France-Syrie: Attention, une libération peut en cacher bien d’autres (From Ingrid back to Christian, Georges and Florence)

Le deuxième aspect du phénomène réside en effet dans le militantisme flagrant de nombreux journalistes dépêchés sur les théâtres d’opérations militaires, et tout spécialement en Irak. (…) La journaliste italienne Giuliana Sgrena en est un exemple. Elle s’est rendue en Irak pour « prendre le parti du peuple irakien opprimé » et en tant « qu’ennemie de l’Amérique », selon ses propres déclarations rendues publiques par un reporter hollandais. Ludovic Monnerat

Le Drakkar, c’est pas la Syrie. (…) Le Drakkar, c’est l’Iran et le Hezbollah. Demandez à tous ceux qui s’intéressent à cette question, ils vous feront la même réponse. Source anonyme au sein de l’Elysée

Imad Moughnieh hante les nuits des soldats francais au Liban. Il est l’incarnation du mal. Son palmares est inscrit en lettres de sang au registre du terrorisme international. Il est le cerveau de l’attentat contre l’association mutuelle israélite argentine à Buenos Aires, le 18 juillet 1994. Bilan : 86 morts. Mais surtout la double attaque du 23 octobre 1983 (qui a fait 299 morts Americains et Français) à Beyrouth, c’est lui. Antoine Sfeir

« Au nom du peuple palestinien », M. Arafat demande que « leur vie soit épargnée et qu’ils soient libérés aussi vite que possible (…) Ces journalistes aident la cause irakienne et la cause palestinienne »… « Nous voulons des garanties pour nos amis qui soutiennent notre combat. » Yasser Arafat (cité notamment par le Figaro, le Monde et l’Humanité du 31 août 2004)

Ici à Nadjaf, il me paraît absolument invraisemblable qu’ils aient été enlevés par des gens de l’armée du Mehdi parce que pour l’instant, on est plutôt bien vu par les gens de Moqtada Sadr qui sont très contents d’avoir des journalistes de leur côté. Grégoire Deniau (correspondant de France 2 à Nadjaf, le lundi 23 août 2004)

D’emblée, il [journaliste de Libération] nous parle d’un correspondant de son journal qui n’aurait pas eu que des activités de journaliste (…) Les fixeurs sont tous d’anciens militaires de l’armée irakienne qui ont appartenu au parti Baas. (…) Mon interlocuteur est tout simplement en train de me dire que les journalistes sont au courant du rôle trouble des fixeurs mais n’y voient pas d’incompatibilité avec leur travail d’investigation. (…) On le sait, plusieurs fixeurs entretiennent des contacts directs avec les agents français de l’ambassade. (…) Hussein Hanoun a travaillé avec les services. C’est lui qui a rapporté la première preuve de vie de Chesnot et Malbrunot. A-t-il fait des promesses à des intermédiaires, qui, aujourd’hui, viendraient réclamer leur part ? Les hommes qui l’ont intercepté avec Florence Aubenas ont parlé de dette qu’il n’aurait pas honorée. (…) L’enlèvement de Florence Aubenas serait-il lié aux activités de reporters qui auraient franchi la ligne ? Marc Fauchoux (journaliste de Canal +, Irak, in L’histoire secrète de la libération des otages, 2006, Journalistes ou agents ?, chap. XIX, pp. 153-155)

Ils ont été très, très gentils avec moi tout au long de notre détention. Ce sont des patriotes islamistes irakiens, vous comprenez… Hussein Hanoun Le Monde du 13 juin 2005

L’hypothèse fréquemment avancée d’un lien entre l’enlèvement de Christian Chesnot et Georges Malbrunot et celui de l’envoyée spéciale de Libération demeure néanmoins probable. D’autant que plusieurs sources ont confirmé, depuis, l’implication directe de Hussein Hanoun, le guide de Florence enlevée avec elle, dans les premières négociations menées avec les kidnappeurs de Chesnot-Malbrunot. Hussein, ancien pilote de Mirage dans l’armée de Saddam et formé pour cela en France, avait servi d’émissaire. A-t-il été alors trop loin? Des promesses à certains individus n’ont-elles pas été tenues, provoquant une rétorsion ? La question sera inévitablement posée dans les jours qui viennent . Le Temps du 13 juin 2005 (cité par Media-Ratings)

Plus on garde le silence, moins cela fait monter les enchères. Un proche de Bernard Kouchner.

