Liban: Nouveau petit joyau de désinformation du Monde (How to lie with a straight face, Le Monde-style)

Nasrallah playing peacenikNasrallah's win-win strategyTout en jurant vengeance, Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a déclaré dans son dernier discours que son parti n’avait pas l’intention de déclencher un conflit armé à partir du Liban sud. Mouna Naïm

Exercice de défense passive transformé en « manœuvres militaires » …

Petite ville chrétienne du Liban-Sud présentée comme victime de bombardements israéliens imaginaires …

Chef du seul parti au monde aux 18 000 missiles qui enlève des soldats et fait pleuvoir les roquettes sur les civils représenté en victime …

Après l’Irak

Nouveau petit joyau de désinformation, décrypté par la Mena, que ce dernier publireportage islamiste du Monde d’avant-hier sur le Liban cette fois …

Le Monde: un message de propagande islamiste par paragraphe

Michaël Béhé à Beyrouth
Metula News Agency
07/04/8

D’ordinaire, nous aimons bien les comptines, sauf quand il s’agit de pseudo reportages de proximité, où le reporter-militant d’une cause – n’importe laquelle – fait dire à des témoins imaginaires, ou mal cités, des choses destinées à fausser la perception d’une situation.

Malheureusement, cette démarche journalistique malhonnête s’est répandue telle une épidémie dans la plupart des media français. Avec des pointes de delirium, lorsqu’il s’agit de présenter les « gentils » islamistes demeurant dans nos régions, et les « méchants » Israéliens. Ce que ces complices des exciseurs, lapidateurs et autres coupeurs de têtes d’innocents ne parviennent pas à démontrer par l’observation et l’analyse, ils tentent de le faire passer par des interviews dirigées.

On avait cru avoir tout vu au Liban dans le genre, notamment lors de la Guerre civile et des affrontements entre l’OLP, puis le Hezbollah, avec notre puissant voisin méridional. Notre pauvre pays est devenu un bazar pour les journalistes peu scrupuleux ; la bourse aux photos truquées, aux récits de faits imaginaires et aux fausses scènes d’horreur.

Je croyais avoir vu le pire mais je me trompais. L’article de Mouna Naïm, publié par Le Monde d’hier « Le Liban sud s’inquiète des manœuvres militaires israéliennes » dépasse tout ce que l’on peut faire d’ignoble dans la profession que j’exerce. Chaque paragraphe y figure une tentative de substitution de mensonges propagandistes à la vérité.

Un exercice de défense passive que Le Monde transforme en « manœuvres militaires »

A commencer par le titre, déjà : en fait de « manœuvres militaires » inquiétantes, les voisins (Israël. Ndlr.) ont entrepris un exercice de défense passive. Un drill dont la fonction est de vérifier l’état de protection de leurs civils, qui inclut, à en croire Haaretz, (information confirmée par écrit à 18 :05 locales par le porte-parole de Tsahal. Ndlr. [1] et [2]) l’organisation de la survie sous des bombardements de roquettes, d’armes de destructions massives, et contre les éventuelles émanations toxiques qui s’échapperaient de complexes pétrochimiques atteints par leurs ennemis.

Il s’agit d’un exercice prévu depuis un an, et publié comme tel, destiné, entre autres, à s’assurer que l’état de surprise et la désorganisation qui régnaient à l’arrière, lors de l’agression du Hezbollah en 2006, ne se reproduiraient plus en cas d’éclatement d’un nouveau conflit.

En quoi cela devrait-il inquiéter les habitants du Sud de notre pays, hors le fait que nous sommes incapables quant à nous de nous occuper de leur sécurité ? De quel droit Le Monde et Mouna Naïm se permettent-ils de transfigurer la nature de l’exercice entrepris par les Israéliens et de le présenter, mensongèrement, comme des manœuvres militaires, que l’envoyée spéciale du Monde, prise en flagrant d’élit de transposition volontaire à caractère pyromane, qualifie de « générales et sans précédent par leur nature et leur ampleur ».

Mouna Naïm croit-elle réellement que les 40 000 roquettes aux mains du Hezb ne constituent pas une menace pour les civils israéliens de toutes confessions ? Ou est-ce qu’elle et son employeur contestent le droit des Juifs de s’entraîner à limiter le nombre de leurs victimes en cas de nouvelle attaque islamiste ? L’intention semble baigner dans les eaux d’égout du plus putride des racismes.

