Négationnisme: Soumis au juge comme autrefois à la Sorbonne ecclésiastique (Beating Holocaust deniers at their own game)

Fumigation incident document (formerly wrongly assumed to be proof of homocidal gas chamber)Nous sommes entrés dans un mouvement qui est de l’ordre du religieux. Entrés dans la mécanique du sacrilège: la victime, dans nos sociétés, est entourée de l’aura du sacré. Du coup, l’écriture de l’histoire, la recherche universitaire, se retrouvent soumises à l’appréciation du législateur et du juge comme, autrefois, à celle de la Sorbonne ecclésiastique. Françoise Chandernagor
Devons-nous les persécuter au nom de la vérité? Je ne le crois pas, en dépit des législations qui ont été adoptées contre eux en Allemagne et en France. La persécution, et même, tout ce qui ressemble à de la persécution, engendre les martyrs, et nous n’avons pas le moindre intérêt à faire de ces gens des martyrs. Je ne suis nullement contre les poursuites pour diffamation quand il s’agit de mensonges dirigés contre les personnes ou les institutions, mais je suis résolument hostile à l’idée d’imposer la vérité historique par la loi. Quand, en 1990, le Parlement français vota une telle loi, elle eut contre elle l’unanimité des historiens. Si l’histoire du communisme et de la Vérité d’État ou de parti a quelque chose à nous enseigner, c’est qu’aucune vérité historique ne peut reposer sur l’appareil d’Etat – cet Etat fût-il libéral – pour être considérée comme la Vérité. Si la vérité n’a aucun besoin de la police ou des tribunaux, elle a assurément besoin des historiens. Il existe, ici ou là, en Angleterre, en Amérique, en Allemagne, en France, en Italie et, naturellement, en Israël, des équipes historiques qui ont accompli un travail admirable. Je dois pourtant insister sur deux points qui me paraissent essentiels. Nous devons traquer la preuve, même lorsqu’elle nous paraît écrasante. Par exemple, sur la question des chambres à gaz comme instruments techniques de meurtre, jusqu’à une époque très récente, notre documentation était pauvre, assez riche, bien sûr, pour que nous sachions qu’elles ont existé et fonctionné, mais pas assez pour savoir avec exactitude quand, comment, où elles ont fonctionné. C’est un ancien « révisionniste », Jean-Claude Pressac, pharmacien de son métier, qui a comblé cette lacune. Son livre, dont le sujet est résumé par son sous-titre: Technique and Operation of the Gaz Chambers, n’est certainement pas un bon livre d’histoire. Pressac ne montre de véritable compréhension ni pour les victimes, ni même pour les bourreaux, mais il s’est donné une bonne connaissance technique du système qui était en fonction à Auschwitz, des entreprises qui l’ont fait fonctionner et des problèmes techniques qu’elles ont eu à résoudre. Cet ancien « révisionniste » visita Auschwitz pour prouver que les chambres à gaz, même là, n’avaient jamais existé. Quand il découvrit, dans les archives du musée – il travaille maintenant sur les archives de Moscou – la preuve du contraire, il fut terrassé par l’évidence ; malheureusement, cet ensemble disponible avait été, avant lui, négligé par les historiens. Pierre Vidal-Naquet
J’ai commandé un livre de Jean-Claude Pressac sur la technique des chambres à gaz à Auschwitz. Je vais le lire et l’étudier. Richard Williamson
Il n’existe ni film ni photo représentant un gazage homicide. Aucun document ne mentionne précisément le processus d’une telle opération. Les seules preuves disponibles sont des « traces » ou « bavures » criminelles. Est appelée ainsi toute indication relevée dans un document quelconque (écrit, plan, photo) relatif à un usage anormal des crématoires et ne pouvant s’expliquer que par le gazage massif d’êtres humains.
Un crématoire n’est pas d’emblée un instrument d’extermination. C’est un moyen sanitaire visant à réduire les corps en cendres. L’incinération permet d’éviter une trop forte extension des cimetières et de lutter contre de graves épidémies en détruisant aseptiquement les dépouilles infectées. Les premiers camps de concentration n’avaient pas de crématoire propre et ce fut souvent celui de la ville la plus proche qui résorba leur mortalité spécifique. Lorsque l’effectif des camps crût, le crématoire in situ devint de règle.
Dès 1945, une erreur avait été commise en uniformisant la présentation des gazages homicides dans les divers camps où cette pratique avait sévi, en les situant dans un même type de local (bains-douches), en montrant une préparation identique (distribution de savons et de serviettes) et en décrivant un processus de gazage standard (poison gazeux — rarement identifié — diffusé par des pommeaux de douche). Quelques différences pouvaient exister au gré des récits mais c’était toujours le même scénario « gazeur » qui était évoqué et que retint l’inconscient collectif. Il correspond à un amalgame entre la technique ayant servi pour l’euthanasie des malades mentaux entre 1940 et 1941, et le fonctionnement supposé de la chambre à gaz de Dachau qui, en réalité, ne fut jamais mise en service. Jean-Claude Pressac

Et si Pressac avait été empêché de faire son étude des crématoires d’Auschwitz?

