Iran: imaginez une crise de Cuba avec un Castro sans Khrouchtchev (Cuban crisis all over again?)

Will history repeat itself? (1962 Cuban crisis)
Un peu comme les hooligans de la tribune K du Parc des Princes, les hooligans au pouvoir en Iran veulent prendre le contrôle d’une tribune, le Liban Sud, et puis faire régner leurs lois dans le stade du Moyen-Orient et ses alentours. A la différence près que dans ce coin perdu du 16e arrondissement de Paris ne se trouvent pas la plupart des réserves pétrolières ou gazières de la planète. Iran-Resist
Le problème n’est pas la sécurité d’Israël, la souveraineté du Liban ou les ingérences de la Syrie ou du Hezbollah : Le problème est centré sur l’effort de l’Iran à obtenir le Droit d’Abolir l’Exclusivité de la Dissuasion. La prolifération sauvage, le concept de «tous nucléaires» sera la fin de la Guerre Froide et le retour à la période précédant la Dissuasion. Les mollahs et leurs alliés, le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, la Corée du Nord et la Russie…, se militarisent à une très grande échelle sachant qu’ils vont bientôt neutraliser le parapluie protecteur de la dissuasion et alors ils pourront faire parler la poudre. Chacun visera à dominer sa région et sans que les affrontements se déroulent en Europe, l’Europe sera dépouillée de ses intérêts en Afrique ou en Amérique du Sud et sans combattre, elle devra déposer les armes. Ce qui est incroyable c’est la myopie de la diplomatie française et de ses experts. (…) Aucun d’entre eux ne se doute que la république islamique a des alliés qui ont un objectif commun: mettre un terme à une discrimination qui dure depuis 50 ans, la dissuasion nucléaire ! Cette discrimination assure à la France une position que beaucoup d’états lui envient. Ils attendent avec impatience de pouvoir se mesurer avec cette ancienne puissance coloniale que beaucoup jugent arrogante, suffisante et gourmande. Iran-Resist
L’équilibre de la terreur était en fait d’une grande fragilité, comme de nombreux incidents, mais surtout une crise majeure, la crise des missiles de Cuba, l’a révélé en 1962. Le problème a moins concerné la relation entre les Etats-Unis et l’Union soviétique que la présence d’un troisième acteur, Fidel Castro, qui a failli faire basculer le « système bipolaire » dans la guerre nucléaire. Cette crise mérite qu’on y revienne, non seulement parce que, si elle se reproduit, nous n’aurons probablement pas la même chance, mais aussi parce que le monde contemporain a désormais plusieurs acteurs nucléaires de type Fidel Castro, qui, à la différence de Kennedy ou de Khrouchtchev, partisans de la dissuasion, n’hésiteront pas à recourir à l’arme nucléaire comme à un moyen de coercition. Thérèse Delpech

Imaginez une crise de Cuba avec un Castro sans Khrouchtchev et… une Amérique sans Kennedy!

A l’heure où, derrière « leur ingérence en Irak ou au Liban par milices jihadistes interposées« , les mollahs s’acheminent tranquillement, via le détricotage progressif du Traité de non-prolifération, vers la sanctuarisation nucléaire de leur voyou de régime …

Et où, résolution après résolution, les Nations Unies dissimulent chaque jour un peu plus mal leur propre manque de… résolution!

Il faut rappeler, comme le faisait avant-hier l’experte française en désarmement Thérèse Delpech dans l’IHT, que si elle est réellement très sérieuse (« une crise de Cuba sans Khrouchtchev »), la situation est loin d’être irréversible et qu’il existe de véritables moyens, si on voulait seulement se les donner, de faire pression sur l’Iran.

Comme par exemple, tout en maintenant une indispensable menace d’usage de la force, les restrictions sur ses indispensables besoins en investissements pour des installations pétrolières largement dépassées et en mauvais état. Sans compter, comme le rappelle Iran-Resist, que, contrairement à ce qui est dit un peu partout, l’Iran ne profite pas tellement des hausses du pétrole puisqu’il vend le sien à des compagnies occidentales selon le mode « buy-back » (ie. à des prix fixés – des années – à l’avance et donc relativement bas: 8-15 $ le baril alors qu’on le sait celui-ci est monté un temps à 70 !).

Ou, encore plus efficace, un embargo sur les produits pétroliers raffinés. Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, le possesseur des deuxièmes réserves mondiales de pétrole n’arrive même pas à produire lui-même… son essence! Ou plus précisément, il n’en produit qu’à peine la moitié puisqu’il dépend pour le reste (40% pour Delpech, 60% pour Iran-Resist) de l’Arabie saoudite ou de l’Inde.

Mais il faut rappeler aussi le rôle de plus en plus ambigu (et dangereux) de la Russie (où à nouveau se fait sentir le manque cruel d’un Khrouchtchev).

Avec un Poutine qui, tout en resserrant (avec leur complicité !) sa main-mise sur les approvisionnements énergétiques de l’Europe occidentale (notamment avec la construction du fameux « gazoduc Schröder » – du nom du non moins fameux munichois que l’on sait ! – pour un éventuel contournement de ses anciens satellites jugés trop pro-américains: à savoir l’Ukraine, la Pologne et les Pays baltes) …

Continue à pousser la carte iranienne (mais aussi, après l’algérienne, saoudienne avec sa récente visite à Ryadh et sa multiplication de promesses d’armements et d’assistance y compris… nucléaire!) pour imposer, comme aux plus beaux jours de la guerre froide et de l’Union soviétique (dont, alors que la série des journalistes assassinés pour excès de curiosité continue, il rêve à présent tout haut!), son grand retour au Moyen-Orient et sur la scène internationale.

D’où bien sûr également l’irresponsabilité de la politique étrangère d’une France qui, au nom de (ou derrière des) concepts aussi ridicules et dangereux que la « multipolarité » ou même la « prolifération contrôlée » ou (on croit rêver!) « coopérative » (sans parler des appétits commerciaux avec Total ou maintenant Renault), multiplie elle aussi les signes d’apaisement (jusqu’au sacrifice éventuel de la « parenthèse » israélienne!) envers un Iran toujours plus incontrôlable.

Extraits:

The meeting of apocalyptic Shiism and the bomb make me very uncomfortable. Look at the Cuban missile crisis. Had there been a catastrophe, we know now that Castro would have been the cause. The current player resembles Castro, without a Khrushchev » — who reined him in — « and without a Kennedy.

To have sanctions work you must not rule out force. It’s absurd to rule it out. It’s not my option, but it’s necessary to leave it on the table. You’ve got to open the breach much wider in 2007 to focus the mind of everyone in Iran who is reasonable on the issue. »

2007 is the year because both Tehran and Moscow, which furnishes Iran with arms and nuclear skills, are playing for time. Russia, in the end, does not want a nuclear-armed Iran. But Russia sees Iran as a lever for returning to the Middle East as a major player. And a conventionally armed Iran, strong enough to serve as an allied counterweight in the region to American dominance, is one of the Russians’ goals.

the Russians want to drag out the Iranian issue as long as possible to maximize Moscow’s pressure on the United States to let them further into the Middle East game. An attempt to trade off movement on Iran to get the Americans to back off from their plan to station a new antimissile system in Europe could be another step from a Russia sensing an administration eager for any kind of deal.

the Russians don’t control Iran, which wants the bomb and Russia’s current delaying tactics could lead to a precipice where all the good options are too late.

since an oil or gas embargo is unlikely, the greatest effect on Iran can be had through total Western restrictions on investment in the Iranian oil and gas industries.

Europe and America could also bring pressure on Saudi Arabia and India to halt the export of refined petroleum products that represent about 40 percent of Iranian needs.

concerns for its business with the United States have already led BNP Paribas to tell Total, the French oil concern, that if it wants to continue to invest in the Pars Trash nuclear site outside Tehran it will have to do so on its own.

Thérèse Delpech talks tough on Iran
By John Vinocur
IHT
March 5, 2007

PARIS: When Thérèse Delpech talks about Iran and the bomb, the word that comes to mind is lucidity. There is the mild approach, she says, and then there is the tough one.

The mild approach is not stupid, she explains. The tough approach, she goes on, might work.

In her view, it’s obvious that after the failure of negotiations so far — three years of discussions by France, Britain and Germany with Iran — new talks without any threat if Iran refuses to abandon its nuclear drive have no chance of success.

Beyond an eventual new phase of much tougher, West-only sanctions, that means keeping a military option on the table — not Delpech’s choice, she insists, but one that must be plain to all eyes. Clear? Thérèse Delpech is not in the business of reassuring.

More than 10 years of involvement with Iran’s challenge as a French government official, and watching the West pay inadequate attention to it, legitimize Delpech’s concern. Her uniqueness is that as the French Atomic Energy Commission’s director of strategic studies, and having a background rooted in the French Establishment, she speaks and writes about the stakes with rare independence and simplicity.

« The meeting of apocalyptic Shiism and the bomb make me very uncomfortable, » she says. « Look at the Cuban missile crisis. Had there been a catastrophe, we know now that Castro would have been the cause. The current player resembles Castro, without a Khrushchev » — who reined him in — « and without a Kennedy. »

Delpech is representative — Jacques Chirac’s shrugs about an Iranian bomb to the contrary — of a fairly hard-nosed school of French professionals on nuclear issues. Yet directness apart, Delpech’s voice is different from that of a Washington inside-the-Beltway dissident, or the official establishment eccentric that London loves and institutionalizes.

Her authority and autonomy have never faced an outcast’s passage through a desert of scorn; instead they are bolstered by private conversations with government leaders, and in 2005 by one of France’s major literary awards, the Prix Femina for nonfiction, for her book, « L’Ensauvagement. » Her essay, « Iran and the Bomb, » was published in London by Hurst & Company this year.

Delpech’s undiplomatic difference is in her open refusal to accept consideration of a deal with Iran that would leave ambiguities about its final status without a bomb — vagueness which, she says, undercuts the U.S. position on North Korea — or to tolerate anyone rationalizing the idea that an Iran with a nuke or two would be a manageable solution.

But how to stop an Iranian bomb altogether? Over white tea and toasted brioche (her choice) the other morning, Delpech jumped into the United Nations Security Council’s current consideration of new sanctions that may result in more travel and import restrictions.

« The mild answer, » she said, « is that the process takes time and the sanctions are limited, but that in the context of a disastrous economic performance in Tehran, together they open a debate in Iran about reality.

« The tough answer, my argument, is that pace of diplomacy is much too slow compared to the pace of the Iranian nuclear program. More political pressure will create more debate in Iran, but not enough to get the Iranians to suspend all enrichment activities.

« Results in the end are a question of power and pressure. My view is that tougher pressure is necessary. I wouldn’t be opposed to Western sanctions without Russia and China going along. Going around the Security Council — it wouldn’t be new. »

Beyond another limited set of measures now in discussion in New York, Delpech believes that since an oil or gas embargo is unlikely, the greatest effect on Iran can be had through total Western restrictions on investment in the Iranian oil and gas industries.

Europe and America could also bring pressure on Saudi Arabia and India to halt the export of refined petroleum products that represent about 40 percent of Iranian needs.

Ah, Europe, a cynic mumbles. And its eternal taste for risk.

Delpech’s immediate and cutting answer: Risk vs. risk, concerns for its business with the United States have already led BNP Paribas to tell Total, the French oil concern, that if it wants to continue to invest in the Pars Trash nuclear site outside Tehran it will have to do so on its own.

And what of her in-Ahmadinejad’s- face argument that no incentive, unaccompanied by any threat, will move the Iranians?

Here, Delpech pierces the opprobrium barrier beyond which Europeans like to place Dick Cheney — although Hillary Clinton has said the same thing — when he insists that a military option to deal with Tehran’s nuclear ambitions should not come off the table.

« To have sanctions work you must not rule out force, » Delpech said. « A credible military option? It’s absurd to rule it out. It’s not my option, but it’s necessary to leave it on the table. You’ve got to open the breach much wider in 2007 to focus the mind of everyone in Iran who is reasonable on the issue. »

She insists 2007 is the year because she believes both Tehran and Moscow, which furnishes Iran with arms and nuclear skills, are playing for time. Delpech agrees with the American position accepting that Russia, in the end, does not want a nuclear-armed Iran. But she asserts, where the Bush administration does not, that Russia sees Iran as a lever for returning to the Middle East as a major player. And that a conventionally armed Iran, strong enough to serve as an allied counterweight in the region to American dominance, is one of the Russians’ goals.

So for Delpech, the Russians want to drag out the Iranian issue as long as possible to maximize Moscow’s pressure on the United States to let them further into the Middle East game. An attempt to trade off movement on Iran to get the Americans to back off from their plan to station a new antimissile system in Europe could be another step from a Russia sensing an administration eager for any kind of deal.

The mild approach says things will work out. The tough approach — hers — responds that the Russians don’t control Iran, that Iran wants the bomb and that Russia’s current delaying tactics could lead to a precipice where all the good options are too late.

Voir aussi le toujours aussi nécessaire site Iran-Resist:

– Sur le système Buy Back :

L’Iran vend son pétrole en Buy Back et n’est en rien touché par les fluctuations des prix du pétrole. Le marasme de l’économie iranienne avait commencé sous Khatami et continue en s’aggravant. Le contrat Buy Back date exactement de l’arrivée au pouvoir de ce même Khatami.

Le procédé permet de faire estimer la capacité d’un puits par un expert indépendant et de fixer un prix pour la totalité des barils qu’il pourrait produire. Une fois la vente conclue, l’acheteur n’est pas avisé de payer la différence au vendeur si le puits se montre plus prometteur que l’estimation de l’expert. Les experts sont souvent des Iraniens proches du régime installés à l’étranger, et le principe est de sous-estimer la capacité des puits afin de faire baisser le prix, par contre le montant des commissions est calculé sur la base des capacités réelles du puits.

Ainsi les dirigeants du régime des mollahs gagnent des très substantielles commissions et en même temps le baril iranien se situe entre 8 et 12 dollars.

il lui faut parvenir à un accord incluant le Hezbollah afin de garantir sa survie. pourrait légitimer l’ingérence des mollahs en Irak ou au Liban par milices jihadistes interposées.

