Iran: Quand on a vu ces trois millions de personnes dans les rues, on a été surpris (How many people would like to be held up by our group?)

Corrupted hands (iranian Take the money and run, 2001)Okay, on va voter. Combien de personnes ici voudraient être braquées par ce groupe? Et maintenant combien de personnes voudraient être braquées par notre groupe? Virgil Starkwell (« Prends l’oseille et tais-toi », Woody Allen, 1969)
Quand on a vu ces trois millions de personnes dans les rues, on a été surpris. Bernard Hourcade
La Stampa a d’ailleurs révélé que les services secrets italiens avaient détecté depuis 48 heures des transferts massifs de capitaux des fondations iraniennes liées aux différents dirigeants du régime en particulier Rafsandjani. L’article cite également Moussavi et son frère aîné, Khamenei. Selon La Stampa, les sommes expédiées sont limitées à 10 millions de dollars pour ne pas attirer l’attention des inspecteurs chargés de surveiller l’activité bancaire iranienne et transitent via des petites banques privées turques, malaisiennes, indonésiennes, pakistanaise et émiraties vers leurs destinations finales. Iran-Resist
Les manifestations sans précédent qu’ont connu dimanche dernier les rues des grandes villes françaises seraient-elles en train de faire plier les mollahs?Expulsions de journalistes et diplomates étrangers, transferts aussi précipités que massifs de dizaines de millions de dollars, pays occidentaux demandant à leurs ressortissants de quitter le pays, refus d’obéir de forces de sécurité …

Alors que, malgré la répression sanglante toujours en cours, nos médias et les pompom girls du régime ont commencé à claironner l’essouflement et la mise au pas tant attendues de la rue iranienne …

Pendant que, démontrant l’efficacité que pourrait avoir une véritable politique d’assistance aux peuples en danger, l’une de nos démocraties (non, rassurez-vous: ce n’est pas le Pleurnicheur en chef!) se décide enfin à joindre l’acte à la parole …

C’est-à-dire, après les niveaux médiatique et diplomatique, là où ça fait vraiment mal, au portefeuille du Guide lui-même qui, au moment où il pourrait en avoir vraiment besoin, voit les milliards d’économie de ses vieux jours gelés …

Retour, toujours avec nos amis du site Iran-Resist, sur cette folle semaine …

Où, comme dans le premier et génial film de Woody Allen qui fête ses 40 ans cette année …

Nos décidément malheureux mollahs cinéphiles ont faire voter les clients de la banque pour savoir par qui ils voulaient être braqués et… c’est l’autre bande qui a gagné!

Iran: Les mollahs plient bagages!
Iran-Resist
25.06.2009

Il y a 13 jours le régime des mollahs a annoncé la victoire d’Ahmadinejad suivie d’une saine contestation des résultats pour inciter un soutien international en faveur de Moussavi afin de procurer à ce dernier une reconnaissance qui lui permettrait de refuser la main tendue par Obama. Ce plan ambitieux a échoué car le peuple a profité de la brèche pour descendre massivement dans la rue pour scander des slogans hostiles au régime. Désormais, le régime cherche un moyen pour se tirer d’affaire à moindres frais.

Quand le patron occulte du régime, Rafsandjani, qui est à l’origine du projet d’apaisement via la création des réformateurs et des dissidents, a mis sur le pavé les figurants pro-Moussavi, il n’imaginait jamais les conséquences de ce choix. La brèche ouverte a sorti le régime de ses mises en scène pour le plonger dans un domaine qu’il maîtrise mal comme tout régime fasciste : le monde réel. Jusque-là, Téhéran avait l’habitude d’agiter par intermittence des soi-disant dissidents qui simulaient des querelles pour donner l’illusion d’une démocratie pluraliste mais se taisaient rapidement avant que cela ne dégénère.

