Désinformation: Les 10 mythes sur le SIDA (Why the Pope was right after all)

Ugandan AIDS poster

Le problème de l’Afrique n’est pas la forte promiscuité ou même les coupables habituels des groupes à haut risque comme les prostituées ou les routiers, mais plutôt  le phénomène social des  « partenaires simultanés ». Autrement dit, les Africains n’ont pas plus de partenaires sexuels que le reste du monde et nettement moins que les homosexuels dont les taux d’infection sont exponentiellement inférieurs; mais ils ont un nombre restreint de partenaires sexuels simultanés », en même temps plutôt qu’un par un ou séquentiellement. Ce qui a lancé le virus comme un train fou sur la population générale .
En 1989, l’Ouganda avait l’un des taux d’infection les plus élevés du monde, mais  entre à peu près 1992 et 2002, le taux d’infection est tombé des deux-tiers. Pour Epstein, la clef du succès n’avait rien à voir avec  les milliards de dollars de l’Occident, mais avec « l’efficacité collective » d’une « calamité partagée » par des personnes s’entraidant et parlant ouvertement du fléau. En particulier, la « réduction du nombre de partenaires », ajoute-elle, et non l’utilisation tant  vantée de préservatifs, a aidé les Ougandais à faire face au phénomène culturel des »partenaires simultanés ». La réduction de partenaires, comme le disait un membre du projet, est ainsi « le cadet négligé de l’approche ABC « de l’abstinence, de la fidélité ( « soyez fidèle ») et des préservatifs. Le « Papillonnage zéro », comme l’a demandé le président ougandais, représente ainsi  un traitement silencieux déjà disponible, aussi précieuses que soient les autres approches. Daniel B. Clendenin (critique de « The Invisible Cure: Africa, the West, and the Fight Against AIDS », Helen Epstein)

Et si la meilleure morale rejoignait la meilleure science?

Suite à la très douteuse polémique dont vient d’être victime le pape Benoit XVI

Et devant la crasse ignorance ou la peur d’apparaitre moralisateurs et donc rétrogrades dont font preuve nombre de nos médias et commentateurs …

Comme les guerres culturelles entre les capotards et les abstinards ou les priorités concurrentes des programmes de prévention …

Petit retour, avec un intéressant commentaire du médecin James D Shelton sur le site du Lancet il y a deux ans,  à la réalité du terrain et surtout, derrière la démystification des principales idées reçues sur le SIDA (merci « Albert Barrois » et pratispharma) …

A la vérité de la priorité à accorder au vecteur principal, notamment en Afrique, des épidémies généralisées, à savoir les relations sexuelles simultanées

Et donc, pour atteindre cet objectif crucial de limitation du nombre de partenaires et rendre encore plus efficaces les autres approches de prévention, à l’importance et la possibilité du changement de comportement de masse, via des techniques de changement de comportement adaptées aux cultures locales …

Extraits et résumé:

1. Le VIH se répand comme une trainée de poudre
2. La prostitution est le problème
3. Les hommes sont le problème
4. Les adolescents sont le problème
5. La pauvreté et la discrimination sont le problème
6. Les préservatifs sont la solution
7. Le test VIH est la solution
8. Le traitement est la solution
9. Les nouvelles technologies sont la solution
10. Les comportements sexuels ne changeront pas

La contamination est, excepté au début, faible dans les rapports hétérosexuels (8% annuels), sauf dans les cas de relations simultanées (plus d’un partenaire régulier à la fois) qui semblent inciter à plus de relations risquées que les relations sporadiques ou exclusives comme dans les régions d’Afrique les plus affectées.

Le ciblage de la prostitution officielle dans les campagnes de prévention a peu d’utilité, le facteur déterminant étant les relations simultanées où l’argent est souvent un facteur comme dans les relations de type sexe transactionnel (prostitution clandestine ou non affichée) c’est-à-dire motivé par le gain matériel ou financier notamment en milieu scolaire et estudiantin (on parle par exemple, dans les universités africaines francophones et sur le ton entendu de la rigolade, de « diplômes sexuellement transmissibles », « MST » représentant ainsi « Maitrise Sexuellement Transmissible » ou, au niveau privé, de « 2e bureau »).

