Election américaine: L’Amérique que nous aimons est de retour (Vive la Obama différence!)

Now look who's the war monger!

Apporter le modernisme à ceux qui le veulent mais en même temps s’insurgent contre lui, représenter et incarner tant de choses que le monde désire et craint – tel est le fardeau américain. (…) Tant de peuples ont les Etats-Unis dans la peau. Leur fureur est curieusement dérivée de cette même attraction. Le destin d’une civilisation à l’ombre portée tellement immense est d’être à la fois imitée et mal aimée. Les Etats-Unis sont voués à figurer dans la politique – et dans l’imagination – des étrangers même quand les Américains croient (à juste titre) ne pas être impliqués dans les affaires d’autres pays. Fouad Ajami

L’Amérique que nous aimons est de retour. Jack Lang
Obama va nous rendre l’Amérique (…) L’Amérique, la vraie, celle qu’aiment et admirent les démocrates du monde entier, sera de retour. Bernard-Henri Levy
Après huit ans d’égarement, l’Amérique respire enfin, et le monde avec elle ! Obama, la figure fédératrice de tous les peuples, la victoire des opprimés et des idéalistes, si Dieu existe et qu’il vote, quel meilleur prophète pouvait-il trouver? Najat Jellab (La lueur à l’Ouest : l’Amérique comme nous l’aimons, Respublica nova)
L’Europe l’a dit, l’Amérique le fait. Obama, c’est un peu le président que nous aurions aimé avoir. Il est plus grand, plus élégant, plus intelligent que notre Sarkozy national. F Dany
Obama? C’est mon copain! Nicolas Sarkozy
La victoire de Barack Obama n’est plus seulement souhaitable. Elle est désormais un impératif catégorique car les États-Unis ne pourront pas contribuer à la stabilisation mondiale sans avoir retrouvé un peu de prestige international, en ayant démontré qu’il y avait toujours quelque chose de vrai dans le « rêve américain » et la force de la démocratie. Bernard Guetta (Libération)
Dans la catégorie « L’Américain que vous adorerez aimer », Barack Obama a toutes les caractéristiques d’un bon produit, et même d’un produit de grand luxe: jeune, métis, apparemment plus cultivé que son adversaire républicain. Il n’en faut pas plus pour que la machine à faire l’opinion en France se mette en branle, et martèle : « Ecce homo ! » Luc Rosenzweig

Suite au hold up du siècle par le candidat de Sonia Rykiel et BHL

Retour, avec l’ancien journaliste du Monde Luc Rosenzweig, sur cette incroyable fortune de la marque Obama (93% , face au « couple qui fait peur » de l’Express) dans le pays qui se flatte d’être l’arbitre, pour la planète entière, du bon goût tant politique que culturel.

Mais fortune qui se comprend finalement assez aisément quand on y reconnaît cette longue tradition d’amour-haine et d’ambivalence, cette « confrontation de deux impérialismes de l’universel » qui, derrière nos propres élites politiques et médiatiques, oppose systématiquement une « bonne » Amérique, celle de Michael Moore et de ses élites cultivées, à une « mauvaise » Amérique, celle de Bush et des néo-conservateurs et néo-libéraux ainsi que « des masses racistes, évangélistes, créationnistes, timbrées de la gâchette et fan de la chaise électrique » …

Obama 1er, roi de France
Luc Rosenzweig
spécialiste de politique internationale
Mondes francophones

Un sondage réalisé par l’institut CSA, auquel la presse fait largement écho, indique que 93 % des Français voteraient en faveur de Barack Obama si on leur demandait leur avis sur l’élection du prochain président des États-Unis.

On peut tout d’abord s’interroger sur l’intérêt, sinon la pertinence de dépenser de l’argent dans une étude relative aux intentions de vote de personnes dont les suffrages resteront virtuels : même si les Français votaient à 150 % pour Obama, cela ne changerait strictement rien aux résultats du 4 novembre prochain.

