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Iran: Quel est cet endroit où on doit nous faire entendre du monde entier avec notre silence? (20 years on: What Tehran Tiananmen?)

Vendredi 19 juin 2009. Ce soir, on entend encore plus fort les cris d’Allah Akbar. Quel est cet endroit où toutes les portes sont fermées ? Quel est cet endroit où le peuple interpelle uniquement Dieu ? Quel est cet endroit où ce cri devient chaque nuit plus fort ? Tous les jours j’attends la nuit pour voir si les cris vont s’élever davantage ou pas. J’en frissonne. Je ne sais si Dieu en tremble aussi ou pas. Quel est cet endroit où nous sommes si opprimés, pris au piège. Quel est cet endroit où personne ne nous aide ? Quel est cet endroit où on doit nous faire entendre du monde entier avec notre silence ? (elle est très émue) Quel est cet endroit où le sang des jeunes coule dans les rues, mais d’autres font leurs prières au même endroit ? Ils se mettent sur ces tâches de sang pour prier ! Quel est cet endroit où ses habitants sont qualifiés de voyous ? Tu veux savoir : cet endroit est l’Iran, ta patrie et la mienne. Cet endroit est l’Iran. Enregistrement d’une Iranienne anonyme (19 juin 2009)
Le président américain Barack Obama appelle le gouvernement iranien à « mettre fin à la violence et aux injustices » dans le pays. Dépêche AFP
Avez-vous remarqué combien de fois il a invoqué le mot « justice » dans son intervention? C’est le mot qui aura les plus profondes résonances pour la résistance iranienne. Quel soulagement d’avoir quelqu’un d’un tel degré de retenue, de prudence et d’empathie – refusant de se laisser piéger par Khamenei ou les neoconset pourtant prenant position avec toute son éloquence, comme nous tous, pour la défense de la liberté et de la non violence. L’invocation de MLK était appropriée aussi. Andrew Sullivan (sur la réponse d’Obama)
Avec la prolifération des technologies de l’information et le phénomène du journalisme citoyen, il es devenu beaucoup plus difficile d’éteindre les lumières sur un pays. Dan Rather
L’Iran se rappellera-t-il ce moment dans deux décennies? L’Iran aura-t-il changé? En dépit de tous les changement qu’a connu la Chine, la répression demeure. Tiananmen n’a été commémoré ce mois-ci qu’en dehors des frontières chinoises. David Paul Kuhn

Au lendemain, 20 ans après un autre massacre censé ne plus jamais se reproduire et avec comme il y a 30 ans l’aide des terroristes stagiaires du régime (?), d’une nouvelle journée de sang dans les rues iraniennes …

Et, entre les bondieuseries du Pleurnicheur en chef et les platitudes des menteurs professionnels qui nous tiennent lieu de médias (« Aucune comparaison avec Tiananmen », nous assure Dan Rather), d’une rare lâcheté dans nos démocraties …

Où, après le triste spectacle d’un président américain jouant les durs contre la seule démocratie du Moyen-Orient et s’aplatissant devant la pire dictature …

On le voit à présent, dans son obsession à se démarquer de l’idéalisme de Bush fils, rejoindre la passivité de la realpolitik du père face à la répression chinoise il y a 20 ans …

Nos très chers amis d’Iran-Resist reviennent, photos à l’appui et contre la machine à mentir du régime et ses relais chez nous, sur la semaine où est finalement tombé après 30 ans de mensonge, le masque de l’effroyable oxymore de la République islamique …

Iran: La semaine en images n°70
Iran-Resist
21.06.2009

Quelle semaine ! Quelle semaine ! Le régime voulait simuler la démocratie totale en organisant une contestation contre la réélection d’Ahmadinejad, mais le peuple a profité de l’espace de permissivité pour prendre la rue. La semaine en images qui explore depuis plus d’un an la vision des photographes des médias officiels du régime sera à la hauteur de vos attentes. On voit la nette coupure entre la contestation autorisée et ce qui ne l’était pas. On voit aussi la déconfiture du régime en images et en vidéos.

