Désinformation: Retour sur Dir-Yassine, le Jénine de 1948 (Deir Yassin: What do you call a massacre that starts with a loudspeaker and ends with civilians lying on the ground with guns in their hands ?)

https://i0.wp.com/www.crankycritic.com/archive10/posters/ojerusalem.jpg– Vous avez lu Le Coran? C’est très beau. Ce n’est pas un livre de violence.
– Dieu ne veut pas la guerre …
O Jérusalem (dialogue du film, 2006)

Et si le tristement célèbre « massacre de Dir-Yassine« , habituellement présenté comme unilatéral et prémédité (y compris dans la toute récente adaptation cinématographique du « O Jerusalem » de Lapierre et Collins), était en fait la première d’une longue série de manipulations et de campagnes de propagande qui aboutira, 50 ans plus tard, à celui de Jénine, mais aussi à d’autres au Liban ou en Irak ?

Telle est la thèse proposée par LSA Oulahbib sur le site resliliencetv, à partir d’un vieux numéro spécial du Miroir de l’Histoire (1973) sur les combats d’Israël.

Où l’on retrouve ainsi tous les ingrédients des manipulations actuelles: infiltration d’ « unités irrégulières » et d’armements, militarisation et fortification de maisons civiles, utilisation de la population comme boucliers humains, ruses de guerre (faux drapeaux blancs), amplification des chiffres des victimes, sans parler du climat de haine et de refus de l’existence d’Israël, et, du côté israélien, tentatives d’épargner les civils (hauts-parleurs) mais aussi… luttes inter-juives visant à dénigrer les actions d’un groupe ou d’un autre!

Morceaux choisis:

La Haganah, l’armée officieuse, et l’Irgoun, formation dissidente, avaient lancé l’opération « Nakhson », pour libérer la route par l’occupation des principaux villages arabes qui la barraient. L’un, Kastel, avait été pris, perdu et repris par la Haganah à plusieurs reprises.
L’Irgoun avait décidé de prendre Dir-Yassine, par où passaient les armes et les combattants qui s’attaquaient aux convois(…) ».Que se passa-t-il maintenant sur le terrain ? Des soldats appartenant aux « unités irrégulières » de la Ligue arabe étaient mélés aux habitants du village selon une tactique bien observée ces temps-ci en Irak : il s’agit de se servir de la population civile comme boucliers, quitte à ce que celle-ci en fasse les frais, puisqu’il est bien difficile par la suite de trier sans faire de bavures.
(…) les Arabes avaient opposé aux hauts-parleurs une ruse de guerre. La garnison irakienne et palestinienne avait accroché aux premières maisons du village des drapeaux blancs. Quand l’avant-garde de l’Irgoun s’avança pour occuper ce village qu’elle croyait décidé à se rendre, elle fut accueillie par un déluge de feu. Son commandant fut frappé le premier. (…) ».Par ailleurs chaque maison « de ce village stratégique avait été fortifiée et fut âprement défendue. (…).
Quand la bataille fut terminée et que les soldats de l’Irgoun dénombrèrent les morts, ils découvrirent, mêlés aux corps des soldats irakiens et palestiniens, de nombreux cadavres de femmes et d’enfants. Ces civils avaient-ils été empêchés par les soldats arabes d’obéir à l’invitation des juifs d’être évacués ? Avaient-ils eu confiance dans le sort des armes arabes et avaient-ils choisi de demeurer au milieu de la bataille?La responsabilité de leur mort incombe à ceux qui avaient violé les lois de la guerre en n’évacuant pas les civils d’un village qu’ils avaient transformé en position militaire.
Certaines officines juives majoritaires comme la Haganah et l’Agence juive, avaient intérêt à écarter l’Irgoun, mais aussi le Palmah, le Groupe Stern, de la formation de l’Etat d’Israël. Il fallait donc les discréditer. La tragédie de Dir-Yassine fut un excellent moyen. Ben Gourion « envoya un télégramme au roi Abdallah de Transjordanie pour dire son horreur » alors que l’Irgoun et le Groupe Stern récusèrent ces allégations qui ne prenaient pas en compte le déroulé des faits.

Racines : Dir-Yassine ou le fondement biaisé du palestinisme

LSA Oulahbib

le 04/11/2006

La réalité des faits est-elle encore objectivement saisissable lorsque la passion et la propagande masquent, soigneusement, méticuleusement, la vérité ? Rien n’est moins sûr. Car pour la plupart des soutiens au palestinisme la chose ne fait aucun doute : le 10 avril 1948, fut opéré par « Israël » un massacre, de sang froid, à l’encontre des deux cents habitants de Dir-Yassine, incluant femmes et enfants (certains parlèrent de 240, 254, 400, etc…). Et, selon la propagande, cette tuerie aurait été le déclencheur même de l’exode des centaines de milliers palestiniens apeurés ; elle justifierait donc toute la haine contre Israël puisque c’était prémédité : CQFD.
Or, les faits semblent réfuter cette injonction, même s’il n’est pas évident de trier le vrai du faux lorsque l’on n’est pas témoin « direct ».

Ainsi, lorsque l’on lit deux témoignages, celui de Paul Giniewski, et celui de François Milles, écrivant tous deux sous la même responsabilité de Joseph Kessel qui supervisa les fameux 50 numéros spéciaux du Miroir de l’Histoire consacré aux « Combats d’Israël » (éditions Jules Tallandier, 1973-1974), non seulement la mise en séquence des informations diffère mais ces dernières elles-mêmes ne sont pas toutes présentées en suffisance par le second auteur (Milles) à l’opposé du premier (Giniewski) (in Spécial 12, n°286, 1973, p.273-279).

Pour Paul Giniewski par exemple le déroulé et la teneur des faits semblent être les suivants (p.273) : tout commence le 29 novembre 1947, lorsque les Nations Unies décident de partager la Palestine en deux Etats. La Ligue arabe regroupant divers Etats refuse cette décision, et inflitre des « unités irrégulières » qui, selon Giniewski, s’efforçent par exemple de « couper Tel-Aviv des villages juifs isolés et d’investir Jérusalem, environnée de toutes parts d’agglomérations arabes ».

Les « forces militaires juives », (non organisées sous commandement unique, l’Etat d’Israël n’existera que le 14 mai alors que Dir-Yassin eut lieu le 10 avril), décident dans ces conditions de lancer une « offensive destinée à rompre l’encerclement de Jérusalem. Cent cinquante mille juifs y étaient bloqués. La légion arabe de Transjordanie, retranchée dans la vieille ville, bombardait la cité juive, qui n’avait rien pour riposter. Le pipe-line d’eau était coupé. Les Arabes occupaient les hauteurs qui surplombaient la seule route reliant la seule route reliant Jérusalem à Tel-Aviv : les convois juifs devaient passer au fond d’un défilé, Bab-el-Oued, sous un feu roulant de tireurs embusqués commodément.

La Haganah, l’armée officieuse, et l’Irgoun, formation dissidente, avaient lancé l’opération « Nakhson », pour libérer la route par l’occupation des principaux villages arabes qui la barraient. L’un, Kastel, avait été pris, perdu et repris par la Haganah à plusieurs reprises.

L’Irgoun avait décidé de prendre Dir-Yassine, par où passaient les armes et les combattants qui s’attaquaient aux convois(…) ».

Que se passa-t-il maintenant sur le terrain ? Des soldats appartenant aux « unités irrégulières » de la Ligue arabe étaient mélés aux habitants du village selon une tactique bien observée ces temps-ci en Irak : il s’agit de se servir de la population civile comme boucliers, quitte à ce que celle-ci en fasse les frais, puisqu’il est bien difficile par la suite de trier sans faire de bavures. C’est ce qui s’est semble-t-il passé à Dir-Yassin.