Qui a déjà entendu parler de Johan Freckhaus?

L’homme d’affaires français libéré dans la plus grande discrétion il y a trois semaines à peine et pour lequel M. Prise d’otages du Figaro, Georges Malbrunot lui-même, vantait « le silence des médias » et présentait « les secrets de l’étrange prise d’otages en Afghanistan« ?

En ce jour de honte où l’on contraint nos troupes à défiler devant un chef d’Etat dont les services ont multiplié les assassinats ou enlèvements de soldats, diplomates et journalistes français ou alliés …

Où, derrière les commanditaires effectivement iraniens et les maitres d’œuvre en effet libanais, on tente de nous faire oublier les liens dudit Hezbollah avec les services syriens et en particulier avec le cerveau de l’opération contre nos 58 soldats et leurs 241 frères d’armes américains à Beyrouth en octobre 1983, un certain« Imad Moughnieh qui jusqu’à son tout récent et spectaculaire passage à trépas se trouvait être l’hôte permanent des autorités de Damas …

Retour, au-delà de l’assassinat par les mêmes Syriens en 1981 de notre ambassadeur Louis Delamare et derrière l’ostentatoire affichage d’une libération d’otage où la France n’était pour rien, sur deux autres prises d’otages et libérations qui sont jusqu’à aujourd’hui restées bien mystérieuses et où pourtant la France (et encore la Syrie !) étaient (rançon niée comprise: 25 millions de dollars quand même!) pleinement impliquées.

A savoir l’enlèvement, alors incompréhensible, des journalistes Chesnot (RFI) et Malbrunot (Le Figaro) en Irak en septembre 2004 puisque, suite à la prise de position de la patrie autoproclamée des droits de l’homme comme de ses journalistes contre l’intervention alliée contre Saddam Hussein, ils avaient le soutien, on s’en souvient de l’ensemble du Monde arabe (jusqu’à Arafat lui-même!).

Qui, resté 3 semaines sans revendication et l’objet d’une communication très incohérente du gouvernement français, ne s’éclairera que quand on comprendra qu’il avait été commandité par le régime syrien alors en délicatesse avec la France pour sa volonté de maintenir l’un de ses proches à la présidence du Liban.

L’embarras du côté français s’expliquant non seulement par son refus de négocier pour ne pas avoir à faire des concessions au Liban, mais aussi, comme le révélera le journaliste de Canal + Marc Fauchoux dans un livre (« Irak : L’histoire secrète de la libération des otages ») par la proximité desdits journalistes à la fois des services secrets français comme… syriens!

Sans compter la complication supplémentaire, peu après la libération (par les Américains à Fallouja !) de Chesnot et Mabrunot, de l’enlèvement et de la libération tout aussi mystérieux d’une autre journaliste et de son guide irakien (Florence Aubenas de Libération et de l’ancien pilote de Saddam formé en France qui auront aussi droit à leurs affiches géantes dans les rues de nos villes !), suite à un apparent règlement de comptes lié au premier enlèvement.

Mais qui s’éclaire d’un jour encore nouveau avec la toute récente confirmation, de la part d’un journal koweitien, des liens tous particuliers de Georges Malbrunot avec le patron des services secrets syriens.

A savoir, le général Assad Chawkate, qui se trouve être le beau-frère du président Assad et qui vient (après dénonciation du maitre-terroriste Mougnieh qui valut apparemment à ce dernier sa toute récente disparition?) d’être arrêté et mis en résidence surveillée pour tentative de coup d’Etat.

Ce qui en dit non seulement long sur l’état de déliquescence du régime syrien mais pourrait en partie aussi expliquer l’apparente et très récente décision du président Assad de négocier avec ses ennemis jurés israéliens comme… sa venue à Paris ces derniers jours?

Sans parler, pour en revenir à la France et comme le suggèrent le journal koweitien comme le livre de Fauchoux ou le site Media-Ratings, du crédit que l’on peut encore avoir pour les écrits de gens dont les positions pro-arabes sont aussi notoires et dont on ne sait plus s’ils sont journalistes ou agents …

Le quotidien « Al Seyassah » dit tout haut ce que l’opinion publique pense tout bas
Quels sont les liens entre Georges Malbrunot et le régime syrien?

Khaled Asmar
Beyrouth
MédiArabe.Info

vendredi 6 juin 2008

Article original : Al Seyassah – Koweït

Depuis son enlèvement en Irak avec Christian Chesnot, en août 2004, par un mystérieux groupe armé, et sa libération inexpliquée en compagnie de leur chauffeur et guide, un bassiste proche de Damas, le journaliste français Georges Malbrunot suscite les interrogations de l’opinion publique arabe. Aujourd’hui, le quotidien koweïtien « Al Seyassah » ose dire tout haut ce que pensent les gens tout bas.

En évoquant la mise en résidence surveillée du chef des Renseignements militaires syriens, Assef Chawkate, Georges Malbrunot a confirmé ce que d’autres médias arabes et étrangers avaient déjà révélé depuis plusieurs mois. Mais venant d’un média français crédible et respectueux comme le « Figaro », l’information prend toute son ampleur.

Cependant, le quotidien « Al Seyassah » rappelle, dans son édition du 6 juin, que « Malbrunot est un proche de Chawkate », et que le journaliste français est « très lié aux services syriens et aux services français qui traitent des affaires de ce pays ». Ce faisant, le journal koweïtien ouvre involontairement un vieux dossier non-encore élucidé, celui de son enlèvement en Irak, des tractations pour sa libération, et du rôle joué par la Syrie et par ses amis en France (Didier Julia) dans cet événement.

En effet, de nombreux observateurs persistent à dire que « cet enlèvement avait été commandité par Damas », la Syrie étant alors engagée dans un bras de fer avec la France autour du Liban. Jacques Chirac était foncièrement hostile à la violation de la Constitution et à la prorogation du mandat d’Emile Lahoud. Malbrunot et Chesnot, ainsi que leur chauffeur, un militant du Baas réfugié en Syrie, avaient alors disparu quelques semaines avant le vote de la résolution 1559 (2 septembre 2004) et, contrairement à la sinistre tradition des groupes terroristes en Irak, leur enlèvement n’a été revendiqué que dix jours après leur disparition. D’autres mystères ont marqué cet épisode : les ravisseurs n’ont pas égorgé leurs otages contrairement à la coutume ; et leurs revendications n’avaient rien à voir avec l’Irak et le conflit qui s’y déroulait (et qui s’y déroule encore). Paris était conscient du rôle majeur joué par la Syrie dans cet enlèvement, et Michel Barnier, alors ministre des Affaires étrangères, s’était rendu dans toutes les capitales de la région, à l’exception de Damas. Car Paris refusait de dialoguer avec les commanditaires du rapt afin d’éviter de devoir faire des concessions au Liban. L’intervention de Didier Julia, connu pour ses amitiés avec les Baas syrien et irakien, est venue épaissir le brouillard qui entourait cette affaire. Ce n’est qu’à la faveur de la reprise de Falloujah par les Américains que les deux Français avaient été libérés.

Depuis, Malbrunot a adopté une ligne éditoriale qualifiée de « très conciliante » à l’égard de Damas et de ses alliés au Liban, au point que de nombreux observateurs libanais et arabes se soient interrogés sur la nature de ses liens avec Damas : Malbrunot est-il commandité par les Services syriens ? Obtient-il, comme certains autres « journalistes de service », des honoraires et autres faveurs en contrepartie de ses analyses favorables à la politique syrienne ?

A ce sujet, des questions légitimes, mais aussi d’autres fantaisistes, se murmurent depuis août 2004. Les interrogations de l’opinion publique trouvent leurs justifications dans les tentatives de désinformation systématiquement menées et généreusement financées par la Syrie, l’Iran et le Hezbollah à travers le monde. Aujourd’hui, le journal koweïtien ose franchir le pas et raconter, noir sur blanc, que Malbrunot est un proche de Chawkate. « Al Seyassah » dit ainsi tout haut ce que pensent certains tout bas. Et le ton de l’analyse de Malbrunot dans le « Figaro » du 5 juin sur la marginalisation de Chawkate par la famille Assad semble confirmer ces soupçons.