Samedi 13 juin : la victoire d’Ahmadinejad | Tout a commencé dimanche dernier avec l’annonce de la victoire d’Ahmadinejad avec 62% de 85% de suffrages exprimés ce qui dans la comptabilité des mollahs donne (62×85) 53,2% de la totalité de la masse électorale iranienne. Dans la foulée, Téhéran a organisé une contestation démocratique des résultats et un show surmédiatisé du refus de cette contestation par le Guide suprême. Il s’agissait de pousser Obama à prendre le parti de Moussavi, ce qui aurait conféré à ce dernier une légitimité démocratique mondialement admise fort utile pour refuser par la suite tout dialogue et compromis avec Obama !

13 & 14 juin : la contestation officielle | Pendant deux jours, nous avons donc eu droit à plein de soi-disant images vidéos volées et postées sur Youtube, mais on y voyait des gens jouer la comédie. Ils restaient debout après des coups de matraques, se relevaient après avoir fait semblant de s’évanouir ou encore ils courraient mollement devant des miliciens se déplaçant à la même allure. France 24 a été ainsi dupée par l’un de ces observateurs en Iran, visiblement membre du service de la désinformation de la milice.

Lundi 15 juin : ça bascule | Mais après deux jours de comédie, le régime a voulu passer à la vitesse supérieure avec l’entrée en scène triomphale de Moussavi. Ce dernier a appelé à une grande manifestation qui devait être couverte par l’agence de presse MEHR qui est rattachée à l’institut pour la publicité de la république islamique. Ces photos n’ont pas été publiées car c’est à ce moment là que l’histoire a basculé : 1,5 à 2 millions d’Iraniens hostiles au régime sont descendus dans la rue sans porter la couleur verte de Moussavi et choisissant une marche silencieuse pour se démarquer clairement des 30,000 figurants (dont le régime dispose à Téhéran) qui vêtus de vert criaient « Moussavi, Moussavi ».

Si Moussavi était l’idole des 1,5 à 2 millions descendus dans la rue, il se serait précipité à leur rencontre pour un bain de foule géant, mais il a vite quitté les lieux et le régime a chargé la foule quand cette dernière à commencé à appeler à une grève générale et à un rassemblement sur la Place Haft-é tir (Place du 28 juin), qui fait référence à un attentat qui le 28 juin 1980 a failli mettre fin à la république islamique. Le régime a compris le message : il a donné la charge, tuant 23 personnes et faisant une cinquantaine de blessés. Ci-dessous un homme mortellement blessé et une vidéo de la foule qui demande vengeance et scande : « Bassidji sans honneur, tu es l’ennemi du peuple ! »

Moussavi n’a pas dénoncé ces crimes, sans s’excuser, il a même agi dans le sens contraire en appelant à la démobilisation, transformant ainsi le rassemblement sur la Place très symbolique de Haft-é tir en un rassemblement interdit par la loi et donc susceptible d’être réprimé le plus durement possible. Deux jours plus tard, il a même publiquement fait état de son approbation pour faire feu sur les manifestants sans autorisation.

Mardi 16 juin : la journée perdue | Cependant, la manifestation de la Place Haft-é tir a eu lieu, mais il n’en existe pas d’images car en ce second jour du dérapage, le régime a interdit aux journalistes étrangers de sortir. Il a alors organisé un contre rassemblement uniquement en faveur de Moussavi, une manif où les figurants ont oublié qu’il fallait être triste en mémoire des morts de la veille !

Téhéran transmis ces images à la presse étrangère et fait des photos comme l’exemplaire ci-dessous par l’agence MEHR pour la presse écrite. C’est ce que l’on voit chez des journalistes français proche du régime comme Delphine Minoui. Ci-dessous, la vidéo officielle du régime, 2 photos officielles et un aperçu de la journée !

Cependant ces photos heureuses de rassemblement joyeux en faveur de Moussavi sont les dernières réalisées par l’agence MEHR ou toutes autres des multiples agences de presse du régime. Dès le mercredi ; quand Téhéran a basculé dans les premiers affrontements très violents avec le régime, ses médias ont zappé la contestation pour fournir à la presse nationale et internationale des images d’un pays uni et serein.