Mais puisqu’on fait des sondages sur tout et n’importe quoi, du moment que leur publication revêt une valeur récréative pour le public, il n’y a pas de raison pour que l’on se prive de l’avis des Français sur l’élection américaine.

Les Britanniques ont leurs « bookies », les officines de paris qui vous invitent à risquer vos sous sur la couleur de la robe de Carla Bruni en visite à Buckingham ou le nom du père de l’enfant d’une ministre française. Nous, en France, avons nos CSA, TNS et Opinionways qui tendent un miroir où le peuple fait des grimaces comme des gosses. « On dirait qu’on serait des électeurs de l’Ohio, de Floride ou de Californie » ; « Oh ouais ! oh ouais ! super ! »

Et ça marche! Enfin, je serais curieux de savoir le pourcentage d’individus contactés qui ont renvoyé le ou la pauvre enquêteur (trice) à son écran d’ordinateur en leur faisant valoir que cette question avait autant de sens que celle relative à mes sentiments envers ma tante dans l’hypothèse où celle-ci se trouverait dotée des attributs réservés à mon oncle.

Mais ne chipotons pas et intéressons-nous aux résultats de cette enquête réalisée avec tout le sérieux méthodologique requis. Très fort, Obama ! Jamais, dans aucune élection présidentielle, une telle majorité n’a été atteinte par un candidat. Les 82 % de Chirac en mai 2002 sont généralement considérés comme une anomalie intervenue en raison d’un concours de circonstances exceptionnel (élimination de la gauche au second tour, mobilisation anti-Le Pen), dont la répétition est hautement improbable. Un candidat élu à 93 % dès le premier tour dans une démocratie doit donc être soit un saint, soit un surhomme, un oint du Seigneur, bref une personnalité tellement exceptionnelle qu’elle transcende les clivages politiques traditionnels.

Comme il n’en est rien, et que le candidat démocrate à la Maison Blanche sort du moule traditionnel qui produit la classe politique outre-Atlantique, il faut bien chercher ailleurs les causes de cet engouement obamaniaque dans l’opinion française.

Elles se résument, en fait, au sentiment d’amour-haine des Français à l’égard des États-Unis, phénomène abondamment étudié par les historiens, les philosophes, les politologues qui s’intéressent aux relations franco-américaines. Cette ambivalence a besoin de se manifester de manière concrète : pour les citoyens non spécialistes : la « bonne » Amérique s’incarnera dans les artistes, hommes politiques, écrivains et autres « people » qui lui seront désignés comme tels par les élites politiques et médiatiques françaises censées connaître le sujet. La « mauvaise » Amérique, depuis une décennie, est incarnée par George W. Bush, et la nébuleuse « néo-conservatrice » et « néo-libérale » responsables, pour nos maîtres à penser hexagonaux, de l’état lamentable du monde où nous vivons. Derrière eux se rangent les masses racistes, évangélistes, créationnistes, timbrées de la gâchette et fan de la chaise électrique. Les lunettes de Michael Moore sont les seules, ou presque que les faiseurs d’opinion français daignent chausser pour regarder par dessus l’Atlantique. Il fut une époque où, en plus, on se gaussait à Paris de cette propension des électeurs américains à confier des mandats politiques importants à des acteurs supposés posséder davantage de muscle que de cervelle : les ricanements bouffis de suffisance qui saluèrent l’élection de Ronald Reagan à la Maison Blanche et celle d’Arnold Schwarzenegger au poste de gouverneur de Californie n’ont pas empêché le premier de sortir en vainqueur de la guerre froide, et le second de remettre dans le bon chemin économique et écologique un État laissé à l’abandon par ses prédécesseurs démocrates. On ne ricane plus à Paris, mais on ne s’excuse pas non plus d’avoir ricané à tort…

Dans la catégorie « L’Américain que vous adorerez aimer », Barack Obama a toutes les caractéristiques d’un bon produit, et même d’un produit de grand luxe : jeune, métis, apparemment plus cultivé que son adversaire républicain. Il n’en faut pas plus pour que la machine à faire l’opinion en France se mette en branle, et martèle : « Ecce homo ! » C’est lui, et pas l’autre, que vous devez adorer car il incarne cette « bonne Amérique », celle qui nous ressemble, et pas cette bande de Rambos stupides et violents qui tiennent depuis trop longtemps les manettes de la plus grande puissance mondiale. « Obama ? C’est mon copain ! » tranche Nicolas Sarkozy qui ne voit pas pourquoi il se mettrait en porte à faux avec l’opinion sur une affaire secondaire : il aura tout le temps de recoller les morceaux avec McCain si ce dernier, par malheur, parvenait à ridiculiser les augures gaulois.

Les derniers événements de la planète financière sont utilisés pour enfoncer le clou : « La victoire de Barack Obama n’est plus seulement souhaitable. Elle est désormais un impératif catégorique car les États-Unis ne pourront pas contribuer à la stabilisation mondiale sans avoir retrouvé un peu de prestige international, en ayant démontré qu’il y avait toujours quelque chose de vrai dans le « rêve américain » et la force de la démocratie. » écrit ainsi, dans « Libération », Bernard Guetta, l’un des plus influents et des plus péremptoires commentateurs français de la politique internationale. Ainsi, avec Obama, les épargnants pourront se refaire une pelote sérieusement amochée par les gnomes de Wall Street et de la Maison Blanche…

Comment voulez-vous, après cela, faire valoir, ne serait-ce timidement, que les administrations démocrates, dans le passé n’ont pas été, loin de là, moins unilatérales et utilisatrices de leur position dominante que les Républicains ? Que la ligne d’appeasement prônée par Obama dans le dossier nucléaire iranien risque de laisser Israël et l’Europe seuls face à une menace qui ne peut atteindre le territoire américain ? Broutilles que tout cela ! Et quelle jouissance, Mesdames et Messieurs, que de se battre la coulpe si Barack Obama est élu : comment se fait-il que la France, patrie des droits de l’homme n’ai pas été capable de porter un noir à la magistrature suprême ? Vive Obama 1er, roi de France et du monde!

Voir aussi:

We French have the confused feeling that he is the living resurrection of the two greatest heroes, in our eyes, of modern America: Martin Luther King and John Kennedy. Yes, the reembodiment, in a single person, of King and JFK, that’s how we perceive Obama. Bernard-Henri Levy

They also see in him some of the aspects of their color-blind myths. The French esteem themselves as a color-blind society. They are, constitutionally, which is daily contradicted in racism and discrimination in France. But, regardless, they see him [Obama] as someone who wants to overcome communitaurisme » — which basically refers to identity politics, the mobilization of minorities, and the fracturing of society along group lines — « and to build bridges between groups and move beyond ethnic divisions. They like this. (…) He’s someone who they alternately refer to as a black or métis [mixed-raced] politician, but they don’t know what to do with their own minorities. Crystal Fleming

More than perhaps any other country, France likes its politicians to be smart. Not just street-smart but book-smart. You can’t get to high office here without having written a few books. And not just earnest tomes on public policy. French politicians crank out biographies, histories and books of poetry. A French literary magazine the other day asked me what I thought of a French presidential candidate’s comments about a recent historical novel. Only in France do presidential candidates consider themselves literary critics. I think that’s why the French love Obama. He comes across as somebody who has written a few good books and, more than McCain and certainly more than Bush, isn’t afraid to be thought of as somebody who reads … This is a country that takes culture seriously. [Obama] appears to the French to be somebody who values intelligence, education and culture. That makes him one of those idealized Americans that the French have always treasured, the ones who share the Enlightenment values that France did much to invent. Don Morrison


Vive la Obama différence!

Why the French love Barack Obama — even if he’d rather not be seen with them in public.
Beth Arnold
Salon
Jul. 25, 2008

The building is not far from the Place Vendôme and the Opéra Garnier and is closer still to the Bibliothèque Nationale. For those in the know, this area, the 2nd arrondissement, is where Napoleon Bonaparte once lived, where the Americans Robert Livingston and James Monroe signed the Louisiana Purchase into being, and where Wolfgang Amadeus Mozart debuted his « Magic Flute. » This quartier is where the « Jewish question » was decided during the German occupation, and where Alexandre Dumas’ three musketeers rode and fought their way into myth and history. This is the very heart of Paris.

On Wednesday, a good-looking young man wearing jeans and a Barack Obama/France T-shirt waves his visitor into a chic, but not fussy, light-filled conference room. With its sofas, its simple black chairs filed around an elegantly rustic table, the room could double as a gracious salon in someone’s home — someone who’s a hard-core Barack Obama supporter, that is. Obama posters are tacked to the wall, and others lie on the big table. An Obama banner is unfurled around one of the fireplaces, and two flags are draped on a chair — one American, the other French.

Twenty-two-year-old Samuel Solvit is the kind of guy you’d like your daughter to date — smart, ambitious and clean-cut. He studies economics at ESCE (Ecole Supérieure de Commerce Extérieur), but his vocation these days is Barack Obama. While Obama’s candidacy has engaged the imagination and hopes of the French in general, Solvit started the Comité français de soutien à Barack Obama (French Support Committee for Barack Obama) in January 2008. His growing organization has 3,500 members so far, and its glittering honorary committee includes such celebrities as Axel Poniatowski, a member of Parliament; Bertrand Delanoë, the mayor of Paris; fashion designer Sonia Rykiel; Pierre Bergé, the co-founder of Yves Saint-Laurent; the journalist and filmmaker Frédéric Mitterrand; former Prime Minister Edith Cresson; and the writer and philosopher Bernard-Henri Lévy.

« I’m not an American … It’s your election first, » Solvit says. « But I am a world citizen, and what you do will affect us … If we see that the U.S. is changing, it’s good for all of us. » Solvit also believes it’s a Republican thing to say that foreign support is bad. « Everything is moving. He [Obama] is a symbol of this new evolution. »

Obama’s Thursday speech in Berlin could be counted as a triumph. In a city chosen because Germany is Europe’s economic heavyweight, and because Berlin is a living symbol of once-divided nation coming together, 200,000 turned out for Obama’s evocation of JFK. But it is also interesting that Obama will not visit that other European capital, Paris, until Friday, at the end of the weekly news cycle, and then only for a brief meeting with French President Nicolas Sarkozy. A massive throng of cheering French people might have been an image more useful to McCain than the Obama campaign, given the way being « too French » was wielded as a cudgel against the previous Democrat to run for president. Because if anything, the crowds in Paris might have been larger than those in Berlin. In the July 23 Gallup Poll, Obama beat McCain as the preferred U.S. presidential candidate in Britain, France and Germany by lopsided margins. The highest numbers were in France — a stunning 64 to 4 percent.

What is it about Obama that turns French heads? Some of the answers are idealistic. « People now feel that in America it’s remarkable because of this ability to change, » Solvit says. « From the time years ago that a black man could be lynched and now a black man could be president. »

Obama backer Bernard-Henri Levy is effusive. « We French have the confused feeling that he is the living resurrection of the two greatest heroes, in our eyes, of modern America: Martin Luther King and John Kennedy. Yes, the reembodiment, in a single person, of King and JFK, that’s how we perceive Obama.

From their culture-straddling perspective, Americans in Paris have a slightly different view of the French crush on Obama. Crystal Fleming, a 26-year-old Ph.D. candidate in sociology at Harvard University who is currently a traveling scholar at L’Institut d’Etudes Politiques at Paris, is often called upon to speak to the French media about Obama. « The French love him, » she says, « for the same reasons that people around the world love him. There’s such a level of disappointment and disgust with American policies and political arrogance. It didn’t begin with the last administration, but it skyrocketed then. »

But Fleming, an African-American who is studying how the history of the transatlantic slave trade is commemorated in France and the United States, has also noticed that the French affection for Obama helps them feel good about their own society. « They also see in him some of the aspects of their color-blind myths. The French esteem themselves as a color-blind society. They are, constitutionally, which is daily contradicted in racism and discrimination in France. But, regardless, they see him [Obama] as someone who wants to overcome communitaurisme » — which basically refers to identity politics, the mobilization of minorities, and the fracturing of society along group lines — « and to build bridges between groups and move beyond ethnic divisions. They like this. »