« Pose de fenêtre étanche au gaz », « bétonnage dans chambre à gaz », ventilation de « vestiaire » dans les crématoires, « porte de morgue étanche au gaz avec oeilleton de verres épais de huit millimètres », demande de chauffage de morgue, morgue de crématoire qualifiée de « cave à gazage » …

A l’heure où pleuvent les condamnations sur les récentes déclarations de l’évêque Richard Williamson

Et où la bien-pensance vient d’interdire à un parlementaire néerlandais de présenter sa critique du nazislamisme à ses homologues britanniques …

Petit retour sur l’auteur d’un ouvrage décisif sur la question que le négationniste britannique dit vouloir réétudier, à savoir Les crématoires d’Auschwitz de Jean-Claude Pressac (1989 et 1993 pour la version française).

Pour y (re)découvrir non seulement la réalité, systématiquement mise en avant par les négationnistes, de la disparition sans traces (volonté de secret et destruction volontaire nazis obligent) des camps d’extermination pure (Belzec, Sobibor, Treblinka et Maidanek – Kulmhof avait des camions à gaz) comme, pour Auschwitz de l’absence d’enregistrement (de centaines de milliers de victimes directement gazées et incinérées) et de quasiment tout document filmique ou photographique (autre que de vues aériennes ou photos isolées de sonderkommando ou de SS) ainsi que de la fragilité des témoignages existant.

Mais que, contre la bien-pensance du politiquement correct et les lois liberticides de nos parlementaires (Gayssot, Taubira & co), la démarche révisionniste elle-même peut à l’occasion (mais il y aura bien sûr toujours des irréductibles) faire avancer la connaissance et même la corriger et la rendre plus solide.

Ainsi, le pharmacien révisionniste (disparu il ya cinq ans dans l’indifférence générale) qui au départ avait été dûment mandaté par Faurisson lui-même pour démonter la réalité des chambres à gaz d’Auschwitz en ressortit (grâce notamment à l’ouverture des archives soviétiques) avec les meilleures preuves disponibles.

Le caractère nécessairement indirect des preuves susceptibles d’y être trouvées rendant celles-ci d’autant plus incontournables et objectives qu’elles se trouvent être littéralement et involontairement inscrites (à la manière de lapsus freudiens) dans les plans et devis des entreprises ayant participé à la conversion progressive (et aux réparations nécessitées par les cadences infernales) d’équipements de désinfection suite à une épidémie de typhus (fours crématoires, morgues et chambres à gaz) en instruments de mise à mort de masse.

Ce qui, on s’en doute,ne convaincra jamais ceux qui, plus que tout, ne veulent pas être convaincus …

UNE HISTOIRE SCIENTIFIQUE D’AUSCHWITZ
Philippe Burin
Histoire
juin 1992

L’article qui suit mérite toute notre attention. Jean-Claude Pressac est pharmacien de son état; il a été, pendant quelques années, attiré par les positions de Robert Faurisson. Mais, « révisionniste », il n’est pas devenu « négationniste ». Sceptique quant à l’existence des chambres à gaz, il a fait ce que Robert Faurisson n’a jamais été capable de faire; il a travaillé le sujet, patiemment, scrupuleusement; les conclusions auxquelles il est parvenu ont été anéanti ses doutes.

Auschwitz est devenu le symbole de l’extermination des Juifs d’Europe.

Les négateurs, qui le savent bien, ont choisi de concentrer leurs efforts de démolition sur ce camp — cet ensemble de camps (Auschwitz-Birkenau) devrait-on dire, spécialisés pour partie dans le travail forcé, pour partie dans l’extermination –, en « oubliant » opportunément les camps d’extermination pure (Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka), tout comme les massacres par fusillades des Einsatzgruppen (groupes d’intervention) en Union soviétique, qui firent au moins un million de victimes. Leur tache a été, il faut le dire, aidée par la défaillance partielle des historiens; l’exemple extrême étant la version, à sa manière « révisée », de l’histoire d’Auschwitz telle que l’écrivit la Pologne communiste, établissant de manière parfaitement irresponsable un bilan de quatre millions de victimes dont rien ne précisait qu’elles furent, dans leur immense majorité, juives.

En faisant porter son enquête sur Auschwitz, Jean-Claude Pressac a répondu aux négationnistes sur leur propre terrain.

Il l’a fait en se livrant à un travail de bénédictin dans les archives du camp relatives à la construction des crématoires.

