Depuis dix ans, la région francilienne a un développement économique inférieur à celui de la moyenne française, et la tendance s’accélère. (…) Aucune région-capitale au monde ne perd ses emplois comme celle de Paris, aveuglée par son passé brillant, mal gouvernée, fragmentée dans ses égoïsmes, anémiée faute de s’inscrire résolument dans la compétition mondiale des métropoles du XXIe siècle. Eric Le Boucher
Ironie du sort, ceux qui sont les plus pénalisés à ce jeu sont les actifs des catégories les plus modestes, de plus en plus captifs de l’automobile, alors que les catégories supérieures, qui résident et travaillent plutôt dans les zones centrales, ont un meilleur accès aux transports collectifs!
(superbe idée, par exemple, que de faire circuler les camions-poubelles comme des escargots aux heures de pointe plutôt que la nuit, pour protéger le sommeil des électeurs).
Dans le politiquement correct d’aujourd’hui, un habitant qui part vivre en banlieue lointaine est une sorte de canaille anti-écologique qui s’évertue à accroître son empreinte environnementale (qu’il soit modeste, chargé d’enfants et incapable financièrement de se loger au centre ne doit pas l’excuser). Laurent Davezies
« Moins d’économie, c’est moins d’emplois et plus de pauvres », disaient (excusez le pléonasme!) les méchants libéraux …
Rattrapée puis dépassée par Londres, New York ou Singapour, c’est à présent par Nantes, Toulouse ou Montpellier que la Ville Lumière se voit concurrencée ….
Vidée peu à peu, avec ses entreprises et ses emplois (233 000 de perdus entre 1990 et 2004), de ses classes moyennes repoussées toujours plus loin par la force centrifuge de la flambée de l’immobilier …
Remplie toujours plus de riches rentiers, bobos écolos et de leurs « pauvres » dûment RMIsés …
Bienvenue, avec les excellents papiers des économistes Eric Le Boucher et Laurent Davezies et en cette veille d’élections municipales où les candidats s’écharpent à coup de crèches et de Vélibs, sur… la Ville Lumière qui voulait se faire musée!
Extrait:
Ce déclin économique de l’Ile-de-France devrait être le sujet principal des élections municipales de mars prochain. Mais « il arrange les élus de la région », selon Laurent Davezies. Les municipalités de banlieue héritent des emplois expulsés et des taxes professionnelles afférentes. Quant aux bobos, privilégiés habitants de Paris, « ils sont heureux que la mairie s’occupe plus d’eux que de la santé du capitalisme local ». Lisez les « projets » des candidats à la mairie : ils parlent de crèches, de transports propres, de sport, de sécurité… bref des agréments d’une ville-musée.
Paris, capitale du malthusianisme
Eric Le Boucher
Le Monde
02.02.08
Historiquement, une capitale attire les bras et les talents du pays entier. On y « monte » pour rencontrer les têtes du pouvoir, des arts, des affaires, pour y tenter sa chance, travailler, inventer et briller à son tour. Ce destin de Ville Lumière, Paris l’a eu plus que toute autre pendant plus d’un millénaire. Sa force d’attraction a été nationale puis longtemps européenne, mondiale.
Depuis une dizaine d’années, on observe l’inverse. Paris perd ses emplois. Paris n’est plus le premier moteur de l’économie française. Paris expulse ses jeunes, au profit de la province mais aussi de Londres ou de Barcelone. Paris n’est plus que la capitale du malthusianisme français.
« Quand je suis arrivé à la délégation à l’aménagement du territoire en 1997, raconte Jean-Louis Guigou, il fallait taper sur Paris. La capitale était encore accusée de s’enrichir aux dépens de la province tout entière qui gémissait d’être le « désert français ». Il fallait tout faire pour empêcher les sièges sociaux de s’y installer. Nous étions dans l’idéologie de la ville synonyme de pollution, d’industrie, et pour tout dire de prostitution, qui s’opposent aux belles valeurs de la ruralité. » Jean-Louis Guigou parvient à convaincre, partiellement, Lionel Jospin que Paris n’est plus en compétition avec Toulouse mais, dans la mondialisation, avec Londres, Amsterdam, New York ou Singapour. « Mais je me demande si ce n’était déjà pas trop tard. »
En effet. Un article saisissant de Laurent Davezies, professeur à l’université Paris – Val-de-Marne (à lire sur le site laviedesidées.fr), dresse un bilan « inquiétant ». L’Ile-de-France reste un des premiers lieux mondiaux de création des richesses, avertit l’auteur. Mais le mal gagne vite. Depuis dix ans, la région francilienne a un développement économique inférieur à celui de la moyenne française, et la tendance s’accélère.
Depuis 2000, c’est la « chute » : l’emploi salarié tombe à Paris, se stabilise tout juste dans l’Ile-de-France autour de 5 millions d’actifs. Où progresse-t-il ? Dans l’Ouest atlantique ou le Sud méditerranéen. Paris intra-muros perd 210 000 emplois de 1990 à 1999, et encore 50 000 de 1999 à 2004. Pour les emplois du privé, l’hémorragie est encore plus rapide : – 85 000 entre 2000 et 2005. C’est l’équivalent des effectifs employés en Corrèze, souligne Laurent Davezies, qui note un léger rebond en 2006, il est vrai (lire aussi du même auteur : La République et ses territoires, Seuil, 2008).
Le déclin de l’emploi parisien s’accompagne-t-il d’un enrichissement de ceux qui restent ? Non, au contraire. Le nombre de RMistes croît, de 2000 à 2004, de 11 % en province et de 25 % à Paris et en Ile-de-France. Moins d’économie, c’est moins d’emplois et plus de pauvres.
Comment est-ce possible ? « C’est la grande centrifugeuse des classes moyennes », explique Pierre Veltz, professeur à l’Ecole des ponts et chaussées. Les activités et les actifs sont projetés à l’extérieur du périphérique parisien en première puis en deuxième couronne. Faute d’emplois à Paris, faute de logements aussi, les salariés sont repoussés de plus en plus loin. Et leurs conditions de vie s’en ressentent fortement : les 25-40 ans, en couple, avec deux enfants et deux voitures (bien obligés !), doivent consacrer la moitié de leurs revenus à leur appartement et aux transports, deux dépenses en forte progression. Voilà pourquoi Paris n’attire plus les jeunes de province : ils n’ont plus les moyens d’y vivre.
Conséquence annexe : les distances entre le logement et l’emploi s’allongent, car les couples ne trouvent malheureusement pas facilement deux emplois côte à côte ni un logement à proximité. Ces ménages modestes, « captifs de l’automobile », font des kilomètres matin et soir. Ces « canailles anti-écologiques », se moque Laurent Davezies, polluent l’atmosphère. Leur CO2 passe, lui, le périphérique. Ils réduisent à néant les valeureux efforts des Verts parisiens « pour figer la ville et la vider de ses entreprises », politique malthusienne hélas soutenue par le maire socialiste.
Ce déclin économique de l’Ile-de-France devrait être le sujet principal des élections municipales de mars prochain. Mais « il arrange les élus de la région », selon Laurent Davezies. Les municipalités de banlieue héritent des emplois expulsés et des taxes professionnelles afférentes. Quant aux bobos, privilégiés habitants de Paris, « ils sont heureux que la mairie s’occupe plus d’eux que de la santé du capitalisme local ». Lisez les « projets » des candidats à la mairie : ils parlent de crèches, de transports propres, de sport, de sécurité… bref des agréments d’une ville-musée.
Soyons justes : le sujet commence à faire surface par le biais de l’idée du « Grand Paris » posée par Nicolas Sarkozy ou celle de « communauté d’agglomération » avancée par Bertrand Delanoë. Chacun prend conscience que les divisions communales et les strates administratives empêchent toute vision d’ensemble économique ou même écologique.
