Iran: La seule faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien (In the middle of the Cold War, the US played a role in the installation of the current Islamic dictatorship)

How Carter replaced the Shah Islamo-nazi KhomeiniVoilà plus de 60 ans que les gouvernements américains successifs s’opposent à la nation iranienne. En 1332 [1953] avec un coup d’Etat ils ont renversé le gouvernement national de l’Iran et l’ont remplacé par un régime dur, impopulaire et despotique. (…) Le 15 Khordad 1342 [5 juin 1963] ils ont humilié notre nation et ont tué 15 000 personnes de cette nation et ont exilé le chef de notre nation [Ajatollah Khomeini]. En 57 [1978] ils ont tué plus de 1 500 personnes sur la place des martyrs et les tueurs ont reçu le soutien du président américain. Ils ont soutenu la dictature jusqu’au dernier jour. Ils se sont opposés à la révolution de la nation iranienne en quête de liberté, indépendance et justice. Mahmoud Ahmadinejad (discours de Kermanshah, le 28 janvier 2009)
En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu. Barack Hussein
C’est (…) les Iraniens dans la rue, (…) les manifestations du dernier jour qui ont en quelque sorte dépassé tout ce que la CIA pouvait contrôler qui ont entrainé au bout du compte le renversement de Mossadegh. James Risen (journaliste du NYT)
Pourquoi l’administration américaine de l’époque avait-elle condamné et exécuté son meilleur et plus puissant allié dans cette région hautement volatile et stratégiquement essentielle ? La réponse se trouve sans doute dans un mélange de myopie, de mauvais renseignement et de naïveté historique: nos amis d’outre-atlantique croient que le système démocratique et l’American Way of Life peuvent s’appliquer partout. Alexandre De Marenches (1986)

A l’heure où avec les prétendues démocraties occidentales le Pleurnicheur en chef se dit à nouveau « préoccupé » par le sort d’un président arrêté et expulsé par décision de la Cour suprême de son pays alors qu’il s’apprêtait, à la Chavez ou à la Poutine, à un « coup d’Etat légal »

Et après les multiples mensonges et contre-vérités comme les excuses à tort et à travers et l’extrême passivité du pire président américain depuis Carter

Ainsi que les fausses informations sur les prétendus détournements du Shah …

Retour, au moment où les bouchers de Téhéran qui viennent d’autoriser leurs victimes à crier Allah Akbar sur les toits tous les soirs de 22 à 22h30 se voient pour leur peine privés de petits fours, sur le plus gros mensonge de tous et la seule véritable faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien actuellement en lutte contre la plus sanglante des répressions.

D’abord, comme le reconnaissent eux-mêmes les journalistes proches du dossier, le rôle supposé des Etats-Unis dans le renversement de Mossadeh pour lequel le Pleurnicheur en chef vient de s’excuser, était largement marginal puisque qu’il a été le fait de la population elle-même, effrayée par les amis tant communistes que soviétiques du Premier ministre du Shah.

Mais, aussi, comme l’avait confirmé le chef des services secrets français de l’époque le colonel de Maranches, « l’administration américaine de Jimmy Carter a volontairement provoqué la chute du régime du Shah Mohammad Reza Pahlavi d’Iran car celui-ci n’était pas assez démocratique à ses yeux, et qu’il développait un programme nucléaire ».

Et, avec l’aide de la France qui lui avait donné asile et fourni un avion pour retourner en Iran, directement contribué à l’installation, jusqu’à aujourd’hui même, de la pire des dictatures .…

Extraits:

Les fonctionnaires de la CIA impliqués se sont rendus compte eux-mêmes qu’en fin de compte c’était les Iraniens qui avaient fait ceci, pas la CIA. La CIA n’a vraiment pas réussi l’opération qu’elle avait montée et, en fait, le principal responsable de la CIA sur place était très proche de tout annuler la veille même de l’opération qui a finalement réussi.

