Dhimmi du siècle: Ce qu’Obama n’a pas dit dans son prêche du Caire (What America’s first Muslim president didn’t say in his Cairo speech)

America we have a muslim presidentCelui que sauve une vie, sauve l’humanité, et celui qui prend une vie, c’est comme s’il tuait le monde entier.Talmud (Traité Sanhédrin 37)
Celui qui aura tué un homme sans que celui-ci ait commis un meurtre ou ait été l’auteur d’un brigandage dans le pays, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et celui qui aura rendu la vie à un homme sera regardé comme s’il avait fait don de la vie à toute l’humanité. Coran (5.32)
À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l’antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. (…) Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d’un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n’ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations – grandes et petites – qui accompagnent l’occupation. Il n’est pas permis d’en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. Barack Hussein (prêche du Caire, le 4 juin 2009)
Le discours de Barack Obama au Caire le 4 juin 2009, à l’adresse du monde musulman, est un moment important de la définition du nouveau cap de l’Amérique. Appel à surmonter les apriori, les stéréotypes qui sont autant d’armes à la disposition des extrémistes qui combattent non seulement les Etats-Unis mais aussi toutes les démocraties ou les forces qui aspirent à la démocratie ; appel à tourner la page de la confrontation pour lui substituer celle du «partage» du 21ème siècle. De ce point de vue, toutes les paroles attendues ont été prononcées; attendues en Europe, notamment, où l’on a le sentiment d’une remise en phase de la stratégie américaine avec celle dont l’Europe avait rêvé pour restaurer le lien entre les deux rives de l’Atlantique. Barack Obama, de fait, n’a rien laissé de côté : il a parlé principes, diplomatie ; lutte contre l’extrémisme et moyens de cette lutte (ce qui est licite et ce qui ne l’est pas), paix entre  Israël et Palestine, nucléaire iranien, droits de l’Homme, droits des femmes, liberté religieuse etc.. En tous points conforme à ses engagements de campagne. Car le président américain avait ces idées en tête depuis sa campagne : rarement, donc, un discours aura été autant préparé, mûri réfléchi et ciselé, pesé. Il signifie trois choses : un changement de cap diplomatique, vis-à-vis du monde arabo-musulman, théâtre de tous les affrontements récents ; une ambition, celle de restaurer l’image , détruite par son prédécesseur,  des Etats-Unis, donc rendre à son pays sa capacité d’influence ; un défi personnel , être à la hauteur de ses grands prédécesseurs  comme du symbole du rêve américain qu’il incarne à l’intérieur comme à l’extérieur. Le changement réside pour l’essentiel dans le retour, au sens propre, de la diplomatie, et de la recherche du consensus chaque fois que cela est possible. Y compris avec l’Iran dont il reconnaît que la politique est une menace pour la paix. C’est le contraire de la guerre préventive , mise en pratique par George Bush après avoir été théorisée par les néoconservateurs ; l’événement n’est plus créé par le déclenchement d’opérations militaires mais par un discours, par le verbe ; souvent d’ailleurs  avec les accents d’un prédicateur , en affirmant une croyance en l’homme quasi religieuse.(…) Redresser l’image de l’Amérique ? Tout avait été fait pour qu’un maximum de gens de toutes nationalités puissent suivre le discours en direct, sur Internet comme sur des télévisions ou encore des messages sms, le tout simultanément en treize langues ! Et l’on a eu droit à une longue séquence pédagogique et historique, avec sa part d’autocritique pour l’Amérique, essentiellement consacrée à tenter de convaincre un auditoire musulman : citations du « saint Coran » à l’appui. Il s’agissait de montrer que les cultures se rejoignent dans les valeurs des droits de l’Homme , et la référence à tout ce qui dans l’islam prêche la tolérance ; avec le rappel de tout ce que la civilisation moderne doit à la civilisation musulmane. (…) De ce moment historique naitront deux types de critiques . Les unes venues de la droite, façon Dick Cheney, sur le thème : voici venu le nouveau Jimmy Carter ! Le naïf de service, en quelque sorte. Par exemple: c’est bien beau de vouloir un « soft power », mais la réalité nous renvoie des questions « hard»!  Ou encore : que rapporte la «main tendue» à l’Iran ? Les autres critiques venues plutôt de la gauche nous diront que caractériser un « monde musulman » revient à s’inscrire dans une vision fausse de la réalité, l’envers de l’idéologie Bush, certes , mais peu apte à favoriser les forces démocratiques. Enfin, pour nous Français, citoyens d’une République laïque, les accents religieux de ce discours, la religiosité qui imprègne la politique américaine, sont de nature à nous gêner, à nous placer dans l’inconfort ou dans l’embarras. Convenons simplement à ce stade que ce discours de la main tendue, de la croyance en des idéaux élevés, que cette vision enfin équilibrée de la réalité était attendue. Et qu’il est donc le bienvenu. Oui, donc, au « soft » power, celui des idées. Jean-Marie Colombani
En s’adressant au « monde musulman » depuis le Caire,Obama apporte de la crédibilité aux Frères Musulmans, au Hamas, et au reste des partisans de l’Islamisme politique, qui, justement, veulent que l’on s’adresse aux populations arabes comme si elles étaient un même peuple, défini par la religion musulmane – en contradiction avec des nationalistes tels que Moubarak. Plutôt que de renforcer un allié loyal, le discours d’Obama sape son autorité sur son propre territoire, ce qui est une proposition où tout le monde est perdant. David Goldman (dit « Spengler »)

