Présidentielle iranienne: Sarkozy sort le carton rouge et… rentre dans le jeu des mollahs! (Islamic democracy is a simple game: the mullahs always win at the end)

Iranian democracy is a simple gameLa démocratie islamique est un jeu simple: 22 hommes courent après un poste pendant quelques semaines et à la fin, c’est les mollahs qui gagnent. (D’après Gary Linaker)
Ce jour-là, la stratégie de l’Ouest sera caduque, car une unique bombe atomique a le pouvoir de complètement détruire Israël, alors qu’une contre-attaque israélienne ne peut causer que des dégâts mineurs au monde musulman. Rafsandjani (Journée de Jérusalem, le 14 décembre 2001)
L’armée de la République islamique et les corps des Gardes de la Révolution (…) ont la responsabilité non seulement de la sauvegarde des frontières mais également d’une mission religieuse, qui est la Guerre Sainte selon la voie d’Allah, et la lutte pour étendre  la suprématie de la loi d’Allah dans le monde. Constitution islamique (L’Armée religieuse, préambules)

Je l’ai dit à mon ami Kofi [qui a lui a serré la main d’Ahmadinejad], ça m’est impossible de serrer la main à quelqu’un qui a osé dire qu’Israël devait être rayé de la carte. Je sais parfaitement que le Président iranien ne représente pas tout le pouvoir en Iran, et encore moins, cher Jimmy Carter, la population iranienne. Nicolas Sarkozy

Après le cache-cache de l’été avec le dalai lama (finalement rencontré entre deux portes polonaises) qui lui a valu le « prix du courage politique » (originellement prévu pour ledit dalai indisponible ce jour-là) …

Et la chiraquisation avancée avec les nouvelles reculades devant l’union sacrée des syndicats et de l’Eglise catholique (le travail dominical – Nos dimanches, cest sacré, dixit L’Humanité!) puis devant la rue lycéenne …

Voici, pour ceux qui auraient manqué la énième déclaration fracassante de notre Sarko national et au lendemain de la fête iranienne de la solution finale (dite « Journée de Jérusalem »),… l’intervention dans la campagne électorale iranienne!

Où du moins, pour ceux qui auraient oublié le bon vieux principe de la démocratie potemkine, le simulacre de campagne pour un simulacre d’élection où, on le sait comme pour l’Allemagne avec le football, c’est toujours les mollahs qui gagnent à la fin.

La prétendue distinction durs-modérés rappelant elle-même la bonne vieille stratégie policière du bon-méchant flic dans un pays où le jihad et donc implicitement la solution finale sont eux-mêmes inscrits dans la Constitution!

Iran : Vive le tri sélectif de Sarkozy!
Iran-Resist
13.12.2008

Depuis hier, les mails des opposants iraniens sont remplis d’éloges à l’adresse de Nicolas Sarkozy qui a exprimé son dégoût à la pensée de serrer la main d’Ahmadinejad car en octobre puis en décembre 2005, ce dernier avait appelé à la destruction d’Israël, un appel qu’il a sans cesse renouvelé depuis cette date.

Avant de parler d’Ahmadinejad, le président Français a évoqué sa rencontre avec le président soudanais Omar al-Bechir à Doha où certains lui auraient reproché : « « mais comment osez-vous parler avec le Président BECHIR ? » Sarkozy aurait alors répondu que l’on peut parler à des dirigeants détestables s’ils changent de comportement. C’est ainsi qu’il a enchaîné sur Ahmadinejad.

« Je voudrais dire un mot également de la situation en Iran. Un peuple comme le peuple iranien, l’un des plus grands peuples du monde, l’une des plus anciennes civilisations du monde, raffinée, cultivée, ouverte, connaît le malheur d’être représenté comme il l’est aujourd’hui par certains de ses dirigeants. »

« Je l’ai dit à mon ami Kofi ANNAN (qui a serré la main d’Ahmadinejad), cela m’est impossible de serrer la main à quelqu’un qui a osé dire qu’Israël devait être rayé de la carte. »

« Je sais parfaitement que le Président iranien ne représente pas tout le pouvoir en Iran, et encore moins, cher Jimmy CARTER [1], la population iranienne. Je sais parfaitement qu’il faut résoudre ce qui est peut-être la plus grave crise internationale que nous ayons devant nous, celle du risque de voir l’Iran se doter de la bombe atomique. On ne peut pas résoudre cette crise sans parler aux dirigeants iraniens. »