Qolayaa bombardée, Qolayaa humiliée mais Qolayaa debout

L’envoyée très spéciale du Monde s’est rendue au Sud-Liban, où elle a interviewé certains « rescapés » des bombardements israéliens de l’été 2006. Comme ces époux Rizk, dont Naïm raconte qu’ils sont restés « terrés chez eux pendant plusieurs jours, dans la petite localité de Qolayaa, sous les bombardements de l’armée israélienne (…) ».

La « journaliste » tient à préciser que « Qolayaa est à écrasante majorité chrétienne ». Ainsi, si des chrétiens comme moi avaient imaginé que les Juifs se sont contentés de faire la guerre au Hezbollah chiite et musulman, ils se fourrent le doigt dans l’œil. Les Juifs sont des monstres qui ont bombardé, « pendant plusieurs jours », tous les villages du Liban-Sud.

Nous y reviendrons dans quelques lignes, car cette affirmation procède d’une autre incitation mensongère à la haine gratuite, mais avant, il me faut poser une question préalable qui me paraît indispensable :

Qolayaa, c’est où ?

Je pense bien connaître mon pays, j’ai fait mon service militaire dans le Sud ; par acquis de conscience, j’ai même consulté les atlas libanais, la liste des agglomération du ministère de l’Intérieur, Google, mais pour parvenir à la même conclusion désolante : Mouna Naïm a effectué un reportage dans la « petite localité » de Qolayaa, mais Qolayaa n’existe pas. En tous cas pas au Liban !

On y trouve une ville chrétienne de 4 000 habitants, blottie au flanc d’une colline à un kilomètre de Métula, mais son nom est Kléa, ou Klaya, suivant certaines manières de l’écrire. La plupart des chrétiens libanais, qui ne prononcent pas les « k » en arabe, l’appelleront H-léa, ou H-laya, avec un H presque muet, qui ressemble au bruit que vous faites lorsque vous tentez d’expurger une arrête de poisson qui s’est bloquée en travers de votre gorge.

Mais on est loin de Qolayaa, au moins à une syllabe et à un « a » à rallonge, exactement le contraire du « a » final, sec et très court de Klé-a. De plus, je suis souvent allé dans ce bourg, situé à une bosse de Marjayoun, la capitale chrétienne du Liban-Sud, et je peux vous affirmer, en chœur avec ses habitants, qu’aucune personne qui s’y est effectivement rendue ne l’a jamais appelé Qolayaa.

Kléa, sanctuaire

Si c’est à Kléa qu’elle fait référence, la correspondante du Monde va au-devant de sacrés problèmes de crédibilité. Simplement, parce que Tsahal n’a pas tiré un seul obus sur cette ville, ni, d’ailleurs, sur aucune autre agglomération chrétienne, druze ou même sunnite de la région, à moins qu’elle n’ait été investie par les terroristes chiites, ce qui fut extrêmement rare.

Les villes chiites avaient été vidées de leurs habitants, qui avaient reçu des tracts israéliens les invitant vivement à partir. Les autres, les non chiites, sont restés chez eux, et ils n’ont pas souffert de la moindre égratignure.

On dispose, afin d’étayer nos affirmations par des sources qui ne sont pas israéliennes ni libanaises, du témoignage de l’envoyé spécial du Figaro, Adrien Jaulmes. Jaulmes se trouvait dans la région, huit jours après le début de l’offensive israélienne, il a témoigné de son expérience de guerre dans un article intitulé Au cœur du « Hezbollahland » sous les bombes israéliennes.

A propos des villages chiites vidés de leurs habitants, Adrien Jaulmes écrit : « On traverse les rues vides de villages chiites, aux entrées décorées des portiques triomphants du Hezbollah, avec leurs drapeaux jaunes, leurs portraits fleuris de martyrs et les photos géantes d’Hassan Nasrallah, avec son air mutin de troll barbu. (…) ».

Au sujet des bombardements israéliens sur les villes chrétiennes, l’envoyé du Fig avait interrogé un patron d’épicerie ouverte à Marjayoun : « «Marjayoun n’a pas été bombardée», dit le propriétaire derrière sa caisse enregistreuse (…) », qui poursuit « mais les villes chiites comme Khiam, Dibbine, Blat, Kfar Kila, Daise, appelées aussi le «secteur moyen», sont pilonnées sans répit par l’artillerie israélienne. Les localités chrétiennes et druzes du Liban-Sud ont été pour le moment relativement épargnées, et la plupart ont vu affluer les réfugiés des alentours ».

Non seulement Kléa n’a pas été visée, mais, à en croire la responsable du bureau de l’organisation Caritas de cette ville, interviewée par Jaulmes, les chrétiens de Kléa, longtemps maltraités par leurs compatriotes chiites, ont accueilli « environ 1 250 personnes, toutes chiites ». Un bel exemple de charité humaine.

Et Jacqueline, la dame de Caritas, a cette phrase extraordinaire, qui doit être difficile à lire pour Naïm, l’adepte de la thèse apocalyptique : « «Ils viennent des villages alentour vers Klaya parce qu’ils espèrent qu’ils ne seront pas visés ici (…) ».

Quant aux conditions de coexistence avec les chiites, le père Salmeh Fedi, de l’église Saint-Georges de Kléa, décrit la situation sans fards ; la situation authentique, celle qui n’a pas intéressé Mouna Naïm, aveuglée par sa haine d’Israël ou par les contingences éditoriales doctrinales de son quotidien : « «On n’avait pas le droit de passer dans beaucoup de zones boisées. Même les chasseurs n’avaient pas le droit d’y pénétrer. Les chiites sont revenus massivement depuis six ans dans la région. Ce sont tous des sympathisants du Hezbollah. Ils briment les chrétiens, les espionnent, les emprisonnent parfois, dit le père. L’armée libanaise, présente à Marjayoun, n’a jamais eu le droit de prendre position dans la zone Sud, le long de la frontière israélienne.» ».

Qui sont les ennemis des chrétiens du Liban-Sud, Mouna ? Qui sont ceux qui leur ont fait subir un véritable calvaire ? Et qui s’est réjoui, très naturellement, en 2006, de la défaite du Hezbollah et du déploiement de la force de l’ONU et de l’armée libanaise, le long de la frontière avec l’Etat hébreu ?

Exemple d’anti-journalisme et d’anti-information

Difficile de mentir à ce point. Chaque paragraphe de l’article du Monde constitue une offense à la profession et à la vérité. Chaque paragraphe de Mouna Naïm vient tenter d’établir un fait totalement faux, destiné à présenter une situation qui n’existe pas mais qu’elle s’efforce de présenter comme vraie.

Ainsi, elle invite le lecteur à croire Hassan Nasrallah, le chef de l’organisation terroriste chiite du Hezbollah, lorsqu’il affirme « dans son dernier discours que son parti n’avait pas l’intention de déclencher un conflit armé à partir du Liban sud ».

Entendez: ce sont les Israéliens qui préparent une offensive non provoquée contre le Liban, puisque le Hezb affirme qu’il n’attaquera pas Israël. On nage en pleine intox islamisante ; en fait, et tous les Libanais tremblent à l’idée des conséquences de cette provocation : Nasrallah a déclaré, depuis notre territoire, la guerre totale à Israël. Une guerre d’extermination.

Naïm écrit cependant : « La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui avec l’armée libanaise est chargée d’empêcher toute présence armée au sud du fleuve Litani, n’a relevé aucun mouvement suspect du Hezbollah ».

Quoi de plus normal, les terroristes au service des Syriens et des Iraniens ne sont plus admis au Sud du Litani, aussi, c’est au Nord du fleuve qu’ils se sont redéployés, avec armes et bagages. Et la Sécurité libanaise, contredisant Mme Naïm, a déclaré avant-hier que « Le Hezbollah avait placé ses miliciens en état d’alerte maximale en vue des manœuvres de dimanche ».

Un déni de plus. Une tentative de faire passer les fossoyeurs du Liban pour des intervenants pacifiants face à l’ »agressivité israélienne » qui s’effondre. Pas de quoi décourager l’égérie de Nasrallah pour si peu. Mouna repart dans ses délires : pour elle, le Sud-Liban est un territoire peuplé de victimes homogènes, partageant le même sort de la menace sioniste.

