Irak: Attention, de prétendus mensonges peuvent en cacher bien d’autres

https://i0.wp.com/iraq911.tripod.com/images/__3rd-infantry-saddam-911c_2.jpgIl faut tout le réductionnisme de l’expertise molle ou nulle qui sévit en Occident pour classifier comme des entités rigidement organisées et isolées les unes des autres les groupes djihadistes. Pour les traiter comme des partis parlementaires occidentaux – pour prendre avec des pincettes les traces de ces collaboration, et n’y pas voir une entreprise d’importance : comme Téhéran, Damas, et la partie immergée de l’establishment saoudo-wahhabi, la Bagdad saddamienne était membre du grand carré d’as de la terreur arabo-musulmane, sans oublier le joker du mouvement palestinien. Laurent Murawiec
Even when viewed through a post-war lens, documentary evidence of messages are consistent with the Iraqi Survey Group’s conclusion that Saddam was at least keeping a WMD program primed for a quick re-start the moment the UN Security Council lifted sanctions. Iraqi Perpectives Project (March 2006)
Captured Iraqi documents have uncovered evidence that links the regime of Saddam Hussein to regional and global terrorism, including a variety of revolutionary, liberation, nationalist, and Islamic terrorist organizations. While these documents do not reveal direct coordination and assistance between the Saddam regime and the al Qaeda network, they do indicate that Saddam was willing to use, albeit cautiously, operatives affiliated with al Qaeda as long as Saddam could have these terrorist operatives monitored closely. Because Saddam’s security organizations and Osama bin Laden’s terrorist network operated with similar aims (at least in the short term), considerable overlap was inevitable when monitoring, contacting, financing, and training the same outside groups. This created both the appearance of and, in some ways, a de facto link between the organizations. At times, these organizations would work together in pursuit of shared goals but still maintain their autonomy and independence because of innate caution and mutual distrust. Though the execution of Iraqi terror plots was not always successful, evidence shows that Saddam’s use of terrorist tactics and his support for terrorist groups remained strong up until the collapse of the regime.  Iraqi Perspectives Project (Saddam and Terrorism, Nov. 2007, released Mar. 2008)
Le Pentagone avoue discrètement qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam Hussein et Al-Qaida. (…) cinq ans après avoir essayé de réaliser l’impossible rêve néoconservateur d’instaurer la démocratie par la force dans le monde arabe (…) l’Amérique est embourbée dans une impasse (…) Par ses mensonges, l’administration Bush a gâché, pour longtemps, l’image et le crédit des Etats-Unis à travers le monde. Le Monde

Ainsi va la vulgate médiatique que les Patrice Claude du monde nous rabâchent depuis cinq ans.

Sauf que les fameux mensonges de la guerre d’Irak sont justement ceux de Saddam sur ces ADM sur lesquels il a refusé jusqu’au bout de faire la lumière.

Mais aussi de ces mêmes médias qui, comme le rappelle le chercheur franco-américain Laurent Murawiec, continuent à nier l’évidence qu’Al Qaeda comme Saddam avaient, bien avant l’invasion alliée, préparé leur insurrection en Irak.

Certes aidés, au-delà de l’inévitable courbe d’apprentissage de Sunnites depuis toujours dominants et d’un Iran attisant les flammes, par la désastreuse décision, du côté américain, de l’équipe de Paul Bremer d’abandonner du jour au lendemain le plan originel de ne purger l’Armée irakienne que de ses généraux baasistes, privant ainsi les forces alliées non seulement d’une importante force pour la protection du territoire et la reconstruction nationale mais livrant à l’insurrection quelque 250 à 300 000 soldats et officiers …

On en apprend de belles!
Laurent Murawiec
Metula News Agency
26/03/8

Que dit la sagesse des nations ? « Tout vient à point à qui sait attendre ». On nous l’a répété à satiété : l’Irak de Saddam n’avait rien de rien à voir avec al-Qaida. Bush avait donc menti. La Guerre d’Irak était illégitime. C’était un prétexte pour mettre la main sur l’or noir (pour qu’il coûte moins cher !), pour les profits d’Halliburton, pour servir les intérêts d’Israël, et ceux, évidemment, de la domination impérialiste du Moyen-Orient. N’oublions pas que l’Irak de Saddam n’avait rien à voir, en général, avec la terreur, ni avec al-Qaida, en particulier, et que seule l’invasion américaine a amené les djihadi par milliers à venir en Irak pour y constituer le centre nerveux de la terreur mondiale ; oublions au passage que les Américains en ont tué pas loin de 35 000 ; les djihadi sont venus, ils ont vu, ils ont été vaincus. Il y a des évidences dont l’examen prouve l’inanité, sans les empêcher d’être sans cesse rabâchées.

