Esclavage: Mais où sont passés les Noirs du monde arabo-musulman?

Black eunuch (Turkey)L’Islam a également réduit en esclavage une bonne partie, sinon la presque-totalité, des esclaves africains transportés sur les continents américains. Et si ces derniers s’y comptent aujourd’hui par dizaines de millions, on cherche en vain les descendants des esclaves africains, pourtant plus nombreux, qui ont été exploités dans les pays musulmans, car ils y étaient massivement castrés et y mourraient comme des mouches de maladies et de privations. Alain-Jean Mairet

Plus inconnus que l’esclave inconnu dans le Monde musulman,… ses descendants!

Alors que le président de la rupture et du refus de la repentance nous ressort de son chapeau une injonction d’enseignement de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage (entendez à responsabilité exclusivement française et occidentale) dans les écoles primaires qui apparemment existe déjà …

Pendant que, forts de leur futur mémorial de Nantes, les « indigènes » (autoproclamés) de la république » convient les « immigrés, habitants des quartiers, noirs, musulmans, arabes », à fêter, contre « la République raciste et coloniale »,… Dien Bien Phu!

Et que Le Monde nous pond son petit joyau habituel de désinformation sur l’Etat repoussoir-de-dernier-ressort avec une totalement fictive « restriction des droits civiques sous l’ère Bush » …

Il faut encore toute la naïveté et l’indécrottable grossierté d’un Laurent Murawiec pour oser poser la question, si évidente que personne en dehors des spécialistes ne songe jamais à le faire, sur les descendants des « quantités effroyablement gigantesques d’Africains importés comme esclaves » dans le monde arabo-musulman pendant des siècles (quelque 17 millions sur 13 siècles, et le plus souvent émasculés!) …

Le ministère de la Vérité
Laurent Murawiec à Washington
Metula News Agency
18/05/8

Pas les yeux derrière la tête

Depuis qu’elle est la secrétaire d’Etat de George Bush, Condoleezza Rice se transporte avec fréquence au Moyen-Orient, où elle déploie des efforts herculéens pour renforcer, relancer, revigorer, remplumer ou requinquer le fictif « processus de paix » entre Israël et l’entité dite « Autorité Palestinienne ». Depuis longtemps, on le sait, il y a du processus mais pas de paix, le processus n’étant que la somme des misérables illusions servant à masquer la guerre arabo-islamique contre Israël et l’Occident en la peinturlurant de belles phrases.

Et que je te donne du Quartet, et de la Carte routière, et des Annapolis, et que je te négocie à bras raccourcis et rallongés, et que je te cause des conditions humanitaires à Gaza, et de ce qu’Israël devrait faire avec la chèvre et avec le chou. Les tueurs du Hamas, foi de Jimmy Carter, que Condi était allée consulter, sont prêts à reconnaître Israël (« Ah ! je vous reconnais ! Pan ! voilà un Qassam). Allez ! Encore un voyage ! Il n’y a qu’à négocier encore un peu et nous y serons presque. Le rêve majestueux de la Paix est au coin de la rue – caché derrière un sniper du Hamas, à moins que ce soit une bombe vivante du Fatah. Mais enfin, ne barguignons pas : la paix, où qu’elle soit, n’est pas loin.

Condi Rice fait semblant de porter un processus de paix qui est mort depuis longtemps, tout comme George Bush fait semblant d’être encore président alors qu’il n’est plus qu’un canard boiteux que nul n’écoute, tout comme Olmert fait semblant d’être premier ministre, alors qu’il n’est qu’un inculpé en sursis, qu’Abbas fait semblant d’être le président de l’AP alors qu’il n’est qu’un notable sans influence. Dans le monde du faux-semblant, tous rivalisent dans le faux, faux jetons, faux derches, faux-monnayeurs de la réalité.

Et pendant que Miss Rice, qui n’a pu s’empêcher de faire, de temps à autres, d’ignobles déclarations comparant Israël au Sud profond de son enfance, comparant les Palestiniens au mouvement des droits civiques, et j’en oublie charitablement, pendant qu’elle va mettre son nez du Caire à Jérusalem à ces fins si louables.

