Iran: Après les faux opposants et les faux attentats, les fausses… recherches? (The Dudoignon affair)

Iran's bag of tricksMarins britanniques en 2004 et encore tout récemment, « photographes » en goguette français et allemand (Stephane Lherbier et Donald Klein) en novembre 2005, les enlèvements et les libérations spectaculaires sont en train de devenir une véritable industrie au pays des mollahs!

Après la pantalonnade des marins britanniques, dont la libération est encensée par les lobbyistes et idiots utiles de tout poil des mollahs (à l’instar de la dhimmie en chef démocrate Chamberlain Pelosi tout récemment en service commandé chez l’affidé syrien de Téhéran dans la région) comme la « réaffirmation des valeurs de la diplomatie sur les options militaires » …

Pantalonnade qui, derrière la diversion bienvenue qu’elle permettait au moment où les sanctions étaient discutées à l’ONU (qui vient par ailleurs d’élire un Iranien et un Syrien comme respectivement vice-président et rapporteur – ça ne s’invente pas – de la Commission de Désarmement), assure quand même aussi aux autocrates iraniens la libre circulation dans le Golfe pour leurs chargements d’armes (que la Marine de Sa majesté était censée, au nom de ladite ONU, contrôler) pour leurs opérations de déstabilisation en Irak …

Devinez ce que l’Iran est sur le point de sortir de son chapeau: une nouvelle (surprise) « libération », celle du chercheur du CNRS Stéphane Dudoignon, marié à une Iranienne et ayant apparemment ses entrées au pays des mollahs!

Du moins si l’on en croit le site Iran-Resist, qui précise qu’après les faux opposants (faux dissidents ou faux séparatistes – sans parler des… faux modérés!) et les faux attentats (pour éliminer discrètement les adversaires du régime ou recycler les pertes des pasdarans tués dans les opérations secrètes extérieures : Irak, Afghanistan), nos mollahs en seraient maintenant (pour se poser ainsi en ultimes garants de l’intégrité territoriale que des sanctions seraient censées menacer?) aux… fausses recherches!

Iran : Le grand secret de Stéphane Dudoignon!
11.04.2007

Le régime des mollahs annoncé dimanche le réexamen en cours du cas de Stéphane Dudoignon, chercheur du CRNS retenu en Iran depuis deux mois. Alors que ce devrait être à la France de se dire optimiste quant à un règlement rapide, c’est la république islamique qui a fait une déclaration dans ce sens.

Stéphane Dudoignon est marié à une iranienne et se rend depuis de nombreuses années en Iran. Le CNRS entretient de très bons rapports avec le régime des mollahs et bon nombre des lobbyistes du régime sont établis en France en tant que chercheurs ou chercheuses au CNRS.

Stéphane Dudoignon a une spécialité qui convient aux mollahs : il est chargé de recherches en sociologie des religions. Dernièrement, il avait été mandaté par les mollahs pour enquêter sur les sunnites iraniens de la région de Baloutchistan ! Il était dans cette province agitée sur l’ordre du régime…

Pour une raison inconnue, il a été interpellé par des miliciens le 30 janvier, on lui a confisqué son appareil photo et son passeport et on l’a reconduit à Téhéran chez sa belle famille. L’affaire a été ébruitée pendant la détention en Iran des marins britanniques par le Quai d’Orsay.

Dès l’annonce de sa garde-à-vue chez ses beaux-parents, les médias français ont commencé à broder autour des raisons de sa pseudo-arrestation ! Delphine Minoui, l’attachée de presse des mollahs, s’était mêlée à l’affaire pour donner une « explication politisée » à cette affaire.

Stéphane Dudoignon aurait été interpellé alors qu’il était en train de photographier une procession religieuse sur la voie publique : incroyable dans une république islamique, surtout qu’il s’agissait d’une procession chiite !

