Antisémitisme: Attention, un Farouk peut en cacher un autre! (If they contradict Allah’s Book, we do not need them)

https://i1.wp.com/www.ancient-origins.net/sites/default/files/styles/large/public/field/image/library-alexandria-destruction.jpgS’ils disent la même chose que le Coran, ils sont inutiles; s’ils le contredisent, ils sont nuisibles; dans les deux cas, il faut les détruire. Calife Omar Al-Farouk (642)
J’ai dit : « Je brûlerai tous les livres israéliens moi-même, si jamais j’en trouvais un seul » ; c’était une hyperbole, une manière un peu populaire de dire qu’il n’y en a pas. Je suis sémite, comment serais-je antisémite? Farouk Hosni (ministre de la Culture égyptien)
On ne doit pas cacher une chevelure de femme belle comme une rose. La religion, aujourd’hui, est réduite aux signes extérieurs alors que la relation de foi entre Dieu et sa créature n’a rien à voir avec l’habit. (…) La pudeur de la femme est une question de conviction interne, elle ne réside pas dans son apparence extérieure. Il faut que l’Egypte redevienne belle comme elle l’était et qu’elle cesse d’imiter les Arabes qui considéraient, à une certaine époque, l’Egypte comme une partie de l’Europe. Nous avons vécu avec nos mères qui nous ont élevés et éduqués tout en allant à l’université ou au travail sans hidjab. Pourquoi revenons-nous aujourd’hui en arrière? Des crimes se commettent aujourd’hui au nom du hidjab et du niqab. Le monde va de l’avant et nous ne progresserons pas tant que nous continuerons à penser de façon rétrograde et à aller écouter des fetwas de cheikhs à « trois millimes ». Nous avons même perdu ces voix mélodieuses qui appelaient à la prière dans les mosquées. Nous entendons aujourd’hui des voix qui sont parmi les plus horribles qui soient ». [Au Qatar et à Bahreïn] Même les femmes commencent à découvrir leurs visages, alors que nous revenons en arrière et que nous les dissimulons. Un Etat comme Singapour commence à rivaliser avec la Chine et avec l’Inde. Cet Etat n’a pourtant que cent ans d’existence. Pendant ce temps, nous restons sur place bien que nous ayons une civilisation qui remonte à cinq mille ans. novembre 2006, communication téléphonique avec une jeune journaliste retranscrite dans le quotidien indépendant al-Masry al-Yom. Farouk Hosni
[…] contribuer au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde en resserrant, par l’éducation, la science, la culture et la communication, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples. UNESCO

Après le récent boycott du Salon du Livre de Paris et la menace, par certains pays arabes, de « sécher » le très prochain sommet de Paris pour l’UPM pour cause d’invitation non-conforme (comprenez: Israël) …

Et au lendemain du passage à tabac d’un jeune juif orthodoxe par une bande de jeunes Arabes et Africains dans le XIXe arrondissement de Paris où de nombreuses familles juives étaient venues fuir l’hostilité des banlieues …

Comme de l’arrivée en Israël pour une visite de deux jours du président français (Sarko le juif pour Libération) pour qui (tout « Sarko le juif » qu’il soit pour Libération) « la sécurité d’Israël ne sera vraiment assurée qu’avec la naissance du deuxième État, l’État palestinien  » et « la colonisation » constitue « le principal obstacle à la paix ».…

Brûler tous les livres israéliens, inviter des négationnistes à venir mettre en doute la Shoah à la télé, bloquer l’ouverture d’un musée juif …

Voilà quelques unes des compétences qu’exige apparemment la position de directeur général de l’Unesco (acronyme anglais de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), basée à Paris et dont la mission est de promouvoir le dialogue interculturel pour établir « la paix dans l’esprit des hommes », via notamment ses répertoires du patrimoine mondial architectural ou documentaire.

Du moins si l’on en croit le candidat et ministre de la Culture égyptien soutenu par Paris Farouk Hosni, déjà attaqué pour ses propos contre le voile et ses visites aux parades du péché homosexuelles en France.

Et ce, dans le pays même de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie où, comme le rappelle Libération, Ptolémée « rêvait de réunir les livres du monde entier » et « dont l’histoire tient l’incendie, au IVe siècle avant notre ère, pour une des grandes catastrophes de l’humanité ».

Oubliant au passage, outre les destructions d’églises et le vitriolage des jeunes chrétiennes non-voilées (coptes), un autre autodafé moins connu et plus controversé (pour alimenter les chaudières des bains de la ville?) de ce qui restait de ladite bibliothèque, attribué en 642 au bâtisseur de la mosquée du Dôme du Rocher sur l’esplanade du Temple de Jérusalem, un certain calife Omar dont la légendaire équité lui avait valu le surnom de… Al-Fârûq!

