Langues: Pour l’entrée d’Israël dans la Francophonie (Why, with many more French-speakers than Egypt, is Israel being kept out of Francophonie?)

francophonieLa situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers. Dominique Galouzeau de Villepin (Paris, automne 2001)

« Le CRIF a souhaité appeler l’attention du monde politique français sur l’anomalie que constitue l’absence d’Israël de l’Organisation Mondiale de la Francophonie, alors que 20% de sa population est francophone. »

Tel est, selon le journal gratuit du soir du Groupe Bolloré Directsoir (p. 9), le message que Le CRIF vient de faire publier hier dans la presse française sous forme d’encarts publicitaires.

20%, c’est probablement beaucoup (dans un domaine où on a notoirement beaucoup de mal à avoir des chiffres sérieux), mais même la moitié, c’est déjà pas mal, surtout quand on sait que des prétendus piliers de la francophonie comme la Roumanie ou la Bulgarie ne doivent pas dépasser – officiellement – les 25% de francophones.

Et que si le Liban (le plus opposé, avec ses amis syriens et iraniens, à l’entrée d’Israël) les dépasse, l’Egypte, membre à part entière depuis 1983 (après son rejet des instances arabes suite à sa paix séparée avec qui vous savez), n’en conserve que des traces (comme le disent pudiquement et charitablement les chercheurs, « l’utilisation du français au quotidien y est parfaitement anecdotique ») …

Sans parler, du côté français, de l’indifférence qu’a rencontré par exemple cet été l’enlèvement par des terroristes palestiniens d’un soldat franco-israélien ou du dernier sommet du Liban en 2002 où l’actuel squatter de l’Elysée a reçu le représentant du Hezbollah …

On comprend tout de suite la dimension largement politique et idéologique de l’institution et… que, règle de l’unanimité aidant, c’est pas gagné pour Israël!

FRANCOPHONIE / Israël frappe à la porte
Directsoir
le 18/1/07

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a lancé hier un appel en faveur de l’intégration d’Israël dans la francophonie. Le message, en forme d’encart publicitaire,est paru dans plusieurs quotidiens nationaux.

Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Dominique de Villepin,Michel Rocard,François Léotard… Il est rare de voir les signatures de tant de concurrents politiques apposées sur la même feuille. C’est la prouesse que vient de réaliser le Crif en publiant hier un appel au monde politique pour l’entrée d’Israël dans l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Signé par une quarantaine de personnalités politiques,l’encart publicitaire était visible hier dans Le Figaro, après être paru mardi dans les pages du Monde et du Parisien. «Le Crif a souhaité appeler l’attention du monde politique français sur l’anomalie que constitue l’absence d’Israël dans l’Organisation internationale de la francophonie,alors que 20% de sa population est francophone»,peut-on lire dans le message. Candidat de longues dates à l’entrée dans l’OIF, l’Etat hébreu se heurte depuis des années à l’hostilité des pays arabes qui en sont membres. A quelques jours du dîner annuel du Crif, duquel le Premier ministre, Dominique de Villepin, est l’invité d’honneur, l’appel pourrait renforcer la détermination de la France,principal soutien financier de l’OIF,à plaider en faveur de la candidature israélienne. Reste à convaincre les 54 autres pays membres lors du prochain sommet de la francophonie, programmé pour 2008.
Directsoir.net

Communiqués

Pour l’entrée d’Israël dans la francophonie
17/01/07 – – : Israël

Le CRIF a souhaité appeler l’attention du monde politique français sur l’anomalie que constitue l’absence d’Israël de l’Organisation Mondiale de la Francophonie, alors que 20% de sa population est francophone.

En réponse à cette initiative, les personnalités suivantes ont exprimé leur soutien à l’idée de l’entrée d’Israël dans la Francophonie.

Pierre AIDENBAUM
François LEOTARD
Claude BARTOLONE
Corinne LEPAGE
Jean-Michel BAYLET
Roger MADEC
François BAYROU
Hervé MARITON
Patrick BEAUDOUIN
Pierre MAUROY
Serge BLISKO
Albert MEMMI
Patrick BLOCHE
Renaud MUSELIER
Christine BOUTIN
Christian PONCELET
Jacques BRAVO
François PUPPONI
Edith CRESSON
Eric RAOULT
Jean-Jacques CURIEL
Philippe RICHERT
Bernard DEBRE
Michel ROCARD
Vincent DELAHAYE
André ROSSINOT
Bertrand DELANOE
Ségolène ROYAL
Mgr DI FALCO
Rudy SALLES
Henri EMMANUELLI
André SANTINI
Christian ESTROSI
Nicolas SARKOZY
Luc FERRY
Pierre SCHAPIRA
Jean de GAULLE
Olivier STIRN
Mgr Maurice GARDES
Lionel STOLERU
Bruno GILLES
Pierre-Christian TAITTINGER
Claude GOASGUEN
Dominique TIAN
Marek HALTER
Jacques TOUBON
Brice HORTEFEUX
Dominique de VILLEPIN
André KASPI
Xavier de VILLEPIN

Voir aussi ce très informatif commentaire d’un spécialiste sur le site Mondes Francophones (merci sittingbull):

Le cas d’Israël : politiques française et/ou francophone ?
Robert Chaudenson
professeur de linguistique à l’Université de Provence, et Président du Comité International des Etudes Créoles

« … on ne peut que rêver au jour où, la paix étant revenue, ces deux Etats voisins que sont Israël et le Liban, si proches, si différents mais si exceptionnels par leurs richesses intellectuelles et culturelles pourront retrouver la voie de la coopération et de l’amitié. »

Dans Guysen. Israël News, « Agence de presse francophone d’Israël », Ugo Rankl a établi, il y a quelques jours (10 avril 2006), dans un long article, un « état des lieux » de « la francophonie en Israël ». La question est intéressante et intrigante, car Israël demeure, avec l’Algérie, l’un des Etats des plus francophones du monde (au sens proprement linguistique), sans participer pourtant à la francophonie institutionnelle (l’Organisation Internationale de la Francophonie). Cet article pose plusieurs problèmes, d’ordres différents que ce texte ne distingue pas toujours et qu’il tend même parfois à mêler.

J’ai déjà évoqué (R. Chaudenson, Mondialisation. La langue française a-t-elle encore un avenir ?, 2000 : 53) les cas israélien et algérien. En dépit des ressemblances (ils se tiennent à l’écart de la Francophonie institutionnelle) et des analogies (ce sont deux Etats où la francophonie linguistique est réelle et importante et où des universités sont membres de l’Agence Universitaire de la Francophonie), les deux cas doivent être distingués.

La politique algérienne est un peu déconcertante et le Président Bouteflika souffle alternativement le chaud et le froid. On a engagé, depuis un an, un gigantesque programme de formation dans le cadre d’une école doctorale franco-algérienne, qui concerne deux mille futurs docteurs en langue et littérature françaises, mais en même temps, on ferme des écoles où l’enseignement est donné en français et on entend, hier encore, le Président dénoncer le génocide culturel opéré par la colonisation française entre 1830 et 1962. En fait, tout est rendu opaque par les contradictions qu’entraînent les tensions entre les politiques intérieure et extérieure du pays.

Le cas d’Israël est plus simple. On ne peut pas suivre le Rabbin J. Amar, quand il déclare qu’un « Israélien sur cinq parle le français » ; la proportion serait plutôt un sur dix, mais c’est un pourcentage réel que peu d’Etats de la Francophonie peuvent se flatter d’atteindre. Contrairement à ce que laissent à penser certains propos, la France n’est pour rien dans le fait qu’Israël demeure à l’écart de la Francophonie. T. Nathan, responsable des services culturels de l’Ambassade de France en Israël, juge habile de souligner que les autorités israéliennes n’en font pas la demande. C’est évidemment une bonne raison de ne pas obtenir une réponse positive. Il y a dans un tel propos beaucoup de diplomatie (ou d’hypocrisie… mais est-ce si différent ?) dans la mesure où aucun Etat n’engage une demande officielle, pour laquelle il sait qu’il aura à essuyer l’affront d’un refus. On ne peut prendre au sérieux les propos finaux du Sénateur Ferrand (représentant des Français de l’étranger) qui laisse espérer, pour le Sommet de Bucarest (septembre 2006), qu’une médiation canadienne permette de « convaincre les quelques pays qui refusent encore qu’Israël soit reconnu comme membre à part entière de la Francophonie ». Tout le monde sait que le principal, pour ne pas dire, le seul Etat résolument opposé à une telle demande est le Liban qui, en outre, dans le passé, était totalement sous influence syrienne (quoique cet Etat ne soit pas membre de la Francophonie).

