Iran: On hurle contre le régime mais la France se bouche les oreilles (Will Obama ever stop voting present?)

Get that damn Allah off our flag !

À l’époque impériale, le centre du drapeau portait un lion tenant une épée, symbole de la force, sur fond vert, couleur de l’islam, et surmonté d’un soleil, symbole de la royauté iranienne issu des récits mythiques du Shahnameh. Depuis l’avènement de la république islamique, un nouvel emblème de l’Iran a remplacé l’emblème impérial. Selon ses auteurs, il est tout à la fois une version stylisée du mot Allah, l’épée centrale n’est pas sans rappeler le djihad, les quatre croissants qui l’entourent sont un symbole traditionnel de l’islam, ensemble, l’épée et les quatre croissants rappellent les cinq piliers de l’islam. Au-dessus de l’épée, un shadda (qui ressemble à un W) est un signe diacritique de l’alphabet arabe, normalement utilisé pour doubler une consonne, mais ici, c’est tout le mot Allah qu’il est censé redoubler et rappeler ainsi la chahada ou profession de foi musulmane qui professe qu’« il n’y a de Dieu que Dieu ». Pour les auteurs de cet emblème, sa forme générale rappelle la tulipe, symbole des martyrs, utilisé pour rappeler les gens morts pour l’Iran. En effet, une croyance ancienne veut que, quand un homme meurt pour la patrie, une tulipe pousse à l’endroit où il est enterré. L’emblème a été conçu par Hamid Nadimi et a été officiellement approuvé par l’ayatollah Khomeini le 9 mai 1980. Notons la ressemblance de l’emblème d’Iran avec la khaṇḍā, un symbole sikh qui combine épées et dagues. L’expression stylisée en coufique Allah akbar apparait onze fois en haut et onze fois en bas du bandeau blanc, symbolisant le 22 bahman du calendrier persan, le 11 février du calendrier grégorien, le jour de la victoire de la révolution. Wikipedia
L’emblème de l’Iran est une forme calligraphique stylisée de « Allah » (الله). Il consiste en quatre croissants et une épée centrale. La forme évoque aussi une tulipe, symbole très ancien des martyrs iraniens. De couleur rouge, il se tient au centre du drapeau iranien. Sa création lors de la révolution islamique répond au choix de remplacer le lion solaire, symbole impérial qui fut utilisé par les Séfévides, la dynastie kadjar et les Pahlavi. Dessiné par Hamid Nadimi, il est approuvé par l’Ayatollah Khomeyni, et adopté comme emblème national le 9 mai 1980. Wikipedia
Plutôt mourir que voir l’Iran périr! Ferdowsi
Au sénat de l’état d’Illinois, le sénateur Obama a voté 130 fois ‘present’. Ce n’est pas oui , ce n’est pas non. C’est peut-être. (…) Un président ne peut pas voter ‘présent’. Un président ne peut pas choisir les défis qu’il ou elle décidera de relever. Hillary Rodham Clinton (21 janvier, 2008)
It’s true that Obama voted « present » dozens of times, part of the thousands of votes he cast in an eight-year span in Springfield. Illinois lawmakers commonly vote that way on a variety of issues, and he has countered that many of those votes were cast because of technical or legal considerations about the underlying legislation. Often, Obama voted « present » with large groups of other Democrats to protest what they saw as Republican trickery or abuse of power. Other times, voting that way sends a message that a lawmaker supports a bill’s intent, but has concerns about how the legislation is drafted. Voting this way also can be a way to duck a difficult issue, as McCain charged, although that’s difficult to prove. There are also cases where legislators vote « present » as part of a strategy. Obama did this on some abortion measures, voting « present » to encourage some wavering legislators to do the same instead of voting « yes ». Their « present » votes had the same effect as « no » votes, so getting them to vote present helped defeat the bills. The Associated Press