A l’image de cette citation du Talmud faussement attribuée au Coran (sa reprise coranique, que Bush comme Blair et nombre de journalistes avait eux aussi citée après le 11/9, étant sensiblement différente) …

Outre les grossières contrevérités sur le nombre de musulmans aux Etats-Unis ou le prétendu renversement américain du premier ministre iranien Mossadegh et la particulièrement inélégante impasse sur toute une série d’occasions où, du Koweit à la Bosnie et au Kosovo et de la Somalie à l’Irak et à l’Indonésie, ses prédécesseurs ont secouru des musulmans …

Et sans parler, comme le rappelle le chroniqueur d’Asia times David Goldman dit « Spengler », du total contresens d’un chef d’Etat laïc s’adressant « au monde musulman » dans un Etat policier notoire et par-dessus la tête de leurs propres gouvernants en termes purement religieux, faisant ainsi, des Mollahs aux Frères musulmans, le jeu des islamistes

Le premier président américain musulman n’a pu en effet s’empêcher, emporté par son obsession de se démarquer de son prédécesseur dans son prêche du Caire d’hier, de faire le parallèle entre la souffrance de ses coreligionnaires notamment palestiniens pour  laquelle il a une telle sensiblité, avec (excusez du peu !)… le génocide juif!

De même, il a décrit en long et en large les vexations de ceux-ci aux mains des autorités israéliennes, oubliant au passage non seulement les raisons pour lesquelles ces mesures ont dû être prises (à savoir les attaques terroristes de la part des seuls Palestiniens).

Mais aussi, comme le rappelle Eli E. Hertz et pour les mêmes raisons, le fait que les Israéliens doivent, pour les mêmes raisons et depuis plus de 60 ans entre les quelque huit guerres qui leur ont été imposées, les subir eux-mêmes dès qu’ils rentrent dans le moindre lieu public

President Obama, Please Reconsider…
Eli E. Hertz

Mr. President: On June 4, 2009 in a Keynote Address to the Muslim world delivered from Cairo you asserted that it is « undeniable that the Palestinian people – Muslims and Christians – have suffered in pursuit of a homeland. » You continued and claimed that « for more than sixty years they have endured the pain of dislocation » and « daily humiliations – large and small – that come with occupation. » You concluded by stating « let there be no doubt: The situation for the Palestinian people is intolerable. America will not turn our backs on the legitimate Palestinian aspiration for dignity, opportunity, and a state of their own. »Mr. President: 61 years ago the Arabs in Palestine were neither hapless targets nor innocent bystanders. The human tragedy of being uprooted notwithstanding, the first stage of Israel’s war of independence in 1948, was a fierce interethnic and anti-Zionist civil war in which the Arabs in Palestine were the aggressors and the initiators. Then came the all-out war and invasion of seven regular Arab armies whose participation the Arabs in Palestine engineered. There were 6,000 Israelis dead as a result of that 1948 war, in a total population of 600,000. One percent of the Jewish population was gone. In American terms, the equivalent is 3.0 million American civilians and soldiers killed over an 18-month period.

Mr. President: You speak about daily ‘humiliation’ of the Palestinian Arabs but ignore the real victims of Arab terrorism. In Israel, every Israeli is searched numerous times during the course of a day. Israelis are asked to open their bags and purses for inspection and in most cases are subjected to body searches with a metal detector every time they enter a bank or post office, pick up a bottle of milk at the supermarket, enter a mall or train station, or visit a hospital or medical clinic. Young Israeli men and women are physically frisked in search of suicide belts before they enter crowded nightclubs.

These ordinary daily humiliations extend to similar searches when Israelis go to weddings or bar mitzvahs. No one in the western world speaks of the humiliation that Jews in Israel are subjected to, having to write at the bottom of wedding invitations and other life cycle events, « The site will be secured [by armed guards] » – to ensure that relatives and friends will attend and share in their joyous occasion.

To date, no one protests the fact that, since the 1970s, Jewish schoolchildren in Israel are surrounded by perimeter fences, with armed guards at the schoolyard gates. Not one Arab village in Israel or the Territories has a perimeter fence around it. Guards are not required at Arab shops, cafes, restaurants, movie theaters, wedding halls or schools – either in Israel or in the Territories. Palestinian Arabs also do not need armed guards to accompany every school trip, youth movement hike or campout, as they are not targets of terrorism.

Israelis are told to disguise themselves when traveling abroad – not to speak Hebrew in public and not to wear garments that reveal their Jewish/Israeli origins. On the other hand, Arabs who frequent Jewish cities and towns in Israel wear their traditional Arab headgear without fear of being attacked or harassed.

In fact, Mr. President, the average Israeli is « humiliated and harassed » far more times a day than the average Palestinian Arab.

And as to the claim of occupation – the former president of the International Court of Justice, Professor, Judge Stephen M. Schwebel makes it clear:

« As between Israel, acting defensively in 1948 and 1967, on the one hand, and her Arab neighbors, acting aggressively, in 1948 and 1967, on the other, Israel has the better title in the territory of what was Palestine, including the whole of Jerusalem. »

Thank you for your attention.

Eli E. Hertz

Voir aussi:

Arab-Israeli Wars
The History Guy Website

This page shows conflicts between the Arab nations (as a group), and Israel. As a rule, a legal state of war has existed between Israel and her Arab enemies since the beginning of the first war in 1948. Egypt signed a peace treaty with Israel in 1979, and Jordan made peace in 1994. The Palestine Authority, headed by Yassir Arafat and his Al-Fatah faction of the Palestine Liberation Organization negotiated a semi-peace, which, from mid-2000 on, has been destroyed through the « Al-Aqsa » Intifada violence. Other Palestinian groups, most notably Hamas, have been at war with Israel continuously. Although Israel and most Arab nations are technically in a continuous state of war, unless otherwise noted, specific outbreaks of fighting are considered to be separate wars.

Israeli War of Independence/ « al-Nakba » (The Disaster) (1948-1949)–Upon independence, Israel was invaded by the armies of six Arab nations: Egypt, Syria, Transjordan (later Jordan), Lebanon, Iraq and Saudi Arabia. In addition, local Arab Palestinian forces also fought the Jewish Israelis.

Qibya Raid (October, 1951)—Israeli troops, led by Major Ariel Sharon (Israeli Prime Minister 2001-2006) destroyed dozens of buildings in the West Bank (Jordan) town of Qibya. Civilian deaths reached 69.

Egyptian Seizure of the Israeli ship Bat Galim (Summer, 1954)—Egypt seized the Israeli ship Bat Galim as it attempted to enter the Suez Canal. According to various international agreements, the Suez Canal is supposed to be accessible to ships of all nations. This provoked worsening tensions between Israel and Egypt.

Gaza Raid (Feb. 28, 1955)—Israeli forces conducted a raid, a response to repeated guerrilla attacks and the seizure of an Israeli ship by Egypt, resulted in the deaths of 51 Egyptian soldiers and 8 Israeli troops. This raid was the largest of its kind against Arab forces since the end of the First Arab-Israeli War in 1949.

The Sinai War (1956) [Also known as the Suez War]–The invasion and temporary conquest of Egypt’s Sinai Peninsula by Israel, while France and Great Britain seized the Suez Canal.