Travail fastidieux, et pourtant doublement fructueux. D’une montagne de paperasse technique émergent, ici et là, des « traces », des références explicites faites, en dépit des consignes de secret, par des hommes de métier, aux chambres à gaz qu’ils installaient dans les crématoires. Grâce à l’étude de ces archives, on dispose enfin d’une étude précise et systématique des bâtiments homicides, ce qui permet de lire de manière critique les sources constituées après la guerre (déclarations des SS, témoignages des survivants), de les confirmer, de les compléter et de les corriger.

Les recherches de Jean-Claude Pressac apportent donc un nouvel élément de preuve au dossier des chambres à gaz; elles contribuent à fonder une histoire scientifique d’Auschwitz. On peut aussi y voir un motif de confiance dans la recherche libre, sérieuse, honnête: témoignage que sous ces conditions, l’enquête historique fait autre chose que de trouver ce qui est posé au départ; et témoignage a contrario que, sur ce sujet tragique, la négation ne peut se maintenir que par la mauvaise foi et le parti pris.

Voir aussi:

Pour en finir avec les négateurs

Jean-Claude Pressac
Histoire
juin 1992

Cinquante ans après les faits, voici publiées les conclusions d’une minutieuse analyse du fonctionnement des chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau, un camp d’extermination auquel les « négateurs » du génocide ont consacré la plupart de leur critique. On verra ici que Jean-Claude Pressac a passé au crible des documents jusqu’alors négligés par les historiens. Par exemple, les plans des bâtiments, les devis d’installation, les offres de marchés adressées par la direction du camp aux entreprises de la région. Il a suivi méthodiquement à travers ces documents, les différentes étapes de la construction des chambres à gaz. Et accumulé une impressionnante comme de preuves matérielles sur les conditions de l’extermination, qui résident à rien le discours des « négateurs ».

L’existence de chambres à gaz homicides ayant fonctionné dans divers camps de concentration du IIIe Reich est contestée ouvertement. Ceux qui contestent se disent  » révisionnistes « .

Cette appellation, tolérable au début de leur action, ne peut plus leur être attribuée maintenant, car la radicalisation de leurs positions les a entraînés vers une négation pure et simple. Ils sont devenus des « négateurs « .

Pour eux et eux seuls, la négation des chambres à gaz homicides repose sur une donnée fondamentale: techniquement, elles n’ont jamais pu fonctionner. Ce qui leur permet d’affirmer que les gazages homicides sont impossibles et relèvent du bobard de guerre. Ils en déduisent que, puisqu’il n’y eut aucun mort par gazage, l’essentiel des décès est dû à la malnutrition et aux maladies, en particulier le typhus. Ces sophismes permettent de rendre infinitésimal le nombre de victimes.

Après 1945, l’histoire de l’extermination des Juifs par gazages massifs fut fondée essentiellement sur les témoignages des survivants, puis, quand vint le temps des procès, sur les dépositions et les déclarations des accusés. Certains survivants eurent tendance à exagérer.

Les accusés furent contraints d’adopter des tactiques de défense classiques : »Ce n’est pas moi c’est l’autre », ou « j’ai vu mais de très loin », ou mieux « j’y étais, mais je ne participais pas » . Personne ne se sentait coupable et le fractionnement des tâches dans ce meurtre de masse facilitait de telles affirmations, parfois d’une relative « sincérité ».

Il en résulta que le côté « technique » des gazages homicides fut pratiquement escamoté. Ainsi, le réquisitoire soviétique devant le Tribunal de Nuremberg sur Auschwitz ne comportait que deux lettres de source allemande pourtant sur les fours d’incinération et les crématoires alors que, de nos jours, en sont connues plusieurs milliers. Cette pénurie documentaire fut aggravée par la division de l’Europe en deux blocs hostiles. A l’Est, la recherche historique ne visait à exploiter que des documents s’inscrivant dans le cadre idéologique d’une lutte « antifasciste », ce qui conduisit souvent à déformer le sens d’une pièce en la produisant hors de son contexte. A l’Ouest, le manque de documents, dont la quasi-totalité était conservée en Pologne et en Union soviétique, conduisit les historiens occidentaux à une méthode substitutive, dite par du « codage ». Elle permettait de rendre « criminel » un texte ou un plan qui ne l’était pas, en supposant que tel mot avait été « codé » par les SS et possédait une signification différente de celle usuelle. Entre autres, fut généralisée la portée criminelle de mots comportant le préfixe « Sonder-/spécial ». Si un « Sonderbehandlung/traitement spécial » signifie bien la mort, une « sonderbaracke » ou un « Sonderbau/bâtiment spécial » est un bordel, des « Sondermassnahmen/mesures spéciales » se rapportent à l’hygiène ou à l’alimentation en eau, alors qu’une « Sonderaktion » peut, soit recouvrir l’interrogatoire par la Gestapo des ouvriers civils édifiant les crématoires pour tenter de savoir leurs opinions à ce sujet et les dissuader d’en parler hors du camp, soit devenir dans le journal personnel d’un médecin SS de réserve la désignation d’une sélection de détenus, suivie du gazage homicide des « inaptes ».