Mr. Obama’s aides and some allies dispute the characterization that a present vote is tantamount to ducking an issue. They said Mr. Obama cast 4,000 votes in the Illinois Senate and used the present vote to protest bills that he believed had been drafted unconstitutionally or as part of a broader legislative strategy. (…) An examination of Illinois records shows at least 36 times when Mr. Obama was either the only state senator to vote present or was part of a group of six or fewer to vote that way. In more than 50 votes, he seemed to be acting in concert with other Democrats as part of a strategy. (…) In other present votes, Mr. Obama, who also taught law at the University of Chicago while in the State Senate, said he had concerns about the constitutionality or effectiveness of some provisions. Among those, Mr. Obama did not vote yes or no on a bill that would allow certain victims of sexual crimes to petition judges to seal court records relating to their cases. He also voted present on a bill to impose stricter standards for evidence a judge is permitted to consider in imposing a criminal sentence. On the sex crime bill, Mr. Obama cast the lone present vote in a 58-to-0 vote. Mr. Obama’s campaign said he believed that the bill violated the First Amendment. The bill passed 112-0-0 in the House and 58-0-1 in the Senate. In 2000, Mr. Obama was one of two senators who voted present on a bill on whether facts not presented to a jury could later be the basis for increasing an offender’s sentence beyond the ordinary maximum. State Representative Jim Durkin, a Republican who was a co-sponsor of the bill, said it was intended to bring state law in line with a United States Supreme Court decision that nullified a practice of introducing new evidence to a judge in the sentencing phase of the trial, after a jury conviction on other charges. The bill sailed through both chambers. Out of 174 votes cast in the House and Senate, two were against and two were present, including Mr. Obama’s. “I don’t understand why you would oppose it,” Mr. Durkin said. “But I am more confused by a present vote.” Mr. Obama’s campaign said he voted present to register his dissatisfaction with how the bill was put together. He believed, the campaign said, that the bill was rushed to the floor and that lawmakers were deprived of time to consider it. Mr. Obama was also the sole present vote on a bill that easily passed the Senate that would require teaching respect for others in schools. NYT
Bizarrement, je pense qu’Obama joue la montre et espère que les manifestants seront écrasés avant que la honte d’avoir fermé les yeux – parfois par son silence et parfois par ses banalités d’équivalence morale – sur la brutale théocratie iranienne ne devienne trop lourde, même pour lui, à supporter. (…) Personne ne demande qu’on envoie la cavalerie ou l’aviation mais juste un certain encouragement moral pour ne pas inciter des gens à descendre dans la rue et puis les abandonner à leur sort au moment où ils ont le plus besoin de notre soutien (comme en Hongrie ou pour les Chiites à Bagdad en 1991), mais à la place accorder notre reconnaissance à ceux qui d’eux-mêmes ont déjà pris cette décision dangereuse et méritent notre admiration en termes bien plus forts que ce que nous avons jusqu’ici vu de la Maison Blanche. (…) Cette crainte d’offenser des théocrates sanguinaires qui soutiennent le terrorisme est évidemment tout à fait ahurissante: un président de l’espoir et du changement se révèle faible et cynique à un moment critique où les pires racailles de la Corée du Nord au Venezuela nous observent attentivement et tentent d’évaluer nos capacités de réaction. Victor Davis Hanson
En une sorte d’ironie perverse, la menace la plus sérieuse que la République islamique ait jamais connue depuis sa création arrive au moment même où le premier président américain à accepter explicitement la légitimité du régime se trouve à la Maison Blanche. (…) S’il n’y a aucun coût à payer pour la violation des normes internationales consistant à écraser des manifestants de chair et de sang, pourquoi y en aurait-t-il pour le non-respect flagrant des contraintes de papier de l’Agence internationale de l’énergie atomique? Rich Lowry
Les Occidentaux devraient respecter pleinement la dignité de l’Iran et reconnaître son droit souverain à maîtriser la technologie nucléaire civile. (…) Il faut négocier. J’ai dit aux Iraniens que si on sortait de cette situation, un boulevard allait s’ouvrir entre l’Iran et la France et l’Europe. Jack Lang (sep. 2006)
C’est (…) une provocation à l’égard du peuple iranien tout entier. Jack Lang (juin 2009)
Le peuple a fait dérailler la machine de propagande du régime, mais cela est bien insuffisant car pour sauver les apparences, la France censure, Cannes se tait, les artistes la bouclent. (…) Les images ne manquent pas. On tue, on fracasse des crânes, on gaze depuis des hélicos. On hurle contre le régime et on ne dit rien en faveur de Moussavi mais la France médiatique se bouche les oreilles. Iran-Resist

Alors que nos médias comme nos politiques s’obstinent à nous appeler à soutenir, contre la milice Bassidj, l’un de ses premiers membres dirigeants …

Et pendant que le Pleurnicheur en chef continue, selon une longue habitude, à « voter présent » …

Millions d’anonymes descendus dans la rue, refus ostensible du vert islam, slogans pro Moussavi remplacés par le silence le plus éloquent ou les concerts de poubelles les plus assourdissants, appel à la grève générale illimitée à l’échelle nationale, reprise subversive du Allah Akbar cri de guerre des mollahs contre le Chah, rendez-vous de manifestations dans des lieux aux souvenirs explicitement clairs pour le régime (comme la Place évoquant la mort de plusieurs dirigeants du régime dans un important attentat en 1980), images filmées depuis des appartements ou des voitures puis et transmises à l’extérieur par des centaines de mains anonymes, cris de soutien, chaîne de solidarité qui traverse les classes …

Alors que le simulacre de révolution de velours habillée de vert initiée par le régime il y a maintenant neuf jours est en train de complètement lui échapper et de se retourner contre lui, le forçant à tomber le masque et à révéler, avec ses nervis qui visent uniquement la poitrine, la gorge, la nuque ou la tête, sa vraie nature meurtrière …

Et que nos médias comme nos représentants politiques n’ont de cesse de se boucher et nous boucher les oreilles …

Retour, avec nos amis d’Iran-Resist, sur ces images et ces cris qu’on tient tant à nous empêcher de voir ou d’entendre

Iran: 13 vidéos inédites d’une révolution censurée

Iran-Resist
22.06.2009

Les médias occidentaux ne cessent d’évoquer le nom de Moussavi comme étant le chef du mouvement qui a pris possession de la rue dans toutes les villes de l’Iran. Les mouvements politiques français appellent à soutenir Moussavi contre la milice Bassidj alors que Moussavi a été l’un des premiers membres dirigeants de cette milice. Cette focalisation sur Moussavi désole et excède les Iraniens : nous avons donc décidé de vous faire part des derniers témoignages venus d’Iran et aussi de diffuser toutes les vidéos disponibles pour montrer que personne dans les présentes manifestations ne scande plus le nom de Moussavi. Lisez, regardez, écoutez, imprimez et changez d’attitude car votre indifférence tue.

Aujourd’hui, le mouvement de protestation massive entre dans son septième jour. Il y a 9 jours, le samedi 13 juin, le régime a initié un simulacre de contestation habillée de vert pour imiter une révolution de velours et ainsi montrer l’image d’un système démocratique, mais l’opération lui a échappé quand dans un mouvement spontané près de 2 millions d’Iraniens sont descendus dans la rue sans porter de ruban vert et sans scander de slogan pro Moussavi. Cette foule silencieuse a déplu au régime car elle a lancé un double appel très subversif en fin de rassemblement pour le lendemain : une grève générale et illimitée à l’échelle nationale et un rendez-vous pour se réunir à nouveau à Téhéran sur une Place évoquant la mort de plusieurs dirigeants du régime dans un important attentat en 1980. Le régime a compris le message et dès la fin de cette manif donné un assaut qui fut sanglant.

Cet assaut a sans doute été la véritable erreur du régime. Dans la République, Platon affirme que « la foule est semblable à la mer, par eux-mêmes les flots son paisibles et inoffensifs, mais si quelque tempête s’abat sur eux, ils se montrent aux navigateurs aussi déréglés que les vents qui les soulèvent ». Mais à l’assaut s’est ajoutée l’absence de réaction chez Moussavi et autres supposés modérés du régime comme Khatami. Aujourd’hui, on voit peu de rubans verts dans les manifs et selon un correspondant intérieur, ceux qui en portent sont critiqués par les autres et invités à s’en défaire.

Les slogans que l’on entend reflètent cette rupture : Il n’y a plus de slogans pro Moussavi ! Cependant, on entend Allah Akbar qui fut le cri de guerre des mollahs contre le Chah. Si l’on en croit la presse du régime, les dirigeants n’aiment pas ce choix des manifestants ! Interrogé sur le sujet, un de nos amis résident en Iran a affirmé que ce choix contenait un message : « vous êtes arrivés avec ce cri, nous vous chasserons avec vos propres armes. »

On entend aussi des cris de « Mort à Khamenei », successeur historique de Khomeiny, mais le slogan le plus fédérateur est celui entendu la première fois pendant l’attaque d’une base de la milice après le premier assaut du lundi dernier : « n’ayons pas peur, nous sommes tous unis ».

D’ailleurs, selon les témoignages recueillis par nos soins et par d’autres activistes exilés, toutes les personnes interrogées font état d’une solidarité incroyable entre tous les Iraniens. Les images filmées sur les lieux de l’action sont souvent de basse qualité, faites par ceux qui manifestent, des gens peu aisés qui ont peu de moyens mais ces images ont été transmises vers l’extérieur par ceux plus aisés qui ont des connexions Internet de bonne qualité. Il y a aussi des images filmées depuis des appartements, des cris de soutien, une chaîne de solidarité qui traverse les classes. On le voit d’ailleurs sur les images.

Assez parlé, place à la vérité crue. Des images d’unité face à des hélicos chargés de gaz poivré et de miliciens très armés mais repoussés à mains nues par des gamins qui sont en plus assez élégants.

Cette vidéo qui date du dimanche est la plus populaire en ce moment : les Iraniens qui n’ont jamais célébré la fête de la musique ont instinctivement commencé hier une initiative incroyable : faire un bruit assourdissant en tapant avec des barres de fer sur des grandes poubelles pour manifester leur présence, faire peur aux miliciens d’en face qui ont sans doute aussi peur qu’eux sinon plus. C’est stomp à Téhéran.

Dans cette autre vidéo, les miliciens annoncent leur arrivée par des phares éblouissants pour créer un effet anxiogène, mais quand ils arrivent à 50 mètres de la foule, ils sont arrêtés, n’osant pas charger.

Ici, l’action se passe dans le quartier d’Amir-Abad de Téhéran. Le slogan est « Toop, Tank, bassidjis, digar assar nadaarad ! », les canons, les chars et la milice ne sont plus efficaces ! On le scande dans la rue et depuis les toits et l’on tape sur les poubelles.

Ce gaz est terrible, selon les témoignages, il serait aussi aspergé par des hélicos.

Les forces en présence sont égales. Dans le camp de l’opposition, chacun table sur un essoufflement de la milice car les habitants de Téhéran ont lancé un appel à tous les patriotes des petites villes voisines pour venir renforcer leurs rangs dans la capitale. Cela risque d’être difficile car les routes ont été bloquées autour de Téhéran. Conscient de la faiblesse numérique de la milice, le régime a aussi commencé à faire venir des renforts, comme on le voit sur ces images.

L’objectif du régime est d’occuper tout l’espace public, quand il manque de troupes anti-émeutes, il place des policiers en tenue ou en civil pour surveiller les allées et venues comme on le voit sur ces images filmées par le passager d’une auto.

Sur cette autre vidéo, où l’on n’entend toujours pas de slogan pro Moussavi, on assiste à la fin d’une attaque de la foule contre une 4×4 de la milice. La voiture a pris feu et explose provoquant des cris de joie des manifestants jusqu’à à l’arrivée des troupes de renforts appuyées par des hélicos qui pulvérisent des gaz toxiques sur les gens. Panique générale, les gens fuient mais sans rompre la solidarité que nous avons signalée. On voit qu’un voisin a laissé sa porte ouverte pour que les gens puissent se réfugier chez lui. Dans les dernières images, on voit un homme en chemise blanche muni d’un talkie-walkie marcher au milieu de la rue et en s’approchant d’un manifestant il sort sa matraque pour frapper. Fin de document.

Depuis quelques jours, les Iraniens manifestent, mais ont aussi commencé à repérer ces hommes en civil, comme en témoignent ces photos montrant les visages des chefs ou les codes vestimentaires de ces groupes autonomes de frappe.

Les hommes en civil ont carte blanche pour frapper ou tuer et ils visent uniquement la poitrine, la gorge, la nuque ou la tête. Vous remarquerez la différence avec les frappes molles des 2 premiers jours de la contestation quand il s’agissait d’une mise en scène pour simuler l’existence d’un espace de liberté démocratique en Iran. Maintenant on voit des scènes très dures de personnes victimes de nervis du régime.

Hier, nous avons publié la vidéo d’une fille ainsi abattue par l’un de ces tireurs autonomes. Selon les informations reçues, elle s’appelait Neda Agha-Soltan. Elle avait 27 ans et elle était étudiante en philo. Neda était venue marcher avec sa classe et son professeur, l’homme aux cheveux blancs que l’on voit à ses côtés essayant de la secourir.

Depuis sa publication par les opposants de l’intérieur, la vidéo a été diffusée partout dans sa totalité sauf en France, notamment parce qu’elle montre que Moussavi n’est pas solidaire avec la rue. Ni lui ni un autre soi-disant modéré du régime n’ont condamné ce meurtre de sang-froid. Ils sont tous occupés à parler de leur petite personne. On peut prétendre être un modéré ou un humaniste, mais on ne peut pas le simuler : il y a des réflexes de base qui ne sont pas présents chez les simulateurs. Cela est aussi valable pour Shirin Ebadi qui a été envoyée par le régime à Genève pour encourager les Occidentaux à prendre publiquement parti en faveur de Moussavi. Celle qui est censée dénoncer les violations des droits de l’homme en Iran a consacré ses efforts à Moussavi et non à ceux qui meurent sous les balles des snipers du régime. Interrogée sur le sujet, elle a suggéré qu’une aide financière soit versée aux familles des victimes. Précisons : il s’agit du « prix du sang » prévu par son cher islam ! C’est une approche indigne car elle écarte la question fondamentale des responsabilités qui devrait être au centre de ses préoccupations.

Cette entrée en scène du peuple bouscule le train-train des faux opposants : cela ne concerne pas uniquement le cas d’Ebadi ou Moussavi : depuis une semaine, on n’entend plus parler des fausses féministes iraniennes ou encore de ces cinéastes primés à Cannes ; aucun n’a cherché à transmettre des images au monde. Le peuple a fait dérailler la machine de propagande du régime, mais cela est bien insuffisant car pour sauver les apparences, la France censure, Cannes se tait, les artistes la bouclent. Normal, le régime finance bon nombre de grosses productions du cinéma français. Le pire est encore d’entendre dans la bouche de quelques-uns l’expression du « mais on ne sait pas ce qu’il se passe là-bas ». Cela devient très choquant quand ces propos sont tenus par des journalistes ou des politiciens français dont des parents ou des amis ont été peut-être déportés.

Les images sont là et les questions aussi, mais chacun tourne le regard. Personne ne va secouer les lobbyistes du régime que sont Satrapi et nos minables sportifs d’origine iranienne.

On préfère garder les bonnes relations avec des minables plutôt que de bousculer les contrevérités (sur les soi-disant modérés), contrevérités admises à force d’être répétées. Pour Neda, dont le prénom signifiait Appel, et aussi pour les autres qui vont mourir pour se libérer des mollahs, voici des images d’un autre manifestant tué également d’une balle dans la gorge.

Les images ne manquent pas. On tue, on fracasse des crânes, on gaze depuis des hélicos. On hurle contre le régime et on ne dit rien en faveur de Moussavi mais la France médiatique se bouche les oreilles. Pour désorienter les curieux, RTL a même eux l’idée d’inviter comme témoin un voyou du régime des mollahs qui a fondé un site nommé « Iranresist.org » (sans le trait d’union) qui est ouvertement pro-Ahamdinejad, anti-israélien et subtilement antisémite.

Trichez et résistez tant que vous voulez à la vérité, les Iraniens désormais solidaires avancent vers le but. Tout n’est pas noir : sur ces images, les manifestants évoquent la capture de 5 bassidjis à Téhéran !

Le Grand Peuple d’Iran comme le répète le Quai d’Orsay a également pris le contrôle du siège de la télévision iranienne de la ville de Tabriz, mais il n’y en a aucune image. Pour compenser voici deux photos de portraits de Khomeiny brûlés à Zanjan et les deux dernières vidéos des affrontements à Téhéran.

Voir aussi:

Voting Present on Iran
Victor Davis Hanson
Pajamas Media
June 21, 2009

Apparently the Obama administration is quietly watching the situation, serially voting present, and unwilling to say much until the final outcome is certain. Meanwhile, debate here centers around whether Bush’s past “Axis of Evil” approach to Iran’s theocracy, or Obama’s “We are sorry for what we did in the past” lamentation is the better course for dealing with a thug like Ahmadinejad. Some thoughts:

1. Conventional wisdom insisted that we had “empowered” Iran by removing Saddam and allowing the Shiites to gain democratic majorities in Iraq. It is at least as possible that we are destabilizing the autocracy in Iran by promoting Iraqi democracy that is no longer just a warning about civil chaos, but a positive view of a Shiite-majority democratic society unknown in Iran. The notion of two large contiguous oil producing democracies in the Middle East is unacceptable to the radical Islamists and most of the Sunni Arab dictatorships as well.

2. When one apologizes to a contemporary terrorist-sponsoring regime for events that occurred 60 years ago at the beginning of the Cold War, and does so without context of the past, then naturally one is self-censored, and will be reluctant to comment on contemporary events in Iran — relegated to a bystander watching the flow of events, predicating the response on who wins.

3. We are seeing in Washington that the multiculturalism impulse — one does not use Western paradigms to judge others — is far stronger than the supposedly classical liberal idea that human freedom is a universal concept that trumps culture. In other words, multicultural foreign policy is a sophisticated and politically-correct version of the old, far more intellectually honest realist notion that we let the bastards do what they want to their own people, and then deal with the thug that emerges in the real world of mutual self-interest.

4. For the probable majority of Iranians who voted against Ahmadinejad, the idea that the U.S. was reaching out to him, despite his subsidies to terrorist killers in Lebanon and Iraq, and his brutality at home, was not necessarily a sign of American good will. If the prior policy of disengagement with the Iranian theocracy, while appealing to the good will of the Iranian people was so flawed, why was it, then, that despite America’s bad global PR, the Iranian people remained far more pro-American than did the Arab Street, whose autocrats about four years ago we ceased pressuring to liberalize?

For at least a decade, liberal icons like Bill Clinton (”Iran today is, in a sense, the only country where progressive ideas enjoy a vast constituency. It is there that the ideas that I subscribe to are defended by a majority … (It is) the only one with elections, including the United States, including Israel, including you name it, where the liberals, or the progressives, have won two-thirds to 70 percent of the vote in six elections … There is no other country in the world I can say that about, certainly not my own.)”, Jimmy Carter and New York Times columnists have tried to make cute points that our worst enemy in the Middle East, Iran, was in fact the most democratic — ridiculing the notion of others that rigged plebiscites, pre-screened candidates, the absence of a truly secret ballot and free press, organized thuggery against dissidents, suppression of women’s rights, etc. were hardly democratic.

Iran, let us now confess, understood the America utopians very well, offering them both the thin veneer of “democracy” and at the same time the notion of revolutionary opposition to “imperialist” and “capitalist” America. When Clinton in 2005 said that nonsense at Davos he was simply playing to the international politically-correct Western bunch, the subtext was “hey, that awful Bush is running things now in the U.S., and it is a lot worse over here than it is in the Iran that he demonizes (cf. Clinton’s flourish: “…certainly not my own”). That Iran was killing soldiers in Iraq, sponsoring killers in Lebanon and the West Bank, trying to get a nuke to do worse to Israel did not mean all that much to Bill Clinton, at least if he could sound nuanced, neat, and contrarian among the international drones at Davos.

I’ll take axis of evil and evil empire any day to serial apologies to this creepy regime, and “certainly not my own” comparisons.