– Sur le jeu dangereux de la Russie:

Russie-Iran Islamique : une alliance dangereuse
19.12.2005

Gerhard Schröder, qui était il y a moins d’un mois encore chancelier allemand, a accepté de devenir président de la compagnie chargée de la construction d’un gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique et l’Europe occidentale. Le tracé de ce Gazoduc risque de modifier l’équilibre des forces en Europe.

L’objectif stratégique de la Russie est évident. La plupart des grands gazoducs qui fournissent l’Europe traversent l’Ukraine. En contournant l’Ukraine, la Pologne et les États baltes, le nouveau gazoduc renforcera l’influence du Kremlin en Europe et isolera les anciens pays de l’empire Soviétique.

Les Russes domineront les marchés pétrolier et gazier de l’Europe Occidentale et ils n’auront pas à se soucier des réactions de celle-ci quand ils décideront avec quelle fermeté faire pression sur l’Ukraine, la Pologne et les États baltes. Les Russes diviseront l’Europe, apportant leur soutien à la Vieille Europe anti-américaine et étranglant les économies de la Nouvelle Europe pro-américaine.

La Russie aura l’arme fatale pour manipuler l’économie européenne. Les Européens avaient tablé sur les ressources énergétiques iraniennes qu’ils achetaient à des prix défiant toute concurrence grâce à l’utilisation des contrats buy-back.

La république des mollahs a consenti à ces échanges pour dresser les Européens contre les Américains et échapper au Transfert de son dossier nucléaire au Conseil de Sécurité. Aujourd’hui, les mollahs veulent passer à la vitesse supérieure et n’ont plus besoin de l’Europe qui doit de toute urgence se trouver un fournisseur énergétique capable de remplacer l’Iran.

Si les Russes arrivent à passer le nouveau gazoduc suivant le tracé qui évite l’Ukraine, la Pologne et les États baltes, ils modifieront l’équilibre des forces en Europe. Du statut de simple fournisseur, ils passeront au statut de fournisseur unique et arbitre de la cohésion économique de l’UE.

C’est habile. Ils ont choisi le moment idéal pour abattre leurs cartes. Les sanctions contre l’Iran s’approchent à grands pas et l’UE doit trouver un fournisseur énergétique fiable. Il est possible que la Russie se montre plus conciliante avec l’Ukraine en attendant la réalisation du fameux Gazoduc Schröder, mais à terme la Russie entend utiliser les faiblesses de l’Europe et revenir sur le devant de la scène internationale.

L’UE prend des risques incalculables en aidant les Russes ou les mollahs, car les états totalitaires ont des raisons de s’allier pour imposer leurs lois aux démocraties occidentales. L’Europe ferait mieux de soutenir les patriotes iraniens pour avoir un Iran stable, laïque et puissant qui contrebalancera la dynamique du fondamentalisme islamique et contiendra les visées hégémoniques de la Russie.

Les Faits. Les espoirs, de l’UE de voir la Russie devenir de plus en plus « européenne », s’amenuisent. La Russie a délaissé ses espoirs de liberté post-soviétiques pour devenir un rempart pétrolier et gazier favorable à la nouvelle élite de l’ex-KGB. Matthias Warnig, directeur du consortium du gazoduc présidé par Schröder et directeur de la filiale russe de la Dresdner Bank, est un ex-officier de la Stasi. Waring est un ami de longue date de Poutine : ils se sont rencontrés à la fin des années 80 alors que le président russe était espion du KGB en RDA.

Aucune pitié ne sera accordée aux petits pays faibles une fois que la Russie détiendra les moyens de les intimider, de les isoler et de les menacer de blocus énergétique. Il en est de même pour ce qui est de considérer la Russie comme un allié dans la lutte contre le terrorisme. Vytautas Landsbergis, premier président de la Lituanie indépendante et député au Parlement Européen estime qu’il est inconcevable que la patrie de la « Terreur rouge », et des innombrables crimes impunis de l’ère soviétique, puisse réellement aider à combattre la menace mondiale brandie par les mollahs et la Corée du Nord. Selon Landsbergis, il semble plus probable que les esprits froids du Kremlin se contenteront d’exploiter chaque crise pour accroître leur propre influence.

Landsbergis déclare : « Pendant des décennies, la région d’Europe d’où je viens a été laissée à la merci du mal. C’est pourquoi je ne peux rester silencieux quand l’Europe trébuche aveuglément dans un nouvel apaisement. Nous, les nouvelles démocraties d’Europe orientale, avons appris de notre histoire que derrière chaque acte diplomatique de la Russie se cache une ambition impérialiste. Les Européens de l’Ouest, qui ont oublié cette histoire, devraient tenir compte de nos mises en garde. La dépendance par rapport à la Russie ne peut que nous conduire droit dans le mur ».

Et à nous Iraniens patriotes de surenchérir : « Il faut soutenir les patriotes iraniens pour avoir un Iran stable, laïque et puissant qui contrebalancera la dynamique du fondamentalisme islamique et contiendra les visées hégémoniques de la Russie. » Le chantier du gazoduc qui reliera les gisements de gaz de la Russie à au marché allemand s’est ouvert vendredi 9 décembre. Le premier tube a été posé à Babaïevo, dans le nord-ouest de la Russie. Ce gazoduc doit contourner les pays Baltes et la Pologne en passant sous la mer Baltique afin de relier le terminal russe de Vyborg à Greifswald, dans le nord-est de l’Allemagne, sur presque 1.200 kilomètres sous la Baltique. Son coût est estimé à 4 milliards d’euros. Le consortium chargé de la construction du gazoduc inclut la russe Gazprom avec une part incompressible de 51%, ainsi que les allemands BASF et EON, qui disposent chacun de 24,5%. (carte : tracé aléatoire)

– Sur la « prolifération coopérative » :

l’ensemble des états réticents (à l’application des sanctions économiques), comme la Russie et l’UE, voient dans la bombe islamique une possibilité d’une refonte de l’équilibre des forces au Moyen-Orient dans lequel les Etats-Unis n’auront plus leur place. .

C’est une perspective effrayante pour l’avenir d’Israël qui sera sacrifié

Au-delà de toute considération, les Russes s’allieront avec les mollahs pour contrôler le Golfe Persique et l’Asie Centrale, et les voies d’accès à leurs ressources.

Les mollahs ont également des alliés musulmans en Afrique : ces alliés leur permettront de contrôler les accès aux ressources pétrolières de ce continent et les pipelines (de transit du pétrole) qui traversent leurs pays. En Amérique du Sud, les mollahs disposent d’alliés idéologiques comme le Venezuela et la Bolivie.

La république islamique d’Iran pourra continuer la mise en place de son piège pétrolier intercontinental (Iran-Russie-Venezuela) avec l’aide de ses alliés que nous avons nommés et en même temps comme nous l’avons écrit plus tôt, l’AIEA sera dans l’incapacité de surveiller les installations dont elle n’a aucune connaissance. Toute solution d’entente avec ce régime lui donnera les moyens d’étendre ses réseaux et préparer un nouveau choc pétrolier conçu comme une arme de guerre.

Les Européens ont conscience que ce sont les Russes qui rafleront la mise, le contrat avec les mollahs et tous les futurs marchés nucléaires en Iran, peut-être aussi ceux dans la région du Golfe et plus spécifiquement dans les pays musulmans. En plus, la Russie a obtenu au cours de l’année 2005 le statut d’observateur auprès de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Et l’année prochaine, la Russie va assurer la présidence tournante du G8 et elle projette de se concentrer sur la mise en œuvre du plan d’action « Partenariat pour le progrès et avenir commun avec la région du Moyen-Orient élargi et de l’Afrique du Nord », plan adopté au Sommet du G8 aux Etats-Unis en 2004.

Les Européens ont introduit la Russie dans l’affaire iranienne pour éviter de Saisir le Conseil de Sécurité et aujourd’hui ils regrettent amèrement d’avoir relancer la machine industrielle et économique Russe. C’est pourquoi ils vont de faire passer le succès de la Proposition Russe en un « Triomphe diplomatique Européen » qui plaidera en faveur du Dialogue et de la Prolifération Contrôlée ou Prolifération Coopérative selon l’appellation du Ministère Français de la Défense. Cette dernière tombe à pic et elle permettra d’enterrer définitivement le TNP et ainsi de ne plus avoir besoin des intermédiaires comme les Russes.

La Prolifération Coopérative sera un chef d’œuvre de l’esprit munichois européen, cet esprit Européen qui a plongé le Monde dans la guerre.

– Sur la course aux armements initiée par l’Iran et la Russie (Algérie, Pakistan, etc.):

La France a toujours prôné « l’intégration militaire contrôlée de la rive sud » dans le processus OTAN mais aujourd’hui, elle soupçonne l’Algérie de posséder déjà des missiles de moyenne portée (1000-3000 km) et de chercher à acquérir auprès des Mollahs de Téhéran des missiles de portée intermédiaire (3000-5500 km).

construction par le Pakistan d’un réacteur nucléaire à eau lourde, capable de produire à terme du plutonium de qualité militaire.