Et le QG de la CIA avait même câblé à Téhéran à la station de la CIA là-bas, suggérant en gros qu’ils se retirent, que l’opération avait échoué. Et ainsi, ce qui apparait, c’est que les Iraniens dans la rue, vraiment, vous savez, avec une certaine aide de la CIA – clairement un certain encouragement de la CIA ainsi que l’implication de quelques agents payés par la CIA, vraiment – mais c’était vraiment les manifestations du dernier jour qui ont en quelque sorte dépassé tout ce que la CIA pouvait contrôler qui ont entrainé au bout du compte le renversement de Mossadegh.

Et donc, je pense que ce qu’on voit, c’est que la CIA avait essayé de préparer le terrain pour ceci, mais que les choses n’auraient jamais abouti sans une certaine masse critique au sein de la population iranienne et une sorte de soudain mouvement de masse, un très étonnant mouvement dans les rues de Téhéran le dernier jour. James Risen

U.S. Comes Clean About The Coup In Iran
CNN
April 19, 2000

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JONATHAN MANN, INSIGHT (voice-over): Reconsidering a coup. Washington has been warming up to Iran, apologizing, too. Now a long- secret account of U.S. espionage there emerges. Maybe honesty is the new policy?

(on camera): Hello, and welcome.

There are two stories to tell on our program today – intertwined tales of diplomacy and intrigue and the United States and Iran. The first story is an old one. The second story is what makes the first story new.

Back in 1953, Washington and London organized a coup to oust Iran’s government and establish a military regime under the shah, Reza Pahlavi. The New York Times has published a lengthy report based on a long-secret CIA account of the operation. The context, though, is as interesting as the content.

The front-page story in the USA’s most important newspaper came just a month after U.S. secretary of state Madeleine Albright made an apology to the people of Iran. On our program today – coming clean about the coup.

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UNIDENTIFIED MALE: Iranian oil may again flow westward.

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MANN (voice-over): Iran in the `50s was as important for its oil as it is now, and it was the oil that set off the chain of events. Iran’s petroleum was, for years, under British, not Iranian, control.

When Iran nationalized the industry, the British government, under Prime Minister Winston Churchill, was furious. London set out to topple the man it blamed – the democratically elected prime minister, Mohammed Mossadegh.

The British government enlisted the help of the Eisenhower administration in the United States, which was drawn in by a very different concern – the spread of Soviet influence.

MARK GASIOROWSKY, AUTHOR: They felt that in Iran, while Mossadegh was certainly not a Communist, that the things that he was doing might give the Communist Party of Iran an opportunity to strengthen itself and perhaps eventually take over.

MANN: So Britain and the United States stepped in to prevent it. They chose a general to lead the coup and worked hard to convince the reluctant and vacillating shah to take part. The U.S. even paid for violence and demonstrations to sow confusion.

GASIOROWSKY: The CIA drew up a plan to overthrow Mossadegh. It involved, first of all, using covert propaganda methods to destabilize the Mossadegh government and create unrest in Iran. And then secondly, organizing elements of the Iranian armed forces and large crowds which the CIA hired to create a big commotion, and then these armed forces units would seize the radio station and various government buildings and take over.

So the CIA organized this, put this plan, you know, down on paper and got it approved and everything.

MANN: The plan immediately ran into trouble, but eventually it did succeed. It succeeded in giving Iran a weak and indecisive man as an authoritarian ruler and it change the course of the country’s history. It took the Islamic Revolution of 1979 to finally undo the West’s work, and it took nearly half a century for the United States to offer even last month’s tepid apology.

MADELEINE ALBRIGHT, U.S. SECRETARY OF STATE: The coup was clearly a setback for Iran’s political development, and it is easy to see now why many Iranians continue to resent this intervention by America in their internal affairs.

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MANN (on camera): The new account of the coup, published by the New York Times, suggest even those most closely involved felt they were close to failure. And one central figure ultimately regretted that they succeeded.

Joining us now to talk about that is New York Times reporter James Risen, author of the paper’s page-one article on the coup. Thanks so much for being with us.

Let me ask you, first of all, about the remarkable document that you had access to. What was it, and who put it together?