– la contribution des femmes, même si le comportement des hommes est naturellement un facteur substantiel (notamment dans les relations inter-générationnelles ou forcées) pour l’installation d’épidémies généralisées, est aussi déterminante et la proportion est élevée (parfois la majorité) de femmes séropositives dans les couples où un seul partenaire est affecté

– les interventions sur les jeunes, y compris l’abstinence, bien qu’importante, sont d’utilité limitée, étant donné que dans les épidémies généralisées pratiquement tous les âges sont affectés

– le virus est souvent plus commun dans les milieux aisés peut-être parce que l’argent et la mobilité permettent les relations simultanées, des baisses importantes de la contamination pouvant aussi se produire sans réduction de la pauvreté comme au Zimbabwé

– les préservatifs ont souvent un impact limité dans les épidémies généralisées (même s’ils sont déterminant, surtout pour les prostitués, dans les zones d’épidémies concentrées et au niveau de certains individus) du fait qu’au-delà de leur protection non-parfaite, les gens ne les utilisent pas toujours (surtout dans les relations irrégulières) ou peuvent même être encouragés à des pratiques plus risquées avec préservatifs ou la simple intention de les utiliser

– Le test HIV ne mène pas aux changements de comportement et à la réduction des risques auxquels on pourrait s’attendre du fait que la majorité teste négatif, que si changements il y a ils doivent être maintenus pendant des années et que les personnes très nouvellement infectées et tout particulièrement infectieuses, ne sont pas immédiatement dépistables

– le traitement pourrait lui aussi se révéler d’un effet moins salutaire que prévu (réduction des niveaux d’infection, d’infectiosité et de la dénégation du problème, promotion des changements des comportements) du fait qu’il pourrait également encourager la reprise de l’activité sexuelle une fois que les malades se sentent mieux et même la déshinibition quand ceux-ci réalisent que la maladie n’est plus nécessairement fatale

– les nouvelles technologies (vaccins, microbicides, and anti-retroviraux prophylactiques) sont, malgré les très coûteux investissements dont elles sont l’objet, encore loin des succès escomptés et ne seraient vraisemblablement destinées qu’aux populations à très haut risque, supposeraient une forte contrainte comportementale et pourraient même avoir un effet déshinibiteur

– les comportements sexuels de populations entières peuvent en fait changer devant une menace mortelle et la simple peur qu’elle inspire, comme le montre le cas des homosexuels américains dans les années 80 et les baisses de contamination au Kenya ou au Zimbabwé se sont accompagnées d’une forte réduction des relations simultanées

Voir l’article original:

Comment
The Lancet, Volume 370, Issue 9602, Pages 1809 – 1811, 1

Ten myths and one truth about generalised HIV epidemics
James D Shelton
The Lancet,
December 2007

Despite substantial progress against AIDS worldwide, we are still losing ground. The number of new infections continues to dwarf the numbers who start antiretroviral therapy in developing countries.1, 2 Most infections occur in widespread or generalised epidemics in heterosexuals in just a few countries in southern and eastern Africa. Although HIV incidence has fallen in Uganda, Kenya, and Zimbabwe, the generalised epidemic rages on. Something is not working. Ten misconceptions impede prevention.

1) HIV spreads like wildfire—Typically it does not. HIV is very infectious in the first weeks when virus levels are high,3 but not in the subsequent many-year quiescent phase. Only about 8% of people whose primary heterosexual partners have the virus become infected each year.4 Thus Kenya has more couples in which only one person is infected than couples in which both are (figure).5 This low infectiousness in heterosexual relationships partly explains why HIV has spared most of the world’s populations. However, the exceptional generalised epidemics in Africa seem largely driven by concurrent partnerships, in which some people have more than one regular partner. This pattern allows rapid dissemination when a new infection is introduced6 and probably involves more frequent risky sex than in sporadic or exclusive relationships.

2) Sex work is the problem

—Formal sex work is uncommon in these generalised epidemics. In Lesotho, fewer than 2% of men reported paying for sex in the previous year, although 29% reported multiple partners.7 Nuanced economic support is an important enabler of regular concurrent partnerships and transactional sex, but the targeting of sex work in prevention campaigns has limited usefulness.

3)Men are the problem

—The behaviour of men, including cross-generational and coercive sex, contributes substantially to the establishment of generalised epidemics. But a heterosexual epidemic requires some women to have multiple partners.3 The importance of women in generalised epidemics is evidenced by the high proportion (sometimes the majority) of discordant couples in which the woman, not the man, is HIV positive (figure).5

4)Adolescents are the problem—Generalised epidemics span all reproductive ages. Although adolescent women are affected through sex with older men, HIV incidence increases in women in their 20s and later in life.8 Men are infected at even older ages. Thus interventions in young people, including abstinence, although important, have limited usefulness.

5)Poverty and discrimination are the problem

—These factors can surely engender risky sex. But HIV is paradoxically more common in wealthier people than in poorer people, perhaps because wealth and mobility support concurrent sexual partnerships.9 Moreover, HIV has declined without major improvements in poverty and discrimination, notably in Zimbabwe (notwithstanding substantial economic and social distress).

6) Condoms are the answer—Condom use, especially by sex workers, is crucial to the containment of concentrated epidemics, and condoms help to protect some individuals. But condoms alone have limited impact in generalised epidemics. Many people dislike using them (especially in regular relationships), protection is imperfect, use is often irregular, and condoms seem to foster disinhibition, in which people engage in risky sex either with condoms or with the intention of using condoms.8

7) HIV testing is the answer—That learning one’s HIV status (hopefully with counselling) should lead to behavioural change and reduced risk seems intuitive. However, real-world evidence of such change is discouraging, especially for the large majority who test negative.3 Moreover any changes must be sustained for years. And very newly infected people, who are highly infectious, do not yet test HIV-positive.

8) Treatment is the answer—Theoretically, treatment and counselling might aid prevention by lowering viral levels (and infectiousness) in those treated, reducing denial about HIV, and promoting behavioural change. However, no clear effect has emerged. Indeed these salutary effects might be outweighed by negative effects, such as resumption of sexual activity once those on antiretrovirals feel well, and disinhibition when people realise that HIV might no longer be a death sentence.

9) New technology is the answer—Many resources are devoted to vaccines, microbicides, and prophylactic antiretrovirals. Unfortunately any success appears to be far off. Moreover, such innovations might be mainly targeted only at very high-risk populations, rely on behavioural compliance, and engender disinhibition.10 Similarly, treatment of sexually transmitted infections to prevent HIV has been disappointing.11 Even male circumcision, an already available, unmistakably effective, and compelling priority will take years to have additional substantial effect.

10) Sexual behaviour will not change—Actually, facing the prospect of deadly illness, many people will change. Homosexual men in the USA radically changed behaviour in the 1980s. And the reductions in HIV incidence in Kenya and eastern Zimbabwe were accompanied by large drops in multiple partners,8, 12 probably largely as a spontaneous reaction to fear.

Truthfully, our priority must be on the key driver of generalised epidemics—concurrent partnerships. Although many people sense that multiple partners are risky, they do not realise the particular risk of concurrent partnerships. Indeed, technical appreciation of their role is recent.6 But partner limitation has also been neglected because of the culture wars between advocates of condoms and advocates of abstinence, because it smacks of moralising, because mass behavioural change is alien to most medical professionals, and because of the competing priorities of HIV programmes.

Fortunately we can enhance partner-limitation behaviour, akin to the behaviour change that many people have adopted spontaneously. State-of-the-art behaviour-change techniques, including explicit messages, that are sensitive to local cultures, can raise perception of personalised risk. Even modest reductions in concurrent partnerships could substantially dampen the epidemic dynamic. Other prevention approaches also have merit, but they can be much more effective in conjunction with partner-limitation. Now, more than 20 years into HIV prevention, we have to get it right.

I thank Daniel Halperin and Willard Cates for helpful ideas on this Comment. My views here are not necessarily those of USAID. I declare that I have no conflict of interest.

References

1 UNAIDS, WHO. AIDS epidemic update. http://data.unaids.org/pub/EPISlides/2007/2007_epiupdate_en.pdf. (accessed Nov 21, 2007).
2 World Health Organization, UNAIDS, UNICEF. Towards universal access: scaling up priority HIV/AIDS interventions in the health sector. Progress report, April 2007. http://www.who.int/hiv/mediacentre/univeral_access_progress_report_en.pdf. (accessed Nov 21, 2007).
3 Cassell MM, Surdo A. Testing the limits of case finding for HIV prevention. Lancet Infect Dis 2007; 7: 491-495. Summary | Full Text | PDF(115KB) | CrossRef | PubMed
4 Wawer MJ, Gray RH, Sewankambo NK, et al. Rates of HIV-1 transmission per coital act by stage of HIV-1 infection, in Rakai, Uganda. J Infect Dis 2005; 191: 1403-1409. CrossRef | PubMed
5 Central Bureau of Statistics, Ministry of Health Kenya, Kenya Medical Research Institute, Centers for Disease Control and Prevention Kenya, ORC Macro. Kenya demographic and health survey 2003. http://www.measuredhs.com/pubs/pub_details.cfm?ID=462&ctry_id=20&SrchTp=type. (accessed Nov 21, 2007).
6 Halperin D, Epstein H. Concurrent sexual partnerships help to explain Africa’s high level of HIV prevalence: implications for prevention. Lancet 2004; 364: 4-6. Full Text | PDF(92KB) | CrossRef | PubMed
7 Ministry of Health and Social Welfare Lesotho, Bureau of Statistics Lesotho, ORC Macro. Lesotho demographic and health survey 2004. http://www.measuredhs.com/aboutsurveys/search/metadata.cfm?surv_id=256&ctry_id=160&SrvyTp=type. (accessed Nov 21, 2007).
8 Shelton JD. Confessions of a condom lover. Lancet 2006; 368: 1947-1949. Full Text | PDF(65KB) | CrossRef | PubMed
9 Shelton JD, Cassell MM, Adetunji J. Is poverty or wealth at the root of HIV?. Lancet 2005; 366: 1057-1058. Full Text | PDF(46KB) | CrossRef | PubMed
10 Imrie J, Elford J, Kippax S, Hart G. Biomedical HIV prevention—and social science. Lancet 2007; 370: 10-11. Full Text | PDF(49KB) | CrossRef | PubMed
11 Gray RH, Wawer MJ. Randomized trials of HIV prevention. Lancet 2007; 370: 200-201. Full Text | PDF(49KB) | CrossRef | PubMed
12 Gregson S, Garnett GP, Nyamukapa CA, et al. HIV decline associated with behavior change in eastern Zimbabwe. Science 2006; 311: 664-666. CrossRef | PubMed
a Bureau for Global Health, US Agency for International Development, Washington, DC 20523, USA

Voir enfin:

Décryptage
Santé
Sida: le pape a scientifiquement raison
Albert Barrois
27 mars 2009

Le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ?

Oui ou non le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ? Puisque c’est cette phrase qui a été reprise partout, et que tout le reste a été oublié, je voudrais (re)montrer qu’elle est tout simplement vraie. J’examinerai d’abord sa vérité au plan individuel, puis sa portée à l’échelle des populations et enfin sa réalité pour ce qui est de l’épidémie planétaire.

À première vue, on peut penser que le préservatif est efficace pour une personne ne voulant pas devenir séropositive ou ne voulant pas transmettre sa maladie ; je pense en particulier aux couples où l’une des personnes est séropositive, et je ne parlerai pas de ce cas en particulier. On peut en effet sans doute démontrer que plus de gens auraient le SIDA aujourd’hui sans le préservatif, dans le climat de laisser-faire sexuel qui est quasiment mondial. Mais on peut encore plus facilement prouver qu’en respectant la morale sexuelle de la loi naturelle, au moins de temps en temps, nul n’est besoin de préservatif.

Cependant, admettons que pour une personne donnée qui décide d’avoir des relations avec une autre personne dont elle ne sait rien, le préservatif soit un pis aller. Pourtant celui-ci n’est efficace qu’à 85% comme contraceptif chez ceux qui l’utilisent systématiquement, et la plupart des méta-analyses indiquent que son efficacité contre le VIH est de l’ordre de 80 à 90 %. Cela signifie que pour 100 personnes qui utilisent systématiquement un préservatif, entre 10 et 20 seront malgré tout contaminées. C’est moins efficace que les méthodes de régulation naturelle des naissances. Pourtant on nous rabâche à longueur de temps que celles-ci ne sont pas fiables, à tel point qu’elles ont été surnommées « roulette vaticane ».

Pourtant une sérieuse étude a montré que la méthode symptothermique est fiable à 99,4% sur une durée d’un an pour les femmes ayant respecté scrupuleusement tous les critères, et un taux de 98,2% en moyenne lors de cette étude [1]. En « utilisation parfaite », le préservatif est supposé être fiable à 98% (85% en utilisation normale), tout comme la méthode symptothermique selon le chiffre retenu par l’OMS [2]. Va-t-on pouvoir nous expliquer pourquoi le « risque » d’avoir un enfant dans 2% des cas est jugé inacceptable, alors même qu’on juge tout à fait supportable le risque de contamination par le virus du SIDA dans les mêmes proportions ? Si on ne fait pas confiance à une méthode de régulation naturelle des naissances, il est surréaliste de faire confiance au préservatif.