L’histoire ainsi édifiée de 1950 à 1970-1980 manquait de rigueur. En sus, dès 1945, une erreur avait été commise en uniformisant la présentation des gazages homicides dans les divers camps où cette pratique avait sévi, en les situant dans un même type de local (bains-douches), en montrant une préparation identique (distribution de savons et de serviettes) et en décrivant un processus de gazage standard (poison gazeux — rarement identifié — diffusé par des pommeaux de douche). Quelques différences pouvaient exister au gré des récits mais c’était toujours le même scénario « gazeur » qui était évoqué et que retint l’inconscient collectif. Il correspond à un amalgame entre la technique ayant servi pour l’euthanasie des malades mentaux entre 1940 et 1941, et le fonctionnement supposé de la chambre à gaz de Dachau qui, en réalité, ne fut jamais mise en service.

Le lecteur néophyte, curieux de la vie concentrationnaire, remarquait souvent dans les livres portant sur tel ou tel camp que « l’image » des faits dramatiques qu’il avait reçue, coïncidait mal avec ce qui était écrit. Il en résultait parfois un doute sur la véracité des dires des déportés. Et, comme le témoignage humain est, par essence, aléatoire, subjectif et qu’il peut être déformé par l’oubli et l’acquis de connaissances ultérieures, il était prévisible qu’à plus ou moins long terme, des personnes aux intentions équivoques étudieraient à fond cette « histoire-témoignage », y relèveraient de multiples contradictions et dénonceraient ce qu’ils considéreraient n’être qu’une « histoire-légende ».

C’est ce qui advint. Les « révisionnistes » attaquèrent la « vision simpliste » en confrontant les témoignages entre eux, en insistant sur ceux qui divergeaient fortement du schéma classique. Quand on ignore qu’à Auschwitz, huit endroits servirent aux gazages homicides, que les victimes se déshabillèrent en des lieux distincts sur un même site de gazage, que l’introduction du toxique différait selon les installations, que deux méthodes d’incinération furent utilisées et que ces données varient avec la chronologie, les critiques révisionnistes peuvent devenir dévastatrices.

Les survivants de l’extermination juive, meurtris dans ce qu’ils avaient de plus douloureux et de plus précieux, leur mémoire, et après avoir constaté la relative impuissance des historiens traditionnels à faire taire ces virulentes critiques, s’adressèrent à la Justice. Mais ce qu’on croyait facile à démontrer ne le fut pas. Les procès se succédèrent, les appels aussi. Les jugements rendus ne désarmèrent pas ceux qui devenaient, au fil des assignations à comparaître, des négateurs. En raison de la faiblesse de leurs moyens, ils comprirent que leur action ne pouvait être efficace qu’en sériant les questions.

Pour cette raison, ils délaissèrent les camps de l’Ouest où des gazages sporadiques s’étaient produits en les considérant comme « quantité négligeable ». Dans ceux de l’Est, l’anéantissement massif avait été perpétré dans six localités : Kulmhof, Belzec, Sobibor, Treblinka, Maidanek, Auschwitz. A Kulmhof avec des camions à gaz. Or transformer un camion normal en un « à gaz » est peu complexe et un document allemand indique clairement les modifications à effectuer dans ce sens.

Les négateurs négligèrent ce point gênant. Une étude technique des chambres à gaz homicides de Belzec, Sobibor et Treblinka ne pouvait être entreprise parce qu’il ne subsistait rien de ces camps d’extermination pure.

Maidanek ne fut pas retenu, vu son éloignement extrême et un nombre de gazés estimé « faible ». Restait Auschwitz. Un révisionniste formula que « le nom Auschwitz s’est acquis une telle charge symbolique que c’est là que le mythe se vérifie ou s’effondre ».

Que savons-nous du K.L. Auschwitz? Créé en mai 1940 et évacué le 18 janvier 1945, le camp d’ Auschwitz compta jusqu’à 150.000 détenus (été 1944). Durant cette période, furent enregistrés l’entrée de 404.222 personnes et le décès d’environ 125.000. Le nombre des « inaptes » non enregistrés, directement gazés et incinérés, composé d’enfants, de femmes et de vieillards juifs serait de 800.000. La majorité des 30.000 à 40.000 survivants, appartenant à une trentaine de pays, était composée de Polonais ayant été les premiers « occupants », et de Juifs arrivés en 1943-1944.

Après la guerre, les Polonais restèrent chez eux. Les Juifs occidentaux revinrent dans leurs pays d’origine et les orientaux émigrèrent aux États-Unis ou en Israël. Le taux élevé de survivants polonais permit d’établir une histoire du camp très détaillée en utilisant le principe de la « mosaïque », procédé coutumier des services de renseignement.

Lorsqu’un ancien détenu visitait le Musée du camp et se faisait connaître, il était de règle de lui demander de déposer devant un responsable du Musée.