JAMES RISEN, NEW YORK TIMES: It was essentially an inside secret history written by the CIA’s chief planner for the coup, a man named Donald Wilber, who had been brought into the operation early on and was sent out to the region to begin the planning process for the coup, which was code named « TP-Ajax » within the CIA.

And then six months after the coup, he was asked to write a history, a narrative history for use within the CIA of what had happened in this operation. You’ve got to remember this is the first time the CIA ever overthrew a foreign government. And so, it was kind of an important point for them, I think, to begin to think about how they did this and what lessons they might learn for future operations.

And so, Wilber really looked at writing this history with that in mind. He has a whole section attached to the history called « Lessons Learned For Future Operations. » And so, it was really – in many ways, he wrote it for use as a blueprint for future coup d’etats to be orchestrated by the CIA.

MANN: Now, you make it sound like they did it. They wrote about it. They learned about it later. What about the Iranians themselves? What did the shah do? What did the general that they chose do?

RISEN: Well, this history is really a look at the operation from the CIA’s perspective, and so it’s a very – it doesn’t give you as much of a sense of the Iranians’ involvement as you might like. But what it does show is that from the CIA’s perspective that the CIA themselves – CIA officials involved themselves realized that in the end it was the Iranians who had done this, not the CIA. The CIA was really not successful in the operation that they had put together and, in fact, the chief CIA officer on the ground was very close to calling it quits the night before the coup finally succeeded.

And CIA headquarters was cabling to Tehran to the CIA station there, basically suggesting that they pull out, that the operation had failed. And so, what it shows is that the Iranian people in the street, really, you know, with some CIA – clearly some CIA encouragement and with some CIA paid agents involved, really – but it was really the street demonstrations on the final day that kind of grew far beyond anything the CIA could have managed that in the end led to Mossadegh’s overthrow.

And so, I think what it shows is that the CIA had tried to set the stage for this, but that they would never have succeeded without some critical mass within the Iranian people and kind of a mass sudden, very surprising movement in the streets of Tehran on the final day.

MANN: Let me jump in again only because the portions of this that I have read seem very contemptuous of the shah himself. So you’ve mentioned what the CIA did and what the people of Iran, the people in the streets did. How about the shah himself?

RISEN: The CIA – I think that’s one of the most surprising aspects that I found in this history is the contempt that the CIA held for the shah, and the degree to which they saw him as a vacillating coward who had to be constantly bucked up to do what the CIA wanted him to do.

The CIA really didn’t ask him to do very much. All they wanted him to do was to sign a couple of royal decrees, one dismissing Mr. Mossadegh and the second appointing General Zahedi, who was a retired Iranian general who the CIA and British intelligence had handpicked to be Mr. Mossadegh’s successor as prime minister. And they couldn’t get the shah to even do that for weeks.

And General Norman Schwarzkopf, the father of the Persian Gulf commander, who is an old friend of the shah, was sent by the CIA to Tehran to try and persuade him to sign these documents. They also – the CIA and British also arranged for the shah’s sister to return from France to persuade him to do this. And yet, even with all that, he continued to delay and try and find ways out of the situation.

Ultimately, it was really only until the last minute, when he signed the documents, the CIA for a long time wasn’t sure he would do it and wasn’t sure they could go ahead with the coup.

MANN: I don’t want to characterize what you’re saying, but to put it briefly, it sounds like the CIA did not do a terrifically competent job of this coup, and they didn’t choose a terrifically competent man as the country’s new leader. When it was all done and it had succeeded, was the CIA glad of this, or were they embarrassed by it?

RISEN: Well, I think they got out of this by the skin of their teeth from their point of view. I think – you’ve got to remember the context was this is only six years after the CIA had been founded in 1947. And really, it wasn’t until World War II that the United States had any kind of a spy agency at all, which was the Office of Strategic Services.

And so, the United States was not – didn’t really have much experience at this kind of thing, and this was the first time they’d ever tried a peace-time coup d’etat. And so, there were a lot of amateurish mistakes they made. It was kind of – there was an element of Keystone Kops involved, and there was a lot of trial by error.

