Génocide arménien/94e: Vers une nouvelle promesse non-tenue du président Obama ? (Let’s recognize the genocide – but just not this year)

Break the silence of 93 years!Il y a deux ans, j’ai critiqué la secrétaire d’état pour le renvoi de l’ambassadeur des États-Unis en Arménie John Evans, après qu’il a correctement employé le terme de  » genocide » pour décrire le massacre par la Turquie  de milliers d’Arméniens à partir de 1915. Je partageais avec la secrétaire d’Etat Rice ma conviction fermement tenue que le génocide arménien n’est pas une allégation, une opinion personnelle, ou un point de vue, mais un fait largement documenté et appuyé par un irréfutable faisceau de preuves historiques. Les faits sont indéniables. Une politique officielle qui contraint les diplomates à tordre les faits historiques n’est pas une politique viable. En tant que sénateur, je soutiens fortement le passage de la résolution du génocide arménien et en tant que président je reconnaitrai le génocide arménien. (…) L’Amérique mérite un dirigeant qui parle avec véracité du génocide arménien et qui condamne fermement tous les génocides. J’ai l’intention d’être ce président. Candidat Obama (janvier 2008)
Nous exprimerons notre appréciation profonde de la foi musulmane qui a tant fait au long des siècles pour améliorer le monde, y compris mon propre pays. Barack Hussein Obama (Ankara, avril 2009)
Le souvenir de ces événements renforce notre engagement à agir lorsque nous sommes confrontés au génocide et à travailler avec des partenaires à travers le monde pour éviter de telles atrocités à l’avenir. (…) cette sombre occasion nous fait réfléchir sur la mort de plus de 800.000 hommes, femmes et enfants tués simplement à cause de leur appartenance ethnique ou de leurs opinions politiques (…) si énorme, si effrayant qu’il risque de devenir une statistique. Barack Obama (Communiqué pour le 15e anniversaire du génocide rwandais, le 7 avril 2009)
Oublions l’Arménie, les Turcs devraient condamner le génocide américain des Indiens. Cem Ryan
Obama reconnaît le Génocide des Arméniens. Anakara organise d’immenses manifestations nationalistes qu’il déclare ne pas contrôler et fait valoir les risques de déstabilisation nationale ainsi que de basculement anti-occidental. Erdogan devient parrain du fils du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad ; lesquels inaugurent ensemble un musée du Génocide des Indiens d’Amérique et un centre de recherche nucléaire turco-iranien. Jean Stépanian

Vers une énième promesse non tenue du président Obama?

« Tragédie », « massacre de grande ampleur », « Grande Catastrophe », « événements reconnus comme un Génocide par les historiens » …?

En ce 94e jour-anniversaire du génocide arménien de 1915 perpétré par le gouvernement Jeune-Turc (l’équivalent largement du génocide rwandais dont le président américain rappelait récemment le souvenir) et toujours nié par l’actuelle Turquie …

Et après l’étape turque il y a trois semaines de la plus grande tournée d’auto- dénigrement de l’histoire américaine où le maitre de l’esquive de Chicago avait largement botté en touche, allant jusqu’à vanter, tout en évoquant un soi-disant génocide indien, les prétendus apports de l’islam à l’humanité …

Le monde, et notamment les Arméniens et leurs amis, se demandent quelle astuce le premier président multiculturel et munichois notoire va-t-il bien pouvoir trouver pour (comme ses prédecesseurs, il est vrai) revenir sur sa promesse électorale de parler explicitement du génocide arménien et prendre le risque, au moment où les Etats-Unis sont impliqués dans deux guerres simultanées dans la région, de s’aliéner un vital allié stratégique

Obama: 10 scénarios pour un 24 avril
Politique-Fiction
Jean Stépanian
France-Arménie
le 17 avril 2009Obama va-t-il reconnaître le génocide arménien ? Et pour quelles conséquences ?Jamais un Président américain n’a été aussi loin dans ses promesses sur la reconnaissance. Jamais il n’a exprimé autant d’intérêt envers la question arménienne. Jamais les Arméniens ne se sont autant mobilisés aux côtés d’un candidat lors de sa campagne électorale. Tout cela suffira-t-il à changer la position de la 1ère puissance du monde ? Quelles en seront les conséquences ? Passage en revu des meilleures comme des pires scénarios.2 questions, 10 possibilités. Faites votre choix.