Un ou deux milliers de dépositions furent recueillies. Quand on dispose de plusieurs récits indépendants d’un fait déterminé, ce fait est alors connu avec une exactitude quasi absolue.

L’histoire orale des « Bunker » et des « Krematorien » devait reposer sur les souvenirs des anciens membres du sonderkommando, ces Juifs contraints de vider les chambres à gaz et de brûler les leurs. En août 1944, leur effectif était proche de 900. Le Sonderkommando subissait une sélection trimestrielle qui éliminait ses membres sans qualification (les « porteurs » de cadavres) et épargnait ceux qui étaient indispensables (plusieurs dizaines de « chauffeurs » des fours). Certains essayèrent de communiquer à la postérité le désespoir de leur condition en enterrant des « journaux ».

D’ignobles fouilles sauvages, traquant « l’or des crématoires », les détruisirent presque tous. Ceux qui furent retrouvés sont quasi muets sur l’aspect technique.

Une poignée de survivants de ce groupe témoignèrent. Mais, étant trop peu nombreux, la méthode de la « mosaïque » ne put jouer dans leur cas. La question devait être abordée autrement.

Le film soviétique Chroniques de la libération du camp, 1945, que les télévisions occidentales présentèrent récemment comme un document inédit, était projeté depuis trente ans et l’est toujours, plusieurs fois par jour et en différentes langues, dans une salle de cinéma à l’entrée du Musée d’Auschwitz. Il montrait plusieurs plans de crématoires de Birkenau. N’importe qui pouvait et peut consulter librement aux Archives du Musée les originaux de ces plans. Ils comportent un cartouche d’identification de l’organisme les ayant réalisés : la « Zentralbauleitung der Waffen-SS und Polizei, Auschwitz O.S./Direction centrale des constructions de la Waffen-SS et de la Police d’Auschwitz, Haute-Silésie » (correspond en France à nos Directions de l’Equipement). La place prépondérante de l’architecture dans la « conception du monde » du IIIe Reich, comme le souligne la carrière d’Albert Speer, se répercutait à tous les niveaux, y compris celui des camps de concentration. Les Bauleitungen propageaient la nouvelle « ordonnance ». Tout ce qui fut projeté, étudié et édifié à Auschwitz dépendait de la Bauleitung du camp, les crématoires compris.

Si une documentation technique existait à propos des chambres à gaz, elle ne pouvait avoir été établie que par la Bauleitung d’Auschwitz. Car lorsque ce service entreprenait la construction d’un bâtiment, étaient établis ou réalisés : dessin du plan-projet, tirage des « bleus » en plusieurs exemplaires, estimation des matériaux nécessaires (devis), chiffrage du devis, offres de marché à des entreprises régionales, chacune en fonction de sa spécialité (terrassement, drainage, isolation, gros oeuvre, charpente et toiture, finition intérieure, aménagements divers). Les entreprises civiles concernées adressaient ou dressaient: lettres d’acceptation ou de refus du marché, plans propres, calculs, statiques, bordereaux récapitulatifs des heures effectuées par leurs ouvriers, états d’avancement du chantier, lettres mentionnant les obstacles rencontrés (intempéries, défauts de fournitures ou de main-d’oeuvre concentrationnaire).

Durant la construction, la Bauleitung répondait aux lettres des entreprises civiles, les payait, renseignait son organisme de tutelle à Berlin sur la progression des travaux, prenait des photos des différentes phases de l’édification.

A la fin du chantier, le bâtiment était réceptionné officiellement et ses composants soigneusement répertoriés (pièce par pièce) avant d’être remis à du camp. Cette procédure administrative, normale dans les sociétés modernes, a engendré des flots de papiers en double, triple, voire quintuple exemplaire, classés en dossiers.

Ceux qui furent retrouvés, dans le plus grand désordre, à la libération du camp sont conservés aux Archives du Musée d’Auschwitz et représentent une longueur de quinze mètres, soit 250 cartons contenant de un à plusieurs dossiers, renfermant environ 50.000 pièces , écrites et 3.000 plans. Cinquante dossiers traitent des crématoires. Existe en outre à Moscou aux Archives centrales la partie manquante des archives de la Bauleitung d’Auschwitz avec quelque 600 dossiers renfermant 80.000 documents et plans.

L’étude des pièces portant sur les crématoires et l’épouillage — ces deux questions étant liées — est achevée. La réunion de ces dossiers de construction permet d’accéder pour la première fois à une compréhension presque totale (de 85 à 90 %) de la génèse, de l’édification, de l’aménagement et des avatars de ces usines d’anéantissement. Ce savoir, dont on n’avait pas soupçonné l’étendue, autorise :

1. une synthèse historique complète

2. une appréciation de la fiabilité des témoignages des participants,

3. une recherche des « traces » ou « bavures » criminelles prouvant la réalité des chambres à gaz homicides.

Pour montrer la fiabilité ou, en fait, la fragilité des témoignages, quatre exemples seront évoqués :

1) Rudolf Vrba raconte que le 17 juillet 1942, lors d’une visite d’Himmler au camp, parmi les détenus alignés au garde à vous pour une « revue », l’un d’eux, un Juif âgé, fut matraqué à mort parce qu’il manquait trois boutons à sa veste. Certes, le chef des SS se rendit à Auschwitz les 17 et 18 juillet 1942, mais le 17, il se trouvait à Monowitz, pataugeant dans les chantiers de l’usine de l’I.G. Farben. Trente photos le prouvent. Sur l’une d’elles, quelques détenus, en hardes, tournent le dos au « dieu vivant SS » qu’ils n’ont pas le droit de regarder. Himmler n’inspecta le Stammlager que le lendemain, le 18. Vrba affirme de plus que le 29 janvier 1943, Himmler revint à Auschwitz et assista à un gazage homicide dans le crématoire II de Birkenau. Vrba en témoigna sous serment devant les tribunaux. Une lettre de la Bauleitung et deux rapports annexés, datés du 29 janvier 1943, signalent que la chambre à gaz du II n’était pas opérationnelle à cette date et que ce n’est pas Himmler qui se trouvait là, mais les ingénieurs de la firme Topf venus mettre leurs fours à l’épreuve.

2) Le caporal-chef SS Pery Broad, membre de la Section Politique du camp de 1941 à 1945, fut fait prisonnier par les Britanniques et travailla ensuite pour eux. Il rédigea à leur attention une déposition dont le style adopte le « langage du vainqueur », forme probablement conseillée par un Polonais de Londres en contact avec le SS.

Selon lui, à l’été 1944, les quatre crématoires Birkenau marchaient à toute vapeur. Surchargés, les fours tombèrent en panne, excepté celui du IV. Broad se trompe de date et de crématoire. Les dossiers de la Bauleitung mentionnent cette conjoncture début juin 1943 seul le crématoire V fumait encore, les trois autres étant immobilisés (le II à cause de défectuosités dans sa cheminée, le III n’étant pas encore achevé et le IV ayant son four hors d’usage). Par ailleurs, il rapporte qu’au grand dam de son service — la Gestapo — une trentaine de photos des quatre crématoires de Birkenau furent exposées dans l’entrée du bâtiment de la Bauleitung, offertes à la vue de civils qui ne pouvaient que s’interroger sur l’utilité de certaines réalisations des SS. Vingt-cinq photos ont été retrouvées. Une seule manquerait.

Broad est fiable sur un « scandale » (l’exposition semi-publique de photos des crématoires) dont il a eu une connaissance directe, mais ne l’est plus sur une situation (la marche des crématoires) ne relevant pas de sa compétence.

1. Le docteur hongrois Miklos Nyiszli était un médecin, formé à l’université allemande de Breslau (Wroclaw). Déporté comme Juif en mai 1944, sélectionné comme praticien légiste, il exerça sous la direction du docteur SS Josef Mengele. Il travailla et fut logé pendant six mois au crématoire II où se trouvait une salle d’autopsie. Il assure que quatre ascenseurs reliaient le sous-sol (vestiaire et chambre à gaz) au rez-de-chaussée (salle des fours), alors que tous les plans SS du bâtiment, en stricte conformité avec les ruines actuelles, indiquent qu’il n’y en avait qu’un. Nyiszli est mort dans les années cinquante à Rome. Son manuscrit original n’a pas été retrouvé. La première publication de son livre à compte d’auteur à Oradea (à la frontière roumano-hongroise) en 1946, en pleine période de prise en main stalinienne, ne peut avoir été autorisée qu’en donnant des gages à l’occupant communiste (la commission soviétique d’Auschwitz estimait en 1945 le nombre des morts de ce camp à 5.500.000), ce qui expliquerait les dimensions et capacités, sans rapport avec la réalité, avancées par Nyiszli pour les crématoires. Il est néanmoins le premier témoin à signaler que chacun des fours d’incinération des II et III était équipé d’une ventilation pulsée servant à réduire la durée des incinérations.

2. Nombre de survivants juifs, déportés en 1943-1944 et ayant séjourné à Birkenau, déclarent avoir vu les quatre crématoires fumer jour et nuit en mai juin 1944. Or, les fours des crématoires IV et V ne fonctionnaient pas à cette époque. Les espaces limités, où étaient parqués les témoins, ne leur permettaient pas de graviter autour des crématoires. Ils se trouvaient dans la situation d’un spectateur au cinéma qui, certes, peut changer de siège, mais ne peut regarder derrière l’écran. Les crématoires II et III étaient visibles directement par tous les détenus. Leurs fours ont toujours marché « impeccablement ». Les IV et V, dits aussi « crématoires de la forêt », étaient dissimulés par des arbres. Les détenus apercevaient la fumée provenant de la fosse d’incinération du Bunker 2/V, situé derrière le IV, et l’attribuaient à ce crématoire. Les fosses creusées dans la cour nord du V donnaient l’impression que ce dernier fumait aussi.

