Présidence Obama: Bienvenue à Dhimmiland! (Peace in our time all over again)

Chamberlain Obama
Mes bons amis, pour la deuxième fois de notre histoire, un premier ministre britannique revient d’Allemagne apportant la paix dans l’honneur. Je crois que c’est la paix pour notre temps… Rentrez-chez vous et dormez en paix. Neville Chamberlain
Nous sommes une nation de chrétiens, de musulmans, de juifs, d’hindous et de non croyants. Barack Hussein Obama (discours d’investiture, le 20 janvier 2009)
L’Amérique est un pays de musulmans, juifs, chrétiens, non-croyants. Barack Hussein Obama (Interview Al-Arabiya, le 29 janvier 2009)
Si les Américains abandonnent toutes leurs allégations illégales (c-à-d les résolutions de l’ONU) contre l’Iran, s’ils s’engagent à compenser les préjudices subis en restituant tous les biens et capitaux confisqués depuis 1980, s’ils nous présentent des excuses pour toutes leurs ingérences passées et prennent l’engagement solennel de ne plus s’immiscer dans nos affaires internes iraniennes notamment dans le secteur nucléaire; alors les responsables iraniens seront disposés à étudier les demandes pour une reprise du dialogue! Ari Larijani (président du Parlement des mollahs, Munich, le 9 février 2009)
Obama se croit apte, en raison de son profil, à engager un dialogue avec l’islam, que c’est la véritable raison pour laquelle il a placé les musulmans avant les juifs dans son discours inaugural, puis avant les chrétiens dans son interview du 27 janvier, et que c’est le sens de ses propos quand il dit que « l’Amérique n’est pas l’ennemie de l’islam » : il sous-entend que l’Amérique, sous l’administration d’un musulman de cœur, ou du moins d’un « vrai croyant », ce qui selon la théologie islamique revient au même, appartenait désormais au Dar al-Sulh, à la « Maison de la Conciliation », cette zone grise, ouverte à la prédication musulmane, qui sépare le Dar al-Islam, « Maison de la Soumission », autrement dit le monde musulman, du Dar al-Harb, « Maison de la Guerre », autrement dit le monde non-musulman. Michel Gurfinkiel
Nous sommes encore au temps de l’euphorie. Le désenchantement viendra, plus tard. Combien de temps lui faudra-t-il pour s’installer ? Disons six mois, un an tout au plus. Les signes annonciateurs sont déjà là et ressemblent à des semailles. Non pas celles qui sont fertiles, mais, plutôt, les semailles du vent dont les seules récoltes à attendre sont les tempêtes. Guy Millière

Bienvenue à Dhimmiland!

Annonce non-préparée de fermeture de Guantanamo, fermeture d’une base américaine au Kirghizstan, abandon des poursuites contre le cerveau de l’attaque terroriste contre le USS Cole, interdiction des sociétés privées de sécurité en Irak, placement des musulmans avant les juifs dans son discours inaugural puis des chrétiens dans sa première interview télévisée sur jihadTV (on a au moins échappé à… « mécréants » ou « kaffirs »!), imposition à Israël des « frontières d’Auschwitz »

Dépenses publiques par tombereaux entiers, déficits par centaines de milliards, glissements progressifs vers une économie mixte, « baisses d’impôts » en direction de ceux qui ne paient déjà pas du tout d’impôts, naturalisations d’immigrants aujourd’hui clandestins qui pourront acquérir le droit de vote et savoir pour qui voter, suppression du vote secret en matière syndicale, chantage à la « lutte contre le réchauffement global » pour démultiplier les emplois publics ou subventionnés, embrigadement de la liberté de parole notamment radiophonique, promesses de mesures concernant le prétendu « mariage homosexuel » …

Alors que, profitant de la crise financière comme des victoires chèrement acquises de son prédécesseur mais aussi de l’euphorie qui a suivi son élection, l’auteur du hold up du siècle multiplie les signes d’apaisement et d’allégeance à un nazislamisme qui commence à relever la tête …

Il faut, au lendemain d’une nouvelle conférence de Munich, lire ou relire les derniers billets de Michel Garfinkiel et de Guy Millière pour comprendre la véritable portée et les lendemains qui déchantent que nous promet notre Jimmy Carter noir

USA/ La théopolitique d’Obama
Michel Gurfinkiel
1 février 2009

Obama croit convertir l’islam à la paix en lui tenant le langage d’un « musulman de cœur ». Une théopolitique narcissique qui ne convaincra personne. Et qui risque de se retourner contre lui.

