Hygiène: Notre santé est entre nos mains

Handkissing ChiracL’époque de la médecine triomphante est bel et bien derrière nous. La  révolution antibiotique nous a conduits à baisser la garde et à ne plus  enseigner les vieux principes de l’hygiène dans les écoles, en pensant qu’on  allait facilement venir à bout de toutes les maladies infectieuses. Il faut  réapprendre les gestes simples de la salubrité.
Et il va sans doute falloir abandonner nos  traditionnelles poignées de  main. Cette coutume fraternelle remonte aux premiers chrétiens, qui prouvaient  ainsi leur solidarité en bravant le péril oro-fécal (déjà connu). Mais  aujourd’hui, nous sommes trop nombreux, nous croisons trop de monde à longueur de journée et les maladies émergentes sont potentiellement trop graves pour ne  pas remettre notre comportement en question. D’ailleurs, ni les Américains ni les Asiatiques ne se touchent autant que les Français.
Une étude américaine portant sur des étudiants montre qu’ils sont 45 % à négliger ce geste d’hygiène élémentaire [lavage des mains après les toilettes]. Mais la proportion tombe à 9 % s’il y a un témoin… Et on ne compte pas le nombre de ceux qui, après s’être correctement savonnés, rincés et surtout séchés, se recontaminent sur la poignée de la porte. [ le séchage] est primordial, il y a 500 fois plus de germes sur les mains humides que sur les mains sèches. Mais il faut les essuyer de façon mécanique, avec du papier ou une serviette à usage unique. Les systèmes électriques qui délivrent de l’air chaud sont une véritable catastrophe, car ils envoient dans  l’atmosphère les germes qui peuvent alors être inhalés.
Une étude américaine (…) montre que les gens ont souvent le réflexe de regarder l’intérieur de la cuvette des WC au moment de tirer la chasse. Et, en particulier dans les toilettes munies de système à pression, les germes éventuellement présents sont alors propulsés dans l’air et ils peuvent provoquer des infections respiratoires. Pour éviter ce phénomène d’aérosol, il faut donc toujours rabattre le couvercle avant d’actionner la chasse d’eau. Frédéric Saldmann

Où l’on découvre que ces professionnels de la poignée de main (et l’on n’ose même pas  imaginer le destin des baiseurs de mains invétérés à la Chirac ou Villepin!) que  sont nos responsables politiques, surtout comme maintenant lorsqu’ils sont en  campagne, font en fait un métier à haut risque …

Taches brunes et peaux des fruits, croûte carbonisée des barbecues ou des  pizzas, grignotage, poignées de porte, sèche-mains électriques, chasses d’eau,  brosses à dents, matelas, oreillers, jardinage, bacs à sable, poignées de main,  tout y passe.

Dans le nouveau livre du Docteur Saldmann (« On s’en lave les mains ») et son  entretien au Point, on se rend compte que nos moindres comportements sont  susceptibles de nous mettre à la merci d’une infinité de microbes et que la  vieille et efficace habitude du lavage de mains est hélas elle-même en  péril.

Hygiène
Notre santé est entre nos mains

Des germes fécaux que l’on retrouve dans sa bouche deux heures après avoir  serré une main sale ; l’hépatite B transmise par une brosse à dents ; des steaks tartares et des sushis transmetteurs de vers… autant de désagréments  dégoûtants qu’il serait possible d’éviter en respectant les règles élémentaires  de l’hygiène.

Propos recueillis par Anne Jeanblanc
Le Point
Le 22/03/07

Le docteur Frédéric Saldmann, médecin spécialiste en hygiène alimentaire, sourit en imaginant la tête que feraient les candidats à l’élection présidentielle – professionnels de la poignée de main – s’ils lisaient son livre « On s’en lave les mains » (1). Ils n’imaginent ni la quantité ni le devenir des microbes qui croisent leur route pendant ces longues journées…

Cela dit, cet ouvrage n’a rien de drôle. Les études réalisées par l’auteur et le docteur Fabien Squinazi, le directeur du Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris, ont même de quoi faire frémir les moins hypocondriaques d’entre nous. On y apprend que la main d’un patient grippé qui vient de tousser en se masquant la bouche est porteuse de virus – susceptibles de changer rapidement de propriétaire – dans 70 % des cas. Que serrer la main d’un ami qui débarque à Roissy avec le choléra peut suffire à attraper sa maladie. Ou que ce même geste amical peut propager d’autres bactéries comme Helicobacter pylorii, qui est responsable d’ulcères gastriques. Non parce que les germes passent à travers la peau mais parce que nous mettons souvent les mains à notre bouche. Il est vrai que les occasions ne manquent pas : grignoter, retirer un aliment coincé entre deux dents, plaquer sa paume sur son visage quand on bâille, voire s’essuyer les lèvres… autant d’aubaines pour les microbes.