La descente massive du peuple dans les rues a surpris les mollahs. Le mot a été lâché par erreur par Bernard Hourcade sur le plateau de C dans l’Air : quand on a vu ces trois millions de personnes dans les rues, on a été surpris. On veut bien le croire. On sait qu’à la fin de la journée, le régime a ouvert le feu et tué 23 manifestants. Cette réaction résultait de plusieurs constatations : non seulement la foule n’arborait pas la couleur verte de Moussavi, ne scandait pas des slogans en sa faveur, mais elle avait aussi appelé à une grève générale et illimitée contre le régime. Pire encore, comme en témoigne cette vidéo, un homme qui se veut un Seyed (lien transmissible de descendance avec le prophète) propose au mollah Abtahi, proche collaborateur de Khatami, d’avoir certaines relations sexuelles avec sa mère « pour l’honneur du titre de Seyed ». Personne n’a défendu le mollah qui semble très apeuré ! Depuis cet incident, la foule descend toujours plus nombreuse et l’on ne voit plus aucun mollah dans les manifestations. Les barbus aussi se font rares.

Cette descente massive du peuple dans la rue a eu lieu au troisième jour de la fausse contestation imaginée par Téhéran pour mettre en selle Moussavi avec une reconnaissance internationale. Cette manifestation inattendue, surprenante selon le gaffeur Hourcade, a en fait mis les mollahs dans un double pétrin : ils devaient continuer leur mise en scène pour obtenir la reconnaissance américaine pour Moussavi sans se laisser déborder encore plus par la rue désormais incontrôlable.

La première mesure défensive du régime n’a pas été un déploiement de ses troupes de la milice anti-émeute, mais l’interdiction aux journalistes étrangers de couvrir ces manifestations non programmées par ses soins. D’emblée, Téhéran a situé le front sur le plan médiatique car c’est là que se passait sa bataille, celle qui devait montrer Moussavi comme une victime pour susciter un soutien en sa faveur.

Cette bataille, Téhéran l’a perdue quand une chaîne insoupçonnable s’est spontanément créée entre les démunis qui descendaient dans la rue et ceux plus aisés qui filmaient les scènes pour les transmettre au monde libre via leur connexion Internet (trop coûteuse pour les moins aisés). Le monde a ainsi découvert une insurrection en direct, une contre-révolution. Incapable de retenir ce flot d’images, Téhéran a cherché à dévoyer le contenu en affirmant via ses troupes de lobbyistes étrangers que les gens continuaient à descendre dans la rue uniquement pour contester les résultats et pour soutenir Moussavi !

Pour donner une certaine crédibilité à cette affirmation, Moussavi a été prié de faire des apparitions remarquées dans ces manifestations incontrôlées. La tâche était difficile car la foule ne répondait pas aux propositions de rassemblement lancées par Moussavi, ce dernier a eu du mal à suivre. Lors de sa dernière apparition, la foule s’est mise à chanter un hymne nationaliste de l’époque du Shah interdit par Khomeiny ! Il est apparu que l’entreprise était risquée car le candidat du régime pouvait à tout instant être hué par la foule devant les objectifs miniaturisés des téléphones portables anonymes qui pallient à l’absence de la presse étrangère sur le terrain. Dès lors, le régime est entré dans une phase de cache-cache avec la foule : d’une part, il attend les appels aux rassemblements et les fait reformuler par les siens, Moussavi Montazéri, Khatami ou encore Karroubi en informant la presse internationale et en lui demandant de relayer l’info, mais il n’envoie jamais aux rendez-vous le mollah inviteur. Nous assistons ainsi depuis 10 jours à des invitations surmédiatisées et des démentis plutôt discrets uniquement destinés aux médias persanophones.

Cette méthode est efficace, puisque que de nombreux médias étrangers continuent à citer le nom de Moussavi, mais cela n’est pas une réussite pour le régime car Moussavi est désormais et sans le vouloir qualifié du candidat de la rue contre le régime. Les mollahs doivent désormais trouver une porte de sortie afin qu’ils ne se retrouvent pas avec un soutien mondial au peuple iranien, qui leur imposerait la tenue d’une nouvelle élection sous l’égide d’observateurs étrangers, un processus qui se transformera en un referendum signant leur destitution !