Barack Obama a abattu ses cartes moyen-orientales d’emblée, dès son discours d’investiture, le 20 janvier : « L’Amérique doit jouer son rôle en vue de conduire (l’humanité) dans un monde de paix…Nous cherchons à ouvrir un nouveau chemin en direction du monde musulman, fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel. A ceux qui, parmi les leaders de ce monde, veulent provoquer des conflits ou prétendent que l’Occident est le seul responsable des maux qui affligent leur société, nous rappelons que leurs peuples les jugeront sur ce qu’ils sauront bâtir, plutôt que sur ce qu’ils auront détruit. A ceux qui fondent leur pouvoir sur la corruption, le mensonge et la mise au pas de toute opposition, nous rappelons qu’ils sont du mauvais côté de l’histoire ; mais nous affirmons aussi que nous leur tendrons la main s’ils cessent de brandir le poing. »

Le nouveau président américain téléphone immédiatement aux quatre chefs d’Etat ou de gouvernement impliqués dans le « processus de paix » israélo-palestinien : le premier ministre israélien Ehud Olmert, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak. Sa seconde initiative, le surlendemain, de nommer un envoyé spécial au Moyen-Orient doté de pleins pouvoirs : l’ancien sénateur démocrate George Mitchell, qui avait assuré une médiation en Irlande du Nord en 1997 puis dirigé en 2001 (à titre personnel, sans missionnement de l’administration George W. Bush) une mission d’enquête internationale sur la Seconde Intifada. Enfin, le 27 janvier, Obama accorde une longue interview à la télévision saoudienne Al-Arabiya, afin d’ouvrir un dialogue avec l’Iran. Reprenant sa rhétorique du 20 janvier, il demande à nouveau aux dirigeants de Téhéran « de ne plus brandir leur poing ». Il observe que « l’Iran ne s’est pas conduit de façon à renforcer la paix et la prospérité dans la région », en mentionnant notamment l’aide des mollahs à divers réseaux terroristes – mais ajoute, contre-vérité flagrante, que cela « appartient au passé ».
A première vue, Obama se borne à mettre en application ses promesses électorales. Le président actuel a été, dès 2001 puis en tant que sénateur de l’Illinois entre 2004 et 2008, un adversaire de la guerre d’Irak et de ce qu’elle impliquait, l’autodéfense du monde occidental et de l’ensemble des pays libres contre le fascisme islamique. C’est en tant que tel qu’Obama est devenu, en 2007, un candidat présidentiel potentiel au sein du parti démocrate. Et qu’il a finalement battu, lors des primaires, la sénatrice de New York Hillary Clinton, jugée trop proche d’Israël. Par ailleurs, Obama a compté suffisamment de pro-israéliens dans son équipe, et obtenu un résultat trop remarquable au sein de la communauté juive américaine (77 % des voix), pour adopter une ligne anti-israélienne. Mais sans renoncer pour autant à la réconciliation avec le monde islamique, qui est l’un de ses « thèmes fondateurs ».

Mais il est clair que l’engagement d’Obama ne s’arrête pas là. Le 44e président des Etats-Unis met en avant sa saga personnelle, tant dans ses livres que dans ses discours, et fait constamment de son « métissage » un argument politique ou géopolitique. Il a tenu à prêter serment, lors de son investiture, en tant que Barack Hussein Obama, pour bien souligner son origine musulmane. Dans son discours inaugural, il a eu une petite phrase curieuse, où il définissait l’Amérique comme comme « une nation de chrétiens et de musulmans, de juifs et d’hindous, et de non-croyants ». Jusqu’ici, l’histoire américaine d’une part, marquée par le puritanisme et l’héritage biblique, et la stricte réalité démographique d’autre part, commandaient de placer les juifs juste derrière les chrétiens, ou sur le même plan qu’eux. Obama a transgressé cette règle, violé ce symbole, pour placer l’islam, de façon absolument arbitraire, au même niveau que le christianisme.

Dans son interview à Al-Arabiya, le président américain va plus loin. Non seulement il évoque longtemps ses origines musulmanes et son enfance dans un pays musulman, l’Indonésie, mais il se livre à une seconde redéfinition de l’identité nationale américaine, en présentant les Etats-Unis comme « une nation de musulmans, de chrétiens et de juifs » – l’islam est désormais au premier rang – et en affirmant qu’ils « ne sont pas l’ennemi des musulmans ».

Seuls les naïfs croiront que cette surenchère n’a d’autre but que de rassurer le monde musulman et de lui rendre la dignité que l’Occident lui aurait naguère ravie.

Depuis plusieurs mois, j’ai suivi le dossier – quasiment tabou en Amérique jusqu’à ce qu’il l’évoque lui-même – des relations qu’Obama entretient avec l’islam. Je tends à penser, en fonction des éléments dont on dispose actuellement, qu’il n’est pas un crypto-musulman, mais qu’il est par ailleurs extrêmement soucieux, en homme né musulman et élevé dans l’islam, de justifier son adhésion, à l’âge adulte, à une congrégation noire se réclamant du christianisme : ne serait-ce que parce qu’une telle conversion peut être considérée comme une apostasie par les musulmans, et entraîner une « fatwa » d’assassinat de la part de musulmans intégristes.

Je pense également qu’Obama se croit apte, en raison de son profil, à engager un dialogue avec l’islam, que c’est la véritable raison pour laquelle il a placé les musulmans avant les juifs dans son discours inaugural, puis avant les chrétiens dans son interview du 27 janvier, et que c’est le sens de ses propos quand il dit que « l’Amérique n’est pas l’ennemie de l’islam » : il sous-entend que l’Amérique, sous l’administration d’un musulman de cœur, ou du moins d’un « vrai croyant », ce qui selon la théologie islamique revient au même, appartenait désormais au Dar al-Sulh, à la « Maison de la Conciliation », cette zone grise, ouverte à la prédication musulmane, qui sépare le Dar al-Islam, « Maison de la Soumission », autrement dit le monde musulman, du Dar al-Harb, « Maison de la Guerre », autrement dit le monde non-musulman.

D’une géopolitique contestable, Obama passe ainsi à une théopolitique risquée, narcissique, sans grand rapport avec les réalités américaines, mondiales ou même proche-orientales. Quelques heures à peine après l’interview sur Al-Arabiya, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad intimait à son homologue américain, au cours d’un rassemblement de masse, de demander pardon pour les crimes que son pays avait commis envers l’Iran – et de retirer immédiatement ses troupes des « terres musulmanes occupées ». Ce qui revenait à demander la seule preuve de bonne volonté crédible aux yeux des jihadistes : la capitulation. Mais aussi à refermer sur Obama le piège où il s’était lui-même placé. Si Obama, après avoir revendiqué une identité musulmane, même partielle, combat des musulmans, il devient réellement et sans équivoque un renégat, avec tout ce que cela implique.

Voir aussi:

Les premières mesures d’Obama
Guy Milliere
Les 4 vérités
03 février 2009

Nous sommes encore au temps de l’euphorie. Le désenchantement viendra, plus tard. Combien de temps lui faudra-t-il pour s’installer ? Disons six mois, un an tout au plus. Les signes annonciateurs sont déjà là et ressemblent à des semailles. Non pas celles qui sont fertiles, mais, plutôt, les semailles du vent dont les seules récoltes à attendre sont les tempêtes.

À peine Barack Obama est-il arrivé à la Maison Blanche qu’il a signé des directives par dizaines, procédé à des nominations très significatives, fait des annonces lourdes de sens, et commencé à se donner les moyens de les concrétiser.

