Education: Plus libéral que Sarkozy, tu meurs! (Why can’t French taxpayers pay so my kids can go to Maddox Jolie-Pitt’s school like everybody else?)

Jolie's kid at NY'sLycée françaisS’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche! Marie-Antoinette
Au XIXe siècle, faut-il le rappeler, les libéraux étaient à gauche: ils défendaient le libre-échange contre les conservateurs, de droite. (…) Notre pays est devenu une « Grande Nurserie » peuplée de citoyens de plus en plus infantilisés, croyant dur comme fer que l’Etat peut tout et n’hésitant pas à transférer une part de plus en plus grande de leurs pouvoirs et de leur liberté à la divine providence publique. Mathieu Laine

Et pourquoi j’aurais pas droit, moi, à ce que les contribuables français paient pour que mes enfants puissent aller à la même école que Maddox Jolie-Pitt?

Après les quotients familiaux de l’impôt sur le revenu, les allocations familiales et les études supérieures,… la scolarité des expatriés!

Contre les esprits chagrins (y compris dans son propre camp), notre Sarkozy national démontre à nouveau et magistralement son hyperlibéralisme

Dernier exemple en date: sa confirmation de l’une de ses généreuses promesses de campagne, à savoir d’étendre aux familles françaises expatriées notre ruineux et bientôt ruiné système de gratuité des études sans aucun plafond de ressources.

Sauf que, souvent très cotés (y compris par le tout-Hollywood pour ceux de Los Angeles ou New York), les établissements ZEP (zones d’éducation prioritaire) en question sont souvent semi-privés et que les frais de scolarité peuvent atteindre, comme le révèle le Canard enchainé d’hier, des sommets (5 500 euros pour Tokyo, 6 500 pour Londres, 15 000 pour New York, 17 000 à San Francisco).

Et que pour financer tout ça (la bagatelle quand même de 713 millions d’euros annuels d’ici à dix ans!), il faudra comme d’habitude déshabiller Pierre pour habiller Paul avec, ainsi que le rappelait récemment Libération, le désengagement total de l’Etat de certains établissements comme à Turin …

Promise par M. Sarkozy, la gratuité de la scolarité à l’étranger s’annonce coûteuse
Le Monde avec AFP
13.08.08

Selon le Canard enchaîné du mercredi 13 août, l’engagement du président Nicolas Sarkozy d’assurer la gratuité des frais de scolarité à l’étranger coûtera à l’Etat 713 millions d’euros par an, d’ici à dix ans, quand elle aura été appliquée jusqu’aux classes de CP. L’hebdomadaire cite une simulation effectuée par l’Agence française de l’enseignement à l’étranger du ministère des affaires étrangères, qui n’a pas été publiée. Interrogé par l’AFP, le Quai d’Orsay ne confirme pas ce montant. « Comme vous le savez, le président de la République avait pris lors de la campagne électorale l’engagement que la communauté nationale prendrait en charge les frais de scolarité de nos compatriotes à l’étranger pour les classes de lycée. Cet engagement est donc mis en œuvre par le gouvernement », se contente de commenter le ministère.

En 2007, alors candidat à la présidence de la république, Nicolas Sarkozy avait écrit, dans un courrier destiné aux Français de l’étranger, qu' »il n’est pas normal qu’un enfant français soit exclu de notre système d’enseignement soit pour des raisons financières, soit pour des raisons géographiques ». Il avait alors souhaité, en guise de « geste fort », que « la collectivité nationale » prenne en charge, dès la rentrée scolaire 2007, la scolarité dans les lycées français à l’étranger, à compter de la classe de seconde.

« IL Y A DES GENS QUI N’EN AVAIENT PAS BESOIN »

L’Etat a finalement pris en charge, en 2007-2008, les frais de scolarité pour les seules classes de terminale. Il lui en a coûté 20 millions d’euros, a précisé Bernard Kouchner lors d’une audition au Sénat, en juillet. Le ministre des affaires étrangères a alors expliqué avoir « beaucoup de mal à convaincre » M. Sarkozy des « inconvénients » de la gratuité, notamment de la différence de traitement entre les Français en bénéficiant et les « locaux », et la quasi-disparition du système des bourses. Surtout, avait déploré M. Kouchner devant les sénateurs, « il y a des gens qui n’en avaient pas besoin », en référence à ces élèves de terminale qui ont bénéficié cette année de la gratuité alors que leurs parents disposaient de revenus annuels compris entre 500 000 et 2 millions d’euros.

