Islam: Touche pas à mon esclave! (What African slavery?)

Hadijatou Mani with slavemaster (Niger, Oct. 2008)Bienheureux sont certes les croyants, (…) qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer. (Coran, 23:1-6)

Comme si l’esclavage ne faisait pas partie intégrante de l’islam et si les premiers négriers n’étaient pas les Africains eux-mêmes!

Pour ceux qui nous bassinent avec leur repentance et leurs demandes de réparations pour la seule traite atlantique …

Ce jugement historique rendu (sous la pression à nouveau d’asssociations anti-esclavagistes britanniques) à la fin du mois dernier par un tribunal ouest-africain …

Rappelant, comme le souligne un intéressant commentaire du site  fr.soc.politique, que l’esclavage est toujours bien vivant dans les parties islamisées de l’Afrique …

Et pas seulement au Soudan ou en Mauritanie, mais aussi aux Niger, Mali, Burkina Faso …

Jugement historique: l’Etat du Niger jugé responsable d’esclavage
da lussou
fr.soc.politique
28 oct. 08

L’islam et l’esclavage, un long roman de 1400 ans qui s’écrit en lettres de sang de nos jours encore.

Vendue 366 euros à l’âge de 12 ans à un adorateur du prophète, Hadijatou Mani fera office de 5e femme à son maître. C’est que si l’islam limite un homme à 4 épouses, il lui permet de dépasser ce nombre en se satisfaisant de ses esclaves. C’est d’ailleurs pourquoi en bon musulman, cet homme aura 7 esclaves (source : The Guardian).

http://www.guardian.co.uk/world/2008/oct/26/human-rights-niger-verdict

Sachez par ailleurs que Hadijatou fut violée dès l’âge de 13 ans par son
maître, qui en comptait quant à lui 63 (source : The Guardian). Rappelons que Mahomet, le « beau » modèle des musulmans, déflora son Aïcha d’épouse lorsqu’elle avait 9 ans et lui. 52 ans. Ceci justifie cela.

http://www.guardian.co.uk/world/2008/oct/26/human-rights-niger-verdict

Il faut bien comprendre que, si tout ceci est parfaitement sordide pour un esprit occidental, ça n’en est pas moins parfaitement halal (permis) au regard de la « belle » loi islamique, que l’on nous impose insidieusement de plus en plus chez nous.

On ne peut évidemment que se féliciter du jugement du tribunal de la Cédéao. Sera-t-il suivi d’effets concrets pour les centaines de milliers d’Africains (dont 870 000 au Niger et 600 000 en Mauritanie) toujours maintenus en esclavage par leurs pairs, rien n’est moins sûr.

L’Etat du Niger jugé responsable d’esclavage
Le Nouvel observateur
27.10.2008

Un tribunal ouest-africain a estimé que l’Etat nigérien était responsable de n’avoir pas su protéger une jeune fille, vendue à l’âge de 12 ans. Selon une enquête, le pays compterait encore quelque 870.000 esclaves.

Un tribunal ouest-africain a estimé lundi 27 octobre que l’Etat du Niger était « responsable » dans une affaire d’esclavage, n’ayant pas été en mesure de protéger une jeune femme contre cette pratique qui perdure dans le pays malgré son interdiction.

Mission de protection

La cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), saisie par la victime, a tenu la République du Niger pour « responsable de l’inaction » de ses services administratifs et judiciaires, selon l’arrêt lu par Aminata Malle-Sanogo, la présidente de ce tribunal mobile qui se déplace en fonction des affaires à traiter.
Saisie pour la première fois pour une affaire d’esclavage, cette instance a estimé que les juges nigériens n’avaient pas rempli leur mission de protection de la victime.
« C’est absolument historique car c’est le tout premier verdict rendu sur le phénomène de l’esclavage par la cour de la Cédéao », a estimé Ilguilas Weila, président de l’ONG nigérienne de lutte contre l’esclavage Timidria. Il a souhaité que cette décision « fasse jurisprudence pour les autres Etats de la Communauté, notamment le Mali et le Burkina Faso où la pratique esclavagiste persiste toujours ». Hors Cédéao, il a également cité la Mauritanie et le Tchad.

Vendue pour 366 euros

La plaignante, Adidjatou Mani Koraou, aujourd’hui âgée de 24 ans, a été vendue à l’âge de 12 ans pour 240.000 francs CFA (366 euros) par un esclavagiste touareg et était devenue la cinquième épouse d’un habitant de la région de Birni N’Konni (centre-sud nigérien), pendant neuf ans.
Elle réclamait 50 millions de Francs CFA de « réparations » à l’Etat. Le tribunal lui a accordé 10 millions.
« Je remercie Allah d’être libre comme vous tous. Avec les 10 millions, je vais m’occuper de moi-même, me faire plaisir et je vais essayer aussi de monter un petit commerce », a-t-elle déclaré à l’AFP à la sortie du tribunal, esquissant un sourire, un bébé dans les bras.
L’un de ses avocats, Abdourahame Chaïbou, souligne qu' »avec cette décision les choses vont désormais changer au Niger, car on ne peut pas permettre qu’une telle pratique survive ».
Dans une enquête réalisée en 2003, Timidria a recensé plus de 870.000 esclaves dans ce pays de 12 millions d’habitants. Ces chiffres sont fortement contestés par les autorités qui ont lancé en novembre 2007 leur propre enquête, dont les résultats n’ont toujours pas été publiés.

« Soumission totale »

Depuis une décennie, une polémique oppose les autorités et les anti-esclavagistes au Niger. L’esclavage, officiellement aboli en 1960, est théoriquement passible de 10 à 30 ans de prison ferme dans ce pays.
Soutenue par Timidria et l’ONG Anti-Slavery International, Adidjatou Mani Koraou avait d’abord saisi les tribunaux locaux. Après avoir gagné en première instance, elle avait été déboutée en appel.

Elle avait alors demandé à la cour de la Cédéao de condamner l’Etat du Niger pour n’avoir pas été en mesure de la protéger contre l’esclavage.
Selon Anti-Slavery International, la jeune femme a vécu dans un état de « soumission totale », forcée à travailler au foyer et dans les champs de son maître, subissant également des violences sexuelles. Elle a donné naissance à trois enfants, dont deux ont survécu.
L’Etat Nigérien n’a pas été jugé responsable des discriminations qu’elle a subies pendant neuf ans, estimant que ces faits étaient imputables à son ancien maître.

Le tribunal ouest-africain ne prononce pas de peines d’emprisonnement. Ses verdicts donnent généralement lieu à des « rappels à l’ordre contre les Etats », afin qu’ils respectent leurs engagements vis-à-vis de la communauté internationale. Il peut aussi réclamer des dommages et intérêts pour les victimes. (Avec AFP)

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