Situé à Khushab, à 105 km au nord-est de la capitale du Pendjab, Faisalabad, ce réacteur, dont la construction aurait commencé en mars 2000, est encore loin d’être achevé. Mais il pourrait à terme « produire assez de plutonium pour fabriquer de 40 à 50 armes nucléaires par an, ce qui représente une multiplication par 20 des capacités actuelles du Pakistan », d’après le Washington Post.

Le radicalisme nucléaire « iranien » embarrasse le Pakistan qui doit prouver son islamisme et son engagement à contribuer à la fierté des musulmans. Mais la relance pakistanaise ouvre la porte à une course au réarmement qui fera le jeu de la Russie, décidemment débordante d’énergie.

Ainsi 20 juillet 2006, le ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov avait déjà déclaré : «La Russie respecte pour l’instant ses engagements [1] dans le cadre du Traité d’interdiction des essais nucléaires (CTBT), mais cela ne veut pas dire que nous ayons cessé les travaux dans le domaine nucléaire».

«Certains pays nucléaires (comme le Pakistan – ndlr) n’ont pas encore ratifié le traité. Nous tenons compte des réalités…». Une fois encore, l’Alliance Iran-Russie contribue à créer une crise dont le plus grand bénéficiaire sera la Russie de Vladimir Poutine !

Et en plus la Russie réarme et sans complexe… Poutine a donné des précisions sur ce réarmement, le 10 mai dernier, devant la Douma.

«Nous devons avoir des forces armées capables de combattre en même temps dans un conflit global, régional et, si nécessaire, dans plusieurs conflits locaux », a déclaré Vladimir Poutine.

«L’équipement de nos forces nucléaires stratégiques doit être augmenté substantiellement dans les cinq prochaines années. En 2006, la Russie mettra en service deux sous-marins atomiques stratégiques dotés de systèmes de missiles ultra-modernes Boulava, a annoncé le président. Cinq régiments des Forces de missiles stratégiques sont déjà dotés de nouveaux missiles Topol-M stationnés en silos, a-t-il dit. En 2006, ces missiles à stationnement mobile viendront équiper nos forces armées », a ajouté le président. (Source : Ria Novosti)

– Enfin sur l’ultime objectif iranien de neutraliser, via le détricotage du TEP, la doctrine de la Dissuasion:

Iran nucléaire : Ce que Ahmadinejad ne vous dit pas
02.08.2006 En 2nd partie de l’article : La doctrine nucléaire de la République Islamique d’Iran

La doctrine nucléaire de la République Islamique d’Iran

Le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a rencontré lundi soir à Beyrouth son homologue iranien, Manouchehr Mottaki, après s’être prononcé pour une participation de l’Iran «à la recherche d’une solution», estimant que ce pays joue un «rôle important de stabilisation de la région».

Indalecio ALVAREZ de l’AFP a collecté les points de vue des analystes français, suite aux vives réactions qu’ont suscité ces propos, propos que nous jugions d’ailleurs immatures mais conformes aux doctrines du Quai d’Orsay. Selon notre analyse, le défaut n’était pas dû au style personnel du ministre mais aux doctrines du ministère des affaires étrangères qui n’ont guère évolué pour s’adapter aux défis que posent la fronde des mollahs et leur alliance avec 3 autres super producteurs pétroliers (Qatar, Venezuela, Russie).

Aujourd’hui, le Quai d’Orsay a essayé de récupérer le coup en essayant de nous faire croire que les propos du ministre étaient une sorte d’introduction pour ce qui a été dit aujourd’hui, à savoir que la France appelle l’Iran à « assumer toutes ses responsabilités » et à « contribuer à la désescalade » dans le conflit au Liban. Ces derniers propos essaient de justifier la première déclaration jugée sans doute immature et ce afin de continuer dans la direction imposée par les doctrines du ministère.

Le journaliste de l’AFP a cependant essayé d’arranger le coup à sa manière afin de calmer le jeu après ces deux salves de propos qui font états d’une certaine précipitation ou d’impréparation (sans doute la fébrilité précédant les départs en vacances). La dépêche a réuni des experts proches du pouvoir qui désavouent l’approche sans se risquer à critiquer la doctrine.

Pour François Géré, de l’Institut français d’analyse stratégique, l’appel du pied de Paris à Téhéran constitue « une tentative risquée », qui « suppose une volonté iranienne et du Hezbollah de changer de comportement ». Ce spécialiste de l’Iran, selon l’AFP, pense que « le phénomène de radicalisation risque de l’emporter » à Téhéran et au sein du Hezbollah, aux dépens des modérés, plus à même de participer à des discussions. Nous pensons que Géré n’est pas un spécialiste de l’Iran, mais plutôt un spécialiste de la doctrine française concernant l’Iran. Selon cette doctrine, le régime des mollahs n’est pas une entité islamiste et terroriste et le régime est divisé en deux clans : modérés et réfractaires à la modération.