C’est là que nous avons eu droit aux images très colorées du rassemblement pro-Ahmadinejad qui en raison du manque d’effectif a dû être maquillé à l’aide de Photoshop. Cette fois, l’honneur ne nous revient pas, c’est un site américain qui a découvert ce travail artistique.

Dans le tourment soulevé par les rassemblements et affrontements quotidiens à Téhéran et les autres villes du pays, le régime a focalisé ses efforts sur la grande prière de vendredi avec la participation du Guide lui-même. Les images sont colorées, joyeuses, épiques, mais la foule est maigre pour écouter le discours triomphal du n°1 officiel du régime, Ali Khamenei.

Les médias du monde entier ont évoqué ses propos et sa promesse de briser la contestation et ont un peu vite enterré le mouvement autonome de la contestation anti-régime. Il suffit de regarder les visages des premiers rangs composés des gros bonnets du régime pour comprendre que ça va mal.

Ces gens-là risquent le lynchage d’où ces mines déconfites et ces regards sans le vide.

La veille (jeudi), plus de 100,000 personnes avaient désobéi à Moussavi qui leur donnait rendez-vous dans les mosquées pour pleurer habillés en noir les 7 morts admis par le régime et non les 250 à travers tout le pays et les 320 blessés détenus en majeure partie prisonniers des Pasdaran. Au Lieu d’aller dans les mosquées pour pleurnicher, ils s’étaient réunis sur la place de l’Arsenal pour chanter l’hymne national interdit Khomeiny et pour brandir des écriteaux où ils se disaient « prêts à verser leur sang ».

Ce jour-là pour ne pas perdre la face, Moussavi s’était approché de la foule avant de la quitter sans aucun appel à poursuivre le mouvement comme l’avait fait à sa place le vrai chef de l’opposition, Reza Pahlavi. A la fin de ce rassemblent hautement symbolique évoquant le refus des larmes et l’acceptation du sacrifice pour la liberté, la foule s’était dispersée sans évoquer les consignes pour les jours avenirs. Les meneurs l’ont fait vers 6 heures du matin le lendemain en évoquant un rassemblement le vendredi encore sur la Place de l’Arsenal et samedi (hier) sur la place de la révolution !

Dépassé, Moussavi n’a pas pu s’incruster encore une fois et il s’est mis au vert ! Pour ne pas perdre le pied, le régime a fait avancer les autres modérés, Karroubi et Khatami, tous deux membres de l’Association du Clergé Combattant, qui se sont cyniquement appropriés le second rassemblement de ce samedi à 16 heures sur la place de la révolution. Mais nos deux combattants modérés, chouchous de l’Occident, ne sont pas venus au rendez-vous fixé en expliquant leur geste par le fait que le ministère de l’intérieur ne leur avait pas donné l’autorisation légale. Ils ont donc appelé leurs partisans « à rester chez eux sans se laisser abuser par des faux appels à manifester ».

Samedi 20 juin : Intifada sous les bravos (« Afarin ou Mashallah ») | Si l’on avait encore des doutes cela n’est plus permis : ces gens ne représentent personne car environ 3,000,000 de personnes ont désobéi au Guide, à Karroubi, Moussavi et Khatami pour descendre dans la rue malgré le fait que la veille le régime avait placé à chaque carrefour des troupes de bassidjis (ci-dessous) normalement basées en province par peur de manquer d’effectifs. Selon nos infos, les gendarmes et une partie des Pasdaran auraient refusé de tirer.

On parle aussi de 5000 Libanais du Hezbollah appelés en renforts. Malgré ces dispositifs lourds, les manifestants ont pu investir la place de la Révolution qui peut contenir plusieurs millions de personnes ainsi que les avenues avoisinantes. Tout le monde a pu voir les images de ce rassemblement sur la chaîne américaine VOA où néanmoins la direction coupait toutes paroles ou slogans hostiles à Moussavi ou un autre mollah. Une personne a su tromper la vigilance du très désagréable présentateur pour dire que « Karroubi et Moussavi n’étaient plus les bienvenus parmi eux, que s’ils venaient ils seraient exécutés sur place par les manifestants ».