1 – Obama recule, la Question arménienne est enterrée

24 avril 2009 : Obama se rabat sur les euphémismes traditionnels tels que « tragédie » ou « massacre de grande ampleur ». La consternation est telle que les institutions arméniennes, cherchant un responsable à l’échec, se lancent dans une guerre fratricide. Entraînée dans une série d’implosions et de scissions en cascade, déjà fragilisée, la diaspora cesse pour toujours d’être un acteur politique. L’Ararat disparaît des bouteilles de Cognac arménien sur décret gouvernemental, à l’instigation du nouvel axe Moscou-Ankara.

2 – Obama recule et la Question arménienne est redéfinie

Obama n’a pas un mot sur Génocide des Arméniens. Prenant acte de l’énormité de l’obstacle politique, les institutions arméniennes de diaspora décident d’ouvrir une nouvelle ère pour la question arménienne. Un grand débat international panarménien est organisé sur les objectifs et les stratégies de la Cause arménienne, en réactualisant sa définition, qu’ils élargissent à la Culture et au Djavakhk

3 – Obama esquive, les Arméniens persistent

Obama ménage la chèvre et le chou. Il n’emploie pas le mot ’Génocide’ mais ‘Medz Yerghern’ (‘Grande Catastrophe’), selon une stratégie pondue voici trois ans par les think tank américano-turcs. Les organisations arméniennes assurent officiellement que c’est un premier pas pour ne pas déprimer les troupes. Elle déclarent leur stratégie inchangée, sur l’air connu « tous les espoirs sont permis au premier faux pas qu’Ankara commettra en politique internationale ».

4 – Obama entérine une reconnaissance au rabais

Obama ménage la chèvre et le chou. Il parle d’événements « reconnus comme un Génocide par les historiens ». Sur les conseils d’un Etat-major autant préoccupé par la stabilité de l’Etat turc que par les velléités russes vers les mers chaudes, le Président rassure Ankara en déclarant « irréalistes » les demandes de réparations arméniennes. En contrepartie, le parlement turc vote un texte flou où sont formulés de vagues « regrets ». Bruxelles et Washington applaudissent. Ils déclarent le geste turc suffisant et enterrent la question arménienne.

5 – Obama reconnaît et la Turquie joue la rupture

Obama reconnaît le Génocide des Arméniens. Anakara organise d’immenses manifestations nationalistes qu’il déclare ne pas contrôler et fait valoir les risques de déstabilisation nationale ainsi que de basculement anti-occidental. Erdogan devient parrain du fils du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad ; lesquels inaugurent ensemble un musée du Génocide des Indiens d’Amérique et un centre de recherche nucléaire turco-iranien. Après avoir chuté dans les sondages suite à un scandale Monica Levinsky fort opportun, Obama est balayé aux élections de 2012. Son successeur – pas plus que les 17 suivants – n’évoquent plus la Question arménienne.

6 – Obama reconnaît et la Turquie noie le poisson

Obama reconnaît le Génocide des Arméniens. Le gouvernement Erdogan inaugure une rue ’Hrant Dink’ pour noyer le poisson ; les « progressistes » arméniens se constituent en parti politique et acceptent officiellement le « pardon » des « progressistes » turcs ; la question politique est enterrée définitivement au nom de la « fraternité » et de « la stabilité régionale ».