Pendant ce temps-là, donc, comme elle n’a pas d’yeux derrière la tête, elle ne s’est pas aperçue de ce qui se passait à quelque centimètre de là, sur la carte, en haut : l’Iran vient de mettre la patte sur le Liban. Nasrallah est le maître de Beyrouth, la révolution des Cèdres vient d’être assassinée, Siniora ne sert plus à rien, si ce n’est à mettre une feuille de vigne d’un millimètre carré sur le règne triomphant des tueurs hirsutes. Condi n’a rien vu, rien entendu, rien dit, rien fait. Se gargarisant de la « question palestinienne », elle en avait la bouche si pleine ! Le larron chiite a mis la main sur le butin pendant que les idiots regardaient ailleurs. On est en pleine fable de La Fontaine, le sang et la tragédie en plus.

Pendant tout le week-end dernier, d’ailleurs, l’édition en ligne du Figaro titrait : « Liban : l’Armée reprend la main ». Quelle main ? L’Armée libanaise a trahi le gouvernement légitime du Liban, elle a refusé d’appliquer les ordres qu’elle avait reçu d’icelui, elle s’est couchée devant le Hezbollah, elle n’a rien fait contre le putsch, elle l’a même conforté – et le Figaro titre qu’elle « reprend la main » ?

Munich : Daladier et Chamberlain reprennent la main ? Ou : Téhéran : Jimmy Carter reprend la main ? Un extra-terrestre compilant le « Dictionnaire figaresque du monde contemporain » en conclurait que l’expression « reprendre la main » veut dire : « trahir ». Merci, on n’avait pas encore compris, mais nous y sommes. Qui dit que la presse ne sert à rien ?

L’Amérique m’excite

S’il y a un pays qui excite le journaliste français, c’est bien l’Amérique. Le lecteur charitable se souviendra peut-être que j’avais, il y a quelque temps, épinglé, pour cause de fabulation exagérée, la correspondante du Monde, Madame Lesnes. Eh ! bien j’ai un autre excité du même quotidien à me mettre sous la dent aujourd’hui. L’article d’Eric Le Boucher, de l’édition du 10 mai, « Reconstruire la nation américaine», se couvre de la feuille d’oranger de Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times, pour fabuler sur les Etats-Unis. Ai-je écrit fabulation ?

D’un côté, explique-t-il :

« Les Américains rêvent qu’un terme soit mis à la longue dérive vers l’égoïsme, l’injustice sociale, la mauvaise qualité des infrastructures et la restriction des droits civiques, dont l’ère Bush aura été le paroxysme ». Les Américains ? Quels Américains ? Ceux qui ont élu Bush par deux fois ? Ceux qui ont élu des majorités républicaines en 2004, 2002, 2000, 1998, 1996, 1994 ? Pas « Les Américains » mais « des » Américains, qui semblent être plutôt à gauche ? Honnête, il faudrait dire, « la Gauche américaine ». Mais cela, on ne le dit point. On dit « les Américains ». C’est comme si je disais « les Français » quand il faudrait dire « les rédacteurs du Monde ».

Et le contenu ? Si la dérive vient de loin et dure depuis longtemps, ne faut-il y inclure l’ère Clinton ? Parce que si Clinton n’est pas inclus, la dérive ne date que d’il y a sept ans -. Autant dire alors : courte dérive ?

Et la « restriction des droits civiques » – quelle restriction ? Des faits ! Par pitié, dites-nous quels droits civiques ont été restreints ? Les droits inscrits dans le Bill of Rights, la liberté de parole, de la presse, le droit d’assemblée, de pétitionner, de religion, de porter des armes, ont-ils été violés ? Les cours de justice chargées de les protéger ont-elles été abolies, les lois qui les encadrent abrogées ? La presse est-elle muselée, muette, écrasée ? Quels droits ont-ils disparu, Le Boucher ?

Ceux des tueurs incarcérés à Guantanamo ? Mais, par définition, les droits civiques sont ceux des citoyens et, par extension, des résidents légaux des Etats-Unis, et, à l’extrême rigueur, les droits (pas « civiques ») des résidents illégaux à être traités humainement, mais cela se discute devant les tribunaux. Les autres n’ont pas de « droits civiques » à faire valoir. Ils n’ont aucun droit, si ce n’est d’être satisfaits de n’avoir pas été exécutés sur le champ comme combattants illégaux sans uniforme, hors conventions internationales. C’est ce qu’ailleurs qu’au Monde on appelle des « terroristes ».

Aucun « droit » n’a été restreint et Le Boucher est au mieux un fabulateur, ou un commentateur qui passe ses opinions en contrebande, en les cachant sous des ballots intitulés « analyse ».

Ce n’est pas tout. La « longue dérive », qui devrait donc être estampillée Clinton-Bush – ce qui vous a une autre allure que le « paroxysme Bush » – semble, dans l’esprit le bouchérien, être curieusement contemporaine d’un autre paragraphe de son œuvre de fiction :

« Il y a trente ans, [l’Amérique] engageait la révolution libérale reaganienne, et elle a bénéficié, depuis, d’une économie brillante, tirant les meilleurs profits de la technologie, de l’immigration et de la mondialisation. ». Allons, camarade, il faudrait choisir : longue dérive ou économie brillante ? « Egoïsme, injustice sociale » ou immigration de haut calibre, avec formidable intégration, avec intégration plutôt rapide, comme je le lis dans le Washington Post d’aujourd’hui, établi par une intéressante étude de l’Université Duke ?

Quand on raconte n’importe quoi, il n’est pas trop malaisé de faire coexister tout et son contraire. Si la révolution reaganienne a lancé trente glorieuses, avec, à la suite, on le subodore, les années Clinton, puis les années Bush (II), qui n’en diffèrent pas de grand-chose, il n’y a pas eu de « longue dérive », si ce n’est dans la logique non aristotélicienne (tout ; son contraire ; le reste) d’un rédacteur du Monde.

Lequel, notons-le, nous balance, en bonus, le chiffre inventé de toutes pièces, quoique pas par lui, de « 47 millions d’Américains sans assurance maladie », qui a été lancé par un équivalent U.S. du grand statisticien-démographe que fut l’Abbé Pierre, histoire de faire choc. Il n’y a pas la moindre confirmation ni la moindre étude sérieuse établissant ni ce chiffre, ni quoi que ce soit qui s’en rapproche. Quant à la « classe moyenne, poussée hors de l’ascenseur social », c’est une fiction de plus : les pertes statistiques enregistrées depuis 10 à 15 ans par cette catégorie d’Américains viennent du passage vers le haut de toute une partie de ladite classe moyenne. Mais ça impressionne, quand on n’est pas au courant : le lecteur hoche tristement la tête : « pauvre classe moyenne américaine… ». L’Amérique, au Monde, comme dans la classe discoureuse en général, c’est l’occasion de raconter n’importe quoi à peu de frais.

Vive la France

Que l’on se rassure, je n’ai pas encore dispensé toute ma bile du jour : le président de la République annonce que l’on va enseigner l’histoire de l’esclavage dans les écoles de France. Louable initiative, puisque l’Histoire est la chose du monde la moins enseignée, avec l’orthographe. Mais il y a un hic : ce que l’on va enseigner, c’est la coupable histoire des négriers européens, français surtout, dans le commerce atlantique du bois d’ébène. Or l’histoire de l’esclavage, si nous parlons d’Afrique, c’est bien plus encore l’histoire du commerce arabe et musulman des esclaves africains.

Lisez donc le livre de l’éminent historien qu’est Jacques Heers, Les négriers en terre d’Islam. Vous tomberez, le nez écrasé, sur quelques différences entre les deux trafics, quoique l’abomination du trafic d’esclave soit commune : l’esclavage a été pourchassé et aboli par l’Occident ; les idées de l’abolition et l’abolitionnisme elles-mêmes furent strictement et uniquement occidentales. Ce qui englobe les Américains, dont 600 000 perdirent la vie au cours d’une guerre civile, où on se trucida pour savoir si le pays tolèrerait, ou pas, la continuation de l’esclavage sur le territoire national. Le monde arabe et musulman suivit, uniquement contraint et forcé. L’esclavage a toujours joué un rôle économique moteur en Islam.

Il y a pire : aux Etats-Unis, mais on pourrait également parler du Brésil où de Colombie, la population noire s’élève à 12 pour cent de la population totale, c’est le signe que les descendants d’esclaves ont fait souche : familles, enfants, descendance. Les négriers ont eu beau faire périr les esclaves capturés en Afrique, en nombres immenses, une fois arrivés, même avec la séparation des familles par la vente aux enchères, les esclaves africains ont eu des enfants, qui, à leur tour, etc.

Or cette situation est limitée à l’ »hémisphère » occidental. Des millions, j’insiste, des millions d’Africains importés comme esclaves dans le monde arabo-musulman, est-il résulté une vaste population noire ? Que non ! On la verrait, mais on ne la voit pas. Est-ce l’effet de la tolérance musulmane ? Les esclaves noirs se sont-ils, par millions, mariés avec d’enchanteresses houris au cours des siècles ?

Non – parce qu’on les a castrés par millions ! L’esclave noir en terre d’Islam était systématiquement émasculé. C’est pourquoi il y a relativement peu de « Noirs » dans le Golfe persique, en Egypte, etc., surtout en regard des quantités effroyablement gigantesques d’esclaves capturés en Afrique noire et traînés vers le Nord. De tout cela, puisqu’on enseignera l’histoire de l’esclavage, en parlera-t-on ?

Eh ! non, pardi ! Si l’on essayait, une levée de boucliers, un tollé, comme on dit, soulèverait instantanément les « chercheurs » de l’université française, qui vous traiteraient d’islamophobes, puisque l’histoire se doit de respecter les tabous auto érigés par des « historiens » chargés d’entériner les mythes, de confirmer les positions politiques bien en cours, et de protéger le politiquement correct des atteintes de la réalité.

Ce que l’on va enseigner, quelles que soient les bonnes intentions de M. Sarkozy, c’est l’histoire politiquement correcte de l’esclavage, c’est-à-dire une fiction, un mensonge d’auto-flagellation marxo-socialiste sur la culpabilité éternelle de l’Occident. Mais touche pas à mon Islam ! Il castre, il lapide, il démembre et il excise qui il lui plaît.

Et pour bien montrer que l’ « intelligentsia » parisienne ne tolère pas qu’on touche à son pote l’Islam, arrive tout à propos l’ « Affaire Gougenheim», manifestation stalino-crapuleuse des mœurs de l’université française, laquelle se « mobilise » (lire : prend son téléphone et prend le risque terrible de s’ébrécher un ongle en le manipulant), se « mobilise », donc, le mot est à pleurer, tant il reflète la prétention et la vanité des « mobilisés », contre un livre, émet des oukases vengeurs et se livre à un autodafé, en un mot, brûle un livre et un auteur.

La fine fleur, donc, des médiévistes vient de tomber sur le râble du chercheur Sylvain Gougenheim pour son ouvrage intitulé Aristote au Mont Saint-Michel. « Les racines grecques de l’Europe chrétienne » (Seuil). Dans une opinion parue dans le journal spécialisé dans la philosophie arabo-musulmane, Libération, un « collectif international de 56 chercheurs en histoire et philosophie du Moyen Age » accumule les arguments les plus infects – du genre « relayé par la grande presse mais aussi par certains sites Internet extrémistes » – pour parvenir à la conclusion qu’ « il serait fastidieux de relever les erreurs de contenu ou de méthode que l’apparence érudite du livre (de Gougenheim ) pourrait masquer » ; « un exposé de seconde main qui ignore toute recherche nouvelle ». Dans les faits, l’usage de ces arguments pseudo académiques est disqualifiant – pour quiconque les utilise et non pour qui en est l’objet.

Il y a, bien entendu, un enjeu, qui n’est pas le fromage dans lequel se prélassent ces chanoines modernes : il s’agit de faire œuvre d’islamophilie dans la ligne du grand chercheur Jacques Chirac, expliquant que les origines de l’Europe sont « au moins autant musulmanes que chrétiennes », puisque nous allons vers l’Eurabia.

Mais il s’agit là de l’extrême-droite, les chanoines ne se font pas faute de le dire. Pierre-André Taguieff a réglé leur compte intellectuel aux crieurs publics qui ne tolèrent rien d’autre que leur propre intolérance, et vous badigeonnent du doux nom de fasciste et d’extrême-droite tout ce qui ne colle pas avec leur crapulo-stalinisme. Les voilà au travail.

Tous à la manif

Dans les minutes qui précédèrent la collision, une manif avait lieu sur le pont du Titanic ; sur les pancartes, on pouvait lire : « protégez les icebergs ! », « halte à la répression des glaçons ! », « stopper la discrimination contre la banquise ! ». Le Ministère de la Vérité, le CNRS et Miss Rice, ainsi qu’un collectif de rédacteurs du Monde avaient apporté leur soutien à la mobilisation.

Un commentaire pour Esclavage: Mais où sont passés les Noirs du monde arabo-musulman?

  1. Simon et Guillaume dit :

    Excellente opinion! Enfin on passe par dessus le  »Politicly Correct » pour faire jaillir la vérité!

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