Le gouvernement de Jérusalem a décidé de distribuer des masques à gaz à la population pour parer à l’éventualité d’une attaque iranienne à l’arme chimique. Quelle menace terrible contre les Libanais ! Il est vrai que cela fait au moins trois jours qu’Ahmadinejad n’a pas promis de génocider Israël…

Les habitants du Sud-Liban, tous unis derrière… (derrière quoi, au fait ?), ne sont décidément pas rassurés. « (…) dans plusieurs localités, la construction ou la reconstruction des habitations détruites ou endommagées par la guerre continue ». Naïm y voit un « signe d’attachement profond à la terre ». Les lecteurs du Monde voguent en plein délire de la lyrique djihadiste : à part dans les villes chiites, d’où on tirait des milliers de Katiouchas sur les civils d’en face, dans les autres cités, comme à Kléa, il n’y a strictement rien à reconstruire puisque rien n’a été détruit. Chacun peut venir s’en assurer de lui-même, le Liban n’est pas l’Afghanistan et la Middle East est une excellente compagnie aérienne.

Dans les agglomérations chiites du Sud, tout a été reconstruit de longue date ; ce, d’autant plus que ça n’était pas Coventry ou Dresde, les Israéliens n’ayant démoli que les points d’appui et les bases de lancement de missiles. Dans l’article du Figaro, le père Fadi fait directement allusion aux frappes chirurgicales : « «Les Israéliens connaissent le Liban sans doute mieux que nous, ironise le père Salmeh Fadi. Ils savent qui vivent dans quelle maison, et attaquent sans relâche.» ».

Je me suis rendu à trois reprises depuis la guerre de Beyrouth à Kfar Kileh, haut lieu des attaques du Hezbollah contre les villes israéliennes, et je témoigne qu’on distingue à peine que cette ville de 23 000 habitants, ennemie auto déclarée de l’Etat hébreu, a subi la guerre.

Naïm parle de Kfar Kileh sans mentionner qu’il s’agit d’un bastion du Hezb. Elle passe de Qolayaa (zone d’élevage des koalas ?) la chrétienne à Kfar Kileh sans lâcher sa plume. Elle cite des femmes de Qolayaa qui auraient « ouï dire (…) que des familles de localités voisines ont loué des pied-à-terre au nord du fleuve Litani pour le cas où… et que la demande de tels lieux de repli excède déjà l’offre à Saïda ».

Certes, mais les localités voisines sont chiites !

L’envoyée spéciale se fout de la gueule du monde et particulièrement de celle de ses lecteurs : les « localités voisines », c’est Kfar Kileh et Khiam, sûr que si les terroristes agressent à nouveau les Israéliens, les civils vont, derechef, devoir s’en aller, pour trouver refuge dans le nouveau Hezbollahland, qui s’est établi au Nord du Litani, là où se trouve Saïda.
Elle parle, sans rien expliquer, de la destinée des villes-forteresses des Fous d’Allah. Rien ne concerne moins les Druzes, les sunnites et les chrétiens, qui n’auraient, une fois encore, à se méfier que des balles perdues… et des Fous d’Allah.

Amalgame inepte entre le destin des habitants des Kfar chrétiens et celui d’un marchand chiite de prêt-à-porter de Kfar Kileh. Naïm oublie de préciser – dieu qu’elle est distraite ! – que ses articles pour femmes sont exclusivement des bourkas et des tchadors. A un kilomètre au Nord, à Kléa, on vent des T-shirts et des minijupes, mesurez la différence !

Le marchand chiite de Kfar Kileh, vivant sous la Charia et la loi des miliciens de Nasrallah, concède : « Certains ont peur, d’autres pas. Quelques-uns commencent à préparer les abris. » « Les abris ? Plutôt des tombes rudimentaires qui s’effondreront sur les têtes au premier obus ! ».

Lui dit la vérité. Enfin ! Il a le droit d’avoir peur… que ses maîtres intégristes ne tirent la première salve.

Apostille d’Ilan Tsadik

Les habitants de Kléa sont les amis de toujours de ceux de Métula. La plupart de ces Libanais servaient dans l’Armée du Liban Sud, alliée de Tsahal et travaillaient quotidiennement chez nous.

A la suite du retrait israélien du Liban-Sud, une partie importante de la population de Kléa est venue trouver refuge, face à l’invasion islamiste, à Metula et à Kiriat Shmona. Certains ont ensuite décidé de retourner au Liban. Tous ceux-ci ont subi de longs interrogatoires et des vexations. Beaucoup ont été condamnés à des peines de prison, d’autres, peu nombreux, à la peine de mort, par le régime de Beyrouth, qui était encore sous tutelle syrienne.

Une femme de Kléa fut, huit ans durant, la préceptrice de la fille de Juffa. Elle est retournée au Liban, où son mari, jardinier de profession, a été incarcéré.

La maître d’hôtel du plus grand restaurant de Metula est originaire de Kléa. Le gardien du magasin Orange, de téléphonie mobile à Kiriat Shmona aussi. De même que la tenniswoman no.1, à 14 ans, de l’équipe de Kiriat Shmona, inscrite au championnat d’Israël.

Notes de la rédaction à Métula :

[1] Extrait de la communication du porte-parole de Tsahal à la Ména « Le but de l’exercice est de préparer les différents services et institutions opérant dans l’environnement civil à diverses situations d’urgence. L’exercice mettra en œuvre des opérations tant au niveau de l’état-major que du terrain, et sera conduit par l’Autorité Nationale d’Urgence et le commandement de la Défense Passive ».

[2] Annexe : L’annonce de l’exercice, en entier, en détail et en anglais, transmise telle quelle à la Ména par le porte-parole de l’armée israélienne :

April 5th, 2008

IDF SPOKESPERSON’S ANNOUNCEMENT

National Home Front Training Exercise for Israeli Security and Rescue Forces

On April 6th 2008, the IDF Home Front Command in cooperation with « Rahel » (National Emergency Authority), local authorities, different governmental offices, security and rescue teams and the educational system will participate in a comprehensive national training exercise which will take place across the country.

Representatives from all the participating bodies will take part in « The National Exercise Control Center » which planned the exercise in advance, as a part of the IDF 2008 work plan. The exercise was not planned in relation to any current events.

For the first time the exercise will be lead by « Rahel » (the National Emergency Authority) which was founded in recent months.

The aim of the exercise is to prepare the different services and institutes operating in the civilian environment for various emergency situations. The exercise will incorporate operations at a staff and field level, and will be operated by the National Emergency Authority and the Home Front Command.

As part of the exercise, a minute and a half long siren will be heard on Tuesday, April 8th, at 10am across Israel, excluding Sderot, and the communities surrounding the Gaza Strip.

For the first time, Gadi Sukenik will broadcast on Tuesday, channel 33, between 10-11am, from the Home Front Command’s new studio. During the broadcast Sukenik will speak on behalf of GOC Home Front Command, Maj. Gen. Yair Golan. Guidance and tutorial videos on how to choose a protected space and how to behave during an alert will be shown.

At the same time, an exercise lead by the national educational institutions will take place in which schools and kindergartens will practice entering protected spaces. During the sounding of the siren, Home Front Command bases as well as Governmental Offices and Public Institutions will also practice entering protected spaces. A national exercise will also take place with the participation of local and other authorities and with the participation of the Home Front’s liaison units who were especially recruited for the exercises.

On Tuesday- Thursday, April 8-10th, 2008, a field exercise that will simulate various potential scenarios will take place. Among the scenarios practiced: conventional and non-conventional rockets hitting Israel, chemical-biological incidents, an exercise in « HaEmek » hospital in Afula and different search and rescue drills.

Extraits:

Terrés chez eux pendant plusieurs jours, dans la petite localité de Qolayaa, sous les bombardements de l’armée israélienne, les Rizk ont à nouveau vécu l’épreuve des tirs israéliens contre le convoi dans lequel ils étaient évacués, pourtant avec le feu vert d’Israël. La voix tremblante, ils en parlaient, vendredi 4 avril, comme si c’était hier. On est ici dans la partie est du Liban sud, à la quasi-limite de la frontière avec Israël. Qolayaa est à écrasante majorité chrétienne.

Ce qui ronge Lina, mais aussi ses voisines Nalida et Rania, ce sont ces nouvelles inquiétantes en provenance de l’Etat juif. L’armée israélienne doit effectuer, dimanche 6 avril, des manoeuvres militaires qualifiées de « générales et sans précédent par leur nature et leur ampleur ».