Palestinian-Israeli Conflict (1960-Present)–Israel faced guerrilla and terrorist warfare from several Palestinian armies, most of whom united under the Palestine Liberation Organization (PLO), led by Yassir Arafat. Current fighting involves Israel against more religiously militant groups such as Hamas and Islamic Jihad, as well as against Arafat’s Palestinian Authority. (This includes the Palestinian guerrilla warfare against Israel from the 1960’s, original Intifada (1988-1992) and the current « Al-Aqsa » Intifada (2000-Present), and the West Bank (2004) and Gaza Invasions (2006) by Israel and the Palestinian suicide and rocket attacks which prompted those invasions. (See below.)

First al-Fatah (PLO) Raid (Dec. 31, 1964)—Yassir Arafat’s al-Fatah faction of the Palestine Liberation Organization conducted its first raid into Israel from Lebanon.

Israeli-Syrian Border and Air Battle (Nov. 13, 1964)—Israel and Syria both claimed sovereignty over several Demilitarized Zones along their border. These Zones were set up as part of the cease-fire ending the First Arab-Israeli War. Israel attempted to farm the land in these Zones, while Syria developed a project to divert water from the Jordan River, which Israel shared with both Syria and Jordan. Syrian forces often fired on Israeli tractors attempting to farm the Zones, while Israel looked for ways to interrupt the Syrian diversion project. On Nov. 13, 1964, Syrian forces stationed on the top of the Golan Heights, a plateau overlooking Israeli territory in the Jordan River valley, fired on Israeli tractors. Israeli forces returned fire. Syrian artillery then targeted Israeli civilian villages. Israel responded with air attacks on Syrian forces. This battle resulted in 4 Israeli dead and 9 wounded. Syrian losses included two tanks and machines involved in the diversion project. One result of this clash was Syria’s accelerated acquisition of more and better Soviet-made fighter planes. (Oren, 2001).

West Bank Raids (May 1965)—After Palestinian guerrilla raids resulting in the deaths of 6 Israelis, the Israeli military conducted raids on the West Bank towns of Qalqilya, Shuna and Jenin.

1966—Israel reported 93 incidents along its borders.

West Bank Raid (April 30 1966)—Israeli forces destroyed over two dozen houses in the West Bank town of Rafat, killing 11 civilians. This attack was in response to Palestinian raids on Israel. Most of these attacks on Israel

West Bank Raids (1966)—Israeli forces raided the Hebron area of the West Bank. These raids resulted in 8 civilian deaths and firefights with the Jordanian Army.

Israeli-Syrian Border Battles (Summer, 1966)—Continued artillery and tank duels along the Golan Heights front led to :

Israeli-Syrian Air Battle (July 7, 1966)—Responding to the continued fighting along the border, Israeli planes attacked Syrian forces, resulting in the loss of one Syrian MiG fighter plane.

Israeli-Syrian Air/Sea Battle (Aug. 15, 1966)—After an Israeli patrol boat ran aground on the eastern shore of the Sea of Galilee (according to the 1949 cease-fire agreement, Israeli forces were not supposed to approach within 250 meters of the eastern shore, which was a Demilitarized Zone), Syrian planes attacked it. Israel responded, shooting down two MiG planes.

Samu Raid (West Bank) (November 13, 1966)—Following a land mine explosion which killed three Israeli policemen and wounded one, Israel decided to launch a large retaliatory raid (called Operation Shredder) into the West Bank, to strike at a Palestinian (al-Fatah) guerrilla base near Hebron. Designed to show Israeli military strength, the raiding force consisted of 10 tanks, forty half-tracks (a troop transportation vehicle) and around 400 soldiers. The force enjoyed air cover from Israeli war planes. This force destroyed a police station at the town of Rujm al-Madfa’ and then moved on to the town of Samu’. As the Israelis demolished houses in Samu’, a small Jordanian force approached and was ambushed by the Israelis. This battle resulted in 15 Jordanian dead and 54 wounded. The leader of the Israeli ambush was killed and 10 of his men wounded. Israeli planes chased off the Jordanian air force, shooting down a Jordanian fighter plane. This raid also resulted in 3 Arab civilian deaths and 96 wounded.

