Blogs: Retour sur une mort annoncée (A lack of belief in freedom itself)

Chronicle of a death foretold

A la base de la plupart des arguments contre le libre marché, il y a un manque de confiance en la liberté elle-même. Milton Friedman
Someone makes a public blog post, and then someone else reads it and copies the text to their blog, whilst admitting below the copied text that they didn’t write it, and providing a link back to the blog they got it from. What’s the harm in that? (…) I understand the concept of copyright, but I am unable to see how there’s any harm being done here. (…) Treat it like free publicity — hell, I wish more people would republish my work on their blogs? WordPress member

Surfez libéral, surfez WordPress!

Après les poursuites judiciaires et les lois liberticides ou les mises à l’index des historiens

Après les procès à répétition contre blog dei ou Philippe Karsenty

Suite à la suspension temporaire (mais sans préavis ou mise en demeure), pour un propos supposé raciste que l’auteur comme le responsable du site étaient prêts eux-mêmes à retirer, du blog de notre confrère drzz

Et alors qu’après trois ans de services qui se voulaient bons et loyaux, notre blog originel (jcdurbant@lemonde.fr) vient, comme prévu par le célèbre Portail du Centre Jean Gol (pour des raisons qui toutefois nous échappent encore), de rejoindre le « riche cimetière » des sites abandonnés ou suspendus

Mais surtout contre cet étrange « manque de confiance », comme disait Friedman, « en la liberté elle-même » dont témoigne si souvent la conception de la « libre expression (« dans les limites que ce principe implique ») et du « respect du débat intellectuel » de ce côté-ci de l’Atlantique

Retour, en forme d’hommage, sur la rare et précieuse exception des libéraux du Centre Jean-Gol et pas seulement pour la reconnaissance que l’on espère non totalement imméritée qu’il nous avait accordée et continue d’ailleurs, dans leur nouvelle notice, à nous accorder.

Notamment leur remarquable portail libéral à la fois pour le nombre des sites présentés (quelque 600) et la variété de leurs origines (francophones, anglophones, néerlandophones ou autres) comme de la pertinence du commentaire qu’ils accordent à chaque lien …

Surfez libéral

Portail du Centre Jean Gol

Ce portail est un instrument tout à fait unique en son genre. Par sa nature et par son ampleur. Nulle part sur le Web, on ne trouvera un catalogue répertoriant un aussi grand nombre (près de 600) de sites s’inspirant de la doctrine libérale et assortis d’un commentaire explicatif et critique. Nulle part sur le Web, on ne trouvera un tel inventaire des ressources documentaires classées par thématiques et téléchargeables gratuitement, ce qui représente, au total, une somme de plusieurs dizaines de milliers d’études directement accessibles.

Cet outil est destiné à tous, du simple curieux au chercheur universitaire. Il invite à la découverte de ce continent méconnu qu’est la pensée dite libérale et apparentée. Il permet aussi de s’y orienter facilement, évitant ainsi le danger d’enlisement inhérent à toute liste de liens recommandée par la plupart des sites. Ce « continent » est d’une richesse insoupçonnée. Le nombre de sites consacrés, par exemple, à la protection de l’environnement et à l’aide au développement atteste de la vitalité et de la pertinence de la réflexion libérale dans le monde complexe qui est le nôtre. Elle démontre surtout que le libéralisme n’est pas cette doctrine égoïste, insouciante et déconnectée du réel que certains nous dépeignent.

Les quelques 600 sites repris dans cette sélection ne constituent qu’une partie infime des sites dits libéraux opérant sur le Net. Certes, une bonne partie des instituts et think tanks de cette tendance y figure mais on a consacré aussi une certaine place aux blogs, forums et autres sites individuels de cette même tendance. Avons-nous répertorié ces derniers de façon exhaustive ? Si l’on sait que, au total, Internet héberge plusieurs millions de blogs et que, depuis quelques années, ce nombre double chaque année, on comprend tout ce que cette question a d’utopique. On présente donc ici, de manière forcément arbitraire, une sélection de blogs représentatifs.

On constatera aussi que l’univers libéral est une grande famille, ce qui implique qu’une multitude d’orientations et d’opinions s’affrontent au sein même de ladite famille. C’est ce qui distingue une doctrine (telle que le libéralisme) d’une idéologie : le débat est possible et les dissidents doctrinaux ne sont pas excommuniés. On trouvera, par exemple, des sites partisans, au nom de la restauration des libertés fondamentales, de l’intervention en Irak comme d’autres sites opposés à cette intervention (comme à toute intervention de l’Etat d’ailleurs).