Le Point : Le pire danger, selon vous, est de serrer la main d’une personne qui sort des toilettes en ayant négligé le passage au lavabo…

Docteur Saldmann : Oui, et les résultats que nous avons observés avec Fabien Squinazi nous ont carrément stupéfiés ! Nous avons mené deux études, en décembre 2006 et janvier 2007, pour mesurer les germes présents sur des personnes aux mains propres ayant serré la main d’un individu porteur de bactéries fécales dues à l’absence de lavage en sortant des toilettes, ou contaminées par l’intermédiaire d’une poignée de porte souillée. Sur quinze personnes, onze (soit 73 %) avaient recueilli des bactéries sur leurs mains ; parmi elles, dix étaient porteuses de la bactérie fécale Escherichia coli. Nous avons renouvelé l’expérience en janvier, sur 18 individus. Cette fois, neuf d’entre eux (soit 50 %) ont été touchés par des germes fécaux plus diversifiés.

Pour aller plus loin, nous avons effectué des prélèvements au niveau des lèvres, deux heures après le contact avec la personne infectante. Dans l’intervalle, nous avons proposé aux participants à l’étude un café et des biscuits. En raison du grignotage et des autres occasions de se toucher le visage, des germes ont été retrouvés sur les lèvres ou dans la bouche de sept personnes, soit plus d’une sur trois !

La diffusion des germes fécaux est donc bien plus importante que ce que l’on imaginait. Et cela explique que des maladies comme la gastro-entérite puissent toucher autant de gens en si peu de temps. C’est ce que les spécialistes appellent le péril oro-fécal, et il ne menace donc pas seulement les pays en voie de développement.

Savez-vous combien de personnes quittent les toilettes sans s’être lavé les mains ?

En France, pas précisément, mais c’est la majorité. Une étude américaine portant sur des étudiants montre qu’ils sont 45 % à négliger ce geste d’hygiène élémentaire. Mais la proportion tombe à 9 % s’il y a un témoin… Et on ne compte pas le nombre de ceux qui, après s’être correctement savonnés, rincés et surtout séchés, se recontaminent sur la poignée de la porte.

Vous insistez sur le séchage ; est-ce si important ?

C’est primordial, car il y a 500 fois plus de germes sur les mains humides que sur les mains sèches. Mais il faut les essuyer de façon mécanique, avec du papier ou une serviette à usage unique. Les systèmes électriques qui délivrent de l’air chaud sont une véritable catastrophe, car ils envoient dans  l’atmosphère les germes qui peuvent alors être inhalés.

Vous mettez aussi en garde contre un comportement fréquent, celui qui consiste à tirer la chasse sans fermer la lunette des toilettes…

Oui, et une fois encore je cite une étude américaine. Elle montre que les gens ont souvent le réflexe de regarder l’intérieur de la cuvette des WC au moment de tirer la chasse. Et, en particulier dans les toilettes munies de système à pression, les germes éventuellement présents sont alors propulsés dans l’air et ils peuvent provoquer des infections respiratoires. Pour éviter ce phénomène d’aérosol, il faut donc toujours rabattre le couvercle avant d’actionner la chasse d’eau.

Et quels sont les autres bons gestes à avoir dans sa salle de bains ?

Le premier est de changer sa brosse à dents tous les deux mois et surtout de la jeter systématiquement après un rhume, une bronchite ou toute infection ORL. Car les germes se développent allègrement dans ce milieu humide et chaque nouvel usage est source de recontamination. C’est ainsi que certaines personnes ne comprennent pas pourquoi elles traînent longtemps une vieille grippe…

Il en est de même pour les mouchoirs : il ne faut prendre que des mouchoirs jetables et ne s’en servir qu’une seule fois. Ils sont à usage unique, comme le papier toilette ! Car dans un milieu humide et chaud (surtout quand ils sont conservés dans une poche) le nombre de microbes est multiplié par cent, chaque heure. Il est donc difficile, dans ces conditions, de s’en débarrasser !