Rappelons que la propagande syro-iranienne et celle du Hezbollah, ne s’arrêtent devant aucun mensonge. Le procédé est désormais bien huilé. Le plus souvent, ce sont des blogs et sites financés par Damas et Téhéran, et tenus par des chiites libanais proches du Hezbollah, qui publient des informations totalement erronées. Le lendemain, les médias iraniens, syriens et ceux du Hezbollah les reprennent avec une « meilleure crédibilité ». Cette machination a pulvérisé tous les records en matière de mensonge. Début janvier 2008, des militants chiites à Vancouver (Canada), se présentant comme des « israéliens anti-sionistes », mais paradoxalement « proches du Mossad et autres services israéliens », ont créé un blog nommé « Filkka Israël ». De toutes pièces, celui-ci fabrique des mensonges flagrants, et les attribuent à des officiers israéliens. Il permet ainsi à certains « torchons » de les relayer dans les pays arabes pour tromper l’opinion.

Mais du fait que ces mensonges soient cousus de fil blanc, la supercherie est vite dévoilée. L’un des derniers exploits de « Filkka Israël » est notamment le mensonge selon lequel « le ministre libanais de la Défense, Elias Murr, et son père Michel Murr, financent des instituts d’études américains liés au Mossad israélien ». L’objectif de cette manœuvre est de barrer la route à Elias Murr et de justifier le veto du Hezbollah qui refuse son retour au gouvernement.

Traduction, synthèse et analyse de Khaled Asmar

Voir également:

Selon Ech-Chorouk (Algérie)

Assef Chawkate préparait un coup d’Etat en Syrie

Le président Bachar Al-Assad a fait arrêter son beau-frère
Chawki Freïha
Beyrouth
MédiArabe.Info
jeudi 10 avril 2008

Le quotidien algérien « Ech-Chorouk » croit savoir que le président syrien Bachar Al-Assad a bien fait arrêter son beau-frère, le désormais ex-chef des renseignements militaires. Le quotidien algérien semble ainsi confirmer les informations, encore officieuses, sur le remplacement de Chawkate.

Le quotidien, dans son édition du 10 avril, cite « l’Observatoire syrien des droits de l’homme » qui confirme l’arrestation de Chawkate, l’époux de Bouchra Al-Assad. Le général aurait pris contact avec la CIA pour fomenter un coup d’Etat contre Bachar Al-Assad, et avait été dénoncé par Imad Maghnieh, directement au Président.

Indirectement, cette information confirme l’implication de Chawkate dans l’assassinat de Maghnieh pour l’avoir dénoncé, et justifie son arrestation. A Damas, le régime commence à se fissurer, et l’ambiance ressemble de plus en plus à une fin de règne inévitable. Mais dans une ultime démonstration de force, le pouvoir a décidé d’organiser des manœuvres de la Défense civile. Il s’agit d’exercices destinés à « préparer le pays à des catastrophes naturelles, ou à d’autres types de catastrophes », au lendemain des manœuvres israéliennes. Le général Hassan Turkmani, chef d’état-major de l’armée syrienne, a confirmé la participation des militaires aux exercices, aux côtés des services de « Protection civile ».

Traduction et synthèse de Chawki Freïha

Voir aussi:

Chesnot et Malbrunot : certains masques seraient-ils en train de tomber?

Media ratings
le 1er septembre 2004

Avant tout, nous souhaitons apporter notre soutien à Georges Malbrunot, à Christian Chesnot, à leur chauffeur syrien ainsi qu’à tous les otages – français ou non français, journalistes ou non journalistes – retenus en Irak.

Nous espérons qu’ils seront très vite libérés.

L’émotion suscitée par l’enlèvement des journalistes français ne doit pas nous empêcher d’ analyser la situation médiatique telle qu’elle se présente afin d’en tirer certains enseignements.

Dès le 25 août, un de nos lecteurs nous a alerté en nous signalant les propos tenus par le correspondant de France 2 à Nadjaf, Grégoire Deniau. Ces paroles ont été prononcées le lundi 23 août 2004, soit presque une semaine avant que la demande des ravisseurs n’ait été rendue publique.