C’est pourquoi nous assistons à un changement de programme: Moussavi ne demande plus de nouvelles élections, mais la « création d’une commission de vérité » pour un simple arbitrage du Conseil de Discernement géré par Rafsandjani, le concepteur de ce projet raté. Le régime s’en remet au concepteur de ce projet. Ses choix sont limités : si le Conseil de Discernement décidait de donner raison à Moussavi, il donnerait raison à la rue et devrait donc envisager des élections libres c’est-à-dire un referendum ; s’il ne le faisait pas, il irait à la confrontation avec le peuple et le régime exploserait, les Pasdaran refusant de tirer. En évoquant un recours à ce Conseil, le régime pris à son propre piège cherche en fait à retarder les échéances sans doute pour couvrir la fuite des dirigeants.

La Stampa a d’ailleurs révélé que les services secrets italiens avaient détecté depuis 48 heures des transferts massifs de capitaux les fondations iraniennes liées aux différents dirigeants du régime en particulier Rafsandjani. L’article cite également Moussavi et son frère aîné, Khamenei. Selon La Stampa, les sommes expédiées sont limitées à 10 millions de dollars pour ne pas attirer l’attention des inspecteurs chargés de surveiller l’activité bancaire iranienne et transitent via des petites banques privées Turques, Malaisiennes, Indonésiennes, Pakistanaise et Emiraties vers leurs destinations finales. Les mollahs plient bagages. En attendant d’avoir fini de déplacer leurs capitaux, ils font patienter leurs interlocuteurs avec la création d’une commission de vérité et des tergiversations sur l’opportunité de demander ou pas un arbitrage du Conseil de Discernement. Cette fuite qui laisserait les Bassidjis seuls face à la colère populaire pourrait tourner au désavantage des fuyards. Leurs sympathiques gardes du corps pourraient les retenir à Téhéran. Chacun l’espère.

On peut parler d’Annus Horribilis pour Rafsandjani : il avait sélectionné Larijani pour succéder à Ahmadinejad, mais le rouquin a cherché à le virer via la prise de contrôle du ministère de l’intérieur par son plus proche collaborateur Ali Kordan. Il a alors déchu Kordan et écarté Larijani et opté pour le maintien d’Ahmadinejad, avant d’imaginer à la hâte ce plan B autour de Moussavi qui s’avère être son dernier choix politique, ses choix étant désormais d’ordre de survie et ce n’est qu’un début.

La chute n’est désormais qu’une question de temps. Ceci explique peut-être la nervosité des bassidjis et la répression très sanglante du dernier rassemblement à Téhéran qualifiée de massacre par plusieurs témoins. Les images font état d’une ville en guerre, l’Allemagne a demandé à ses ressortissants de quitter le pays.

un témoin : les bassidjis nous ont massacrés…

Conscient que les mollahs pourraient l’entraîner dans leur chute, Bachar El Assad vient de revoir sa position sur la main tendue par Obama. Nous verrons aussi des changements chez les protégés des mollahs : le Hamas et le Hezbollah. La chute des mollahs changera la face du Moyen-Orient et du monde.

Voir aussi:

Iran: Le Guide, dévasté par la « politique perverse » de Londres
Iran-Resist
25.06.2009

Il y a quelques jours, le ton est monté entre Téhéran et Londres. La version officielle parle d’une querelle autour de l’expulsion de Jon Leyne le correspondant de la BBC à Téhéran, mais la vérité est différente car les relations ne cessent de se détériorer.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a déclaré que Téhéran souhaitait réduire le niveau de ses relations avec la Grande-Bretagne. Les deux pays ont d’ailleurs expulsé chacun des diplomates de l’autre pays, Téhéran accusant la Grande-Bretagne d’interférer dans ses affaires internes.