Tout en jurant vengeance, Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a déclaré dans son dernier discours que son parti n’avait pas l’intention de déclencher un conflit armé à partir du Liban sud.

Le Liban sud s’inquiète des manœuvres militaires israéliennes

Mouna Naïm
Le Monde
Le 05.04.08
QOLAYAA (Liban sud) ENVOYÉE SPÉCIALE

Un seul coup de feu et je m’enfuis… Jusqu’au Sri Lanka s’il le faut ! », s’exclame Lina, pour bien signifier sa détermination à s’exiler le plus loin possible de ce Liban sud, théâtre privilégié de conflits armés depuis les années 1970. « Après ce que nous avons vécu lors de la guerre de juillet 2006 [qui pendant 33 jours a opposé le Hezbollah libanais à l’armée israélienne], on ne nous y reprendra plus », renchérit son époux, Elias Rizk.

Terrés chez eux pendant plusieurs jours, dans la petite localité de Qolayaa, sous les bombardements de l’armée israélienne, les Rizk ont à nouveau vécu l’épreuve des tirs israéliens contre le convoi dans lequel ils étaient évacués, pourtant avec le feu vert d’Israël. La voix tremblante, ils en parlaient, vendredi 4 avril, comme si c’était hier. On est ici dans la partie est du Liban sud, à la quasi-limite de la frontière avec Israël. Qolayaa est à écrasante majorité chrétienne.

Ce qui ronge Lina, mais aussi ses voisines Nalida et Rania, ce sont ces nouvelles inquiétantes en provenance de l’Etat juif. L’armée israélienne doit effectuer, dimanche 6 avril, des manoeuvres militaires qualifiées de « générales et sans précédent par leur nature et leur ampleur ». Elles ont été annoncées dans la foulée d’autres informations peu rassurantes, telle l’annulation d’une visite en Allemagne du ministre israélien de la défense Ehoud Barak qui était prévue dans quelques jours, ou encore la décision de distribuer à la population dans les prochains mois des masques contre une attaque chimique – mesure justifiée, d’après la presse israélienne, par la crainte de tirs de missiles iraniens ou syriens.

Israël a également laissé entendre qu’il redoutait un acte de vengeance anti-israélien imminent du Hezbollah après l’assassinat, en février, de son principal responsable militaire et du renseignement, Imad Moghniyeh. Tout en jurant vengeance, Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a déclaré dans son dernier discours que son parti n’avait pas l’intention de déclencher un conflit armé à partir du Liban sud.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui avec l’armée libanaise est chargée d’empêcher toute présence armée au sud du fleuve Litani, n’a relevé aucun mouvement suspect du Hezbollah. Les habitants du Liban sud ne sont pas rassurés pour autant, même si, dans plusieurs localités, la construction ou la reconstruction des habitations détruites ou endommagées par la guerre continue, signe d’attachement profond à la terre.

A la différence de Lina, Nalida et Rania ont l’intention, elles, de rester chez elles, quoi qu’il arrive. Elles se demandent toutefois si la Finul, dont la présence est encore rassurante, ne pliera pas bagage en cas de conflit armé, les abandonnant à leur triste sort.

Elles ont « ouï dire », disent-elles, que des familles de localités voisines ont loué des pied-à-terre au nord du fleuve Litani pour le cas où… et que la demande de tels lieux de repli excède déjà l’offre à Saïda, chef-lieu du Liban sud.

A Kfarkela, à un jet de pierre d’un mirador israélien qui se dresse de l’autre côté de la frontière, le marchand de prêt-à-porter reste placide. « Certains ont peur, d’autres pas, dit-il. Quelques-uns commencent à préparer les abris. » « Les abris ? Plutôt des tombes rudimentaires qui s’effondreront sur les têtes au premier obus ! », s’indigne un restaurateur.

Le premier ministre libanais, Fouad Siniora, a demandé, vendredi, à la Finul de s’assurer qu’Israël ne saisira pas l’occasion des manoeuvres militaires pour se livrer à « de nouvelles violations de l’espace aérien libanais ou à des actes qui accroîtraient la tension à la frontière ». Il a donné instruction à l’armée libanaise d’observer une « extrême vigilance », de « protéger la population » et de « s’opposer à toute violation israélienne ».

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