Sur un plan intérieur, le modèle est européen, plutôt social-démocrate. En matière de mœurs, l’urgence a semblé être l’avortement que les États-Unis vont recommencer à financer, voire à subventionner. On promet aussi des mesures concernant le mariage homosexuel.

Économiquement, il y aura des « baisses d’impôts » : en direction de ceux qui ne paient déjà pas du tout d’impôts et qui recevront donc de l’argent du gouvernement. À tel point que d’ici peu, plus de la moitié des Américains ne paieront pas d’impôts, mais recevront de l’argent. Quand, dans une société, une moitié de la population ne paie pas d’impôts et peut voter pour que l’autre moitié en paie davantage, on est dans un système dont les blocages ont fait leurs preuves ailleurs sur la planète.

Il y a aussi au programme des dépenses publiques par tombereaux entiers, des déficits par centaines de milliards qui vont faire grimper la dette de façon vertigineuse, asphyxier lentement les potentialités d’investissements privés et permettre, par des investissements publics, des glissements progressifs vers une économie mixte.

Il y a des naturalisations d’immigrants aujourd’hui clandestins qui pourront acquérir le droit de vote et savoir pour qui voter. Il y a la suppression probable du vote secret en matière syndicale, l’instauration d’une organisation de l’assurance-maladie reposant sur des principes très sociaux de répartition qui pourraient rendre le système de santé américain aussi médiocre que les systèmes français ou anglais.

La liberté de parole et le pluralisme pourraient eux-mêmes faire l’objet d’attaques en règle. La « lutte contre le réchauffement global » va servir de prétexte à des mesures planistes désastreuses pour toute croissance future, mais très bonnes pour démultiplier les emplois publics, ou subventionnés, dans des secteurs dits « verts ».

Sur le plan extérieur, le modèle est plus européen encore et marqué par une naïveté débile et légèrement cynique qui rappelle davantage le Jimmy Carter de 1976 que le Bill Clinton de 1992. Le mot terrorisme a quasiment disparu du vocabulaire présidentiel. Les États-Unis seront très polis avec les criminels, même si ceux-ci ont envisagé de faire sauter des trains et des avions. Ceux qui sont incarcérés à Guantanamo auront, pour nombre d’entre eux, une seconde chance.

Les déclarations négationnistes et génocidaires des dirigeants de Téhéran seront oubliées et on ira vers eux la main tendue. Pour leur montrer qu’on est prêt à être gentils avec eux, on leur fera des concessions très vraisemblablement : l’Irak ? Bien sûr, voyons. Le Liban ? C’est comme si c’était fait. L’Afghanistan ? Cela viendra.

On murmure à Washington qu’Israël se verrait proposer le plan de paix saoudien, celui qui promet le retour aux frontières de 1949, la moitié de Jérusalem et le retour des « réfugiés ». L’Iran pourrait considérer le plan saoudien comme une étape intéressante. La Chine et la Russie seront très heureuses, en attendant mieux. Les Israéliens le seront infiniment moins, on s’en doute. Les élites européennes et les bobos seront ravis.

Jusqu’au moment où les uns et les autres s’apercevront qu’essayer de détraquer l’économie américaine est amusant un instant, mais douloureux à la longue. Jusqu’au moment où des islamistes rappelleront que le djihad n’est pas seulement un mot, mais peut tuer au Proche-Orient, comme les sols européen ou américain.

« Plus dure sera la chute » : c’était le titre d’un film sur un boxeur, son ascension rapide, et sa fin lugubre. Cela pourrait être, dans quelques décennies, le titre d’un film sur un homme politique, son ascension rapide, et puis…

One Response to Présidence Obama: Bienvenue à Dhimmiland! (Peace in our time all over again)

  1. richa83 dit :

    «  » » » » » » »

    Quand, dans une société, une moitié de la population ne paie pas d’impôts et peut voter pour que l’autre moitié en paie davantage, on est dans un système dont les blocages ont fait leurs preuves ailleurs sur la planète.
    «  » » »

    ça me fait penser à un pays qui a ce genre de problèmes…mais je n’arrive plus a me souvenir de quel pays il s’agit..j’ai son nom sur le bout de la langue, mais impossible de me souvenir..

    J'aime

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