Election américaine: Plus PC qu’Obama, tu meurs! (The problem with Obambi)

obambi-08Personne ne souffre davantage de tout ça  que le peuple palestinien. Barack Hussein Obama (Iowa, 27 avril 2007)
Je veux aussi, une fois élu, organiser un sommet dans le monde musulman, avec tous les chefs d’Etat, pour discuter franchement sur la façon de contenir le fossé qui s’agrandit chaque jour entre les musulmans et l’Occident. Je veux leur demander de rejoindre notre combat contre le terrorisme. Nous devons aussi écouter leurs préoccupations. (…) Je veux dialoguer directement avec l’Iran et la Syrie. Nous ne stabiliserons pas la région si nous ne parlons pas à nos ennemis. Lorsqu’on est en désaccord profond avec quelqu’un, il faut lui parler directement. Barack Obama (Paris Match, le 31 janvier 2008)
Obama surfe sur cette vague d’aspiration des Blancs qui se projettent sur lui. Il parle d’espoir, de changement, d’avenir… Il se cache derrière ce discours éthéré, sans substance, pour permettre aux Blancs de projeter sur lui leurs aspirations. Il est prisonnier car à la minute où il révélera qui il est vraiment, ce en quoi il croit vraiment, son idéologie, il perdra toute sa magie et sa popularité de rock-star. (…) Il est prisonnier, car il ne peut pas être lui-même. (…) Les Blancs sont l’électorat naturel de Barack Obama. (…) C’est ça l’ironie: il a fallu que Barack Obama gagne les voix blanches pour emporter les voix noires. Shelby Steele
Le grand problème de la campagne du couple Clinton est qu’elle ressemble à une restauration, ce qui est à mille lieues de notre histoire. Et nous n’avons jamais eu une situation dans laquelle, en échangeant les rôles, on aurait pour la deuxième fois une coprésidence. (…) Cela fait trente ans qu’ils sont indissociables politiquement. Évidemment, c’est elle qui serait élue, mais il y a toutes les raisons de penser qu’il serait coprésident comme il est aujourd’hui cocandidat. Dans ce couple, l’un finit les phrases de l’autre, ils ont tous les deux le même but, et donc Bill serait, bien sûr, la personne la plus importante d’une présidence Hillary. (…) Maintenant, tout ce que dit Obama, est-ce seulement de belles paroles? Obama peut-il réussir cette transformation de notre vie publique? A-t-il du fond ou est-ce une coquille vide? Carl Bernstein
Le fait qu’Obama suscite un enthousiasme croissant sur le continent européen, où se mêlent si inextricablement antisémitisme sournois et islamisation rampante, est un signe qui ne trompe pas. (…) Voici quelques semaines, Obama, après avoir tenu des propos consternants de niaiserie et d’angélisme béats sur l’Iran, avait tenté d’équilibrer son discours en promettant, si nécessaire, des bombardements… au Pakistan. Guy Millière
Par rapport aux enjeux, la campagne est misérable et creuse. Hillary Clinton et Barack Obama jouent chacun l’air du « changement », maltraitant ce pauvre mot jusqu’à le vider de la moindre substance. Le « bon changement », le « meilleur changement », le « changement encore meilleur que le mieux », s’affrontent sans pitié. (…) Quant à Hillary, elle ne dit ni ne fait quoi que ce soit qui ne soit millimétré en fonction des sondages, des focus groups, ou qui ne soit calibré par ses pollsters, pour rapporter le plus possible en s’engageant au minimum. C’est souvent la nature d’une campagne électorale, mais Hillary bat les records. Elle fume sans inhaler, comme naguère son encombrant mari, qui a l’air de faire campagne pour lui-même plutôt que pour Madame. Il y a beaucoup de clintonistes chez les démocrates, et Hillary est la candidate officielle de l’Establishment d’un parti, que son mari, et la clique dont il est entouré, dominent depuis 1992. Ca rend le slogan du changement un peu rassis, mais cela n’empêche pas d’essayer. L’électorat est si las de Bush et des Républicains qu’il voterait pour Mickey la souris, ou, comme on dit, qu’il élirait plutôt un sandwich au jambon. Reste à savoir si le sandwich à la Clinton aura ses faveurs. Dans le rôle du rénovateur, Obama a ce qu’il faut. Il est jeune, il porte beau, la bobine est fraîche et nouvelle. Quand il dit « changement ! » personne ne pense, « tiens, c’est déjà ce qu’il a dit il y a 5 (10, 15) ans. ». Il est charismatique, il affole les media, il passe la rampe comme personne auprès des jeunes, et les étudiants s’enrôlent sous sa bannière. Comme on le répète ici jusqu’à plus soif, c’est le premier noir qui est un candidat crédible à la présidence. Mais il est noir très pâle, plutôt pâle que noir, à vrai dire, ce qui ennuie beaucoup les extrémistes noirs vraiment noirs, comme le maquereautier Jessie Jackson, escroc notoire, qui finançait