Le ministre de la Culture égyptien joue avec le feu

Polémique. Retour sur les déclarations antisémites de Farouk Hosni, candidat à la tête de l’Unesco soutenu par la France.
Vincent Noce
Libération
Le 2 juin 2008

Le ministre de la Culture égyptien, Farouk Hosni, a déclaré devant le Parlement qu’il se ferait une joie de «brûler tous les livres israéliens» s’il y en avait dans son pays. Il se trouve que cet Hosni est candidat à la tête de l’Unesco, basée à Paris, dont la mission est de promouvoir le dialogue interculturel pour établir «la paix dans l’esprit des hommes», et soutenu par la France. Le propos, qui remonte au 10 mai, a juste suscité une protestation d’Israël et un début de controverse dans la presse de la région. Par télégramme à son ministère, cité par l’hebdomadaire égyptien Al Ahram, l’ambassadeur d’Israël en Egypte s’est dit effaré de la «brutalité» de cette déclaration, qu’il estime de nature à «empêcher la poursuite des contacts normaux avec l’Egypte d’Israël et de la communauté internationale». Israël a convoqué l’ambassadeur d’Egypte pour lui notifier une vive protestation, réitérée par la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni auprès de son homologue Ahmed Aboul-Gheit. Comparant le ministre égyptien à Goebbels, Shimon Samuels, directeur du Centre Simon-Wiesenthal, souligne que sa candidature représente une «menace gravissime sur les valeurs fondamentales de l’Unesco».

Bûcher

Instigateur de l’antisémitisme le plus violent, Goebbels était le ministre de la Propagande de Hitler, qui organisa un spectaculaire bûcher de livres en 1933 devant l’opéra de Berlin. Ministre depuis vingt ans, Farouk Hosni est connu pour ses vifs accrochages avec tous les partis, les islamistes, les libéraux ou même le parti au pouvoir. Il a rappelé que son propos répliquait à un député des Frères musulmans, qui assurait que les librairies étaient pleines de «littérature sioniste». «J’ai dit : « Je brûlerai tous les livres israéliens moi-même, si jamais j’en trouvais un seul » ; c’était une hyperbole, une manière un peu populaire de dire qu’il n’y en a pas.» Il n’a formulé aucun regret ou excuse. Au contraire, il a rappelé son opposition farouche aux échanges culturels avec Israël : «Comment imaginer une normalisation des relations culturelles, alors que le sang palestinien coule dans les territoires occupés ?» S’enfonçant : «Je suis sémite, comment serais-je antisémite?» Réalisant qu’il torpillait sa candidature à l’Unesco, il a assuré que, s’il était élu, il se «mettrai[t] au service de la culture du monde, sans discrimination».

En fait, l’homme n’en est pas à son coup d’essai. En Israël, le quotidien Haaretz rappelle qu’il a interdit la présentation au festival de cinéma du Caire du film israélien plébiscité d’Eran Kolirins, la Visite de la fanfare. Le Centre Wiesenthal tient l’homme pour un «antisémite», qui a «personnellement» invité l’islamo-communiste négationniste Roger Garaudy à venir mettre en doute la Shoah à la télé égyptienne, il y a sept ans, et aurait bloqué l’ouverture d’un musée juif au Caire.

A Paris, deux mois après l’invitation d’Israël au Salon du livre, la sinistre évocation d’un autodafé antisémite au Caire n’a pas suscité la moindre réaction du gouvernement français, dont on se demande comment il peut assumer un tel candidat. Quant à l’Unesco, saisie par le Centre Wiesenthal, elle s’est jusqu’ici gardée de tout commentaire.

Vitriol

Cette controverse ne peut qu’alourdir l’atmosphère de la succession, à l’automne 2009, de Koïchiro Matsuura à la tête de cette organisation qui souffre déjà d’une identité flottante. Hosni a reçu le soutien de pays arabes et européens, dont la France, l’Italie et l’Espagne. Au sein du groupe arabe, il se heurte cependant au Maroc, qui avance son ambassadrice auprès de l’Unesco, Aziza Bennani. L’Egypte a réclamé en vain le retrait de cette femme au caractère tranché, suscitant des échanges au vitriol dans les journaux. La presse tunisienne souligne ses talents diplomatiques face à un bureaucrate sans expérience internationale. Et ses prises de position contre «tout discours extrémiste, de quelque bord que ce soit, et toute récupération des textes sacrés à des fins discriminatoires».