Besides the large numbers of casualties (on both sides) from what was supposed to be a relatively swift and easy raid, Israel suffered diplomatic setbacks. The United States was quite upset over this large attack on one of Washington’s few Arab friends (Jordan’s King Hussein) and at the lack of response to the Syrians, who were the true sponsors of most Palestinian attacks in Israel. Riots broke out in Jordan at the seemingly ineffectual response of the Jordanian military and its apparent inability to protect Palestinian civilians in the West Bank. The Samu raid inflamed Arab public opinion in the Middle East and turned out to be one of the factors leading up to the Six-Day War of 1967.

The Six-Day War (1967)–In a rapid pre-emptive attack, Israel crushed the military forces of Egypt, Jordan and Syria and seized large amounts of land from each. Iraq also participated in the fighting on the Arab side.

The War of Attrition (1968-1970)–The War of Attrition was a limited border war fought between Egypt and Israel in the aftermath of the Six-Day War. It was initiated by Egypt as a way to recapture the Sinai Peninsula after losing it to Israel in 1967. A cease-fire in 1970 ended the fighting, but left the borders unchanged.

The Yom Kippur (Ramadan) War (1973)–In a surprise attack launched on the Jewish Yom Kippur holiday (the dates also fell on the Muslim Ramadan holiday), Egypt and Syria attacked Israel. Despite aid from Iraq, the Arab forces failed to defeat Israel.

Israeli Invasion of Lebanon (1978)–Operation Litani was the official name of Israel’s 1978 invasion of Lebanon up to the Litani river. The invasion was a military success, as the Israeli military expelled the PLO from Southern Lebanon, where they had created a de facto state within a state. An international outcry over the invasion forced a partial Israeli retreat and the creation of a United Nations patrolled buffer zone between the Arab guerrillas and the Israeli military. See also The Israeli-Lebanon Conflict (1978-Present).

The Osirak Raid (1981)–An Israeli air attack on Iraq’s Osirak nuclear reactor.

The Israeli Invasion of Lebanon (1982-1984)–In response to repeated guerrilla attacks by the PLO, which were launched from South Lebanon, Israel invaded with the intent of destroying Arafat’s forces. Syria, which maintained a large army in Lebanon, fought Israel and suffered an embarrassing defeat. See The Israeli-Lebanon Conflict (1978-Present).

The Israeli Occupation of South Lebanon (1984-2000)–As they withdrew from most of Lebanon seized in the 1982 invasion, Israel held onto a large part of Southern Lebanon with the aid of the « South Lebanon Army (SLA), » a militia set up and supported by Israel. This occupation was opposed by the PLO and other Palestinian groups as an extension of their long-running conflict with Israel. Also, other militia armies (mostly Lebanese Muslim groups), such as Hezbollah (supported by Iran and Syria), stepped up attacks on the Israeli-occupied region as well as on settlements and military targets in northern Israel. In 2000, Israel withdrew from Lebanon and the SLA disbanded. See The Israeli-Lebanon Conflict (1978-Present).

The First Intifada (1987-1993)–Urban uprising against Israeli rule in the West Bank and Gaza. The Oslo Peace Accords end the Intifada and lead to the formation of the Palestinian Authority with PLO Chief Yasser Arafat as the official leader of the Palestininans.

The Second Persian Gulf War (1991)–While Israel took no offensive action in this war, Iraq did launch Scud missiles which struck Israel and almost caused Israel’s intervention in the Gulf War.

he « Al-Aqsa » Intifada–Urban guerrilla/commando war waged between Israel and various Palestinian groups, including Hamas. Between September, 2000 and, September, 2007: 4,453 Palestinians and 1,114 Israelis have been killed due to the escalating violence. (Source on casualties: http://seattletimes.nwsource.com/text/2003911771_intifada29.html)

Israeli Air Strike on Syria (October, 2003)– Israeli warplanes hit the Syrian village of Ain al-Saheb, near Damascus.

The Israeli-Hezbollah War (also known in Israel as « The Second Lebanon War (2006)–In response to repeated guerrilla attacks by the the Shiite Lebanese militia Hezbollah, Israel invaded southern Lebanon, set up a naval blockade, and launched a powerful bombing campaign in order to win the release of two captured Israeli soldiers. The Israeli-Lebanon Conflict (1978-Present).

Israeli Air Strike on Syria (Sept. 6, 2007)—Israeli warplanes overflew northern Syria, dropping ordnance on a (publicly) unknown target. According to both the New York Times and ABC News, the target was a nuclear facility being built with North Korean aid and assistance. See War and Conflict Journal’s article on this attack.