Or, Nicolas Sarkozy souhaite bel et bien étendre ces mesures de gratuité : aux élèves de première cette année, à ceux de seconde l’an prochain, et ainsi de suite, jusqu’à couvrir l’ensemble des classes après la maternelle. Et le Canard enchaîné de souligner le coût « carabiné » de cette mesure qui va « surtout profiter aux plus aisés », et ce, alors que le gouvernement « ratiboise les effectifs des profs ».

Voir aussi:

Le trompe-l’œil de la gratuité des écoles françaises à l’étranger
Véronique Soulé
Libération
31 juillet 2008

Il faut se méfier des promesses de Nicolas Sarkozy. Durant la campagne présidentielle, il s’était engagé à rendre gratuite la scolarité des Français à l’étranger. Dès septembre 2007, l’Etat a donc pris en charge le coût des élèves de terminale. A la rentrée, ce sera le tour des premières… jusqu’en 2020 où la réforme sera achevée et les écoles françaises gratuites à partir du CP. Le problème est que cela coûte cher : 20 millions d’euros pour 2008, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, hostile à cette réforme. La mesure est aussi injuste : alors que les élèves français ne paieront plus rien, les locaux, eux, continueront d’acquitter le prix fort. Surtout la grande majorité de ces familles de diplomates ou d’expatriés n’avaient pas besoin d’un tel cadeau, les grandes entreprises prenant en charge les frais de scolarité de leurs expatriés. Mais pour financer cette mesure, l’Etat se désengage de certains établissements : ainsi, les parents d’élèves et les enseignants du lycée français de Turin ont appris qu’il serait «déconventionné» à partir de la rentrée. A ce titre, il ne touchera plus de subventions de l’Etat et les familles devront assumer tout le coût.

Voir également:

Lycées français à l’étranger : la gratuité de la scolarité contestée
A Londres, propos recueillis par Agnès Baritou
Le Figaro
14/10/2007

Le candidat Nicolas Sarkozy avait promis la gratuité des écoles françaises à l’étranger pour les élèves français, en commençant par les classes de seconde, première et terminale dès septembre. Une mesure dont le coût est estimé pour l’instant à 54 millions d’euros, et qui reste dans le flou quant à son financement et son application effective. Olivier Cadic, entrepreneur expatrié en Angleterre et conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), vient d’écrire au président de la République pour dénoncer cette réforme. Explications.

Le Figaro Magazine – Pourquoi cette opposition ?

Olivier Cadic – A Londres, le lycée français croule sous les demandes et la qualité de l’enseignement a récemment été mise en cause du fait de restrictions budgétaires. De plus, transférer le financement de l’enseignement français à l’étranger des bénéficiaires vers les contribuables français va accroître à terme la responsabilité financière de l’Etat de plusieurs centaines de millions d’euros par an. Comment cela peut-il améliorer la situation des lycées français de l’étranger ?

L’enseignement public étant gratuit en France, n’est-il pas injuste que les familles françaises expatriées s’acquittent de frais de scolarité souvent très élevés ?

Mais les Français de l’étranger bénéficient de l’école publique gratuite locale – ma fille, par exemple, est scolarisée dans une école publique britannique. Par ailleurs, les expatriés volontaires bénéficient généralement de salaires améliorés, sans compter le fait que les frais de scolarité des enfants sont souvent pris en charge par les employeurs.

Comment réagissent parents d’élèves et personnel du lycée français de Londres ?

Chez les parents d’élèves, c’est l’incompréhension. Les établissements français à l’étranger manquent de moyens à tous les niveaux. Quant au personnel administratif détaché dans les consulats, il s’attend à faire l’objet de vives critiques, car les listes d’attente de scolarisation (541 demandes à Londres !) vont s’allonger.

Quelle alternative proposez-vous ?

Appliquer la politique d’autonomie et de responsabilité des acteurs locaux préconisée par Nicolas Sarkozy pour les universités, et lever les obstacles administratifs pour favoriser les partenariats public-privé. C’est la seule solution pour améliorer la qualité de l’enseignement et accroître le nombre de places disponibles, tout en diminuant la charge financière de l’Etat.

One Response to Education: Plus libéral que Sarkozy, tu meurs! (Why can’t French taxpayers pay so my kids can go to Maddox Jolie-Pitt’s school like everybody else?)

  1. georges dit :

    moi j’ai 02 enfants qui sont exclues du lyceé français de TAMATAVE alors q’elles sont françaises de naissance trouvez vous ça normal? Je suis interimaire en france croyez vous que je peux payer leurs scolarites? merci monsieur le president SARKOZY j’espere que ses cas seront plus etudiés

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :