Présidence Obama: Bienvenue à Dhimmiland! (Peace in our time all over again)

10 février, 2009
Chamberlain Obama
Mes bons amis, pour la deuxième fois de notre histoire, un premier ministre britannique revient d’Allemagne apportant la paix dans l’honneur. Je crois que c’est la paix pour notre temps… Rentrez-chez vous et dormez en paix. Neville Chamberlain
Nous sommes une nation de chrétiens, de musulmans, de juifs, d’hindous et de non croyants. Barack Hussein Obama (discours d’investiture, le 20 janvier 2009)
L’Amérique est un pays de musulmans, juifs, chrétiens, non-croyants. Barack Hussein Obama (Interview Al-Arabiya, le 29 janvier 2009)
Si les Américains abandonnent toutes leurs allégations illégales (c-à-d les résolutions de l’ONU) contre l’Iran, s’ils s’engagent à compenser les préjudices subis en restituant tous les biens et capitaux confisqués depuis 1980, s’ils nous présentent des excuses pour toutes leurs ingérences passées et prennent l’engagement solennel de ne plus s’immiscer dans nos affaires internes iraniennes notamment dans le secteur nucléaire; alors les responsables iraniens seront disposés à étudier les demandes pour une reprise du dialogue! Ari Larijani (président du Parlement des mollahs, Munich, le 9 février 2009)
Obama se croit apte, en raison de son profil, à engager un dialogue avec l’islam, que c’est la véritable raison pour laquelle il a placé les musulmans avant les juifs dans son discours inaugural, puis avant les chrétiens dans son interview du 27 janvier, et que c’est le sens de ses propos quand il dit que « l’Amérique n’est pas l’ennemie de l’islam » : il sous-entend que l’Amérique, sous l’administration d’un musulman de cœur, ou du moins d’un « vrai croyant », ce qui selon la théologie islamique revient au même, appartenait désormais au Dar al-Sulh, à la « Maison de la Conciliation », cette zone grise, ouverte à la prédication musulmane, qui sépare le Dar al-Islam, « Maison de la Soumission », autrement dit le monde musulman, du Dar al-Harb, « Maison de la Guerre », autrement dit le monde non-musulman. Michel Gurfinkiel
Nous sommes encore au temps de l’euphorie. Le désenchantement viendra, plus tard. Combien de temps lui faudra-t-il pour s’installer ? Disons six mois, un an tout au plus. Les signes annonciateurs sont déjà là et ressemblent à des semailles. Non pas celles qui sont fertiles, mais, plutôt, les semailles du vent dont les seules récoltes à attendre sont les tempêtes. Guy Millière

Bienvenue à Dhimmiland!

Annonce non-préparée de fermeture de Guantanamo, fermeture d’une base américaine au Kirghizstan, abandon des poursuites contre le cerveau de l’attaque terroriste contre le USS Cole, interdiction des sociétés privées de sécurité en Irak, placement des musulmans avant les juifs dans son discours inaugural puis des chrétiens dans sa première interview télévisée sur jihadTV (on a au moins échappé à… « mécréants » ou « kaffirs »!), imposition à Israël des « frontières d’Auschwitz »

Dépenses publiques par tombereaux entiers, déficits par centaines de milliards, glissements progressifs vers une économie mixte, « baisses d’impôts » en direction de ceux qui ne paient déjà pas du tout d’impôts, naturalisations d’immigrants aujourd’hui clandestins qui pourront acquérir le droit de vote et savoir pour qui voter, suppression du vote secret en matière syndicale, chantage à la « lutte contre le réchauffement global » pour démultiplier les emplois publics ou subventionnés, embrigadement de la liberté de parole notamment radiophonique, promesses de mesures concernant le prétendu « mariage homosexuel » …

Alors que, profitant de la crise financière comme des victoires chèrement acquises de son prédécesseur mais aussi de l’euphorie qui a suivi son élection, l’auteur du hold up du siècle multiplie les signes d’apaisement et d’allégeance à un nazislamisme qui commence à relever la tête …

Il faut, au lendemain d’une nouvelle conférence de Munich, lire ou relire les derniers billets de Michel Garfinkiel et de Guy Millière pour comprendre la véritable portée et les lendemains qui déchantent que nous promet notre Jimmy Carter noir

USA/ La théopolitique d’Obama
Michel Gurfinkiel
1 février 2009

Obama croit convertir l’islam à la paix en lui tenant le langage d’un « musulman de cœur ». Une théopolitique narcissique qui ne convaincra personne. Et qui risque de se retourner contre lui.

Barack Obama a abattu ses cartes moyen-orientales d’emblée, dès son discours d’investiture, le 20 janvier : « L’Amérique doit jouer son rôle en vue de conduire (l’humanité) dans un monde de paix…Nous cherchons à ouvrir un nouveau chemin en direction du monde musulman, fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel. A ceux qui, parmi les leaders de ce monde, veulent provoquer des conflits ou prétendent que l’Occident est le seul responsable des maux qui affligent leur société, nous rappelons que leurs peuples les jugeront sur ce qu’ils sauront bâtir, plutôt que sur ce qu’ils auront détruit. A ceux qui fondent leur pouvoir sur la corruption, le mensonge et la mise au pas de toute opposition, nous rappelons qu’ils sont du mauvais côté de l’histoire ; mais nous affirmons aussi que nous leur tendrons la main s’ils cessent de brandir le poing. »

Le nouveau président américain téléphone immédiatement aux quatre chefs d’Etat ou de gouvernement impliqués dans le « processus de paix » israélo-palestinien : le premier ministre israélien Ehud Olmert, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak. Sa seconde initiative, le surlendemain, de nommer un envoyé spécial au Moyen-Orient doté de pleins pouvoirs : l’ancien sénateur démocrate George Mitchell, qui avait assuré une médiation en Irlande du Nord en 1997 puis dirigé en 2001 (à titre personnel, sans missionnement de l’administration George W. Bush) une mission d’enquête internationale sur la Seconde Intifada. Enfin, le 27 janvier, Obama accorde une longue interview à la télévision saoudienne Al-Arabiya, afin d’ouvrir un dialogue avec l’Iran. Reprenant sa rhétorique du 20 janvier, il demande à nouveau aux dirigeants de Téhéran « de ne plus brandir leur poing ». Il observe que « l’Iran ne s’est pas conduit de façon à renforcer la paix et la prospérité dans la région », en mentionnant notamment l’aide des mollahs à divers réseaux terroristes – mais ajoute, contre-vérité flagrante, que cela « appartient au passé ».
A première vue, Obama se borne à mettre en application ses promesses électorales. Le président actuel a été, dès 2001 puis en tant que sénateur de l’Illinois entre 2004 et 2008, un adversaire de la guerre d’Irak et de ce qu’elle impliquait, l’autodéfense du monde occidental et de l’ensemble des pays libres contre le fascisme islamique. C’est en tant que tel qu’Obama est devenu, en 2007, un candidat présidentiel potentiel au sein du parti démocrate. Et qu’il a finalement battu, lors des primaires, la sénatrice de New York Hillary Clinton, jugée trop proche d’Israël. Par ailleurs, Obama a compté suffisamment de pro-israéliens dans son équipe, et obtenu un résultat trop remarquable au sein de la communauté juive américaine (77 % des voix), pour adopter une ligne anti-israélienne. Mais sans renoncer pour autant à la réconciliation avec le monde islamique, qui est l’un de ses « thèmes fondateurs ».

Mais il est clair que l’engagement d’Obama ne s’arrête pas là. Le 44e président des Etats-Unis met en avant sa saga personnelle, tant dans ses livres que dans ses discours, et fait constamment de son « métissage » un argument politique ou géopolitique. Il a tenu à prêter serment, lors de son investiture, en tant que Barack Hussein Obama, pour bien souligner son origine musulmane. Dans son discours inaugural, il a eu une petite phrase curieuse, où il définissait l’Amérique comme comme « une nation de chrétiens et de musulmans, de juifs et d’hindous, et de non-croyants ». Jusqu’ici, l’histoire américaine d’une part, marquée par le puritanisme et l’héritage biblique, et la stricte réalité démographique d’autre part, commandaient de placer les juifs juste derrière les chrétiens, ou sur le même plan qu’eux. Obama a transgressé cette règle, violé ce symbole, pour placer l’islam, de façon absolument arbitraire, au même niveau que le christianisme.

Dans son interview à Al-Arabiya, le président américain va plus loin. Non seulement il évoque longtemps ses origines musulmanes et son enfance dans un pays musulman, l’Indonésie, mais il se livre à une seconde redéfinition de l’identité nationale américaine, en présentant les Etats-Unis comme « une nation de musulmans, de chrétiens et de juifs » – l’islam est désormais au premier rang – et en affirmant qu’ils « ne sont pas l’ennemi des musulmans ».

Seuls les naïfs croiront que cette surenchère n’a d’autre but que de rassurer le monde musulman et de lui rendre la dignité que l’Occident lui aurait naguère ravie.

Depuis plusieurs mois, j’ai suivi le dossier – quasiment tabou en Amérique jusqu’à ce qu’il l’évoque lui-même – des relations qu’Obama entretient avec l’islam. Je tends à penser, en fonction des éléments dont on dispose actuellement, qu’il n’est pas un crypto-musulman, mais qu’il est par ailleurs extrêmement soucieux, en homme né musulman et élevé dans l’islam, de justifier son adhésion, à l’âge adulte, à une congrégation noire se réclamant du christianisme : ne serait-ce que parce qu’une telle conversion peut être considérée comme une apostasie par les musulmans, et entraîner une « fatwa » d’assassinat de la part de musulmans intégristes.

Je pense également qu’Obama se croit apte, en raison de son profil, à engager un dialogue avec l’islam, que c’est la véritable raison pour laquelle il a placé les musulmans avant les juifs dans son discours inaugural, puis avant les chrétiens dans son interview du 27 janvier, et que c’est le sens de ses propos quand il dit que « l’Amérique n’est pas l’ennemie de l’islam » : il sous-entend que l’Amérique, sous l’administration d’un musulman de cœur, ou du moins d’un « vrai croyant », ce qui selon la théologie islamique revient au même, appartenait désormais au Dar al-Sulh, à la « Maison de la Conciliation », cette zone grise, ouverte à la prédication musulmane, qui sépare le Dar al-Islam, « Maison de la Soumission », autrement dit le monde musulman, du Dar al-Harb, « Maison de la Guerre », autrement dit le monde non-musulman.

D’une géopolitique contestable, Obama passe ainsi à une théopolitique risquée, narcissique, sans grand rapport avec les réalités américaines, mondiales ou même proche-orientales. Quelques heures à peine après l’interview sur Al-Arabiya, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad intimait à son homologue américain, au cours d’un rassemblement de masse, de demander pardon pour les crimes que son pays avait commis envers l’Iran – et de retirer immédiatement ses troupes des « terres musulmanes occupées ». Ce qui revenait à demander la seule preuve de bonne volonté crédible aux yeux des jihadistes : la capitulation. Mais aussi à refermer sur Obama le piège où il s’était lui-même placé. Si Obama, après avoir revendiqué une identité musulmane, même partielle, combat des musulmans, il devient réellement et sans équivoque un renégat, avec tout ce que cela implique.

Voir aussi:

Les premières mesures d’Obama
Guy Milliere
Les 4 vérités
03 février 2009

Nous sommes encore au temps de l’euphorie. Le désenchantement viendra, plus tard. Combien de temps lui faudra-t-il pour s’installer ? Disons six mois, un an tout au plus. Les signes annonciateurs sont déjà là et ressemblent à des semailles. Non pas celles qui sont fertiles, mais, plutôt, les semailles du vent dont les seules récoltes à attendre sont les tempêtes.

À peine Barack Obama est-il arrivé à la Maison Blanche qu’il a signé des directives par dizaines, procédé à des nominations très significatives, fait des annonces lourdes de sens, et commencé à se donner les moyens de les concrétiser.

Sur un plan intérieur, le modèle est européen, plutôt social-démocrate. En matière de mœurs, l’urgence a semblé être l’avortement que les États-Unis vont recommencer à financer, voire à subventionner. On promet aussi des mesures concernant le mariage homosexuel.

Économiquement, il y aura des « baisses d’impôts » : en direction de ceux qui ne paient déjà pas du tout d’impôts et qui recevront donc de l’argent du gouvernement. À tel point que d’ici peu, plus de la moitié des Américains ne paieront pas d’impôts, mais recevront de l’argent. Quand, dans une société, une moitié de la population ne paie pas d’impôts et peut voter pour que l’autre moitié en paie davantage, on est dans un système dont les blocages ont fait leurs preuves ailleurs sur la planète.

Il y a aussi au programme des dépenses publiques par tombereaux entiers, des déficits par centaines de milliards qui vont faire grimper la dette de façon vertigineuse, asphyxier lentement les potentialités d’investissements privés et permettre, par des investissements publics, des glissements progressifs vers une économie mixte.

Il y a des naturalisations d’immigrants aujourd’hui clandestins qui pourront acquérir le droit de vote et savoir pour qui voter. Il y a la suppression probable du vote secret en matière syndicale, l’instauration d’une organisation de l’assurance-maladie reposant sur des principes très sociaux de répartition qui pourraient rendre le système de santé américain aussi médiocre que les systèmes français ou anglais.

La liberté de parole et le pluralisme pourraient eux-mêmes faire l’objet d’attaques en règle. La « lutte contre le réchauffement global » va servir de prétexte à des mesures planistes désastreuses pour toute croissance future, mais très bonnes pour démultiplier les emplois publics, ou subventionnés, dans des secteurs dits « verts ».

Sur le plan extérieur, le modèle est plus européen encore et marqué par une naïveté débile et légèrement cynique qui rappelle davantage le Jimmy Carter de 1976 que le Bill Clinton de 1992. Le mot terrorisme a quasiment disparu du vocabulaire présidentiel. Les États-Unis seront très polis avec les criminels, même si ceux-ci ont envisagé de faire sauter des trains et des avions. Ceux qui sont incarcérés à Guantanamo auront, pour nombre d’entre eux, une seconde chance.

Les déclarations négationnistes et génocidaires des dirigeants de Téhéran seront oubliées et on ira vers eux la main tendue. Pour leur montrer qu’on est prêt à être gentils avec eux, on leur fera des concessions très vraisemblablement : l’Irak ? Bien sûr, voyons. Le Liban ? C’est comme si c’était fait. L’Afghanistan ? Cela viendra.

On murmure à Washington qu’Israël se verrait proposer le plan de paix saoudien, celui qui promet le retour aux frontières de 1949, la moitié de Jérusalem et le retour des « réfugiés ». L’Iran pourrait considérer le plan saoudien comme une étape intéressante. La Chine et la Russie seront très heureuses, en attendant mieux. Les Israéliens le seront infiniment moins, on s’en doute. Les élites européennes et les bobos seront ravis.

Jusqu’au moment où les uns et les autres s’apercevront qu’essayer de détraquer l’économie américaine est amusant un instant, mais douloureux à la longue. Jusqu’au moment où des islamistes rappelleront que le djihad n’est pas seulement un mot, mais peut tuer au Proche-Orient, comme les sols européen ou américain.

« Plus dure sera la chute » : c’était le titre d’un film sur un boxeur, son ascension rapide, et sa fin lugubre. Cela pourrait être, dans quelques décennies, le titre d’un film sur un homme politique, son ascension rapide, et puis…


Négationnisme: Williamson-Le Pen, même combat! (When all else fails, blame the Jews!)

9 février, 2009
Dinoscopus (Williamson's blog)
J’ai tendance à être plutôt souvent de l’avis de la théorie du complot. Je pense qu’on nous ment sur énormément de choses: Coluche, le 11 Septembre. Marion Cotillard
Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c’est même aujourd’hui, plus qu’hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l’époque contemporaine. Dans l’ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ… Alain Soral
Ceux qui croient à la version médiatique des événements du 11 septembre 2001 n’ont pas prêté attention aux faits. Richard Williamson
Tout cela, ce ne sont que des mensonges. Les juifs ont inventé l’holocauste pour nous mettre à genoux, pour faire accepter leur nouvel Etat, Israël. Richard Williamson
Depuis le jour où les juifs se sont rendus responsables de la crucifixion de notre Seigneur Jésus Christ, ils ont, en tant que race et en tant que religion, et toujours avec de nobles exceptions, continué de le rejeter jusqu’à aujourd’hui… C’est par exemple un fait historique que la conception et le lancement du communisme destiné à éloigner l’humanité de Dieu était largement de leur fait. Richard Williamson
J’avais souligné que, pour Mgr Williamson, la double casquette d’évêque catholique d’une part, de prédicant mythologico-politique du négationnisme d’autre part n’était pas possible. « Il faudra qu’il choisisse ». Il me semble qu’il a choisi, (…) Son objectif immédiat est d’empêcher le « ralliement » de toute la Fraternité Saint Pie X à Rome et avec le pape Benoît XVI, en demeurant, comme évêque, en dehors du mouvement de retour à Rome, qui, lui, semble encore irréversible, grâce aux réactions courageuses de Mgr Fellay (la dernière: l’expulsion de l’abbé Abrahamovitch, qui, pour se solidariser avec Mgr Williamson, avait prétendu dans un journal italien que dans les Camps les fours ne servaient qu’à la désinfection). La tentation à laquelle il succombe ? Après avoir été si longtemps mis de côté par Mgr Fellay, prendre à 68 ans la tête d’un combat planétaire, qui lui permettrait enfin d’accéder à une notoriété, sans doute diabolisée mais éclatante. abbé Guillaume de Tanoüarn (prêtre traditionnaliste et maurrassien)

Assassinat de Kennedy, 11 septembre, Protocole des sages de Sion, chambres à gaz, y a-t-il une théorie conspirationniste à laquelle ne croyait pas l’évêque Willamson?

A l’heure où, sous prétexte des déclarations négationnistes de certains des évêques qu’il n’aurait certes jamais dû réintégrer dans l’Eglise, d’aucuns n’hésitent pas à soupçonner le pape Benoit XVI des pires arrières-pensées …

Retour, avec un éclairant article du printemps 2007 du site Mémorial 98, sur justement la même et énième provocation qu’avait relancée en pleine campagne présidentielle le candidat de l’extrême-droite et qui lui avait d’ailleurs longtemps valu le soutien des milieux intégristes français, à savoir le tristement fameux “détail” de Jean-Marie Le Pen sur les mêmes chambres à gaz.

Où l’on découvre, au-delà de la simple recherche désespérée d’un énième scandale censé revigorer une notoriété en perte de vitesse, une dernière tentative, à l’approche de sa retraite politique et de la perspective d’une irrémédiable déclin de son mouvement avec la reprise par le candidat de la droite modérée d’une bonne partie des angoisses qui avaient fait son fond de commerce, de « justifier son échec personnel en l’attribuant à la puissance du ‘lobby juif’ « .

Qui n’est pas sans rappeler… les provocations systématiques des dinosaures intégristes (et, en un sens bien britannique de l’auto-dérision, revendiqués!) à la Williamson, déboussolés par la montée du relativisme mais aussi apparemment pris de panique devant une réintégration qui leur ferait perdre leur raison d’être?

Le Pen et le « détail »: décryptage
Simple provocation ou testament politique?
Mémorial 98
30 avril 2008

L’interprétation la plus répandue des récents propos négationnistes de Le Pen dans le magazine « Bretons » consiste à les attribuer à la recherche d’un énième scandale destiné à refaire parler de lui.
Cette interprétation nous semble très partielle ; elle ne correspond ni à la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui Le Pen et le FN, ni d’ailleurs au média peu connu dans lequel ses propos sont initialement publiés.

En réalité, il s’agit d’une problématique plus vaste : à l’approche de sa retraite politique, Le Pen tente de justifier son échec personnel en l’attribuant à la puissance du « lobby juif ».
En effet, le chef du FN n’a (heureusement !) pas réussi à concrétiser les extraordinaires succès électoraux de son parti, alors qu’il se voyait aux portes de la participation au pouvoir.
Sa présence au deuxième tour de la présidentielle de 2002 est restée sans lendemain.

Même les alliances établies avec la droite lors des élections régionales de 1998 se sont effondrées dans le chaos.

Son parti s’est fracturé et n’a jamais retrouvé sa force.

La politique sarkozyste de récupération des thèmes du FN a ensuite conduit à un recul électoral du FN.

Face à ce bilan d’échec, Le Pen fait appel, avec une violence accrue, à deux explications déjà utilisées à de maintes reprises et présentes dans son interview récente : celle de la « décadence de la France » et celle de la responsabilité du « lobby juif » qui a bloqué son ascension. C’est le sens de ses propos dans l’interview «… C’est le sujet qui est important, je crois. J’aurais parlé, même de très loin, du génocide vendéen, personne n’aurait été choqué… Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle – et prononcée par un homme public -, mérite 150 millions d’amende et la mise à l’index de l’individu et de son parti ? »

Le Pen voudrait faire passer le message suivant:  » j’ai échoué car j’ai osé toucher au tabou de la Shoah; les juifs m’ont harcelé et marginalisé »

Cette thématique a été martelée pendant des années, en mettant en cause le patronyme juif des journalistes de l’audiovisuel, en évoquant « l’internationale juive » ou un soi-disant pacte des partis de droite avec la fantasmatique organisation juive Bnai-Brith pour interdire les alliances entre la droite et l’extrême-droite.

C’est aussi ce que Le Pen a exprimé quand il a évoqué à plusieurs reprises pendant la campagne présidentielle de 2007 les « 3 grands-parents étrangers de Sarkozy »
Nous avions alors démontré et révélé que ces  » 3 grands-parents étrangers » constituaient une référence directe, bien que codée, au statut des Juifs de 1940 lequel fixait justement ce même critère de filiation des « 3 grands parents  » pour exclure les juifs ainsi définis, des fonctions publiques et électives.

Ainsi pour Le Pen, c’est le « lobby juif » qui est maintenant au pouvoir à travers Sarkozy. Cette thématique antisémite est d’ailleurs largement présente chez les Dieudonné, Soral et autres agitateurs antisémites de la mouvance du FN, ainsi que dans la récente tirade du ministre algérien à la veille de la visite de Sarkozy ( voir nos articles précédents Algérie, antisémitisme: un texte de Souâd Belhaddad et Algérie: proclamation antisémite du régime )

Les premières réactions dans le FN
Une partie de l’appareil se retrouve autour de Louis Alliot pour se préoccuper avant tout de l’électorat FN; celui ci se sent moins motivé par l’engagement antisémite et négationniste générique du FN que par sa ligne xénophobe et anti immigrés. Alliot déclare ainsi « … Dans la situation actuelle marquée par une augmentation de la pauvreté sans précédent, par l’accentuation des flux migratoires, par les dégâts considérables initiés par la mondialisation économique, par l’installation durable d’un islam radical sur notre sol, les Français attendent des solutions concrètes et une vision crédible de l’avenir que nous leur proposons. Concentrons-nous sur l’essentiel: les combats électoraux à venir… »

Par contre Alain Soral, en posture d’idéologue, porte-parole du prétendu « lepénisme de gauche », ami et mentor de Dieudonné, en rajoute dans l’antisémitisme violent et déclare :
« … Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c’est même aujourd’hui, plus qu’hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l’époque contemporaine. Dans l’ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ…
… Aujourd’hui, dans ce climat de judéomanie délirante – une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l’esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l’amour des hommes – plus les souffrances de la guerre s’éloignent, plus c’est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !… »

Dans la bataille pour la succession au sein du FN, le « tabou » négationniste n’a pas fini de se manifester et son poison d’être diffusé.

Voir aussi:

Le monde selon Williamson
Marco Schütz
La Vie
05.02.09

Revenons un instant à l’épicentre du séisme médiatique qui fait trembler les murs du Vatican. Le fameux enregistrement vidéo où on peut voir l’évêque schismatique Richard Williamson exposer ses convictions négationnistes n’a pas surpris les connaisseurs des milieux intégristes. Car l’homme est un récidiviste. Au cours de l’interview diffusée par la télévision suédoise, Williamson lui-même renvoie d’ailleurs à ce qu’il avait « dit au Canada il y a des années ».

Après enquête, le magazine allemand Der Spiegel a retrouvé cette déclaration datant de 1989. En célébrant une messe dans une petite ville québécoise, l’évêque affirmait alors à propos de la shoah : « Tout cela, ce ne sont que des mensonges. Les juifs ont inventé l’holocauste pour nous mettre à genoux, pour faire accepter leur nouvel Etat, Israël. »

Ces propos avaient été rapportés par la presse locale à l’époque. Une plainte avait même été déposée contre l’évêque, mais celui-ci s’était dépêché de quitter le pays. Au sein même de l’Eglise, l’affaire fut vite étouffée.

Dans le même article, le magazine allemand démontre que l’antisémitisme et le racisme sont des « valeurs » partagées par d’autres responsables de la Fraternité Saint-Pie-X. Mais Williamson reste à cet égard leur représentant le plus emblématique. Parce qu’il est l’un des évêques dont l’excommunication vient d’être levée par le pape. Et surtout parce qu’il ne peut pas s’empêcher de dire ce qu’il pense.

« Depuis le jour où les juifs se sont rendus responsables de la crucifixion de notre Seigneur Jésus Christ, ils ont, en tant que race et en tant que religion, et toujours avec de nobles exceptions, continué de le rejeter jusqu’à aujourd’hui… C’est par exemple un fait historique que la conception et le lancement du communisme destiné à éloigner l’humanité de Dieu était largement de leur fait », a-t-il noté sur son blog le 1er mars 2008.

Au fil des notes, l’évêque dévoile son univers mental. Voici un petit florilège de citations révélatrices des thèmes qui l’obsèdent :

Le 11 septembre. « Ceux qui croient à la version médiatique des événements du 11 septembre 2001 n’ont pas prêté attention aux faits. » (27 septembre 2008)

La crise économique. « Quel est le plan du Seigneur ? Il utilise précisément ses ennemis, ces maîtres de l’Or avides de domination planétaire, comme un fléau s’abattant sur ses enfants apostats dans le monde entier. Ses enfants qui l’ont délaissé pour se tourner vers le matérialisme… vers l’or. » (6 décembre 2008)

Le concile Vatican II. « Y a-t-il une doctrine qui puisse mettre les hommes de manière aussi certaine sur le chemin de l’Enfer que ce soi-disant ‘tournant vers l’Homme’ ?» (30 août 2008) « D’un côté, il y a l’Homme tourné vers Dieu, comme le dit la véritable religion catholique. De l’autre, Dieu est focalisé sur l’Homme, comme le proclame la fausse religion de Vatican II. » (16 août 2008)

La culture. « L’Art, la Littérature, l’Histoire, la Culture, la Musique sont des religions de substitution. Leurs pratiquants font gonfler ces sous-produits de la vraie religion dont ils prennent la place. » (19 avril 2008)

Les femmes. « Cette ‘liberté’ qui peut couper les instincts naturels les plus profonds d’une jeune fille – à savoir faire son nid et se sacrifier pour son homme – ne va pas nécessairement la rendre heureuse. Les filles, si vous cherchez le bonheur dans cette vie – pour ne pas parler de la vie éternelle – faites confiance à la mère Eglise ! » (24 mai 2008)

On l’aura compris, Richard Williamson est un réactionnaire pur jus et un antisémite qui a tendance à voir des complots partout. Lui-même se voit plutôt comme une sorte de dinosaure portant la mitre. « Dinoscopus », le nom de son blog ainsi que l’emblème qu’il s’est choisi avec une certaine autodérision l’attestent.