Al-Qaida préparait l’insurrection, en Irak, avant l’invasion américaine

Eh ! bien, ayant attendu un peu, on en apprend de belles. On apprend que le 17 Février 2008, Al-Ekhlaas, le forum terroriste numéro un (protégé par mot de passe) sur le Net, publiait un document d’al-Qaida sur la vie et l’œuvre d’Abou Moussa Al Zarqawi, le tueur fou du djihad, qui dirigea AQI – al-Qaida en Irak -, à grands renforts de massacres et de décapitations, avant de se faire proprement dégommer par une bombe américaine. Le texte, signé par « Saif Al Adel », pseudonyme d’un dirigeant important de l’organisation djihadie, indique que Zarqawi était arrivé dans les zones sunnites du centre de l’Irak avant le déclenchement de l’assaut américain, en 2003, pour y préparer l’insurrection contre les Américains (baptisée « résistance » par le crétinisme médiatique ambiant). [1]

On était déjà au courant de la présence de Zarqawi en Irak du Nord avant la guerre, où il avait travaillé avec « Ansar al-Islam », groupe irakien affilié d’al-Qaida et actif dans les zones kurdes du pays. Ansar al-Islam avait aidé des membres d’al-Qaida proprement dit à s’installer en Irak – avant la guerre. Bien que l’auteur nie qu’al-Qaida ait entretenu des relations avec le régime de Saddam, cela n’empêche pas que l’organisation de Bin Laden se soit trouvée sur place avant l’invasion américaine, au motif unique d’y préparer la lutte contre les forces américaines.

Quelles que soient les dénégations de « Saif Al Adel », il n’y a aucune raison de supposer que le régime policier et totalitaire de Saddam n’ait pas été au courant de la présence d’al-Qaida, et de celle de Zarqawi : ce dernier séjourna dans les zones sunnites du centre de l’Irak, totalement acquises – la suite insurrectionnelle l’a montré – à Saddam Hussein. On voit mal Zarqawi préparer une insurrection et mettre sur pied des cellules terroristes en plein territoire saddamien et à l’insu des multiples services barbouzards du régime –. En fait, on voit mal qu’il ait pu se passer de leur approbation.

L’auteur a beau prétendre qu’ « il n’y avait pas de relations entre [Zarqawi] et le régime de Saddam qui vaillent d’être mentionnées », mais peut-être y avait-il des relations qui valent de ne pas l’être. En tout état de cause, « le frère Abou Moussab [Zarqawi] décida d’aller en Irak… Notre analyse était que les Américains, tôt ou tard, feraient l’erreur d’envahir l’Irak, que l’invasion mènerait à la chute du régime, et que nous devrions jouer un rôle important dans la confrontation et la résistance, et que c’était là notre chance historique d’établir l’Etat islamique… ». Ajoutons que le régime de Saddam avait lui-même préparé une guerre insurrectionnelle dans les régions sunnites, ouvrant la possibilité de synergies entre saddamiens et djihadi, qui se manifesta effectivement pendant la période 2004-2007 –. Les fables épousées par la quasi-totalité des media internationaux concernant la « résistance » spontanée « des Irakiens » s’évaporent, quelles qu’aient été les erreurs commises du côté américain.

Le « proconsul » de Bagdad se prend pour MacArthur

Et, a propos d’erreurs américaines : on trouve dans un long article de l’excellent reporter qu’est Michael Gordon, paru le 17 mars dans le New York Times [2], l’histoire ahurissante qui suit : comment la décision prise par Bush (et Rumsfeld, et son adjoint Doug Feith), dix semaines avant l’invasion de 2003 – de purger les généraux baasistes et de garder les officiers – fut du jour au lendemain, à la hussarde, révoquée par Paul Bremer, le « proconsul » américain à Bagdad. On apprend ainsi qu’au cours d’une réunion du Conseil national de sécurité, le 22 mai 2003, Bremer « informa le président et ses adjoints qu’il s’apprêtait à émettre un décret dissolvant l’Armée irakienne ». Cette décision équivalait à ouvrir un bureau de recrutement aux djihadi, puisque les cadres supérieurs de l’Armée de Saddam étaient surtout sunnites.

Le lendemain, le décret paraissait. Bremer « avait pris la décision sans consulter le gouvernement [américain], sans discuter avec le secrétaire d’Etat [Colin Powell], ni le plus haut gradé américain en Irak, le général David D. McKiernan. ». Powell – qui a la menterie facile quand il s’agit de protéger sa réputation – rapporte cependant qu’il s’en ouvrit à Condi Rice, alors conseillère à la Sécurité nationale. « Condi, que s’est-il passé ? » Et elle de répondre : « J’ai été surprise, mais la décision est prise et le président soutient [Bremer]. C’est lui qui est sur le terrain. » Powell conclut : « Fin du débat ».

On croit rêver : une décision présidentielle est annulée par un haut fonctionnaire manipulateur qui prend tout le monde à l’improviste et fait passer en force une décision désastreuse. Le président, loin de piquer un fard, accepte humblement de se faire négligemment traiter comme un subalterne sans importance. Ses conseillers – dont la mission aurait dû être de mettre le holà à cette folie, ne disent rien. Le plan développé avant l’invasion par le général Jay Gardner, qui fut le premier administrateur américain en Irak, était pourtant bien clair : l’Armée irakienne contribuerait à la protection du territoire et agirait comme force de reconstruction nationale. Le 12 mars 2003, huit jours avant l’invasion, l’adjoint de Rumsfeld, Feith, présenta le plan au NSC. Il prévoyait de dissoudre la Garde républicaine, les prétoriens de Saddam – pas l’armée. Feith lançait aussi un avertissement : on ne peut licencier 250 à 300 000 soldats et les jeter à la rue. Le général Abizaid, numéro deux des forces américaines, remarquait, avec pertinence, que les armées arabes sont nombreuses, parce que cela permet aux gouvernements de neutraliser les jeunes gens en colère afin qu’ils ne courent pas les rues et de les encadrer.

Le général McKiernan rapporte qu’il ne fut jamais consulté. Les sources consultées par Michael Gordon jurent que Bremer avait tout orchestré pour que le reste du gouvernement, tous ceux qui avaient la charge du dossier irakien, ne sachent rien de la décision qu’il tramait, ce, jusqu’au dernier moment. En un mot, explique un haut fonctionnaire cité, « la décision la plus grave de l’occupation fut prise en secret, sans que les principaux conseillers du président aient l’occasion de l’examiner et de présenter leurs vues au président ». Les chefs d’état-major des Forces armées (joint chiefs) n’eurent pareillement pas l’occasion d’en débattre. Mais quand Bremer et ses adjoints présentèrent leur plan de « reconstruction » d’une armée qu’ils venaient de détruire, elle était si petite et si inadéquate qu’elle ne put contribuer à la sécurité du pays.

On s’en serait douté, Bremer défend aujourd’hui sa décision en mentant comme un arracheur de dents et en « chargeant » tous les autres. C’est qu’entre-temps, Bush lui a décerné, à l’issue d’un choix des plus ineptes, la plus haute décoration civile des Etats-Unis, la Médaille présidentielle de la liberté – en compagnie de cet incompétent banqueroutier, George Tenet, dont la CIA, sous sa direction, fut incapable de détecter quoi que ce soit des machinations ourdies contre les Etats-Unis.

Il y a ici des leçons à méditer :

D’abord, l’incroyable ineptie de Bush, manœuvré comme un bleu par sa bureaucratie, incapable de défendre ses propres décisions, incapable des les imposer à ses subordonnés, incapable d’en tirer les leçons, sauf une fois par an, quand la coupe est pleine et que la moutarde lui monte au nez. Ca ne fait évidemment pas une politique. Dans de telles circonstances, le choix des hommes est décisif, et c’est probablement là que le bât blesse le plus cruellement.

Puis l’ineptie non moins croyable de ses proches conseillers, Condi Rice la première, qui, au lieu de stopper ou de freiner la décision de Bremer, pour que le président puisse prendre son temps, se tut et accepta l’usurpation de pouvoir, n’exerçant donc pas son rôle d’ « aiguilleur en chef », régulatrice du trafic des décisions entre ministères et autorités. Ineptie condamnable et nuisible.