Ces sites sont exclusivement des sites d’inspiration libérale. On y a inclus aussi, en le signalant chaque fois, les sites libertariens. Mais on n’a pas repris les sites qui ne seraient pas libéraux (parce que conservateurs, monarchistes, traditionalistes, familialistes, etc.). D’ailleurs, certains sites libéraux répertoriés ici appartiennent parfois plus à la gauche qu’à la droite.

Les sites présentés ici sont de diverses natures. Certains sont libéraux, d’autres d’inspiration libérale et d’autres encore à la marge de cette tendance. Le Centre Jean Gol ne partage et ne soutient pas nécessairement toutes les positions défendues dans le cadre de ces sites d’inspiration libérale. Il n’est en aucune manière responsable du contenu de ces derniers. Non seulement, le Centre Jean Gol ne partage pas nécessairement toutes les idées et opinions que l’on peut retrouver dans ces sites mais il en combat d’ailleurs certaines. Mais, dans un esprit libéral respectueux du débat intellectuel et de la liberté d’expression, le Centre renvoie parfois à des sites contenant des idées auxquelles il s’oppose, à condition, évidemment, que ces dernières respectent les valeurs démocratiques et la dignité humaine.

C’est particulièrement le cas d’un onglet spécifique du portail intitulé « sites autres » à propos du contenu duquel le Centre Jean Gol décline toute responsabilité. Le portail contient quatre autres onglets : les sites francophones, anglophones, néerlandophones ou en langues autres que les trois premières. C’est dans la catégorie des sites anglophones que l’on retrouve la plus grande diversité. Elle contient évidemment des sites hébergés aux Etats-Unis, en Angleterre, en Australie, etc. mais aussi un grand nombre de sites libéraux présents dans le reste du monde (Asie, Europe, Afrique et Amérique latine).

Ce portail est un univers mouvant. Cela signifie que le contenu des sites varie, que de nouveaux bloggeurs, auteurs, participants à des forums interviennent constamment dans des structures existantes. Il est impossible d’exercer un contrôle permanent sur chaque page de chacun des sites et d’en garantir la respectabilité. Certains sites vieillissent, d’autres meurent et d’autres naissent. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions relativement à des sites nouveaux ou ne figurant pas dans cette liste. N’hésitez pas non plus à nous signaler des abus. C’est grâce à l’éclairage et aux suggestions des visiteurs selon une procédure de régulation d’essence libérale que cet outil pourra demeurer performant et améliorer sa qualité.

Visitez aussi le site du MR et de ses composantes : le FDF , le MCC et le PFF.
L’Open-VLD et le MR sont membres du Parti des Libéraux, Démocrates et Réformateurs Européens (ELDR) et de l’Internationale Libérale (ce site reprend la liste des sites de 70 partis libéraux de par le monde). Leurs députés au Parlement européen siègent au groupe de l’Alliance des Démocrates et Libéraux Européens (ADLE).

2 commentaires pour Blogs: Retour sur une mort annoncée (A lack of belief in freedom itself)

  1. blogfreeworld dit :

    Le problème, pour moi, c’est que le monde libre est de plus en plus convertu en autocracies, moins ou plus ouvertement reconnues. Le journal espagnol ABC.es a reporté quelques jours avant un « interview » avec le politologue américain Robert Kaplan, en laquel il disait que l’islamisme est dangereux mais qu’il n’est pas l’unique danger a présent des democracies. Il disait aussi que le vrai danger des democracies est précisement la disminution des libertés, specialement de la liberté d’expression, déguisant-la avec raisons différents comme le terrorisme, l’immigration ilégal ou l’insécurité.

    La blogosphere est plus qu’autres modes de comunication, l’objectif de ces campaignes contre la liberté d’expression, parce que ces sont les citoyens qui critiquent le pouvoir politique, médiatique, etc. sans aucun restriction. Aprés, tous les persons qui ont un PC peut les lire, s’il le veux. Et les « pouvoirs qui sont » ne sont pas contents avec ça.

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  2. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    Bon plan : Ces grands médias qui sous-traitent en Afrique
    Madagascar, Maroc ou France : qui modère vos commentaires
    Street press
    14 Mars 2014

    Pour modérer leurs commentaires, Le Monde et l’Equipe font le choix de Rabat ou Antananarivo. Comme la majorité des médias, ils font appel à des sous-traitants qui emploient en Afrique.

    Une actualité peut faire bondir à plus d’un million, le nombre de visiteurs sur LeMonde.fr (link is external). Conséquence, des commentaires par milliers et autant de messages à valider afin d’éviter les dérapages racistes ou diffamatoires. Une modération « impossible à gérer en interne, d’autant qu’il faut pouvoir faire face à de fortes variations liées à l’actualité », explique Isabelle André, PDG du Monde Interactif. Le groupe totalise aujourd’hui près de 100.000 commentaires chaque mois.

