Magdi Allam: Un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel (Islamic convert boldly comes out of the catacombs, but will the West protect and defend?)

Magdi AllamA chaque femme martyrisée dans le monde, je veux dire que la France offre sa protection en lui donnant la possibilité de devenir française. Nicolas Sarkozy (Bercy, le 29 avril 2007)
Les juristes musulmans sont unanimes que les apostats doivent être punis, même s’ils diffèrent quant au genre de châtiment à leur infliger. La plupart d’entre eux, y compris les quatre écoles principales de la jurisprudence (Hanafi, Maliki, Shafi’i, et Hanbali) comme les quatre autres écoles de la jurisprudence (les quatre écoles shiites d’Az-Zaidiyyah, d’Al-Ithna-ashriyyah, d’Al-Jafariyyah, et d’Az-Zaheriyyah) conviennent que les apostats doivent être exécutés. Sheikh Yusuf Al-Qaradawi (al-Jazeera et IslamOnline)
J’ai donc dû prendre acte du fait que, au delà de la situation caractérisée par la domination du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal se trouve dans un islam qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel. (…) Si nous sommes incapables, ici en Italie, berceau du catholicisme, de garantir à tous la pleine liberté religieuse, comment pourrions-nous l’être quand nous dénonçons la violation de cette liberté dans d’autres pays du monde? Magdi Allam

Ben Laden met en garde l’Europe dans un nouveau message – Libération

Le double message de Ben Laden- Le Figaro

Oussama Ben Laden menace l’Europe et le pape dans un nouveau message – Le Monde

Magdi Allam fustige l’islam – Libération

Une conversion qui crée la polémique – Le Point

Le Vatican gêné après le baptême controversé d’un musulman – Le Monde

Mustapha Cherif « consterné » par le baptême à Rome d’un musulman converti – La Croix

Curieuse coïncidence de calendrier

A l’heure où, après les bonnes paroles habituelles, la France brille à nouveau par son silence suite à la demande d’asile de la dissidente d’origine somalienne toujours menacée de mort Ayaan Hirsi

Et au lendemain d’une énième menace du massacreur en série Ben Laden cette fois contre le Pape …

Que ce baptême, il y a une semaine et le jour même de Pâques, de l’éditorialiste italien d’origine égyptienne et musulmane Magdi Allam par le Pape lui-même!

Mais encore plus curieuse et symptomatique …

Cette façon dont nos médias se précipitent sur la première imprécation venue des bouchers d’Al Qaeda et se montrent soudain si réticents devant les déclarations d’un de ses plus grands critiques.

Il avait pourtant bien commencé (même si massacrer 3000 civils américains d’un seul coup et en annoncer d’autres est, il est vrai,… autrement plus vendeur!).

Né de parents musulmans en Egypte il y a 56 ans, il avait certes fait toutes ses études dans des écoles catholiques mais était retourné un temps à l’islam (il fera le pèlerinage à La Mecque). D’où l’accusation, de la part de ses ennemis dont son compatriote et islamiste masqué Tariq Ramadan, d’être un copte déguisé en musulman.

De même, journaliste au quotidien communiste « Il Manifesto » après une licence de sociologie puis au journal de centre-gauche « La Repubblica » et au vénérable « Corriere della Sera », il avait été un fervent défenseur des immigrés arabes et de la cause palestinienne.

Jusqu’à ces dernières années où il a fallu qu’il prenne des positions de plus en plus critiques par rapport au terrorisme islamiste et au multiculturalisme. Allant même jusqu’à défendre l’Opération « Liberté pour l’Irak » et intitulé l’un de ses livres « Vive Israël! », d’où sa protection policière depuis 5 ans suite aux nombreuses menaces dont il est l’objet …

Extraits (de sa récente lettre au Corriere della Sera au lendemain de son baptême):

Le miracle de la Résurrection du Christ s’est reflété sur mon âme, en la libérant des ténèbres d’une prédication où la haine et l’intolérance à l’égard du “différent“, condamné sans examen comme “ennemi“, l’emportent sur l’amour et le respect du “prochain“ qui reste toujours et en tout cas une “personne“. De la même manière, mon esprit s’est affranchi de l’obscurantisme d’une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, ainsi que la mort violente, ce qui conduit à l’homicide et au suicide, la soumission aveugle et la tyrannie. J’ai ainsi pu adhérer à la religion authentique de la Vérité, de la Vie et de la Liberté. A l’occasion de ma première fête de Pâques comme chrétien, j’ai découvert non seulement Jésus mais aussi, pour la première fois, le vrai et unique Dieu, qui est le Dieu de la Foi et de la Raison.

Ma conversion au catholicisme est l’aboutissement d’une méditation intérieure progressive et profonde. Jamais je n’aurais pu m’y soustraire, étant donné que, depuis cinq ans, je suis contraint de vivre enfermé, avec une surveillance continue de ma maison et une escorte de carabiniers pour chacun de mes déplacements. Cette situation est due aux menaces et aux condamnations à mort que m’adressent les extrémistes et les terroristes islamiques, d’Italie ou de l’étranger.

J’en suis venu à m’interroger sur le comportement de ceux qui ont publié des fatwas – des sentences juridiques islamiques – en me traitant, moi qui étais musulman, d’“ennemi de l’islam“, “hypocrite parce chrétien copte faisant semblant d’être musulman pour nuire à l’islam“, “menteur et diffamateur de l’islam“. Ils justifient de cette façon ma condamnation à mort.

Je me suis demandé comment il était possible que quelqu’un qui – comme moi – s’est inlassablement battu avec conviction pour un “islam modéré“, prenant la responsabilité de s’exposer directement en dénonçant l’extrémisme et le terrorisme islamique, ait fini par être condamné à mort au nom de l’islam et sur la base d’une justification coranique.

J’ai donc dû prendre acte du fait que, au delà de la situation caractérisée par la domination du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal se trouve dans un islam qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel.

Sa Sainteté a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Eglise qui a été jusqu’à présent trop prudente dans la conversion des musulmans, puisqu’elle s’est abstenue de faire du prosélytisme dans les pays à majorité musulmane et n’a rien dit de la réalité des musulmans convertis dans les pays chrétiens. Par peur. Peur de ne pas pouvoir protéger les convertis contre leur condamnation à mort pour apostasie. Peur des représailles exercées sur les chrétiens qui vivent dans les pays musulmans.

Aujourd’hui Benoît XVI nous dit, par son témoignage, qu’il faut vaincre la peur et ne pas craindre d’affirmer la vérité de Jésus y compris aux musulmans.

Pour ma part, je dis qu’il est temps de mettre fin aux abus et à la violence des musulmans qui ne respectent pas la liberté de choix en matière de religion.

En Italie il y a des milliers de convertis à l’islam qui vivent sereinement leur nouvelle foi. Mais il y a aussi des milliers de musulmans convertis au christianisme qui sont obligés de cacher leur nouvelle foi par peur d’être assassinés par les extrémistes musulmans cachés parmi nous. Par un de ces “hasards” qui laissent entrevoir la main discrète du Seigneur, mon premier article dans le « Corriere della Sera », le 3 septembre 2003, était intitulé : “Les nouvelles catacombes des musulmans convertis”. C’était une enquête sur des nouveaux chrétiens en Italie qui dévoilaient leur profonde solitude spirituelle et humaine, due à la défaillance des institutions de l’Etat, qui ne veillent pas à leur sécurité, et au silence de l’Eglise elle-même.

Et bien, je souhaite que le geste historique du pape et mon témoignage les persuadent que le moment est venu de sortir des ténèbres des catacombes et d’affirmer publiquement leur volonté d’être pleinement eux-mêmes.

Si nous sommes incapables, ici en Italie, berceau du catholicisme, de garantir à tous la pleine liberté religieuse, comment pourrions-nous l’être quand nous dénonçons la violation de cette liberté dans d’autres pays du monde ?

Benoît XVI nous dit qu’il faut vaincre la peur

Magdi Cristiano Allam
Corriere della Serra
23 mars 2008

Cher directeur, ce que je vais te raconter concerne une décision de foi religieuse et de vie personnelle que j’ai prise. Elle ne vise en aucune façon à impliquer le “Corriere della Sera“, dont j’ai l’honneur de faire partie depuis 2003 comme directeur adjoint “ad personam“. Je t’écris donc à titre privé, en tant que personnage de cette histoire.

Hier soir, veille de Pâques, je me suis converti à la religion catholique, renonçant ainsi à mon ancienne foi musulmane.