Durant tout l’après-midi et la soirée, ces millions lâchés par les différents groupes du régime, les modérés, les fausses féministes, le BCU, sont entrés en collision frontale avec les troupes du régime. La situation étant très tendue le régime a d’abord donné l’ordre de faire usage de gaz lacrymogènes, de canons à eau bouillante, des matraques et des Tasers, mais très tôt des coups de feux ont été entendus. Pour aller au-devant de cette milice créée pour défendre l’Islam, depuis quelques jours, les manifestants crient « Allah Akbar » pour montrer que leur objectif n’est pas de détruire l’Islam, mais le régime.

C’est pourquoi on voit des scènes très confuses pour les Occidentaux où l’on entend ce slogan intercalé avec des « mort au dictateur », « mort à Khamenei » ou encore « mort à la république Islamique ». De la même manière tous les soirs, les gens montent sur les toits pour crier Allah Akbar afin de repérer des foyers de contestation dans le voisinage sans pour autant être hors la loi, Allah Akbar étant légal sous le régime des mollahs.

Au même moment que l’on criait ce slogan, une rumeur qui s’est avérée être une info à forte connotation symbolique s’est répandue partout : on avait explosé le mausolée de Khomeiny ! Même si la destruction n’est que partielle, symboliquement le régime est atteint ! C’est un réconfort pour ceux qui ont pris d’assaut ce géant aux pieds d’argile et qui ont déjà perdu dans la bataille de samedi au moins 5 amis.

Les images de ces morts arrivent au compte-gouttes. Mais l’ennemi ne désarme pas : dépassé par les événements, il a chargé ses lobbyistes de minimiser les faits ou relier la manif à Moussavi. Ainsi Pierre Celerier de l’AFP a fait comme le régime en évoquant « quelques milliers de manifestants » au lieu d’au moins 3,000,000 vus sur les images de VOA, et Delphine Minoui a publié un énième article à la gloire de la victoire de Moussavi avec une photo où l’on voit des bassidjis faire la prière dans ces rues où ils ont fait couler le sang des innocents. Delphine, il va falloir que tu achètes un par un tous les exemplaires du livre « Les Pintades de Téhéran » que tu as écrit où tu parles des bassidjis branchés, cools et mignons.

La seule réponse à cette indécence est cet enregistrement sur un fond de tirs de mitraillette fait vendredi soir par une Iranienne. « Vendredi 19 juin 2009. Ce soir, on entend encore plus fort les cris d’Allah Akbar. Quel est cet endroit où toutes les portes sont fermées ? Quel est cet endroit où le peuple interpelle uniquement Dieu ? Quel est cet endroit où ce cri devient chaque nuit plus fort ? Tous les jours j’attends la nuit pour voir si les cris vont s’élever davantage ou pas. J’en frissonne. Je ne sais si Dieu en tremble aussi ou pas. Quel est cet endroit où nous sommes si opprimés, pris au piège. Quel est cet endroit où personne ne nous aide ? Quel est cet endroit où on doit nous faire entendre du monde entier avec notre silence ? (elle est très émue) Quel est cet endroit où le sang des jeunes coule dans les rues, mais d’autres font leurs prières au même endroit ? Ils se mettent sur ces tâches de sang pour prier ! Quel est cet endroit où ses habitants sont qualifiés de voyous ? Tu veux savoir : cet endroit est l’Iran, ta patrie et la mienne. Cet endroit est l’Iran. »

Voir aussi:
Tehran, Tiananmen and Obama’s Bush I Realism
David Paul Kuhn
Real Clear Politics
June 16, 2009

Tehran is beginning to feel like Tiananmen.

The inspiring images of this Iranian green revolution, of the young striving for freedom, carries an eerie symmetry with Tiananmen Square. A brave student in a burka standing against armed police feels like that boy who stood against those tanks.

