Présidentielle américaine: Obama, candidat du Très Grand Capital (Guess who the candidate of the super-rich is?)

obama-change-sac0623acd.1225564880.jpgSi je suis élu candidat démocrate, je poursuivrai activement un accord avec le candidat républicain en faveur d’un financement public des élections générales. Obama (nov. 2007)
Après le scandale des élections truquées en Floride en 2000, les Etats-Unis vont peut-être nous donner une belle leçon de démocratie. Déjà, contrairement à l’usage américain, Barack Obama ne finance pas sa campagne à l’aide de chèques de groupes de pression mais de ceux de particuliers pour que « les lobbyistes ne définissent plus l’agenda de Washington ». Evene.fr

Plus gros budget électoral de l’histoire américaine (quelque 700 millions, soit les budgets combinés de Bush et Kerry en 2004!), quatre fois plus de fonds que McCain pour sa campagne nationale, jusqu’à sept fois plus dans certains Etats, 82 millions de dollars pour des spots télévisés pendant les deux premières semaines d’octobre, la moitié du budget global du candidat démocrate John Kerry pour 2004, 5 millions de dollars pour la seule soirée de la finale de base ball la semaine dernière …

Pour ceux qui en sont restés à la fiction du candidat du peuple et des démunis

Excellente remise au point de Michel Garfinkel sur son site de Valeurs actuelles.

Qui montre comment « le candidat de l’extrême-gauche, à la fois élitiste, décadente et extrémiste, jadis soviétophile, aujourd’hui enamouré du tiers monde, voué à Noam Chomsky, Edward Said et la New York Review of Books qui contrôle le monde intellectuel, les universités, les médias, Hollywood et une partie des Eglises: en d’autres termes, les principaux relais d’opinion » …

Se trouve en fait être le candidat du « Très Grand Capital » !

A savoir « les deux tiers des ‘super-riches’, dont le patrimoine atteint ou dépasse les 30 millions de dollars », milliardaires compris, dont la plus grosse fortune du monde (Warren Buffet, 62 milliards de dollars), ou le financier George Soros (9 milliards de dollars).

Qui, dès avant la campagne, l’avaient choisi, lui permettant ainsi de refuser, contrairement à ses engagements, l’aide publique qui l’aurait contraint au plafonnement des autres sources de financement et à la publication de la liste détaillée des contributeurs.

Et qui, ayant décidé que l’image détestable de l’administration Bush faisait un peu trop désordre pour leurs juteuses affaires, ne s’effraient même pas des hausses d’impôt proposées par “le sénateur le plus à gauche du Congrès” et « le plus inexpérimenté de tous les candidats à la présidence depuis cent ans” « dans la mesure où leurs patrimoines sont mondialisés et échappent donc, au moins en partie, à la fiscalité américaine »

Obama, candidat des super-riches
Quelques surprises parmi les soutiens du candidat démocrate.

Michel Gurfinkiel
Jeudi 30 octobre 2008

Tout semble indiquer, à quelques jours du scrutin, que le démocrate Barack Hussein Obama sera le quarante-quatrième président des Etats-Unis, et que son parti, de surcroît, obtiendra la majorité dans les deux Chambres du Congrès.

Derrière cette éventuelle victoire, ou cette « victoire annoncée », une bien étrange coalition. Obama est avant tout le candidat de l’extrême-gauche américaine, ce milieu à la fois élitiste, décadent et extrémiste, jadis soviétophile, aujourd’hui enamouré du tiers monde, voué à Noam Chomsky, Edward Said et la New York Review of Books, qui parasite le parti démocrate depuis les années 1960. Politiquement, ce n’est pas indifférent. L’extrême-gauche contrôle largement le monde intellectuel, les universités, les médias, Hollywood et une partie des Eglises : en d’autres termes, les principaux relais d’opinion. Elle n’a pour contrepoids que certaines fondations et surtout la « blogosphère » : les nouveaux médias indépendants générés par internet et la haute technologie.

Obama est aussi – et on ne peut ni l’en blâmer, ni s’en étonner – le candidat de la communauté noire : 40 millions d’âmes ou 12 % de la population américaine totale. L’élection du sénateur de l’Illinois – demi-Noir lui-même, marié à une Noire – constituerait une revanche historique absolue, après trois cents ans d’esclavage, cent ans de discrimination négative et quarante ans de discrimination positive. Sous des prétextes divers, presque tous les Afro-Américains – 95 % d’entre eux selon les sondages – ont fini par se ranger derrière sa candidature : même ceux qui sont parvenus au sommet de la société ou de l’Etat, comme Oprah Winfrey, la présentatrice-star de la télévision, ou Colin Powell, qui a été commandant en chef des forces armées américaines sous Bush père, puis secrétaire d’Etat sous Bush fils, et qui se présente toujours comme un membre du parti républicain.

Mais ce qui surprendra peut-être certains observateurs, c’est qu’Obama bénéficie en outre du soutien du Très Grand Capital. Selon l’agence d’analyse économique Prince & Associates, les « grandes fortunes moyennes » américaines, dont le patrimoine se situe entre 1 et 10 millions de dollars, soutiennent en majorité le candidat républicain John McCain. Mais les deux tiers des « super-riches », dont le patrimoine atteint ou dépasse les 30 millions de dollars, soutiennent Obama. Warren Buffet, la plus grosse fortune des Etats-Unis et du monde selon le magazine Forbes (62 milliards de dollars), a fait savoir qu’il votait pour le candidat démocrate, tout comme le financier George Soros (9 milliards de dollars).