Par la grâce divine, la lumière est finalement apparue au fruit sain et mûr d’une longue gestation vécue dans la souffrance et la joie, entre la réflexion profonde et intime et l’expression consciente et manifeste.

Je suis particulièrement reconnaissant envers Sa Sainteté le pape Benoît XVI, qui m’a administré les sacrements de l’initiation chrétienne – Baptême, Confirmation et Eucharistie – en la basilique Saint-Pierre, au cours de la célébration solennelle de la Veillée Pascale. J’ai pris le nom chrétien le plus simple et le plus explicite : “Cristiano“. Depuis hier soir, je m’appelle donc Magdi Cristiano Allam.

Pour moi, c’est le plus beau jour de ma vie. Pour un croyant, recevoir le don de la foi chrétienne de la main du Saint Père le jour de la fête de la Résurrection du Christ est un privilège sans égal et un bien inestimable.

A presque 56 ans, c’est, à ma modeste échelle, un fait historique, exceptionnel et inoubliable, qui marque un tournant radical et définitif par rapport au passé. Le miracle de la Résurrection du Christ s’est reflété sur mon âme, en la libérant des ténèbres d’une prédication où la haine et l’intolérance à l’égard du “différent“, condamné sans examen comme “ennemi“, l’emportent sur l’amour et le respect du “prochain“ qui reste toujours et en tout cas une “personne“. De la même manière, mon esprit s’est affranchi de l’obscurantisme d’une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, ainsi que la mort violente, ce qui conduit à l’homicide et au suicide, la soumission aveugle et la tyrannie. J’ai ainsi pu adhérer à la religion authentique de la Vérité, de la Vie et de la Liberté. A l’occasion de ma première fête de Pâques comme chrétien, j’ai découvert non seulement Jésus mais aussi, pour la première fois, le vrai et unique Dieu, qui est le Dieu de la Foi et de la Raison.

Ma conversion au catholicisme est l’aboutissement d’une méditation intérieure progressive et profonde. Jamais je n’aurais pu m’y soustraire, étant donné que, depuis cinq ans, je suis contraint de vivre enfermé, avec une surveillance continue de ma maison et une escorte de carabiniers pour chacun de mes déplacements. Cette situation est due aux menaces et aux condamnations à mort que m’adressent les extrémistes et les terroristes islamiques, d’Italie ou de l’étranger.

J’en suis venu à m’interroger sur le comportement de ceux qui ont publié des fatwas – des sentences juridiques islamiques – en me traitant, moi qui étais musulman, d’“ennemi de l’islam“, “hypocrite parce chrétien copte faisant semblant d’être musulman pour nuire à l’islam“, “menteur et diffamateur de l’islam“. Ils justifient de cette façon ma condamnation à mort.

Je me suis demandé comment il était possible que quelqu’un qui – comme moi – s’est inlassablement battu avec conviction pour un “islam modéré“, prenant la responsabilité de s’exposer directement en dénonçant l’extrémisme et le terrorisme islamique, ait fini par être condamné à mort au nom de l’islam et sur la base d’une justification coranique.

J’ai donc dû prendre acte du fait que, au delà de la situation caractérisée par la domination du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal se trouve dans un islam qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel.

Parallèlement, la Providence m’a fait rencontrer des catholiques pratiquants de bonne volonté qui, à cause de leur témoignage et de leur amitié, sont peu à peu devenus un point de référence sur le plan de la certitude de la vérité et de la solidité des valeurs. Tout d’abord mes nombreux amis de Communion et Libération, en tête desquels le père Juliàn Carròn ; mais aussi de simples religieux comme le père Gabriel Mangiarotti, sœur Maria Gloria Riva, le père Carlo Maurizi et le père Yohannis Lahzi Gaid. Ma redécouverte des salésiens, grâce aux pères Angelo Tengattini et Maurizio Verlezza, a culminé dans une amitié renouvelée avec leur recteur majeur, le père Pascual Chavez Villanueva. J’ai enfin reçu le soutien de hauts prélats d’une grande humanité comme le cardinal Tarcisio Bertone, Mgr Luigi Negri, Mgr Giancarlo Vecerrica, Mgr Gino Romanazzi et surtout Mgr Rino Fisichella, qui m’a suivi personnellement dans mon parcours spirituel d’acceptation de la foi chrétienne.