Mollahland: La République islamique sera fondée sur la liberté (The Islamic republic will be founded on freedom)

8 février, 2009
L’oppression mentale totalitaire est faite de piqûres de moustiques et non de grands coups sur la tête. Victor Klemperer
La République islamique sera fondée sur la liberté d’expression et luttera contre toute forme de censure. Khomeyni (Entretien avec Reuters, le 26 octobre 1978.)
Tout ce que vous avez entendu concernant la condition féminine dans la République islamique n’est qu’une propagande hostile. (Dans le futur gouvernement), les femmes seront complètement libres, dans leur éducation et dans tout ce qu’elles feront, tout comme les hommes. Khomeyni (Entretien accordé à un groupe de reporters allemands à Paris, le 12 novembre 1978.)
La viande de cheval, de mulet et d’âne n’est pas recommandée. Elle est strictement défendue si l’animal a été sodomisé de son vivant par un homme. Dans ce cas, il faut emmener l’animal hors de la ville et le vendre. Si on commet un acte de sodomie avec le boeuf, le mouton ou le chameau, leur urine et leurs excréments deviennent impurs, et leur lait même n’est plus consommable.
Un homme peut épouser une fille plus jeune que neuf ans d’âge, même si la fille est encore un bébé au sein. Il ne doit pas avoir de relations sexuelles normales avec elle tant qu’elle n’a pas neuf ans, mais les caresses, les baisers et la sodomie sont permis. Si un homme qui a épousé une fille impubère la possède avant ses neuf ans révolus, il n’a pas commis un crime mais seulement une infraction, si la fille ne subit pas de dommage permanent. Si la fillette est blessée de façon permanente, l’homme devra veiller sur elle le reste de sa vie. Mais cette fille ne comptera pas parmi les quatre femmes permanentes. Khomeyni
La lapidation est une nécessité pour conserver la sanctification de la famille. Zahra Shojaii (juillet 2002)
En 1978, Foucault trouva de telles forces transgressives dans le personnage révolutionnaire de l’ayatollah Khomeiny et des millions de gens qui risquaient la mort en le suivant dans sa Révolution. Il savait que des expériences aussi «limites» pouvaient conduire à de nouvelles formes de créativité et il lui donna son soutien avec ardeur. Janet Afary et Kevin B. Anderson
La révolution iranienne fut en quelque sorte la version islamique et tiers-mondiste de la contre-culture occidentale. Il serait intéressant de mettre en exergue les analogies et les ressemblances que l’on retrouve dans le discours anti-consommateur, anti-technologique et anti-moderne des dirigeants islamiques de celui que l’on découvre chez les protagonistes les plus exaltés de la contre-culture occidentale. Daryiush Shayegan (Les Illusions de l’identité, 1992)
Le jour approche où le monde musulman possédera des armes nucléaires, ce jour-là, la stratégie de l’Ouest sera caduque, car une unique bombe atomique a le pouvoir de complètement détruire Israël, alors qu’une contre-attaque israélienne ne peut causer que des dégâts mineurs au monde musulman. Rafsandjani (Journée de Jérusalem, le 14 décembre 2001, soit 3 mois après le 11 septembre)
L’Iran pourrait acquérir la capacité de fabriquer une arme atomique dans deux à cinq ans, mais il reste beaucoup de temps pour régler la question (…) Les inquiétudes existent, mais il ne faut pas les grossir… On a amplement le temps de discuter avec (l’Iran) et de dissiper ces craintes, pour aller vers plus de discussions plutôt que d’isolement. Mohammed El-Baredei (directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique)

A l’heure où, après son sanglant fiasco gazaouite et avec son premier Spoutnik diffusant ses Allah Akbar dans l’indifférence sidérale de sa population, le premier des deux derniers Etats-voyou revendiqués de la planète (pardon: la République islamique – peut-on imaginer plus pur oxymore ?) est censé fêter les 30 ans de sa révolution (du 1er au 11 février) …Et pendant que Biden en tête et entre deux couplets négationnistes ou dernière-solutionnistes de leurs homologues iraniens, nos munichois se réunissent très logiquement à Munich …

Retour, avec le site irano-américain Iranian et le journal libanais L’Orient-le Jour, sur la diaboliquement géniale invention de l’oxymore du siècle par, du fond de son exil de Neuphlé-le-château, le père-fondateur de ladite Révolution, l’ayatollah Khomeyni.

Il suffisait apparemment, entre une fausse constitution et un ou deux soi-disant massacres du Shah, d’une bonne dose de naïveté et de complaisance de la part de nos gouvernants et intellectuels (Iraniens compris), de remplacer gouvernement par « république ».

Pour, derrière l’hommage forcé de l’hypocrisie à la vertu, produire ce qui se révélera quand même comme non seulement un accident industriel aux dimensions quasi-soviétiques, mais l’un des systèmes politiques les plus oppressifs de la planète qui, via ses divers supplétifs, commanditera ou financera (jusqu’à ce jour) l’essentiel et les pires abominations du terrorisme des trente dernières années …

Comment Khomeyni nous a bernés
Esmail Nooriala
Iranian.com
Traduit par Courrier international
5 févr. 2009

En 1979, la gauche iranienne s’est laissé séduire par la rhétorique anti-impérialiste des mollahs. L’écrivain Esmail Nooriala revient sur cette méprise lourde de conséquences.

Extraits :

Lorsque Khomeyni est arrivé à Paris, il a rencontré de nombreux journalistes occidentaux. Dans ses interviews, il a légèrement adouci sa doctrine du “velayat-e faqih” [gouvernement des doctes]. A la place du “gouvernement” islamique, il s’est mis à parler de “république” islamique. Il évoquait pour la première fois la question du vote du peuple et les droits de l’homme, et les libertés sociales et politiques.

Les révolutionnaires de gauche, en multipliant les erreurs, lui ont conféré le pouvoir absolu. Mehdi Bazargan et ses partisans du Mouvement de la liberté [Nezhat e-azadi], ainsi que le Front national [Jebhe-e melli, héritiers de Mossadegh] ont chassé le Premier ministre du chah, Chapour Bakhtiar, sans avoir le moindre programme défini. Le parti communiste Tudeh (dont le mot d’ordre était d’agir sans attirer l’attention) s’est aligné sur l’imam Khomeyni en le considérant comme un guide anti-impérialiste. Mais il est vite devenu clair que les belles paroles de Khomeyni à Paris n’étaient que des mensonges. Son seul objectif était de combattre ses rivaux et d’arriver au pouvoir. C’est alors qu’il a décidé d’appliquer les idées de son livre sur le gouvernement islamique en utilisant le terme de république.

Voir aussi:

IRAN – Deux discours, une même révolution
L’Orient-Le Jour
Traduit par Courrier international
5 févr. 2009

Une fois rentré en Iran, l’ayatollah Khomeyni, guide spirituel de la révolution iranienne de 1979, a tenu un discours radicalement différent de celui qu’il tenait en exil. L’Orient-Le Jour s’est amusé à confronter des citations des deux périodes.

Depuis son exil de Neauphle-le-Château, en France, l’ayatollah Ruhollah Khomeyni (1902-1989) a régulièrement détaillé, dans de nombreuses déclarations publiques, sa vision de la future République islamique. Il évoquait ainsi des questions relatives au respect des droits de l’homme, de la liberté d’expression et de la démocratie. Toutefois, peu après son retour à Téhéran, le guide suprême de la révolution iranienne a changé radicalement de discours. Pour les spécialistes de l’Iran, cette volte-face s’explique, en partie, par la situation instable qui régnait dans le pays après l’instauration de la République islamique, en 1979.

En exil
« Il n’y aura pas d’oppression sous le régime islamique. » (Entretien avec l’AFP, le 25 octobre 1978.)

« La République islamique sera fondée sur la liberté d’expression et luttera contre toute forme de censure. » (Entretien avec Reuters, le 26 octobre 1978.)

« Dans la république islamique d’Iran, les médias sont libres de peindre les réalités du pays telles quelles. » (Entretien avec le journal italien Paese Sera, le 2 novembre 1978.)

« Nous aimerions diriger le futur gouvernement islamique conformément aux fondements de l’islam pour que les gens découvrent la différence entre la démocratie islamique et les autres démocraties. Si les peuples du monde entier connaissent les bienfaits de l’islam, mon espoir est qu’ils se convertissent tous à l’islam. » (Entretien accordé à un groupe de journalistes français, à Paris, le 9 novembre 1978.)

« Tout ce que vous avez entendu concernant la condition féminine dans la République islamique n’est qu’une propagande hostile. (Dans le futur gouvernement), les femmes seront complètement libres, dans leur éducation et dans tout ce qu’elles feront, tout comme les hommes. » (Entretien accordé à un groupe de reporters allemands à Paris, le 12 novembre 1978.)

« Les femmes sont libres de choisir le mode vestimentaire qu’elles désirent. » (Entretien avec The Guardian, le 6 novembre 1978.)

De retour en Iran

« N’écoutez pas ceux qui parlent de démocratie. Ils sont contre l’islam et veulent éloigner le pays de sa mission. Nous allons briser les plumes empoisonnées de ceux qui parlent de nationalisme, de démocratie et de ce genre de choses. » (Lors d’une réunion avec des étudiants et des enseignants à Qom, le 13 mars 1979.)

« Nous allons détruire les gens qui s’opposent à l’islam avec la même force que nous avons utilisée pour détruire le régime (du chah). Attention à vos déclarations. Abstenez-vous d’écrire. » (Discours prononcé à l’école Faiziyah, à Qom, le 5 juin 1979.)

« Nous devons avertir ces intellectuels qu’ils seront écrasés s’ils n’arrêtent pas leurs ingérences. Nous vous avons, jusque-là, traité avec clémence dans l’espoir que vous cessiez votre malfaisance. […] Ces proaméricains doivent savoir que nous pouvons les exterminer quand nous le voudrons en très peu de temps. » (Dans une déclaration adressée au peuple iranien, le 8 août 1979.)

« Dorénavant, nous n’allons autoriser que les partis dont les activités sont jugées convenables. Nous n’accorderons plus la même liberté que par le passé. C’était une erreur de notre part. » (Lors d’une réunion avec des membres du Congrès à Qom, le 18 août 1979.)

« Ceux qui ne veulent pas voter en faveur de la République islamique souhaitent le retour de l’ancien régime. Ceux qui s’abstiennent de voter sont des provocateurs et des comploteurs. Nous allons les traiter comme des ennemis et nous allons les opprimer. » (Discours prononcé à la fin du ramadan, le 3 septembre 1979.)


Hamas: A Gaza comme à Hiroshima, la désinformation vaincra! (From Gaza to Hiroshima)

7 février, 2009
American Hiroshima
Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. René Girard
As for their accusations of terrorizing the innocent, the children, and the women, these are in the category of ‘accusing others with their own affliction in order to fool the masses.’ The evidence overwhelmingly shows America and Israel killing the weaker men, women and children in the Muslim world and elsewhere. A few examples of this are seen in the recent Qana massacre in Lebanon, and the death of more than 600,000 Iraqi children because of the shortage of food and medicine which resulted from the boycotts and sanctions against the Muslim Iraqi people, also their withholding of arms from the Muslims of Bosnia-Herzegovina leaving them prey to the Christian Serbians who massacred and raped in a manner not seen in contemporary history. Not to forget the dropping of the H-bombs on cities with their entire populations of children, elderly, and women, on purpose, and in a premeditated manner as was the case with Hiroshima and Nagasaki. Osama bin Laden (Nida’ul Islam magazine October-November 1996)
Allah has ordered us to glorify the truth and to defend Muslim land, especially the Arab peninsula … against the unbelievers. After World War II, the Americans grew more unfair and more oppressive towards people in general and Muslims in particular. … The Americans started it and retaliation and punishment should be carried out following the principle of reciprocity, especially when women and children are involved. Through history, American has not been known to differentiate between the military and the civilians or between men and women or adults and children. Those who threw atomic bombs and used the weapons of mass destruction against Nagasaki and Hiroshima were the Americans. Can the bombs differentiate between military and women and infants and children? America has no religion that can deter her from exterminating whole peoples. Your position against Muslims in Palestine is despicable and disgraceful. America has no shame. … We believe that the worst thieves in the world today and the worst terrorists are the Americans. Nothing could stop you except perhaps retaliation in kind. We do not have to differentiate between military or civilian. As far as we are concerned, they are all targets, and this is what the fatwah says … . The fatwah is general (comprehensive) and it includes all those who participate in, or help the Jewish occupiers in killing Muslims.  Osama bin Laden (May 1998)
La CIA a intercepté l’année dernière un message sibyllin mais qui fait froid dans le dos d’un membre d’al-Qaeda se vantant qu’Oussama Ben Laden préparait un ‘Hiroshima’ contre l’Amérique, selon des sources officielles. Le NYT (le 14 octobre 2001)
Les agressions très flagrantes perpétrées dans tous les coins de Gaza par l’aviation de guerre de l’occupation nous rappellent des images très horribles et choquantes de Hiroshima et Nagasaki. Ismail Haniyeh
I’m only seven although I died. In Hiroshima long ago. I’m seven now as I was then. When children die they do not grow. Nazim Hikmet (Hiroshima and Gaza)
L’horreur des photos pose une nouvelle fois la question : la bombe A était-elle le seul moyen de mettre fin à la guerre du Pacifique ? En 1945, le Japon était à bout de force. A Potsdam, le 26 juillet, les Etats-Unis avaient exigé sa capitulation sans condition, que Tokyo refusa. Mais la décision de larguer ses bombes sur l’Archipel avait déjà été prise, la veille, à Washington. Dans ses Mémoires, le général puis président des Etats-Unis, Dwight Eisenhower, écrit qu’en août 1945 « le Japon était déjà battu, le recours à la bombe était inutile ». A fortiori, la seconde, sur Nagasaki, qui fit 70 000 morts sur le coup. Plus que la capitulation nipponne, il s’agissait de montrer la suprématie américaine à l’URSS, qui avait entre-temps déclaré la guerre au Japon. Le Monde du 18 mai 2008
Les militaristes japonais avaient juré de se battre jusqu’aux derniers homme, femme et enfant. Les bombes atomiques ont permis à la faction pro-paix d’aider les militaristes à « sauver la face » en arguant du fait que le Japon avait été battu par une science supérieure plutôt que par la force des armes. Robert Maddox
La vérité, comme nous le rappelle si souvent le conflit actuel, est que généralement dans la guerre il n’a pas de bonne alternative, et les dirigeants doivent choisir entre un très un mauvais et un encore plus mauvais choix. Hiroshima était l’option la plus terrible imaginable, mais les autres scénarios se seraient probablement avérés encore pires. Victor Davis Hanson

Après le “camp de concentration” du cardinal du Vatican et de Le Pen, le “ghetto” de Le Pen à nouveau, « l’enfer” et le “laboratoire de fabricants de la mort », les « crime de guerre » et « génocide” du docteur Mads Gilbert et tant d’autres, voici… Hiroshima!

A l’heure où le débat sur la prétendue « disproportion » et les soi-disant « crimes de guerre » israéliens fait rage …

Où, d’un site pro-iranien à l’Association des maires pour la paix ou à un cercle de prière international et de la lettre du maire de Téhéran à son homologue japonais à la reprise de service de la fameuse petite fille du poète turc Nazim Hakmet mort comme il se doit à Moscou, l’association des mots Hiroshima Gaza en est déjà à 1,370,000 sur Google

Et où, comme auparavant avec leurs homologues nippons, la question est effectivement reposée avec les jihadistes du Hamas du que faire face à un ennemi prêt à se battre jusqu’à la dernière goutte de sang de sa population

Militaires et population fanatisés prêts à se battre encore pendant des mois et des années jusqu’au dernier (dizaines de milliers de morts des dernières batailles comme Okinawa, jusqu’à 20 millions de victimes des Japonais dans la région), dizaines de milliers de kamikazés, refus de se rendre après non seulement une première bombe atomique (qui, contre l’argument de l’essai dissuasif, n’existait alors qu’en deux exemplaires!) mais des bombardements au napalm de villes entières qui avaient déjà largement dépassé Hiroshima (150,000 pour la seule ville de Tokyo et peut-être jusqu’à 500 000 envisagés par l’émule américain du « bombardier fou » de Dresde Curtis LeMay lui-même!), tentative jusqu’à la dernière minute de coup d’État ultranationaliste, blocus qui aurait pu affamer et faire jusqu’à deux millions de victimes …

Retour sur une autre polémique et source sans fin de désinformation et de munitions pour l’anti-américanisme (dont la justification du 11/9 pour Ben Laden lui-même ou les fausses photos du Monde de mai dernier!), à savoir le bombardement des bases militaires japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki d’août 1945.

Avec la confirmation, via un récent livre de l’historien américain Maddox et contre la plupart des mythes colportés par la propagande soviétique et anti-américaine (y compris de la part de certains généraux américains de l’époque!), que c’était très probablement la pire des solutions… à l’exception, comme aurait dit Churchill, de toutes les autres!

Hiroshima Revisionism: An Interview with Robert Maddox
Victor Fic
History News Network
10-13-08

Mr. Fic is a Seoul-based freelance writer and broadcaster. This interview is part of Fic’s « Voices of History » series with men and women who shape or interpret our world. He is at vfic@hotmail.com.

« I regard Hiroshima [revisionism] as the greatest hoax in American history. »–Robert Maddox

If the atomic bombing of Hiroshima released tremendous heat and blast physically, the debate over its justification can be intellectually incindiary. Robert Maddox, a veteran historian, is now the leading thinker in a broad effort that exposes revisionist critics of the atomic strike as guilty of impoverished or dishonest analysis. Maddox was trained at Rutgers University and taught at The Pennsylvania State University. He edited a volume of essays, The Myths of Revisionism: Hiroshima in History.

VF: Have you ever been to Hiroshima?

RM: I was in Japan in the early 1950s while in the army — have never visited Hiroshima.

VF: How did you get interested in the complex topic of bombing justifications?

RM: [It was] in the 1970s while doing a book on what was then called “New Left Revisionism.” I [read] a number of blatant falsifications in the work of William Appleman Williams, and realized that other new left authors used some of his distortions. Williams, following the lead of [English scientist] P. M. S. Blackett, had accused [US President] Harry S. Truman of using the bomb to bully the Soviets rather than merely to end the war against Japan. Whereas Williams had devoted only a few passages to the subject, Gar Alperovitz published an entire, heavily footnoted book. Williams, Alperovitz and others were included in my 1973 book, The New Left and the Origins of the Cold War (Princeton University Press: 1973).

VF: Cite the chief mistakes that you insist the leading revisionists make.

RM: Without question, Alperovitz’s most significant “contribution” was his assertion that Japan would have surrendered as early as spring, 1945 provided only that it be permitted to retain its sacred emperor. Truman and [Secretary of State] James F. Byrnes knew this through intercepted Japanese messages but refused to make the offer because they wanted the war to continue until the bombs could be used. This appeared to support his theme that the bombs were not dropped to defeat an already defeated Japan, but rather to awe the Soviets. His “evidence” consisted of pretending that whenever the word “peace” appeared in a Japanese message, it referred to surrender. See my first chapter in « Hiroshima in History » for details, and for other examples of his methods. Despite [how] this scam has been exposed numerous times, some revisionists still use it. See my essay on the recent Pulitzer Prize winning book, « American Prometheus » (www.http://shafr.org/newsletter/2007/december/index.htm).

VF: Your accuse Alperovitz of misusing ellipses to alter meaning and combining different passages into misleading combinations. Can you cite a concrete example of each?

RM: For examples, see pages 7-19 of « Hiroshima in History. »

VF: You cite huge American casualty numbers in an invasion. Explain how you came to them.

RM: The 900,000 figure is from Edward J. Drea’s superb MacArthur’s Ultra: Codebreaking and the War Against Japan, published in 1992. The 900,000 figure…is the number of Japanese defenders on Kyushu by the time the war ended. This is significant because there were only about 350,000 there when Truman authorized the invasion on June 18th, 1945.

VF: The Dennis Giangreco chapter seeks to show that a large casualty count was bandied about before the bombing. How is this timing important?

RM: This is significant because many revisionists have argued that the [high] figure cited in Truman’s memoirs is a post war “creation” designed to make dropping the bombs more palatable to the American people, and that actual estimates were far lower. Giangreco has shown that such [massive] figures indeed were being talked about at the higher levels and that Truman knew.

VF: You claim a great discovery: Truman’s papers reveal that Herbert Hoover’s memo to Truman warned of those staggering casualties. Who found this? Is it revolutionary?

RM: [R]ead Dennis Giangreco’s chapter in « Hiroshima in History » as the whole story is far too involved. Giangreco did not “find” the Hoover memo, historians had known about it for years. His contribution, and it is major, is to show how seriously Truman took the memo…He circulated the memo among close advisers and asked for their responses. Not one of them questioned the high casualty figures Hoover cited. The memo also sufficiently impressed Truman that he had Admiral Leahy call a meeting with the Joints Chiefs of Staff on June 18th 1945 to discuss, among other things, casualty estimates.

VF: The Asada essay purports to prove that Tokyo was zealous about fighting on. He is Japanese — does that stand out?

RM: I think Asada’s article is very persuasive because it is based largely on Japanese sources. Japanese militarists had vowed to keep on fighting to the last man, woman, and child. The atomic bombs permitted the peace faction to help the militarists “save face” by arguing that Japan had been defeated by superior science rather than by force of arms.

VF: Is his analysis isolated among experts?

RM: Richard B. Frank’s magisterial Downfall: The End of the Japanese Empire, also based on extensive use of Japanese sources, reinforces Asada’s conclusions. Frank wrote, “Those insisting that Japan’s surrender could have been procured without recourse to atomic bombs cannot point to any credible supporting evidence from the eight men who effectively controlled Japan’s destiny: the six members of the Supreme Council for the Direction of the War, Lord Keeper of the Privy Seal [Koichi] Kido, and the Emperor.” Revisionists proclaim that the Soviet declaration of war [not] the bombs, caused Japan to surrender. While this was an important setback to Japan, it did not come as a shock as did the bombs because the Japanese had been observing the Soviet buildup in the Far East for months.

VF: Is Asada’s stance courageous?

RM: Asada has come under a lot of criticism in Japan but tells it like it is. He goes against the grain. He was trained at Yale rather than going through the Japanese education system so he sees both sides.

VF: Truman said that he sought to avoid another Okinawa from one end of Japan to the other. Did this battle obsess him?

RM: While I would not use the word “obsessed,” certainly Truman’s main concern was to avoid the bloodbath an invasion would have entailed.

VF: As late as August 9th, 1945, Japanese war minister Korechika Anami wanted to reject the Potsdam declaration calling upon Japan to surrender unless the Emperor system was retained, there be no large-scale occupation of Japan, and the Japanese preside over their own disarmament and conduct their own war crimes trials. Is this weighted well in the debate?

RM: Of course, the revisionists fail to mention Anami’s last three “absolute” conditions because they are devastating to the fiction that retention of the Emperor was the sole obstacle to surrender.

VF: The critics argue that Japan would quit if Washington guaranteed the Emperor system over unconditional surrender. Why didn’t Truman relax the terms and so avoid the bombing?

RM: Truman and those around him believed that after WW 1, the Allies missed the bus because they did not occupy Germany and root out the causes of militarism. Twenty years later, there was a second war. So liberals — for instance Dean Acheson – wanted to get rid of the entire imperial system, as well as other Japanese institutions that they believed were responsible for causing the war. Conservatives, who feared the Soviet Union more than they did a resurgent Japan, tended to favor retaining the emperor. Some Americans were so tired of the war they would do anything to end it.

VF: A key revisionist charge insists that Truman bombed to scare the Soviets so they would not enter the war but would bow to US power after it. What is your defense?

RM: [He] asked the USSR all along to get into the war. Truman went to Potsdam for the main or the major reason of getting Stalin in. When the Soviets entered the war on August 8th, Truman called an impromptu press conference to make the announcement because he was enthusiastic. The US ambassador to Moscow Averill Harriman was told how effective he had been in following instructions for getting the Soviets in. It was psychologically important and would pin down Japanese troops on the homeland away from Kyushu [the designated invasion beach].

VF: But Tokyo was trying to negotiate surrender through Moscow. Doesn’t that seem to disprove Maddox?

RM: The Japanese were not trying to negotiate a surrender through Moscow. They were trying to persuade the Soviets to broker a negotiated peace that would have permitted them to retain their imperial system as well as their prewar empire. Decryptions of Japanese diplomatic messages have been available in all good research libraries since the 1970s. Revisionists simply choose to ignore the many statements by the Japanese ambassador in Moscow that Tokyo’s efforts to gain a negotiated peace were futile: “Your way of looking at things and the actual situation in the Eastern Area [are] absolutely contradictory.” For a fuller discussion, see my Weapons for Victory (University of Missouri Press, 1995).

VF: But we read strong statements from American officials and officers who panned the bombing. Don’t these contradict you?

RM: Revisionists are fond of citing various officials — [General Douglas] MacArthur, [US Admiral Chester] Nimitz and [US Army Air Force General Curtis] LeMay, etc. — who later criticized using the bombs. There is little doubt that some of these men had axes to grind. There is no credible evidence…that any of them criticized using the bombs before or immediately after they were dropped. Indeed, some Alperovitz cites as opposed to the bomb actually urged that a third bomb be dropped on Tokyo.

VF: Why not demonstrate the weapon on a desert island, as the critics say was possible?

RM: I treat the issue on pages 44, 63-64, and 67-69 of Weapons for Victory. When this question was raised during a March 31st, 1945 meeting between the Interim Committee and its Scientific Panel, head of the panel Robert Oppenheimer replied that he could think of no demonstration…sufficiently impressive to induce the Japanese to surrender. [Also], it might prove to be a dud…the Japanese might bring prisoners of war to the demonstration site, and that they would make every effort to destroy the carrier in flight.

VF: The peace movement condemns the attack as triggering the nuclear arms race. Is this the right cause-effect chain? If so, isn’t it impossible to support the mission?

RM: This is absurd on its face. The Soviets had their own atomic program in place long before Hiroshima and knew through espionage all about the US effort. There would have been an arms race even if the US did not use the bombs against Japan. Can anyone imagine that, if only the United States had not used the bombs, Stalin would have permitted the US to enjoy a perpetual nuclear monopoly [with] the Soviets…helpless? The idea that Hiroshima and Nagasaki caused the arms race merely provides revisionists with another stick…to beat Truman.

VF: The Hiroshima Peace Museum displays a Byrnes memo noting that the bomb cost two billion dollars and so US politicians had to show the tax payer that it worked — that is why they attacked the city. Agree?

RM: Use of the Byrnes memorandum [here] represents another… »grab at any straw » attempt to deny that the real goal was to end the war as quickly as possible. It is sheer nonsense. Byrnes was [then] skeptical about the Manhattan Project. He had recently received a memorandum from an aide suggesting that it was foisted on the government by « professors who dream that by [atomic bombing] the Japanese and others wars can be brought to a speedy and successful termination. » (Robert L. Messer, End of an Alliance: James F. Byrnes, Roosevelt, Truman, and the Origins of the Cold War [University of North Carolina Press, Chapel Hill, 1982, p. 251]). As Director of the Office of War Mobilization (OWM), he was sure to incur his share of the blame after the war…for wasting resources and manpower if the program proved to be a 2 billion dollar boondoggle. Like any good bureaucrat, he wanted to protect his fanny by proposing that the project be scaled back or…vetted by a committee of eminent scientists not directly involved. Byrnes lost his skepticism by May at the very latest [as] he was no longer head of OWM, and began urging…full speed ahead. The test explosion of July 16th proved [its] feasibility…thereby precluding future charges [of] wasted effort. [For] justifying costs, actually dropping the bombs became superfluous for the administration could boast that it had acquired…the most powerful weapon in history.

VF: Critics cite the US official Paul Nitze’s post-war bombing survey finding that Tokyo would have quit the conflict because of conventional air attacks even without being hit with the nuclear stick. So the American study exposes a crime, correct?

RM: You will have to read Gian Gentile’s chapter in History in History as it is far too complicated to do justice to here…Gentile shows that the survey’s conclusion, written under the direction of Nietze, misrepresented what former Japanese officials stated to interrogators. With one possible exception, none of them claimed that Japan would have surrendered before November 1st. In one sense the issue is irrelevant, as the report was written after the war had ended and was not available to Truman at the time the bombs were used.

VF: How common is the revisionist view, say in major US journals?

RM: The three leading journals — Journal of American History, American Historical Review, and Diplomatic History — have long since been…house organs for revisionist history. They routinely give revisionist works to other revisionists or…those favorable to revisionism, while “orthodox” books are also sent to revisionists. One, for instance, sent my Weapons For Victory to a…coauthor of one of Alperovitz’s books. I wrote the book review editor asking him why he did not send it directly to Alperovitz, thereby eliminating the middleman. Not surprisingly, I received no reply. Many newspapers including the New York Times and Washington Post have swallowed revisionist fictions because they make good copy. Alperovitz, Kai Bird and others have on several occasions called press conferences to announce the discovery of some “new” document that proves their case…[that] invariably [were] public for decades…Surveys have shown that public approval of using the bombs has dropped sharply over the years. No doubt at least part of the reason is…revisionist distortions in the press, books and t.v. documentaries. The Peter Jennings special in 1995 provides a case in point. The entire program could have been written by a revisionist. I was the only “orthodox” scholar to appear. McGeorge Bundy was on, but he could easily be dismissed as a former [biased] official. [My] few statements were sandwiched in with others [as if] I supported the revisionist position.

VF: Can you at least assert that your perspective is heard on campus?

RM: Countless studies have shown that university faculties in the liberal arts are overwhelmingly on the left. The “hate America” view of history is congenial to them and has little to do with what the historical record actually says. Whenever revisionists are caught…the response inevitably is that this is nit-picking or…McCarthyism. Leftists owe a great debt to McCarthy for providing them with a shield. I know, for I [was] called a McCarthyite myself — see the review of my new left book in the NY Times in 1973.

VF: What is the trend line among the US public?

RM: For now, most American history departments are skewed to the left. They are prone to look with favor on such obvious charlatans as Howard Zinn. They are impervious to evidence. But eventually the anti-revisionist interpretation will prevail. In the past 10 years or so, there has been some progress as we see more books that are anti-revisionist by authors such as Wilson Miscamble who says its time to retire revisionism

VF: Some 90% of Japanese condemn Truman. Do you know that you are arguing against Mt. Fuji-sized opposition?

RM: What is Hiroshima revisionism in the United States is orthodoxy in Japan. The Japanese, with few exceptions such as Asada, like to see themselves as victims — this [distracts] from the some 20 million people they killed throughout Asia.

VF: These same Japanese insist that racism factored into their ordeal — do you think it did? Your book overlooks the issue.

RM: I ignore the charge because it is preposterous. The bomb initially was developed to use against Germany, which surrendered months before it was ready. Surely the massive bombing campaigns by the US/GB air forces during the war indicated that there was little compunction about devastating German cities. Should the US have gone back and dropped one on a German city months after V-E Day just to show we were not prejudiced?

VF: Reveal your motive in exposing the revisionists’ flaws and how wrong were they — minor distortions, deceit?

RM: Back in the 1970s, I wrote a book criticizing what was then known as the « new left » version of the origins of the Cold War. I tried to show how these historians had falsified the historical record…to show that the United States bore primary responsibility for the conflict. Hiroshima revisionism was a part of this effort, and became enormously popular in academic circles. I regard it as the greatest hoax in American history [because] ideology trumped scholarship.

VF: Do you have a sense of mission?

RM: It became that way [after] I came to study the new left and saw its errors accumulating, especially regarding Hiroshima. I was shocked to find numerous professors, some with endowed chairs, writing such patent nonsense. They had to know better.

VF: Where does the debate between you and your sparring partners stand now?

RM: [See] the exchange between Kai Bird and Martin Sherwin and me in the latest issue of « Passport. » Their response [is] a perfect example of the poverty of Hiroshima revisionism. They cite [Tsuyoshi] Hasegawa’s book « Racing the Enemy » in support of their « early surrender » thesis when in fact it explicitly rejects the notion [see http://www.hup.harvard.edu%5D. Either Bird and Sherwin had not read the book or…hoped their readers had not. In any event, pretty shabby.

VF: As a capstone take home message, what is truly new in your book?

RM: All the information has appeared before with the exception of my essay on Alperovitz, which is a critique of his shenanigans over the years. The other chapters demolish revisionist positions on a number of issues: That Japan was ready to surrender, that expected casualties for the invasion of Japan were far lower than Truman would later claim, and that Truman wanted to keep the Soviets out of the war. Robert Newman has a chapter analyzing the Enola Gay fiasco that took place at the Air and Space Museum in 1995 [the] fiftieth anniversary of Hiroshima.

VF: Professor Maddox, thank you for sharing your expertise on what is arguably the 20th century’s leading controversy. Let us follow up one day to learn the new academic and public verdicts on the bombing.

Voir aussi:

60 Years Later
Considering Hiroshima.
Victor Davis Hanson
National review
August 05, 2005

For 60 years the United States has agonized over its unleashing of the world’s first nuclear weapon on Hiroshima on August 6, 1945. President Harry Truman’s decision to explode an atomic bomb over an ostensible military target — the headquarters of the crack Japanese 2nd Army — led to well over 100,000 fatalities, the vast majority of them civilians.

Critics immediately argued that we should have first targeted the bomb on an uninhabited area as a warning for the Japanese militarists to capitulate. Did a democratic America really wish to live with the burden of being the only state that had used nuclear weapons against another?

Later generals Hap Arnold, Dwight Eisenhower, Curtis LeMay, Douglas Macarthur, and Admirals William Leahy and William Halsey all reportedly felt the bomb was unnecessary, being either militarily redundant or unnecessarily punitive to an essentially defeated populace.

Yet such opponents of the decision shied away from providing a rough estimate of how many more would have died in the aggregate — Americans, British, Australians, Asians, Japanese, and Russians — through conventional bombing, continuous fighting in the Pacific, amphibious invasion of the mainland, or the ongoing onslaught of the Red Army had the conflict not come to an abrupt halt nine days later and only after a second nuclear drop on Nagasaki.

Truman’s supporters countered that, in fact, a blockade and negotiations had not forced the Japanese generals to surrender unconditionally. In their view, a million American casualties and countless Japanese dead were adverted by not storming the Japanese mainland over the next year in the planned two-pronged assault on the mainland, dubbed Operation Coronet and Olympic.

For the immediate future there were only two bombs available. Planners thought that using one for demonstration purposes (assuming that it would have worked) might have left the Americans without enough of the new arsenal to shock and awe the Japanese government should it have ridden out the first attack and then become emboldened by a hiatus, and our inability to follow up the attacks.

As it was, after Hiroshima and Nagasaki, General Tojo’s followers capitulated only through the intervention of the emperor. And it was not altogether clear even then that Japanese fanatics would not attack the Americans as they steamed into Tokyo Bay for the surrender ceremonies.

These are the debates that matured in the relative peace of the postwar era. But in August 1945 most Americans had a much different take on Hiroshima, a decision that cannot be fathomed without appreciation of the recently concluded Okinawa campaign (April 1-July 2) that had cost 50,000 American casualties and 200,000 Japanese and Okinawa dead. Okinawa saw the worst losses in the history of the U.S. Navy. Over 300 ships were damaged, more than 30 sunk, as about 5,000 sailors perished under a barrage of some 2,000 Kamikaze attacks.

And it was believed at least 10,000 more suicide planes were waiting on Kyushu and Honshu. Those who were asked to continue such fighting on the Japanese mainland — as we learn from the memoirs of Paul Fussell, William Manchester, and E. B. Sledge — were relieved at the idea of encountering a shell-shocked defeated enemy rather than a defiant Japanese nation in arms.

About a month after Okinawa was finally declared secure came Hiroshima. Americans of that age were more likely to wonder not that the bomb had been dropped too early, but perhaps too late in not avoiding the carnage on Okinawa — especially when by Spring 1945 there was optimism among the scientists in New Mexico that the successful completion of the bomb was not far away. My father, William Hanson, who flew 39 missions over Japan on a B-29, was troubled over the need for Okinawa — where his first cousin Victor Hanson was killed in the last hours of the battle for Sugar Loaf Hill — when the future bomb would have forced Japanese surrender without such terrible loss of life in 11th-hour infantry battles or even more horrific torching of the Japanese cities.

Hiroshima, then, was not the worst single-day loss of life in military history. The Tokyo fire raid on the night of March 9/10, five months earlier, was far worse, incinerating somewhere around 150,000 civilians, and burning out over 15 acres of the downtown. Indeed, “Little Boy,” the initial nuclear device that was dropped 60 years ago, was understood as the continuance of that policy of unrestricted bombing — its morality already decided by the ongoing attacks on the German and Japanese cities begun at least three years earlier.

Americans of the time hardly thought the Japanese populace to be entirely innocent. The Imperial Japanese army routinely butchered civilians abroad — some 10-15 million Chinese were eventually to perish — throughout the Pacific from the Philippines to Korea and Manchuria. Even by August 1945, the Japanese army was killing thousands of Asians each month. When earlier high-level bombing attacks with traditional explosives failed to cut off the fuel for this murderous military — industries were increasingly dispersed in smaller shops throughout civilian centers — Curtis LeMay unleashed napalm on the Japanese cities and eventually may have incinerated 500,000.

In some sense, Hiroshima and Nagasaki not only helped to cut short the week-long Soviet invasion of Japanese-held Manchuria (80,000 Japanese soldiers killed, over 8,000 Russian dead), but an even more ambitious incendiary campaign planned by Gen. Curtis LeMay. With the far shorter missions possible from planned new bases in Okinawa and his fleet vastly augmented by more B-29s and the transference from Europe of thousands of idle B-17s and B-24, the ‘mad bomber’ LeMay envisioned burning down the entire urban and industrial landscape of Japan. His opposition to Hiroshima was more likely on grounds that his own fleet of bombers could have achieved the same result in a few more weeks anyway.

Postwar generations argued over whether the two atomic bombs, the fire raids, or the August Soviet invasion of Manchuria — or all three combined — prompted Japan to capitulate, whether Hiroshima and Nagasaki were a stain on American democracy, or whether the atomic bombs were the last-gasp antidote to the plague of Japanese militarism that had led to millions of innocents butchered without much domestic opposition or criticism from the triumphalist Japanese people.

But our own generation has more recently once again grappled with Hiroshima, and so the debate rages on in the new age of terrorism and handheld weapons of mass destruction, brought home after an attack on our shores worse than Pearl Harbor — with more promised to come. Perhaps the horror of the suicide bombers of Japan does not seem so distant any more. Nor does the notion of an extreme perversion of an otherwise mainstream religion filling millions with hatred of a supposedly decadent West.

The truth, as we are reminded so often in this present conflict, is that usually in war there are no good alternatives, and leaders must select between a very bad and even worse choice. Hiroshima was the most awful option imaginable, but the other scenarios would have probably turned out even worse.

— Victor Davis Hanson is a military historian and a senior fellow at the Hoover Institution at Stanford University. His website is victorhanson.com.


Vive la crise: Tintin a ses soviets et Sarko son Le Pen de gauche! (Tintin gets his Soviets and Sarko his Le Pen of the left)

6 février, 2009
Surfing on the crisis (Besancenot)
Il est le rêve de Sarkozy, qui souhaite qu’il soit à la gauche ce que Le Pen est à la droite. Pierre Moscovici
J’en ai plein le dos des gens qui se mettent en carte pour se faire chaud ensemble au détriment des choix de société qu’ils sont censés poursuivre. (…) Je ne voulais pas, qu’une fois de plus, un vote sanction de la droite vienne conforter la bêtise de gauche capable d’y voir la validation de sa médiocrité de pensée. (…) Pour moi Sarkozy évitait Ségolène, et préparait possiblement un PS enfin capable d’ouvrir un débat de fond sur la continuité de ses échecs. Ça n’a donné que des congrès de Reims, même l’espoir que le PS puisse toucher le fond de l’eau pour pouvoir rebondir n’est plus crédible. A quand le moment où pouvoir crier « la gauche institutionnelle est morte, vive la gauche »? Henri Vacquin
Les banquiers américains viennent de subir une série de défaites qui les obligent à respecter (et pour longtemps) les règles prudentielles indispensables pour que la croissance du PIB reparte sur des fondamentaux sains, ce qui n’est pas le cas dans la Vieille Europe. (…) La plupart des Européens tombent dans l’opposition de la gauche plurielle, plus ou moins gauchiste et marxiste contre les abominables banquiers capitalistes … Jean-Pierre Chevallier
Il y a du grabuge en perspective parce que le capitalisme et les capitalistes français sont en train de craquer. Ce qu’il leur faudrait, c’est une bonne vieille révolution. Olivier Besancenot
Jeudi, on se dissout et vendredi on renaît, ce qui prouve qu’on ne meurt jamais.Alain Krivine
A vue de nez, il y a pas mal de jeunes, des syndicalistes, des associatifs. On n’est pas un parti « d’ex » et de déçus, plutôt des « sans-parti ». Besancenot

De quoi se plaint le peuple: Tintin a ses soviets et Sarko son Le Pen de la gauche!

Ouvriers, trotskistes, communistes, guévaristes, écologistes, féministes, tous les sans (papiers, logement, parti, you name it !), associatifs de quartiers, retraités du PCF, antilibéraux des comités Bové, anciens de Lutte ouvrière, écologistes décroissants, altermondialistes d’Attac …

A l’heure où, revenant sur une énième promesse de campagne, l’auteur du hold up du siècle et notoire foireur en série a commencé à remercier les lobbyistes qui l’ont porté au pouvoir (17 en 14 jours au dernier comptage ! – merci sérum de liberté) …

Où un ex-tigre celtique ruiné par ses banquiers se voit contraint et forcé de revenir au bercail de l’Europe (dont le traité honni il y a à peine sept mois à 53% se voit à présent béni à… 58 !) …

Et où, surfant sur la vague de la crise financière planétaire, les trotskos de la LCR nous refont le coup du phénix avec leur relookage NPA et leur ratissage triple L pour assurer leur OPA hostile sur l’extrême gauche et les débris du PC …

Retour sur un ancien stal, le sociologue du travail Henri Vacquin, qui, s’attaquant lui aussi à l’impasse de la gauche réformiste mais, à rebours de ces inconsolables de Mai 68 et du rave du Grand soir et autres lendemains qui chantent », pour n’avoir pas su pousser la réflexion assez loin sur son abandon du dogme marxiste …

A le mérite d’avoir non seulement voté Sarkozy mais, bravant l’opprobre de toute la presse et de tous les mecs de gauche, de le dire tout haut dans un récent livre …

Henri Vacquin: la gauche est morte, vive Sarkozy
David Servenay
01/24/2009

Ex-communiste, le sociologue du travail Henri Vacquin a voté Sarkozy à cause de l’impasse de la gauche réformiste.

Au premier tour, il a voté Bayrou. Au second, Sarkozy. Il faut attendre le dernier chapitre du livre d’Henri Vacquin pour y lire son aveu et comprendre la véritable raison d’écrire « Mes acquis sociaux ». Mélange d’autobiographie et de réflexions décapantes sur l’état de la gauche, des syndicats et du patronat « le plus con d’Europe ». Tout cela valait bien un entretien pour Eco89.

L’homme aux médailles de gauche qui vote Sarkozy

Il le dit en riant, comme pour s’absoudre d’une faute. Ex-militant de l’UEC (Union des étudiants communistes), ex-manifestant de Mai 68 devenu sociologue du travail, Henri Vacquin s’amuse du paradoxe:

« Un mec qui a plein de médailles à gauche, qui fait un parcours de quarante ans dans le monde de l’entreprise, avec les patrons, les syndicats, le champ politique à côté de lui et qui, à la fin, en vient à ça… c’était pour moi une manière de donner à penser. En fait, ça été l’opprobre de toute la presse de gauche et de tous les mecs de gauche: “Pas toi Henri… pour voter Sarkozy!” »

On est ici à l’opposé de l’évolution d’un Alain Badiou, fustigeant la « barbarie sarkozienne » [1].

La gauche est morte, faute d’inventaire

Sous la forme d’une adresse à son père décédé, militant CGTiste, Henri Vacquin veut faire toucher du doigt l’impasse intellectuelle dans laquelle s’est fourvoyée la gauche réformiste. Une impasse pour n’avoir pas su pousser la réflexion assez loin sur son abandon du dogme marxiste.

Derrière la pirouette, l’homme en profite aussi, à 70 ans, pour régler quelques comptes. D’abord avec sa propre famille politique: la gauche de « Bernard » (Kouchner), « Serge » (July)… et les autres. Une gauche qui est « morte », faute d’avoir su effectuer un « inventaire ».

A l’appui de sa démonstration, le sociologue s’aventure aussi sur le terrain des mentalités. Le jugement est sévère: notre génération, dit-il en substance, n’a pas su transmettre les valeurs de nos parents. Là encore, rupture:

« Notre génération de soixante-huitards dans son ensemble, à droite comme à gauche, n’a jamais surmonté cette carence de transmission des valeurs. Nous ne sommes pas pour rien responsables de leur débandade actuelle qui a fabriqué entre autres, et pour ne s’en tenir qu’à cela, le chômage des jeunes et des vieux: un même vœu de mort sociétale, non dit mais très réel, adressé aux uns comme aux autres. »

La démonstration n’épargne personne, pas même les (nombreux) patrons pour lesquels il a travaillé. Citant l’exemple d’Antoine Riboud, avant-gardiste dans les années 70 lorsqu’il a mis en place un « management participatif », l’observateur écorne ce « patronat le plus con d’Europe », selon un représentant du patronat allemand. Le CNPF, précise Vacquin, mettra plus de dix ans à reconnaître l’intérêt des recettes de Riboud.

Un appel au rapprochement CFDT-CGT

Au-delà des désillusions, l’ancien des Vaillants (les jeunesses communistes) garde un attachement viscéral au dialogue social. Consultant spécialisé dans les analyses post conflits sociaux (il a d’ailleurs été mandaté par la direction de la SNCF pour décrypter le conflit de la gare Saint-Lazare [2]), il dresse un panorama pessimiste du paysage syndical.

Mais, résolu à interpeller ses ex-camarades, il propose un pari aux leaders des deux grandes confédérations, CFDT et CGT. L’idée est d’élargir leur champs de réflexion à l’Europe et à la mondialisation, afin de rapprocher leurs mouvements. Objectif: mêler les vertus du syndicalisme de proposition à la force de la contestation. En commençant par défendre le droit de grève, souvent remis en cause ces derniers temps.

Devinez quoi? Les syndicalistes ont lu l’ouvrage. François Chérèque (CFDT) a répondu « oui, mais sous conditions… » à cette proposition. Bernard Thibault (CGT) n’a pas encore pris sa plume et ça l’agace un peu, Henri Vacquin, le silence de ces « tas de vous autres » comme les appelait sa mère.

Mes acquis sociaux d’Henri Vacquin – Seuil, 2008 – 217p. – 15€.

Voir aussi:

La lettre d’Henri Vacquin, « vieux con » de la gauche, aux riverains
Henri Vacquin
Rue 89
01/30/2009

Après l’article consacré à son livre Mes acquis sociaux [1] et au vu des très nombreuses réactions des riverains, Henri Vacquin nous adresse cette réponse, à la fois chaleureuse et argumentée et, ne boudons pas notre plaisir, sympathique à notre égard.

Merci Rue89 d’avoir sorti Mes acquis sociaux de l’omerta que lui a réservé la presse de gauche traditionnelle. De quoi peuvent en effet avoir peur ces tartuffes de la gauche en carte pour faire silence sur ce bouquin consacré a trente ans de relations sociales dans l’entreprise et les fonctions publiques?

Il est clair que cela tient aux 20 dernières pages où j’explique mon vote Sarkozy, comme si ce n’était pas là, comme l’ont révélé les sondages de sortie des urnes, un symptôme qui a concerné une part de l’électorat traditionnel de gauche. Un électorat fatigué d’une gauche dans laquelle il ne se reconnaît plus. Un symptôme sur lequel il est hélas naturel à nos partis de gauche de fermer les yeux plutôt que de s’interroger sur ce qu’il révèle de leurs carences.

Ce vote d’une partie de l’électorat de gauche pour Sarkozy s’est fait discret, l’appartenance classique aux chapelles ne se dépasse pas facilement. J’ai, quant à moi, assumé ce vote en le criant sur les toits. J’en ai plein le dos des gens qui se mettent en carte pour se faire chaud ensemble au détriment des choix de société qu’ils sont censés poursuivre.

Je ne voulais pas d’un vote sanction de la droite qui conforte la bêtise de gauche

Les « envoûtés d’appareils » sont des nuisances pour la pensée à gauche comme à droite, et très vite haineux à ce qui dérange leurs certitudes. L’insulte tient dès lors facilement lieu d’argument, ce qui me navre d’autant plus quand cela émane de ceux qui font parti de la fratrie de gauche.

Force est de constater que les internautes de Rue89 s’y sont laissé aller. Je pense aux arguments du type « vieux con », « sénile » comme s’il n’y avait pas autant de jeunes cons que de vieux cons. Ou encore, le cadrage, un peu étroit, du type qui en vieillissant vire normalement à droite comme si naturellement la maturité était forcément un handicap.

Mais basta, après tout, en m’adressant à mon père pour lui expliquer mon vote Sarkozy, à lui le militant « du » parti, c’était pour moi, à la manière de Pagnol, de faire le coup de la chatte du boulanger à tous les attardés d’aujourd’hui. Lesquels n’ont pas les circonstances atténuantes d’être nés en 1893 et de pouvoir encore croire aux « lendemains qui chantent » conduit par Lénine et Staline.

Pour être clair, j’ai voté Sarko parce qu’en politique le choix du moindre mal est hélas depuis trop longtemps le seul qui reste pour éviter le pire.

Sarkozy évitait Ségolène, et préparait un PS capable d’ouvrir un débat de fond

Je ne voulais pas, qu’une fois de plus, un vote sanction de la droite vienne conforter la bêtise de gauche capable d’y voir la validation de sa médiocrité de pensée.

Le postulat du capitalisme ultra libéral initié par Thatcher et Reagan n’est pas qu’une affaire de droite, c’est tout autant le fruit d’une énorme incurie de la social démocratie comme des gauchismes.

L’écroulement de l’ultra libéralisme aujourd’hui n’est dû qu’à la propension de tous les totalitarismes de finir par être suicidaire, en rien à un quelconque contrepouvoir politique de gauche ou syndical.

Pour moi Sarkozy évitait Ségolène, et préparait possiblement un PS enfin capable d’ouvrir un débat de fond sur la continuité de ses échecs. Ça n’a donné que des congrès de Reims, même l’espoir que le PS puisse toucher le fond de l’eau pour pouvoir rebondir n’est plus crédible. A quand le moment où pouvoir crier « la gauche institutionnelle est morte, vive la gauche »?

Enfin, un dernier souhait aux copains internautes, lisez les 200 premières pages de « Mes acquis sociaux » sur la mutation du travail, de l’emploi et des relations sociales, depuis la restructuration de la sidérurgie des années 70. Nous devrions pouvoir nous y reconnaître malgré le vote Sarko.

Tchao, très cordialement à tous sans distinction.

Voir enfin:

La LCR se dissout aujourd’hui, le NPA naît demain

La «dissolution politique» de la LCR doit être votée aujourd’hui au Congrès qui s’ouvre à la Plaine Saint-Denis. En devenant le Nouveau parti anticapitaliste, la formation devrait passer de 3 200 à 9 000 militants, selon Besancenot.
MATTHIEU ECOIFFIER
Libération
5 fév. 2008

«Jeudi, on se dissout et vendredi on renaît, ce qui prouve qu’on ne meurt jamais», plaisante Alain Krivine, qui fut en 1969 le premier candidat à la présidentielle de la LCR, créée dans la foulée de mai 1968 pour préparer le Grand Soir. Quarante ans après, pour surfer sur la popularité d’Olivier Besancenot (4 % à la présidentielle de 2007, 60 % d’opinion favorables dans les sondages) et occuper l’espace laissé par «la dérive social-libérale» du PS et la satellisation du PCF, la direction de la LCR lance un appel pour «un pôle anticapitaliste».

Objectif : lancer une OPA sur l’extrême gauche et la gauche de gauche en rassemblant «le meilleur de la tradition du mouvement ouvrier, trotskiste, communiste, guévariste, écologiste et féministe». Après plus d’un an de processus constituant, «qualitativement et quantitativement, l’objectif est rempli. On était 3 200 à la LCR, on est plus de 9 000 au NPA», note Besancenot. D’autres assurent que «le nombre de votants au congrès, c’est-à-dire de vrais militants engagés, tournerait plutôt entre 5 000 et 6 000».

Noyau dur et nébuleuse

«À vue de nez, il y a pas mal de jeunes, des syndicalistes, des associatifs. On n’est pas un parti « d’ex » et de déçus, plutôt des « sans-parti »», assure Besancenot. Dans les 467 comités locaux, se côtoient sous la houlette des militants de la LCR des associatifs de quartiers, des retraités du PCF, des antilibéraux des comités Bové, des anciens de Lutte ouvrière, des écologistes décroissants et des altermondialistes d’Attac. Au sein de cette nébuleuse, «les apports des nouveaux militants sont éparpillés. La LCR, seul courant national au sein du NPA, et la fraction de LO tirent les ficelles», explique un membre de la Ligue. À preuve : «La liste des 21 propositions pour rebaptiser le NPA témoigne d’une surenchère gauchiste la plus folle», dénonce Christian Picquet, du courant unitaire de la LCR.

Anticapitaliste, éco-socialiste et révolutionnaire

Officiellement, le NPA n’est plus affilié à la IVe Internationale fondée par Léon Trotski. Sa déclaration de principe prône «un socialisme du XXIe siècle». Et les préoccupations environnementales et sociétales sont plus marquées. Mais la ligne ne bouge pas : «Anticapitaliste et 100 % indépendante de la direction du PS». «Entre le NPA et la LCR, rien ne change. On attend toujours un nouveau Mai 68. Des luttes pour que ça déborde. On traîne le vieux rêve anar de la grève générale prolongée. C’est la même ligne imbécile qui ne marche pas», fustige Gilles Suze, cégétiste et historique de la Ligue. «Même à 10 000, vouloir révolutionner la société, c’est un peu mégalo», explique Picquet, qui compte défendre l’alliance avec Mélenchon et le PCF aux européennes face à une majorité du NPA plus encline «à rester sur son Aventin» pour faire la fête anticapitaliste entre soi.


France: La guerre civile a déjà commencé (In Paris as in Gaza)

4 février, 2009
Parti des musulmans (Paris demo)C’est un moment génial de l’histoire de France. Toute la communauté issue de l’immigration adhère complètement à la position de la France. Tout d’un coup, il y a une espèce de ferment. Profitons de cet espace de francitude nouvelle. Jean-Louis Borloo (avril 2003)
Pour la première fois en janvier, l’armée française a reconnu que certains militaires refusaient de partir en Afghanistan pour ‘raisons confessionnelles’. En clair, il s’agissait d’engagés musulmans qui refusaient de combattre ‘leurs frères’.(…) La France n’est plus qu’une expression géographique où cohabitent (mal) des communautés qui travaillent à leur défense et à leur expansion, mais refusent de travailler à un avenir commun. (…) Et, le moment venu, est-on assuré que les ‘minorités visibles’ au sein des forces de l’ordre choisiront d’assurer la sécurité ? Ne feront-elles pas plutôt cause commune avec leurs ‘frères’ ? Jean Rouxel
Paradoxalement, les risques d’affrontements sont aujourd’hui réduits parce que les populations juives ont fui, la Seine-Saint-Denis en particulier, après les violences déjà subies à la suite de l’intifada de 2000 et ont mis leurs enfants dans des écoles confessionnelles. Les mêmes qui ont longtemps exalté les différences identitaires dénoncent désormais ces phénomènes de ghettoïsation. Eric Zemmour

Manifestations violemment anti-israéliennes, slogans carrément anti-juifs, voitures brûlées et boutiques saccagées, attaques contre des synagogues, refus (même si le nombre semble restreint) de partir en Afghanistan pour « raisons confessionnelles », fuite depuis longtemps consommée d’élèves juifs dans leurs écoles confessionnelles, hallalisation rampante de nos cantines, grandes surfaces, hôpitaux, piscines, stades

A l’heure où de toutes parts montent les appels à la traduction des dirigeants israéliens devant le CPI

Et où, en France même et comme avant lui son patron de l’Elysée, un ministre se voit accuser de « cosmopolitisme «  et d’ « amour de l’argent »…

Retour sur une réalité peu médiatisée mais à nouveau clairement perceptible pour ceux qui, après les émeutes de novembre 2005 ou leurs répliques ultérieures, ont assisté ou vu les photos ou vidéos des dernières manifestations anti-israéliennes en France …

A savoir, si l’on en croit Jean Rouxel du site « les 4 vérités », qu’avec la large caution de nos intellectuels et de nos gauchistes de service, la guerre civile française aurait peut-être en fait déjà commencé …

La guerre civile a déjà commencé
Jean Rouxel
Les 4 vérités
mardi 03 février 2009

Dans notre n° 675, j’écrivais que nous ne voulions pas d’intifada chez nous. Et je persiste à penser que ceux qui veulent se battre du côté israélien comme du côté palestinien peuvent le faire sur le terrain, en hommes qui assument les risques de leurs choix, mais qu’ils n’ont aucun titre à transférer leurs haines respectives en France.

Mais, d’un autre point de vue, la guerre civile a déjà commencé en France. Pour la première fois en janvier, l’armée française a reconnu que certains militaires refusaient de partir en Afghanistan pour « raisons confessionnelles ». En clair, il s’agissait d’engagés musulmans qui refusaient de combattre « leurs frères ».

Je comprendrais fort bien qu’un musulman refuse de s’engager dans l’armée, de crainte d’avoir un jour à lever les armes sur un autre musulman. En revanche, une fois engagé, le militaire n’a plus le choix des combats qu’il aura à mener. C’est à la France qu’il a choisi de servir de lui fixer ses missions, non plus à lui.

Ce précédent est gravissime et l’on s’étonne que le gouvernement et l’état-major soient si peu diserts sur le sujet. Car, enfin, que signifie ce refus d’obéissance ? Rien d’autre que ceci : l’appareil d’État est en partie au moins entre les mains de personnes qui n’ont pas l’intention de servir la France, mais leurs idées ou leurs communautés. En d’autres termes, la communauté française n’existe plus vraiment ; elle n’a plus les moyens de demander à ses ressortissants d’oublier pour un moment leurs querelles et de songer au bien commun.

Oui, la guerre civile a bien commencé. Ou plutôt la guerre civile n’a même pas eu lieu, car la France n’est plus une cité réunissant tous ses ressortissants. La France n’est plus qu’une expression géographique où cohabitent (mal) des communautés qui travaillent à leur défense et à leur expansion, mais refusent de travailler à un avenir commun.

Cette nouvelle, en soi catastrophique, arrive en outre au plus mauvais moment. On sait depuis longtemps que les banlieues sont des poudrières. La guerre inter-ethnique n’attend qu’une occasion pour se rallumer. D’autant plus que rien n’a été fait depuis les émeutes de 2005.
La crise économique, avec son cortège de chômage, de faillites, et de baisse du pouvoir d’achat pourrait bien être le détonateur qu’attendent ces poudrières.

Et, le moment venu, est-on assuré que les « minorités visibles » au sein des forces de l’ordre choisiront d’assurer la sécurité ? Ne feront-elles pas plutôt cause commune avec leurs « frères » ?

Voir aussi:

Paris comme Gaza?
Éric Zemmour
Le Figaro
09/01/2009

Manifestations violentes, slogans vengeurs, voitures brûlées ; et maintenant, attentats: la France importerait-elle sur son sol l’affrontement de Gaza ? Comme si certains voulaient venger sur des « Juifs d’ici » ce que subissait leurs « frères » par les « Juifs de là-bas ». Comme si leur commune nationalité n’était qu’un chiffon de papier. Comme si un lent travail d’identification communautaire à des patries d’adoption, largement mythifiées, avait réduit à rien le sentiment d’appartenance française. De manière anecdotique, cette exaltation identitaire a débuté dans les années 80, avec le choix des prénoms des enfants, chacun cherchant « ses racines » ou se projetant dans une « modernité » anglo-saxonne ; et on ne s’étonne plus aujourd’hui qu’un ministre de la République prénomme sa fille Zohra. Cette soif identitaire a miné l’assimilation à la française, que nos élites bien-pensantes condamnaient comme une forme intolérable de néocolonialisme. C’est le fruit vénéneux de l’antiracisme des années 80 qui a exalté les différences pour mieux dénigrer une identité française assimilée au franchouillard pétainiste et raciste ; et la référence obsessionnelle à la Shoah, qui a entraîné une concurrence victimaire, dont Dieudonné restera l’emblème. Pendant des années, les « représentants de la communauté juive » transformèrent les dîners du Crif où se pressaient les hauts dignitaires de la République, de droite et de gauche, en tribunal de « la politique arabe de la France » ; ils condamnent désormais l’UOIF islamiste, qui pousse dans les mosquées les imams à « sensibiliser les fidèles à la juste cause palestinienne ». Paris comme Gaza ? Paradoxalement, les risques d’affrontements sont aujourd’hui réduits parce que les populations juives ont fui, la Seine-Saint-Denis en particulier, après les violences déjà subies à la suite de l’intifada de 2000 et ont mis leurs enfants dans des écoles confessionnelles.

Les mêmes qui ont longtemps exalté les différences identitaires dénoncent désormais ces phénomènes de ghettoïsation.


Gaza: Quand nos intellectuels cesseront-ils d’excuser le terrorisme? (Daniel Pearl and the Normalization of Evil)

3 février, 2009
Dhimmi Carter & his works
Un million d’arabes: un de moins, au suivant des 999.999. Faites la guerre pas l’amour. Mort aux arabes. Les Arabes doivent mourir. Inscriptions génocidaires découverts dans des maisons gazaouies
A mort Israël! Allah Akbar! Slogans pacifistes entendus dans des manifestations parisiennes
L’Imam disait que ce régime qui occupe Jérusalem doit être rayé de la carte. Mahmoud Ahmadinejad
Ce qu’Israël a fait à Gaza est un génocide. Il a délibérément tué des enfants palestiniens dans le but d’exterminer la population. Fouad Riad (Ancien juge égyptien au Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie)
Le président israélien devrait comparaître devant le Tribunal Pénal International. Hugo Chávez
Il faut entreprendre un suivi sérieux quant aux poursuites judiciaires à engager contre les responsables du régime sioniste pour crimes de guerre. Ayatollah Ali Khamenei (Guide suprême de la République Islamique d’Iran)
Israël est plus occupé que tout autre état dans le monde à détruire et à déposséder une population indigène ». (…) Le sionisme est une idéologie qui appuie la purification ethnique, l’occupation et maintenant des massacres massifs (…) Le pourcentage de dirigeants israéliens qui sont poursuivis conformément à la compétence universelle est bien plus élevé que pour toute autre nationalité. Ilan Pappé (historien israélien, Université d’Exeter)
Si nous poursuivons ainsi, peut-être qu’un jour un nouveau tribunal spécial sera établi à La Haye. Gideon Levy (éditorialiste de Haaretz, le 12 janvier 2008)

En ce septième anniversaire du découpage au couteau de boucher du journaliste américain Daniel Pearl …

Et à la veille d’une conférence sécuritaire de Munich (?) où le vice-président du nouveau dhimmi de la Maison Blanche pourrait rencontrer les chantres de la solution finale

A l’heure à nouveau d’une étrange unanimité, où, de Chavez à Ali Khamenei et des ONG aux prix Nobel en passant par l’ONU et sans oublier les dhimmis de service israéliens historiens ou journalistes …

Nos belles âmes appellent à la comparution, pour graffitis génocidaires et crimes de guerre, des dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale qui aurait déjà ouvert un examen préliminaire

Ou s’apprêtent à nous refaire, 42 ans plus tard, le coup du Tribunal Russell-Sartre, sur le prétendu génocide des Etats-Unis au Vietnam …

Sans qu’aucun d’entre eux ne se posent la question de l’existence, pourtant avérée, de crimes de guerre du Hamas

Il faut lire la tribune libre du père de Daniel Pearl dénonçant la culture de l’excuse et la véritable normalisation, via nos sommités intellectuelles et nos dhimmis à la Carter, du terrorisme en cours ..

Daniel Pearl and the Normalization of Evil
When will our luminaries stop making excuses for terror?
Judea Pearl
The WSJ
February 2, 2009

This week marks the seventh anniversary of the murder of our son, former Wall Street Journal reporter Daniel Pearl. My wife Ruth and I wonder: Would Danny have believed that today’s world emerged after his tragedy?

The answer does not come easily. Danny was an optimist, a true believer in the goodness of mankind. Yet he was also a realist, and would not let idealism bend the harshness of facts.

Neither he, nor the millions who were shocked by his murder, could have possibly predicted that seven years later his abductor, Omar Saeed Sheikh, according to several South Asian reports, would be planning terror acts from the safety of a Pakistani jail. Or that his murderer, Khalid Sheikh Mohammed, now in Guantanamo, would proudly boast of his murder in a military tribunal in March 2007 to the cheers of sympathetic jihadi supporters. Or that this ideology of barbarism would be celebrated in European and American universities, fueling rally after rally for Hamas, Hezbollah and other heroes of « the resistance. » Or that another kidnapped young man, Israeli Gilad Shalit, would spend his 950th day of captivity with no Red Cross visitation while world leaders seriously debate whether his kidnappers deserve international recognition.

No. Those around the world who mourned for Danny in 2002 genuinely hoped that Danny’s murder would be a turning point in the history of man’s inhumanity to man, and that the targeting of innocents to transmit political messages would quickly become, like slavery and human sacrifice, an embarrassing relic of a bygone era.

But somehow, barbarism, often cloaked in the language of « resistance, » has gained acceptance in the most elite circles of our society. The words « war on terror » cannot be uttered today without fear of offense. Civilized society, so it seems, is so numbed by violence that it has lost its gift to be disgusted by evil.

I believe it all started with well-meaning analysts, who in their zeal to find creative solutions to terror decided that terror is not a real enemy, but a tactic. Thus the basic engine that propels acts of terrorism — the ideological license to elevate one’s grievances above the norms of civilized society — was wished away in favor of seemingly more manageable « tactical » considerations.

This mentality of surrender then worked its way through politicians like the former mayor of London, Ken Livingstone. In July 2005 he told Sky News that suicide bombing is almost man’s second nature. « In an unfair balance, that’s what people use, » explained Mr. Livingstone.

But the clearest endorsement of terror as a legitimate instrument of political bargaining came from former President Jimmy Carter. In his book « Palestine: Peace Not Apartheid, » Mr. Carter appeals to the sponsors of suicide bombing. « It is imperative that the general Arab community and all significant Palestinian groups make it clear that they will end the suicide bombings and other acts of terrorism when international laws and the ultimate goals of the Road-map for Peace are accepted by Israel. » Acts of terror, according to Mr. Carter, are no longer taboo, but effective tools for terrorists to address perceived injustices.

Mr. Carter’s logic has become the dominant paradigm in rationalizing terror. When asked what Israel should do to stop Hamas’s rockets aimed at innocent civilians, the Syrian first lady, Asma Al-Assad, did not hesitate for a moment in her response: « They should end the occupation. » In other words, terror must earn a dividend before it is stopped.

The media have played a major role in handing terrorism this victory of acceptability. Qatari-based Al Jazeera television, for example, is still providing Sheikh Yusuf Al-Qaradawi hours of free air time each week to spew his hateful interpretation of the Koran, authorize suicide bombing, and call for jihad against Jews and Americans.

Then came the August 2008 birthday of Samir Kuntar, the unrepentant killer who, in 1979, smashed the head of a four-year-old Israeli girl with his rifle after killing her father before her eyes. Al Jazeera elevated Kuntar to heroic heights with orchestras, fireworks and sword dances, presenting him to 50 million viewers as Arab society’s role model. No mainstream Western media outlet dared to expose Al Jazeera efforts to warp its young viewers into the likes of Kuntar. Al Jazeera’s management continues to receive royal treatment in all major press clubs.

Some American pundits and TV anchors didn’t seem much different from Al Jazeera in their analysis of the recent war in Gaza. Bill Moyers was quick to lend Hamas legitimacy as a « resistance » movement, together with honorary membership in PBS’s imaginary « cycle of violence. » In his Jan. 9 TV show, Mr. Moyers explained to his viewers that « each [side] greases the cycle of violence, as one man’s terrorism becomes another’s resistance to oppression. » He then stated — without blushing — that for readers of the Hebrew Bible « God-soaked violence became genetically coded. » The « cycle of violence » platitude allows analysts to empower terror with the guise of reciprocity, and, amazingly, indict terror’s victims for violence as immutable as DNA.

When we ask ourselves what it is about the American psyche that enables genocidal organizations like Hamas — the charter of which would offend every neuron in our brains — to become tolerated in public discourse, we should take a hard look at our universities and the way they are currently being manipulated by terrorist sympathizers.

At my own university, UCLA, a symposium last week on human rights turned into a Hamas recruitment rally by a clever academic gimmick. The director of the Center for Near East Studies carefully selected only Israel bashers for the panel, each of whom concluded that the Jewish state is the greatest criminal in human history.

The primary purpose of the event was evident the morning after, when unsuspecting, uninvolved students read an article in the campus newspaper titled, « Scholars say: Israel is in violation of human rights in Gaza, » to which the good name of the University of California was attached. This is where Hamas scored its main triumph — another inch of academic respectability, another inroad into Western minds.

Danny’s picture is hanging just in front of me, his warm smile as reassuring as ever. But I find it hard to look him straight in the eyes and say: You did not die in vain.

Mr. Pearl, a professor of computer science at UCLA, is president of the Daniel Pearl Foundation, founded in memory of his son to promote cross-cultural understanding.


Hamas: A Gaza comme à Jénine la désinformation vaincra (Jenin redux)

2 février, 2009
Hamas leaders playing sick
Il se peut que le nombre des morts ne soit pas supérieur à cinq ou six cents. Pour la plupart, des jeunes de 17 à 23 ans, recrutés dans les rangs du Hamas qui les a littéralement envoyés au massacre. Médecin de l’hôpital Shifah (qui refuse catégoriquement qu’on le cite)
Il est étrange, entre autres, que les organisations non gouvernementales, y compris les occidentales, en fassent état sans vérification. Finalement, la vérité pourrait émerger, et il en serait comme à Jénine en 2002. Au début, on a parlé de 1 500 morts. Il s’est avéré ensuite qu’il n’y en avait que 54, dont 45 guérilleros tombés au combat. Journaliste palestinien
Les Juifs et les Arméniens ne peuvent pas rentrer, les chiens oui. Panneau de manifestation turc
Vous avez tué des gens. Je me souviens des enfants qui sont morts sur des plages. Recep Tayyip Erdogan (à Shimon Peres, Davos, le 29 janvier 2009)

A Gaza comme à Jénine la désinformation vaincra!

Rampes de lancement de missiles et sites d’observation sur les toits d’immeubles ou près d’un entrepot de l’ONU, population boucliers humains, sauvages règlements de compte contre le Fatah, surévaluation des pertes civiles, hôpitaux aux lits largement vides mais aux sous-sols bondés …

Alors qu’avec l’incendie d’une synagogue désaffectée, le dernier numéro pré-electoral du premier ministre turc à Davos a déjà commencé à porter ses fruits

Et que comme notre dhimmi national, le munichois en chef de la Maison blanche s’apprête à rencontrer à son tour le bouffon vénézuélien et grand ami des mollahs et de leurs amis

Confirmation, dans le journal italien « Corriere della Sera » la semaine dernière, des tactiques de guerre très particulières du Hamas à Gaza.

Et, comme à Jénine il y a six ans et avec la même complaisance des médias occidentaux, de l’exagération systématique du nombre des victimes, qui pourrait être plus proche des 600 que des 1 300 annoncés partout …

Témoignages des violences, des tricheries et de la cruauté du Hamas à l’égard de leurs concitoyens
Debriefing
22/01/2009

Des habitants de Gaza accusent les militants islamiques: « Ils nous ont pris comme boucliers humains. Ils nous ont empêché de quitter nos maisons et s’en sont servi pour tirer [sur les Israéliens] ». (« Corriere della Sera »).

21/06/09

Il Corriere della Sera

Titre de l’original italien : « Dubbi sul numero delle vittime: potrebbero essere 600 e non 1.300« . (Doutes sur le nombre des victimes, à Gaza : il pourrait être de 600 et non 1 300).

Traduction française : Menahem Macina

De notre envoyé spécial [Lorenzo Cremonesi].

GAZA – Nombre d’habitants de la bande de Gaza criaient aux militants du Hamas et à leurs alliés du Jihad Islamique :

« Allez-vous en, partez d’ici ! Vous voulez que les Israéliens nous tuent tous ? Vous voulez voir nos enfants mourir sous les bombes ? Ôtés d’ici vos armes et vos missiles ! »,

Les plus courageux s’étaient organisés et avaient barré l’accès à la cour, cloué des planches sur les portes de leurs habitations, bloqué en hâte et avec colère les échelles permettant l’accès aux toitures plus hautes. Mais, dans la plupart des cas, la guérilla n’écoutait personne.

« Traîtres. Collaborateurs d’Israël. Espions du Fatah. Lâches. Les soldats de la guerre sainte vous puniront. Et en tout cas, vous mourrez tous comme nous. En combattant les juifs sionistes nous obtiendrons tous le paradis, n’êtes-vous pas heureux de mourir ensemble ? »

Et alors, furieux et hurlant, ils défonçaient portes et fenêtres, se cachaient dans les étages supérieurs, dans les jardins ; ils utilisaient des ambulances et se retranchaient tout près des hôpitaux, des écoles et des bâtiments de l’ONU. Dans des cas extrêmes, ils tiraient sur ceux qui cherchaient à leur barrer la route pour sauver leur famille, ou ils les battaient sauvagement.

Abu Issa, 42 ans, habitant du quartier de Tel Awa :

« Les miliciens du Hamas cherchaient délibérément à provoquer les Israéliens. Il s’agissait souvent de garçons de 16 ou 17 ans, armés de mitraillettes. Ils ne pouvaient rien faire contre les tanks et les chasseurs à réaction. Ils savaient qu’ils étaient beaucoup plus faibles [que leurs ennemis]. Mais ils voulaient que [les Israéliens] tirent sur nos maisons pour les accuser ensuite de crimes de guerre »,

Sa cousine, Um Abdallah, 48 ans, lui fait écho :

« La quasi-totalité des plus grands immeubles de Gaza, qui ont été frappés par les bombes israéliennes, comme le Dogmouch, l’Andalous, le Jawarah, le Siussi, et beaucoup d’autres, avaient des rampes de lancement de missiles sur leur toit, outre qu’ils servaient de postes d’observation au Hamas. Ils en avaient mis aussi près du grand entrepôt de l’ONU, qui a brûlé ensuite. Et c’était la même chose dans les villages le long de la frontière, dévastés ensuite par la folie furieuse et punitive des sionistes. »

[Ces témoins] se cachent sous des noms d’emprunt mais donnent des détails bien circonstanciés. Il n’a pas été facile de recueillir ces confidences. Ici, la peur du Hamas domine, et les tabous idéologiques règnent, alimentés par un siècle [sic] de guerre contre « l’ennemi sioniste ».

Quiconque donne une version différente du « narratif » imposé par la « muhamawa » (la résistance) est automatiquement un « amil », un collaborateur, et il risque sa vie. Y contribue, en effet, le récent conflit fratricide entre le Hamas et l’OLP. Si Israël ou Égypte avaient permis aux journalistes étrangers d’entrer immédiatement, cela aurait été plus facile. Les gens du coin sont souvent menacés par le Hamas.

Eyad Sarraj, psychiatre connu dans la ville de Gaza, affirme :

« Ce n’est pas nouveau, les sociétés arabes du Moyen-Orient n’ont pas de tradition culturelle des droits de l’homme. Il arrivait, sous le régime d’Arafat, que la presse soit censurée et persécutée. Avec le Hamas, c’est encore pire. »

Un autre fait devient de plus en plus évident quand on visite les cliniques, les hôpitaux et les familles des victimes des tirs israéliens. A vrai dire, leur nombre s’avère bien inférieur aux près de 1 300 morts, outre les quelque 5 000 blessés, dont font état les hommes du Hamas, chiffres repris par les officiels de l’ONU et de la Croix Rouge locale.

Un médecin de l’hôpital Shifah, qui refuse catégoriquement qu’on le cite, et qui a risqué sa vie, nous dit :

« il se peut que le nombre des morts ne soit pas supérieur à cinq ou six cents. Pour la plupart, des jeunes de 17 à 23 ans, recrutés dans les rangs du Hamas qui les a littéralement envoyés au massacre »,

Un autre fait, confirmé, au demeurant, par des journalistes locaux :

« Nous l’avions déjà signalé aux chefs du Hamas. Pourquoi tiennent-ils à gonfler les chiffres des victimes ? Il est étrange, entre autres, que les organisations non gouvernementales, y compris les occidentales, en fassent état sans vérification. Finalement, la vérité pourrait émerger, et il en serait comme à Jénine en 2002. Au début, on a parlé de 1 500 morts. Il s’est avéré ensuite qu’il n’y en avait que 54, dont 45 guérilleros tombés au combat. »

Comment est-on parvenu à ce chiffre ? Masoda al Samoun, 24 ans, explique :

« Prenons le cas du massacre de la famille Al Samoun, du quartier de Zeitun. Quand les bombes ont frappé leur habitation, on a rapporté qu’il y avait eu 31 morts. Et c’est ce qui a été enregistré par les officiels du ministère de la Santé, qui est sous l’autorité du Hamas. Mais ensuite, quand les corps ont été effectivement récupérés, le chiffre total a doublé, passant à 62, et c’est ce nombre qui a été inscrit dans le calcul du bilan total. »

Et il ajoute un détail intéressant :

« Les commandos des forces spéciales israéliennes ont ajouté à la confusion. Leurs hommes s’étaient déguisés en guerriers du Hamas, avec, autour de la tête, le bandana vert portant l’inscription habituelle : « il n’y a pas d’autre Dieu que Allah et Mahomet est son Prophète ». Ils s’étaient infiltrés dans des véhicules pour créer le chaos. Nous nous sommes mis à leur crier de s’en aller, car nous craignions des représailles. Par la suite, nous avons appris qu’ils étaient Israéliens. »

Il suffit de visiter un hôpital pour comprendre que les comptes ne correspondent pas. De nombreux lits sont vides à l’Hôpital européen de Gaza, l’un de ceux qui, pourtant, auraient dû avoir un taux plus élevé de victimes de la « guerre des tunnels » israélienne. Même chose pour l’Hôpital Nasser, de Khan Yunis. Seuls 5 lits sur les 150 de l’hôpital privé du [mouvement] Al-Amal sont occupés. A Gaza ville, on a évacué l’Hôpital Wafa, construit à l’aide de dons des « institutions islamiques de bienfaisance » d’Arabie Saoudite, du Qatar et d’autres pays du Golfe, et bombardé fin décembre. L’institution est connue pour être un bastion du Hamas ; c’est là que sont venus se faire soigner les combattants blessés durant la guerre civile entre le Fatah et le Hamas, en 2007. Les autres se trouvaient à l’Hôpital Al Quds, bombardé à son tour dans la seconde moitié de la semaine de janvier [sic].

Voici ce qu’en dit Magah al Rachmah, 25 ans, qui habite à quelques dizaines de mètres des grands bâtiments du complexe hospitalier, aujourd’hui sérieusement endommagé.

« Les hommes du Hamas s’étaient réfugiés surtout dans le bâtiment qui abrite les bureaux administratifs de Al Quds. Ils utilisaient les ambulances et obligeaient les ambulanciers et les infirmières à enlever leurs uniformes arborant les insignes paramédicaux, ce qui leur permettait de donner le change et de mieux échapper aux recherches israéliennes. »

Tout cela a pas mal réduit le nombre de lits disponibles des institutions sanitaires de Gaza. Pourtant, Shifah, le plus grand hôpital de la ville, fut très loin d’afficher complet. Par contre, ses souterrains semblent avoir été densément occupés.

Selon les militants du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine,

« Le Hamas avait caché là les batteries de secours et la salle d’interrogatoire des prisonniers du Fatah et du front de la gauche laïque, qui avaient été évacués de la prison bombardée de Saraja. »

Ce fut une guerre dans la guerre, que celle que se livrèrent le Fatah et le Hamas. Les organisations humanitaires, majoritairement sous l’autorité de l’OLP, parlent

« de dizaines d’exécutions, de cas de torture et d’enlèvements », perpétrés par le Hamas « dans les trois dernières semaines » [de la guerre].

L’un des cas les plus connus est celui de Achmad Shakhura, 47 ans, habitant à Khan Yunis et frère de Khaled, bras droit de Mohammad Dahlan (ex-chef des services de sécurité de Yasser Arafat, et aujourd’hui en exil). Shakhura avait été enlevé sur l’ordre du chef de la police secrète locale du Hamas, Abu Abdallah Al Kidra, puis torturé, on lui avait arraché l’œil gauche, avant de l’achever, le 15 janvier.

Lorenzo Cremonesi

Mis en ligne le 22 janvier 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org


Présidence Obama: La guerre des guerres (The War Between the Wars)

1 février, 2009
The right war (Time, Jul. 08)Si nous avions quitté l’Irak selon l’agenda du mouvement pacifiste, la situation serait précisément l’inverse: le peuple irakien serait maintenant atrocement martyrisé par les sadiques d’al-Qaeda, trop contents de se vanter en plus d’avoir infligé une défaite sur le champ de bataille aux Etats-Unis. Ce qui n’aurait pas manqué de se faire rapidement savoir en Afghanistan et, nul doute, à d’autres endroits où l’ennemi opère. Christopher Hitchens

Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris …

Qu’après leur éjection forcée d’Afghanistan, les jihadistes d’Al Qaeda devaient logiquement se retrouver, via l’Iran et à l’instar de leur futur chef local Abu Musab al-Zarqawi, nulle part ailleurs mais en Irak

Retour, avec une excellente tribune (avant que lui aussi ne tourne casaque) de Christopher Hitchens, …

Sur ce bon bourbier (c’était alors à ce qu’il paraît en pleine campagne… de bonne guerre!) que nous avait enfin découvert notre nouveau messie de Chicago

The War Between the Wars
Who says we can only face our enemies in one place at a time?
Christopher Hitchens
Slate Magazine
July 14, 2008

If there is one element of moral and political certainty that cements the liberal consensus more than any other, it is the complacent view that while Iraq is « a war of choice, » it is really and only Afghanistan that is a war of necessity. The ritualistic solidity of this view is impressive. It survives all arguments and all evidence. Just in the last month, as the Iraqi-based jihadists began to beat a retreat and even (according to some reports) to attempt to relocate to Afghanistan and Pakistan, it still seemed to many commentators that this proved that no U.S. forces should have been wasted on Iraq in the first place. This simplistic view ignores, at a minimum, the following points:

1. Many of the al-Qaida forces—most notably the horrific but now deceased Abu Musab al-Zarqawi—made their way to Iraq in the first place only after being forcibly evicted from Afghanistan. Thus, if one did not want to be confronting Bin Laden fans in Mesopotamia, it was surely a mistake to invade Afghanistan rather than Iraq.

2. The American presence in Afghanistan is not at all « unilateral »; it meets every liberal criterion of being formally underwritten and endorsed and armed and reinforced by our NATO and U.N. allies. Indeed, the commander of the anti-Taliban forces is usually not even an American. Yet it is in these circumstances that more American casualties—and not just American ones—are being experienced than are being suffered in Iraq. If this is so, the reason cannot simply be that our resources are being deployed elsewhere.

3. Many of the most successful drives against the Taliban have been conducted by American forces redeployed from Iraq, in particular from Anbar province. But these military victories are the result of counterinsurgent tactics and strategies that were learned in Iraq and that have been applied triumphantly in Afghanistan.

In other words, any attempt to play off the two wars against each other is little more than a small-minded and zero-sum exercise. And consider the implications. Most people appear now to believe that it is quite wrong to mention Saddam Hussein even in the same breath as either a) weapons of mass destruction or b) state-sponsored terrorism. I happen to disagree, but just for an experiment, let us imagine that some regime did exist or did arise that posed such a combination of threats. (Actually, so feverish is my imagination that I can even think of one whose name also begins with I.) Would we be bound to say, in public and in advance, that the Western alliance couldn’t get around to confronting such a threat until it had Afghanistan well under control? This would be rather like the equivalent fallacy that nothing can be done in the region until there is a settlement of the Israel-Palestine dispute. Not only does this mean that every rogue in the region can reset his timeline until one of the world’s oldest and most intractable quarrels is settled, it also means that every rogue has an incentive to make certain that no such settlement can ever occur. (Which is, of course, why Saddam threw, and now the Iranians throw, their support to the suicide-murderers.)

It would also be very nice to accept another soft-centered corollary of the Iraq vs. Afghanistan trade-off and to believe that the problem of Afghanistan is a problem only of the shortage of troops. Strangely, this is not the view of the Afghan government or of any of the NATO forces on the ground. The continued and, indeed, increasing insolence of the Taliban and its al-Qaida allies is the consequence of one thing and one thing only. These theocratic terrorists know that they have a reliable backer in the higher echelons of the Pakistani state and of its military-intelligence complex and that while this relationship persists, they are assured of a hinterland across the border and a regular supply of arms and recruits.

So, the question for Sen. Barack Obama and his glib supporters is this: Would they solve this problem by removing the American forces from Iraq and putting the thereby-enhanced contingent there to patrol a frontier where one of our main « allies » is continually engaged in stabbing them in the back? (At one point last year, Obama himself appeared to accept the illogic of his own position and spoke hotly of the possibility of following the Taliban onto Pakistani soil. We haven’t heard much of that lately. Did he mean to say that, come to think of it, we had enough troops to occupy three countries instead of the stipulated and solitary one? Or would he just exchange Iraq for Pakistan? At least we do know for sure that Pakistan has nuclear weapons acquired mainly by piracy and is the host and patron of the Taliban and al-Qaida.)

Another consideration obtrudes itself. If it is true, as yesterday’s three-decker front-page headline in the New York Times had it, that « U.S. Considering Stepping Up Pace of Iraq Pullout/ Fall in Violence Cited/ More Troops Could Be Freed for Operations in Afghanistan, » then this can only be because al-Qaida in Iraq has been subjected to a battlefield defeat at our hands—a military defeat accompanied by a political humiliation in which its fanatics have been angrily repudiated by the very people they falsely claimed to be fighting for. If we had left Iraq according to the timetable of the anti-war movement, the situation would be the precise reverse: The Iraqi people would now be excruciatingly tyrannized by the gloating sadists of al-Qaida, who could further boast of having inflicted a battlefield defeat on the United States. I dare say the word of that would have spread to Afghanistan fast enough and, indeed, to other places where the enemy operates. Bear this in mind next time you hear any easy talk about « the hunt for the real enemy » or any loose babble that suggests that we can only confront our foes in one place at a time.

Christopher Hitchens is a columnist for Vanity Fair and the Roger S. Mertz media fellow at the Hoover Institution in Stanford, Calif.
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