Fleming finds it ironic that Western Europe tends to love Obama. « He’s someone who they alternately refer to as a black or métis [mixed-raced] politician, but they don’t know what to do with their own minorities. »

Other instances of French projection onto Obama are less problematic. Retired Time journalist Don Morrison, who has lived in Paris the past few years, and in 2007 penned a controversial cover story for Time’s European edition called « The Death of French Culture, » thinks that for the French, comparisons between Kennedy and Obama go deeper than mere style. « More than perhaps any other country, France likes its politicians to be smart. Not just street-smart but book-smart. You can’t get to high office here without having written a few books. And not just earnest tomes on public policy. French politicians crank out biographies, histories and books of poetry. A French literary magazine the other day asked me what I thought of a French presidential candidate’s comments about a recent historical novel. Only in France do presidential candidates consider themselves literary critics. »

« I think, » Morrison says, « that’s why the French love Obama. He comes across as somebody who has written a few good books and, more than McCain and certainly more than Bush, isn’t afraid to be thought of as somebody who reads … This is a country that takes culture seriously. [Obama] appears to the French to be somebody who values intelligence, education and culture. That makes him one of those idealized Americans that the French have always treasured, the ones who share the Enlightenment values that France did much to invent. »

Americans in Paris recognize, however, that their countrymen back home may not share the attitudes of their French neighbors. American Parisian John Morris, 91, was the photo editor for Life magazine and Robert Capa’s editor on D-Day. Morris has lived in Paris for 25 years. For the past year and a half, he’s been actively involved in the Obama campaign. An Obama MeetUp group that now numbers almost 400 people — mostly Americans, but also French and other nationalities — meets monthly in Morris’ apartment. « If the election were held here, » Morris said, « Obama would win hands down. [But] the average Frenchman is more knowledgeable about the world than the average American. It’s sad. »

The irony is that in these days of intense globalization, when the world is becoming a smaller and smaller place, Americans are in some ways becoming more insulated. Foreign news is becoming less interesting to them. As Richard Pérez-Peña reported earlier this week in the New York Times, a study by the Pew Research Center shows that almost two-thirds of American newspapers publish less foreign news than they did just three years ago, nearly as many print less national news, and despite new demands on newsrooms like blogs and video, most of them have smaller news staffs.

Yet at least one very important impression from the outside world is getting through. According to another Pew Research Center report, more Americans now say that the United States is less respected in the world than it has been in the past, and a growing proportion views this as a major problem for the country. More than 7 in 10 Americans (71 percent) say that the United States is less respected by other countries these days, up from 65 percent in August 2006.

For the first time since Pew began asking this question in 2004, a majority of Americans now see the loss of international respect for the United States as a major problem. The percentage of Americans saying the loss of international respect is a major problem has risen from 43 percent in 2005 to 48 percent in 2006 and 56 percent currently.

Perhaps that will partially relieve any trepidation in the Obama campaign about too many Paris photo ops, or of Obama being « too popular » in Europe. It is certainly good news for Americans who live abroad and who long to see America’s reputation restored.

And whether or not Obama reaches the White House, his very candidacy is good news for those who want to improve America’s image in Europe. As Obama’s brief stopover in Paris approached, Solvit was feeling excited that he would be one of the privileged few to see his hero in the flesh. He had received an invitation to attend Obama’s Friday evening joint press conference with President Sarkozy. « In France, everyone, of all ages, are for Obama, » Solvit says. « Elite or non-elite, black or white, politically interested or not, people of all different backgrounds. For young people, it’s a new way of speaking of world involvement and politics. It’s a new American dream. »

« You American people, it’s your future, » he says. « But it’s also our future. »

Un commentaire pour Election américaine: L’Amérique que nous aimons est de retour (Vive la Obama différence!)

  1. Jamie Holts dit :

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