And I think they did regret – in fact, there’s some evidence in the history that they thought about trying to find somebody else besides the shah to be in charge in Iran. They weren’t happy with the fact that he was the guy that they were backing up, and yet they didn’t see an alternative.

And as you pointed out earlier, they really were – there did seem to be a genuine concern by the Eisenhower administration about the Soviet threat in Iran. And while the British seemed overly concerned about oil and their access to Iranian oil, the Eisenhower administration really did seem to be worried that the Soviet influence would increase as the instability – political instability in Iran increased under Mossadegh.

And that seemed to be their – the motivating factor behind the decision to overthrow Mossadegh.

MANN: James Risen, I’m going to ask you to stay with us. We have to take a break. But when we come back – a history lesson’s link to today. Stay with us for that.

(COMMERCIAL BREAK)

MANN (voice-over): A landslide win for the reformers of Iran. The country elects a new parliament in February, lawmakers more closely aligned than ever before with President Mohammad Khatami. Washington cited the victory as a symbol of Iran’s new priorities, a country eager for closer integration with the outside world.

(on camera): Welcome back.

Over the years, the United States-Iran policy has evolved glacially until a series of more dramatic moves in recent months. Washington has lifted sanctions on select Iranian products like carpets and pistachios. And last month, Madeleine Albright made her guarded apology to the Iranian people.

We spoke to CNN’s Kasra Naji about the reaction her statement is having in Iran.

(BEGIN VIDEOTAPE)

KASRA NAJI, CNN CORRESPONDENT: Reform movement here, which is backing the president – President Khatami – here, they’ve been more sort of warm toward that statement by Madeleine Albright and – but they say that they want more action from the United States rather than words. On the hard-liners’ side, they were angry. They saw the statement as a sign of continued American interference in Iranian affairs.

MANN: So people took notice of the secretary of state’s statement. They took different positions on what it really means. What about the new details that have also emerged about the U.S. role in the 1953 coup?

NAJI: The reaction to that has been very low key indeed. The newspapers have carried news agency reports of the New York Times article in their inside pages. No comment at all, just the straight news agency report. There has been no editorial in any of the newspapers that I’ve seen here on the issue. And there has been no official statement or reaction to the whole thing, to the New York Times expose, if you like.

The reason for that is probably because there’s not a lot that is new in what the New York Times has printed because the Iranians knew much of it over the last 40, 50 years.

MANN: So broadly speaking, what is it to Iranian eyes that Washington is up to? Do you get a sense there that Iranians believe these are signals of some kind?

NAJI: Absolutely. There is no doubt about that. The New York Times expose basically, in my view, reminds Iranians of what Madeleine Albright said a month ago about the fact that Americans did lift some sanctions against Iran, and also Mrs. Albright basically came very close to apologizing, at least acknowledging the U.S. role in 1952 coup d’etat.

By doing so, she has removed one of the irritants in the relations between Iran and the U.S.

MANN: Kasra Naji in Tehran, thanks so much for that.

(END VIDEOTAPE)

Joining us now once again, James Risen of the New York Times. Thanks for being with us once again. Let me ask you how you got the document that was the basis for your report.

RISEN: It’s a classified document, and so I’d rather not discuss how I got it, if that’s all right?

MANN: Does it occur to you that it may have been sent by the administration, the same way the apology was, as a signal to Tehran?

RISEN: Well, I can say I don’t believe that’s the case. But the Iranians, I’m sure, are going to believe that, and I recognized before I wrote the story that they would probably believe that.

MANN: Is there any evidence that you can tell us about that suggests it is the case or it isn’t the case? Do you know, for example, whether the State Department welcomed the publication of your story or opposed it?

RISEN: I really don’t know what their response has been, actually, in the last day or two. But I can just say that I really can’t discuss how I got it.

MANN: I don’t want to make you uncomfortable, but the clear impression, as we’ve heard from Kasra Naji and I think as you can assume most of us are wondering, is whether the New York Times has been used to send a message to Tehran and whether you were the conduit. You have no thoughts that you really could share? No suspicions either way?

RISEN: I can say, as I said before, I don’t believe that’s the case. But I also know that the Iranians are probably going to believe that, whatever I say about it. So.

MANN: Let me ask you then one last question, which is, to your mind, what’s the most important thing that emerges from that document? Some of the details are startling and very human aspects of a distant historical event. But when you look at the papers that you’ve seen, what most strikes you?

RISEN: Well, I think, as I said earlier, it’s the – this is really, as your colleague in Tehran said, a lot of this has been known over the years. What I think this document provides is some interesting detail, fleshes out what was – what we didn’t know about the actual steps that the CIA took and kind of the sequence of events that led the CIA to move in certain ways.

And I think what you really get from this reading the history is really kind of a more – much fuller picture of how the CIA was operating early in its life as a spy agency and really kind of how almost amateurish it was in many ways in trying to operate in the Third World at a time when they were really very concerned about Soviet expansionism, and they had a very – I mean, from our point of view, 50 years later, it looks like a very quaint fear of the Soviet menace, now that the Soviet Union has collapsed.

But you have to try and get back into their mindset. And what I think this document really does is it help you get back into their mindset of the fear of Soviet expansionism right on the – right after the Korean War, and it’s right about the time that the McCarthy era is beginning. And so, you have a very different culture, or different mindset, and that’s really what comes through in these documents, I think.

MANN: James Risen of the New York Times. Thanks so much for talking with us.

RISEN: Sure.

MANN: Once again, we take a break. And then, an Iranian scholar offers his read of The Times and the timing. Stay with us.

MANN: Welcome back.

In the years since the Islamic Revolution, the United States has tried working against Iran and with it in a variety of ways. As we’ve heard from Kasra Naji, Iranians are wondering what Washington is up to now.

Joining us now to talk about that is Amir Taheri, an author and scholar of Iranian affairs, a familiar face on our air. Thanks so much for being with us once again. What do you make of this? Kasra Naji says he suspects it’s all very calculated. It’s a leak to try and win influence in Iran.

The author of the story says he doesn’t think that’s the case. We don’t know. What are your thoughts?

AMIR TAHERI, JOURNALIST: Well, first of all, the story doesn’t have much that is new. You know, it has been covered in many books, including one that I, myself, wrote after interviewing Mr. Wilber, who is the author of the report that New York Times has just published. But the timing is, of course, strange. I don’t know if there is a conspiracy behind it or not. But look at Iran now.

We have three men who have dominated the Iranian history in the past 50 years – the shah, Mossadegh and Khomeini (ph). The shah is gone. Khomeini is discredited, and there is an attempt now to create a reform movement. And that reform movement could use the image of Mossadegh, the prime minister who was overthrown in the so-called CIA coup d’etat, to turn him into an icon of this reform movement.

The reformers in Iran have stopped talking about Khomeini. They have stopped talking about his revolution in the 22nd of the months of Baatman (ph), and they are looking for other historic figures, other historic icons, and there Mossadegh could play that role.

And the United States will find it easier to support a movement that traces its roots back to Mossadegh and Iranian nationalism. So this could be one possibility by Iranians at the moment.

MANN: Would it help the administration, would it help reformers in Iran if, for some reason, the State Department decided to give Iran this kind of gift, if indeed it was an intentional policy to leak this out?

TAHERI: Well, it would help in the sense that the reformist movement is searching for some historical figurehead and some context. I think the whole movement.

MANN: Let me jump in just to make my point clear. Do they want those kinds of presents from the United States?

TAHERI: Well, I think all the signaling is that they do. Don’t forget that one of the first moves made by President Khatami after his election was to appear on CNN and offer also a near apology about the seizure of the American embassy in Tehran. So you know Mrs. Albright has replied to that three years later.

So right from the start of the Khatami presidency, rapprochement with the United States has been an important objective of his administration. He hasn’t had the means to do it because he didn’t control the parliament. Now that his supporters have won, of course, the subject will be raised in the new parliament meeting in a few weeks’ time, and this is a very important issue that no one can ignore.