Sur un plan plus général, on ne sait que penser des propos du Rabbin Amar quand il souligne que « les critères qui font qu’un pays est accepté ou exclu de la francophonie sont strictement politiques ». De Niamey (1969-1970) à Ouagadougou (2004), les choses ont bien changé. En fait, le cas israélien est unique, car, à ma connaissance, aucune demande n’a jamais été refusée ni même découragée. En revanche, ce sont les demandes elles-mêmes qui ont souvent un caractère très politique. Le texte de Guysen évoque le cas de l’Egypte mais c’est le sens de son adhésion qui est intéressant et non pas le fait, des plus banals, que « l’utilisation du français au quotidien [y] est parfaitement anecdotique ». Il en est en effet de même dans bien des Etats de la Francophonie. En revanche, ce qui est remarquable est le moment où l’Egypte décide de solliciter son entrée dans la Francophonie, au début des années 80. Ce choix ne relève pas du hasard, mais d’une pure stratégie politique. En effet, après les accords de Camp David et sa réconciliation avec Israël (1979), l’Egypte est exclue de toutes les organisations arabes et le siège de la Ligue arabe, qui se trouvait au Caire, est transféré à Tunis. L’Egypte devra sans doute à B. Boutros Ghali l’idée ingénieuse de reparaître sur une scène internationale par l’adhésion à la Francophonie. Autre exemple : comment ne pas voir que l’enthousiasme francophone des Pays d’Europe Centrale et Francophone (les PECO) a été curieusement contemporain des négociations en vue de leur entrée dans l’Union Européenne où trois Etats francophones (France, Belgique et Luxembourg) ne sont pas sans influence ?

L’article de Rankl met aussi en évidence les confusions qui s’établissent souvent entre les politiques de la France et de la Francophonie. J’ai moi-même souvent souligné cet aspect, en particulier dans le quatrième chapitre du livre que j’ai cité plus haut et qui porte ce titre même (2000 : 59-76). Les choses sont rendues complexes par les jeux combinés et souvent contradictoires de clivages divers. La rivalité entre les « Grands Blancs » (comme disait L.S. Senghor) que sont la France, le Canada et le Québec, les différents entre l’Etat canadien fédéral (Ottawa) et sa Province du Québec (les échecs et l’affaiblissement des revendications autonomistes québécoises ont rendu ce point moins sensible et favorisé des convergences qui, dans le passé, ne se réalisaient guère que contre les « maudits Français »), les oppositions Nord-Sud (les Africains se sentant souvent délaissés au profit de l’Est, sauf quand on a besoin de leur soutien pour faire approuver « l’exception » ou la « diversité culturelle », qui pourtant ne sont pas au premier plan de leurs préoccupations quotidiennes majeures).

Que la France soit peu soucieuse d’engager à l’OIF un bras de fer avec les Etats arabes pour y faire entrer Israël, cela ne fait pas le moindre doute, même si bien des Etats comme l’Egypte ou le Maroc n’ont pas une position irréductible. Le problème de la place du français en Israël n’a sans doute pas grand chose à voir avec une éventuelle appartenance de cet Etat à la Francophonie. Les langues recommandées par les dispositions officielles sont, très logiquement, l’arabe et l’anglais et, somme toute, la francophonie linguistique réelle en Israël est probablement vieillissante. Il serait intéressant d’étudier cet aspect du problème et de voir dans quelles classes d’âge et où se situent majoritairement les francophones. J’incline à croire, sans prendre trop de risques, que ce sont des Juifs sépharades de plus de quarante ans.

Je ne doute pas que comme le souligne M. Moïse, la diplomatie française ait causé des « dégâts culturels », sans être pour autant « moyenâgeuse ». La situation du Moyen-Orient n’est pas simple et peut-être pourrait-on s’employer à trouver les moyens de soutenir cette réelle francophonie israélienne, sans pour autant adhérer, en tout, aux positions de l’Etat lui-même. Le talent des diplomates ne consiste-t-il pas dans la conduite de pareilles actions ?

Même si cet aspect est très mineur dans le contexte général de la zone, on ne peut que rêver au jour où, la paix étant revenue, ces deux Etats voisins que sont Israël et le Liban, si proches, si différents mais si exceptionnels par leurs richesses intellectuelles et culturelles pourront retrouver la voie de la coopération et de l’amitié.

Voir enfin:

La francophonie en Israël : état des lieux.
Par Ugo Rankl pour Guysen Israël News
10 avril 2006

La visite du Sénateur André Ferrand, auteur d’un rapport sur l’enseignement du français dans le monde, a été l’occasion de figer un instantané de la francophonie en Israël. Regrets, amertume et quelques motifs d’espoir sont les motifs principaux du tableau.

Pour le Rabbin Jacky Amar, qui fut le premier à prendre la parole au cours d’une table ronde organisée à l’institut Van Leer à Jérusalem, Israël subit une situation inique. En effet, alors qu’un Israélien sur cinq parle le Français, Israël n’est toujours pas membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Cette mise à l’écart d’Israël est d’autant plus douloureusement ressentie que l’Egypte, l’Albanie, où l’utilisation du français au quotidien est parfaitement anecdotique, sont membres de plein droit de la Francophonie. Pour le Rabbin Jacky Amar, les critères qui font qu’un pays est accepté ou exclus de la francophonie sont strictement politiques et cela ne laisse rien présager de bon quant à l’adhésion possible d’Israël à la famille francophone. Il n’est donc pas étonnant qu’Israël étant laissé de côté, l’étude et la pratique du français soient en net recul.