Je suis pour une hygiène égoïste : à chacun sa brosse à dents, sa serviette-éponge, sa brosse à cheveux, son peigne et ses petits instruments de manucure. Quant au lavage, l’eau coulant de haut en bas, il est plus logique de commencer par la tête ; les amateurs de bains devraient faire comme les Japonais, se savonner d’abord sous la douche avant de se baigner pour se relaxer. Mais l’idéal serait déjà que les Français pensent à se laver une fois par jour !

Autre pièce où l’hygiène est primordiale, la cuisine…

La sienne comme celle des restaurants, même si on ne peut tout maîtriser. Un des plus beaux exemples est celui d’un cuisinier militaire, servant à Djibouti en septembre 1991. Souffrant d’une angine à streptocoque A, il n’avait pu s’empêcher de tousser en préparant une salade niçoise pour le déjeuner des troupes. Résultat : sur les 784 militaires alors présents, 304 ont été contaminés. Et les capacités opérationnelles du régiment ont été très compromises pendant près d’une semaine, avec au total 60 jours d’hospitalisation et 608 journées de travail perdues.

Vous citez un autre chiffre au moins aussi impressionnant, celui des victimes du ver solitaire !

Chaque année, près de 100 000 Français sont victimes du ver solitaire – un nom erroné, car il n’est pas rare d’en trouver plusieurs dans l’intestin du même patient -, le fameux ténia, qui peut mesurer de 2 à 25 mètres et survivre jusqu’à quinze ans sans traitement. Dû à la consommation de viande de boeuf crue, il provoque des troubles digestifs, de l’irritabilité, de la fatigue, parfois un amaigrissement, et un sentiment général de mal-être.

Mais le steak tartare n’est pas le seul pourvoyeur de vers : certains poissons, en particulier le hareng, la sardine ou le maquereau (sauvages et non d’élevage) sont parasités par des anisakis. S’ils sont consommés crus, ces petits filaments blancs de quelques centimètres peuvent provoquer des perforations intestinales aux conséquences potentiellement mortelles.

Le seul moyen d’éviter les problèmes liés à l’absorption de viande et de poisson cru est de congeler ces aliments pendant dix jours avant de les manger. Les parasites n’y résistent pas. D’ailleurs les Japonais, grands amateurs de sushis, le font systématiquement.

En revanche, certains microbes aiment la douce fraîcheur des réfrigérateurs…

C’est notamment le cas de la listeria, qui provoque des méningites, des avortements et des décès. Pour l’éliminer, il faut laver l’intérieur de son frigo deux fois par mois avec de l’eau javellisée ou simplement vinaigrée.

Mais il faut aussi bien y organiser le rangement. Les légumes pleins de terre ne doivent pas côtoyer la tranche de jambon, car les germes font du saute-mouton et se développent. Les aliments doivent être emballés individuellement. Et inutile d’espérer qu’un reste de mayonnaise ou de viande hachée puisse ainsi attendre le lendemain, ces produits ne se mangent que frais et le surplus doit être systématiquement jeté.

Et pourquoi conseillez-vous de « défendre sa vie à coups de couteau » ?

Parce que c’est parfois nécessaire, non plus pour venir à bout des microbes, mais des substances dangereuses pour la santé. Il faut par exemple enlever les taches brunes qui se développent à la surface des fruits : elles contiennent de la patuline, qui est cancérigène. Il faut gratter les zones noircies de la viande cuite au barbecue ou des bords de la pizza : 3 centimètres de croûte carbonisée sont aussi nocifs que 10 paquets de cigarettes. Il est conseillé de peler finement les fruits avant de les manger ou la rondelle de citron avant de la placer dans du thé ou un soda : c’est là que se concentrent les pesticides.

Des pesticides au jardin, il n’y a qu’un pas. Et nous voilà dans les « jardins maudits ». Vous n’y allez pas un peu fort ?

Non, car je suis bien conscient des bienfaits du jardinage. Mais, au jardin aussi, il faut prendre ses précautions. Mon principal conseil est de mettre des gants avant de commencer à travailler la terre, car les germes y sont nombreux. Le tétanos fait encore des victimes. Les petits rongeurs peuvent être infectés par des hantavirus que l’on retrouve dans leurs urines et déchets fécaux, et donc dans le sol. Et la bactérie responsable de la maladie du légionnaire peut se tapir dans les pots de fleurs. Une récente étude réalisée au Japon a démontré la présence de trente et une souches différentes de légionelles dans du terreau.

Mais le lieu de tous les dangers reste le bac à sable ?

Oh oui, même s’ils sont de mieux en mieux protégés. Certes, des barrières empêchent – en principe – les chiens de venir y faire leurs déjections. Mais les chats et, plus encore, les pigeons ignorent superbement les restrictions d’accès. Aujourd’hui encore, on retrouve des Toxocara species – peu dangereuses pour l’homme, heureusement – dans 25 % des équipements. Néanmoins, de nombreuses villes nettoient et contrôlent maintenant très régulièrement ces lieux de jeu prisés des jeunes enfants.

Vous ne vouliez pas finir cet entretien sans parler de la pièce dans laquelle on passe le plus de temps, la chambre à coucher. Pourquoi ?

Parce que l’aérer correctement et y faire régulièrement le ménage ne suffisent pas. Il faut penser à combattre les acariens, surtout dans les familles sensibles aux allergies. Le matelas doit être soigneusement aspiré, voire placé dans une housse antiacariens. Mais l’oreiller doit faire l’objet d’une attention particulière. Un chiffre suffit à le prouver : on estime que 10 % de son poids se compose d’acariens vivants ou morts et de leurs déjections. Des bestioles qui se nourrissent des squames perdus chaque nuit (environ 3 grammes de peaux mortes par nuit, soit un kilo par an). On comprend, dans ces conditions, la nécessité de le changer au moins tous les ans et systématiquement après une grippe sévère, quand on a passé plusieurs nuits à tousser et à transpirer dessus !

Dans l’épilogue de votre livre, vous écrivez que « les gestes sains sont le reflet d’une civilisation ». Or manifestement, en France, nous cumulons les erreurs. Alors, docteur Saldmann, quel traitement préconisez-vous ?

Je pense d’abord qu’il faut admettre que l’époque de la médecine triomphante est bel et bien derrière nous. La révolution antibiotique nous a conduits à baisser la garde et à ne plus enseigner les vieux principes de l’hygiène dans les écoles, en pensant qu’on allait facilement venir à bout de toutes les maladies infectieuses. Il faut réapprendre les gestes simples de la salubrité.

Et il va sans doute falloir abandonner nos traditionnelles poignées de main. Cette coutume fraternelle remonte aux premiers chrétiens, qui prouvaient ainsi leur solidarité en bravant le péril oro-fécal (déjà connu). Mais aujourd’hui, nous sommes trop nombreux, nous croisons trop de monde à longueur de journée et les maladies émergentes sont potentiellement trop graves pour ne pas remettre notre comportement en question. D’ailleurs, ni les Américains ni les Asiatiques ne se touchent autant que les Français.

Et pour terminer je conseille à tous les hommes politiques en campagne de ne pas grignoter pendant leur tournée électorale – mais cela risque d’être mal vu ! – et d’avoir toujours des lingettes nettoyantes à portée de main

La poignée de main

Le streptocoque

Il est responsable d’un certain nombre d’angines ; il résiste bien sur les mains sales.

Le rotavirus

Il est directement impliqué dans les épidémies de gastro-entérite et de diarrhée chez l’enfant.

Le staphylocoque doré

Présent à la surface de la peau, il est très contagieux et peut provoquer des lésions cutanées.

La cuisine

Le taenia bovin

Le ver solitaire prolifère dans les steaks tartares dont la viande n’a pas été congelée.

Le campylobacter

Il peut être retrouvé dans de nombreux aliments comme la viande et les végétaux crus ou peu cuits.

La Shigella dysenteriae

Présente le plus souvent dans l’eau, elle est à l’origine des épidémies de dysenterie.

La salmonelle

Beaucoup d’aliments peuvent en renfermer, notamment les oeufs crus ou insuffisamment cuits.