Voir également:

It’s Not Just ‘Ayes’ and ‘Nays’: Obama’s Votes in Illinois Echo
Raymond Hernandez and Christopher Drew

NYT

December 20, 2007

In 1999, Barack Obama was faced with a difficult vote in the Illinois legislature — to support a bill that would let some juveniles be tried as adults, a position that risked drawing fire from African-Americans, or to oppose it, possibly undermining his image as a tough-on-crime moderate.

In the end, Mr. Obama chose neither to vote for nor against the bill. He voted “present,” effectively sidestepping the issue, an option he invoked nearly 130 times as a state senator.

Sometimes the “present’ votes were in line with instructions from Democratic leaders or because he objected to provisions in bills that he might otherwise support. At other times, Mr. Obama voted present on questions that had overwhelming bipartisan support. In at least a few cases, the issue was politically sensitive.

The record has become an issue on the presidential campaign trail, as Senator Hillary Rodham Clinton of New York, his chief rival for the Democratic nomination, has seized on the present votes he cast on a series of anti-abortion bills to portray Mr. Obama as a “talker” rather than a “doer.”

Although a present vote is not unusual in Illinois, Mr. Obama’s use of it is being raised as he tries to distinguish himself as a leader who will take on the tough issues, even if it means telling people the “hard truths” they do not want to hear.

Mr. Obama’s aides and some allies dispute the characterization that a present vote is tantamount to ducking an issue. They said Mr. Obama cast 4,000 votes in the Illinois Senate and used the present vote to protest bills that he believed had been drafted unconstitutionally or as part of a broader legislative strategy.

“No politically motivated attacks in the 11th hour of a closely contested campaign can erase a record of leadership and courage,” said Bill Burton, Mr. Obama’s spokesman.

An examination of Illinois records shows at least 36 times when Mr. Obama was either the only state senator to vote present or was part of a group of six or fewer to vote that way.

In more than 50 votes, he seemed to be acting in concert with other Democrats as part of a strategy.

For a juvenile-justice bill, lobbyists and fellow lawmakers say, a political calculus could have been behind Mr. Obama’s present vote. On other measures like the anti-abortion bills, which Republicans proposed, Mr. Obama voted present to help more vulnerable Democrats under pressure to cast “no” votes.

In other cases, Mr. Obama’s present votes stood out among widespread support as he tried to use them to register legal and other objections to parts of the bills.

In Illinois, political experts say voting present is a relatively common way for lawmakers to express disapproval of a measure. It can at times help avoid running the risks of voting no, they add.

“If you are worried about your next election, the present vote gives you political cover,” said Kent D. Redfield, a professor of political studies at the University of Illinois at Springfield. “This is an option that does not exist in every state and reflects Illinois political culture.”

The vote on the juvenile-justice bill appears to be a case when Mr. Obama, who represented a racially mixed district on the South Side of Chicago, faced pressure. It also occurred about six months before he announced an ultimately unsuccessful campaign against a popular black congressman, Bobby L. Rush.

State Senator Christine Radogno, a Republican, was a co-sponsor of the bill to let children as young as 15 be prosecuted as adults if charged with committing a crime with a firearm on or near school grounds.

The measure passed both houses overwhelmingly. In explaining his present vote on the floor of the Senate, Mr. Obama said there was no proof that increasing penalties for young offenders reduced crime, though he acknowledged that the bill had fairly unanimous support.

“Voting present was a way to satisfy those two competing interests,” Ms. Radogno said in a telephone interview.

Thom Mannard, director of the Illinois Council Against Handgun Violence, said political calculation could have figured in that vote.

“If he voted a flat-out no,” Mr. Mannard said, “somebody down the road could say Obama took this vote and was soft on crime.”

Mr. Obama’s aides said he was more concerned about whether the bill would be effective rather than with its political consequences. They did not explain why he did not just vote no.

Lawmakers and other Illinois officials said the present vote was devised to enable lawmakers to recuse themselves from voting on bills that present personal conflicts. It can also be used in the routine day-to-day wrangling in the legislature.

In at least 45 instances, Mr. Obama voted with large numbers of fellow Democrats as part of the tactical skirmishing with Republicans over the budget.

Seven other times, he voted that way as part of a broad strategy devised by abortion rights advocates to counter anti-abortion bills.

Pam Sutherland, president of Illinois Planned Parenthood Council, said Mr. Obama was one of the senators with a strong stand for abortion rights whom the organization approached about using the strategy. Ms. Sutherland said the Republicans were trying to force Democrats from conservative districts to register politically controversial no votes.

Ms. Sutherland said Mr. Obama had initially resisted the strategy because he wanted to vote against the anti-abortion measures.

“He said, ‘I’m opposed to this,’” she recalled.

But the organization argued that a present vote would be difficult for Republicans to use in campaign literature against Democrats from moderate and conservative districts who favored abortion rights.

Lisa Madigan, the Illinois attorney general who was in the Illinois Senate with Mr. Obama from 1998 through 2002, said she and Mr. Obama voted present on the anti-abortion bills.

“It’s just plain wrong to imply that voting present reflected a lack of leadership,” Ms. Madigan said. “In fact, it was the exact opposite.”

In other present votes, Mr. Obama, who also taught law at the University of Chicago while in the State Senate, said he had concerns about the constitutionality or effectiveness of some provisions.

Among those, Mr. Obama did not vote yes or no on a bill that would allow certain victims of sexual crimes to petition judges to seal court records relating to their cases. He also voted present on a bill to impose stricter standards for evidence a judge is permitted to consider in imposing a criminal sentence.

On the sex crime bill, Mr. Obama cast the lone present vote in a 58-to-0 vote.

Mr. Obama’s campaign said he believed that the bill violated the First Amendment. The bill passed 112-0-0 in the House and 58-0-1 in the Senate.

In 2000, Mr. Obama was one of two senators who voted present on a bill on whether facts not presented to a jury could later be the basis for increasing an offender’s sentence beyond the ordinary maximum.

State Representative Jim Durkin, a Republican who was a co-sponsor of the bill, said it was intended to bring state law in line with a United States Supreme Court decision that nullified a practice of introducing new evidence to a judge in the sentencing phase of the trial, after a jury conviction on other charges.

The bill sailed through both chambers. Out of 174 votes cast in the House and Senate, two were against and two were present, including Mr. Obama’s.

“I don’t understand why you would oppose it,” Mr. Durkin said. “But I am more confused by a present vote.”

Mr. Obama’s campaign said he voted present to register his dissatisfaction with how the bill was put together. He believed, the campaign said, that the bill was rushed to the floor and that lawmakers were deprived of time to consider it.

Mr. Obama was also the sole present vote on a bill that easily passed the Senate that would require teaching respect for others in schools. He also voted present on a measure to prohibit sex-related shops from opening near schools or places of worship, which ultimately did not pass the Senate.

In both of those cases, his campaign said, he was trying to avoid mandates on local authorities.

Voir enfin:

Obama’s Legislative Record

Factcheck.org

September 25, 2008

Un commentaire pour Iran: On hurle contre le régime mais la France se bouche les oreilles (Will Obama ever stop voting present?)

  1. […] Bizarrement, je pense qu’Obama joue la montre et espère que les manifestants seront écrasés avant que la honte d’avoir fermé les yeux – parfois par son silence et parfois par ses banalités d’équivalence morale – sur la brutale théocratie iranienne ne devienne trop lourde, même pour lui, à supporter. (…) Personne ne demande qu’on envoie la cavalerie ou l’aviation mais juste un certain encouragement moral pour ne pas inciter des gens à descendre dans la rue et puis les abandonner à leur sort au moment où ils ont le plus besoin de notre soutien (comme en Hongrie ou pour les Chiites à Bagdad en 1991), mais à la place accorder notre reconnaissance à ceux qui d’eux-mêmes ont déjà pris cette décision dangereuse et méritent notre admiration en termes bien plus forts que ce que nous avons jusqu’ici vu de la Maison Blanche. (…) Cette crainte d’offenser des théocrates sanguinaires qui soutiennent le terrorisme est évidemment tout à fait ahurissante: un président de l’espoir et du changement se révèle faible et cynique à un moment critique où les pires racailles de la Corée du Nord au Venezuela nous observent attentivement et tentent d’évaluer nos capacités de réaction. Victor Davis Hanson […]

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