sa maîtresse avec les fonds extorqués, au prétexte d’antiracisme, aux grandes compagnies craignant de se faire mal voir. Ou le « révérend » Al Sharpton, agitateur sans scrupules, qui crie au racisme pour qu’on lui donne des sous et qu’il se taise l’espace d’un moment. L’establishment noir, qui trait  la vache de l’antiracisme institutionnel, est fâché de la concurrence. Madame Clinton est très fâchée de la concurrence. Monsieur Clinton est plus que fâché de n’être plus le seul jeune premier dynamique et attrayant du parti. Il a trop de cernes sous les yeux pour soutenir la comparaison. Monsieur et Madame, qui disposent d’une formidable machine politique d’activistes et de professionnels des media, font donc, pour gagner, ce qu’ils ont toujours pratiqué : le coup bas et le coup fourré. Obama a pris de la cocaïne quand il était petit, le saviez-vous ? Enfin, ce n’est pas nous qui le disons, mais imaginons que les Républicains le disent, hein ? Ca ne serait-il pas dommageable ? Ne vaut-il pas mieux une candidate qui a de l’expérience, comme… tiens, un nom au hasard, Hillary, qui, elle, ne prenait pas de cocaïne. Oui, oui, elle a de l’expérience, mais c’est la candidate du changement, du vrai. Obama, lui, n’a aucune expérience, c’est un blanc-bec. Hillary vient d’ailleurs de gaffer bêtement : « Martin Luther King », a-t-elle déclaré, « c’était bien, mais pour faire passer les lois des droits civiques, il a fallu un président, c’était Lyndon Johnson. ». Tollé à gauche, Hillary porte atteinte à une sainte icône. Enfin, ce sont les obamistes qui lui sont tombés sur le râble, suivis en cela par les media, qui s’excitent comme des petites fofolles, parce qu’il y a de la nouveauté. On est au royaume du faux-semblant, du sound-bite (la déclaration par petites bouchées, dix secondes, top chrono). (…) Ne l’oublions pas : à l’exception du sénateur Joe Lieberman et de quelques autres, le parti démocrate s’est radicalement éloigné de la tradition qui fut celle de Franklin Roosevelt, Harry Truman et de John Kennedy, combattants de la guerre contre le totalitarisme. Tout acquis aux enfantillages post-modernes de l’anti-capitalisme, de la lutte des races et des sexes, et de l’utopie pacifiste, qui a gagné les cœurs d’artichauts des élites de l’Union européenne, ce parti Démocrate fait tout ce qu’il peut pour saboter la lutte contre l’Islam radical. Ses candidats sont à l’unisson de son idéologie. Hillary et Obama n’ont pas de grand désaccord sur le fond, seulement sur leur ambition. Hillary a levé tant de fonds, que sa campagne regorge d’argent. Obama aussi. Hollywood, fief traditionnel des Clinton, adoooore Obama, oui ma chère ! Quelle prestance ! Pour peu, on demanderait à Robert Redford ou à Brad Pitt de jouer son rôle dans le prochain film. C’est qu’Obama est soutenu par toute l’extrême-gauche la plus hystérique, celle qui prie ardemment pour que les Etats-Unis perdent toujours et partout, celle qui voit dans les Etats-Unis la source de tous les maux de la planète, y compris la Guerre de Cent Ans et les caries dentaires. Son pasteur, à Chicago, – Obama est sénateur de l’Illinois – est un agité du bonnet, raciste noir, ségrégationniste à rebours, ancien Black Muslim, – qui déclarait que le 11 septembre fut la punition (justifiée) de l’Amérique -, et qui s’attaque au « racisme sioniste », etc. On aura reconnu les antiennes fascisantes de l’extrême-gauche. Les fanatiques de la haine de l’Amérique se sont engagés à fond du côté du beau gosse. Hillary est trop modérée. Elle a voté, comme la plupart des sénateurs démocrates, qui se tortillent comme des bretzels pour nier l’avoir fait, les pouvoirs de guerre à Bush pour envahir l’Irak. Traîtresse ! Elle a beau se justifier, c’était par opportunisme, mes chéris ! (…) Qui emportera le concours de beauté ? Comme son mari, Hillary, gagnante et présidente, gouvernerait au gré des sondages, avec, à la différence de Bill, qui n’a qu’une idéologie, celle du narcissisme, un fort fond de gauchisme soixante-huitard, jamais renié et un amour immodéré de l’étatisme, façon nanny-state (l’Etat-nounou). Mais n’oublions pas que le Clintonisme, c’est une propension illimitée au mensonge au service d’une ambition narcissique démesurée. C’est une vénalité hors du commun, une aptitude singulière à corrompre tout ce qu’ils touchent, le tout couronné par la certitude indomptable que tout ce que je fais est légitime et inconditionnellement justifié. Bill et Hillary incarnent la génération de Woodstock dans ce qu’elle a de pire : I, me, me, mine, (Je, moi, moi, le mien), comme chantaient les Beatles. Laurent Murawiec
J’avoue avoir été soufflé par un article tout récent, Barack Obama’s Middle East ‘Expert’ (L’ « expert » ès Moyen Orient de Barack Obama), paru dans la revue The American Thinker. On y parle du conseiller de notre fringant candidat à la candidature présidentielle Démocrate en matière de Moyen Orient. Il s’agit d’un homme qui ne fait pas la Une, mais qui fait partie des éminences grises. Il s’appelle Robert Malley. Je le connaissais de nom, pour avoir vu sa signature ici et là, en haut ou au bas d’articles pro-palestiniens en diable et anti-israéliens sans modération, avec un talent tout particulier pour la contre-vérité et l’affabulation. (…) Ce que j’ignorais, et que m’apprend l’article cité, c’est que notre homme a un pedigree, et ce qui m’interloque, c’est la nature de cet arbre généalogique : Simon Malley, son père, de famille syrienne, né au Caire, « journaliste » et agent de Nasser, fut le fondateur d’Afrique-Asie, le journal gaucho tiers-mondiste qui se « battait » pour la « libération » des z’opprimés. Il adorait Fidel Castro, le héros massacreur, qu’il interviewa avec amour. Maman, américaine, travaillait à la délégation du FLN algérien aux Nations-Unies, ce qui, je vous le concède, vous prédispose au mensonge systématique. Ami d’Arafat et de tout ce que la planète comptait de dictateurs « progressistes », il poussa le bouchon si loin qu’il finit par être expulsé de France – ce qui, avouons-le aussi, n’arrivait pas à tout le monde, tant la République était, à l’époque, accueillante pour tout ce qui était anti-américain, anti-israélien, anti-occidental, prosoviétique, etc. – souvenons-nous de Khomeiny ! (…) Quant au fils de son père, le petit Robert, il a construit toute une carrière de propagandiste anti-israélien. Un cursus qui l’a fait directeur du Moyen-Orient à l’International Crisis Group, le « think tank » snobinard de l’establishment diplomatique international, dont l’objet principal est le billet d’avion de première classe, et la conformité la plus conforme aux idées reçues du statu quo. J’oubliais la présence au Conseil de l’ICG de l’épouvantable milliardaire d’extrême-gauche, George Soros, l’un des hommes les plus dangereux de la planète, auquel rien de ce qui est anti-américain n’est étranger. Robert Malley se répand depuis des années dans les media, écrit avec son compère Hussein Agha, ancien conseiller d’Arafat, des articles d’opinion dans lesquels le mensonge coule à flot, jusqu’à en mouiller le journal sur lequel il est imprimé. Malley est favorable à une politique d’ « engagement » avec le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran, avec Muqtada al-Sadr, l’assassin hirsute des faubourgs chiites de Bagdad. Seul Israël, surprenez-vous, ne mérite aucun « engagement » mais uniquement d’être forcé de faire ceci ou cela. Robert Malley, hagiographe d’Arafat et de l’extrémisme arabo-musulman, menteur de première classe. Eh bien!, Robert Malley est conseiller d’Obama pour le Moyen Orient. Voilà qui est révélateur et inquiétant tout à la fois. Ces choix ne sont jamais innocents. Parmi ses collègues conseillers de la campagne d’Obama, on trouve Zbigniew Brzezinski, l’appariteur qui ouvrit la porte aux ayatollahs iraniens, encore tout auréolé de la gloire acquise comme Conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, il y a trente ans ; Richard A. Clarke, dont c’était la responsabilité de coincer al-Qaeda mais qui loupa le coche de main de maître ; Lawrence J. Korb, mouche du coche depuis trente ans et gauchiste façon establishment des affaires de défense; Anthony Lake, qui , Conseiller à la sécurité nationale de Clinton, dut renoncer à présenter sa candidature à la direction de la CIA, pour cause d’actions passées du côté des ennemis du renseignement américain ; l’abominable Bruce O. Riedel, analyste CIA, dont j’avais disséqué naguère dans ces pages le congénital crétinisme politique… Quelle équipe! Soyons juste, on y trouve aussi des gens honorables, comme l’ambassadeur susmentionné Dennis Ross. La brochette de ces conseillers est néanmoins inquiétante, car elle permet de voir, par anticipation, ce que pourrait être la politique internationale d’Obama : une « quaidorsite » suraiguë (c’est la maladie qui consiste à ne marcher que sur un pied en terrain miné, celui de la diplomatie, en s’amputant du second, le militaire). On négocierait à perte de vue. Pire, la composition de la brochette montre à quel point le banditisme politico-djhadi est bienvenu dans la Gauche américaine. C’est ce que représente Malley. Ce qui m’estomaque, c’est la « Longue Marche » dans l’Establishment du banditisme politique gauchiste, marxo-guévariste et assimilé. Laurent Murawiec