7 – Obama reconnaît et Ankara fait le dos rond

Obama reconnaît le Génocide des Arméniens. C’est la liesse chez tous les Arméniens du monde, avec le sentiment du devoir accompli. Pourtant, cela ne change rien et Ankara fait encore le dos rond pendant un siècle encore sur le thème ‘nous ne nous ne laisserons pas dicter notre politique par l’impérialisme occidental’, non sans succès en Turquie.

8 – Obama reconnaît et rencontre les Iraniens en Arménie

Obama reconnaît le Génocide des Arméniens lors d’une visite surprise à Dzidzernagapert. Toujours à Erevan, il rencontre le Président iranien au Poplavok sur invitation de son homologue arménien en peaufinant ensemble les détails du « Nouvel ordre mondial » et « multilatéral » proclamé début avril.

9 – Obama reconnaît et insuffle un élan en Turquie

Obama reconnaît le Génocide des Arméniens. Les « progressistes turcs » se sentent pousser des ailes et s’autorisent à parler explicitement de Génocide. Cinq ans plus tard, le premier candidat non-négationniste se présente aux élections présidentielles en Turquie.

10 – Obama reconnaît et Gül s’incline à Dzidzernagapert

Obama reconnaît le Génocide et Gül s’incline à Dzidzernagapert. La presse national-kémaliste leur découvre une grand-mère arménienne commune – la même que Fetiye Çetin – pour expliquer leur geste, avant de se résoudre finalement à une hypothèse plus crédible : il y a peut-être bien eu Génocide.

Voir aussi:

Obama sera-t-il le président que l’Amérique mérite?
Info Collectif VAN – http://www.collectifvan.org

Washington envisagerait de reporter la déclaration présidentielle visant à reconnaître officiellement le génocide arménien: le président américain Barack Obama reviendrait donc sur sa promesse électorale, officiellement pour ne pas entraver le processus de réchauffement entre la Turquie et l’Arménie, officieusement par crainte des dangers qu’une telle déclaration ferait courir aux troupes US, si l’aide de la Turquie en Irak venait à faire défaut. La Turquie et l’Arménie peuvent avoir les relations qu’il leur plait d’avoir : un génocide concerne les valeurs de l’humanité et sa reconnaissance n’a pas à être rattachée à des accords politiques, économiques, diplomatiques ou autres. Quant aux alliances stratégiques avec la Turquie, et particulièrement dans le cadre de la guerre en Irak, elles existaient déjà pendant la campagne électorale américaine. Elles n’avaient pourtant pas empêché Barack Obama de déclarer : « Le génocide arménien n’est pas une allégation, une opinion personnelle, ou un point de vue, mais un fait largement documenté et appuyé par un nombre important de preuves historiques. (…) L’Amérique mérite un dirigeant qui parle avec véracité du génocide arménien et qui condamne fermement tous les génocides. J’ai l’intention d’être ce président. ». Visiblement, « avoir l’intention » ne suffit pas… Le Collectif Van vous propose la traduction d’extraits de l’article du Los Angeles Times, publié le 17 mars 2009.

Obama hésite sur l’engagement à reconnaître le génocide arménien

L’administration envisage de reporter une déclaration présidentielle sur le génocide arménien, du fait des problèmes qu’elle ferait risquer à l’aide de la Turquie au Moyen-Orient.
Paul Richter
LA Times
17 Mars 2009

Extraits

En direct de Washington – L’administration Obama hésite sur une déclaration présidentielle promise, reconnaissant que les Arméniens ont été victimes d’un génocide au début du 20ème siècle, car elle craint de s’aliéner la Turquie au moment où les dirigeants américains ont besoin de son aide.

Le président Obama et d’autres hauts représentants de l’administration ont promis pendant la campagne présidentielle de qualifier officiellement de génocide les massacres d’Arméniens perpétrés par les Turcs ottomans en 1915. (…)

Cependant l’administration a également sollicité l’aide d’Ankara sur l’Afghanistan, l’Irak, l’Iran, et d’autres questions de sécurité comprenant les avertissements turcs faisant état qu’une déclaration officielle américaine menacerait l’assistance de la Turquie.