We are left to wonder, will Iran recall this moment in two decades? Will Iran have changed? For all the change in China, the repression remains. Tiananmen was recalled this month only beyond China’s borders.

Barack Obama came to Cairo on the 20th anniversary of the Tiananmen Square massacre. It was a speech to engage the Muslim world and implicit with compromise. Vital actors toward peace included some of the most repressive regimes in the world, from Saudi Arabia to Egypt. Obama spoke professorially of liberty but, as expected, did not risk relations with Cairo by evoking the struggle of prominent Egyptian dissident Ayman Nour.

As Tiananmen unfolded, like today, the political left and right came together. Both political bases stood with the students. Top foreign affairs men in Congress, from liberal Representative Stephen Solarz to conservative Senator Jesse Helms called for the White House to stop arms sales and high-technology transfers.

George H.W. Bush and Secretary of State James Baker urged caution. Bush said that he « deeply deplore[d] the decision to use force against peaceful demonstrators and the consequent loss of life. » But Baker added that the Chinese Government displayed  »a significant amount of restraint » over the last few weeks in dealing with protesters.

Bush feared hurting relations with China more than standing up for the right thing. Just as Obama now fears, the repressor is the same party Bush had to engage when the worst repression was over.

And so Obama holds back. He does not want to respond harshly to the same Iranian regime that he hopes to work with on its nuclear program and the Muslim-Israeli peace process. And also like Bush, Obama realizes how sensitive foreign capitals are to American interference.

« It’s not productive, given the history of U.S.-Iranian relations, to be seen as meddling–the U.S. president meddling in Iranian elections, » Obama told reporters today. « What I will repeat and what I said yesterday is that when I see violence directed at peaceful protesters, when I see peaceful dissent being suppressed, wherever that takes place, it is of concern to me and it is of concern to the American people. »

His Monday statement came after allies from Germany to France had already offered far stronger condemnation. Meanwhile, a state department spokesman on Monday sounded most like Baker in his restraint. He said Washington is « deeply troubled » but « I haven’t used that word, ‘condemn,' » because the United States had to « see how things unfold. »

Obama is a president who turned away from the son to seek the father. He has left the hawkish idealism of George W. Bush, often termed neo-conservatism, and turned toward the realism of H.W. Bush. On the campaign trail, Obama spoke admirably of the father often as he criticized the son.

So perhaps no one should be surprised that now, as I wrote on the day of Cairo, marriages of convenience again reign over U.S. foreign policy. The man elected to personify our better angels, would have to work with some bad men to get his job done.

Now Democrats have the power to decide what to do about Iran. But realism is a cold dish to come from the party that claims the warmer heart. It places a state’s interest first and last.

In recent years, the American political left gravitated toward realism. Obama, like many on the left, drummed that Iraq did not attack the United States on September 11, 2001. It was a war of choice, not necessity. And so the inference was, foreign policy must be guided by necessity and not ideals.

Now Obama is acting the realist. W’s « freedom agenda » is far away in that corridor of misapplied policy and misspent power. Liberals now have to deal with the contradictions of power. Is their ideal president more realist than idealist? Is Wilsonism dead? If the answer is yes, what should Americans do about oppression abroad? After all, freedom is the unifying value of liberalism. You can’t talk down most tyrants. And confronting Iran will only undercut talks. And its talks the left has long sought.

Yet Obama may have to risk talks to take some stand. H.W. Bush felt compelled, only days after hesitating, to impose sanctions targeted at the Chinese military and take humanitarian measures. But he would only go so far. « I don’t want to see a total break in this relationship, and I will not encourage a total break in the relationship, » Bush then said.

A week later, Bush was forced to go further. The president publicly criticized China’s senior leader. But at the same time, Baker was participating in backroom diplomacy with Beijing to avoid confrontation.

It may be that in Bush’s approach to Tiananmen is Obama’s roadmap on Tehran.

David Paul Kuhn is the Chief Political Correspondent for RealClearPolitics and the author of The Neglected Voter. He can be reached at david@realclearpolitics.com

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