Nous vous les restituons in extenso :

« Ici à Nadjaf, il me paraît absolument invraisemblable qu’ils aient été enlevés par des gens de l’armée du Mehdi parce que pour l’instant, on est plutôt bien vu par les gens de Moqtada Sadr qui sont très contents d’avoir des journalistes de leur côté ».

Sur le moment, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une maladresse et nous n’avons pas donné suite.

Puis, les jours ont passé et les déclarations de ce type se sont multipliées voire accentuées.

Ainsi, on a pu entendre de nombreux dirigeants de mouvements terroristes – selon la classification de l’ONU – soutenir les journalistes français et appeler à leur libération alors que cela ne s’était produit pour aucun autre otage.

Enfin, la « cerise sur la gâteau » fut la confirmation de l’ engagement partisan des deux journalistes français. Nous avons ainsi découvert les propos de Yasser Arafat (cité notamment par le Figaro, le Monde et l’Humanité du 31 août 2004) :

« Au nom du peuple palestinien », M. Arafat demande que « leur vie soit épargnée et qu’ils soient libérés aussi vite que possible (…) Ces journalistes aident la cause irakienne et la cause palestinienne »… « Nous voulons des garanties pour nos amis qui soutiennent notre combat »

Dans le même Figaro (employeur de Georges Malbrunot), nous avons aussi appris « la sympathie des otages eux-mêmes pour la cause arabe ».

De cette prise d’otage, il semble que nous pouvons donc tirer plusieurs enseignements dont l’un des principaux est la partialité affirmée, affichée, revendiquée et reconnue par certains journalistes français en faveur d’une des parties d’un conflit (israélo-arabe, irakien, ou plus généralement au Proche-Orient).

Cela ne peut nous laisser indifférent et doit nous amener à reconsidérer les informations qui nous sont fournies par certains journalistes français au Proche-Orient.

Le respect des critères d’ Homogénéité (présentation équilibrée des manifestations d’opinion et des avis divergents) et d’Indépendance (indépendance par rapport à leurs sources) est particulièrement malmené par ces révélations.

En ce qui concerne le Figaro et la radio publique RFI, nous pouvons aussi poser la question suivante : comment de grands organes de presse peuvent-ils employer des journalistes dont ils connaissent l’engagement partisan ? Et pourquoi ?

Un autre enseignement peut être tiré de cette situation dramatique : de nombreux médias perdent leur pudeur lorsque des journalistes français sont touchés. En effet, dans le cas de l’enlèvement des journalistes français, on ne parle plus de « résistants », d’ « activistes » ( Activisme ou terrorisme) ou de « militants » mais bien de « terroristes », de « lâches », de « cruels », de « fascistes »…

A la lumière de ces constatations, il apparaît donc qu’il faudra, une fois que les journalistes français auront été libérés, effectuer une mise au point claire sur la nature des informations qui nous sont fournies sur le Proche-Orient par les médias français.

Voir enfin:

Quelques questions après la libération de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot
Media-Ratings
le 29 décembre 2004

Les otages français ont été libérés et nous pouvons tous nous en réjouir. Il ne reste plus qu’à espérer que tous les otages aux mains des terroristes qui sévissent en Irak, et ailleurs, seront bientôt libérés.

Maintenant que la sécurité de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot n’est plus en cause, quelques éclaircissements peuvent être apportés.

Dès le 1er septembre 2004, nous publiions une perle « Chesnot et Malbrunot : certains masques seraient-ils en train de tomber ? » qui faisait référence aux engagements militants supposés de nos deux journalistes pris en otages.

Il semble que leur heureuse libération ne soit pas étrangère à leur parti pris dans la défense des causes irakiennes et palestiniennes comme ils l’ont eux-mêmes affirmé dans leurs déclarations post-enlèvement.

En conséquence, s’ils venaient à écrire à nouveau sur le Proche-Orient, il faudra donc se souvenir que leurs articles ne seront pas ceux de journalistes objectifs mais bien ceux de partisans engagés dans la défense de causes diverses.

One Response to France-Syrie: Attention, une libération peut en cacher bien d’autres (From Ingrid back to Christian, Georges and Florence)

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