L’argumentation employée pour démontrer la présence de chambres à gaz homicides dans les crématoires d’Auschwitz-Birkenau dépend de la personne à qui est destinée cette démonstration et se heurte à des limites. Un ancien déporté n’en a pas besoin. Il sait car il a payé de la disparition de sa famille et de ses proches cette certitude. Ce n’est pas le cas des générations suivantes qui ne croient plus à grand-chose et vivent dans un environnement audiovisuel. Or il n’existe ni film ni photo représentant un gazage homicide. Aucun document ne mentionne précisément le processus d’une telle opération. Les seules preuves disponibles sont des « traces » ou « bavures » criminelles. Est appelée ainsi toute indication relevée dans un document quelconque (écrit, plan, photo) relatif à un usage anormal des crématoires et ne pouvant s’expliquer que par le gazage massif d’êtres humains.

En effet, un crématoire n’est pas d’emblée un instrument d’extermination. C’est un moyen sanitaire visant à réduire les corps en cendres. L’incinération permet d’éviter une trop forte extension des cimetières et de lutter contre de graves épidémies en détruisant aseptiquement les dépouilles infectées. Les premiers camps de concentration n’avaient pas de crématoire propre et ce fut souvent celui de la ville la plus proche qui résorba leur mortalité spécifique. Lorsque l’effectif des camps crût, le crématoire in situ devint de règle.

Dans le cadre du « Drang nach Osten » et de la politique de colonisation de l’Est dont la région d’Auschwitz devait être le modèle et le germe initial, Himmler décida, lors de sa première visite à Auschwitz en mars 1941, la construction d’un camp de 100.000 prisonniers de guerre soviétique à Birkenau afin de créer un réservoir de main-d’oeuvre pour ce programme grandiose. De plus, aux 10.000 détenus du Stammlager devaient s’en ajouter 20.000. Le complexe concentrationnaire voyait son effectif multiplié par treize et la mortalité entraînée par le travail forcé de même. Afin de pouvoir « l’éponger », le nombre des fours du crématoire I fut porté de deux (4 creusets) à trois (6 creusets). Pour les 100.000 prisonniers, fut envisagé un « nouveau » crématoire, situé à côté du « vieux » (le I) avec cinq fours à 3 creusets. Les plans furent dessinés en novembre 1941. Son aspect était conforme au style architectural préconisé par les Bauleitungen: toiture de tuiles mécaniques à deux pans légèrement relevée aux extrémités avec lucarnes rampantes. Ce bâtiment était de conception normale, doté d’une puissance incinératrice peu commune imposée par les circonstances.

« Posé fenêtres étanches au gaz ».

Le 20 janvier 1942 eut lieu à Berlin la conférence de Wannsee qui est considérée actuellement comme la prise de décision de l’extermination massive des Juifs d’Europe. Fin mars, un responsable SS de Berlin fit transférer le « nouveau » crématoire du Stammlager à Birkenau, ce qui était plus rationnel. La Bauleitung redessina les plans du sous-sol du bâtiment afin de l’adapter au terrain marécageux de Birkenau. L’ordre d’extermination semble être arrivé à Auschwitz en mai 1942 et changea radicalement l’évolution du camp. En juillet-août 1942, furent signés avec des entreprises civiles les contrats portant sur l’édification, non de un mais de deux nouveaux crématoires, les futurs II et III, suite à la décision de porter l’effectif de Birkenau à 200.000 prisonniers.

L’épidémie de typhus, qui ravagea l’ensemble du complexe concentrationnaire surtout en août et septembre 1942, conduisit la Direction du camp affolée à faire exécuter en hâte par la Bauleitung la construction de deux autres « installations d’incinération », les futurs IV et V. Il n’était plus question de style à la gloire du Reich : sans sous-sol ni grenier , avec une toiture recouverte de carton bitumé, leur premier plan du 14 août était incomplet. Les SS, pris de court en août et obnubilés par la situation sanitaire, songèrent ensuite à adapter les nouveaux crématoires à la liquidation des convois de Juifs qui ne cessaient d’affluer , en regroupant sous le même toit gazage et crémation comme, cela avait été pratiqué temporairement fin 1941 dans le crématoire I. Cette transformation d’instruments sanitaires normaux en usines d’anéantissement laissa des « traces » criminelles, commises involontairement par les SS et les chefs de chantiers des entreprises civiles, et qui apparaissent effectivement fin janvier 1943 alors que le chantier du crématoire II est en cours d’achèvement. La plus connue fut commise le 29 janvier par le chef de la Bauleitung lui-même, Bischoff, dans une lettre à son supérieur de Berlin. Il y désigne la morgue 1 du crématoire II de « cave à gazage ». Le 6 mars, un employé civil de la Bauleitung, Jahrling, demanda à la firme Topf und Sohne, la réalisation rapide du projet consistant à utiliser la chaleur dégagée par les trois gros moteurs du tirage forcé de la cheminée pour chauffer la morgue 1, local devant par définition rester frais. Il mentionne aussi la ventilation de « vestiaire » dans les crématoires II et III. Le 14 mars, Messing, un contremaître de la Topf, qui montait la ventilation de la morgue 2 du crématoire II, précise que c’est une « cave à déshabillage ». Le 31 mars, Kirschneck, un sous-lieutenant SS de la Bauleitung, rappelle que la morgue II est équipée d’une porte étanche au gaz avec oeilleton de verres épais de huit millimètres et que celle du III doit recevoir le même type de porte…

La recherche d’indices criminels dans les dossiers des entreprises civiles ayant participé à la construction des crématoires de Birkenau repose sur une évidence: lorsqu’un ouvrier civil posait une fenêtre, il ne pouvait noter dans ses relevés journaliers que « ai posé une fenêtre ». Dans le cas de fenêtres étanches au gaz, il inscrivait : « Posé fenêtres étanches au gaz » , et parfois complétait qu’il avait « à bétonner dans chambre à gaz ». S’il travaillait dans un crématoire, ses relevés l’indiquant, il est alors prouvé que ce crématoire comportait une chambre à gaz, comme le nota en mars 1943 un employé de l’entreprise Riedel & Sohn pour le IV.

Quarante indices criminels ont été collectés jusqu’à présent. L’étude des archives moscovites en a produit de nouveaux. Certains sont frappants, d’autres d’un abord plus complexe car nécessitant un acquis historique préalable. Ils forment ensemble un faisceau de preuves accablant, prouvant de chambres à gaz homicides dans les quatre crématoires de Birkenau. Les révisionnistes ont négligé initialement les archives du Musée d’Auschwitz et cette faute les a écartés de toute recherche sensée, les acculant dans une négation irrationnelle et perpétuelle.

Historiquement, ils n’avaient aucune chance de voir leur « thèse » aboutir pour la simple raison que de nombreuses archives allemandes, polonaises et russes n’ont jamais été étudiées à fond ou dans cette optique particulière faute de temps, d’argent, de personnel qualifié, voire de motivation. Contrairement aux apparences, l’étude détaillée de l’extermination des Juifs, simple dans son principe, mais complexe dans sa machinerie, a commencé récemment et, semble-t-il, bien trop tardivement. Si la contestation des négateurs persiste, avec un certain écho, alors que leur combat est déjà perdu, c’est parce qu’on assiste à une formidable perte de mémoire collective sur le sujet, consciente ou inconsciente, de la part de nos sociétés confrontées aux multiples problèmes mondiaux, leur imposant en outre la révision de nombreuses données. Les négateurs profitent de ces circonstances en répétant inlassablement et obstinément le même discours qu’ils affinent au fur et à mesure que les années passent, afin que son impact soit maximum.

Mais, lorsqu’enfin, cinquante ans après, sont retrouvés les caractéristiques de la ventilation des chambres à gaz homicides, à savoir: la nature (métal ou bois) et le modèle des souffleries, leur disposition, la puissance des moteurs électriques utilisés, leur vitesse de rotation, la section des conduits, les cubages horaires d’air envoyé et extrait, le plus habile des discours négateurs est vain face à ces données incontournables provenant du fournisseur ayant installé ces matériels, et le dossier technique des chambres à gaz homicides d’Auschwitz-Birkenau doit être refermé et clos.

5 commentaires pour Négationnisme: Soumis au juge comme autrefois à la Sorbonne ecclésiastique (Beating Holocaust deniers at their own game)

  1. Pignouf 1er dit :

    Qui a rajouté dans l’article original : « [C’EST LA QUE PRESSACE FAIT SON TOUR DE PASSE-PASSE: DES « INDICES » DEVIENNENT UNE PREUVE. C’EST VRAIMENT PETIT] » ?

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    • Avraham MALTHETE dit :

      En tout cas, moi, j’ai eu la peau d’Alain GUIONNET, antisémite convulsfif et négationniste, copain de Faurisson, et éditeur d’une feuille de chou intitulée Révision. Son site « Révision » sur Geocities (Yahoo) a été fermé à ma demande. Ce type fait une fixation paranoïaque sur la circoncision juive mais pas sur la circoncision musulmane (sans doute à caus de son copain Garaudy).

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  2. jcdurbant dit :

    Merci, c’est un commentaire du site révisionniste (moi, je dirais « négationniste ») où je l’ai trouvé et que j’avais oublié d’enlever …

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  3. Ariane dit :

    Il y a aussi un commentaire entre crochets de l’AARGH à propos de la conférence de Wannsee, je suppose que vous ne souhaitiez pas le laisser ?

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  4. jcdurbant dit :

    Oups! Merci. Je l’avais encore oublié, celui-là …

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