La solution devrait être radicale, tant il y a urgence. Aucune région-capitale au monde ne perd ses emplois comme celle de Paris, aveuglée par son passé brillant, mal gouvernée, fragmentée dans ses égoïsmes, anémiée faute de s’inscrire résolument dans la compétition mondiale des métropoles du XXIe siècle.
L’Île-de-France reste l’un des premiers sites mondiaux de création de richesses, avec Tokyo, New York et Los Angeles, et demeure, avec Londres, la place la plus attractive d’Europe pour les implantations d’entreprises mondialisées. L’ONU, enfin, place la région parisienne en deuxième position pour la qualité de la vie.
Paris s’endort…
Laurent Davezies
01-02-2008
La Région parisienne connaît une crise d’autant plus inquiétante qu’elle est silencieuse. Et c’est un jeune chanteur, Thomas Dutronc, qui tire la sonnette d’alarme : « J’n’aime plus Paris ». Il y a une quarantaine d’années, son illustre père chantait « Il est cinq heures, Paris s’éveille » ; aujourd’hui, Paris semble s’endormir.
http://www.flickr.com/photos/wallyg…
On trouve peu d’éléments, dans la presse ou sur la toile, permettant de se faire une idée d’une crise qui se résume pour le moment à une impression diffuse. Il est vrai qu’en ces temps de pré-campagne municipale, la moindre observation, la plus douce critique passe pour un engagement politique pour ou contre la majorité locale.
Les quelques analyses émanant des chercheurs, de la Chambre de Commerce de Paris mais aussi des réflexions du Medef ou de l’Institut Gabriel Péri (Fondation du Parti communiste) aboutissent pourtant à des conclusions étonnamment convergentes sur l’atonie générale de la région et la dégradation de ses fondamentaux économiques et sociaux. Mais ce diagnostic ne donne pas lieu au débat qu’il mériterait.
Il faut remercier François Ascher de mettre les pieds dans le plat, quand il lance que « Paris est aujourd’hui ringard », dans une livraison récente de la revue Pouvoirs Locaux. La formule est violente et peut blesser des équipes politiques qui ont le sentiment d’avoir « mouillé la chemise » pour faire progresser et moderniser l’agglomération. Il est vrai que le problème dépasse très largement les frontières de la capitale, qu’il s’étend à l’ensemble de l’Île-de-France et qu’il ne date pas de l’élection de Bertrand Delanoë, comme on le verra. Il est vrai aussi qu’aux yeux des agences de rating, la signature parisienne est aujourd’hui l’une des plus sûres du monde, que les écuries d’Augias ont été nettoyées, que, comme nous le disent les instituts de sondage, la population parisienne, pourtant traditionnellement conservatrice, soutiendrait massivement la politique municipale. La Région, de son côté, a su prendre la responsabilité des transports, concevoir un nouveau Schéma Directeur tout en inaugurant de nouvelles formes de démocratie participative. L’Île-de-France reste l’un des premiers sites mondiaux de création de richesses, avec Tokyo, New York et Los Angeles, et demeure, avec Londres, la place la plus attractive d’Europe pour les implantations d’entreprises mondialisées. L’ONU, enfin, place la région parisienne en deuxième position pour la qualité de la vie.
Alors pourquoi s’inquiéter ? Quelques éléments aisément vérifiables peuvent être mis en avant pour le justifier.
Si l’on considère les fondamentaux, le premier symptôme du mal réside dans l’inflexion actuelle de la croissance économique de la région. Hier moteur de la croissance française, la région fait aujourd’hui moins bien, en tendances, que la moyenne des régions françaises. Dans les années 1980, et surtout lors de la phase de croissance de la fin de cette décennie, la région a un tigre dans le moteur : « années-fric », certes, mais années de prospérité, de réorganisation et d’expansion des entreprises, avec ce que cela comporte d’effets sur l’emploi et le chômage. A tel point que la « loi Pasqua » d’aménagement du territoire, au milieu des années 1990, fonde ses attendus sur le « rapt » réalisé par l’Île-de-France sur la croissance et l’emploi français : selon un schéma déjà ancien, Paris est soupçonné de vampiriser la province, de capter indûment la richesse du pays. Et cela sans tenir compte du fait que la métropole francilienne est à la fois le meilleur atout français dans la nouvelle économie mondialisée et la principale – presque l’unique – pompe à redistribuer les richesses créées – via les budgets publics et sociaux – vers le reste du pays.
Dans les années 1990, le moteur de la croissance francilienne se stabilise et l’écart avec le reste du pays cesse de se creuser. Bonne nouvelle pour l’aménagement du territoire, mais pas forcément pour la croissance nationale : le moteur aurait-il des ratés ? L’emploi de la région, entre 1990 et 1999, se stabilise autour de 5 millions d’actifs, avec même une légère réduction de quelques dizaines de milliers d’emplois. Dans le même temps, le PIB par emploi, c’est-à-dire la productivité de la région, continue de s’accroître plus rapidement qu’en Province.
Mais depuis 2000, la chute commence… Pour la première fois depuis 1980, la contribution de l’Île-de-France à la croissance française commence à reculer (de 0,6 points de PIB national entre 2000 et 2006). Les wagons vont désormais plus vite que la locomotive francilienne : la France peine à atteindre une croissance raisonnable, l’Ile-de-France encore plus… Le Languedoc Roussillon assure de son côté près de 5% de croissance annuelle ! Si l’on fait un peu confiance aux experts de la Nouvelle Economie Géographique, dont les approches dominent l’analyse territoriale moderne, l’avenir économique de nos pays se situerait dans nos métropoles, seules à même de mobiliser la quantité et la diversité des ressources nécessaires au développement d’activités compétitives. Les grandes métropoles mondiales, et même de plus modestes comme Milan, Madrid ou Barcelone, ont compris cette leçon et mettent toute leur énergie à changer et adapter leur ville au monde d’aujourd’hui.
Sur le plan démographique, la situation s’aggrave également : le solde migratoire négatif de la région se détériore encore, avec un départ massif non seulement de ses retraités mais également de ses jeunes actifs. Son solde naturel très positif fait croire qu’au moins la région parisienne est « jeune »… Ce qui n’est pas vrai : on naît certes beaucoup en Île-de-France mais pour partir très vite en Province. Résultat, la part des 10-20 ans dans la population francilienne est plus faible qu’en Province !
L’emploi connaît également une évolution inquiétante (voir Tableaux 1 et 2, et Graphique 1) : il décroche, on l’a dit, dans les années 1990, avec une perte de l’ordre d’une quarantaine de milliers d’emploi (alors que la Province engrange de l’ordre de 750 000 nouveaux emplois). Dans les années 2000-2004, l’hémorragie continue (-20 000 emploi pour + 440 000 en Province). Plus grave, au cœur de l’agglomération, c’est-à-dire à Paris, là où l’enjeu de fonctionnement de son marché de l’emploi est le plus crucial, c’est la chute libre : 210 000 emplois sont perdus entre 1990 et 1999, et de nouveau 50 000 entre 1999 et 2004. Pour les seuls emplois salariés privés, les chiffres sont encore plus rudes, avec une perte de 85 000 emplois salariés privés à Paris entre 2000 et 2005… On observe certes un léger regain sur l’année 2006, mais il faudra attendre pour savoir ce qu’apporte cette petite hirondelle… Hommage doit être rendu au flegme des experts, des journalistes et des acteurs de la Ville : tout cela se passe sans vagues, alors qu’entre 2000 et 2006, c’est un peu plus que le total de l’emploi salarié privé de la Corrèze qui s’y est évaporé. Plus largement, et pour fixer les idées, entre 1990 et 2004, ce sont 233 000 emplois qui ont disparu de Paris, c’est-à-dire l’équivalent de l’emploi total de départements comme la Côte d’Or, le Gard ou la Vendée !
Le bilan des effets de ce qui, le temps passant, ressemble plus à un déclin qu’à une crise, reste largement à faire. Dans les éléments disponibles, on peut avancer que cet effondrement de l’emploi se traduit par un effet de rattrapage de l’Île-de-France sur la Province en termes de chômage et de pauvreté. Les incertitudes statistiques – sans parler des fantaisies conceptualo-administratives – sur le chômage rendent difficile l’usage de données. Le RMI, qui n’est pas exempt non plus de biais pour l’analyse territoriale, nous donne des chiffres suffisamment frappants pour faire sens : entre 2000 et 2004, leur nombre augmente de 11% en province et de 25% en Île-de-France (et également à Paris).
Le trou économique qui se creuse au cœur de la région, avec les pertes phénoménales d’emploi à Paris depuis quinze ans, se traduit par un « effet-volcan » avec une augmentation de l’emploi en première et surtout en deuxième couronne : les activités se déportent vers la périphérie avec ce que cela comporte de perte massive d’accessibilité aux emplois des actifs de la région (figurez-vous que vous habitez à Melun et que votre emploi n’est désormais plus à Paris mais à Cergy-Pontoise…), de transfert également massif des transports collectifs (radiaux) vers l’automobile (qui permet les déplacements concentriques qui sont ceux qui progressent le plus) et donc de congestion et de pollution… Ironie du sort, ceux qui sont les plus pénalisés à ce jeu sont les actifs des catégories les plus modestes, de plus en plus captifs de l’automobile, alors que les catégories supérieures, qui résident et travaillent plutôt dans les zones centrales, ont un meilleur accès aux transports collectifs !
Le plus inquiétant, dans cette affaire, c’est que tout cela arrange les élus de la région : à Paris, le projet de figer la ville et de la vider de ses entreprises – explicite chez les Verts, subi par les socialistes et difficilement contre-carré par les communistes – va bon train. Il n’émeut pas plus que ça les Parisiens qui sont heureux que la mairie s’occupe plus d’eux et de la qualité de leur vie que de la santé du capitalisme (superbe idée, par exemple, que de faire circuler les camions-poubelles comme des escargots aux heures de pointe plutôt que la nuit, pour protéger le sommeil des électeurs). Il satisfait les propriétaires qui voient dans le contingentement de l’offre immobilière un moyen d’augmenter leur rente. Du reste, quand les recettes de taxe professionnelle de la ville, assises sur les entreprises, diminuent sérieusement, la magnifique progression des droits de mutation [1] du département de Paris fait plus que deux fois compenser ces pertes. Tout le monde y gagne, en quelque sorte du « donnant-donnant » entre la Ville et ses riches habitants.
Pour les élus de banlieue, tout va bien : Paris « partage » enfin son emploi (et sa base fiscale) avec ses périphéries. Dans le politiquement correct d’aujourd’hui, un habitant qui part vivre en banlieue lointaine est une sorte de canaille anti-écologique qui s’évertue à accroître son empreinte environnementale (qu’il soit modeste, chargé d’enfants et incapable financièrement de se loger au centre ne doit pas l’excuser). En revanche, l’entreprise qui se desserre, instrument « d’équité territoriale », est la vraie amie de la banlieue. La deuxième couronne est heureuse de voir progresser son emploi plus rapidement que celui de la Province… alors que ce déplacement ne se traduit par aucun effet additionnel, on l’a vu, pour l’emploi de la région, et qu’il cause les plus puissants effets de désorganisation de son marché de l’emploi (et plus encore que l’étalement des logements).
Les élus nationaux de Province, au pire, observent cette évolution sans émoi – Paris a enfin un genou à terre, on attendait ça depuis Louis XI –, et au mieux l’ignorent. Finalement, n’était ce problème de panne de la croissance française, il n’y a là rien qui mérite qu’on en débatte.
Documents joints
Notes
[1] La taxe professionnelle est la principale recette fiscale des communes, payée par les entreprises. Les droits de mutation sont des taxes sur les transactions immobilières prélevées par les départements. Paris est à la fois commune et département.