Pour ceux qui se demandaient pourquoi Obambi n’avait que le mot « dialogue » à la bouche …

Et qui s’étonnaient que l’évident manque de programme et d’expérience du sénateur classé le plus à gauche attire chaque jour un peu plus les diplomés et les indépendants ainsi que leurs millions …

Petit mais éclairant détour, avec Laurent Murawiec, sur les conseillers de l’insaisissable (comme Gore ou Kerry avant lui) « préféré des Français » (par un écrasant 2% d’écart sur… 26% d’indifférents!).

A savoir, ses conseillers en politique étrangère et pour le Moyen-Orient, l’ex-conseiller de Carter devenu lobbyiste pro-mollah Brzezinski et « l’hagiographe d’Arafat et de l’extrémisme arabo-musulman » Robert Malley …

Obamarafat
Laurent Murawiec
Metula News Agency
Le 01/02/08)

Il m’arrive rarement d’être estomaqué par un article, ou par son contenu. Il n’est pas besoin d’être blasé pour ça, mais seulement d’avoir une certaine expérience des choses. Mais j’avoue avoir été soufflé par un article tout récent, Barack Obama’s Middle East ‘Expert’ (L’ « expert » ès Moyen Orient de Barack Obama), paru dans la revue The American Thinker.

On y parle du conseiller de notre fringant candidat à la candidature présidentielle Démocrate en matière de Moyen Orient. Il s’agit d’un homme qui ne fait pas la Une, mais qui fait partie des éminences grises. Il s’appelle Robert Malley. Je le connaissais de nom, pour avoir vu sa signature ici et là, en haut ou au bas d’articles pro-palestiniens en diable et anti-israéliens sans modération, avec un talent tout particulier pour la contre-vérité et l’affabulation.

Je savais qu’il avait fait partie de la délégation américaine aux pourparlers de Camp David en 2000, quoiqu’à un rang très subalterne. Je savais, en outre, qu’il était l’inventeur d’une légende, reprise avec avidité par tout ce que la planète compte d’Arafatophiles, à savoir que l’échec de ces pourparlers était au moins partagé, à parts égales, par Ehud Barack, présenté comme rigide et intransigeant, alors que ce brave M. Arafat n’avait fait que défendre son bout de gras. Que Bill Clinton et son super négociateur sur le Moyen-Orient, Dennis Ross, aient, sans la moindre équivoque, accusé Arafat d’avoir torpillé toute l’affaire, n’empêcha pas ce frimeur d’inventer pour les besoins de la Cause (palestinienne) une légende urbaine bien utile, ni de la répéter comme il sied à un officier de l’agit-prop, afin que les autres menteurs, la Propagandastaffel du Monde ou de France 2 puissent se fournir en viandes faisandées.