En fait, Londres s’est immiscé non pas dans les affaires internes du régime mais dans celles de son Guide Suprême quand il a fait geler ses avoirs placés en Angleterre sur le compte de son fils Agha Mojtaba : 1 milliard 600 millions de dollars qui sont désormais officiellement bloqués pour être restitués au peuple iranien après la libération du pays. Un petit cadeau pour faire oublier la collaboration britannique avec les mollahs qui fut l’un des principaux obstacles à un changement de régime.

Dans cette opération, le Guide a perdu une bonne partie de ses économies pour ses vieux jours, juste au moment où il pourrait en avoir besoin pour s’acheter un exil tranquille. On comprend donc son dépit. Il lui reste néanmoins près de 8 milliards de $ disséminés dans plusieurs autres comptes avec des noms d’emprunts. Parmi ceux-là on peut citer 800 millions de dollars déposés sur un compte allemand au nom de Mojtaba Tehrani.

Le vent tourne. D’autres mollahs tremblent déjà à l’idée de perdre leurs avoirs d’où cette colère collective qui est celle du régime et non d’un seul homme.

Voir enfin:

Iran: Hier à Téhéran, on a crié Mort à la République Islamique
Iran-Resist
24.06.2009

Les Iraniens ne se démobilisent pas : le régime est donc passé à des méthodes de désinformation indignes : il a mis en place plusieurs adresses email de délation et évoque déjà des centaines de courriels de délation afin de semer le doute dans l’esprit de solidarité qui a régné cette semaine en Iran, faisant toujours reculer la milice armée face à des foules désarmées.

Puisqu’il a été incapable de mater l’insurrection qui se veut clairement une contre-révolution islamique, le régime a commencé à prétendre le contraire pour démoraliser les troupes. Non seulement, il a annoncé la création d’adresses virtuelles pour la délation et des centaines de cas en quelques heures, mais il a aussi mis on-line une vidéo soi-disant amateur qui montre des miliciens armés et casquées en train d’arrêter deux suspects à l’intérieur de leur propre cour d’immeuble avec beaucoup de facilité et sans trop de violence.

Cette vidéo est un peu ridicule car on voit le panier à salade de nos CRS locaux qui est également garé dans l’espace privé de l’immeuble ! C’est illogique. C’est ce qui arrive quand on fait les choses à la hâte. Les deux personnes qui sont censées filmer la scène chuchotent pour expliquer cette scène bizarre ! Mais alors que les miliciens se parlent, nos deux super cinéastes n’ont pas eu idée de noter les noms ou encore le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule de la milice qu’ils filment en parlant de leur tristesse que les miliciens pénètrent ainsi dans les logements, insinuant que les opposants ne sont nulle part à l’abri.

Il y a quelques jours nous avons diffusé une vidéo essentiellement sonore où une fille très sensible parle de sa tristesse devant l’absence de réaction des pays étrangers face à ce qui se passe en Iran. Dans cette vidéo, les cris d’Allah Akbar qui narguent le régime sont assez flous car lointains. Le régime a fait sa propre version de cette vidéo, mais dans celle-ci le propos n’est pas de se plaindre mais faire peur : ici pas de commentaires sur le régime mais une voix très lointaine, mais extrêmement cristalline laisse insinuer une descente de la milice chez une fille. L’info est passée sur une chaîne américaine où chacun a été remué par ces méthodes policières, mais on a négligé le fait qu’il s’agissait d’un document pour insinuer que personne n’était nulle part à l’abri de la sagacité de la milice.

Une descente aux domiciles des gens expose toute la famille à des punitions que l’on imagine. Téhéran cherche à terroriser les plus jeunes en prétendant qu’il va s’en prendre à leurs aînés. Le régime ne s’attaque pas uniquement aux manifestants, il cherche aussi à intimider ceux qui restent à l’arrière. Cette opération d’intimidation est une seconde vague : la semaine dernière le régime faisait casser des façades et des voitures par ses agents pour incriminer les manifestants, afin de casser la chaîne de solidarité citoyenne qui a fait le succès des opposants la semaine dernière. La triche avait été révélée par des personnes qui ont par hasard photographié et filmé les miliciens dans leurs basses œuvres.

Démasqué, le régime a abandonné la casse des biens publics ou privés pour s’orienter vers une méthode plus pernicieuse qui cherche à semer le doute et rompre les relations de confiance entre les manifestants. Parallèlement à la diffusion de ces rumeurs de délation et d’arrestations annoncées ou filmées, le régime a aussi commencé à envoyer via Youtube des vidéos montrant des villes apaisées pour évoquer la fin du mouvement. On lit aussi ça et là des confidences d’ex-manifestants qui évoquent leur déception de la fin de ce mouvement qui fut si beau.

Ces rumeurs ne trompent que ceux qui veulent y croire car hier au moment où certaines confidences lues ou entendues ça et là évoquaient un Téhéran étouffé, avait lieu sur la Place Haft é Tir une grosse manifestation de 60,000 personnes qui a donné lieu à 200 arrestations. Au moins, 6 personnes ont été tuées et il y a également eu deux blessés graves dont nous avons publié les images hier.

Aujourd’hui aussi les soi-disant ex-manifestants ont été de corvée de rumeurs, mais la foule s’est encore réunie à Téhéran cette fois sur la Place Bahârestân devant l’entrée du Parlement historique de l’Iran et notre source sur place a fait état d’une nouvelle journée sanglante, mais sans donner de détails.

Aujourd’hui, on a aussi eu la bonne surprise d’entendre pour la première fois à Téhéran le slogan « MARG BAR JOMHURI ESLAMI » (mort à la république islamique) à proximité de la Place de la Révolution !

Le mouvement ne se démobilise donc pas. Parallèlement à cette présence désormais quotidienne sur le pavé, la grève générale et illimitée a débuté partiellement. Au Kurdistan, nos compatriotes ont débrayé à plus de 60% dans les ateliers et les commerces. Mais dans plusieurs villes dont Saghez qui est la seconde ville de cette région plus de 90% des commerçants ont baissé leurs rideaux métalliques.

On signale aussi une grève partielle de l’industrie pétrolière ainsi qu’une nouvelle brèche dans le corps des Pasdaran, 17 des chefs historiques et très croyants de cette milice ont fait part de leur désapprobation du limogeage (et de la « disparition ») d’Ali Fazli, le haut commandant des Pasdaran à Téhéran qui a refusé d’ouvrir le feu sur le peuple de Téhéran. Ces chefs historiques des Pasdaran que l’on ne peut dissocier de la révolution islamique ont publiquement fait savoir que la répression de la foule était « en contradiction avec l’esprit de la révolution islamique de 1979 ».

Il y a donc d’une part les images de la mobilisation et de l’autre des nouvelles très réjouissantes pour l’opposition et entre les deux, un régime aux abois réduit à se défendre par des rumeurs et des menaces comme s’il manquait de troupes prêtes à le défendre.

One Response to Iran: Quand on a vu ces trois millions de personnes dans les rues, on a été surpris (How many people would like to be held up by our group?)

  1. nouchine dit :

    VOILA !MERCI DE VOTRE EXPLIQUATION POLITIQUE.
    c’est juste vraiment aujourd’hui en iran il ya beaucoup d’attaque!.le grande diable et dictature « khamenei »!il est sans legitimite’ …tout le mond le sait les autres ayato allah comme sanei ,montazeri dit ca…!
    le regime de molla va tomber…!je sais pas par qui ?! je sais pas apres effacer « velayat faghih »..apres ahmadinejad .qui pourra etre notre prewsident?!…qui pourra sauver d’iran …..j’espere a tres bientot ..avant tuer les jeunes ….avavt massacrer les etudiants par les mechants basij »

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