Iran: Le coût humain de la révolution islamique (Happy Norooz!)

Khomeini's wasteland)A l’aurore de l’histoire, la Perse a inventé l’Etat et elle en a confié les recettes à l’Islam : ses administrateurs ont servi de cadres au Calife. Mais de ce même Islam, elle a fait dériver une religion qui a donné à son peuple des ressources indéfinies pour résister au pouvoir de l’Etat. Dans cette volonté d’un gouvernement islamique, faut-il voir une réconciliation, une contradiction, ou le seuil d’une nouveauté ? (…) J’entends déjà les Français qui rient. Mais je sais qu’ils ont tort. Michæel Foucault (1978)

Bonne année (si on ose dire) à nos amis iraniens!

En ce début d’année iranien (l’Iran, on le sait, fête comme l’Afghanistan son nouvel an au solstice de printemps) …

Où, discussions de leur dossier nucléaire à l’ONU oblige, les mollahs ont lancé leur énième opération de diversion (et 2e acte de piraterie internationale en trois ans) …

Où, de même et plus que jamais, l’Europe est en train de briller par son esprit munichois (mais aussi largement boutiquier) …

Et où, aux Etats-Unis eux-mêmes, de nombreuses voix, y compris au gouvernement, plaident ou sont tentées par l’accomodement …

Petit retour, avec le texte (repris et traduit par le site Iran-Resist) de l’activiste italienne Stefania Lapenna, sur le coût humain de 28 ans de révolution islamique (tant appelée de leurs voeux, on s’en souvient, par nos propres dirigeants et intellectuels) …

Et sur l’ordre du jour (très peu caché) poursuivi par les mollahs, à savoir, derrière les mots de code « droit à l’enrichissement nucléaire » et « garanties de sécurité », la sanctuarisation de leur régime sanguinaire par la double arme atomique et, via leurs affidés du Hezbollah, terroriste.

Extrait:

• Exécutions publiques, bastonnades, lapidations, amputations, mutilations des membres et énucléation des yeux.
• Exécutions en masse des prisonniers politiques.
• Assassinat des opposants à l’extérieur de l’Iran (le triste exemple est la vague d’assassinats d’opposants dans les années 80 en Europe par des agents de la république islamique rapidement libérés par des gouvernements européens complaisants).
• Construction de plus de prisons pour maintenir des milliers de prisonniers politiques.
• Promotion du terrorisme national et international.
• Violations des droits humains, des droits religieux et des droits des femmes.
• Absence des libertés civiles et sociales.
• Meurtres et emprisonnements de journalistes dissidents.
• Censure et fermeture des publications indépendantes.
• Détournement des biens de la nation et transfert des fonds publics à des groupes terroristes basés à l’étranger.
• Destruction d’une économie florissante par une corruption d’état, une absence de management d’où une inflation (estimée officiellement à près de 20% mais beaucoup plus dans la réalité), un taux de chômage officiel de 15% (alors que les chiffres officieux parlent du triple).
• Dévaluation de la monnaie officielle.
• Malnutrition, retard de croissance et hausse des dépressions chez les jeunes.
• Guerre Iran-Irak durant les années 80 avec pour résultat des millions de morts, blessés handicapés et sans abris.
• Fabrication d’armes nucléaires avec des visées agressives.
• Traite des femmes comme esclaves sexuelles dans les pays du Golfe Persique.
• Obligation du port du voile pour toutes les femmes de toutes les religions et dont le manquement peut se solder par de la prison, des coups de fouet et de très lourdes amendes.

Iran : Le coût humain de la révolution islamique

Stefania Lapenna

Iran-Resist

01.04.2007

À l’occasion de Nowrooz, Stefania Lapenna [1] s’est penchée sur le coût humain de la révolution islamique pour RealClearPolitics. Celle-ci dresse un bilan critique de ce qui s’est déroulé depuis 1979 et il nous a semblé utile de procéder à une traduction de celui-ci. Iran-Resist.org tient à remercier les « polyglottes utopistes » qui ont contribué à cette traduction.

C’est en Février 1979, à bord d’un vol d’Air France [2], rempli de puissants bazaris (comme Dastamlchi ou Barkhordar) et avec l’approbation formelle de l’ex-président Giscard d’Estaing [3], qu’est descendu à Téhéran un religieux barbu issu d’une famille de sikhs indiens. Après des années de prêche d’une idéologie de mort et de violence, au nom d’une « justice sociale » (dans un style populiste), via des émissions radio clandestines gracieusement fournies par Paris, Rouhollah Khomeiny s’est autoproclamé le « libérateur du peuple iranien esclave du Shah infidèle » [4].

À son atterrissage, Khomeiny fut acclamé par des milliers de supporters, parmi lesquels des islamistes d’importation, des communistes, des fedayins et le groupe terroriste marxiste islamiste des moudjahiddines du peuple (aujourd’hui rebaptisés MKO-MEK-CNRI-OMPI. [5]). Tous le cerveau lavé par la croyance que la révolution islamique allait apporter le paradis sur terre en établissant la justice sociale et en éradiquant la pauvreté. Tous ces groupes avaient combattu le Shah durant des années et l’attaque terroriste du cinéma Rex d’Abadan le 19 Août 1978 qui fit 300 mort n’était qu’un prélude à la succession islamiste [6].

D’un autre côté, des dizaines de milliers d’iraniens ordinaires descendirent dans les rues dans les premières semaines après le triomphe de la révolution pour s’opposer à la nouvelle théocratie. L’éveil de la rue concernait tous les pans d’une société iranienne libérale et moderne. La plupart d’entre eux étaient dirigés par des milliers de femmes non voilées qui avaient décidé de ne jamais céder leurs droits garantis par le régime du Shah. Malgré les slogans criés de « na tousari na rousari » (ni gifle ni voile : en référence à un slogan de Khomeiny qui proposait aux iraniennes de choisir entre l’un ou l’autre) la loi terrorisante de la charia fut imposée à la nation par la force.

De nombreux occidentaux ont oublié que la culture iranienne, qui précède le régime des ayatollahs, a plusieurs milliers d’années. Les pratiques rétrogrades comme la polygamie, les sévices aux femmes ou la répudiation étaient des choses jusqu’alors inconnues. De telles pratiques sont une création de l’invasion islamique qui sont de nos jours encouragées par l’actuel régime religieux mais dans les faits pratiqués seulement par une minorité illettrée de la population.

Alors que les ayatollahs célèbrent leur accession au pouvoir, voici le coût humain et social de 28 années de pouvoir islamiste sur la nation iranienne et le peuple :
• Exécutions publiques, bastonnades, lapidations, amputations, mutilations des membres et énucléation des yeux.
• Exécutions en masse des prisonniers politiques.
• Assassinat des opposants à l’extérieur de l’Iran (le triste exemple est la vague d’assassinats d’opposants dans les années 80 en Europe par des agents de la république islamique rapidement libérés par des gouvernements européens complaisants).
• Construction de plus de prisons pour maintenir des milliers de prisonniers politiques.
• Promotion du terrorisme national et international.
• Violations des droits humains, des droits religieux et des droits des femmes.
• Absence des libertés civiles et sociales.
• Meurtres et emprisonnements de journalistes dissidents.
• Censure et fermeture des publications indépendantes.
• Détournement des biens de la nation et transfert des fonds publics à des groupes terroristes basés à l’étranger.
• Destruction d’une économie florissante par une corruption d’état, une absence de management d’où une inflation (estimée officiellement à près de 20% mais beaucoup plus dans la réalité), un taux de chômage officiel de 15% (alors que les chiffres officieux parlent du triple).
• Dévaluation de la monnaie officielle.
• Malnutrition, retard de croissance et hausse des dépressions chez les jeunes.
• Guerre Iran-Irak durant les années 80 avec pour résultat des millions de morts, blessés handicapés et sans abris.
• Fabrication d’armes nucléaires avec des visées agressives.
• Traite des femmes comme esclaves sexuelles dans les pays du Golfe Persique.
• Obligation du port du voile pour toutes les femmes de toutes les religions et dont le manquement peut se solder par de la prison, des coups de fouet et de très lourdes amendes.

Tout cela vous permet de mieux comprendre ce qu’est devenue la vie sous les mollahs pour des millions d’iraniens et pas seulement pour la communauté internationale qui est confrontée à un Holocauste nucléaire. Encore que cette dernière ne semble pas s’en inquiéter de trop : Les Européens ne comptent pas arrêter leurs relations économiques et lucratives mais amorales avec un régime dévoyé. Mais de l’autre côté, le président Bush a décidé de se focaliser sur le dossier nucléaire, oubliant même de citer le peuple iranien dans son Message à la Nation de cette année.

Alors que dans son premier mandat, Bush avait opté pour une stratégie axée sur la promotion de la démocratie et d’un changement de régime pacifique en Iran, aujourd’hui il semble clair qu’il a abandonné cette idée pour rejoindre les bureaucrates de l’Europe et des Nations Unies dans leur effort pour trouver un impossible compromis avec les mollahs et leurs projets atomiques.

Le peuple iranien se demande ce qu’il reste des promesses répétées de Bush de se tenir derrière eux pour défendre leurs droits. Durant des années, des étudiants, des enseignants, des ouvriers et des citoyens ordinaires ont défié les brutales milices islamo-fascistes des bassidjis en organisant des manifestations pacifistes pour demander leurs droits civils, la libération des prisonniers politiques avec l’espoir que les USA et leur président les soutiendraient. Aujourd’hui nombre de ces manifestants ont été emprisonnés, battus à mort, exécutés, fouettés. D’autres ont disparu et l’on est toujours sans nouvelles.

Une des raisons de l’actuelle impasse de la lutte pour la liberté en Iran réside dans les profondes divisions entre les groupes d’opposants en exil et leurs projets irréalistes à faire chuter le régime à court terme tout en demandant le soutien populaire pour un plan de marche vide.

Plus de dégâts encore ont été faits par certains membres du gouvernement américain. Par exemple les Iraniens ont appris avec dépit la rencontre de Bush à la Maison Blanche avec Rahim Shahbazi, représentant d’un groupe séparatiste parlant au nom d’une ethnie Azéri. Il est bien connu en Iran pour ses remarques racistes sur « les Perses », et il est même allé jusqu’à dire qu’il était prêt à les exterminer.

Ceux qui ne sont pas familiers avec l’histoire iranienne ne savent peut-être pas que les dirigeants de la république islamique sont de diverses ethnies : azéri (comme Khamenei le Guide Suprême auto-proclamé), kurde, lors, baloutche, ou arabe. Ce que Shahbazi a choisi d’ignorer c’est que les mesures répressives des mollahs sont destinées à tous ceux qui s’opposent à leur pouvoir et ce quelle que soit l’origine ethnique.

Malgré tout, quelques groupuscules se réclamant de diverses ethnicités mènent des actions de sabotage dans le pays avec le but ultime de briser le front religieux.

L’ennui est que le peuple iranien, peu importe ses origines, demeure profondément attaché à l’Iran et fait savoir qu’il est prêt à protéger l’intégrité territoriale par tous les moyens en cas de menace. Jouant sur le sentiment patriotique exacerbé de la population, les religieux barbus mettent en garde leurs citoyens-esclaves contre un scénario à la Yougoslavie si la république islamique venait à tomber. La décision insensée de la Maison-Blanche de rencontrer des séparatistes notoires ne fait qu’aider à renforcer la machine de propagande des mollahs et nuire aux perspectives d’une révolution démocratique pour faire tomber entièrement un système terroriste et théocratique.

Par le passé, le président Bush avait correctement rappelé le respect des USA pour l’intégrité territoriale de l’Iran. Aujourd’hui, au vu des dernières actions de l’administration Bush, il semble qu’il écoute maintenant des conseillers mal informés qui lui indiquent la mauvaise route.

Pour ajouter insultes aux blessures, le gouvernement américain sponsorise des individus discrédités et controversés agissants comme d’anciens prisonniers politiques alors qu’une majorité d’iraniens les connaissent comme d’anciens collaborateurs ou soutiens du président Khatami. Tout cela ne fait que contribuer à saper la crédibilité qu’avait pu avoir le président Bush auprès des Iraniens en recherche de liberté et de démocratie.

À partir de maintenant et jusqu’à la fin de son mandat, Bush peut encore faire de bonnes choses. Il doit faire savoir aux Iraniens que les USA n’ont pas l’intention d’envahir l’Iran mais simultanément faire comprendre qu’il entend apporter un soutien moral, financier et politique aux activités des opposants et mouvements dissidents légitimes qui travaillent à faire tomber le régime islamique dans sa totalité. Sans une telle aide vitale, nous ne pouvons attendre d’action significative ayant le résultat escompté et espéré.

L’espoir peut revenir. Il est tributaire de ce que veut faire l’Amérique.

___________________
[1] Stefania Lapenna : la Lionne de Cagliari | activiste italienne et auteur du blog Free Thoughts (pensées libres)

[2] Khomeiny est rentré à bord d’un vol d’Air France | Cet avion avait été loué et payé par Abdul-Rahman Boroumand dont les filles travaillent actuellement pour le Lobby universitaire des mollahs aux Etats-Unis ! Lobby universitaire des mollahs |

[3] Giscard d’Estaing a donné un coup de main à Khomeiny | Il s’agissait d’un consensus international à l’initiative de Jimmy Carter. L’opération s’inscrivait dans le projet ARC DE CRISE, projet lui-même inspiré d’un projet britannique d’islamisation politique de l’Iran datant des années 1900 !

Le rôle central a été joué par les américains (lire note associée n°1) et les basses oeuvres ont été exécutées par les palestiniens !
• ARC DE CRISE
• Le Projet britannique d’islamisation politique de l’Iran
• Le rôle des palestiniens

[4] L’hostilité de Khomeiny | Khomeiny a stoppé la modernisation de l’Iran et les reformes de la Révolution Blanche de 1963.
• L’Iran regrette cette révolution

[5] Les des moudjahiddines du peuple | aujourd’hui rebaptisés MKO-MEK-CNRI-OMPI….
• Des monstres nés en Iran !

[6] L’incendie criminel du Cinéma Rex |
• Khamenei ne croit pas à l’existence d’un terrorisme islamique

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