Autre postulante, Irina Bokova, ambassadrice de Bulgarie en France, peu connue du cénacle. Une candidature occidentale est a priori rendue difficile par la règle non écrite des rotations à la tête des organisations internationales. Une candidature interne étant compromise par les implications, pointées par la Cour des comptes, dans le scandale financier qui a entraîné le retour forcé du directeur de l’Education aux Etats-Unis. L’ironie veut qu’en 2000, l’Egypte a essuyé un échec en présentant à l’Unesco le directeur de la bibliothèque d’Alexandrie. Dont l’histoire tient l’incendie, au IVe siècle avant notre ère, pour une des grandes catastrophes de l’humanité, ayant réduit en cendres le rêve de Ptolémée d’y réunir les livres du monde entier.

Voir aussi:

Talk Like an Egyptian
The Wall Street Journal
June 21, 2008

Like the Saudi royals, the House of Mubarak tries to keep both its Islamists and the West happy. It’s not easy to have it both ways. Just ask Farouk Hosni.

Egypt’s culture minister finds himself in a revealingly knotty predicament. In early May, responding to a question in Parliament from a member of the Muslim Brotherhood about cultural ties with Israel, he said: « I’d burn Israeli books myself if I found any in libraries in Egypt. » The opposition MP, Mohsen Radi, was satisfied with the minister’s response.

The statement was unremarkable in a country where media and politics are full of anti-Israel venom. But Mr. Hosni also happens to be a leading candidate for the top job at the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, or Unesco. His remark drew an official protest from Israel, among others. Declining to comment on Mr. Hosni’s observation, a spokeswoman for the Paris-based agency told the New York Sun, « Unesco does not condone book burning of any sort. » That’s good to know.

With a plum U.N. job slipping out of his reach, Mr. Hosni backtracked. He said the « book burning » remark was merely « a hyperbole – a popular expression to prove something does not exist. » The minister, who is close to President Hosni Mubarak and his wife and considered a liberal by local standards, went further the following day. He told Agence France-Presse that it is « a big mistake that Israeli books have not yet been translated (into Arabic). I have officially asked for it to be done. If people protest, I don’t give a damn. »

So, three decades after the Camp David accords, would Mr. Hosni support the opening of so far nonexistent cultural ties with Israel? What about a museum of Jewish antiquity and culture in Cairo? The Egyptian went into reverse again. Impossible, Mr. Hosni said, as long as « there are bloody attacks every day against the Palestinian people in the West Bank and Gaza strip. »

This story has now been picked up in France, which backs Mr. Hosni’s candidacy for the Unesco post, which comes open next year. The Paris daily Libération cited a Simon Wiesenthal Center report that the Egyptian minister had « personally » invited the « Islamo-Communist Holocaust denier » (in Libération’s words) Roger Garaudy to appear on Egyptian television.

Back in damage-control mode, Mr. Hosni gave an interview to the Tel Aviv newspaper Yedioth Ahronoth last week, saying he « wouldn’t be against going to Israel. » He was in Paris this week to smooth things over. « This is a terrible polemic, but things will be clarified. »

Meantime, in Cairo, the Muslim Brotherhood MP got wind of Mr. Hosni’s comments abroad and demanded that he appear before Parliament to explain himself. The suggestion that Egypt’s culture minister visit the Jewish state « was humiliating to the Egyptian people, » said Mr. Radi.

Voir encore:

Lost History of the Lost Library
Hugh Lloyd-Jones
The New York Review of books

June 14, 1990 Issue
The Vanished Library: A Wonder of the Ancient World
by Luciano Canfora, translated by Martin Ryle
Hutchinson Radius (distributed by Norton), 205 pp., $22.50

If the United States had a secretary of culture, and if President Reagan had given the job to the late Jayne Mansfield, she could hardly have done a better job than the Greek actress Melina Mercouri in the Socialist government of Andreas Papandreou. In her famous movie Never on Sunday Miss Mercouri made popular the notion of the Greek as the modern equivalent of Rousseau’s Noble Savage. But her noble savages are the heirs of the ancient Greeks, and several of her initiatives are calculated to bring this to mind. A few weeks ago she was reported by the newspapers to be supporting a plan to build a vast Greek library to replace the lost library of Alexandria. That library was the chief Greek library of the ancient world, and it is the vanished library of Professor Canfora’s title. Despite its undeniable importance, we have very imperfect evidence for what it contained, for its history and the manner in which it ceased to exist.

The great library of Alexandria was part of an institution called The Museum; both were founded by Ptolemy Soter, king of Egypt from 305 to 285 BCE. After the premature death of Alexander the Great in 323 BCE, his generals fought over his empire, and several managed to carve out kingdoms for themselves. Ptolemy was the most intelligent of these generals, and his dynasty proved the most durable, lasting until the death of the last monarch, Cleopatra, in 30 BCE. Ptolemy had strong literary interests, and wrote memoirs which many considered to give the best account of Alexander. Alexander had founded Alexandria, and Ptolemy contrived to get hold of his remains and to bury them in a splendid mausoleum in that city, where their talismanic effect was almost as powerful as that exercised later by the bones of saints.

Not far from this tomb Ptolemy established his Museum. Although the modern use of that word is ultimately derived from it, it was not a museum in the sense in which we use the word. A Museum is, properly speaking, a shrine of the Muses, the goddesses of literature and the arts, and the head of the Museum was a priest of the Muses, nominated first by the kings of Egypt and later by the Roman emperors. Ptolemy’s chief adviser in the creation of the Museum was Demetrius of Phaleron, a statesman, philosopher, and man of letters who had governed Athens from 317 to 307 as the agent of the Macedonian dynast Cassander before being expelled by another Macedonian dynast, Demetrius the Besieger. Demetrius of Phaleron had been an associate of Aristotle, who in his school of philosophy at Athens, known as the Lyceum, had assembled a large number of books, and with his pupils had carried out researches in many branches of learning. Demetrius was thus particularly well qualified to advise the king in his creation of a community of scholars and writers and a great library. After the king’s death he …

Voir enfin:

The Vanished Library
Bernard Lewis, reply by Hugh Lloyd-Jones
The New York Review of books

September 27, 1990 Issue

In response to:
Lost History of the Lost Library from the June 14, 1990 issue

To the Editors:

From Professor Hugh Lloyd-Jones’s review of Luciano Canfora’s book on the library of Alexandria [NYR, June 14], one learns, with astonishment, that the author, and perhaps even to some degree the reviewer, are still disposed to lend credence to the story of how the great library of Alexandria was destroyed by the Arabs after their conquest of the city in 641 AD, by order of the Caliph ‘Umar.

This story first became known to Western scholarship in 1663, when Edward Pococke, the Laudian Professor of Arabic at Oxford, published an edition of the Arabic text, with Latin translation, of part of the History of the Dynasties of the Syrian-Christian author Barhebraeus, otherwise known as Ibn al-‘Ibri. According to this story, ‘Amr ibn al-‘As, the commander of the Arab conquerors, was inclined to accept the pleas of John the Grammarian and spare the library, but the Caliph decreed otherwise: “If these writings of the Greeks agree with the book of God, they are useless and need not be preserved; if they disagree, they are pernicious and ought to be destroyed.” The books in the library, the story continues, were accordingly distributed among the four thousand bathhouses of the city, and used to heat the furnaces, which they kept going for almost six months.

As early as 1713, Father Eusèbe Renaudot, the distinguished French Orientalist, cast doubt on this story, remarking, in his History of the Patriarchs of Alexandria published in that year, that it “had something untrustworthy about it.” Edward Gibbon, never one to miss a good story, relates it with gusto, and then proceeds: “For my own part, I am strongly tempted to deny both the fact and the consequences.” To explain this denial, Gibbon gives the two principal arguments against authenticity—that the story first appears some six hundred years after the action which it purports to describe, and that such action is in any case contrary to what we know of the teachings and practice of the Muslims.

Since then, a succession of other Western scholars have analyzed and demolished the story—Alfred J. Butler in 1902, Victor Chauvin in 1911, Paul Casanova and Eugenio Griffini, independently, in 1923. Some have attacked the internal improbabilities of the story. A large proportion of books of that time would have been written on vellum, which does not burn. To keep that many bathhouse furnaces going for that length of time, a library of at least 14 million books would have been required. John the Grammarian who, according to the Barhebraeus story, pleaded with ‘Amr for his library, is believed to have lived and died in the previous century. There is good evidence that the library itself was destroyed long before the Arabs arrived in Egypt. The 14th century historian Ibn Khaldun tells an almost identical story concerning the destruction of a library in Persia, also by order of the Caliph ‘Umar, thus demonstrating its folkloric character. By far the strongest argument against the story, however, is the slight and late evidence on which it rests. Barhebraeus, the principal source used by Western historians, lived from 1226 to 1289. He had only two predecessors, from one of whom he simply copied the story and both preceded him by no more than a few decades. The earliest source is a Baghdadi physician called ‘Abd al-Latif, who was in Egypt in 1203, and in a brief account of his journey refers in passing to “the library which ‘Amr ibn al-‘As burnt with the permisison of ‘Umar.” An Egyptian scholar, Ibn al-Qifti, wrote a history of learned men in about 1227, and includes a biography of John the Grammarian in the course of which he tells the story on which the legend is based. His narrative ends: “I was told the number of bathhouses that existed at that time, but I have forgotten it. It is said that they were heated for six months. Listen to this story and wonder!” Barhebraeus merely followed the text of Ibn al-Qifti, omitting his final observation on the number of baths. This number is provided by other Arabic sources, in quite different contexts.