Encore, la méthode suivie par le diplomate Bremer est celle que pratiquent, sans vergogne ni interruption, le département d’Etat et la CIA. Elle consiste à manipuler, utiliser le secret, les fuites de presse, pour circonvenir les représentants élus par le peuple, qu’ils méprisent et qu’ils considèrent tout juste bons à être blousés.

Les conséquences sont gravissimes, pour l’Irak et pour les Etats-Unis, de l’incroyable légèreté de Bremer, qui se prenait vraiment pour le « MacArthur de Bagdad », et ne tolérait aucun manquement à son autorité. Voilà ce qui se passe quand on laisse la bride sur le cou des fonctionnaires ; irresponsables, ils ne rendent de comptes à pas grand monde, surtout si le président a renoncé aux prérogatives de sa charge : qui veut être président doit dompter la bureaucratie, et non se faire rouler dans la farine par elle. Cela, Bush ne l’a jamais su ni compris.

Ajoutons que le crétinisme qui attribue aux « néo-conservateurs » tous les pêchés de la Guerre d’Irak est battu en brèche par ces révélations : c’est Bremer et les diplomates, c’est Bush et Condi, alors que les néo-con avaient vu juste. Qui va faire son mea culpa ? Ne comptons ni sur les idéologues, ni sur les menteurs pour se porter volontaires – autant dire que les media n’ont aucune intention de se dédire : ils sont toujours infaillibles, ces braves gens.

13 conférences de terroristes convoquées par Saddam dans l’année qui précéda l’invasion

Autre pièce versée cette semaine au dossier : un rapport commandé par le gouvernement à l’Institute for Defense Analysis (IDA) (l’Institut pour l’analyse de la Défense), l’un des principaux instituts de recherche militaire para officiels [3]. L’IDA a reçu du département de la Défense 600 000 documents irakiens (le Dossier « Harmonie »), saisis à Bagdad par les forces américaines. Leur analyse montre une entreprise systématique d’étroite collaboration entre les services secrets irakiens et les affiliés régionaux d’al-Qaida, dont le Djihad islamique égyptien, ex-group de Zawahiri, le numéro deux d’al-Qaida.

Parmi ces documents, un rapport annuel de 2002 à la section M8 (Directoire des mouvements de libération nationale) du Service de Renseignement Irakien (IIS), montrant que l’IIS avait convoqué 13 conférences de terroristes dans l’année – un an avant l’invasion – et que Saddam avait reçu personnellement pas moins de 37 messages de félicitations de groupes terroristes internationaux. L’IIS avait émis 699 faux passeports au bénéfice de terroristes pendant l’année. Certes, Saddam et Bin Laden étaient en désaccord au sujet de la finalité : restauration du Califat ou hégémonie irakienne sur le panarabisme et la région. Cela n’a jamais empêché les collaborations, fussent-elles uniquement ponctuelles, pourvu qu’elles soient anti-occidentales. Commentaire d’un expert : c’est comme la collaboration entre le Cartel de la cocaïne de Cali et celui de Medellin. Autrement dit – et il y a une masse de documents qui vont dans le même sens, l’Irak saddamien était bien un lieu de rendez-vous protégé de la terreur djihadiste et terroriste internationale.

L’ « image de toute l’Affaire » tranche avec le récit médiatique

Il faut tout le réductionnisme de l’expertise molle ou nulle qui sévit en Occident pour classifier comme des entités rigidement organisées et isolées les unes des autres les groupes djihadistes. Pour les traiter comme des partis parlementaires occidentaux – pour prendre avec des pincettes les traces de ces collaboration, et n’y pas voir une entreprise d’importance : comme Téhéran, Damas, et la partie immergée de l’establishment saoudo-wahhabi, la Bagdad saddamienne était membre du grand carré d’as de la terreur arabo-musulmane, sans oublier le joker du mouvement palestinien. Une administration pourvue de ses esprits aurait joué cette carte dans son œuvre de relations publiques et diplomatique, sans attendre le crépuscule.