Cependant, depuis que nous rappelons dans nos colonnes le passé des supposés « modérés », les experts de la trempe de François Géré sont moins prompts à nommer ces fameux modérés ! Cette expertise est dénuée de valeur même si dans les faits, elle est proche de la réalité : « le phénomène de radicalisation risque de l’emporter » ! Non pas parce qu’il y aurait un clan modéré incapable de se faire entendre mais parce que les mollahs font de la politique d’état et l’intérêt de l’état l’emporte sur les calculs électoralistes à la Française. Il ne s’agit pas des modérés contres les radicaux, en lutte pour prendre le pouvoir, le régime des mollahs a besoin de Garanties de Sécurité et le Hezbollah est son atout. L’analyse de François Géré est extrêmement réductrice et elle est dans le prolongement de la Doctrine du Quai d’Orsay. Elle ne critique pas le passéisme et l’immobilisme de cette doctrine.

Le second expert consulté par l’AFP est François Heisbourg, de la Fondation pour la recherche stratégique, qui doute que les Iraniens soient prêts à jouer un rôle stabilisateur et se demande « quel serait le prix à payer à l’Iran en contrepartie, notamment dans le domaine nucléaire ». Heureusement, l’AFP a eu également la lumineuse idée de consulter Dominique Moïsi, de l’Institut français des relations internationales, qui a répondu aux questions de Heisbourg.

Pour Dominique Moïsi, la France, même si elle s’en défend, dit aux Iraniens : « Montrez-vous responsables sur le dossier du Hezbollah et on sera plus compréhensif sur le dossier nucléaire ».

«La France a une tradition de maintien du dialogue avec les pays les plus radicaux », mais « quand on traite de cette façon avec des régimes totalitaires, non seulement ils ne vous en sont pas reconnaissants, mais ils vous méprisent », assure M. Moïsi. Mais là s’arrête la critique. Pour l’AFP, tous les experts justifient la nécessité de la démarche du Quai d’Orsay. Il fallait le faire (impliquer les mollahs). Et la palme de la flagornerie revient à l’excellent Dominique Moïsi de l’IFRI [1], une institution proche du Quai d’Orsay et qui fait du lobbying en faveur des mollahs modérés comme !

Selon Moïsi, « le fond de l’affaire c’est que personne n’a envie de participer à une force internationale pour désarmer le Hezbollah… et, on se dit : si l’Iran peut le faire, c’est une épine qu’on se retire du pied ». Finalement que se soit Géré, Heisbourg ou Moïsi, l’aspect dangereux de la contrepartie nucléaire est totalement gommée afin de «justifier» des propos immatures aux conséquences désastreuses pour la Dissuasion Française.

La doctrine nucléaire des mollahs iraniens

Le régime des mollahs, soutenu par la Ligue Arabe, le Venezuela et son allié Russe, tente d’ arracher le droit à l’enrichissement et ainsi créer une jurisprudence nucléaire qui ouvrira la voie pour un Droit à la Dissuasion.

Cette Dissuasion Banalisée abolira le principe même de la Dissuasion qui a donné lieu à la guerre froide, a empêché d’autres conflits mondiaux et mis l’Europe à l’abri d’une attaque sur son sol.

La Dissuasion Banalisée sera la fin de la guerre froide et des conflits par procuration et réduira à néant la place de la France sur la scène internationale. Ce pays n’a pas de pétrole et ne sera plus l’une des 5 seules super-puissances nucléaires (5+3). En face d’elle, il y aura la Russie qui est une hyper puissance nucléaire et travaille avec acharnement pour augmenter sa puissance de feu et il y aura aussi le régime des mollahs avec d’extraordinaire capacité terroriste alliée à une capacité nucléaire militaire [2] (s’il obtient le droit à l’enrichissement). La France reste roidement sur ses doctrines de « sa diplomatie pro-islam » sans comprendre qu’elle contribue à renforcer l’influence du régime des mollahs dans le monde arabe et devient la cheville ouvrière d’une Alliance oeuvrant pour l’octroi d’un droit à l’enrichissement à l’Iran. La république islamique veut avoir accès au savoir-faire nucléaire et l’objectif final n’est pas la bombe nucléaire «classique» mais l’Abolition de l’Exclusivité de la Dissuasion.

La France participe gaiement à sa propre déchéance en aidant les mollahs à disqualifier l’un de ses derniers privilèges de « grande puissance ». Aucun des experts consultés, qui sont des experts en flagornerie du pouvoir, n’a fait remarqué que le Liban était un épiphénomène dans la lutte acharnée de l’Iran à obtenir le droit à l’enrichissement. Le problème n’est pas la sécurité d’Israël, la souveraineté du Liban ou les ingérences de la Syrie ou du Hezbollah : Le problème est centré sur l’effort de l’Iran à obtenir le Droit d’Abolir l’Exclusivité de la Dissuasion.