Robert Malley, l’ »expert » de Barack Obama pour le Moyen-Orient

Ce que j’ignorais, et que m’apprend l’article cité, c’est que notre homme a un pedigree, et ce qui m’interloque, c’est la nature de cet arbre généalogique : Simon Malley, son père, de famille syrienne, né au Caire, « journaliste » et agent de Nasser, fut le fondateur d’Afrique-Asie, le journal gaucho tiers-mondiste qui se « battait » pour la « libération » des z’opprimés. Il adorait Fidel Castro, le héros massacreur, qu’il interviewa avec amour. Maman, américaine, travaillait à la délégation du FLN algérien aux Nations-Unies, ce qui, je vous le concède, vous prédispose au mensonge systématique. Ami d’Arafat et de tout ce que la planète comptait de dictateurs « progressistes », il poussa le bouchon si loin qu’il finit par être expulsé de France – ce qui, avouons-le aussi, n’arrivait pas à tout le monde, tant la République était, à l’époque, accueillante pour tout ce qui était anti-américain, anti-israélien, anti-occidental, prosoviétique, etc. – souvenons-nous de Khomeiny !

On se demande bien ce que la France giscardienne, qui n’en finissait jamais de faire des risettes obséquieuses au monde arabe – voir le ridicule « dialogue Nord-Sud », qui permit à Giscard de se faire mousser – et au monde soviétique – voir l’épisode du « petit télégraphiste de Varsovie » -, possédait dans ses dossiers pour éjecter ce monsieur. On se demande même s’il n’était pas copain avec Henri Curiel, l’homme clé du KGB dans les réseaux tiers-mondistes. Il faudra se renseigner.

Quant au fils de son père, le petit Robert, il a construit toute une carrière de propagandiste anti-israélien. Un cursus qui l’a fait directeur du Moyen-Orient à l’International Crisis Group, le « think tank » snobinard de l’establishment diplomatique international, dont l’objet principal est le billet d’avion de première classe, et la conformité la plus conforme aux idées reçues du statu quo. J’oubliais la présence au Conseil de l’ICG de l’épouvantable milliardaire d’extrême-gauche, George Soros, l’un des hommes les plus dangereux de la planète, auquel rien de ce qui est anti-américain n’est étranger.

Robert Malley se répand depuis des années dans les media, écrit avec son compère Hussein Agha, ancien conseiller d’Arafat, des articles d’opinion dans lesquels le mensonge coule à flot, jusqu’à en mouiller le journal sur lequel il est imprimé. Malley est favorable à une politique d’ « engagement » avec le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran, avec Muqtada al-Sadr, l’assassin hirsute des faubourgs chiites de Bagdad. Seul Israël, surprenez-vous, ne mérite aucun « engagement » mais uniquement d’être forcé de faire ceci ou cela. Robert Malley, hagiographe d’Arafat et de l’extrémisme arabo-musulman, menteur de première classe.

Eh bien!, Robert Malley est conseiller d’Obama pour le Moyen Orient. Voilà qui est révélateur et inquiétant tout à la fois. Ces choix ne sont jamais innocents. Parmi ses collègues conseillers de la campagne d’Obama, on trouve Zbigniew Brzezinski, l’appariteur qui ouvrit la porte aux ayatollahs iraniens, encore tout auréolé de la gloire acquise comme Conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, il y a trente ans ; Richard A. Clarke, dont c’était la responsabilité de coincer al-Qaeda mais qui loupa le coche de main de maître ; Lawrence J. Korb, mouche du coche depuis trente ans et gauchiste façon establishment des affaires de défense; Anthony Lake, qui , Conseiller à la sécurité nationale de Clinton, dut renoncer à présenter sa candidature à la direction de la CIA, pour cause d’actions passées du côté des ennemis du renseignement américain ; l’abominable Bruce O. Riedel, analyste CIA, dont j’avais disséqué naguère dans ces pages le congénital crétinisme politique… Quelle équipe!

Soyons juste, on y trouve aussi des gens honorables, comme l’ambassadeur susmentionné Dennis Ross. La brochette de ces conseillers est néanmoins inquiétante, car elle permet de voir, par anticipation, ce que pourrait être la politique internationale d’Obama : une « quaidorsite » suraiguë (c’est la maladie qui consiste à ne marcher que sur un pied en terrain miné, celui de la diplomatie, en s’amputant du second, le militaire). On négocierait à perte de vue. Pire, la composition de la brochette montre à quel point le banditisme politico-djhadi est bienvenu dans la Gauche américaine. C’est ce que représente Malley. Ce qui m’estomaque, c’est la « Longue Marche » dans l’Establishment du banditisme politique gauchiste, marxo-guévariste et assimilé.

Voir aussi:

Une galerie de têtes (1ère partie, les Démocrates)
Laurent Murawiec à Washington
Metula News Agency

18 janvier 2008

Bouteille à l’encre : les primaires présidentielles américaines

L’encre coule à flots mais c’est la bouteille à l’encre qui symbolise, jusqu’à présent, l’interminable campagne des élections présidentielles américaines. Du côté de l’âne Démocrate, l’encre est moins sombre, puisque seuls restent en lice deux candidats sérieux. Du côté de l’éléphant Républicain, il y a pléthore de volontaires pour monter sur le dos de l’animal. La campagne avait, jusqu’à janvier, revêtu les atours d’une affaire virtuelle, conduite dans les sondages. Depuis peu, on vote vraiment, militants consultés dans le caucus (réunion) de l’Iowa, et électeurs aux urnes, dans le petit Etat du New Hampshire. Les gros bataillons ne sont pas encore aux créneaux, à l’exception des rangs serrés des journalistes, commentateurs, analystes et pontifiants, qui s’en sont donnés à cœur joie, depuis des mois, à supputer la vigueur des jarrets de l’un et la longueur des dents de l’autre.

Par rapport aux enjeux, la campagne est misérable et creuse. Hillary Clinton et Barack Obama jouent chacun l’air du « changement », maltraitant ce pauvre mot jusqu’à le vider de la moindre substance. Le « bon changement », le « meilleur changement », le « changement encore meilleur que le mieux », s’affrontent sans pitié.

Les petits candidats démocrates, le sénateur Dodd, connu pour ses attaches avec Fidel Castro, et Joseph Biden, intarissable expert en politique étrangère, à l’éloquence interminable, ont plié bagages au vu de résultats minuscules, tout comme le gouverneur du Nouveau Mexique, Bill Richardson. Les uns étaient là par gloriole et fatuité, les autres pour montrer leur museau en vue d’un job dans un prochain cabinet démocrate. Le gauchiste tarte, Dennis Kucinich, au capital électoral de 1%, reste en lice, proche de gagner l’investiture de coupeur des citrons de la mi-temps. Je l’oubliais presque, il y a aussi le bellâtre John Edwards, grand prix de l’hypocrisie démago, avocat millionnaire, enrichi dans les méga procès intentés à de grandes entreprises : il y a des vaches à traire pour ce vacher sans scrupules ; il s’est ridiculement fait le héraut des pauvres, axant toute sa campagne sur une fiction des « deux Amériques », la riche et la pauvre. Le crétinisme est à pleurer. Sa campane stagne.

Quant à Hillary, elle ne dit ni ne fait quoi que ce soit qui ne soit millimétré en fonction des sondages, des focus groups, ou qui ne soit calibré par ses pollsters, pour rapporter le plus possible en s’engageant au minimum. C’est souvent la nature d’une campagne électorale, mais Hillary bat les records. Elle fume sans inhaler, comme naguère son encombrant mari, qui a l’air de faire campagne pour lui-même plutôt que pour Madame. Il y a beaucoup de clintonistes chez les démocrates, et Hillary est la candidate officielle de l’Establishment d’un parti, que son mari, et la clique dont il est entouré, dominent depuis 1992. Ca rend le slogan du changement un peu rassis, mais cela n’empêche pas d’essayer. L’électorat est si las de Bush et des Républicains qu’il voterait pour Mickey la souris, ou, comme on dit, qu’il élirait plutôt un sandwich au jambon. Reste à savoir si le sandwich à la Clinton aura ses faveurs.

Dans le rôle du rénovateur, Obama a ce qu’il faut. Il est jeune, il porte beau, la bobine est fraîche et nouvelle. Quand il dit « changement ! » personne ne pense, « tiens, c’est déjà ce qu’il a dit il y a 5 (10, 15) ans. ». Il est charismatique, il affole les media, il passe la rampe comme personne auprès des jeunes, et les étudiants s’enrôlent sous sa bannière.