Paul Giniewski relate ainsi ceci :

« L’unité de l’Irgoun, forte de quelque 80 hommes, qui attaqua Dir-Yassine au petit matin savait qu’il y avait, à côté des soldats, de nombreux civils arabes dans le village. Aussi l’Irgoun avait-il fait précéder son unité d’un véhicule portant des haut-parleurs qui invitèrent la population civile à se retirer de la zone dangereuse.

L’avertissement avait été clairement formulé et fut bien compris car 200 villageois sortirent de leurs maisons, s’abritèrent au pied de la colline de Dir-Yassine et pas un seul ne fut blessé ni avant, ni pendant, ni après les combats. Tous furent évacués plus tard vers la ligne de démarcation.

Ce fait est confirmé par les Arabes eux-mêmes. La brochure, l’Agression israélienne, (publiée par la Ligue arabe) l’admet (p.10) :  » Le pacifique village de Dir-Yassin, dans les faubourgs de Jérusalem, a été surpris par des haut-parleurs qui invitèrent les habitants du village à l’évacuer immédiatement (…) ».

Comment réagirent les unités irrégulières de la Ligue arabe et les éléments de groupes palestiniens infiltrés dans ce village ?

Paul Giniewski précise à nouveau ceci (p. 274) :

« (…) les Arabes avaient opposé aux hauts-parleurs une ruse de guerre. La garnison irakienne et palestinienne avait accroché aux premières maisons du village des drapeaux blancs. Quand l’avant-garde de l’Irgoun s’avança pour occuper ce village qu’elle croyait décidé à se rendre, elle fut accueillie par un déluge de feu. Son commandant fut frappé le premier. (…) ».

Par ailleurs chaque maison « de ce village stratégique avait été fortifiée et fut âprement défendue. (…).

Paul Giniewski poursuit :

« Quand la bataille fut terminée et que les soldats de l’Irgoun dénombrèrent les morts, ils découvrirent, mêlés aux corps des soldats irakiens et palestiniens, de nombreux cadavres de femmes et d’enfants. Ces civils avaient-ils été empêchés par les soldats arabes d’obéir à l’invitation des juifs d’être évacués ? Avaient-ils eu confiance dans le sort des armes arabes et avaient-ils choisi de demeurer au milieu de la bataille?

La responsabilité de leur mort incombe à ceux qui avaient violé les lois de la guerre en n’évacuant pas les civils d’un village qu’ils avaient transformé en position militaire.

Qu’aucun juif, à aucun moment, n’ait eu l’intention de s’attaquer aux civils arabes de Dir-Yassine, cela est prouvé tout d’abord par l’épisode des haut-parleurs. Cela est attesté aussi par les témoignages authentiques (…)des acteurs et survivants du drame. L’un de ceux-ci, Younès Ahmad Aassat, écrit ceci :  » les juifs n’ont jamais eu l’intention de porter atteinte à la population du village, mais s’y trouvèrent forcés qaund ils eurent à faire face au feu de l’ennemi, placé au milieu de cette population, et qui tua le commandant de l’Irgoun ». Ce texte a été publié par le quotidien jordanien Al-Ourdoun, le 9 avril 1955. »

Comment se fait-il que le mythe du massacre délibéré ait pu voir le jour dans ces conditions ? L’auteur développe plusieurs hypothèses. D’abord le jeu trouble des Anglais qui avaient décidé de s’allier plutôt aux Etats arabes (ils s’étaient abstenu lors du vote permettant la création de l’Etat d’Israël) en amplifiant le récit d’un massacre unilatéral et prémédité qui aurait été le facteur décisif de l’exode palestinien.

Cette « thèse » ajoute l’auteur  » ne s’accrédita d’ailleurs que longtemps après la guerre d’indépendance. Car, en avril et en mai 1948, les juifs, comme l’affirment les témoins oculaires de l’exode arabe, avaient fait de grands efforts pour les persuader de demeurer. C’est la Ligue arabe, elle, avec l’appui de l’administration et de l’armée britanniques, qui organisa leur exode : il s’agissait dans leur esprit d’une courte absence. Les réfugiés reviendraient dans quelques semaines sur les ruines de l’Etat juif étranglé au berceau… »

Mais il n’y a pas que cela selon l’auteur. Certaines officines juives majoritaires comme la Haganah et l’Agence juive, avaient intérêt à écarter l’Irgoun, mais aussi le Palmah, le Groupe Stern, de la formation de l’Etat d’Israël. Il fallait donc les discréditer. La tragédie de Dir-Yassine fut un excellent moyen. Ben Gourion « envoya un télégramme au roi Abdallah de Transjordanie pour dire son horreur » alors que l’Irgoun et le Groupe Stern récusèrent ces allégations qui ne prenaient pas en compte le déroulé des faits.

François Milles (idem, spécial 12, 1973, N°286, p.279) ne fait pas de son côté le même constat que Paul Giniewski. Dans son (petit) article il ne fait pas par exemple état de la présence des éléments de la Ligue arabe. Il souligne plutôt le fait que les habitants « ont toujours entretenu de bonnes relations avec les juifs des environs et ont même éconduit les envoyés du grand mufti. Toutefois, par mesure de prudence, alors que le grondement de la bataille semble se rapprocher, quelques hommes armés de fusils antédiluviens assurent la garde du village. Cette nuit-là, ils sont sept ».

On ne peut déjà faire plus contrasté avec l’analyse précédente : aucune présence d’éléments armés de la Ligue arabe, les Juifs n’y ont que des amis, et les villageois, surtout, sont uniquement munis de « fusils antédiluviens ». Pourtant, les commandos juifs « se heurtent à une résistance acharnée » souligne François Milles. Et puis, à ce stade du récit, ce dernier bascule vers un tout autre cours:

« Ce n’est qu’au bout de deux heures d’efforts que les deux colonnes israélites réussissent à faire leur jonction au coeur du village. De nombreux assaillants ont été blessés. Toutefois, on ne compte que quatre tués.

C’est alors que l’incompréhensible se produit. Les juifs, déroutés par cette résistance imprévue, sans expérience de ce genre de combat -la plupart d’entre eux ne sont que des adolescents-, se laissent envahir par une frénésie meurtrière. Ils perdent littéralement la tête. Sommés de sortir de leurs maisons, les Arabes sont abattus à la mitraillette, par familles entières. Le nettoyage s’achève à la grenade, au couteau. Accouru de Jérusalem, un des chefs de l’Irgoun, Mordehaï Ramanan, fait sauter à l’explosif une quinzaine de maisons où se sont retranchés des groupes d’irréductibles.

Averti en fin de mâtinée, le chef de l’Irgoun de Jérusalem ne cache pas sa fureur. S’il a donné le feu vert à l’opération du Groupe Stern, c’était pour participer à l’attaque de Kastel et non pour enlever un objectif de seconde catégorie. (…) ».

Ainsi, tandis qu’un des chefs de l’Irgoun vient prêter main forte au massacre, un autre chef déplore ce qui s’est accompli.

Nous avons donc deux versions. La première, celle de Paul Giniewski, s’appuie sur deux éléments extérieurs, deux textes, d’origine arabe, l’un confirmant l’existence d’un appel à la reddition, l’autre soulignant la présence effective de « l’ennemi, placé au milieu de cette population ».

La seconde version, celle de François Milles, ne s’appuie sur aucun autre élément que « l’inexpérience » et la jeunesse des « commandos » juifs pris, brusquement, d’une « frénésie meurtrière ».

Pourtant Hannah Arendt, certes bouleversée par le drame, souligne seulement, dans une lettre ouverte publiée dans le New York Times du 4 décembre 1948 (et signée également par Albert Einstein), que le massacre (240 selon elle) fut attribué uniquement au groupe de Menahem Begin, l’Irgoun, sans mantionner la dénégation de celui-ci, ni faire état des circonstances. En particulier la présence, non dénuée de fondements pourtant, de forces irrégulières appartenant à une Ligue arabe qui avait refusé le vote onusien.

Hannah Arendt fit plutôt état du défilé qui fut organisé avec les rescapés laissés vivants pour l’occasion (alors que tous les habitants avaient été massacrés selon la version de Milles…).

L’aspect, unilatéral en réalité, de la présentation des faits fut également renforcé par des témoignages comme celui de Jacques de Reynier, (chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge à Jérusalem), par le témoignage suivant (qui avance, lui, le chiffre de 400) :

« L’Agence juive et le Grand Quartier général de la Haganah me disent ne rien savoir de cette affaire et qu’en outre il est impossible à quiconque de pénétrer dans une zone Irgoun. Ils me déconseillent de me mêler de cette affaire, ma mission risquant d’être définitivement interrompue si j’y vais. Non seulement ils ne peuvent pas m’aider, mais ils déclinent toute responsabilité sur ce qui ne manquera pas de m’arriver (…). »

Or, le fait que l’Irgoun ait été accusé, d’emblée, alors qu’il s’agissait d’une action du Groupe Stern selon François Milles, et que les deux groupes nient que cela fut un massacre, ne sont aucunement pris en compte.

Un membre du Groupe Stern, Nathan Yalin-Mor, parle en ces termes des relations de son groupe avec les palestiniens l’été 1947, en citant un de leurs bulletins internes (in Israël, Israël…Histoire du groupe Stern 1940-1948, Paris, Presse de la Renaissance, 1978, p. 323) :

« Chaque Anglais sur notre sol doit être considéré comme un intrus…et comme un oppresseur. Mais les Arabes ne sont pas des intrus. Ils sont, comme nous, des habitants légitimes de cette terre. (…).

Simultanément, nous nous adressions à la population arabe, dans sa langue, dans un texte intitulé A nos frères arabes et signé d’un nom que les Arabes avaient toujours tenu en grande estime, celui du  » Groupe Stern ». Nous mettions l’accent sur la communauté de nos intérêts, sur le bien du pays que nous partagions et sur la nécessité d’expulser, au sein de nos peuples, les traîtres qui nous causaient à tous un tort grave.

Notre voix fut la seule à s’élever, dans les deux camps, pour faire entendre des paroles de sagesse. Le résultat de notre intervention apaisante ne se fit pas attendre. Quelques jours plus tard, des représentants des Hébreux et des Arabes se rencontrèrent pour signer un traité de paix. Sans doute, il y avait encore de la méfiance des deux côtés. Mais le conflit généralisé était évité et les relations de bon voisinage furent heureusement restaurées. Pour nous, c’était une victoire. »

Le Groupe Stern n’était donc pas animé d’un racisme invétéré antiarabe comme certains groupes palestiniens manipulés de l’extérieur par la Ligue arabe, mais aussi certains officiels juifs, le répandaient, parce qu’ils avaient intérêt à le faire croire.

En effet, les relations entre les divers groupes chez les Juifs n’étaient pas au beau fixe. Ainsi Jacques Derogy et Hesi Carmel font état (in Histoire secrète d’Israël, Paris, Olivier Orban, 1978, p. 122) des faits suivants :

« Quand la guerre éclate, le 15, avec les Etats de la Ligue arabe, (soit le jour suivant la déclaration d’indépendance d’Israël), les dissensions sont loin d’être dissipées et les ordres passent mal, quand ils ne sont pas ouvertement contestées. Les rapports entre la brigade « Harel » du Palmakh et le commandant nommé par Ben Gourion sur le front de Jérusalem, le colonel américain Markus, arrivent au point de rupture. Quand, quelques heures avant l’instauration de la trêve, Markus est tué accidentellement par une sentinelle, Ben Gourion déclenche une enquête pour savoir s’il n’a pas été assassiné par un membre du Palmakh. (…).

Quelle conclusion en tirer ?

La teneur des faits peut être lue de différentes manières selon que l’on retranche ou ajoute un élément décisif comme on l’a vu.

Ainsi, la première version, celle de Paul Giniewski, semble être plus vraisemblable puisqu’elle peut être recoupée à la fois avec d’autres preuves, citées par la partie adverse, mais aussi avec des faits relatifs au contexte de l’époque marqué essentiellement par le refus arabe de la création de l’Etat juif, s’ajoutant à toutes les exactions perpétrées sur les Juifs depuis la fin des années 20, après la défaite turque.

Yves Courrière, (Idem, in Miroir de l’Histoire, les combats d’Israël, Spécial 11, 1973, p. 257) fait par exemple état des « hordes arabes fanatisées du 23 août 1929, qui poignardent, incendient, violent et provoquent par leur action sanglante l’interdiction anglaise faite aux juifs d’acheter des terres (…) ».

Que s’est-il passé le 23 août ? François Milles, qui n’est pas spécialement tendre avec certains groupes juifs comme on l’a vu plus haut à propos de Dir-Yassine relate de son côté ceci (Idem, Spécial 2, 1973) lorsqu’il expose (p. 39) l’action du mufti de Jérusalem, oncle d’Arafat, Hadj Amine el-Husseini « l’ennemi juré des Anglais et des juifs » (p.38) :

« Il est à l’origine de la flambée de violence du mois d’août 1929. Exploitant un incident au Mur des Lamentations, le grand mufti accuse les juifs de profaner une propriété arabe et de vouloir s’emparer du rocher d’où Mahomet s’était élevé vers le ciel, – (cela ne vous rappelle pas ce que dénonça en 2000 son neveu Arafat, qui, lorsque Sharon alla sur le mont du temple, lui fit porter la responsabilité de la seconde intifada, que lui même Arafat , avait organisée depuis longtemps ?-note de LSAO).

Au cours de violentes émeutes, les Arabes déchaînés tuent ou blessent des centaines d’israélites, dans une véritable atmosphère de guerre sainte. Pour rétablir l’ordre, les Anglais sont obligés de faire venir des troupes d’Egypte. Trois Arabes sont pendus. Toutefois, Hadj Amine peut s’estimer relativement satisfait. Le livre blanc de 1930 freine l’immigration israélite, en fonction de la « capacité économique d’absorption ». Mais pour lui, il ne s’agit que d’un point de départ.

La lutte doit continuer contre les juifs et les Anglais, et ce sont à nouveau les violents incidents de 1933 et surtout de 1935; suivis d’une grève générale des Arabes. A ce moment, le grand mufti exploite l’inquiétude de ses coreligionnaires devant la réussite économique du Foyer juif et surtout la reprise accélérée de l’immigration.

Les Anglais multiplient, en effet, les dérogations au livre blanc en faveur des israélites persécutés en Allemagne. C’est par dizaines de milliers que les juifs entrent maintenant en Palestine. Hadj Amine devient alors le chef incontesté du mouvement arabe et c’est lui qui reçoit la présidence du Haut Comité arabe dès sa création. Ses revendications sont nettes : gouvernement national, arrêt total de l’immigration, interdiction de vente de terres arabes aux juifs. (…) ».