L’explication serait la présence de sunnites sur les lieux qui ne participaient pas à la procession et les expressions de douleur collective des manifestants chiites. Le régime des mollahs insiste pour créer des tensions dans les régions frontalières de l’Iran afin de prétendre à un danger de démantèlement de l’intégrité territoriale de l’Iran. Tout est bon dans ce domaine, du faux attentat à la vraie répression en passant par le soutien à des pseudo-séparatistes instrumentalisés par les mollahs eux-mêmes.

Il faut donc s’attendre à des déclarations de Stéphane Dudoignon à son retour en France avec dans ses bagages de bonnes rumeurs de dissidences ethniques… On en a eu un échantillon écoeurant dans l’interview accordé à Delphine Minoui où le chercheur a fait des confidences du genre : « un agent m’a dit : c’est très intéressant le sujet sur lequel tu travailles, mais on ne veut pas que ça sorte… »

Stéphane Dudoignon, ce chercheur qui a découvert un des secrets du régime, s’est laissé photographier chez ses beaux-parents. On voit un homme bien nourri et portant une belle barbe bien fournie ce qui n’est pas demandé aux étrangers en mission en Iran. Apparemment, Dudoignon n’a aucun scrupule à ressembler à un mollah et dans ce pays où 85% des hommes, des femmes et des enfants sont sous le seuil de pauvreté, il s’est toujours plu à aller et venir en toute discrétion sans jamais dénoncer ce régime. Ce genre de service est bien rémunéré et Stéphane Dudoignon n’a pas l’air de souffrir de sous-alimentation.

Il sera bientôt à Paris pour diffuser les nouvelles de la dissidence sunnite. Actuellement Téhéran ménage de son mieux la sortie de Dudoignon afin de théâtraliser au maximum son départ et ainsi donner de l’importance à ce secret qu’il a dévoilé.

Et le Figaro, qui publie les insanités de Delphine Minoui, publiera aussi les « confidences » de Stéphane Dudoignon et sans doute d’imminents connaisseurs de l’Iran interviendront alors pour broder autour de cette non-affaire préfabriquée qui plaît tant à nos mollahs communicants !

Voir aussi:

Iran : Les détails inexplicables de l’attentat contre les Pasdaran
16.02.2007

Comme nous vous l’avions affirmé à peine quelques heures après l’attentat de Zahedan, le régime communique à présent uniquement sur le danger d’une menace contre l’intégrité territoriale de l’Iran. Il n’y a plus presque aucun doute que cet attentat sert les intérêts du régime.

Par tous ces aspects, il ressemble aux divers faux attentats organisés par le régime lui-même pour répandre la peur parmi les Iraniens qui incapables de renverser le régime sont réduits à attendre une intervention extérieure pour être débarrassés du monstre tentaculaire de la république islamique, des mollahs, des Pasdaran, des Bassidjis et des agents en civils qui imposent sur ce pays une forme de dictature à peine imaginable.

Le mode opératoire est simple | Le régime des mollahs organise un attentat à l’explosif et arrête des gêneurs locaux, organise des pseudos procès, obtient des aveux télévisés, les diffuse et pend publiquement les coupables (ou d’autres prisonniers cagoulés) devant les yeux effarés de leurs familles, amis et concitoyens.

Si ce qu’affirme le régime était vrai, et qu’il y avait d’importants réseaux indépendantistes ou séparatistes en Iran, il aurait dû y avoir des actions de représailles au Khouzestan ou au Kurdistan iranien, mais il n’y a jamais rien eu de tel. Les bombes qui explosent en Iran sont du fait du régime lui-même.

Autre fait : depuis peu les Pasdaran sont engagés en Irak mais aussi en Afghanistan et il y a des tués dans leurs rangs pendant ces missions. Ces opérations étant clandestines, ces morts sont injustifiables. C’est pourquoi le régime annonce régulièrement des accidents de transport de troupes où il peut publier une liste de victimes et ainsi officialiser les morts des opérations clandestines. C’est pourquoi selon les arrivages de blessés ou de morts, le nombre des victimes d’accidents liés au Pasdaran varie sans arrêt dans la même journée.