Les représentants de l’administration envisagent de reporter une déclaration présidentielle, en citant le progrès vers un dégel des relations entre la Turquie et le pays voisin, l’Arménie. Les nouveaux signes de réchauffement – comme les discussions pour la réouverture de la frontière – renforceraient les arguments que la déclaration américaine pourrait menacer le progrès.

« Pour le moment, notre préoccupation est de savoir comment avancer pour que les États-Unis puissent aider l’Arménie et la Turquie à collaborer pour arriver à une réconciliation avec le passé »,- a dit Michael Hammer, un porte-parole du Conseil de la Sécurité nationale. Il a dit que l’administration était « encouragée » par l’amélioration des relations et pensait qu’il était « important que les deux pays entament un dialogue ouvert et honnête à propos du passé. »

(…)

Pour Obama, la controverse arrive à un moment particulièrement sensible. Il se rend en Turquie le 5 avril et ses positions sur la question attireront l’attention mondiale. En attendant, les Arméno-américains insistent sur une déclaration de la Maison Blanche le 24 avril, journée annuelle du souvenir. Des partisans du Congrès projetent également de représenter bientôt la résolution sur le génocide.

La visite d’Obama en Turquie est devenue risquée pour l’administration, a dit Mark Parris, un ancien ambassadeur américain en Turquie. « Faire plonger le président là-bas, fait vraiment monter les enchères, » a dit Parris, actuellement coprésident du programme sur la Turquie de l’Institut Brookings. « Maintenant, ça ne peut pas être passé sous silence…. Cela nuirait à sa crédibilité ».

(…)

Les représentants du Congrès qui soutiennent la résolution sur le génocide ont exprimé leur frustration pour cette dernière résistance.

« L’argument que certains présentent maintenant est seulement l’ultime incarnation de l’ancien refrain usé : ‘que nous devrions reconnaître le génocide – mais juste pas cette année’, » a dit le Républicain Adam B. Schiff (D-Burbank), un des sponsors de la résolution.

Un autre avocat, le Républicain Brad Sherman (D-Sherman Oaks) a dit que quoique la force des avertissements de la Turquie soit en baisse, les Turcs sont restés influents auprès des Congressistes qui croient que l’arrêt de l’aide d’Ankara pourrait nuire aux troupes américaines. Sherman a désigné cela comme étant « leur dernière carte à abattre. »

(…)

« Les Turcs comprennent très bien que le danger de la résolution (du génocide) ne s’éloigne pas, » a dit Bulent Aliriza, directeur du Projet de la Turquie au Centre pour les Études Stratégiques et Internationales.

Traduction Collectif VAN – 20 mars 2009 – 14:45 – http://www.collectifvan.org

Obama wavers on pledge to declare Armenian genocide
The administration is considering postponing a presidential statement amid worries that it would risk Turkey’s help in the Mideast.
Paul Richter
The Los Angeles Times
March 17, 2009

Reporting from Washington — The Obama administration is hesitating on a promised presidential declaration that Armenians were the victims of genocide in the early 20th century, fearful of alienating Turkey when U.S. officials badly want its help.

President Obama and other top administration officials pledged during the presidential campaign to officially designate the 1915 killings of Armenians by the Ottoman Turks as genocide. Many Armenian Americans, who are descendants of the victims and survivors, have long sought such a declaration.

But the administration also has been soliciting Ankara’s help on Afghanistan, Iraq, Iran and other security issues amid Turkish warnings that an official U.S. statement would imperil Turkey’s assistance.

Administration officials are considering postponing a presidential statement, citing progress toward a thaw in relations between Turkey and neighboring Armenia. Further signs of warming — such as talk of reopening border crossings — would strengthen arguments that a U.S. statement could imperil the progress.