MANN: So far, the steps, though, have been small. There were some sanctions lifted. There is, if it is that, the release of this document. There has been, in a more official way, the semi-apology from Madeleine Albright. Are these the appropriate steps, do you think, for the administration to take? Are these the things that Iran is waiting for, or are there more important things?

TAHERI: Well, I think there are more important things. First of all, lifting the sanctions as far as investment in Iranian energy resources are concerned. Iran is desperately short of money. It needs foreign investment. It hasn’t had this normal access to international capital. It can’t borrow on the world market because of the U.S. opposition, and this has meant a terrible economic situation in Iran with very high unemployment, inflation and nobody knows where this economy is going.

So if the U.S. means business in normalizing relations with Iran, should look at the possibility of lifting some of those sanctions.

MANN: On that note, Amir Taheri, thank you so much for being with us.

(END VIDEOTAPE)

MANN: That is INSIGHT for this day. I’m Jonathan Mann. Stay with us. The news continues.

END

Voir aussi:


Arrêter le délire de Barack Hussein Obama

Guy Millière
Metula News Agency
Lundi 22 juin 2009

Vous déplorez la nucléarisation de l’Iran ? Voyez le responsable, qui est Israël

Je crains que les émeutes qui ont soulevé l’Iran ces derniers jours, et qui se poursuivront peut-être, ne s’achèvent sans le moindre changement de régime et dans la couleur gris béton du totalitarisme ordinaire.

Plus que jamais, les Iraniens qui aspirent à la liberté, en tous cas, sont seuls. Ils n’ont aucun soutien de l’Europe, qui, même si des encouragements se font entendre ici ou là, est impuissante, s’étant couchée depuis longtemps devant le régime des mollahs.

Les Iraniens n’ont pas non plus à attendre quoi que ce soit de l’administration Obama, qui a, depuis des semaines, comme l’ont souligné divers analystes, dont Robert Kagan, choisi son camp, et qui a, par le biais du discours de Barack Hussein au Caire, le 4 juin dernier, affirmé plus explicitement que jamais ses positions.

Barack Hussein veut négocier avec les mollahs et Ahmadinejad. Si Mousavi avait accédé au pouvoir, il l’aurait accepté comme interlocuteur, mais Ahmadinejad lui convient très bien. Il sait, de toute façon, qu’Ahmadinejad et Mousavi ne sont que deux visages d’une même dictature. Il sait que des millions d’Iraniens aspirent à un changement de régime, et il sait aussi que lui, Barack Hussein, est en faveur de la « stabilité », du « calme », même si ce calme doit se révéler être celui des cimetières.

Ce dont rêve Barack Hussein, c’est d’un Proche-Orient apaisé, parsemé de dictateurs et d’islamistes peut-être, mais de dictateurs et d’islamistes prêts à s’entendre avec les Etats-Unis. Si le prix de l’entente est le sang de milliers d’Iraniens, Barack Hussein est prêt à le payer ; si le prix est l’humiliation des Etats-Unis, Barack Hussein est prêt à le payer aussi ; si le prix est une nucléarisation de l’Iran, Barack Hussein a déjà déclaré, je l’ai dit, qu’il acceptait celle-ci. Si le prix doit être un anéantissement d’Israël, Barack Hussein n’hésiterait guère, je le crains, à condition que l’anéantissement se fasse par étapes, graduellement, par étouffement et amputations successives, sans effusion de sang susceptible d’effaroucher l’électorat juif américain.

Je pense, d’ailleurs, que c’est parce qu’Ahmadinejad et les mollahs savent à qui ils ont affaire qu’ils se permettent la radicalisation et la violence actuelles. Obama ne l’ignore pas, mais pense déjà à l’étape suivante. Or l’étape suivante est, sur son agenda, la discussion avec un Iran nucléaire et avec des régimes arabes inquiets de voir l’Iran doté du nucléaire.

Les composants de cette étape sont déjà en place. Et c’est parce que les composants de cette étape sont déjà en place, que la radicalisation se lit aussi dans le discours des dirigeants palestiniens, qui, ces derniers jours, ne s’embarrassent guère de circonlocutions, pas plus d’ailleurs que des dirigeants arabes « modérés » tel Hosni Moubarak.