À l’échelle d’une population

Voyons maintenant ce que disent les statistiques et la littérature scientifique sur l’évolution de l’épidémie de SIDA à l’échelle d’une population. On a récemment appris qu’à Washington, la prévalence de l’infection par le VIH était d’au moins 3%. Manquerait-on de préservatifs à Washington ? Ce chiffre est supérieur à celui de plusieurs pays de l’Afrique sub-saharienne (1,2% au Bénin ; 1,6% au Burkina-Faso ; 1,7 au Libéria ; 3,1 au Nigéria ; 2,1 en Angola, etc.).

La réalité est plus complexe. En effet plusieurs personnalités scientifiques de premier plan ont montré que la première mesure à prendre est la réduction du nombre de partenaires. C’est d’autant plus important si une personne a plusieurs partenaires dans une même période.

Prenons l’individu A qui a deux partenaires B et C. Supposons que B soit séropositif, il peut contaminer non seulement A, mais aussi C. Normalement, B et C ne se connaissant pas, il ne devrait pas y avoir de risque de transmission de la maladie entre eux. Mais les risques augmentent exponentiellement avec le nombre de partenaires simultanés. Au contraire le simple fait d’être fidèle à une personne, au moins pendant un temps, réduit considérablement ce genre de risques. C’est en substance ce que démontre Helen Epstein dans un essai paru en novembre 2008 dans le British Medical Journal [3].

H. Epstein est une journaliste indépendante et spécialiste de santé publique dans les pays en voie de développement, auteur notamment de The Invisible Cure: Why We Are Losing The Fight Against AIDS in Africa. De même, une étude essentielle parue dans Science en 2004 démontre que le succès obtenu en Ouganda a été rendu possible en réduisant considérablement le nombre de partenaires et en retardant l’âge des premières relations [4]. Et cette étude a été confirmée [5]. Autrement dit, fidélité et abstinence sont les clés de la lutte contre l’épidémie de SIDA.

En Ouganda en particulier, la chute de la prévalence de séropositivité a précédé de plusieurs années l’arrivée massive des préservatifs. Les autres pays où une baisse sensible de l’épidémie est directement liée à la réduction du nombre de partenaires incluent le Kenya, Haïti, le Zimbabwe, la Thaïlande et le Cambodge [6]. On pourrait également citer James D. Shelton et son « commentaire » publié dans The Lancet fin 2007 sur les dix mythes de l’épidémie de SIDA parmi lesquels on trouve « les préservatifs sont la solution » [7]. Tout comme Helen Field, Shelton, qui appartient à l’USAID (Agence américaine pour le développement international) recommande avant tout de faire baisser le nombre de partenaires simultanés.

Le préservatif donne le goût du risque

Un autre argument a été avancé Edward C. Green qui est le directeur d’un programme de recherche sur la prévention du SIDA à l’université de Harvard. Il s’est fait remarqué la semaine dernière en prenant fait et cause pour le Pape. Dans un entretien accordé à la revue américaine National Review il a déclaré :

« Le Pape a raison, ou bien disons que tous les indices dont nous disposons vont dans le même sens que ce qu’a dit le Pape […]. Il a été prouvé que les préservatifs ne sont pas efficaces au niveau d’une population. Il y a un lien récurrent, démontré par nos meilleurs études, y compris les « Demographic Health Surveys » financées par les États-Unis, entre une plus grande disponibilité et utilisation des préservatifs et un taux d’infection au VIH plus élevé (et non moins élevé). Ceci peut être dû en partie au phénomène connu sous le nom de « compensation du risque », ce qui signifie que si quelqu’un utilise une technique de réduction d’un risque comme le préservatif, il perd souvent le bénéfice de cette réduction en compensant, ou prenant plus de risques que s’il n’avait pas utilisé cette technique » [8] (traduction AB).

Cette explication est une des clés pour comprendre pourquoi le préservatif est à long terme une mauvaise solution. Tôt ou tard on se lasse de prendre des précautions, et le résultat se manifeste notamment aujourd’hui à Washington avec une reprise tragique de l’épidémie. Et avant qu’on explique que Green est à la solde du pape, il est bon d’ajouter qu’il est agnostique.

À l’échelle de la planète

Passons pour finir à l’échelle de la planète. Nous savons que seuls une réduction drastique du nombre de partenaires, ainsi qu’un âge plus tardif pour le début de l’activité sexuelle sont essentiels pour faire baisser de façon très importante l’épidémie de SIDA. Cela est possible puisqu’en Ouganda on est passé de 25 % à environ 6% de personnes infectées en l’espace de 10-15 ans [4]. Ce qui a pu être fait avec peu de moyens dans un pays souvent en proie à l’instabilité peut être fait ailleurs. L’ennui c’est que pour obtenir l’éradication d’une maladie, il faut que tout le monde joue le jeu. Or il est clair qu’aujourd’hui on ne se donne pas les moyens d’arriver à ce résultat autrement qu’en recherchant des traitements ou un vaccin. En ce sens la promotion du préservatif aggrave donc le problème. Tant que la principale façon de lutter est de promouvoir une solution non fiable dans un cas sur six ou sept au détriment d’un changement de comportement, on n’arrivera jamais à enrayer l’épidémie.

Tous ceux qui s’étonnent que le Pape soit catholique devraient s’apercevoir que son raisonnement, loin d’être idéologique ou simplement moraliste, est scientifiquement le plus valide. Peut-être est-il irréaliste à court terme dans la mesure où la fidélité et l’abstinence sont des valeurs très décriées de nos jours, mais sur le long terme, la seule solution est une prise de conscience de la valeur de la sexualité humaine.

« On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels (Benoît XVI) [9]. »

*Albert Barrois est le pseudonyme d’un scientifique, docteur en biologie cellulaire.

One Response to Désinformation: Les 10 mythes sur le SIDA (Why the Pope was right after all)

  1. BAALOUDJ Bouguerra dit :

    5 fichier(s) (4217 ko) | Télécharger toutimg039.jpgimg040.jpgimg041.jpgimg042.jpgimg043.jpg Le chiffre 1 “pour sauver l’homme”

    Je veux m’adresser par ma modeste réaction scientifique à tous les Mathématiciens dont l’intention de me faire part de leur point de vue.

    C’est une recherche scientifique qui m’a coûtée plus d’une quinzaine d’années de course et de fouille aux trousses d’un chiffre. C’est un CHIFFRE connu de tout le monde : le chiffre “1″.

    Désormais, ce chiffre a démontré beaucoup de choses nouvelles dans le monde des sciences contemporaines telles : Les Mathématiques, la Physique et la Chimie. La première question que j’allais évoquer est : EST CE QU’ON PEUT TROUVER LE PLUS GRAND CHIFFRE ?

    Qu’est ce que vous en dites si on remplace le chiffre par le concret : par quelque chose de tangible, par exemple !?

    Je remplace alors le chiffre “1″ par un corps quelconque ! J’emprunte l’ATOME ou la MOLECULE d’un corps connu L’EAU——– H2O.

    Si je remplace une seule molécule par un certain chiffre, je ne peux la remplacer que par le chiffre “1″. C’est la logique ! Ceci étant dit, il est dit pour tout, par exemple : que l’atome ne peut prendre qu’un seul chiffre : le chiffre “1″.

    A partir de cela pourrions-nous calculer le plus grand chiffre ?

    Oui, on pourra le calculer. Si par exemple : on ajoute 1 à 1 et ainsi de suite on ne pourra arriver qu’à un chiffre quelconque. Si une fois on disait 1+ L’INFINI, il faut que coûte que coûte nous arrivions à un chiffre quelconque ” appelons les règles mathématiques pour arriver enfin à résoudre cette problématique “!

    Disons-nous donc ; 1 + x = Y.

    Faisons donc recours à la loi du concret : remplaçons cette équation par le concret :

    On pourra donc suggérer ce qui suit : la 1ère molécule d’eau + toutes les molécules que nous avons pour enfin arriver à un résultat complet !

    On pourra donc dire 1+L’infini = le résultat complet.

    La première molécule + toutes les molécules = le RESULTAT COMPLET !!!! En eau.

    Ce qui prouve que la première molécule fait un “1″ + toutes les autres molécules au monde

    = toute la quantité d’eau que nous avons au monde ! (au monde : là où il y a de l’eau)

    Ce qui donne : une molécule en eau c’est de l’eau, toutes les molécules d’eau ne font autrement que de l’eau … Conclusion : donc 1 +Tous les 1 ne font que le résultat complet ! À partir d’un seul corps pur !

    Pour enfin prendre comme conclusion première :

    Une molécule fait “1″ le petit et le résultat complet de ce “1″ petit n’est autrement qu’un ”1″le grand !

    Pour en dégager enfin une règle à suivre : “1″ le petit + l’infini = “1″ le GRAND !!!

    Ceci est dit, donc il est dit pour tous les corps : “1″ c’est le commencement, x c’est le contenu, Y c’est le tout.

    Une loi vient de naître : un corps est défini par une trilogie : un commencement, un contenu et enfin un tout .Il faut donc prendre une décision :

    Pour définir un corps il faut et il suffit appliquer cette trilogie : 1+l’infini = le tout.

    Le commencement = Y-x

    Le contenu = Y-1

    Le tout = 1+x.

    Si l’UNIVERS est “1″ le GRAND —– l’atome est “1″ le petit ! Et c’est l’inverse !

    Dégageons donc cette nouvelle formulation : «1″ le petit + l’infini = “1″ le grand.

    Une théorie qui explique cette innovation est en ma possession, je veux bien la publier sur des revues ou des journaux spécialisés.

    NB/ chaque corps est soumis à un “1″ chaque corps fait un”1″!

    A partir de ces nouvelles formulations, on pourra déclarer et avec assurance : qu’on ne peut en aucun cas trouver de : L’EAU —- H2O sur d’autres planètes excepté la “TERRE”.

    Une théorie, déjà évaluée par une AGENCE spécialisée : L’ANVREDET à ALGER.est entre mes mains, qui démontre la juste proposition.

    En outre, et par conséquent, ma Théorie démontre comment nous allons prendre la situation problématique actuelle qui est entrain de bousculer le ” CHANGEMENT CLIMATIQUE”.

    Car à la fin, nous pourrions démontrer, hélas, que notre atmosphère n’est autrement qu’une peau comme celle de l’être humain !

    Ce qui prouve, et avec justesse, que les feux des torches des champs pétrolifères, les fumées des usines, celles des centrales nucléaires et les poussières des cimenteries – sans oublier le facteur le plus provocateur de la contamination de l’air respirable qui est ; le gaz des échappements de tous les véhicules que ce soient ceux de la mer, de la terre ou de l’air ; ont provoqué ce travestissement au sein de notre atmosphère. Ce qui démontre en quelque sorte que notre atmosphère souffre de quelques trous qui se trouvent un peu par ci et par là. Ces trous laissent donc le passage à d’autres intrus qui ont à leur tour provoqué ce que notre atmosphère mène aujourd’hui.

    Pour cela, je suis arrivé à une solution susceptible d’être efficace et bénéfique. A l’issue des expériences que j’aie faites, j’ai alors trouvé un MOYEN inspiré bien sûr d’une loi fondamentale et mathématique (lire la théorie pour mieux comprendre). Cette loi engendre l’invention d’un nouvel appareil que j’ai appelé: « PULVERISATEUR-EAUIEN » nouvelle appellation que je suggère d’ailleurs au DICTIONNAIRE de la langue française de l’adopter, car à la fin ma théorie démontre que là où il y a de l’eau il y a aussi ceux qui veulent de cette matière, alors on les appelle les : ” EAUIENS”: les corps cellulaires en l’occurrence !Cet appareil a pour objectif de reboucher les trous qui se trouvent au sein de l’atmosphère d’une part et d’autre part, il purifie les zones polluées et contaminées de notre atmosphère échelonnées suivant leur position tel : L’O Z O N E, par exemple !!!

    La STATION INTER-PLANETAIRE jouera un grand rôle désormais pour enfin sauver la couche formidable de l’OZONE.

    Et comme nous avons bien expliqué comment prendre les choses en mains pour sauver notre Atmosphère. Cette position est, en quelque sorte, systématique face à une autre situation qui ne peut être que plus dramatique que celle de l’atmosphère : Celle du SIDA et du CANCER . Une fois que vous auriez lu ma théorie, vous allez immédiatement constater qu’il y ait une grande relation entre le globe terrestre en tant qu’un être et L’HOMME en tant qu’un être.

    Le globe terrestre est recouvert par une enveloppe appelée : L’ATMOSPHERE. A son tour l’homme est couvert par une enveloppe appelée : UNE P E A U.

    Si vous ayez encore la peine de lire ma théorie, vous allez découvrir que c’est le changement climatique qui a provoqué et a dé clenché ces maladies néfastes et fastidieuses : le SIDA et le CANCER .La preuve est : ces maudites maladies n’ont fait apparition que récemment ! LA RECHERCHE MONDIALE qui ne cesse de courir de jour en jour pour enfin trouver un remède jugé efficace dans l’intention d’anéantir ce virus VIH du SIDA et celui du CANCER, mais hélas n’ont arrivé qu’aux vains espoirs.

    Les INHIBITEURS auxquels font rerours n’engendrent que des complications secondes au sein du corps humain ou simplement au sein du corps d’un SIDAAU ou un SIDEEN. Le virus VIH ne meurt pas ou bien ne meurt jamais puisque ma théorie a démontré que ce maudit virus est toujours en subsistance c’est grâce à une alimentation dont il a besoin. Cette alimentation est en quelque sorte un approvisionnement pour lui, il est toujours alimenté !! La question qui se pose est : Par où le virus est alimenté? La réponse est la suivante :

    Le virus VIH du SIDA est alimenté par la respiration, l’homme ne peut pas être privé de cette fonction de respiration ; 15000 litres d’air respirés quotidiennement suffisent pour que ce virus soit bien alimenté. L’air respiré de nos jours, n’est plus comme celui d’autre fois ? Autrefois, l’air étant pur, alors que celui de nos jours est plein de nouveaux composants !

    Pour anéantir ce virus il faut – et c’est indispensable – l’anéantir de l’extérieur et non de l’intérieur ; ce que ma théorie a déjà expliqué. UN PLAN EXPLICATIF comment ANEANTIR ces virus est entre mes mains ! Oh ! Déjà une copie de ce plan se trouve là où il faut, je peux le dire il se trouve auprès de L’AMBASSADE d’un pays ami, pour en prendre connaissance.

    Concernant L’O Z O N E

    Etant publié dans ma théorie que la TERRE se dispose elle aussi d’un système immunitaire comme exactement celui de l’homme!

    Voilà ce qui a été publié : Quand un météore, ou n’importe quel autre corps pénètre dans notre ATMOSPHERE, c’est automatiquement le système immunitaire du globe terrestre qui s’en charge de la sorte pour effectuer sa tâche en tant qu’un défenseur, un défenseur fidèle.

    Le corps intrus est immédiatement flamboyé par les différentes couches atmosphériques, ce qui dénote que les différentes couches atmosphériques se varient entre elles pour que chacune effectue ce que la défense naturelle de l’atmosphère lui exige.

    Une fois le corps heurte le sol terrestre c’est alors la terre elle-même qui s’en chargera. ” elle s’ouvre pour enfin le couver en ELLE, et il devient par la suite son appartenance tel effet est sans discussion c’est celui des “GLOBULES BLANCS” chez le système immunitaire de l’homme !

    Tout le monde savait que L’OZONE est un gaz purificateur, selon ma THEORIE, il s’est avéré que ce fameux gaz est le seul purificateur de notre atmosphère !

    La chaleur, comme le froid venus d’ailleurs : de L’U N I V E R S par exemple, en se percutant ou en se mettant en contact avec notre atmosphère. C’est le fameux OZONE qui se chargera de les purifier afin de ne laisser passer que ce dont notre atmosphère aurai besoin ! Ce qui explique actuellement ce ” CHANGEMENT DE CLIMAT “… la chaleur est bien élevée, le froid est bien intense.

    Ce que j’ai suggéré, aprés des expériences que j’aie faites -par miniature – chez moi; elles ont donné ” un résultat fascinant “.

    Ces expériences sont soumises à la loi du “1″ et L’EAU le H2O.

    Lire la théorie pour savoir de quoi il s’agit. Heureusement, l’HOMME et de quel homme s’agit-il est arrivé à cette belle invention : ” LA STATION INTER-PLANETAIRE “. Cette station jouera un grand rôle, désormais, pour reboucher le trou qui ne cesse de se façonner de jour en jour au sein de notre couche atmosphérique d’une part et d’autre part prendre en considération le coté le plus préoccupant qui celui du SIDA.

    Il faut faire vite ! Sinon…

    BAALOUDJ Bouguerra (Chercheur indépendant)

    me rejoindre par : e-mail : baaloudjbouguerra@yahoo.fr

    ou par tél :00213663863899 même la nuit .

    merci au revoir.

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