Il affiche officiellement son nazisme en écrivant une lettre à Hitler le 21 juin 1940 (Milles, op.cit.,p. 41):

« La Palestine, qui n’a cessé de se battre depuis quatre ans contre les démocraties et les Juifs, est prête, à n’importe quel moment, à redoubler d’efforts. Le peuple arabe attend donc avec confiance le résultat de votre victoire finale. Il sait qu’elle signifiera pour lui son indépendance (…), son unité et un traité de collaboration et d’amitié. »

Plus tard, avec la capitulation du Reich, Milles observe que  » Hadj Amine semble promis à la corde, d’autant qu’il a prodigué ses encouragements au génocide nazi. Néanmoins, grâce à son étonnante baraka, il s’en tire encore. La complaisance de certaines puissances à « vocation musulmane », comme l’URSS ou la France, joue son rôle.

De fait, en 1945, il se trouve en résidence plus ou moins surveillée, dans une villa de la région parisienne, jusqu’à ce que le gouvernement français l’invite, en mai 1946, à rejoindre le Proche-Orient où il va s’empresser de reprendre le cours de ses exploits. C’est avec un prestige inégalé et une haine intacte, qu’il reprend la direction du Haut Comité arabe. »

On le voit, les jeunes groupes juifs d’alors surgissent dans la douleur des égorgements et de la haine islamiste refusant, tout le long des années 30, la coexistence alors que les Juifs désiraient vivre en bon voisinage avec la population palestinienne, hormis quelques extrémistes évidemment.

Puis, lorsque l’ONU décide la création de deux Etats, c’est au tour des pan arabistes de la Ligue arabe de signifier leur haine qui se distinguait uniquement de celle des islamistes par les moyens et le moindre attachement aux rituels religieux (sauf en Algérie…), tout en partageant le même but, celui du retour au Califat, (qu’ils appelaient à l’époque Unité de la Nation Arabe, etc…).

C’est ce contexte là qu’il s’agit également d’étudier pour comprendre à quel point la manipulation, la propagande, les luttes inter-juives, la mainmise de nationalistes arabes (venus de l’extérieur) sur une population palestinienne infiltrée, prise en otage, (comme actuellement), et, par dessus tout, la haine, implacable, contre la renaissance juive en Palestine depuis la fin du XIXème siècle, c’est cet ensemble là de facteurs, qui, combinés, peuvent expliquer la contre-violence juive de l’époque, et non pas les analyses simplistes et tronquées qui projettent sur les Juifs le refus de la coexistence, d’Etat à Etat, alors que ceux qui professent ainsi sont les premiers à brandir ce refus vis-à-vis des Juifs.

Que dit-on par exemple lorsque des partis en France s’opposent à l’immigration ? On les caractérise de racistes. Que dit-on lorsque les autorités arabo-islamistes refusent la présence juive en Palestine (alors qu’elle est bien plus légitime historiquement) ? On la justifie avec les mêmes termes employés pourtant par les fascistes ou les racistes que l’on dénonce en France et ailleurs… Tout en oubliant l’essentiel : pour les arabo-islamistes et nationalistes, les Juifs ne peuvent pas avoir un Etat parce qu’il n’est pas prévu par le Coran et/ou par l’Histoire, glorieuse, de la Nation Arabe. Dans ces conditions, permettre son existence renviendrait à dire que le Coran s’est trompé, ce qui est impossible, et/ou que l’Histoire glorieuse ne reviendra pas, ce qui est insupportable.

Nous en sommes là, et ce mensonge, qui nourrit l’islam est désormais tenu à bout de bras, par toute la haine antilibérale, antiaméricaine,antiisraélienne, prête à s’allier avec l’immonde qui sévit en Irak, à Bali, à la façon de l’oncle d’Arafat lorsqu’il se coucha aux pieds d’Hitler.

Voir aussi:

“O Jérusalem”: les effets pervers de Libé
JC Durbant

Extreme-Centre

le 30 octobre 2006

“O Jerusalem” est effectivement “parfaitement raté” (pour une fois, je serais d’accord avec Le Quotidien de révérence – j’ai toujours pas lu le bouquin mais j’ai préféré et en ai appris mille fois plus dans le bon vieux “Exodus” ou même le très daté “Cast a giant shadow” de 66 avec Kirk Douglas)…

Sauf naturellement si on aime le mélo et la grandiloquence à la Lelouch, mais pour Libération, y en avait tout simplement pas assez… du côté arabe bien sûr!

Pourtant, le réalisateur, aussi juif que célèbre pour le sentimentalisme et le gnangnan de ses déclarations (l’éternel refrain de “l’amitié entre les peuples”, chers à nos Chiraks et autres Villepins), n’avait pas lésiné et fait dûment réciter à ses héros les couplets obligés de la bien-pensance actuelle sur l’air de tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.

Ainsi au “Vous avez lu Le Coran? C’est très beau. C’est pas un livre de violence” du héros juif américain répond le “Dieu ne veut pas la guerre” de son homologue palestinien, et les troupes arabes du Roi Hussein font assaut d’un “fair play” tout britannique.

En fait, y a que les méchants terroristes de l’Irgoun et du Lehi ou Groupe Stern qui ont de mauvaises intentions – par exemple, on ne comprend jamais l’intérêt stratégique qu’aurait pu avoir l’attaque de Deir Yassin par rapport à l’objectif crucial de libérer la route Tel Aviv-Jerusalem, la faisant alors apparaitre comme l’effet de leur pure méchanceté …

Mais c’était pas assez : il fallait aussi de surcroit qu’il prenne le parti des éternelles victimes (ce qu’il est convenu d’appeler “la réflexion proprement politique” par opposition à “la raison du plus fort” – qui n’apparait pourtant pas très clairement dans le film vu qu’on ne voit qu’une poignée de gens non aguerris face aux forces armées jordaniennes et à une multitude d’irréguliers palestiniens).

Autrement dit ne pas se ranger du côté de gens qui, dès le départ, ont bafoué les résolutions de l’ONU et donc le droit international (dont on nous rebat tant les oreilles aujourd’hui – du moins quand il s’agit de ses violations… israéliennes ou américaines!), ne peut apparaitre, pour les grandes consciences politiques qui “écrivent” et lisent Libé, que comme… “perversion”.

“Ô Jérusalem”
LE MONDE | 17.10.06

Le sujet du film – la fondation de l’Etat d’Israël – est assez grave pour mettre tout critique de cinéma dans l’embarras. Elie Chouraqui leur offre la meilleure des échappatoires : son film Ô Jérusalem, adapté du livre de Dominique Lapierre et Larry Collins (Pocket, 924 p., 10 €), est parfaitement raté. Cette chronique des quelques mois qui vont jusqu’à la première guerre israélo-arabe de 1948, est ânonnée par une poignée de figures que jamais leurs interprètes ne parviennent à transformer en personnages. Le recours à l’anglais (y compris au sein de familles palestiniennes ou juives d’Europe centrale) concourt au ridicule général, tout comme l’emploi de techniques de laboratoire (l’image passe par toutes les teintes du répertoire) pour pallier l’impuissance de la mise en scène. Certes le propos est clair : Ô Jérusalem prend résolument le parti de la nécessité et de la légitimité non seulement de l’existence de l’Etat d’Israël mais des circonstances de sa naissance. Mais ce film ne contribuera en rien au débat, non pas en raison de ses partis pris, mais par son impuissance artistique.

Film franco-américano-gréco-britannico-israélien d’Elie Chouraqui avec Saïd Taghmaoui, JJ Field. (2 h 08.)