« At this moment, our focus is on how, moving forward, the United States can help Armenia and Turkey work together to come to terms with the past, » said Michael Hammer, a spokesman for the National Security Council. He said the administration was « encouraged » by improvements in relations and believed it was « important that the countries have an open and honest dialogue about the past. »

Armenian Americans and their supporters, however, say policies that avoid offending Turkey merely advance Ankara’s denial of brutal periods in its history.

An estimated 1.5 million Armenians were victims of planned killings by the Ottoman Turks as the empire was dissolving during World War I, an episode historians have concluded was a genocide. But Turkey and some of its supporters contend that the deaths resulted from civil war and unrest and that their numbers were exaggerated.

American presidents have long sought to avoid calling the killings a genocide, fearing repercussions from a NATO ally that is acutely sensitive to the charge. In 2007, the Bush administration argued for a delay in a congressional genocide resolution, saying that Turkish assistance was needed for the safety of U.S. troops in Iraq.

For Obama, the controversy comes at an especially sensitive time. He is visiting Turkey on April 5, and his views on the issue will command worldwide attention. Armenian Americans, meanwhile, have been pushing for a White House declaration on April 24, the annual remembrance day. Congressional supporters are also planning to reintroduce the genocide resolution soon.

Obama’s visit to Turkey has become risky for the administration, said Mark Parris, a former U.S. ambassador to Turkey. « Plopping the president down over there really does raise the stakes, » said Parris, now co-director of the Brookings Institution’s program on Turkey. « Now it can’t be overlooked. . . . It could carry costs to his credibility. »

Obama declared repeatedly during his campaign that the killings were genocide. Vice President Joe Biden and Secretary of State Hillary Rodham Clinton are on record with similar positions.

But the Obama administration would like to use Turkey as part of the military supply line for Afghanistan. It also would like more help regarding Iraq, Iran’s nuclear program, Russia and Mideast peace.

Relations between Turkey and Armenia began warming noticeably in September, when Turkish President Abdullah Gul became the first Turkish leader to visit Armenia. The countries are considering opening borders and embassies, initiating economic cooperation and establishing a historical commission.

But Parris said further openings to Armenia would carry domestic risks for Turkish leaders, who could be reluctant to do so if they thought Obama would declare a genocide on April 24.

Congressional supporters of the genocide resolution expressed frustration about the latest resistance.

« The argument that some are making now is only the latest incarnation of the same old tired refrain: that we should recognize the genocide — just not this year, » said Rep. Adam B. Schiff (D-Burbank), one of the sponsors of the resolution.

Another advocate, Rep. Brad Sherman (D-Sherman Oaks), said that though the strength of Turkey’s cautions was declining, Turks remained influential with lawmakers who believed a halt in Ankara’s aid could hurt U.S. troops. Sherman called it « their ugly ace in the hole. »

Aram Hamparian, executive director of the Armenian National Committee of America, remained optimistic. Obama « is a man of his word and has been crystal clear on the issue, » he said.

But Turks remain uneasy. Ali Babacan, the Turkish foreign minister, warned in a TV interview last week that Obama’s visit didn’t preclude a genocide declaration.

« The Turks fully understand that the danger of the [genocide] resolution is not going away, » said Bulent Aliriza, director of the Turkey Project at the Center for Strategic and International Studies.

Voir enfin:FORGET ARMENIA, TURKS SHOULD CONDEMN AMERICAN INDIAN GENOCIDE

Cem Ryan, Ph.D.
Turkish forum
Istanbul
21 December 2008Massacre, Wounded Knee, South Dakota, December 1890
Turkey is today beset on all sides by the shock doctrine strategy of the west, and from within by its US-backed marionette government. Now the Armenian Genocide issue has once again bubbled to the surface. Apologize! Apologize! yell the so-called Turkish liberals, egos stroked and, no doubt, palms greased by their western puppeteers. It’s the same old drama with the same stodgy cast burbling the same trite lines. As usual, the Turkish government does nothing, thus contributing to the confusion, apathy, and fear that stalk the land. But that’s the whole idea isn’t it?Turkish people! Instead of handwringing and moaning, ACT! Turkish people, you heirs of the Atatürk Revolution, Mustafa Kemal Atatürk gave you the right (and responsibility) to save your country. (http://yunus.hacettepe.edu.tr/~sadi/dizeler/hitabe2.html ) Fight the rush-to-judgment efforts of the Armenian Genocide lobby. Every “Turkish child of future generations” should demand that their parliament immediately enact a resolution that condemns the American Indian Genocide. Turkish people…ACT! Defend your country against the dark powers that Mustafa Kemal Atatürk foresaw over eighty years ago. The facts of the catastrophe done to the American Indians are in plain sight and beyond dispute. Spain, Portugal, England, and, most importantly, the United States of America should stand condemned in the eyes of the world for the crimes committed against the aboriginal population in the Americas.More than 200 million Indians lost their lives on the combined North, Central, and South American continents after Columbus landed in 1492. The Indians in South and Central America were mostly enslaved to extract precious metals. The Indians in North America were displaced, starved, and slaughtered to make way for the enormous flow of European immigrants. Vast numbers died from European diseases, perhaps the first weapon of mass destruction, in this case, biological warfare. Surely Turkey has the right to defend itself from the Western claims of genocide, given the historically bloody hand of the West.

From approximately 15-18 million North American Indians present in the days of Columbus, only 190,000 were left in the territorial United States in 1890. The destruction of the Southern Indians (the Cherokee, Choctaw, Chickasaw, and Creek tribes) resulted in the seizure and clearance of their enormously fertile forest lands (the Southern black belt) in order to expand both slavery and cotton production in Arkansas, Alabama, and Mississippi. In this manner, the red and black races were displaced, enslaved, and murdered in order for white America to prosper. The proof of this assertion is fully documented and unassailable.

On the other hand, Turkey has welcomed the persecuted minorities of many nations. The same year that the destruction of the American Indians began, 1492, Turkey’s Sultan Bayezit II accepted with kindness and consideration the Jews expelled from Spain and Portugal. Similar compassion was rendered to Jews centuries later who fled Hitler’s genocide. Surely Turkey has the right, the responsibility, and moral authority to counter the orchestrated, poorly documented, rush-to-judgment of the Armenian Lobby and its collaborators, both western and Turkish.

The horrific destruction of the sophisticated Native American cultural system was encouraged by the government of the United States, particularly under the administration of that so-called champion of so-called democracy, Andrew Jackson. By 1890, the American Indians were finished. Their numbers had been reduced by 98 percent over the 400 years since Columbus landed. By 1890 the United States government had seized 98 percent of their land. No greater genocide or land grab has existed in the history of the world. Surely Turkey has the right to challenge the unproven claim of so-called genocide by affirming through parliamentary resolution the well-documented genocide of an entire race of people by an act of policy by the government of the United States of America.

It is high time that Turkey takes the offensive on the matter of genocide. In this day of widespread destruction, it is high time to remind America, Americans, and their government, that they are up to their ancestral elbows in the blood of the American Indians. The Turkish government must condemn the American Indian Genocide, or itself be condemned. And if you, the Turkish people, think that makes you a traitor, then read again Nazım Hikmet’s magnificent poem, Vatan Haini (“Traitor”) below, along with Atatürk’s statement of your “primary duty.”

Un commentaire pour Génocide arménien/94e: Vers une nouvelle promesse non-tenue du président Obama ? (Let’s recognize the genocide – but just not this year)

  1. sacs dit :

    L’association internationale des historiens spécialisés dans l’étude des génocides adresse une lettre ouverte au premier ministre Turc en 2005 où l’on peut lire :

    « Nier la réalité factuelle et morale du génocide arménien relève non pas de l’étude historique mais d’une propagande destinée à affranchir les coupables de leurs responsabilités, en accusant les victimes, et en effaçant la signification morale de leurs crimes.

    J'aime

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