« Mais je ne peux pas m’asseoir à la table, après ce qu’a été la Shoah, après ce qu’ont été les tragédies du XXe siècle, d’un homme qui ose dire qu’il faut rayer Israël de la carte. D’autres discuteront, peut-être même que les Etats-Unis d’Amérique, un jour, essayeront de tendre la main. Mais la société iranienne doit réfléchir. Qui parle en son nom ? Qui la représente ? »

Tout d’abord, le président Sarkozy parle comme si les Iraniens avaient un autre choix. Il évoque aussi la possibilité d’un contact manuel avec d’autres dirigeants du régime des mollahs. On peut donc parler d’un tri sélectif parmi les déchets au pouvoir. Il est clair que l’on ne peut lui demander une rupture de relation avec ce régime, on peut néanmoins lui soumettre une liste des dirigeants à éviter car ils ont agi exactement comme Ahmadinejad.

En tête de la liste, il y a évidemment, Rafsandjani, l’actuel patron du régime. Le 14 décembre 2001 lors de la « Journée de Jérusalem », il avait déclaré que le jour approchait où le monde musulman possèderait des armes nucléaires : « Ce jour-là, la stratégie de l’Ouest sera caduque, car une unique bombe atomique a le pouvoir de complètement détruire Israël, alors qu’une contre-attaque israélienne ne peut causer que des dégâts mineurs au monde musulman ». Il a aussi à son actif l’attentat contre le centre juif de Buenos Aires, qui est le plus grand attentat anti-juif depuis la fin de la guerre. Il est d’ailleurs sous mandat d’arrêt international dans cette affaire. Il est aussi reconnu comme décisionnaire dans les attentats contre les intérêts français à Paris comme à Beyrouth. Ces actes et propos répréhensibles n’ont provoqué aucune protestation de la part des hommes au pouvoir en Iran.

En second ou presque ex-aequo arrive le mollah souriant Khatami qui en juillet 1999 a fait arrêter et condamner à mort 13 juifs iraniens, un seuil pas encore franchi par Ahmadinejad. Il doit sa place d’ex æquo à deux faits. C’est aussi lui qui en août 1998 avait été le premier à comparer Israël à une maladie incurable (en l’occurrence la peste) avant d’appeler tous les musulmans à s’unir pour l’éradiquer [2]. Il a également en 2003, commandé la production d’un « documentaire scientifique niant l’existence de l’holocauste ». Ces trois actes et propos répréhensibles n’ont provoqué aucune protestation de la part des déchets au pouvoir en Iran.

Ce mollah à tort qualifié de modéré et reçu par Jacques Chirac était très proche de Khomeiny. Ce dernier avait chargé Khatami d’islamiser l’enseignement, mais aussi de former des escadrons de mort pour éliminer des opposants exilés comme l’a rapporté Libération en 1985. Il reste encore aujourd’hui celui qui veille à la mémoire de Khomeiny en Iran. Après les déclarations d’Ahmadinejad sur la cellule cancéreuse qu’il faut détruire, il lui a officiellement apporté son soutien dans les médias.

En tant que figure la plus potable du régime, il a été envoyé aux obsèques de Jean-Paul 2 où il a évidemment refusé de serrer la main de Moshé Katsav, ex-président israélien lui aussi originaire de la ville natale de Khatami. Il estime également que les homosexuels sont des sodomites qui méritent la mort par pendaison ou par précipitation du haut d’une falaise. ET en dehors de ces faits, il reste le champion en nombre de lapidations et d’amputations en Iran. Nous vous déconseillons tout contact avec ce produit toxique et encourageons le Président Chirac à se relaver les mains plusieurs fois.

Vient ensuite Esfandiar Rahim-Mashaï, le ministre de la culture islamique d’Ahmadinejad. Ce milicien issu de la Brigade Qods chargée de détruire Israël avait récemment évoqué son amitié pour le peuple israélien ! Il a lancé hier à la Mecque un appel à la destruction d’Israël. Une plainte a été déposée à l’ONU par Yediot Aharonot.