Concernant l’attentat de Zahedan, tout était préparé. Le régime a annoncé une première arrestation et plus de 60 autres dans la journée. Au Liban, pays meurtri où les bombes explosent depuis des années, jamais personne n’a pu arrêter les auteurs d’attentats aussi rapidement. Mais qu’importe, en Iran, sous le régime des mollahs, c’est possible.

N’en doutons pas, les suspects passeront aux aveux dans peu de temps et seront peut-être pendus… Le plus intéressant est que le régime les inculpe d’être les alliés d’Al Qaeda alors que c’est le régime des mollahs qui collabore avec ce mouvement depuis une dizaine d’années, et qui a abrité en Iran les membres de la famille Ben Laden et du commandement d’Al Qaeda, comme aujourd’hui il abrite Sadr [1] qui en dehors d’être un djihadiste est un psychopathe aux mœurs inqualifiables.

Il y a en fait plusieurs intérêts dans l’attentat. Le régime peut prétendre qu’il n’a rien à voir avec Al Qaeda (tout en continuant les opérations). Il crée un groupe terroriste fictif à qui l’on peut attribuer les opérations en Afghanistan et les aides logistiques et militaires fournies à Al Qaeda par le régime. Reste que ces insinuations ne dupent ni les iraniens ni les spécialistes. | Détails |

Ces insinuations ne dupent pas les spécialistes | Car si les auteurs de l’attentat étaient proches d’Al Qaeda, pourquoi en étant capables de disposer d’armes de guerre comme les fusils lance-roquettes RPG, ont-ils pris le risque de tenter une opération plus compliquée, plus coûteuse et plus périlleuse pour la survie du groupe ? Ceci n’a pas de sens militaire ou terroriste. Il est évident que les mollahs ont opté pour du spectaculaire. Mais là aussi, il y a de quoi être surpris :

Le bus contenant des Pasdaran aurait été soufflé en passant à côté d’une automobile Peykan piégée. Les images du bus ont été largement diffusées, on n’y voit aucune épave de la Peykan et d’ailleurs aucune photo n’a été fournie concernant cette épave invisible.

À bien y regarder, l’autobus lui-même semble avoir explosé de l’intérieur : le toit est plié vers le haut et le bus a été coupé en deux. La charge ne pouvait être à l’extérieur. Dans le cas où la charge aurait été placée dans un autre véhicule, il aurait fallu que ce véhicule ait percuté le bus sur le côté pour s’encastrer dedans au centre avant d’exploser. Mais ceci ne concorde pas avec le récit officiel retransmis à la virgule prêt par Delphine Minoui ou l’AFP. Il faut préciser que les correspondants français en poste en Iran se contentent de rediffuser les news des mollahs sans les vérifier ou se rendre sur les lieux des évènements même quand il s’agit d’un attentat. Mais dans cette affaire, les détails de l’explosion et les invraisemblances importent moins que la cible et le message véhiculé par l’attentat.

Ces insinuations ne dupent pas les iraniens | Car si pour un lecteur européen, des terroristes ont tué des « militaires » iraniens ; pour la population iranienne, le nom des Pasdaran est synonyme de corruption, de contrebande et de trafic de drogue. Il n’y a pas de lien sacré entre ces mercenaires corrompus et le peuple, et l’évocation de leur mort suscite l’indifférence ou le soulagement. Au pire on imagine que l’attentat est le résultat d’une guerre de gang entre trafiquants rivaux, dans ce cas, on peut estimer que l’est du pays est devenu un enfer invivable, un territoire livré aux voyous. Dans ces conditions, parler d’instabilité ou de guerre civile comme le fait Delphine Minoui dans le Figaro est totalement déplacé, mais, bien entendu cette insinuation est conforme à la ligne officielle du régime.

Cette femme sans scrupule que nous avons qualifiée de porte-parole du régime des mollahs a mérité pleinement ce sobriquet grâce à son article sur cet attentat bidon. Minoui insinue qu’il existe un danger latent pour l’Iran. Elle expose cette théorie aux lecteurs incrédules du Figaro, en utilisant une rhétorique française inventée par Gilles Kepel, lui-même un membre notoire du lobby des mollahs en France.

