elles avaient perçu du racisme dans l’intervention. Seules 3% ont déclaré avoir perçu un traitement raciste ou insultant. 76% ont émis un jugement neutre sur l’attitude des fonctionnaires, 6% ont considéré que les policiers s’étaient comportés de manière respectueuse.

Ce qui fait dire aux chercheurs que ce n’est finalement pas tant le contrôle en lui-même que son caractère répétitif qui est mal ressenti, conduisant à des «effets délétères» sur les rapports police-population et à la «perte de confiance envers le système de la justice pénale français».

L’Open society institute, qui a conduit plusieurs études dans différents pays sur cette question, émet des recommandations. Parmi elles, l’enregistrement par les patrouilles, à l’aide d’un formulaire, du profil racial des personnes contrôlées pour vérifier, a posteriori, l’impartialité des contrôles. Idée difficilement applicable en l’état dans le droit français et alors que les partisans des statistiques raciales ont bien du mal à s’imposer.

Voir enfin:

Profiling Minorities: A Study of Stop-and-Search Practices in Paris
OSI
June 2009

Police officers in Paris consistently stop people on the basis of ethnicity and dress rather than on the basis of suspicious individual behavior, according to a report released by the Open Society Justice Initiative.

The report documents over 500 police stops over a one-year period and across five locations in and around the Gare du Nord train station and Châtelet-Les Halles commuter rail station.

The data show that Blacks were between 3.3 and 11.5 times more likely than Whites to be stopped; while Arabs were stopped between 1.8 and 14.8 more times than Whites. The study also found a strong relationship between people’s ethnicity, particular styles of clothing worn by young people, and the likelihood that they would be stopped.

The report recommends a number of reforms to identity check practices in Paris, including reform of law and policies that allow ethnic profiling; an explicit ban on discrimination by police officials; stronger criteria for the « reasonable suspicion » required to stop persons; and enhanced record keeping and review of stops to assess their impact and promote better practice.

The complete report is available for download below in English and French.

2 Responses to Statistiques: A quand les attaques terroristes et les violences urbaines statistiquement représentatives? (Counter-profiling to balance racial figures?)

  1. jcdurbant dit :

    STOP FOCUSING ON GRANDMAS !

    “Someone who focuses on taking a water bottle away from some old lady will never find explosives. »

    Har-Noi (Israeli security expert)

    In 2011, a suicide bomber struck the arrival hall at Moscow’s Domodedovo airport, killing 37 people. In 2013, a shooter killed a US government Transportation Security Administration officer at Los Angeles international airport. Another gunman killed two there in 2002.

    The last major incident at a western European airport was in 2007, when two people tried to drive a jeep packed with propane canisters into the terminal at Glasgow Airport in Scotland. One of the attackers died.

    Several airports afterwards stepped up security for cars, but entrances have largely remained open for those on foot.

    The relative openness of public airport areas in Western Europe contrasts with some in Africa, the Middle East and Southeast Asia, where travelers’ documents and belongings are checked before they are allowed to enter the airport building.

    In Turkey, passengers and bags are screened on entering the terminal and again after check-in. Moscow also checks people at terminal entrances.

    « Two terrorists who enter the terminal area with explosive devices, this is undoubtedly a colossal failure, » Pini Schiff, the former security chief at Tel Aviv’s Ben-Gurion Airport and currently the CEO of the Israel Security Association, said in an interview with Israel Radio.

    In the Kenyan capital Nairobi, where authorities are on high alert for attacks by Somali-based al Shabaab militants, passengers have to get out of their cars, which are then searched, at a checkpoint a kilometer from the main terminal.

    In Nairobi and other airports such as the Philippines capital Manila, passengers also have to present their passports and have bags X-rayed to gain entry to terminal buildings.

    http://www.jpost.com/International/2-terrorists-entered-a-terminal-with-explosives-this-is-a-colossal-security-failure-448850

    http://www.europe-israel.org/2016/03/bruxelles-les-belges-avaient-choisi-dignorer-lavis-dexperts-israeliens-venus-inspecter-le-dispositif-securitaire-de-laeroport/

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  2. jcdurbant dit :

    IT’S RACIAL PROFILING, STUPID ! (When shoplifting becomes a rite of passage and the shoplifters are black, guess whose side a woke US college will automatically support ?)

    “Gibson bakery’s archaic chase-and-detain policy regarding suspected shoplifters was the catalyst for the protests. The guilt or innocence of the students is irrelevant to both the root cause of the protests and this litigation.”

    Oberlin

    “The message to other colleges is to have the intestinal fortitude to be the adult in the room. (…) Just because your fellow student has been arrested, that doesn’t automatically make it invalid. It can’t always be about your tribe. It’s good to root for your team at the baseball field or the football stadium. But that’s not how the world is.”

    Lee Plakas

    Protests over cultural sensitivity have long been a staple at Oberlin College, a liberal arts school tucked into the cornfields of Ohio, where students have spoken out about everything from microaggressions to the cultural appropriation of sushi. Now some of those protests have put the college on the hook for tens of millions of dollars. Gibson’s bakery, a local establishment known for its whole wheat doughnuts and chocolate-covered grapes, became the target of a boycott by students who accused it of racially profiling a black student.

    A jury found that the college and its dean of students had defamed the business by siding with the protesters. This week, the jury awarded the bakery $33 million in punitive damages, on top of the $11 million in compensatory damages awarded the week prior.

    The case raised questions about the degree to which colleges should get involved with the political actions of its students and its employees. Oberlin maintained that college officials had gotten involved only to keep the peace, and that it was supporting its students, not their claims that Gibson’s was racist. But the jury found that Oberlin had clearly chosen sides without first examining the facts

    “The message to other colleges is to have the intestinal fortitude to be the adult in the room,” Lee Plakas, the trial lawyer for Gibson’s, said on Friday.

    In an email to the Oberlin community on Friday, Carmen Twillie Ambar, the college president, said that the case was far from over, and that “none of this will sway us from our core values.”

    Oberlin tried to distance itself from the protesters in court papers, saying it should not be held responsible for their actions. It blamed the store for bringing its problems on itself.

    “Gibson bakery’s archaic chase-and-detain policy regarding suspected shoplifters was the catalyst for the protests,” the college said. “The guilt or innocence of the students is irrelevant to both the root cause of the protests and this litigation.”

    The dispute began on Nov. 9, 2016, when an Oberlin student tried to pay for a bottle of wine with a fake ID, and the store clerk noticed that the student had hidden two more bottles of wine under his coat, according to court papers.

    The clerk, Allyn D. Gibson, a son and a grandson of the owners, chased the student out onto the street and tackled him, according to some witnesses, and two friends of the student, also students at Oberlin, joined in the scuffle. The bakery prosecuted the students, who are African-American and who pleaded guilty to various charges.

    The next day, hundreds of students and others gathered in the park across the street from the general store to protest the arrests. The Gibsons accused the college; its dean of students, Meredith Raimondo; and others of actively supporting the protesters. Oberlin officials bought them pizza, authorized the use of student funds to pay for gloves for the cold weather and helped them to hand out fliers urging a boycott of the store, according to court papers.

    For just over two months, the college suspended its purchase of baked goods from Gibson’s for the college dining halls. The college said that it suspended buying from Gibson’s in an effort to de-escalate the protests. The store said that the suspension had sent a message to the community that the college believed the store was racist, and that people had stopped shopping there, or went in through a back door, because they did not want to be associated with it.

    Though the college resumed buying from Gibson’s it refused to issue an apology, and Gibson’s said its business continued to suffer.

    The bakery’s complaint said Dr. Raimondo, had helped hand out fliers saying: “Don’t Buy. This is a racist establishment with a long account of racial profiling and discrimination.”

    But the college and the police had no record of prior complaints about racial profiling, the complaint said. Rather, local merchants suffered from students shoplifting, according to court papers, and a college publication had written about how shoplifting was a rite of passage.

    In its defense, Oberlin maintained that it was not liable for the actions and personal opinions of its students and its employees, and that it had no duty to speak on behalf of the general store.

    Allyn Gibson, the 32-year-old store clerk, was trained in martial arts, according to Oberlin’s court papers, and his decision to chase down and tackle a student “beyond the borders of their store and into full public view of their customer base” opened him and the store up to public criticism.

    Dr. Raimondo, and the special assistant to the president, Tita Reed, were dispatched to the protests just to maintain order, the college said, and not to take sides. They “should be commended for preventing the protests from turning violent, especially when counterprotesters showed up on motorcycles wearing sidearms,” Oberlin’s court papers said.

    Neither the college nor the dean ever said or wrote anything defamatory about the plaintiffs, the college said. In fact, it added, there was a split in opinion within the college community as to whether the Gibsons were racist or not, and it was their constitutional right to express their opinions on that score.

    Providing refreshments and gloves, the college said, did not amount to aiding and abetting the protests.

    But the jury was convinced that the college had taken sides, and had played an active role in defaming and hurting a local business.

    “Just because your fellow student has been arrested, that doesn’t automatically make it invalid,” Mr. Plakas said on Friday. “It can’t always be about your tribe. It’s good to root for your team at the baseball field or the football stadium. But that’s not how the world is.”

    Kameron Dunbar, who just graduated from Oberlin, said he supported the stand that the college had taken. He served on the student senate during the protests and participated in them.

    “Part of the narrative that has been built up is that Oberlin’s administration weaponized students against Gibson’s out of malice,” he said. “I find that concept to be pretty insulting. We’re autonomous.”

    Mr. Dunbar said he and his friends had a lot of respect for the town and its residents. They frequented the local bar, shopped at the vintage clothes store and patronized a recently opened tattoo shop.

    Education officials at other schools said the case was unique. “This is a fact-specific case,” said Peter McDonough, vice president and general counsel of the American Council on Education, a trade and advocacy group for university presidents. “It is premature to draw conclusions about broader ramifications for other campuses and all of higher education.”

    The punitive damages are likely to be reduced to $22 million because state law caps the amount at twice the compensatory damages. Still, the total judgment of $33 million could be a financial blow to Oberlin.

    The bakery, founded in 1885 as a pushcart, has posted a message on its website: “Thank you for all the kind words of support. The Gibson Family.”

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