Mai 68/40e: Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents cinéastes militants (Blame it on Fidel)

https://i0.wp.com/fr.web.img6.acsta.net/medias/nmedia/18/36/40/52/18688592.jpg[Et tu penses qu’en France le Mossad pourrait attaquer les synagogues …?] Je ne sais pas si c’est le cas. Simplement, ce que je dis, c’est qu’il faut savoir à qui peut profiter le crime. José Bové à Karl Zéro, Canal plus, avril 2002
A la limite, c’est eux qui l’ont fait, mais c’est nous qui l’avons voulu. Jean Baudrillard
La plus grande oeuvre d’art jamais réalisée … Karlheinz Stockhausen
 J’aurais été bien plus content si, le 11 septembre, le Pentagone avait été mis à terre et s’ils n’avaient pas manqué la Maison Blanche – au lieu de voir s’effondrer les Twin Towers remplies de milliers de travailleurs américains, parmi lesquels, paraît-il, se trouvaient presqu’un millier de clandestins. Toni Negri
Aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone. Thierry Meyssan
[Est-ce que tu penses que Bush peut être à l’origine de ces attentats (les attentats du 11-Septembre) ?] Je pense que c’est possible. Je sais que les sites qui parlent de ce problème sont des sites qui ont les plus gros taux de visites. (…) Et donc je me dis, moi qui suis très sensibilisée au problème des nouvelles techniques de l’information et de la communication, que cette expression de la masse et du peuple ne peut pas être sans aucune vérité. (…) Je ne te dis pas que j’adhère à cette posture, mais disons que je m’interroge quand même un petit peu sur cette question.(…) C’est la responsabilité de chaque blogueur de se faire son idée. Christine Boutin (Entretien avec Karl Zéro, Canal plus, nov. 2006)
« Je suis allée voir l’ambassadeur iranien à l’époque et il a dit que bien sûr c’était vrai. » (…) Elle affirme donc que la CIA et d’autres agences étaient au courant qu’il y aurait quelque chose le 11 septembre? « Absolument ». Doit-on comprendre qu’il s’agit d’un complot interne US ou que al-Qaïda est le responsable? « Tout le monde est responsable. Si seulement vous en saviez plus, c’est encore plus déprimant. » Juliette Binoche (Entretien pour the Telegraph, sept. 2007, après sa fameuse manifestation pro-palestinienne du 23/03/02 contre la « Juiverie internationale »)
Moi j’ai tendance à être plutôt souvent de l’avis de la théorie du complot.(…) Parce que  je pense qu’on nous ment sur énormément de choses: Coluche, le 11-Septembre. (…) c’était bourré d’or les tours du 11-Septembre, et puis c’était un gouffre à thunes parce ce que ça a été terminé, il me semble, en 73 et pour recâbler tout ça, pour mettre à l’heure de toute la technologie et tout, c’était beaucoup plus cher de faire les travaux que de les détruire. Marion Cotillard

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes, ou cinéastes ou… les deux à la fois!

A l’heure où notre fraichement oscarisée et militante écolo Marion Cotillard nationale, vient cruellement, après nos Meyssan, Karel, Laurent, Bové et autres Boutin nationaux (ou notre autre oscarisable Marjane Satrapi sur l’Iran), de se voir rattraper par un certain et apparemment très français inconscient collectif anti-américain…

Et poursuivant notre remontée, en cette 40e année-anniversaire de Mai 68, sur les dérives idéologiques des années 1970 …

Retour sur ce qu’analysait bien dans son premier film il y a deux ans (« La faute à Fidel ») une autre actrice et fille de metteur en scène (Julie Gavras, fille du célèbre cinéaste militant Constantin Costa-Gavras, auteur notamment de « Missing » sur… un autre 11 septembre!) …

A savoir, cette « éducation passive », qui contribue, dès notre plus jeune âge et peut-être tout particulièrement dans le cas d’enfants de militants, à nous faire ce que nous sommes