Dans cette poubelle virtuelle il y aussi une femme : la lauréate du Prix Nobel de la Paix, Shirin Ebadi. Le 13 avril 2006 lors de son passage dans l’émission de Thierry Ardisson (Tout le monde en parle), elle a qualifié la shoah de détail historique exactement comme Jean-Marie Le Pen qui a la chance d’être très apprécié par les mollahs. En avril 2006, Ebadi n’a pas saisi l’occasion pour condamner les propos d’Ahmadinejad, ni ce soir ni après. Il ne faut pas lui serrer la main et surtout il faut lui retirer sa légion d’honneur ou alors en donner une à Jean-Marie Le Pen. (en savoir plus sur l’étonnante Shirin Ebadi)

Il ne faut également pas oublier Manoutchehr Mottaki, le ministre des affaires étrangères d’Ahmadinejad. Mottaki a été auparavant chargé de l’organisme qui délivre des passeports diplomatiques pour les opérations terroristes des Pasdaran et du Hezbollah. L’une de ces opérations était l’attentat contre le centre juif de Buenos Aires. En dehors de Rafsandjani que nous avons déjà cité, Ali Akbar Velayati, Ali Khamenei, Mohsen Rezaï ont aussi participé à l’organisation de ce carnage. Il ne faut pas leur serrer la main.

Dans ce groupe, Velayati est qualifié de modéré et de nombreux Français le fréquentent. Il est plus prudent d’éviter ces personnages peu scrupuleux. Récemment, Dominique de Villepin s’est rendu en Iran où il a serré les mains à plusieurs de ces produits toxiques. Il est donc à boycotter totalement au même titre que Jack Lang qui s’est montré très amical avec les mêmes, allant jusqu’à leur promettre des récompenses.

Ceci nous ramène au fait que l’objectif premier du régime est de faire ce genre de déclarations sensibles pour tester ses interlocuteurs européens et les habituer à une certaine impunité qui fait partie de ses exigences de base.

Le régime des mollahs provoque ses partenaires commerciaux européens et exploite leur silence comme une victoire pour le régime dans sa totalité qui ne se résume pas à Ahmadinejad.

Si le Président français veut parler à ceux qui représentent le grand peuple iranien, il faut qu’il cherche en dehors de ce régime et il sait parfaitement où, c’est-à-dire du côté des patriotes démocrates menés par Reza Pahlavi et non encore dans sa quête de tri sélectif du côté des ex-révolutionnaires, les torches vivantes de l’OMPI.

Les députés britanniques ont reçu la semaine dernière Reza Pahlavi qui s’est d’ailleurs étonné que les Européens si adeptes du dialogue ne dialoguent toujours qu’avec les mêmes, les mollahs ou les infréquentables Moudjaheddines du peuple, ex-complices de Khomeiny qui sont restés 3 ans ensemble aux affaires avant de se mettre au service de Saddam pour tuer d’autres Iraniens. De ce fait, ils sont haïs en Iran et ne représentent pas le peuple.

Monsieur le Président, vous ne pourrez pas éduquer les gens de ce régime ou par des formules intermédiaires les encourager à modérer leur langage ou aligner en premier rang des mollahs plus fréquentables. Hier, Ahmadinejad a répété encore que « la fin d’Israël était proche » et son ministre des affaires étrangères Mottaki, votre invité le 14 décembre à Paris, a qualifié votre réaction de « servilité » au président sortant « George Bush, un cheval perdant » !

Mottaki, cet homme vil chargé de la logistique des attentats du Hezbollah du Liban ou encore en Argentine, a également ordonné à la France de « modifier sa position à l’égard de la république Islamique d’Iran et de ne plus évoluer dans le sillage des Etats-Unis. »

La raison d’être de ce régime est de jouir d’une totale impunité dans tous les domaines, vous pouvez ne pas serrer la main à un seul d’entre eux ou à tous ceux de notre liste non exhaustive, mais ce régime a un réservoir infini de remplaçants.

Si vous voulez honorer la déclaration des droits de l’homme, cherchez un interlocuteur en dehors de ce régime. Vous verrez au moins comme ce régime brutal et provocateur se dégonflera car il a très peur de son peuple sinon il n’aurait pas affirmé pour l’intimider qu’il avait 12 millions de jeunes miliciens fidèles, c’est-à-dire plus que le nombre des jeunes que nous avons en Iran !

Ne leur serrez pas la main, serrez-nous la main. Vous l’avez montré le jour de votre investiture, vous aimez les bains de foule. Nous vous invitons à Téhéran au lendemain de la mort de ce régime pour un bain de foule de 24 heures. Ne leur serrez pas la main, serrez-nous la main.

2 Responses to Présidentielle iranienne: Sarkozy sort le carton rouge et… rentre dans le jeu des mollahs! (Islamic democracy is a simple game: the mullahs always win at the end)

  1. […] son invitation à son siège de New York à certains de leurs plus zélés champions comme le multirécidviste président iranien Ahmadinejad […]

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  2. […] son invitation à son siège de New York à certains de leurs plus zélés champions comme le multirécidviste président iranien Ahmadinejad […]

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