Cette étape consistera à tenter d’installer Israël en position de bouc émissaire, puis de victime expiatoire. Le premier mouvement vers cette étape a consisté à incriminer Israël pour les « implantations » en Judée-Samarie, et à comparer celles-ci à des colonies, et Israël à un Etat colonial, voire à un Etat pratiquant l’esclavagisme ou l’apartheid.

Le message en filigrane est : ou bien Israël se retire de tous les territoires « colonisés », ou bien Israël mérite d’être mis au ban de l’humanité. Le second mouvement a consisté à expliquer que la colonisation israélienne, si elle ne s’interrompait pas, serait responsable de la nucléarisation de l’Iran.

Le message, là, est destiné au monde arabe et européen : nous, Américains, avons fait ce que nous avons pu, vous déplorez la nucléarisation de l’Iran ? Voyez le responsable, qui est Israël.

Le mouvement suivant, présent entre les lignes dans le discours du 4 juin, est : nous, Américains, sommes en faveur d’une dénucléarisation généralisée ; l’Iran s’est doté du nucléaire, mais il y a déjà une puissance nucléaire dans la région, Israël.

Le message ? Si Israël se dénucléarise, diront de charmants diplomates made in Obama nous obtiendrons un arrêt de la course au nucléaire dans la région et une possibilité de voir l’Iran renoncer au nucléaire militaire.

Le dernier mouvement consistera à placer les dirigeants israéliens face à une offre que, comme on dit dans la mafia et autour d’Obama, ils ne pourront pas refuser. Soit, dira Barack Hussein, Israël accepte le plan de paix saoudien dans son intégralité, et y ajoute l’adhésion au traité de non prolifération nucléaire, soit Israël perdra le soutien des Etats-Unis, qui se rangeront sur la position unanime des Européens, du monde arabe, et, au delà, du monde musulman tout entier.

Barack Hussein ne désespère pas d’avoir l’assentiment de la communauté juive américaine pour parvenir à ses fins. Avoir parlé de la naissance d’Israël comme d’un effet secondaire de la Shoah n’est, en ce contexte, pas une « erreur de compréhension » de l’histoire de la part d’Obama, comme on l’a dit ici ou là. Dans le monde arabe et musulman, et de plus en plus en Europe, c’est ainsi qu’on présente Israël, et cela permet d’identifier ceux qui parlent des racines du peuple juif sur sa terre au Proche-Orient comme des « extrémistes », voire des « fondamentalistes », donc des êtres détestables.

Binyamin Netanyahu a parfaitement conscience de ce qu’est la stratégie d’Obama, et son discours du 14 juin a constitué une tentative d’arrêter la machine infernale qui est en marche. Aux fins de faire un geste d’apparence en direction d’Obama, il a admis la nécessité de deux Etats, donc celle d’un Etat palestinien, avec son drapeau et son hymne.

Aux fins de désamorcer le geste et de montrer aussitôt qui ne veut pas de la paix et d’un Etat paisible à côté d’Israël, Netanyahu a ajouté que cet Etat devait être démilitarisé. Quel besoin d’une armée, si les Palestiniens veulent vivre en paix avec des voisins prêts à accueillir favorablement l’Etat palestinien nouveau né ? Autre condition posée par Netanyahu au futur Etat de Palestine : ne pas passer d’accords avec des entités hostiles à Israël ; mais quel besoin de passer des accords avec des Etats hostiles à Israël, si l’Etat palestinien entend vivre en paix avec l’Etat hébreu ?

Bien entendu, et comme c’était prévisible, les dirigeants palestiniens ont refusé la création d’un Etat ainsi défini, tout comme ils ont refusé de reconnaître Israël en tant qu’Etat du peuple juif.

Netanyahu en a profité pour rétablir certaines vérités historiques et pour rappeler le danger d’une nucléarisation de l’Iran.