Le film de mon père, Missing, m’a aussi marquée. C’est le premier film de mon père dont j’ai compris le sens. J’avais alors 11 ans. Il m’a influencée en quelque sorte passivement, et mes parents ne savaient pas à quel point cela avait joué un rôle, à quel point les événements chiliens m’ont marqué, même par la suite.. Un peu comme ce qui se passe pour Anna… C’est ce que j’appelle l’éducation passive…

Julie Gavras : dans ‘La faute à Fidel’, l’Histoire n’était pas abordable directement
Propos recueillis par Sandra Ktourza
Vousnousils
Lundi 13 novembre 2006

Dans son premier film La faute à Fidel, Julie Gavras nous fait revivre les événements marquants de l’année 70. Oui, mais vus uniquement par les yeux d’une petite fille de neuf ans, Anna, bouleversée par l’engagement politique soudain de ses parents. Julie Gavras nous explique le choix de son sujet, et l’importance du regard de l’enfant, qui rend possible une vision autre de l’histoire.

Votre film est inspiré du livre éponyme de Domitilla Calamai. Avez-vous suivi le livre tel quel ou apporté des éléments personnels ?

Tout d’abord le livre se passait en Italie et le film lui se déroule en France. J’ai dû également faire le choix de la ou des années pendant lesquelles allait se dérouler l’histoire, qui dans le livre va de 68 à 72. Or j’ai choisi de resserrer l’action sur une seule année, de l’été 70 à l’été 71, j’ai voulu concentrer l’histoire au maximum. J’ai retenu l’année 70, qui correspond à la fois à la fin et au début d’une nouvelle ère : la mort de de Gaulle et aussi ce qu’on appelle « l’année 0 » des femmes.

Enfin, je ne souhaitais pas traiter de 68, déjà trop traité par ailleurs. J’ai néanmoins repris beaucoup d’éléments du livre : le point de vue unique de l’enfant, le père espagnol qui vient d’une famille franquiste, la sœur du père qui est anti-franquiste et dont le mari a été assassiné. Puis la venue de cette sœur qui va tout bouleverser.

La petite fille grandit dans le livre, elle évolue sur 4 ans, mais dans le film non. Quand le livre se termine, Ottavia a 12 ans. Elle a beaucoup changé, son corps se transforme, elle se tourne vers l’extérieur, elle commence à s’intéresser aux garçons. Or je voulais que dans le film -où Anna n’a que 9 ans- elle reste tournée vers sa famille, pour que l’on puisse sentir à quel point l’attitude de ses parents l’affectait et la transformait profondément. Enfin, dans le livre, les parents divorcent, ici ce n’est pas le cas, la famille n’est pas éclatée.

Avez-vous ajouté des éléments autobiographiques ?

Pour ce qui est de l’aspect autobiographique, il n’est en rien lié à l’aspect politique du film, (les réunions la nuit avec les barbus chez les parents, la manifestation etc), comme pourrait le laisser croire mon environnement familial. Ce sont plus de petites choses. J’ai par exemple une fois en classe répondu comme tout le monde, alors que je connaissais la bonne réponse.

J’ai eu envie de construire la scène avec Anna et d’y intégrer l’idée d’esprit de groupe, de moutons de Panurge.
Un autre élément est la présence du petit frère (François) dans le film : dans le livre, il s’agit d’une petite sœur. Je n’ai que des frères, et qui plus est, le modèle est le même que dans le film, moi accrochée à mes habitudes, et mes frères plus ouverts.

Enfin, le film de mon père, Missing, m’a aussi marquée. C’est le premier film de mon père dont j’ai compris le sens. J’avais alors 11 ans. Il m’a influencée en quelque sorte passivement, et mes parents ne savaient pas à quel point cela avait joué un rôle, à quel point les événements chiliens m’ont marqué, même par la suite.. Un peu comme ce qui se passe pour Anna… C’est ce que j’appelle l’éducation passive…

Plusieurs faits historiques s’entremêlent dans votre film : le franquisme, l’élection d’Allende, les débuts du féminisme. Pour vous, résument-ils l’essence de ce que furent les années 70 ?