    Pour faire face à cet afflux de commentaires, les médias font appels à des prestataires de services spécialisés dans la « gestion de communauté ». Sur ce secteur, trois entreprises se tirent la bourre : (link is external)Netino* (link is external), Concileo (link is external) et Atchik Services (link is external). Chacun tente de trouver la martingale pour proposer une modération de qualité à des tarifs les plus bas possibles, crise de la presse oblige. Une solution tend à s’imposer : faire appel à des modérateurs à Madagascar ou au Maroc, au prix de conditions de travail qu’on n’accepterait jamais dans l’hexagone. Enquête dans les poubelles de la grande presse.

    Participatif

    Si les médias ne jurent plus que par le participatif, c’est que c’est souvent synonyme d’audiences en hausse. Deux internautes pris dans un débat enflammé se connectent à plusieurs reprises pour poursuivre l’échange.

    Pour nourrir et encourager ces discussions, certaines rédactions, à l’image de Rue89 (link is external), demandent à leurs journalistes d’intervenir dans les fils de commentaires. Ces derniers sélectionnent les réactions les plus pertinentes pour les faire remonter. Parfois, ils leur répondent. En matière de gestion de communauté, les pure-players font figure de références.

    LeMonde.fr prend le train en marche : depuis quelques jours, le quotidien teste sur son site des nouveaux fils de discutions thématiques, ouverts aux non-abonnés. « La rédaction choisira les sujets et interviendra dans les échanges », promet Isabelle André. « On change complètement d’échelle puisque les débats, au lieu d’être circonscrits à nos 127.000 abonnés numériques, seront ouverts à nos 10 à 20 millions de visiteurs uniques. » Conséquence, une déferlante de commentaires. « Plusieurs centaines de milliers », selon la patronne du numérique.
    Intermédiaires

    Dans ces conditions, impossible d’assurer avec une petite équipe en charge des commentaires, comme le faisait jusqu’ici Le Monde Interactif. « Plutôt que de recruter, ce qui coûte cher, ils ont choisi de prendre un intermédiaire qui va fouetter », balance, sous couvert d’anonymat, un cadre dirigeant d’une entreprise du secteur.

    Dans le petit monde ultra-concurrentiel de la modération, 3 entreprises se partagent le marché : Netino, Concileo et Achtik Service. Mais Netino fait figure d’ogre : « On n’a jamais perdu le moindre appel d’offres, la moindre consultation et aucun de nos clients ne nous a jamais quitté pour un concurrent », se félicite son président, Jérémie Mani. La liste de ses contrats (link is external) a de quoi faire pâlir d’envie un kiosque à journaux : Le Monde, Le Nouvel Observateur, le JDD, Le Point, L’Express, les Echos, la Tribune… Des groupes comme Prisma ou Lagardère, quelques télévisions et pas des moindres : Canal+, BFM en tête.

    Délocalisation

    Le nouveau contrat qui lie Le Monde Interactif à Netino tournerait autour de 20.000 euros. C’est peu pour plusieurs centaines de milliers de commentaires. Quel est le secret de la boîte pour modérer à bas prix ? Une équipe dédiée à chaque média, des modérateurs formés par l’entreprise et un logiciel de pointe pour trier les posts… mais surtout des salariés à bas coûts situés dans des pays pauvres. Seul 20% des employés sont basés en France, les autres sont à l’étranger, principalement à Madagascar. Bien souvent les encadrants sont hexagonaux. Pas les cadres intermédiaires et les petites mains. Le boss de Netino aborde la question « sans tabou » :

    « Il ne faut pas penser qu’on remplace un Français par un Malgache. Nous, on remplace un Français par trois Malgaches. Ils ont donc trois fois plus de temps pour traiter le même volume de messages. »

    Call center

    Grâce aux joies du web, on finit par mettre la main sur un ex-salarié de Netino, à Madagascar. Ce titulaire d’une licence en gestion d’entreprise a travaillé pendant près d’un an pour l’entreprise française comme modérateur, avant d’être promu superviseur. Un salaire à l’embauche de 250 euros pour 48 heures de travail hebdomadaire – soit 1,16 euros de l’heure – depuis son domicile, donc sur son propre matos informatique. Son passage au statut de cadre lui permet d’atteindre les 400 euros par mois. La grille de salaire est équivalente, voir supérieure, à celle d’un journaliste local. « C’est un bon job. Pour moi les deux parties sont gagnantes », insiste l’ancien modérateur, malgré des horaires à rallonges plutôt habituelles pour le pays.