Mais, sans aucun doute, la rencontre la plus extraordinaire et qui a le plus influé sur ma décision de me convertir, c’est celle du pape Benoît XVI. Lorsque j’étais musulman, je l’ai admiré et défendu pour sa capacité à faire, du lien indissociable entre foi et raison, le fondement de la religion authentique et de la civilisation de l’homme. Comme chrétien, j’y adhère pleinement pour m’inspirer d’une nouvelle lumière dans l’accomplissement de la mission que Dieu m’a réservée.

Mon itinéraire a commencé quand j’avais quatre ans. Ma mère, Safeya, était une musulmane croyante et pratiquante. Par le premier d’une série de “hasards” qui se sont révélés non pas fortuits mais intégrés dans le destin divin auquel chacun de nous est appelé, elle m’a confié aux soins pleins de tendresse de sœur Lavinia, de l’ordre des comboniennes. Elle était convaincue que je recevrais une bonne éducation chez ces religieuses catholiques italiennes, installées au Caire, ma ville natale, pour témoigner de leur foi chrétienne à travers une œuvre tendant à contribuer au bien commun.

C’est ainsi que j’ai commencé mon expérience de la vie scolaire, effectuée chez les salésiens de l’Institut Don Bosco pour le collège et le lycée. Tout compte fait, on m’y a transmis non seulement un savoir mais surtout la conscience des valeurs. C’est grâce aux religieux catholiques que j’ai acquis une conception profondément et essentiellement éthique de la vie. Selon cette conception, la personne créée à l’image et à la ressemblance de Dieu est appelée à remplir une mission qui s’insère dans un dessein universel et éternel visant à la résurrection intérieure de chaque individu sur cette terre et à celle de l’humanité entière le Jour du Jugement Dernier. Cette conception, fondée sur la foi en Dieu et sur la primauté des valeurs, est axée sur le sens de la responsabilité individuelle et du devoir envers la collectivité. A cause de cette éducation chrétienne et parce que j’ai partagé l’expérience de la vie avec des religieux catholiques, j’ai toujours eu une foi profonde en la transcendance et j’ai toujours recherché la certitude de la vérité dans les valeurs absolues et universelles.

A un moment donné, la présence aimante et le zèle religieux de ma mère m’ont rapproché de l’islam. Je l’ai pratiqué périodiquement sur le plan cultuel et j’y ai cru sur le plan spirituel. J’en faisais une interprétation qui à l’époque – les années Soixante – correspondait en gros à une foi respectueuse de l’homme et tolérante envers le prochain. Le contexte était celui du régime de Nasser, avec une prédominance du principe laïque consistant à séparer la sphère religieuse de la sphère séculière.

Mon père, Mahmoud, était tout à fait laïc. Sur ce point, il était semblable à une majorité d’Egyptiens qui prenaient l’Occident comme modèle en matière de liberté individuelle, d’usages sociaux et de modes culturelles et artistiques. Malheureusement le totalitarisme politique de Nasser et l’idéologie belliqueuse du panarabisme, qui visait à l’élimination physique d’Israël, ont conduit l’Egypte à la catastrophe et ouvert la voie à la redécouverte du panislamisme, à l’arrivée au pouvoir des extrémistes musulmans et à l’explosion du terrorisme musulman mondialisé.

Les nombreuses années passées à l’école m’ont aussi permis de bien connaître, de près, la réalité du catholicisme ainsi que celle des femmes et des hommes qui ont consacré leur vie à servir Dieu au sein de l’Eglise. Dès cette époque, je lisais la Bible et les Evangiles et j’étais particulièrement fasciné par la figure humaine et divine de Jésus. J’ai pu assister à la sainte messe et il m’est même arrivé, une seule fois, de m’approcher de l’autel et de recevoir la communion. Ce geste manifestait évidemment mon attirance vers le christianisme et mon désir de me sentir inclus dans la communauté religieuse catholique.

Par la suite, quand je suis arrivé en Italie au début des années Soixante-dix, dans les fumées des révoltes étudiantes et les difficultés d’intégration, j’ai vécu une période où un athéisme affiché me tenait lieu de foi, tout en restant fondé sur la primauté des valeurs absolues et universelles. Je n’ai jamais été indifférent à la présence de Dieu, même si c’est seulement maintenant que je sens que le Dieu de l’Amour, de la Foi et de la Raison se concilie pleinement avec le patrimoine de valeurs qui sont enracinées en moi.

Cher directeur, tu m’as demandé si je ne craignais pas pour ma vie, parce que je serais conscient que ma conversion au christianisme m’attirera certainement une énième – et beaucoup plus grave – condamnation à mort pour apostasie.

Tu as tout à fait raison. Je sais à quoi je m’expose mais j’affronterai mon destin la tête haute, sans courber l’échine et avec la solidité intérieure de celui qui est sûr de sa foi. Et je le serai encore plus après le geste historique et courageux du pape qui – dès qu’il a connu mon désir – a tout de suite accepté de me conférer personnellement les sacrements d’initiation au christianisme.

Sa Sainteté a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Eglise qui a été jusqu’à présent trop prudente dans la conversion des musulmans, puisqu’elle s’est abstenue de faire du prosélytisme dans les pays à majorité musulmane et n’a rien dit de la réalité des musulmans convertis dans les pays chrétiens. Par peur. Peur de ne pas pouvoir protéger les convertis contre leur condamnation à mort pour apostasie. Peur des représailles exercées sur les chrétiens qui vivent dans les pays musulmans.

Aujourd’hui Benoît XVI nous dit, par son témoignage, qu’il faut vaincre la peur et ne pas craindre d’affirmer la vérité de Jésus y compris aux musulmans.

Pour ma part, je dis qu’il est temps de mettre fin aux abus et à la violence des musulmans qui ne respectent pas la liberté de choix en matière de religion.

En Italie il y a des milliers de convertis à l’islam qui vivent sereinement leur nouvelle foi. Mais il y a aussi des milliers de musulmans convertis au christianisme qui sont obligés de cacher leur nouvelle foi par peur d’être assassinés par les extrémistes musulmans cachés parmi nous. Par un de ces “hasards” qui laissent entrevoir la main discrète du Seigneur, mon premier article dans le « Corriere della Sera », le 3 septembre 2003, était intitulé : “Les nouvelles catacombes des musulmans convertis”. C’était une enquête sur des nouveaux chrétiens en Italie qui dévoilaient leur profonde solitude spirituelle et humaine, due à la défaillance des institutions de l’Etat, qui ne veillent pas à leur sécurité, et au silence de l’Eglise elle-même.

Et bien, je souhaite que le geste historique du pape et mon témoignage les persuadent que le moment est venu de sortir des ténèbres des catacombes et d’affirmer publiquement leur volonté d’être pleinement eux-mêmes.

Si nous sommes incapables, ici en Italie, berceau du catholicisme, de garantir à tous la pleine liberté religieuse, comment pourrions-nous l’être quand nous dénonçons la violation de cette liberté dans d’autres pays du monde ? Je prie Dieu pour que ce jour de Pâques spécial voie la résurrection spirituelle de tous les fidèles au Christ qui ont été jusqu’à maintenant dominés par la peur. Joyeuses Pâques à tous.

Voir aussi:

A Prayer for Freedom
Will the West protect and defend?
Robert Spencer
NRO
March 26, 2008

Italy’s leading Muslim writer has become a Catholic. As Pope Benedict XVI baptized Magdi Allam during an Easter service at the Vatican, the glare of international publicity annoyed at least one Muslim, Yahya Sergio Yahe Pallavicini, vice president of Coreis, the Italian Islamic Religious Community. He told reporters: “What amazes me is the high profile the Vatican has given this conversion. Why could he have not done this in his local parish? . . . If Allam truly was compelled by a strong spiritual inspiration, perhaps it would have been better to do it delicately, maybe with a priest from Viterbo where he lives.”

Why should the exercise of a basic human right, the freedom of conscience, be a matter for delicacy? In voicing this complaint Pallavicini raised yet again the Islamic-supremacist specter that increasingly haunts Europe — for in traditional Islamic law, Christians in the Islamic state must be unobtrusive and submissive, eschewing bells, processions, and other public displays, and remaining private and unostentatious in their religious observances, so as to avoid offend the delicate sensibilities of Muslims. In suggesting that Allam would have done better to convert somewhere away from the flashbulbs and microphones, Pallavicini suggests that all this is part of his own mental baggage: In a perfect world, Christians may practice their faith, but they must do so out of sight.

The new convert himself, an editorial writer and deputy editor at the Italian daily Corriere della Sera and for years a vociferous critic of the jihad ideology and Islamic supremacism, might agree that this is indeed part of the attitude that Islamic sharia law can inculcate in its adherents. “Over the years,” he wrote trenchantly about Islam in a letter to Corriere della Sera, “my spirit has been freed from the obscurantism of an ideology that legitimizes lies and deception, violent death that leads to homicide and suicide, blind submission to tyranny.”

Must Allam now live in fear of this violent ideology? Yes. Allam has been under guard ever since he expressed support for Israel, which he does in no uncertain terms — in fact, he entitled a book Viva Israel after Hamas jihadists sent him death threats. And now he expects more, saying that he will likely receive “another death sentence for apostasy.”

The Islamic death sentence for apostasy is very real. All the schools of Islamic jurisprudence agree that apostates must be executed, and this law is rooted in the dictum of the Muslim prophet Mohammed: “Whoever changes his religion, kill him.” The internationally influential Sheikh Yusuf Al-Qaradawi, the eminence behind al-Jazeera and IslamOnline, who has been praised by Georgetown Islamic scholar John Esposito as a “reformist,” insisted recently on the traditional and mainstream status of this death sentence: “Muslim jurists are unanimous that apostates must be punished, yet they differ as to determining the kind of punishment to be inflicted upon them. The majority of them, including the four main schools of jurisprudence (Hanafi, Maliki, Shafi’i, and Hanbali) as well as the other four schools of jurisprudence (the four Shiite schools of Az-Zaidiyyah, Al-Ithna-ashriyyah, Al-Jafariyyah, and Az-Zaheriyyah) agree that apostates must be executed.”

Given the weight of this traditional ruling, it is extremely difficult for Islamic reformers to make headway — as Allam well knows. In his letter to Corriere della Sera, he explained that this was also one of the signposts on his journey toward conversion: “I asked myself how it was possible that those who, like me, sincerely and boldly called for a ‘moderate Islam,’ assuming the responsibility of exposing themselves in the first person in denouncing Islamic extremism and terrorism, ended up being sentenced to death in the name of Islam on the basis of the Quran.” It would not have been an outcome envisioned by those who have insisted that the elements of Islam that jihadists use to justify their violent actions are peripheral at best to the faith itself.

Nonetheless, Allam took this step with open eyes: “I realize what I am going up against but I will confront my fate with my head high, with my back straight and the interior strength of one who is certain about his faith.” And his concern is for other converts: also in his letter to Corriere, Allam remembered that “by one of those ‘fortuitous events’ that evoke the discreet hand of the Lord, the first article that I wrote for the Corriere on Sept. 3, 2003 was entitled ‘The new Catacombs of Islamic Converts.’ It was an investigation of recent Muslim converts to Christianity in Italy who decry their profound spiritual and human solitude in the face of absconding state institutions that do not protect them and the silence of the Church itself.” The situation hasn’t changed since then: “Thousands of people in Italy have converted to Islam and practice their faith serenely. But there are also thousands of Muslims who have converted to Christianity who are forced to hide their new faith out of fear of being killed by Islamist terrorists.”

Allam praised Pope Benedict for baptizing him in the public manner that nettled Pallavicini, for in doing so, he said, the Pontiff “sent an explicit and revolutionary message to a church that until now has been too cautious in the conversion of Muslims . . . because of the fear of being unable to protect the converted who are condemned to death for apostasy.”

Perhaps the conversion of Magdi Allam will herald the end of this shameful silence and fear, and trigger the recovery of a bit of self-confidence on the part of the West — such that European states and the Church will more zealously guard these new converts, recognizing in their conversion the expression of one of the fundamental human rights challenged today by the global jihad.

Even that would not be as great a Paschal gift as the one Magdi Allam received last weekend. But for all those who cherish the freedom of conscience as a fundamental human right, it would be a ray of hope.

— Robert Spencer is the director of Jihad Watch and author of the New York Times bestsellers The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades) and The Truth About Muhammad.

One Response to Magdi Allam: Un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel (Islamic convert boldly comes out of the catacombs, but will the West protect and defend?)

  1. bahia maroc dit :

    Je vous trouve bizzare et j’ai été degouttée par vos propos!!!!

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