Le Professeur Betty Reutman, de l’Université Hébraïque de Jérusalem, estime que la situation est affligeante et va en se dégradant. Le Français n’intéressant plus, les budgets alloués sont réduits. La fermeture du département de français de l’Université Hébraïque est sérieusement envisagée. Moins d’argent, cela signifie moins de moyens et un manque d’attrait et de motivation pour les étudiants dont le niveau ne cesse de baisser. En outre, selon le Professeur Reutman, les professeurs, souvent de très haut niveau, qui avaient donné un élan nouveau à l’étude du Français dans les années 70, ont vieilli et n’ont pas été remplacés. Il manque aujourd’hui des gens compétents et motivés à l’université pour enseigner la langue et les idées françaises. Pourtant, les étudiants ne demanderaient qu’à se passionner pour ces sujets. Selon le Professeur Reutman, en effet, la pensée contemporaine française continue d’intéresser des étudiants.

Madame Yora Tanzman, Inspectrice Générale de Français, a souligné que dans les textes officiels les langues étrangères prioritairement enseignées en Israël sont l’Arabe et l’Anglais. Le Français pourrait pourtant avoir sa place. Rien n’empêche un élève israélien de choisir cette langue plutôt qu’une autre à l’école. Aujourd’hui, 26 500 collégiens et 6500 lycéens apprennent le Français en Israël. Ils ont à leur disposition 240 professeurs dans l’enseignement laïc et ils sont de plus en plus nombreux à choisir de passer le Français au bac.

Pourtant, la situation est loin d’être satisfaisante. Les tensions diplomatiques entre Israël et la France ont créé un contexte où l’étude du français n’est absolument pas valorisée. Michael Moïse, représentant des étudiants francophones, a souligné les dégâts culturels commis par une diplomatie française qu’il qualifie de « moyenâgeuse ». A cela s’ajoute le problème exaspérant de la non reconnaissance mutuelle des diplômes.

Pour la partie française, le Professeur Tobie Nathan, responsable des services culturels de l’ambassade de France en Israël, a répondu que les problèmes existaient bel et bien mais que la situation était en évolution rapide. Pour qu’Israël fasse partie de l’Organisation Internationale de la Francophonie, il faudrait d’abord que les autorités de Jérusalem en fassent la demande. Ce qui n’a jamais été le cas jusqu’aujourd’hui. Malgré cela, l’intégration d’Israël à la francophonie a fait de réels progrès. L’université de Tel-Aviv fait ainsi désormais partie de l’Agence Universitaire de la Francophonie.

En outre, selon Tobie Nathan, l’appartenance à la francophonie n’est pas la condition absolue pour que l’étude du français et les événements culturels inspirés par la culture française connaissent un véritable essor en Israël. Plus qu’une adhésion formelle à une organisation, ce qui compte c’est l’existence d’une infrastructure et d’une volonté. L’ambassade de France vient ainsi de faire l’acquisition d’un très bel immeuble, Boulevard Rothschild à Tel-Aviv, pour y loger ses services culturels. C’est un effort important, par lequel la France entend montrer son attachement aux francophones d’Israël.

Le Professeur Tobie Nathan a également annoncé l’ouverture, à partir du 16 mai prochain, d’une « saison française en Israël » qui sera l’occasion d’événements culturels importants destinés à montrer « une francophonie intéressante, attractive et partie prenante de la modernité. » En mai toujours, une fondation France-Israël va être créée dans le but de rapprocher ces deux sociétés malgré tout ce qui les sépare aujourd’hui.

Pour le Sénateur André Ferrand, qui se déclare un fervent avocat de l’intégration d’Israël à la Francophonie, les conditions n’ont jamais été plus favorables à la réalisation de cet objectif. En effet, la charte de l’Organisation prévoit que l’adhésion d’un nouveau membre doit être acceptée à l’unanimité. Il suffit donc qu’un seul pays s’oppose pour qu’Israël reste à la porte du monde culturel francophone. Mais le Canada a décidé de défendre la cause d’Israël et de convaincre les quelques pays qui refusent encore qu’Israël soit reconnu comme membre à part entière de la Francophonie. Le prochain sommet de l’organisation à Bucarest, au mois d’octobre prochain, pourrait être, selon le Sénateur Ferrand, l’occasion de faire cesser un état de fait injuste et aberrant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :