Economie: Je ne laisserai personne dire que 60 ans est le pire âge de la vie (Don’t bogart that joint, old friend!)

Don't bogart that joint, my friend!Oser parler de conquête sociale comme on l’a fait en 1983 à propos de la retraite à 60 ans est une véritable supercherie. Depuis quand remporte-t-on des victoires sociales sur ses enfants? En fait, la génération au pouvoir a décidé de s’octroyer cinq ans d’oisiveté supplémentaires aux frais de ses enfants! François de Closets
(…) un système qui, en 1950, ne garantissait que 28 % du salaire moyen. En 1965 encore, 30 % des personnes de plus de 65 ans avaient un revenu inférieur au seuil de pauvreté. (…) Trente années après, les retraités ont un niveau de vie égal et même supérieur à celui des actifs, sans même tenir compte de la jouissance et des revenus d’un patrimoine plus important. Aujourd’hui, seules 5 % des personnes de plus de 65 ans ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Etre vieux ne signifie plus être soumis au risque de l’indigence.
le ratio de dépendance démographique (…) va quasi atteindre un cotisant pour un retraité vers 2020, alors qu’il était de quatre cotisants pour un retraité dans les années 1980 et de quinze cotisants pour un retraité en 1945. (…) A législation inchangée, pour assurer le financement des régimes de retraite, il faudrait doubler l’impôt sur le revenu d’ici à 2020 ou doubler la TVA d’ici à 2040.
(…) c’est porter à la charge de la génération née après 1970, moins nombreuse, plus soumise qu’autrefois au risque du chômage et de la précarité, et qui devra en outre supporter les intérêts et le capital d’une dette que ses aînés ont laissée filer, le soin de payer la santé et les retraites d’une génération qui a bénéficié de carrières longues, s’est voulue volontairement moins féconde, a connu des conditions de travail moins pénibles et a décidé, cerise suprême sur le gâteau, de fixer l’âge de la retraite à 60 ans alors que tous les autres Etats européens, confrontés aux mêmes problèmes, ont relevé à 65 ans (voire 67 ans au Danemark) l’âge légal de départ à la retraite.
Là où une ouvrière de 60 ans, à la carrière incomplète pour avoir élevé deux enfants, touchera 1,04 euro pour 1 euro cotisé, un employé modeste à la Banque de France, pouvant prendre sa retraite à 55 ans, touchera 2,42 euros pour 1 euro cotisé. Là où un cadre multicarrières ayant commencé par être ingénieur agronome avant de se lancer dans une activité libérale de conseil percevra à partir de 64 ans 0,87 euro pour 1 euro cotisé, un cadre de la SNCF ayant accumulé trente-deux années validées et prenant sa retraite à 55 ans percevra 3,16 euros. Là où une infirmière à la carrière incomplète percevra 1,83 euro pour 1 euro cotisé, un sous-officier prenant sa retraite après quinze années de service, dont cinq de campagne simple, et jouissant de sa pension immédiate à 35 ans percevra – c’est le meilleur rapport – 4,78 euros pour 1 euro cotisé. Jacques Marseille

Dur dur d’être jeune aujourd’hui!

Alors que nombre de nos institutions fonctionnent encore sur l’idée, très années 50, des petits vieux sans ressources, la réalité a entre-temps bien changé.

En fait, nos vieux (pour nombre d’entre eux) sont non seulement de plus en plus riches …

Mais on hérite de plus en plus tard et, entre leurs 538 régimes de retraites et leurs frais médicaux et au moment où l’immobilier explose, nos vieux accaparent et immobilisent de plus en plus de richesses de plus en plus longtemps …

Héritage : chaque Français reçoit 34 000 euros Guirec Gombert. le 01 juin 2007

Aujourd’hui, chacun hérite en moyenne à l’âge de 53 ans d’un patrimoine de 34 000 euros. L’allongement de la durée de la vie a modifié la solidarité entre les générations.

Dépossédées de leur héritage les jeunes générations? A priori, oui. Elles seraient même lésées par des parents qui meurent plus vieux et ont des besoins importants en fin de vie, médicaux notamment. « C’est maintenant à l’orée de la retraite que les enfants bénéficient des héritages qui avant apparaissaient dès l’âge de quarante ans, lorsque les enfants, petits enfants coûtaient cher. Or, on hérite 15 ans plus tard qu’il y a deux générations » explique Louis Chauvel, sociologue et professeur à l’IEP de Paris.

Un phénomène qui peut alimenter les rancœurs, et menace la solidarité intergénérationnelle. Actuellement, les Français remboursent déjà, en partie seulement, la dette contractée par leurs parents. Ce qui serait encore soutenable si le pouvoir d’achat suivait. Mais c’est tout l’inverse qui se passe. En 1975, les trentenaires gagnaient 15% de moins que les quinquagénaires, le différentiel est aujourd’hui de 40%. Pire, le vieillissement de la population entraîne même une concentration des moyens chez les retraités. Ces derniers ont bénéficié pleinement du régime des retraites par répartition, ont accédé plus facilement à la propriété et ont déjà remboursé leur crédit. Cette « mainmise » des seniors sur les capitaux disponibles a des conséquences profondes sur l’économie : elle freine la circulation de l’argent, paralyse en partie le développement économique. Ce décalage de calendrier a de fait profondément modifié les comportements.

De plus en plus, les primo-accédants n’achètent pas par eux-mêmes mais grâce à une mise de fonds de leurs parents. « L’action conjuguée de 30 ans de quasi-stagnation des salaires mais de multiplication par trois des prix de l’immobilier implique que les actifs d’aujourd’hui ont moins la capacité que leurs propres parents au même âge à se porter acquéreurs sans une aide extérieure » poursuit Louis Chauvel. Car si la transmission de l’héritage s’est déplacée dans le temps, l’aide entre les générations a également évolué. Les parents aident financièrement leur progéniture et font des dons de leur vivant. En 2004, 75% des ménages ont aidé leurs enfants pour leurs études et leur installation et 84% les ont aidés pour la recherche d’emploi une fois installés. Entre 20 et 29, 20.9% des donataires ont reçu une somme comprise entre 3 000 et 8 000 euros. Entre 50 et 59 ans, 18.6% des donataires ont touché des sommes comprises entre 60 000 et 100 000 euros, le montant moyen d’un héritage. Le patrimoine moyen transmis est de 99 700 euros et en moyenne, les héritiers touchant un patrimoine équivalent à 34 000 euros.

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