L’anisakis

Ce petit ver rond est transmis par la consommation de poissons crus qui n’ont pas été congelés.

La salle de bains

L’escherichia coli

La souche O 157 H 7 est la plus redoutable ; elle est responsable de décès chaque année.

La légionelle

Elle prolifère dans les ballons d’eau chaude et les climatisations mal entretenues.

L’entérocoque Yersinia

Une des multiples bactéries qui se développent dans les cuvettes des toilettes.

Le jardin

L’alternaria

Ce champignon microscopique, présent dans la terre et l’air, donne des allergies.

Le toxocara canis

Ce ver parasite est présent dans les excréments des chiens qui souillent parfois les bacs à sable.

1. « On s’en lave les mains » (Flammarion, 307 pages, 19 E).

3 Responses to Hygiène: Notre santé est entre nos mains

  1. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    Pour de nombreux spécialistes de l’hygiène, les sèche-mains électriques sont une véritable hérésie sanitaire, raison pour laquelle ils sont bannis des milieux hospitaliers ou de l’agro-alimentaire. Dans les bars, restaurants, cinémas, stations services, etc., la solution électrique continue pourtant d’être pratiquée, en raison d’un coût d’entretien nettement inférieur aux serviettes de papier à usage unique.

    Autre problème : le débit d’air est souvent insuffisant, et après trente secondes sous l’air chaud, les gens perdent patience et repartent les mains humides. Or, les bactéries et les microbes prolifèrent en milieu humide, raison pour laquelle un essuyage mécanique avec du papier ou du tissu reste de loin la solution la plus efficace.

    Les sèche-mains à air pulsé inventés par Dyson présentent des garanties largement supérieures aux séchoirs classiques. Ils sont équipés d’un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air) qui retient les bactéries, évacuent l’eau des mains en une dizaine de secondes et ne renvoient pas l’air au visage de l’utilisateur : ceux-là échappent partiellement aux critiques des spécialistes de l’hygiène.

    Le Monde

    Le lavage des mains est très important. Mais si on ne les lave pas extrêmement consciencieusement, il reste des germes entre les doigts, près des ongles et des bijoux. Or le sèche-mains électrique fait voler les microbes vers le visage et on les inhale aussitôt. Quand je rencontre un de ces sèche-mains dans un bar, je m’essuie sur ma chemise.

    Frédéric Saldmann

    (médecin à l’hôpital Georges-Pompidou)

    On a comparé en laboratoire les différentes techniques de lavage et de séchage des mains. Il en ressort que la plupart des séchoirs électriques sont contaminés. Ils aspirent l’air ambiant, chargé de bactéries, particulièrement dans des lieux aussi sensibles que les sanitaires, et les projettent sur vos mains. En d’autres termes : vous décontaminez vos mains au lavage et les recontaminez au séchage.

    Fabien Squinazi

    (chef du laboratoire d’hygiène de la ville de Paris)

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  2. […] L’époque de la médecine triomphante est bel et bien derrière nous. La  révolution antibiotique nous a conduits à baisser la garde et à ne plus  enseigner les vieux principes de l’hygiène dans les écoles, en pensant qu’on  allait facilement venir à bout de toutes les maladies infectieuses. Il faut  réapprendre les gestes simples de la salubrité. (…) Et il va sans doute falloir abandonner nos  traditionnelles poignées de  main. Cette coutume fraternelle remonte aux premiers chrétiens, qui prouvaient  ainsi leur solidarité en bravant le péril oro-fécal (déjà connu). Mais  aujourd’hui, nous sommes trop nombreux, nous croisons trop de monde à longueur de journée et les maladies émergentes sont potentiellement trop graves pour ne  pas remettre notre comportement en question. D’ailleurs, ni les Américains ni les Asiatiques ne se touchent autant que les Français. Frédéric Saldmann […]

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  3. jcdurbant dit :

    A en croire les études, il faudrait se laver les mains avant et après chaque repas, avant et après avoir fait la cuisine, avant et après un passage aux toilettes, mais aussi après un trajet dans les transports en commun, avoir toussé, caressé un animal et évidemment, serré la main de quelqu’un. Soit une vingtaine de fois par jour, au bas mot. A ce rythme, ne frôle-t-on pas le trouble obsessionnel compulsif (Toc)?

    20 Minutes

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