Selon Minoui, l’attentat bidon dont on connaît ni l’heure, ni l’origine, ni le type d’explosif, ni le nombre des victimes, ni leur nom, serait le résultat du « Fitna » (« discorde » au sein de l’islam). Précisons que ces mots feront rire les persans car c’est un mot arabe dit avec l’accent algérien. Cet article de bourrage des crânes s’adresse donc aux médias occidentaux familiers des interprétations biaisées de Kepel. On peut donc estimer que cet attentat bidon s’adresse à l’opinion française et aux anti-guerres plus qu’aux Iraniens.

L’agence officielle du régime a déclaré qu’on ne pouvait pas laisser une guerre interconfessionnelle éclater dans cette province, car un éventuel conflit entre chiites et sunnites risquerait d’embraser le pays tout entier et Delphine Minoui diffuse cette information erronée qui assimile la milice (chiite) Pasdaran au reste des Iraniens nés au hasard des naissances chiites. Depuis l’avènement du régime des mollahs, les « Iraniens » ne se disent plus chiites, ni même musulmans, ils se qualifient de « né(s) musulman(s) » [2]. Aucun n’ira se battre contre d’autres Iraniens pour défendre ce régime corrompu et ses miliciens.

Ce qu’écrit Minoui est de la pure désinformation et propagande du régime. Si l’argument de guerre ethnique ou confessionnelle peut faire rigoler un Iranien, il peut par contre alimenter les réseaux alter-mondialistes, gauchistes et anti-guerres qui attribuent les violences et le terrorisme en Irak à la présence américaine dans ce pays et non pas à l’ingérence du régime des mollahs et à ses budgets, explosifs, armes et instructeurs fournis aux miliciens chiites.

D’ailleurs l’article de Minoui évoque aussi « cette crainte des mollahs » d’une guerre confessionnelle sur le modèle irakien. Et à aucun moment, Minoui n’évoque le rôle du régime des mollahs dans le chaos irakien ou libanais. Les arguments utilisés par Minoui laissent entendre que l’Iran porte en lui des haines inter-confessionnelles latentes qui dégénèreront en conflit ethnique sur le modèle irakien… L’insinuation est claire.

L’article est mono directionnel. Pire encore, Minoui fait l’éloge des efforts consentis par le régime des mollahs pour consolider l’unité nécessaire entre les chiites et les sunnites, à croire qu’elle ne lit pas la presse internationale. Il s’agit d’un simple article de propagande pro-mollahs écrit par une journaliste française d’origine iranienne.

Sans les articles de Minoui et de ses émules, les possibilités d’exploitation de ce genre attentat bidon restent très restreintes. Mais la dévouée Minoui a sorti, un peu trop vite, un article trop bien préparé, et trop riche en arguments spécifiquement susceptibles de marquer l’opinion française. Un article qui laisse entendre que la région pourrait s’embraser plus si l’on cherchait à affaiblir le régime de Téhéran. Pour un Iranien, le débat de la guerre confessionnelle est inexistant en Iran, elle n’a jamais existé. Le séparatisme religieux est un concept étranger importé en Iran par Michael Ledeen (l’individu et l’ethnie) et recyclé par les mollahs.

De plus tous les Iraniens espèrent trouver un allié pour renverser les mollahs et les Pasdaran qui ont détruit ce pays et anéanti sa culture et non pas se faire la guerre entre eux. Le problème est que cette réalité anti-confessionnelle de la société iranienne ou la réalité d’une attente d’un soutien étranger pour virer les mollahs n’arrivent jamais aux oreilles des occidentaux ou des Français car l’interface presse est occupée par des éléments comme Minoui (et son mari), les fans de Gilles Kepel et bien entendu les membres du Lobby universitaire des mollahs en Europe et aux Etats-Unis (en France : Azadeh Kian-Thiebault, Fariba Adelkhah, Djamchid Assadi…).

Ce soir, nous avons une pensée pour nos 68 compatriotes arrêtés injustement après cet attentat bidon et qui seront pendus pour rien.

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