Education: TcherNobel en Corée du sud, la France totalement épargnée (Faked US diploma meltdown in South Korea, France miraculously preserved)

Diploma millLe territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl. (Communiqué du Ministère français de l’Agriculture, le 6 mai 1986)
Au mois de décembre, on a démasqué un cadre qui se prétendait diplômé de Polytechnique alors qu’il n’y avait jamais mis les pieds. Quand je l’ai rappelé, il m’a dit que nous étions les premiers à nous en rendre compte en vingt ans de carrière. Emmanuel Chomarat, président du directoire de Verifdiploma)
Comme le nuage de TcherNobel, le phénomène des faux diplômes s’arrêterait juste du bon côté de la frontière ? Ouf, nous voilà rassurés ! Mais, en insistant un peu, la plupart des recruteurs lâchent une petite anecdote sur un candidat affabulateur, voire faussaire. Ainsi, Florian Mantione, directeur du cabinet du même nom, n’oubliera pas ce cadre qui prétendait avoir fait Sup de Co Toulouse en 1972 : « Malheureusement pour lui, c’était justement mon école, ma promotion, et je ne l’avais jamais vu. » Pas de chance ! Pour l’instant, les menteurs sont plus nombreux que les faussaires. Mais, récemment, le patron de Verifdiploma a découvert que le diplôme de BTS d’un jeune candidat était un faux. (…) Pour l’heure, les écoles et universités françaises figurent rarement sur la liste. Courrier cadre

Méga-scandale de faux diplomés en Corée du sud cet été, suite à une série de révélations en cascade sur les CV bidouillés d’une quinzaine de figures publiques, dont des professeurs d’université, toutes sortes de personnalités et un prêtre bouddhiste …

Pendant qu’en France, malgré l’explosion et la mondialisation du nombre des formations et des écoles et, avec l’Internet, la multiplication des universités fantômes et moulins à diplômes, le silence radio est de rigueur …

Le vrai et le faux
KBS World
2007-07-25

Le scandale des faux diplômes d’un professeur d’université a incité les Coréens à regarder leur société et l’importance donnée aux diplômes universitaires d’une manière plus critique. D’importants changements sont réclamés pour ne plus mettre en avant les seuls diplômes et laisser plus de place aux capacités et aux compétences des gens.
Révélations en série

Jeong-ah Shin, professeur assistant d’art à l’université Dongguk, a été démise de ses fonctions à la faculté d’art de l’université et de son poste de directrice artistique de la Biennale de Gwangju 2008, après qu’il a été révélé que ses diplômes dont un doctorat de l’université américaine Yale étaient des faux. Après ce scandale, Lee Ji-young, une présentatrice de radio dynamique capable d’attirer des dizaines de milliers d’auditeurs pour apprendre l’anglais avec des chansons, et Lee Hyun-se, un des dessinateurs de bandes dessinées les plus populaires du pays ont admis avoir menti sur leur diplôme. Ces cas pourraient ne pas être isolés.

Le phénomène Ripley

« Ripley » est le nom d’une œuvre d’Agatha Christie. C’est aussi le personnage principal du film « Plein soleil », un thriller français produit en 1960, tiré d’ailleurs de ce livre, avec dans le rôle principal Alain Delon. En 1999, le film a été ré-adapté et il est sorti sous le titre « Le talentueux Monsieur Ripley », une version américaine beaucoup plus noire avec les acteurs Matt Damon (dans le rôle titre) et Jude Law (dans celui de la victime Dickie). Le phénomène Ripley est quand une personne croit que le monde qu’il désire est vrai et que la réalité qui l’entoure le contraire. Dans le film, Ripley aurait aimé être diplômé d’une des facultés les plus prestigieuses des Etats-Unis et avoir un père très riche. Il commence par dire de petits mensonges, mais par effet boules de neige en vient à dire de plus gros. Il se crée alors une nouvelle vie de mensonges toujours plus audacieux et une fausse identité. Menteur et manipulateur, il finit par croire en ses mensonges et les considère comme la réalité. En psychopathologie, le héros du film est devenu un sujet d’étude car dans la réalité, certaines personnes agissent de la sorte. Aucun terme officiel ne désigne cette pathologie, mais on dit d’une personne qu’elle est atteinte du « syndrome de Ripley » quand elle se crée un univers de mensonges et qu’elle y croit. Dans la plupart des cas, la personne incriminée n’admettra pas ses mensonges à moins que des preuves évidentes soient apportées.

Les faux produits de luxe

Actuellement, les copies de produits de marque de luxe sont dénommées faux produits de luxe. Et on peut dire sans exagération qu’elles sont « reconnues ».

Faux diplômes et compétences

Beaucoup de gens ont tendance à croire que diplômes universitaires et compétences riment, ou encore que marque d’un produit signifie qualité. Actuellement, la foi aveugle des gens pour les marques ou les diplômes permet aux faux de toutes sortes de pulluler. Avec de faux diplômes mais des compétences réelles, les chances de se faire passer pour quelqu’un que l’on est pas sont grandes. C’est vrai aussi pour les faux produits de se faire passer pour des originaux s’ils sont de qualité. L’inverse, par contre, est rapidement découvert.

Système de vérification

Depuis le scandale Shin, des voix se font entendre pour dire de ne plus faire confiance aveuglement aux seuls diplômes et marques. Par le biais du moteur de recherche Google, on peut trouver de nombreux sites qui délivrent de faux diplômes. Le problème des faux est présent dans tous les pays et il ne concerne pas uniquement la Corée.

Voir aussi pour la France:

Le boom des faux diplômes
Courrier Cadres

Etre diplômé d’une grande école sans y avoir mis les pieds, c’est le miracle que proposent certains sites Web. Pour empêcher les candidats de succomber à la tentation, les recruteurs renforcent leurs contrôles.

vous rêvez d’un MBA en ressources humaines de l’université du Michigan ? Votre maman adorerait que vous soyez graduate de l’University of London ? Vous avez de la chance, tous ces diplômes sont actuellement en promotion sur Internet : il vous en coûtera entre 100 et 295 dollars seulement pour le diplôme « officiel » et le relevé de notes. Bien sûr, il s’agit de faux, mais parfois de très bonne qualité. Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou dans certains pays en voie de développement, le phénomène semble prendre de l’ampleur. Le nombre de sites proposant ces services pullulent d’ailleurs sur le Net. Il suffit de choisir parmi une liste impressionnante d’universités et d’écoles, le niveau de diplôme et le cursus que vous souhaitez.

Plus de menteurs que de faussaires

Pour l’heure, les écoles et universités françaises figurent rarement sur la liste. Mais il est généralement possible de suggérer au site d’ajouter une école ou un diplôme particulier. Donc l’enseignement français n’est pas à l’abri de ces contrefaçons. Ensuite, vous recevez par La Poste, dans les quinze jours environ, le précieux sésame commandé.

Parfois il s’agit d’un faux grossier et il arrive aussi que vous ayez payé pour finalement ne rien recevoir, car certains sites sont simplement des pièges à gogos. Mais d’autres fraudent avec plus de sérieux. Et beaucoup de précautions : quelques-uns ont le culot de préciser que l’utilisation de leurs « diplômes » pour un motif professionnel n’est pas recommandée ! Cette invasion potentielle de faux diplômes inquiète-t-elle les recruteurs et directeurs de grandes écoles françaises ?

Apparemment non. Ceux que nous avons interrogés cherchent à minimiser ce risque. Comme le nuage de TcherNobel, le phénomène des faux diplômes s’arrêterait juste du bon côté de la frontière ? Ouf, nous voilà rassurés ! Mais, en insistant un peu, la plupart des recruteurs lâchent une petite anecdote sur un candidat affabulateur, voire faussaire. Ainsi, Florian Mantione, directeur du cabinet du même nom, n’oubliera pas ce cadre qui prétendait avoir fait Sup de Co Toulouse en 1972 : « Malheureusement pour lui, c’était justement mon école, ma promotion, et je ne l’avais jamais vu. » Pas de chance !

« Au mois de décembre, on a démasqué un cadre qui se prétendait diplômé de Polytechnique alors qu’il n’y avait jamais mis les pieds. Quand je l’ai rappelé, il m’a dit que nous étions les premiers à nous en rendre compte en vingt ans de carrière », plastronne Emmanuel Chomarat, président du directoire de Verifdiploma, une base de données qui recense un grand nombre de diplômés français. Pour l’instant, les menteurs sont plus nombreux que les faussaires. Mais, récemment, le patron de Verifdiploma a découvert que le diplôme de BTS d’un jeune candidat était un faux.

Explosion du nombre de formations

La fraude au diplôme pourrait être promise à un bel avenir. D’abord parce que le nombre de formations a explosé ces dernières années : formations longues ou courtes, diplômantes ou non diplômantes, MBA divers… Difficile pour un DRH ou un consultant en recrutement d’y retrouver ses petits. En plus, ce dernier doit également être incollable sur les formations américaines, européennes, japonaises et maintenant chinoises, car les étudiants sont de plus en plus nombreux à faire leurs études hors de France. Pour éviter de se faire rouler sur la marchandise, le DRH a plutôt intérêt à connaître aussi les universités bidons, comme les fameuses Harrington Universait ou University of San Moritz : leurs amphis n’existent que sur Internet et elles délivrent un diplôme sur la foi d’un simple entretien téléphonique à propos de vos expériences professionnelles, et éventuellement d’un questionnaire de culture générale. Dans les années 80, le phénomène des universités fantômes avait pris une telle ampleur que le FBI avait créé une unité spéciale (DipScam) pour faire la chasse à ces « Diploma Mills » (moulins à diplômes). Cette unité a été dissoute au début des années 90 après avoir obtenu la fermeture de la majorité d’entre elles. La montée en puissance d’Internet a de nouveau facilité la vie des faussaires.

Recruteurs plus vigilants


En même temps, grâce à la toile, les recruteurs disposent de nouvelles armes pour lutter contre ces menaces. Nombre de cabinets de recrutement s’abonnent aux services proposés par Verifdiploma.com ou Alinea.net pour vérifier que le candidat qu’ils vont embaucher n’a pas menti sur sa formation. Verifdipluma travaille en partenariat avec les établissements de l’enseignement supérieur et recense 1 445 000 diplômés sur ses serveurs. « Pour donner des repères aux DRH, notre base de données en ligne compte des fiches détaillées sur plus de 7 000 formations », ajoute Emmanuel Chomarat, président du directoire.

TEST : VOUS FERIEZ-VOUS BERNER?
Cinq questions pour vérifier votre connaissance des diplômes internationaux 1 Si vous êtes diplômé de Belford University, les DRH se battront pour vous recruter.
2 Un part-time MBA est un MBA suivi par un salarié qui travaille à mi-temps. 3 Un bachelor désigne seulement un acteur de la télé-réalité. 4 GMAT, TOEFL et TOEIC sont trois sigles différents pour dire la même chose. 5 L’AACCSB est une fédération sportive américaine.

Réponses:
1 – Faux, étant donné que cette université virtuelle se targue de délivrer des diplômes sans avoir besoin de suivre de cours ou dépasser d’examens.
2 – Faux, c’est un MBA effectué en plus de son travaille soir et le week-end.
3 – Faux, c’est aussi le nouveau standart européen pour les diplômés de niveau bac+ 3. Il est directement inspiré du modèle américain.
4-Faus, le premier est un test de raisonnement en anglais, le Toefl et le Toeic testent le niveau d’anglais mais le Toeic évalue sa pratique dans un contexte professionnel.
5 – Faux, c’est l’Association to Advance Collegiate Schools of Business qui délivre des agréments aux écoles de gestion selon certains critères.
Si les recruteurs nient l’ampleur du phénomène « fraude au diplôme » en France, ils sont devenus prudents. Au département Carrières de l’association des anciens d’HEC, on reçoit chaque année 400 demandes de DRH et consultants qui veulent savoir si la personne qu’ils s’apprêtent à intégrer a bien son nom dans les annuaires de l’école. En entretien, ils sont vigilants sur la cohérence de la candidature : le diplôme, le parcours, mais aussi l’attitude et la présentation de la personne. « Un surdiplômé qui a eu un parcours atypique et une présentation qui laisse à désirer va nous mettre la puce à l’oreille. » Pierre-Emmanuel Dupil, directeur de la division commerciale et marketing de Michael Page, redouble d’attention quand il a affaire à des commerciaux : « Les vendeurs ont vocation à présenter les choses sous leur meilleur jour. » D’autres recruteurs multiplient les mesures de contrôle : « J’affiche la couleur. Quand je convoque un candidat, je lui demande de venir avec son diplôme, son certificat de travail et ses trois derniers bulletins de salaire… Comme ça, il sait que chez nous on ne rigole pas. Les gens pas clairs avec leur conscience ne viennent pas », affirme Florian Mantione. A quand le CV et les diplômes insérés dans une puce électronique inviolable, elle-même glissée sous la peau des candidats ? Les recruteurs n’auraient plus qu’à les faire passer sous des portails de sécurité pour être sûrs d’avoir affaire à de l’Essec de première catégorie ou du polytechnicien élevé en plein air..

2 Responses to Education: TcherNobel en Corée du sud, la France totalement épargnée (Faked US diploma meltdown in South Korea, France miraculously preserved)

  1. wembe sop dit :

    Que pensez vous d’un Doctorat à belford University
    pour un titulaire d’un DEA et d’un diplome d’Ingénieur?

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  2. […] il m’a dit que nous étions les premiers à nous en rendre compte en vingt ans de carrière. Emmanuel Chomarat (président du directoire de […]

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