Cette mobilisation se traduit, en pratique, par le plus gros budget électoral de l’histoire américaine, estimé d’ores et déjà à plus de 200 millions de dollars, soit plus de 10 milliards de plus que celui du républicain George W. Bush en 2004. Obama aurait réuni quatre fois plus de fonds que McCain pour sa campagne à l’échelle nationale, selon le New York Times, et jusqu’à sept fois plus dans certains Etats. Le Washington Post observe pour sa part qu’Obama aurait dépensé 82 millions de dollars pour des spots télévisés pendant les deux premières semaines d’octobre, c’est à dire la moitié du budget global du candidat démocrate John Kerry pendant la campagne de 2004.

Les super-riches ne se sont pas ralliés à Obama par opportunisme : ils ont misé sur lui dès le début de la campagne, voire même, pour certains d’entre eux, avant même qu’il ne s’engage. Au début de l’été, ce soutien était déjà si important que le sénateur de l’Illinois a refusé l’aide publique – la bagatelle de 84 millions de dollars – à laquelle il avait droit. S’il l’avait acceptée, il aurait dû en effet accepter un plafonnement des autres sources de financement et publier la liste détaillée des contributeurs. Ce qui revenait à se lier doublement les mains, pour un résultat inférieur à celui qu’il était en droit d’espérer à travers les seules aides privées.

Les super-riches estiment que les difficultés économiques des années 2003-2008 (chute du dollar, hausse des matières premières et de l’énergie, bulles spéculatives) sont dues pour l’essentiel à un problème de confiance et que celle-ci ne peut être restaurée qu’à travers un changement d’administration à Washington. Les hausses d’impôt proposées par les démocrates ne leur font pas peur, dans la mesure où leurs patrimoines sont mondialisés et échappent donc, au moins en partie, à la fiscalité américaine.

10 Responses to Présidentielle américaine: Obama, candidat du Très Grand Capital (Guess who the candidate of the super-rich is?)

  1. […] à 15%!), de cet espèce d’unanimisme qui semble avoir fait basculer tout un peuple derrière le candidat du Très Grand Capital le plus inexpérimenté et le plus à gauche de l’histoire électorale américaine […]

    J'aime

  2. DJOUKOUA AMARI JEAN DE DIEU dit :

    je pense que la determination et le poste en vaut le cout toute fois on espere que ces financiers l’aideront à redresser l’économie americaine et mondiale. salut Président

    J'aime

  3. 2plusn - lui dit :

    et oui… l’argent reste (malgré tout) l’une des plus simples façon de se faire des amis (mais à court terme…)

    J'aime

  4. Toé Arsène dit :

    je remercie le Ciel de vous avoir donné vie vraiment .. on aurait manqué quelque chose sans vous, salut Barack et beaucoup de courage.

    J'aime

  5. […] l’Europe subissent, après en avoir profité pour maquiller leurs comptes, les assauts du même complexe financiaro-industriel qui nous a valu il y a un peu plus d’un an le holdup du siècle à Washington […]

    J'aime

  6. […] du côté de Washington et pour donner le change d’un bilan pour le moins peu glorieux, le président-candidat du Très Grand Capital nous ressort une règle qu’il ne s’applique même pas à lui-même, la fameuse règle […]

    J'aime

  7. […] en se permettant de critiquer la juridiction suprême de son pays après s’être assis sur la loi électorale pour sa propre élection, l’ancien président de la Harvard Law Review montre toute […]

    J'aime

  8. […] indéniablement ambigus et troubles d’un candidat ayant été soutenu non seulement par le Très Grand Capital à la George Soros mais par la myriade d’associations plus ou moins extrémistes et issus des […]

    J'aime

  9. […] qu’à la suite d’un président du Très Grand Capital recordman toutes catégories des levées de fonds et des dépenses de campagne et avec le nouvel […]

    J'aime

  10. jcdurbant dit :

    WHAT FAT CATS ?

    “I did not run for office to be helping out a bunch of, you know, fat-cat bankers on Wall Street.”

    Barack Hussein Obama

    https://www.huffingtonpost.com/2009/12/11/obama-i-didnt-run-for-off_n_389602.html

    What initially started out as a library has morphed into a 20-acre private « center, » and some environmentalists and historians are unhappy with the Obama Foundation’s plans to swoop in and take over a national historic place. The Obama Foundation originally said it would house a presidential library on the property and vowed to have the National Archives oversee the facility because of its placement on public land. But that’s no longer the case, and some are balking at the change in plans.

    From the perspective of the landscape foundation, Jackson Park and the surrounding parklands are quintessential examples of historic property. « This isn’t just any public open space; this is historic parkland originally designed by Frederick Law Olmsted, Sr., and Calvert Vaux (of New York’s Central Park fame), » the organization’s website states. The park system was designed in 1871, and Olmsted wrote in 1895 that the Museum of Science and Industry was intended to be the only « dominating object of interest » in the park.

    This week, the Obama Foundation shared dozens of changes to its proposal, including road closures within the park, a revamping of the picturesque landscaping, and a newly designed main building would stretch 23 stories high at 235 feet tall…

    http://www.washingtonexaminer.com/the-battle-to-shut-down-obamas-presidential-center/article/2645882

    http://www.foxbusiness.com/features/2017/04/24/obama-wall-streets-newest-fat-cat-with-cantor-speech.html

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :