Société: Le syndrome de Stockholm a encore frappé (Stockholm syndrome epidemic sweeps the globe)

Stockholm syndrome coming soon
Les voleurs nous protègent contre la police. Otages du Crédit Suédois de Stockholm (le 23 août 1973)
Il y a eu un grave amalgame entre la réalité de cette scène et sa représentation. F.G. (noctilien parisien après son agression)
Personne n’utilisera ni les armes, ni les chars. Robert Pszczel (porte-parole de l’OTAN)
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Matthieu 10 : 34-36
Jésus nous demande-t-il vraiment de ramper aux pieds du premier venu, de quémander les gifles que personne ne songe à nous donner, et de nous porter volontaires pour satisfaire les caprices des puissants? René Girard
Le monde moderne est plein d’idées chrétiennes devenues folles. G. K. Chesterton
Appelons cela le syndrome du Noctilien (en référence à ce bus de nuit parisien dans lequel un jeune passager a été roué de coups, dernièrement) : il consiste à nier la gravité de certaines évidences, en détournant l’attention, si possible, sur la source du désordre. En l’espèce, pour cet étudiant qui n’a pas voulu voir une agression raciste dans ce qui lui est arrivé, les coupables sont celui qui a diffusé la vidéo de son passage à tabac et ceux qui l’ont commentée. Le politiquement correct raisonne de cette manière. Ivan Rioufol

Enième confirmation du fameux aphorisme de Chesterton que cette nouvelle variante du syndrome de Stockholm évoquée cette semaine dans Le Figaro par Ivan Rioufol sous le nom de « syndrome du Noctilien »?

A l’heure où, sous les protestations de la patrie de Lénine et après la mise à sac d’un quartier entier de Strasbourg par nos chères têtes blondes, l’OTAN s’apprête à jouer, dans une Géorgie occupée depuis un an par les forces de Poutine, à « la guerre sans armes ni matériel de guerre »

Où, entre l’Europe et l’Amérique centrale, le nouveau chef du Monde libre termine une triomphale et totalement inédite tournée mondiale d’auto-dénigration de son pays, allant jusqu’à célébrer une religion et civilisation qui a donné au monde le génocide turc et à son propre pays les attentats du 11/9

le Machin lui-même fait le choix, lui aussi totalement inouï, d’un président rayeur de carte pour le discours d’ouverture (le jour-anniversaire de la Shoah et de la naissance d’Hitler) d’une conférence sur le racisme dans le monde …

Où les représentants de la France et de la Grande-Bretagne attendent les paroles qui fâchent (le bon monsieur n’a certes plus parlé rayage de carte d’un autre Etat-membre et a même envisagé « le prétexte de la souffrance » du peuple en question) pour manifester leur désaccord …

Où le Vatican, avec 200 autres courageux, maintient vaillamment son représentant jusqu’à la fin d’un discours qui attribue tous les malheurs du monde à un seul pays et à l’Occident qui le soutient …

Où en France pendant qu’avec leur bénédiction tacite les syndicalistes séquestrent leurs patrons et mettent à sac leurs locaux, les socialistes blâment, comme le rapportait Le Figaro hier, la « dérive sécuritaire » du président (« ce qui revient à dire qu’il en fait trop »), tout en dénonçant « l’échec » de l’ancien ministre de l’Intérieur (« ce qui revient à dire qu’il n’en a pas fait assez »), laissant au seul FN le courage d’en parler ….

Retour, en ces temps donc du « soft-power et de la culture du compromis », sur l’entretien du fameux Noctilien, ce jeune passager des bus de nuit parisiens qui, après celle de Daily motion, a fait récemment la une des journaux pour avoir courageusement refusé de voir une agression raciste dans le rouage de coups aux cris de sale français que lui avaient subir ses jeunes compagnons de voyage …

La victime agressée dans le bus témoigne
Propos recueillis par Christophe Cornevin
10/04/2009

INTERVIEW EXCLUSIVE – La victime raconte comment elle a vécu son agression et la révélation récente de celle-ci.

Très posé, âgé de 19 ans et élève en première année à Sciences Po Paris, F. G. n’a rien oublié de son agression, lors de la nuit du 6 au 7 décembre : pris à parti dans le bus Noctilien à Paris, il a été frappé par quatre voyous. La scène, filmée par une caméra de vidéo protection, a circulé sur Internet avant de déclencher la polémique. Un policier, soupçonné de l’avoir mise en ligne, a été suspendu.

F.G. revient sur les événements. Dans une brasserie de gare parisienne où il s’apprête à prendre un TGV, il se livre «en exclusivité pour Le Figaro qui m’a retrouvé le premier. Après quoi, je ne dirai plus rien. Je veux passer à autre chose…»

LE FIGARO. – Que s’est-il vraiment passé dans le Noctilien, cette nuit ?

Je passais une soirée avec des amis et je m’apprêtais à rentrer chez moi dans le XVIIe arrondissement. Je prends le Noctilien gare de l’Est, tout seul. Je tourne le dos à quatre jeunes hommes. Pendant que l’un me demande une cigarette, l’autre me fait les poches. Lorsque je me retourne, je vois l’un d’eux qui manipule mon portefeuille. À l’instinct, je tente de le récupérer. C’est alors qu’a commencé l’affrontement…

Votre agression, très violente, a dû vous sembler interminable…

D’un point vu spatial ou temporel, j’ai beaucoup de mal à évaluer ce que j’ai vécu. En voyant la vidéo, cela m’a permis d’ancrer mon agression dans le réel. Je me souviens juste qu’ils me poussent vers l’arrière du bus, que j’ai été frappé à terre. Dans une seconde phase, je suis revenu vers le conducteur avant de recevoir des coups de pied et de poing. Comme en témoigne la vidéo, d’autres voyageurs aussi ont été molestés, notamment un jeune homme tentant de me porter secours.

Et le chauffeur, qui reste assis ?

Je ne lui en veux pas. C’était très difficile pour lui de réagir. Il est intervenu à sa façon, observant les consignes : il a arrêté tout de suite le bus et a téléphoné aux policiers. Très vite sur place, ils ont arrêté deux personnes tandis que leurs complices présumés l’ont été quelques jours plus tard.

Des sites Internet affirment que des injures raciales auraient été proférées à votre encontre…

Personnellement, je n’ai rien entendu de la sorte. Ces propos, s’ils ont été dits, interviennent dans un contexte où mes agresseurs étaient drogués ou ivres. Par ailleurs, ils n’étaient pas tous issus de l’immigration. La vidéo de mon agression apparaît comme très stéréotypée car, ce soir-là, je suis habillé de façon bourgeoise et je suis face à quatre jeunes qui faisaient beaucoup de bruit. En aucun cas, je ne veux passer pour l’incarnation d’une certaine image sociale qui aurait été prise à partie par des étrangers. Je ne l’ai pas ressenti comme cela. L’un des assaillants en survêtement, rasé, avait d’ailleurs une couleur de peau très pâle…

Comment se sort-on d’une telle épreuve ?

Hormis un hématome à l’œil et des bleus, aucune séquelle n’a été décelée. Deux jours après les faits, je suis allé consulter un psychiatre de l’Hôtel-Dieu de Paris qui m’a dit que j’avais l’air de bien vivre cette histoire. Depuis, je reprends les transports en commun, et même le Noctilien…

Cette histoire vous est revenue tel un boomerang par Internet…

Oui, le 6 avril dernier, un ami me dit qu’une vidéo a été mise en ligne sur Facebook. En voyant le lien, je m’apprêtais à demander à l’internaute qui l’avait postée de la retirer. Je ne me suis pas rendu compte qu’elle allait être diffusée à une telle échelle…

Cette diffusion semble vous avoir autant perturbé que l’agression ?

Il est vrai que la situation est très difficile, très délicate. Beaucoup d’amis ont été choqués par cette diffusion qui me blesse. Diffuser ces images sur Internet est très grave car elles remettent en cause une partie de nos principes juridiques. Il y a eu un grave amalgame entre la réalité de cette scène et sa représentation. Cette vidéo a circulé sur des sites extrémistes et a été exploitée par des politiques. Or, je ne veux pas être instrumentalisé. Le sujet est propice aux idées radicales et je n’ai aucune envie de nourrir cela. Il me fallait sortir de cette réductrice caricature. Le fait d’apparaître brutalement au centre d’une polémique de cette ampleur n’est jamais très agréable. Cela me blesse beaucoup alors que j’avais réussi à dépasser le fait en lui-même. Je quitte Paris sans haine, pour me retrouver au calme avec mes proches.»

Une vidéo d’agression diffusée sur le web crée la polémique

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