Non, le souci était plutôt de choisir une année comportant des éléments historiques importants. Le Chili s’est imposé comme une évidence. Avec l’élection d’Allende, le pays a focalisé beaucoup d’espoir en 1970. C’est une expérience d’autant plus intéressante qu’elle a échoué et s’est brutalement arrêtée au bout de 3 ans. Cette période reste encore forte dans les mémoires au Chili bien sûr, mais aussi en France et dans le monde.

Qu’apporte le fait de montrer les événements au travers des yeux d’une enfant ?

Il est très compliqué de parler de cette période encore très proche. L’avantage de se cacher derrière la vision d’une petite fille, c’est que cela permet une forme de subjectivité historique. En plus du côté drôle et mignon, cette vision permet de dire les choses tout en restant « planqué » en quelque sorte.

La petite fille évolue : un tantinet agaçante au départ, elle devient plus sympathique, et c’est là que se situe ma prise de position. Car la vérité historique est inabordable directement. Par ailleurs, les différents degrés de lecture induits par la vison de l’enfant sont une richesse dramaturgique : il y a un décalage constant entre ce qu’elle comprend et ce que le spectateur et les parents croient qu’elle a compris. C’est aussi ce décalage qui apporte une certaine légèreté et même une certaine drôlerie à l’histoire.

Les parents d’Anna et de François sont-ils emblématiques d’une forme d’engagement caractéristique des années 70 ?

Je ne voulais surtout pas que les parents apparaissent antipathiques. J’ai donc travaillé en ce sens. Ils devaient être véritablement et peut-être aussi un peu naïvement idéalistes pour rester sympathiques. Deux lectures se sont opposées en cours d’écriture de scénario : la première voyait la petite fille comme enquiquineuse, et la seconde les parents comme égoïstes et ne pensant qu’à eux.

Marie et Fernando viennent de familles très bourgeoises tous les deux, avec lesquelles ils sont en rupture. Leur histoire est donc cohérente et leur renversement très brutal, plausible. Je ne sais pas s’ils sont vraiment emblématiques d’une époque. Ils représentent en tous cas une forme d’engagement impossible aujourd’hui. De nos jours en effet, l’idée que l’on peut changer le monde n’effleure plus personne. On croit plutôt à l’action ponctuelle, creuser des puits en Afrique ou financer un orphelinat par exemple, mais pas aux idées révolutionnaires. La rupture idéologique très forte de Marie et de Fernando ne pourrait absolument pas avoir lieu aujourd’hui.

Pour préparer La Faute à Fidel, avez-vous travaillé à partir d’autres films traitant de la même époque ?

Pendant l’écriture du scénario, j’ai vu beaucoup de films sur les enfants, mais pas de films sur l’époque. On m’a fait découvrir le très beau Ce que savait Maisie de Henry James qui part du même principe narratif : à savoir l’unique point de vue d’une enfant sur le monde des adultes. Pour m’imprégner de l’époque, j’ai relu Génération de Patrick Rotman et d’Hervé Hamon, qui retrace les années 57/77 et suit le parcours de ceux qui ont fait mai 68. J’ai lu également le livre qu’écrit Marie dans le film, Le droit de vivre autrement de Catherine Valabrègue. J’ai découvert ce qu’était la vie des femmes avant la contraception et l’avortement grâce à des livres comme Paroles d’avortées ou Naissance d’une liberté de Xavière Gauthier ou encore avec L’événement d’Annie Ernaux. J’ai donc plutôt travaillé à partir de livres. Et lorsque j’ai vu des films sur les années 70, c’était en tant que contre-exemples, surtout pour ce qui est des décors. Pour moi en effet, les années 70 doivent être représentées par la force des convictions, non par des décors ou des vêtements psychédéliques.