Comme on le répète ici jusqu’à plus soif, c’est le premier noir qui est un candidat crédible à la présidence. Mais il est noir très pâle, plutôt pâle que noir, à vrai dire, ce qui ennuie beaucoup les extrémistes noirs vraiment noirs, comme le maquereautier Jessie Jackson, escroc notoire, qui finançait sa maîtresse avec les fonds extorqués, au prétexte d’antiracisme, aux grandes compagnies craignant de se faire mal voir. Ou le « révérend » Al Sharpton, agitateur sans scrupules, qui crie au racisme pour qu’on lui donne des sous et qu’il se taise l’espace d’un moment.

L’establishment noir, qui trait  la vache de l’antiracisme institutionnel, est fâché de la concurrence. Madame Clinton est très fâchée de la concurrence. Monsieur Clinton est plus que fâché de n’être plus le seul jeune premier dynamique et attrayant du parti. Il a trop de cernes sous les yeux pour soutenir la comparaison. Monsieur et Madame, qui disposent d’une formidable machine politique d’activistes et de professionnels des media, font donc, pour gagner, ce qu’ils ont toujours pratiqué : le coup bas et le coup fourré. Obama a pris de la cocaïne quand il était petit, le saviez-vous ? Enfin, ce n’est pas nous qui le disons, mais imaginons que les Républicains le disent, hein ? Ca ne serait-il pas dommageable ? Ne vaut-il pas mieux une candidate qui a de l’expérience, comme… tiens, un nom au hasard, Hillary, qui, elle, ne prenait pas de cocaïne. Oui, oui, elle a de l’expérience, mais c’est la candidate du changement, du vrai. Obama, lui, n’a aucune expérience, c’est un blanc-bec.

Hillary vient d’ailleurs de gaffer bêtement : « Martin Luther King », a-t-elle déclaré, « c’était bien, mais pour faire passer les lois des droits civiques, il a fallu un président, c’était Lyndon Johnson. ». Tollé à gauche, Hillary porte atteinte à une sainte icône. Enfin, ce sont les obamistes qui lui sont tombés sur le râble, suivis en cela par les media, qui s’excitent comme des petites fofolles, parce qu’il y a de la nouveauté. On est au royaume du faux-semblant, du sound-bite (la déclaration par petites bouchées, dix secondes, top chrono).

Quand j’habitais New York, la radio locale, nouvelles, circulation et météo, WINS 1010 (AM), avait pour slogan « Give us 22 minutes and we’ll give you the world » (donnez-nous 22 minutes, nous vous donnerons le monde). En fait de monde, il s’agissait des embouteillages de Manhattan et de la banlieue, publicité envahissante en plus. Les débats télévisés entre démocrates ne vont pas beaucoup plus loin. Le creux le dispute à l’insolence. La guerre d’Irak ? Bouh ! N’en parlons plus, puisque les forces américaines ont pris l’ascendant, il n’y a plus rien à gagner contre Bush là-dessus. Le terrorisme ? Pas bien. Que ferez-vous ? J’agirai énergiquement ; je repeindrai l’image d’une Amérique qui coopère avec le monde entier ; je nous ferai aimer de nouveau par tout le monde ; j’envahirai le Pakistan – zut, c’est la gaffe, le canard, le couac ! Non, je n’ai pas dit ça, j’ai voulu dire que je leur enverrai des bonbons, oui, ce sera une invasion des bonbons de l’amitié, mais gare à ceux qui nous veulent du mal. C’est à pleurer… Ne l’oublions pas : à l’exception du sénateur Joe Lieberman et de quelques autres, le parti démocrate s’est radicalement éloigné de la tradition qui fut celle de Franklin Roosevelt, Harry Truman et de John Kennedy, combattants de la guerre contre le totalitarisme. Tout acquis aux enfantillages post-modernes de l’anti-capitalisme, de la lutte des races et des sexes, et de l’utopie pacifiste, qui a gagné les cœurs d’artichauts des élites de l’Union européenne, ce parti Démocrate fait tout ce qu’il peut pour saboter la lutte contre l’Islam radical. Ses candidats sont à l’unisson de son idéologie. Hillary et Obama n’ont pas de grand désaccord sur le fond, seulement sur leur ambition.