Thomas Sotinel
Les effets pervers d’ “O Jérusalem”
Retranché derrière l’objectivité historique, Chouraqui penche néanmoins côté israélien.
Eric Loret
Libération
18 octobre 2006
O Jérusalem d’Elie Chouraqui, avec J.J. Feild, Saïd Taghmaoui, Maria Papas, Patrick Bruel. 2 h 08.
Une chose est sûre : O Jérusalem, d’Elie Chouraqui, d’après le best-seller du même nom, coécrit par Dominique Lapierre, n’est pas un film palestinien. C’est un produit français avec un arrière-goût de soft sionisme hollywoodien. A ce titre, de film industriel destiné au marché international (J.J. Feild, Jude Law du pauvre, y joue le premier rôle), on lui accordera une vertu pédagogique. On connaît en effet, dans la vraie vie, des Américains par exemple, voire juifs, voire étudiants, qui n’ont aucune idée de ce qui se passe entre Israël et les Palestiniens. Ceux-là apprendront grâce au film que l’ONU décida de prélever l’Etat d’Israël sur ce qu’on nommait Palestine en novembre 1947, que la Ligue arabe refusa, que Ben Gourion organisa le ravitaillement des juifs de Jérusalem victimes d’un blocus, que batailles et massacres s’en suivirent et qu’il y eut un cessez-le-feu en juin 1948.
Découpage. ì Jérusalem est un film hollywoodien parce qu’il relève d’un genre (le film de guerre) qui, en tant que tel, prétend à la vérité tout en maquillant la tromperie qui le constitue. Aussi ne sera-t-on pas surpris de voir s’avancer ì Jérusalem derrière la traditionnelle dénégation du menteur : «Le parti pris du film , déclare Chouraqui, c’est l’impartialité. […] Mais comment être impartial ? En restant fidèle à la réalité des faits historiques.» Et d’invoquer les «témoignages recueillis» . Pour appuyer cette épistémologie martienne, il faut évidemment marteler combien la reconstitution historique a été difficile, à mesure de sa minutie ; s’esbaudir sur la performance technique et les décors, louer la prouesse du bigger than life .
Or si les «faits» historiques existaient, on le saurait. L’Histoire est une construction, écrite par les vainqueurs, et ses prétendus «faits» ne sont qu’un découpage parmi d’autres dans le sein du réel. Mais si, au lieu de s’en tenir aux années 1946-48, qui voient la suprématie momentanée des Palestiniens sur les Juifs, ì Jérusalem (livre et film) avait raconté la victoire israélienne et l’exode palestinien de 1948-49, sa portée politique n’en eût-elle pas été passablement changée ? Hollywoodien, ì Jérusalem l’est encore parce qu’il filme du bon côté du manche. L’héroïne aimée qui meurt à l’autre bout de la caméra, c’est bien ici une Juive qu’on sache, pas une Arabe. Tout du long, c’est aux côtés du peuple juif que le spectateur vit les combats, qu’il souffre, languit et pâlit à son diapason.
Terreur et pitié. «Au risque d’être critiqué par les deux communautés, j’ai voulu me mettre au milieu» , assure Chouraqui. On le croit sur parole. Mais c’est raté. Il a certes pris soin de réduire les contradictions en montrant de sages Arabes qui condamnent la barbarie militaire et de braves Juifs exécrant les terroristes de l’Irgoun. Il a incarné le Juif sympa dans le personnage de Bobby et l’Arabe séduisant dans celui de Saïd. Devenus ennemis, l’un et l’autre auront deux occasions de se zigouiller, mais sans le faire. Pacifisme, équilibre ? Que nenni. Terreur et pitié, au contraire, car Hollywood connaît sa Poétique d’Aristote : «Que les événements se passent entre personnes amies ; que, par exemple, un frère donne ou soit sur le point de donner la mort à son frère, […] voilà ce qu’il faut chercher.» Que les camps opposés soient incarnés par des héros pathétiques ne suppose en rien l’absence d’un vainqueur et d’un vaincu. Avalé par la force du «genre» guerrier qui détermine un bon et un mauvais côté, O Jérusalem s’arrête à la raison du plus fort sans effleurer l’amorce d’une réflexion proprement politique.

COMPLEMENT:

Middle Esat Peace


       Deir Yassin was a village west of Jerusalem that sat along the main highway connecting Jerusalem to Tel Aviv. On April 9th in the midst of the 1948 war, Deir Yassin was assaulted by paramilitary groups IZL and LEHI with support from the Haganah. The fighting left approximately 110 dead. Various estimates range from as low as 46 (from an Arab source) to as high as 250 though both extremes are equally unlikely, most concluding around 110. Nothing about a battle resulting in 110 casualties in a full-fledged war is in and of itself particularly noteworthy. Relative to other wartime casualty statistics, it is a rather low number. The controversy swirling around the battle at Deir Yassin is the claim that the 110 casualties were innocent civilians murdered in cold blood by the Jewish forces.

       Deir Yassin "was an integral, inseparable episode in the battle for Jerusalem... [Arab forces] were attempting to cut the only highway linking Jerusalem with Tel Aviv and the outside world. It had cut the pipeline upon which the defenders depended for water. Palestinian Arab contingents, stiffened by men of the regular Iraqi army, had seized vantage points overlooking the Jerusalem road and from them were firing on trucks that tried to reach the beleaguered city with vital food-stuffs and supplies. Dir Yassin, like the strategic hill and village of Kastel, was one of these vantage points. In fact, the two villages were interconnected militarily, reinforcements passing from Dir Yassin to Kastel during the fierce engagement for that hill."1

       Critics of Israel have done all they can to portray the assault on Deir Yassin as a textbook case of massacre without dispute. Anti-Israeli authors will have you believe the Jews stormed into a peaceful, civilian village, lined up the inhabitants, and began systematically executing unarmed men, women, and children with machine guns. At the same time, most accounts of Deir Yassin admit there is a degree of confusion about what actually happened that day. With so much acknowledged uncertainty there is little justification for the massacre dogma that has stigmatized the assault against Deir Yassin. Massacre is defined as "individual events of deliberate and direct mass killing, especially of noncombatant civilians or other innocents that would qualify as war crimes or atrocities."2 So there is a distinct connotation when labeling an event as a massacre, implying a ruthless and unnecessary murder of many otherwise innocent or defenseless people. The next logical question would obviously then be, was Deir Yassin a village of innocent or defenseless people?

An Unpeaceful Past

To be thorough, the answer to this question should not only consider the immediate circumstances on 9 April 1948, but what behavior characterized this village prior to the assault as well. As you will see, Arabs from Deir Yassin were notoriously aggressive in the recent past, as well as the immediate timeframe leading up to the attack.

  • Deir Yassin participated in arms trafficking in the 1920s during the violent Arab riots of the 1920s3


  • « Deir Yassin residents had carried out violent attacks on the Jews of Givat Shaul in October 1928 »4


  • « During the August 1929 Arab riots throughout Palestine, the villagers of Deir Yassin had again assaulted their Jewish neighbors in Givat Shaul as well as Jews in the Beit Hakerem neighborhood and the Montefiore Quarter »5

  • ..."we continually faced attempted forays into our homes from Deir Yassin. We dug out our 'illegal' weapons every night and waited, while the Jewish supplementary police repulsed the infiltrators again and again. Months later, we had a defense position in nearby Motza [and the commander] often asked my help to transport men to their night duties in Motza. Driving back and forth to Motza from Jerusalem, I spent many hours lying in roadside ditches after ambushes out of Deir Yassin."6

       A factor in the controversy surrounding Deir Yassin is that it had signed peace agreements with the nearby Jewish villages. In fact, evidence is put forward that the residents of Deir Yassin prevented Syrian and Iraqi troops from using their village as a staging ground for attacks against the Jews. However, a peace agreement that is honored for only some of the time is not worth having; it is worse than no agreement at all since it exposes the opposing side to greater potential harm as they lower their guard. Deir Yassin, at best, only partially adhered to this peace agreement while its belligerent violations rendered meaningless so much as a reference to it.

  • Haganah driver Arnold Shper testified in a 1952 judicial proceeding that during his posting in Givat Shaul in February and March 1948, he spoke with Haganah intelligence agents who mentioned "that foreign Arabs had been detected in Deir Yassin, [including] Iraqis." 7

  • Jerusalem Haganah intelligence officer Mordechai Gihon led two reconnaissance sorties into Ein Kerem, adjacent to Deir Yassin, and returned with documents revealing regular contacts between Deir Yassin and the bases of Syrian and Iraqi volunteer soldiers in Ein Kerem. On March 30, Gihon reported to his superiors that « 150 men, mostly Iraqis, entered Deir Yassin. » 8

  • On Saturday night Jerusalem’s western neighborhoods Beit Hakerem and Bayit Vagan were attacked for the first time. The attack came from Deir Yassin and Ein Kerem and also from Colonia. The defenders returned fire; the shots continued the whole [night].9

  • On Sunday, April 4, commander Shaltiel received an urgent message from the intelligence officer of the Haganah’s Etzioni division: « There’s a gathering in Deir Yassin. Armed men left [from Deir Yassin] in the direction of [the nearby town of] lower Motza, northwest of Givat Shaul. They are shooting at passing cars. » 10

  • That same day, the deputy commander of the Haganah’s Beit Horon brigade, Michael Hapt reported to Shaltiel: « A [Jewish] passenger car from Motza was attacked near the flour mill, below Deir Yassin, and is stopped there. There is rifle fire upon it. You too send an armoured vehicle with weapons. There is concern that the road is cut off. » 11


  • An armoured vehicle carrying Lehi fighters was also attacked at the same spot that day. A Haganah intelligence officer who described the incident to his superiors reported that according to Lehi officer David Gottlieb, those of his men who disembarked from their vehicle to return fire said that the attackers appeared to be Arab soldiers rather than local villagers.12


  • Shortly before the battle of Deir Yassin, there was additional troubling news: Mordechai Gihon’s lookouts reported that numerous armed men were moving between Ein Kerem and Deir Yassin. Some of the soldiers were wearing Iraqi uniforms, and while many of them had entered Deir Yassin, only a few had returned to Ein Kerem.13


  • And just hours before the IZL-Lehi action against Deir Yassin began, Shaltiel cabled his colleague Shimon Avidan: "The Arabs in Deir Yassin have trained a mortar on the highway in order to shell the convoy [bringing supplies to besieged Jewish portions of Jerusalem]."14

       The Jews were able to get their accurate intelligence from a contact on the inside. "Some of the Haganah's information about developments in Deir Yassin was coming directly from inside the village itself. A Haganah agent code-named 'Ovadia,' working in the Jerusalem area for the Haganah's Arabic Department, met regularly with Deir Yassin residents as well as their mukhtar, or village chief, who was a paid Haganah informant."15

The Instigation

       As already mentioned, Deir Yassin sat along the road connecting Tel Aviv and Jerusalem. During the first phase of the 1948 war, the battle for Jerusalem was raging and this road was the only lifeline to its 100,000 civilian Jewish residents besieged by Arab armies, making safe passage a vital war objective. Villagers from Deir Yassin exploited its inherent strategic value to frequently attack these vulnerable Jewish convoys. As there was no other road and no sign of relenting hostility, the Jews decided to attack and neutralize the threat in order to get supplies through. In fact, « A telegram from Michael Hapt, of the Haganah’s Beit Horon brigade, to the Haganah command, at 5:00 p.m. that day, urged: "In order to prevent [an attack] on lower Motza, cutting off of road to Jerusalem, and capture of position south of Tzova, Deir Yassin must be captured."16

The Loudspeaker

Forfeiting sound military tactics, the Jewish attackers began their assault on Deir Yassin with a loudspeaker announcing the attack was coming and completely destroying the element of surprise. The loudspeaker was attached to an armored vehicle and in native Arabic by an Iraqi-born Jew, instructions were given that anyone who wished to remove themselves from the imminent battle zone could do so via the road to Ein Karem. Much debate over whether this armored vehicle with loudspeaker made it to the village exists. Some say it never made it while others say Arab gunfire forced it into a ditch (which means the Arabs were attacking before they knew what was happening). The Arabs themselves admit, however, the loudspeaker did its job,

  • "On the night of April 9, 1948, the peaceful Arab village of Deir Yassin was surprised by a loudspeaker, which called on the population to evacuate it immediately."17


  • A resident of Deir Yassin during the attack says, "Their loudspeakers blared out, 'Lay down your arms, run for your lives!' Then I heard our machine gun."18

       The Red Cross reported that 200-250 civilians from Deir Yassin were safely escorted into Jerusalem. 19 This refutes the ridiculous claim that the IZL and LEHI soldiers "killed every Arab man, woman, and child they could find in the village."52 Over 200 people in Deir Yassin made the choice to safely leave the village, drastically increasing the ratio of hostile to non-hostile villagers choosing to remain behind and fight.

Welcome to the peaceful village of Deir Yassin

  • The Palestinian Arab and Iraqi garrison hung out white flags from houses nearest the village entrance.  When the advance party of the Irgun unit advanced towards the entrance, it was met by a hail of fire.  One of the first to be hit was its commander.20


  • Michael Harif, a deputy commander for the Irgun recalls, « I saw a man in khaki run ahead. I thought he was one of us, I ran after him and told him, ‘Move ahead to that house!’ Suddenly he turned, pointed his weapon at me and fired. He was an Iraqi soldier. I was wounded in the leg ».21


  • Patchiah Zalivensky who served with the LEHI reported there being a Yugoslavian Muslim officer among the Arab casualties whose identification papers indicated he had been with the all-Muslim units of the Nazi SS that had been organized in Yugoslavia during World War II by Haj Amin el-Husseini, the Palestinian Arab leader and Nazi collaborator.22


  • Some Arabs were disguised as old women who opened fire but were wearing Iraqi military uniforms under their disguises.23


  • « From the windows of their houses, Arabs were shooting at our soldiers, and from a force of 132, we had 42 wounded, and 6 dead. »24


  • « Dror [Mordechai Ben-Uziahu] had clambered up onto a rooftop from where he was able to spot my assailant who was dressed in the uniform of an Iraqi officer, and shot him. »25


  • "[Arab] women ran from the houses under fire, collected the weapons which had fallen from the hands of Arab fighters who had been wounded, and brought them back into the houses."

26
Had Deir Yassin truly been a peaceful, civilian village, the white flags would have signaled peace rather than a sneaky tactic for tricking the Jews into letting their guards down so they could be shot more easily, there would have been no Iraqi officers running about dressed as women, the shooting would not have originated so quickly from Deir Yassin, and they never would have been involved with sniping at Jewish convoys in the first place. It is important to note other Arab villages nearby did not join the war efforts against the Jews and were completely left alone.

Not bad … for « civilians »

  • The villagers sniper fire from higher positions in the west contained effectively the attack, especially from the mukhtar's (mayor's) house. Some Lehi units went for help from the Haganah's Camp Schneller in Jerusalem.27


  • Intense Arab firepower caused the fighters’ advance into Deir Yassin to be very slow. Reuven Greenberg reported later that « the Arabs fought like lions and excelled at accurate sniping ». He added that « [Arab] women ran from the houses under fire, collected the weapons which had fallen from the hands of Arab fighters who had been wounded, and brought them back into the houses ».28


  • Ezra Yachin recalled, « To take a house, you had either to throw a grenade or shoot your way into it. If you were foolish enough to open doors, you got shot down — sometimes by men dressed up as women, shooting out at you in a second of surprise ».29


  • Villager fire inflicted heavy casualties and drove off the Irgun. The Lehi units advance stopped at the town’s center where they were only holding the eastern parts.30


  • While both Irgun and Lehi commanders had anticipated many residents would flee, and the remaining would surrender after token resistance, both groups of Jewish fighters, entering the town from different sides, immediately encountered fierce volleys of Arab rifle fire.31


  • Arab reinforcements were attempting to make their way into Deir Yassin during the attack from Ein Kerem and Malcha, prompting a Haganah unit to spray machine gun fire to prevent them from bolstering the resistance.32

Remember that one of the main criteria for determining a massacre has taken place is that the people are defenseless. With civilians like these, who needs armies?

After the fighting

       The villagers who made the wise choice to leave as well as all of the prisoners of war were promptly turned over to Arab forces once Deir Yassin was secured. An Irgun commander led a member of the Red Cross through the village immediately after the attack. A press conference was held.33 Pictures were allowed to be taken. Villagers being warned of the attack, prisoners of war being taken and given back, humanitarian groups being toured around, press conferences given, pictures being taken … people, this is not typical behavior in the aftermath of an authentic massacre.

Jack, the Beanstalk, and the Atrocity

Once the Arabs caught wind of the Deir Yassin attack, a significant amount of creative energy was diverted from how to win the war into how to manufacture a lie. A Palestinian named Hussein Khalidi is attributed with starting the lie of massacre and atrocity. Khalidi’s accusations were accepted as gospel by New York Times correspondent Dana Schmidt on April 12th, 1948, just a few days after the attack. Schmidt’s reporting is often referred to as proof a massacre took place. The problem with this is that Khalidi’s claims were contrived propaganda.

  • Hazem Nusseibeh with the Palestine Broadcasting Service speaking with a Palestinian leader, Dr. Khalidi recalls, "I asked Dr. Khalidi how we should cover the story. He said we must make the most of this. So he wrote a press release stating that at Deir Yassin, children were murdered, pregnant women were raped, all sorts of atrocities."34
  • Arab radio reports of women being raped, children being murdered, and babies being killed were released.

Arab sources, many of whom were living in Deir Yassin at the time of the attack, are surprisingly vocal in exposing the sham of the alleged atrocities at Deir Yassin:

  • "We gathered in Jerusalem at the Hebron gate. We checked who was missing and who had survived. Then the Palestinian leaders arrived, including Dr. Khalidi. We said there was no rape. He [Dr. Khalidi] said we have to say this so the Arab armies will come to liberate Palestine from the Jews."35


  • Another Arab resident of Deir Yassin by the name All Radwan says, « I know when I speak that God is up there and God knows the truth and God will not forgive the liars.  There were no rapes. It’s all lies. There were no pregnant women who were slit open. It was propaganda that… Arabs put out so Arab armies would invade.  They ended up expelling people from all of Palestine on the rumor of Deir Yassin. »36


  • Ayish Zeidan, another Deir Yassin villager said, « The Arab radio talked of women being killed and raped, but this is not true… I believe that most of those who were killed were among the fighters and the women and children who helped the fighters. The Arab leaders committed a big mistake. By exaggerating the atrocities they thought they would encourage people to fight back harder. Instead they created panic and people ran away. »37


  • Zeidan also recalls, « There had been no rape », he said. ‘The Arab radio at the time talked of women being killed and raped, but this is not true. I believe that most of those who were killed were among the fighters and the women and children who helped the fighters. »38


  • Nusseibeh who was informed of the coming lie of rapes and atrocities by Khalidi above, told the BBC the fables about Deir Yassin that « This was our biggest mistake. We did not realize how our people would react. As soon as they heard that women had been raped at Deir Yassin, Palestinians fled in terror. They ran away from all our villages. »39

  • This in turn supports Menachem Begin’s (an Irgun leader) account of the effects of the lie about Deir Yassin: « The enemy propaganda was designed to besmirch our name.  In the result it helped us.  Panic overwhelmed the Arabs of Eretz Israel.  Kolonia village, which had previously repulsed every attack of the Haganah, was evacuated overnight and fell without further fighting.  Beit Iksa was also evacuated.  These low places overlooked the main road; and their fall, together with the capture of Kastel by the Haganah, made it possible to keep open the road to Jerusalem.  In the rest of the country, too, the Arabs began to flee in terror, even before they clashed with Jewish forces.  Not what happened in Deir Yassin, but what was invented about Deir Yassin, helped to carve the way to our decisive victories on the battlefield. »40

  • « The Jews never intended to harm the population of the village, but were forced to do so after they encountered fire from the population, which killed the Irgun commander. »41


  • "Moreover, we have information from a famous source, Yassir Arafat himself (his authorized biography, by Alan Hart, Arafat: Terrorist or Peace Maker) that the Deir Yassin lies were spread 'like a red flag in front of a bull' by the Egyptians."51

       Indeed, "... the Red Cross, which was called in to assist the wounded and civilians, found no evidence of a massacre. In fact, even the most recent review of the evidence (July 1999), by Arab scholars at Beir-Zayyit university in Ramallah, indicates that there was no massacre, but rather a military conflict in which civilians were killed in the crossfire."50

       The effects of the Arabs fabricating a lie about the behavior of Jewish forces during their assault on Deir Yassin proved to be counter-productive. Instead of strengthening resolve by uniting Arabs with a sense of outrage and yet more hatred toward the Jews, it caused them to pack up and leave town. Palestinian Arabs fled cities in a panic all over Palestine after hearing of this lie and it could legitimately be viewed as a major factor causing Palestinian Arab refugees.

       The success of an assault against a strategically valuable target can be measured by the improvement in circumstance afterward. It can be validated as having been necessary the same way. The next question is, after Deir Yassin was attacked and neutralized, was there any tangible gain? Remember that prior to the attack, Jewish convoys were being hammered by Arab fire and largely prevented from reaching Jerusalem to alleviate the civilian population. The very next day after the assault, "the situation improved somewhat for the beleaguered Jewish inhabitants of Jerusalem. A convoy of 131 vehicles carrying five hundred tons of food finally reached the city from Tel Aviv. Two days later, 250 trucks – out of 280 that began the journey – made it through with an additional one thousand tons of supplies, including flour, sugar, milk, fruit, and vegetables.”42 Decency would agree that if 100,000 people are at risk of starving to death, something should be done to secure the way to rescue them.

       Some claim the battle of Deir Yassin was unnecessary and the Jews only attacked because they were attempting to empty the land of Arabs. Hence, they went out of their way to fight. The evidence presented above already refutes this allegation for the most part, but if any doubt remains, the issue of Latrun must be considered. Latrun had an elevated position above the road connecting Tel Aviv with Jerusalem just as Deir Yassin was. The Arabs were in control of Latrun and were using it to attack Jewish convoys attempting to re-supply Jerusalem just as was happening at Deir Yassin. A plan was in the making to take Latrun from the Arabs. However, a bypass road was discovered that allowed the Jewish convoys to travel to the south of Latrun, out of range of their weapons, which was named “Burma Road”. When Yitzhak Rabin informed Ben-Gurion they would be using this road in place of attacking Latrun, Ben-Gurion was furious. Demanding to know why he wasn’t informed of this change, Rabin replied: “I don’t know. I have been charged with submitting this proposal on behalf of Allon and Stone. Latrun is not sacred. The purpose of taking it is to safeguard our link with Jerusalem. If that purpose can be gained by other means, why must we shed blood over Latrun?”43