En parlant, Netanyahu savait qu’il ne s’adressait pas uniquement à sa nation, mais aussi au reste du monde, et, tout particulièrement, au peuple américain. Obama l’a discerné. Consultant les sondages qui n’approuvent pas un lâchage trop évident d’Israël, il a dû concéder que Netanyahu avait fait un « pas dans la bonne direction ».

La partie n’est pas finie pour autant. Et Obama n’a pas l’intention de la perdre et n’a, selon toute vraisemblance, pas renoncé à ses objectifs. Si, comme je le crains, le régime des mollahs et Ahmadinejad survivent, on peut s’attendre à ce que Barack Hussein reparte à l’assaut et reprenne le cours de sa stratégie.

Pour l’heure, si les Iraniens qui aspirent à la liberté sont seuls, Israël est seul aussi.

Les ministres des Affaires Etrangères et émissaires européens n’ayant, à la différence d’Obama, pas à se préoccuper de leurs opinions publiques, ont parlé de manière unanime. Sans reprendre les termes des dirigeants palestiniens, ils ont clairement montré que l’Europe se rapprochait du dar el islam, et qu’elle se plaçait, plus que jamais, dans une perspective anti-israélienne. Le soutien des Etats-Unis à Israël se trouve sur une corde raide qu’Obama aimerait voir se rompre.

Barack Hussein ne s’arrêtera que si quelqu’un ou quelque chose l’arrête. Cela pourra être un changement de majorité aux élections de mi-mandat de l’automne 2010. Et c’est un fait que nombre d’électeurs américains, tout en trouvant Obama et son téléprompteur charismatiques, se montrent de plus en plus sceptiques vis-à-vis des politiques proposées.

C’est un fait aussi que, d’ores et déjà, des membres éminents de la communauté juive, qui avaient appelé à voter Obama, manifestent ce que l’on appelle aux Etats-Unis, the buyer’s remorse, le remords de l’acheteur qui découvre que la marchandise qu’il a acquise est frelatée.

Marty Peretz de « The New Republic » est de ceux-là. Il s’inquiète et il est en colère. Le rabbin Morton Pomerantz, a même accusé récemment Obama d’inciter à une remontée de l’antisémitisme dans le monde et aux Etats-Unis, et de mettre Israël en péril. Des organisations chrétiennes, telle Christians United for Israel se mobilisent. Tout ce qui peut être fait pour que davantage d’yeux s’ouvrent aux Etats-Unis est en train de se mettre en place.

En Europe, la question majeure que les amis d’Israël doivent se poser dans les mois à venir n’est pas celle du risque de nucléarisation de l’Iran, quand bien même c’est une question importante. Elle n’est pas celle de la lutte contre la remontée de l’antisémitisme et contre la diabolisation d’Israël en Europe, quand bien même c’est, là aussi, une question importante.

Elle est celle de savoir comment il est possible de faire prendre conscience à un nombre plus important de gens du danger pour le monde incarné par la politique suivie par Obama. Plus Obama sera délégitimé aux yeux des opinions européennes, plus la lucidité à son sujet gagnera du terrain, plus le scepticisme concernant l’administration la plus dangereuse de l’histoire des Etats-Unis pourra prendre de l’ampleur. Il faut arrêter Obama, par tous les moyens légitimes, le mettre hors d’état de nuire, ou tout faire pour qu’il nuise le moins possible jusqu’au moment où il quittera un lieu où il n’aurait jamais dû entrer.

4 commentaires pour Iran: La seule faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien (In the middle of the Cold War, the US played a role in the installation of the current Islamic dictatorship)

  1. […] Victor Davis Hanson Et si, d’un discours du Caire à l’autre et après les Iraniens, les Egyptiens étaient en train de payer les fruits du prêche d’Obama de juin […]

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  2. […] que, quatre ans après le mensonge du Mouvement vert et face à nouveau à une Administration américaine plus faible que jamais, le régime totalitaire iranien nous […]

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  3. […] après les manifestants iraniens de juin 2009, les Libyens et les Syriens depuis trois ans et maintenant l’Ukraine […]

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