Hillary a levé tant de fonds, que sa campagne regorge d’argent. Obama aussi. Hollywood, fief traditionnel des Clinton, adoooore Obama, oui ma chère ! Quelle prestance ! Pour peu, on demanderait à Robert Redford ou à Brad Pitt de jouer son rôle dans le prochain film. C’est qu’Obama est soutenu par toute l’extrême-gauche la plus hystérique, celle qui prie ardemment pour que les Etats-Unis perdent toujours et partout, celle qui voit dans les Etats-Unis la source de tous les maux de la planète, y compris la Guerre de Cent Ans et les caries dentaires.

Son pasteur, à Chicago, – Obama est sénateur de l’Illinois – est un agité du bonnet, raciste noir, ségrégationniste à rebours, ancien Black Muslim, – qui déclarait que le 11 septembre fut la punition (justifiée) de l’Amérique -, et qui s’attaque au « racisme sioniste », etc. On aura reconnu les antiennes fascisantes de l’extrême-gauche. Les fanatiques de la haine de l’Amérique se sont engagés à fond du côté du beau gosse. Hillary est trop modérée. Elle a voté, comme la plupart des sénateurs démocrates, qui se tortillent comme des bretzels pour nier l’avoir fait, les pouvoirs de guerre à Bush pour envahir l’Irak. Traîtresse ! Elle a beau se justifier, c’était par opportunisme, mes chéris ! Ils ne l’écoutent plus, dans leur rage vengeresse. Elle ne vaut pas mieux que Bush et Hitler ! Hillary doit à la fois retenir la gauche, ne pas perdre l’extrême-gauche, et mordre sur l’électorat indépendant et modéré. Elle doit donc se tortiller pour tous les entortiller. On sympathise.

Battue de loin dans l’Iowa, Hillary a perdu son auréole d’amazone invincible mais vieillissante. Elle a pris sa revanche dans le New Hampshire. Obama s’est senti pousser des ailes, qui ont ensuite été rognées. Qui emportera le concours de beauté ? Comme son mari, Hillary, gagnante et présidente, gouvernerait au gré des sondages, avec, à la différence de Bill, qui n’a qu’une idéologie, celle du narcissisme, un fort fond de gauchisme soixante-huitard, jamais renié et un amour immodéré de l’étatisme, façon nanny-state (l’Etat-nounou).

Mais n’oublions pas que le Clintonisme, c’est une propension illimitée au mensonge au service d’une ambition narcissique démesurée. C’est une vénalité hors du commun, une aptitude singulière à corrompre tout ce qu’ils touchent, le tout couronné par la certitude indomptable que tout ce que je fais est légitime et inconditionnellement justifié. Bill et Hillary incarnent la génération de Woodstock dans ce qu’elle a de pire : I, me, me, mine, (Je, moi, moi, le mien), comme chantaient les Beatles. C’est pourquoi l’appareil clintonien a développé et utilisé une puissance de feu énorme pour discréditer et faire taire quiconque s’est intéressé à leurs turpitudes. Finalement, pour exciper des titres qui devraient nous faire voter pour elle, Hillary baptise du nom d’ « expérience », le fait qu’elle ait été, pendant huit ans, la commensale de son coureur de mari à la Maison Blanche, plutôt que sa cothurne. Ne faut-il pas d’autres titres de gloire pour atterrir au 1600 Pennsylvania Avenue en tant que Chef de l’Exécutif ? Mais Madame Clinton se sent un titre quasi monarchique à être élue, et tirera sans merci dans les pattes de tout ce qui prétendra empêcher son accession au trône.

A suivre…

3 commentaires pour Election américaine: Plus PC qu’Obama, tu meurs! (The problem with Obambi)

  1. […] ça l’ironie: il a fallu que Barack Obama gagne les voix blanches pour emporter les voix noires. Shelby Steele […]

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  2. […] ennemis. Lorsqu’on est en désaccord profond avec quelqu’un, il faut lui parler directement. Barack Obama […]

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  3. […] Je veux aussi, une fois élu, organiser un sommet dans le monde musulman, avec tous les chefs d’Etat, pour discuter franchement sur la façon de contenir le fossé qui s’agrandit chaque jour entre les musulmans et l’Occident. Je veux leur demander de rejoindre notre combat contre le terrorisme. Nous devons aussi écouter leurs préoccupations. (…) Je veux dialoguer directement avec l’Iran et la Syrie. Nous ne stabiliserons pas la région si nous ne parlons pas à nos ennemis. Lorsqu’on est en désaccord profond avec quelqu’un, il faut lui parler directement. Barack Obama […]

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