    «Après, qu’ils habitent à Tombouctou ou à Neuilly… ce qui m’importe c’est le résultat.» Aude Baron

    Du côté de Netino, on reste gêné aux entournures quant à la rémunération. « Je ne confirme pas, ça ne regarde que moi et mes clients », déclare son président. Avant de préciser que pour « certaines compétences très spécifiques [en finance ou linguistique], ça peut monter à 1.000 euros. »

    Quant au télétravail, Jérémie Mani explique que l’entreprise a monté un plateau de 250 m2 à Madagascar. Chaque modérateur a le choix d’y travailler ou non, d’autant que certains habitent loin du site. Pour les employés en télétravail, Netino exige « deux connexions Internet différentes et un groupe électrogène en cas de panne d’électricité. »

    Economies

    Les économies ne s’arrêtent pas là : Certains employés de Netino sont rémunérés via des factures. Sur une d’entre elles, Netino apparaît comme un « client », le prestataire étant le modérateur. Son statut est en fait équivalent à celui d’un auto-entrepreneur, à la sauce malgache.

    Interrogé sur la question, le boss de Netino est un brin excédé, avançant que sur les « deux cents et quelques collaborateurs, il y a des salariés, des auto-entrepreneurs et des free-lances ». S’il impose un tel statut c’est que les contrats qui le lient aux médias comportent une clause de sortie avec un préavis d’un mois à peine. « Aujourd’hui, on n’a jamais perdu un client mais ça peut arriver. A partir de ce moment-là, soit il faut recaser ces gens, soit il faut s’en séparer. » Et toujours le même mantra : « rester compétitifs sur les tarifs ».

    «C’est un bon job. Pour moi les deux parties sont gagnantes » Un ancien modérateur

    Son principal concurrent, Concileo, fait également profiter certains de ses clients – comme l’Equipe.fr, des joies du offshore. Depuis six mois, il dispose d’une filiale, Be-Colors (link is external), installée à Rabat (Maroc). Regroupant une quarantaine de personnes, l’entreprise fait du 7/7, 24/24. Côté salaire : entre 450 et 575 euros net pour un travail en journée et jusqu’à 850 euros pour un travail de nuit. Les employés bossent 43 heures par semaine.

    L’entreprise profite également, pour certains salariés, du système Anapec (link is external), qui permet de s’exonérer d’une partie des charges.
    (Ir)responsable

    Joint par StreetPress, plusieurs médias concernés assument l’externalisation : en substance, c’est un mal nécessaire. Eric Mettout (link is external), directeur adjoint de la rédaction de L’Express évoque « une décision prise dans la douleur », mais inévitable. Aude Baron (link is external), en charge des échanges avec Netino pour Le Nouvel Observateur et son complément participatif Le Plus ne dit pas autre chose :

    « Internaliser, ça coûte hyper cher. Après, on fait attention à suivre leur travail de près et jusqu’à présent, on en est très content. »

    Quant à la délocalisation :

    « Je ne suis absolument pas contre le télétravail et si on peut donner du boulot à des gens, ça ne me pose pas de problème. Moi, mon souci c’est que ces gens travaillent dans de bonnes conditions. (…) Après, qu’ils habitent à Tambouctou ou à Neuilly… ce qui m’importe c’est le résultat.&nbsp»

    La boss du Plus reconnaît néanmoins n’avoir « aucun moyen de savoir si ces gens sont bien traités » :

    « Simplement, ce que je constate, c’est que leurs modérateurs restent longtemps. »

    Made in France

    Parmi les clients de Netino, seul France TV a fait le choix du made in France. Pour le Figaro, le Parisien, Libération, le groupe Radio France et de nombreux titres de la presse régionale, Concileo emploie l’équivalent de 15 temps-plein, aussi salariés en France. Il faut y ajouter quatre salariés « en zone australe », sous contrats français, pour gérer la modération après minuit, qui coûte plus cher. Ils travaillent à temps partiel et sont payés un peu au-dessus du Smic. Mais avec un staff de cette envergure, « le temps passé sur un message est de plus en plus faible », reconnait David Corchia.

    Dans la jungle des sociétés de modération, le troisième acteur fait figure de petit poucet. Atchik Services l’assure : nous, c’est du 100% made in France. Basée à Toulouse, la boîte compte 30 salariés, « essentiellement des personnes en CDI à temps-plein », nous affirme un porte-parole. Mais sur le web, on trouve aussi trace de plusieurs offres de CDD de trois mois.

    Pour faire du made in France, Atchik explique qu’une partie « importante des messages est traitée de manière automatisée, à partir de mots clefs prohibés. » En somme, des robots plutôt que des Malgaches.

    Edit du 21.03.14 à 11h28 : LeMonde.fr nous signale que les lives sont modérés en interne.*

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