Au bilan, ces trois affaires nous montrent la singulière impéritie de l’administration Bush ainsi que la genèse et le visage véritables de l’insurrection en Irak. Il aurait été souhaitable de ne pas perdre quatre ans pour y arriver. Ce que l’on appelle l’image de toute l’affaire diffère en tout cas fondamentalement du récit que l’engeance médiatique et l’establishment multinalionalisto-onusien en a donné. Conjugués, ces deux facteurs ont fait de la guerre un embrouillamini complet, jusqu’au Surge (la contre-offensive américaine victorieuse contre les terroristes. Ndlr) en tout cas. Les succès impressionnants enregistrés sous l’égide de généraux Petraeus et Odierno avec la guerre contre-insurrectionnelle ont permis de remonter la pente, mais celle-ci aura été bien plus abrupte qu’elle aurait pu et dû l’être.

Notes :

[1] http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1986706/posts

[2] http://www.nytimes.com/2008/03/17/world/middleeast/17bremer.html

[3] http://www.scribd.com/doc/2280917/Iraqi-Perspectives-Project-Saddam-and-Terrorism-Emerging-Insights-from-Captured-Iraqi-Documents

Voir aussi:

Putin’s intelligence backs Bush war rationale

AB.net

19 June , 2004

Reporter: Emma Griffiths
HAMISH ROBERTSON: Russian President Vladimir Putin has revealed intelligence information that could boost George W. Bush’s arguments for going to war in Iraq.

The Russian President says his intelligence services received several reports that Saddam Hussein was planning to strike the United States and that they passed on that information to their American counterparts.

The intelligence has never featured in the White House’s arguments for going to war and, as our Moscow Correspondent Emma Griffiths reports, it’s all the more surprising because of its source – Vladimir Putin himself –who’s been a vocal opponent of the invasion of Iraq.

EMMA GRIFFITHS: The intelligence first filtered out through Interfax, Russia’s semi-official news agency. It quoted an unnamed source who argued that the conclusions of the commission investigating the September 11 attacks didn’t quite paint a full picture of the situation in Iraq two years ago.

It concluded there was no link between al-Qaeda and Saddam Hussein – a key argument given by the Bush administration for going to war.

The Russian source said intelligence services here didn’t have any evidence to dispute the commission’s conclusion. But it did have information that Saddam Hussein posed a serious threat to the United States.

Russian President Vladimir Putin has now confirmed that intelligence. He says Russian agents had received information that Iraq’s special forces were preparing terrorist attacks on the United States, and on its military bases around the world.

VLADIMIR PUTIN (translated): Russian special services received such information several times and passed it on to their American colleagues.

EMMA GRIFFITHS: The Russian President said that even George Bush personally thanked the head of one of Russia’s intelligence agencies, calling the information very valuable. But the intelligence has never featured in White House arguments for invading Iraq.

Moscow-based thinktank, the US and Canada Institute, is sceptical. Deputy Director Viktor Kremenyuk believes the Russian President is trying to help his American counterpart out of a tight spot, in the hope the favour might be returned.

VIKTOR KREMENYUK: A week ago they had a meeting with Mr Bush and they discussed some things. The (inaudible) island and theG8 summit, and maybe one of the issues was of course coordinating their activities in fighting this terrorism and so on.

Second of course, there is a rapprochement between the two sides on the issue of Iraq, which was fixed by the newly adopted resolution of the UN Security Council. So they are now in the one boat.

One defending the other, may hope that the other will defend the first in the case of need. One thing which now dominates, maybe, the concerns of the Russian leader, and that is the growing criticism of his domestic activities.

What are you going to do in Russia? Why there is problems with media? Why there are problems with human rights? And in this conditions of course, maybe he thinks that if he presents himself as the American ally, many Americans would look at him differently.

EMMA GRIFFITHS: The US and Canada Institute’s Viktor Kremenyuk wants more details about the intelligence –the when, where, who, and how of the apparent plans Saddam Hussein was hatching. But so far, there’s no indication that Vladimir Putin will elaborate on his surprising revelation.

This is Emma Griffiths in Moscow for Saturday AM.

One Response to Irak: Attention, de prétendus mensonges peuvent en cacher bien d’autres

  1. […] ne pas voir, avec l’historien américain Victor Davis Hanson et alors que 10 ans après une intervention américaine (et en fait alliée) qui avait soulevé l’hystérie collective anti-Bush que […]

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