To accept the story of the Arab destruction of the library of Alexandria, one must explain how it is that so dramatic an event was unmentioned and unnoticed not only in the rich historical literature of medieval Islam, but even in the literatures of the Coptic and other Christian churches, of the Byzantines, of the Jews, or anyone else who might have thought the destruction of a great library worthy of comment. That the story still survives, and is repeated, despite all these objections, is testimony to the enduring power of a myth.

Myths come into existence to answer a question or to serve a purpose, and one may wonder what purpose was served by this myth. An answer sometimes given, and certainly in accord with a currently popular school of epistemology, would see the story as anti-Islamic propaganda, designed by hostile elements to blacken the good name of Islam by showing the revered Caliph ‘Umar as a destroyer of libraries. But this explanation is as absurd as the myth itself. The original sources of the story are Muslim, the only exception being Barhebraeus, who copied it from a Muslim author. Not the creation, but the demolition of the myth was the achievement of European scholarship, which from the 18th century to the present day has rejected the story as false and absurd, and thus exonerated the Caliph ‘Umar and the early Muslims from this libel.

But if the myth was created and disseminated by Muslims and not by their enemies, what could possibly have been their motive? The answer is almost certainly provided in a comment of Paul Casanova. Since the earliest occurrence of the story is in an allusion at the beginning of the 13th century, it must have become current in the late 12th century—that is to say, in the time of the great Muslim hero Saladin, famous not only for his victories over the Crusaders, but also—and in a Muslim context perhaps more importantly—for having extinguished the heretical Fatimid caliphate in Cairo, which, with its Isma’ili doctrines, had for centuries threatened the unity of Islam. ‘Abd al-Latif was an admirer of Saladin, whom he went to visit in Jerusalem. Ibn al-Qifti’s father was a follower of Saladin, who appointed him Qadi in the newly conquered city.

One of Saladin’s first tasks after the restoration of Sunnism in Cairo was to break up the Fatimid collections and treasures and sell their contents at public auction. These included a very considerable library, presumably full of heretical Isma’ili books. The break-up of a library, even one containing heretical books, might well have evoked disapproval in a civilized, literate society. The myth provided an obvious justification. According to this interpretation, the message of the myth was not that the Caliph ‘Umar was a barbarian because he destroyed a library, but that destroying a library could be justified, because the revered Caliph ‘Umar had approved of it. Thus once again, as on so many occasions, the early heroes of Islam were mobilized by later Muslim tradition to give posthumous sanction to actions and policies of which they had never heard and which they would probably not have condoned.

It is surely time that the Caliph ‘Umar and ‘Amr ibn al-‘As were finally acquitted of this charge which their admirers and later their detractors conspired to bring against them.

Bernard Lewis Princeton, New Jersey

Hugh Lloyd-Jones replies:
I am delighted that my review has elicited Professor Lewis’s learned and interesting letter. But if he had looked a little more closely at what I wrote, he would have seen that I do not believe that when the Arabs conquered Egypt there was very much left in the library for them to destroy. Whether the Arabs of that time would have destroyed a great library belonging to an alien culture is an interesting question which Professor Lewis is far better qualified to answer than I am, so that I am disappointed that nothing in his letter throws light upon this problem.

5 commentaires pour Antisémitisme: Attention, un Farouk peut en cacher un autre! (If they contradict Allah’s Book, we do not need them)

  1. […] jcdurbant Just another WordPress.com weblog « Antisémitisme: Attention, un Farouk peut en cacher un autre! (If they contradict Allah’s Book, we… […]

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  2. […] le passage à tabac du jeune juif orthodoxe du XIXe arrondissement de Paris […]

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  3. saveunesco dit :

    Une capacité de marchandage inégalée pour ce « sinistre de la culture » comme on l’appelle parfois dans son pays. Comment concevoir qu’Israël, d’habitude si réactif, laisse passer une énormité pareil ? Pour promouvoir la candidature d’un personnage haineux et corrompu à la tête de l’UNESCO ? Mobilisons-nous !
    SaveUNESCO
    http://saveunesco.wordpress.com/

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  4. […] inutiles; s’ils le contredisent, ils sont nuisibles; dans les deux cas, il faut les détruire. Calife Omar Al-Farouk […]

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