La prolifération sauvage, le concept de «tous nucléaires» [3] sera la fin de la Guerre Froide et le retour à la période précédant la Dissuasion.

Les mollahs et leurs alliés, le Venezuela [4], l’Algérie [5], la Syrie, la Corée du Nord et la Russie [6]…, se militarisent à une très grande échelle sachant qu’ils vont bientôt neutraliser le parapluie protecteur de la Dissuasion et alors ils pourront faire parler la poudre. Chacun visera à dominer sa région et sans que les affrontements se déroulent en Europe, l’Europe sera dépouillée de ses intérêts en Afrique ou en Amérique du Sud et sans combattre, elle devra déposer les armes.

Ce qui est incroyable c’est la myopie de la diplomatie française et de ses experts. Le président de la république, les Experts et les diplomates avancent le nez dans le guidon (obnubilés par les nuisances créées par les mollahs). Aucun d’entre eux ne se doute que la république islamique a des alliés qui ont un objectif commun : mettre un terme à une discrimination qui dure depuis 50 ans, la dissuasion Nucléaire ! Cette discrimination assure à la France une position que beaucoup d’états lui envient. Ils attendent avec impatience de pouvoir se mesurer avec cet ancienne puissance coloniale que beaucoup jugent arrogante, suffisante et gourmande. Faire confiance aux mollahs est bien plus « risqué » que ne se l’imagine François Géré.

3 Responses to Iran: imaginez une crise de Cuba avec un Castro sans Khrouchtchev (Cuban crisis all over again?)

  1. […] Un peu comme les hooligans de la tribune K du Parc des Princes, les hooligans au pouvoir en Iran veulent prendre le contrôle d’une tribune, le Liban Sud, et puis faire régner leurs lois dans le stade du Moyen-Orient et ses alentours. A la différence près que dans ce coin perdu du 16e arrondissement de Paris ne se trouvent pas la plupart des réserves pétrolières ou gazières de la planète. Iran-Resist […]

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  2. […] Le problème n’est pas la sécurité d’Israël, la souveraineté du Liban ou les ingérences de la Syrie ou du Hezbollah : Le problème est centré sur l’effort de l’Iran à obtenir le Droit d’Abolir l’Exclusivité de la Dissuasion. La prolifération sauvage, le concept de «tous nucléaires» sera la fin de la Guerre Froide et le retour à la période précédant la Dissuasion. Les mollahs et leurs alliés, le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, la Corée du Nord et la Russie…, se militarisent à une très grande échelle sachant qu’ils vont bientôt neutraliser le parapluie protecteur de la dissuasion et alors ils pourront faire parler la poudre. Chacun visera à dominer sa région et sans que les affrontements se déroulent en Europe, l’Europe sera dépouillée de ses intérêts en Afrique ou en Amérique du Sud et sans combattre, elle devra déposer les armes. Ce qui est incroyable c’est la myopie de la diplomatie française et de ses experts. (…) Aucun d’entre eux ne se doute que la république islamique a des alliés qui ont un objectif commun: mettre un terme à une discrimination qui dure depuis 50 ans, la dissuasion nucléaire ! Cette discrimination assure à la France une position que beaucoup d’états lui envient. Ils attendent avec impatience de pouvoir se mesurer avec cette ancienne puissance coloniale que beaucoup jugent arrogante, suffisante et gourmande. Iran-Resist […]

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  3. […] Le problème n’est pas la sécurité d’Israël, la souveraineté du Liban ou les ingérences de la Syrie ou du Hezbollah : Le problème est centré sur l’effort de l’Iran à obtenir le Droit d’Abolir l’Exclusivité de la Dissuasion. La prolifération sauvage, le concept de «tous nucléaires» sera la fin de la Guerre Froide et le retour à la période précédant la Dissuasion. Les mollahs et leurs alliés, le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, la Corée du Nord et la Russie…, se militarisent à une très grande échelle sachant qu’ils vont bientôt neutraliser le parapluie protecteur de la dissuasion et alors ils pourront faire parler la poudre. Chacun visera à dominer sa région et sans que les affrontements se déroulent en Europe, l’Europe sera dépouillée de ses intérêts en Afrique ou en Amérique du Sud et sans combattre, elle devra déposer les armes. Ce qui est incroyable c’est la myopie de la diplomatie française et de ses experts. (…) Aucun d’entre eux ne se doute que la république islamique a des alliés qui ont un objectif commun: mettre un terme à une discrimination qui dure depuis 50 ans, la dissuasion nucléaire ! Cette discrimination assure à la France une position que beaucoup d’états lui envient. Ils attendent avec impatience de pouvoir se mesurer avec cette ancienne puissance coloniale que beaucoup jugent arrogante, suffisante et gourmande. Iran-Resist […]

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