The Gaza War (2008)–War between the Palestinian Hamas rulers of the Gaza Strip and Israel. Began in December, 2008.

 Voir par ailleurs:

Le pouvoir des idées
Jean-Marie Colombani

Slate

04.06.2009

Le discours de Barack Obama au Caire le 4 juin 2009, à l’adresse du monde musulman, est un moment important de la définition du nouveau cap de l’Amérique. Appel à surmonter les apriori, les stéréotypes qui sont autant d’armes à la disposition des extrémistes qui combattent non seulement les Etats-Unis mais aussi toutes les démocraties ou les forces qui aspirent à la démocratie ; appel à tourner la page de la confrontation pour lui substituer celle du «partage» du 21ème siècle.

De ce point de vue, toutes les paroles attendues ont été prononcées; attendues en Europe, notamment, où l’on a le sentiment d’une remise en phase de la stratégie américaine avec celle dont l’Europe avait rêvé pour restaurer le lien entre les deux rives de l’Atlantique. Barack Obama, de fait, n’a rien laissé de côté : il a parlé principes, diplomatie ; lutte contre l’extrémisme et moyens de cette lutte (ce qui est licite et ce qui ne l’est pas), paix entre  Israël et Palestine, nucléaire iranien, droits de l’Homme, droits des femmes, liberté religieuse etc.. En tous points conforme à ses engagements de campagne.

Car le président américain avait ces idées en tête depuis sa campagne : rarement, donc, un discours aura été autant préparé, mûri réfléchi et ciselé, pesé. Il signifie trois choses : un changement de cap diplomatique, vis-à-vis du monde arabo-musulman, théâtre de tous les affrontements récents ; une ambition, celle de restaurer l’image , détruite par son prédécesseur,  des Etats-Unis, donc rendre à son pays sa capacité d’influence ; un défi personnel , être à la hauteur de ses grands prédécesseurs  comme du symbole du rêve américain qu’il incarne à l’intérieur comme à l’extérieur.

Le changement réside pour l’essentiel dans le retour, au sens propre, de la diplomatie, et de la recherche du consensus chaque fois que cela est possible. Y compris avec l’Iran dont il reconnaît que la politique est une menace pour la paix. C’est le contraire de la guerre préventive , mise en pratique par George Bush après avoir été théorisée par les néoconservateurs ; l’événement n’est plus créé par le déclenchement d’opérations militaires mais par un discours, par le verbe ; souvent d’ailleurs  avec les accents d’un prédicateur , en affirmant une croyance en l’homme quasi religieuse.

Avec un changement dans le changement : l’attitude à l’égard d’Israël . Il n’innove pourtant pas et revient en fait à la ligne de Bush père, incarnée par son secrétaire d’Etat d’alors, James Baker . Il s’agit d’obtenir, outre dans l’immédiat l’arrêt des « colonisations »,  l’application par les deux parties de l’objectif des deux Etats. Du discours de François Mitterrand devant la Knesset, à ceux aujourd’hui de Nicolas Sarkozy , c’est une ligne en tous points conforme à la notre. Avec l’usage des mots justes, des mots qui reflètent la réalité réelle , et non celle que le langage des chancelleries peut parfois masquer. Pour décrire la «souffrance» des Palestiniens , il évoque  «l’humiliation qui accompagne l’occupation»; pour stigmatiser  ceux qui haïssent Israël il déclare «haïssable» ceux qui nient l’Holocauste et fait le procès, dans l’Histoire, de l’usage de la violence, que les Palestiniens doivent, dit-il, «abandonner».
Où est la nouveauté ? Dans l’affirmation que la naissance d’un Etat palestinien n’est plus considérée comme un souhait, mais aussi comme étant conforme à l’intérêt national américain. Cela fait toute la différence.

A ceci près que , pour réussir, les obstacles résident aussi bien dans la déliquescence des pouvoirs palestiniens et dans leur lutte fratricide, que dans l’actuel centre de gravité du pouvoir israélien, hostile à tout mouvement . On verra donc si , à l’instar de James Baker en novembre 1991, Obama est prêt à braver une forte résistance à Tel-Aviv. En sachant  que les travaillistes comme le parti Kadima de Tzipi Livni devraient se reconnaître dans cette ligne. Quant au Hamas, invité une nouvelle fois à reconnaître Israël, son attitude peut aussi dépendre du sort du dossier iranien.

Ici , la fermeté prévaut , après l’appel  réitéré au dialogue : oui au nucléiare civil , non à une prolifération militaire dont il juge qu’elle pourrait entraïner la région dans une course aux armements mortelle .

Redresser l’image de l’Amérique ? Tout avait été fait pour qu’un maximum de gens de toutes nationalités puissent suivre le discours en direct, sur Internet comme sur des télévisions ou encore des messages sms, le tout simultanément en treize langues ! Et l’on a eu droit à une longue séquence pédagogique et historique, avec sa part d’autocritique pour l’Amérique, essentiellement consacrée à tenter de convaincre un auditoire musulman : citations du « saint Coran » à l’appui.

Il s’agissait de montrer que les cultures se rejoignent dans les valeurs des droits de l’Homme , et la référence à tout ce qui dans l’islam prêche la tolérance ; avec le rappel de tout ce que la civilisation moderne doit à la civilisation musulmane. Sans omettre d’en appeler aux droits des femmes, aux libertés – « la liberté est indivisible » – autant qu’au respect des libertés religieuses. Sans trop d’illusion immédiate : un discours, a-t-il prévenu, ne peut à lui seul  effacer des années de tensions et d’incompréhension. La route sera longue, mais elle est tracée.

Il ne reste donc de la célèbre et « simpliste », selon Hubert Védrine, distinction entre le camp du «bien» et celui du «mal», que la nécessité de la lutte contre le terrorisme , lequel porte un nom et un seul : al Qaida. Corollaire : les Etats-Unis laisseront « l’Irak aux Irakiens » , quitteront l’Afghanistan, lorsque al Qaida sera vaincu et appelle les pays musulmans à prendre leur part d’une lutte qui leur est si nécessaire.

Quant au défi personnel , il n’est pas le moindre : comment ne pas admirer cette revendication d’une identité d’un « chrétien » qui en appelle aux appartenances musulmanes de sa famille paternelle ; son éloge permanent des vertus des  «pères fondateurs». Et comme pour être plus encore en résonance avec ceux qui, avant lui, ont porté les mêmes idéaux, il  évoque la création d’un «corps de volontaires» du développement, la multiplication de centres scientifiques et culturels partout dans le monde africain et arabo-musulman , l’accueil plus large aux Etats-Unis de tous ceux qui voudront venir étudier, etc…

De ce moment historique naitront deux types de critiques . Les unes venues de la droite, façon Dick Cheney, sur le thème : voici venu le nouveau Jimmy Carter ! Le naïf de service, en quelque sorte. Par exemple: c’est bien beau de vouloir un « soft power », mais la réalité nous renvoie des questions « hard»!  Ou encore : que rapporte la «main tendue» à l’Iran ? Les autres critiques venues plutôt de la gauche nous diront que caractériser un « monde musulman » revient à s’inscrire dans une vision fausse de la réalité, l’envers de l’idéologie Bush, certes , mais peu apte à favoriser les forces démocratiques. Enfin, pour nous Français, citoyens d’une République laïque, les accents religieux de ce discours, la religiosité qui imprègne la politique américaine, sont de nature à nous gêner, à nous placer dans l’inconfort ou dans l’embarras.

Convenons simplement à ce stade que ce discours de la main tendue, de la croyance en des idéaux élevés, que cette vision enfin équilibrée de la réalité était attendue. Et qu’il est donc le bienvenu. Oui, donc, au « soft » power, celui des idées.

Un commentaire pour Dhimmi du siècle: Ce qu’Obama n’a pas dit dans son prêche du Caire (What America’s first Muslim president didn’t say in his Cairo speech)

  1. […] En s’adressant au « monde musulman » depuis le Caire, Obama apporte de la crédibilité aux Frères Musulmans, au Hamas, et au reste des partisans de l’Islamisme politique, qui, justement, veulent que l’on s’adresse aux populations arabes comme si elles étaient un même peuple, défini par la religion musulmane – en contradiction avec des nationalistes tels que Moubarak. Plutôt que de renforcer un allié loyal, le discours d’Obama sape son autorité sur son propre territoire, ce qui est une proposition où tout le monde est perdant. David Goldman […]

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