Filmée à hauteur d`enfants, cette plongée dans les excès idéologiques des années 1970 est une formidable et régénérante réflexion sur l`engagement.

aimants, d’avoir des grands-parents adorables, une école où tout se passe bien… Mais voilà, il y a cet oncle communiste, en Espagne, qui combat Franco. L’intérêt de ce premier long-métrage de fiction de Julie Gravas est de reconstituer les – années soixante-dix à travers les yeux d’une gamine qui découvre, à son niveau, ce que l’engagement veut dire. De façon subalterne, c’est aussi l’occasion pour la réalisatrice de revenir sur les combats d’un temps dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’embarrassent pas nos écrans, sans pour autant pratiquer le cours magistral ou verser dans l’épique. Le livre de Domitilla Calamai (Éditions Actes Sud) situait l’action à Rome sur quatre ans. Le film la transpose à Paris sur un an et a ajouté l’incursion du Chili dans la narration, ce qu’on peut comprendre. Julie Gavras avait elle-même onze ans quand son père tournait Missing, cela laisse des souvenirs. Hors modes, la petite musique ici déployée retient l’attention. Nina Kercel, qui joue Anna, est craquante à souhait. Sa mère, jouée par Julie Depardieu, n’est pas mal non plus.

J. R.

http://www.humanite.fr/2006-11-29_Cultures_Jusqu-a-la-victoire-
toujours

livre de Domitilla Calamai,

http://www.liberation.fr/culture/cinema/220033.FR.php

Cinéma
A l’affiche
«La Faute» à 68
La fille de Costa-Gavras s’inspire des engagements de ses parents.
Par Samuel DOUHAIRE
QUOTIDIEN : mercredi 29 novembre 2006
La faute à Fidel ! de Julie Gavras, avec Nina Kervel-Bey, Julie Depardieu, Stefano Accorsi. 1 h 39.
Julie Gavras (fille de Costa), s’était fait remarquer en 2002, avec le Corsaire, le Magicien, le Voleur et les Enfants, le suivi au long cours du travail d’une classe de CM1 sur le cinéma devenu un classique du documentaire sur (et à) l’école. Pour son premier long métrage de fiction, la jeune réalisatrice n’a pas quitté le monde de l’enfance avec l’adaptation très libre d’un roman de l’Italienne Domitilla Calamai (1), la Faute à Fidel !, qui devrait raviver une foule de souvenirs pas forcément nostalgiques chez les trentenaires d’aujourd’hui élevés dans une famille imprégnée des idéaux de Mai 68.
Défilé. Parce que ses géniteurs plutôt aisés (maman issue de la grande bourgeoisie bordelaise, papa de l’aristocratie militaire espagnole) ont décidé, un beau matin, de changer le monde (elle en écrivant un livre de témoignages militants sur les femmes qui ont avorté, lui en conseillant le gouvernement du socialiste chilien Salvador Allende), la petite Anna doit quitter sa belle maison avec jardin et bonne à demeure pour un appartement étriqué sous les toits envahi de barbus pouilleux qui chantent El Ejército del Ebro. On en connaît qui, vingt ans après, ont voté Madelin pour moins que ça…
Pendant plus d’une heure et demie, le film ne modifiera pas d’un degré son point de vue initial : celui d’une petite fille de 9 ans qui voit son univers et ses certitudes s’écrouler. La séquence de la manif antifranquiste (où Anna a été emmenée par ses parents décidément irresponsables) est un bel exemple de cette vision subjective : les images du défilé se limitent à des pieds et à des dos, et la charge des CRS dans la brume des fumigènes devient aussi terrifiante qu’une catastrophe naturelle. Le plus souvent, le point de vue de l’enfant se révèle plus «mental» que physique, au plus près de ses confusions et de ses contradictions, Julie Gavras ayant eu l’intelligence de refuser la solution facile d’une caméra placée en contre-plongée à un mètre trente du sol.
La faute à Fidel ! touche ainsi dans sa dimension de récit initiatique, dans sa description souvent drôle d’un entre-deux psychique où, si l’enfant commence à comprendre que ses parents n’ont pas forcément les réponses définitives à toutes ses questions, il n’est pas encore prêt à leur pardonner cette «trahison».

Peste.

La petite Nina Kervel-Bey se révèle à la hauteur (si l’on peut dire) de cette ambition narrative, avec ses faux airs de petite fille modèle, adorable petite peste que l’on a alternativement envie de gifler et d’embrasser. On saura également gré à Julie Gavras de nous avoir épargné les sempiternels poufs en polystyrène, tabourets en plastique orange et autres lampes Knoll en guise de décoration «typiquement» seventies : sa reconstitution sobre des années Pompidou n’est pas la moindre qualité de la Faute à Fidel ! .
(1) Ed. Actes Sud, 150 pp, 16 €.

http://www.liberation.fr/culture/cinema/220033.FR.php
© Libération

http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=973e6f4467e03a127c8ae6f611c0ce3d082623cca9dc17de

« La Faute à Fidel », de Julie Gavras
L’engagement dans les yeux d’un enfant
Article paru dans l’édition du 29.11.06
NNA, 9 ans, ses petites robes fleuries, ses indiscrètes copines de classe, son turbulent petit frère et les fêtes de famille ou les vacances chez bonne-maman : c’est un schéma qu’on a vu cent fois, plus ou moins attendrissant ou complaisant, avec l’inévitable dévotion aux réflexions rigolotes et le regard amusé sur la découverte du sexe par les enfants. Le (premier) film de Julie Gavras s’empare de ces clichés mais avec un regard original.

Car Anna n’est pas une petite fille comme les autres. Ses parents sont « engagés ». Adapté d’un roman italien de Domitilla Calamai (Actes Sud), La Faute à Fidel est l’histoire d’une gamine qui prend ombrage des actes militants de son père et de sa mère, et se sent abandonnée. Le temps passé à combattre les injustices de la planète lui semble volé, elle a le sentiment que l’on s’occupe moins d’elle que des victimes des dictatures, son espace vital est envahi par des réfugiés barbus, on lui parle luttes et solidarité alors qu’elle ne croit qu’au Père Noël.

Cette chronique cadrée à hauteur de queue de cheval raconte en même temps l’histoire d’une transmission d’idéaux, d’un apprentissage politique. D’instinct complice de grands-parents maternels bourgeois, gaullistes, outrés qu’on l’ait retirée du catéchisme et faisant des communistes une caricature d’un ancien temps, Anna râle contre le déménagement dans un appartement plus petit, les changements de nounou, le débarquement en France d’une tante espagnole dont l’époux a été tué par la police de Franco, l’envahissement du logis par des réfugiés chiliens. Mais peu à peu, et c’est en cela que le film devient touchant, son père lui explique le sens de son engagement, elle se fait initier à l’« esprit de groupe » par ses colocataires en exil, elle s’intéresse aux témoignages recueillis par sa mère qui prépare un livre sur des femmes ayant avorté avant la loi Veil.

Elle devient complice de ce qu’elle subissait, abandonne son air renfrogné, apprend à assumer sa différence, à distinguer « esprit de groupe » et réflexe du mouton de Panurge. Parallèlement à cette évocation des combats des années 1970, Julie Gavras retrace un pan de vie autobiographique. Elle avait 11 ans lorsque son père, Costa-Gavras, réalisait Missing, sur le coup d’Etat de Pinochet qui coûta la vie à Salvador Allende. L’arrière-plan chilien ne figurait pas dans le roman. Elle en fait un acte fondateur. La détresse de son père, un sentiment de proximité avec ses « grands frères » chiliens qui avaient suivi chez elle le résultat des élections, l’amènent à la fois à une prise de conscience, une proximité avec une famille agrandie, et à une solitude. Elle va devoir apprendre à gérer son propre univers.

4 commentaires pour Mai 68/40e: Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents cinéastes militants (Blame it on Fidel)

  1. Merlin50 dit :

    Good to know Huston was popular. ,

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