       This information is not intended to sweep any unnecessary killings under the rug or suggest that Jews are incapable of killing out of aggravation or anger. There is some testimony by soldiers who participated in the battle of Deir Yassin who claimed such a thing did happen, though there is no idea how many people may have been killed purely out of anger. In fact Hazem Nusseibeh cited above debunking the lie of rape in the village also said the Irgun lined up 14 villagers and shot them after the major fighting died down. Considering the ferocity of the fighting and a total dead of 110, to say these killings were very many would be a giant stab in the dark. More likely, the situation described by a LEHI fighter was closer to the truth as he admits, "It was impossible to attack the enemy without hurting their families, it was difficult. It was painful and I'm sorry we had to do it, but we had no choice."44

       Another illustrative account describes how "the Iraqis had disguised themselves as women -- it is easy to hide weapons beneath the flowing robes of the burqa -- and had hidden themselves among women and children in the village. So, when the Irgun fighters entered, they encountered fire from 'women'! ... Then, while they were in a group, still dressed as women, having surrendered and agreed to be taken prisoner, some of the Iraqis opened fire again with weapons concealed beneath their women's clothing. Irgun fighters were caught off guard, more were killed, and others opened fire into the group. Iraqis who had indeed surrendered were killed along with those who had only pretended to surrender and had then opened fire."49

       Women or children could have easily been killed considering the only way to stop the gunfire from many houses was to throw in grenades and blow off the doors with explosives. That there were dead women found at Deir Yassin could have been used as evidence of massacre had they not been lying on the ground with guns in their hands; clear evidence they were participating in the attack.45

"A total of 170 English-language history books which refer to the battle of Deir Yassin were analyzed for this study. Only 8 of the 170 raised serious doubts as to whether or not there had been a massacre. Of the 162 books which stated definitively that a massacre had occurred, 94 of them --58%-- gave no source whatsoever for their accusation, and an additional 38 -- 23.4%-- cited only secondary sources for the massacre claim. In other words, a total of 81.4% of the authors claiming a massacre did so without undertaking any original research to substantiate their claim."48

Footnotes:
1  Background Notes on Current Themes – No.6: Dir Yassin (Jerusalem: Ministry for Foreign Affairs, Information Division, 16 March 1969), pp. 2-3
2  http://en.wikipedia.org/wiki/Massacre
3  Bernard Wasserstein, The British in Palestine: The Mandatory Government and the Arab-Jewish Conflict 1917-1929, Second Edition, 1991, pg. 69.
4  Ibid.
5  Ibid.
6  Yitshaq Ben-Ami, Years of Wrath, Days of Glory (New York: Shengold, 1983), p.439.
7  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm (Internet Archive confirms accuracy of quote as of April 24, 2006)
8  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Milstein, p.257 (interview with Mordechai Gihon). Milstein found the report in the Israel Defense Forces Archives, War of Independence Collection 83/17, Reports of « Teneh, » 9 April 1948.
9  Davar, Sunday 4 April 1948, Pg. 2
10  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Milstein, p. 257, citing the Israel Defense Forces Archives, War of Independence Collection 88/17, « From Hashmonai, » 4 April 1948, 10:00 A.M.
11  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Milstein, p. 257, citing the Israel Defense Forces Archives, War of Independence Collection 88/17, « From Sa’ar, » 4 April 1948, 10:00 A.M.
12  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Testimony of David Gottlieb, MZ; Milstein, pp.257-258, citing the Israel Defense Forces Archives, War of Independence Collection 21/17, « From Hashmonai, » 4 April 1948.
13  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Milstein, p.258 (interview with Mordechai Gihon).
14  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Milstein, p.258, citing Israel Defense Forces Archive, War of Independence Collection, 228/3, Operation Log, 9 April 1948, 2:40 a.m.
15  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Milstein interview with Haganah agent Yona Ben-Sasson, 12 November 1980; also, Milstein, citing the Ben-Nur Report in the David Shaltiel Archives.
16  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Milstein, p. 258, citing « Operations Log – Arza, » 4 April 1948, 17:00 hours, Broadcast #562, Israel Defense Forces Archive, War of Independence Collection, 88/17.
17  Arab League publication entitled « Israeli Aggression », page 10.
18  Quote from Abu Mahmoud, resident of Deir Yassin, 50 Years War, PBS Disc 1 of 2
19  Jewish Historical Revisionists by Middle East Analyst Emanuel A. Winston
20  The Revolt, Begin, Menachem.
21  Jewish Historical Revisionists by Middle East Analyst Emanuel A. Winston
22  Milstein, interview with Harif, p. 262
23  Ibid, p. 263
24  Quote from Raid Commander Ben Zion Cohen, 50 Years War, PBS, Disc 1 of 2
25  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm citing Yachin’s testimony is quoted at length in Lynne Reid Banks, A Torn Country: An Oral History of the Israeli War of Independence (New York: Franklin Watts, 1982), pp. 58-65.
26  Testimony of Reuven Greenberg.
27  http://www.answers.com/topic/deir-yassin-massacre which cites Out of Crisis Comes Decision, p.262-265, Milstein
28  Testimony of Reuven Greenberg
29  Lynne Reid Banks, A Torn Country and An Oral History of the Israeli War of Independence, New York: Franklin Watts, 1982, p. 62
30  A Jewish Eyewitness: An Interview with Meir Pa’il, McGowan.
31  Milstein, interview with Harif, p. 262
32  Milstein, p.264, (interview with Mordechai Gihon and « Report of Etzioni intelligence officer »).
33  http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/History/deir_yassin.html (Internet Archive confirms citation as of May 18, 2007)
34  50 Years War, PBS, Disc 1 of 2
35  Deir Yassin a casualty of guns and propaganda, by Paul Holmes (Reuters)
36  The Daily Telegraph, April 8, 1998
37  The Revolt, Begin, Menachem.
38  Al Urdun (Jordanian newspaper) April 9th, 1953
39  50 Years War, PBS, Disc 1 of 2
40  The Revolt, Begin, Menachem.
41  War Without End, by Anton La Guardia (Thomas Dunne Books, N.Y. 2000)
42  Jerusalem Besieged, pg. 272
43  The Rabin Memoirs, pg. 33.
44  Quote from Ezra Yakhin, a LEHI fighter, 50 Years War, PBS, Disc 1 of 2
45  Testimony of Yehoshua Gorodenchick, MZ.
46  [Cites Lorch 1968, 123-24; Syrkin 1974, 63; Herzog 1984, 38-40; Gilbert 1996, 203-5; Wasserstein 2001, 144.] – “Jerusalem Besieged” by Eric H. Cline, pp 270-272.
47  The Case for Israel by Alan Dershowitz, pg. 79, cites Morris, p. 214, 205.
48  http://www.zoa.org/pubs/DeirYassin.htm
49  « Big Lies: Demolishing the Myths of the Propaganda War Against Israel » by David Meir-Levi, Pp. 18-19
50  « Big Lies: Demolishing the Myths of the Propaganda War Against Israel » by David Meir-Levi, Pg. 19
51  « Big Lies: Demolishing the Myths of the Propaganda War Against Israel » by David Meir-Levi, Pg. 20
52  « Elusive Victory: The Arab-Israeli Wars, 1947-1974 » by Colonel Trevor N. Dupuy, Pg. 35

Voir encore:
Big Lies: demolishing the myths of the propaganda war against Israel
David Meir-Levi
Center for the Study of Popular Culture
7 october 2005

(…)

Deir Yassin: The events that took place at Deir Yassin are still hotly disputed. But by their own admission, Arab leadership today acknowledges that the lies created by the Arabs about the ficti­tious “massacre” were concocted in order to shame the Arab armies into fighting against the Jews, frighten the Arabs, and encourage them to flee.[3] The village sits near Jerusalem, overlooking the road from Tel Aviv. Jewish Jerusalem was under siege, and its only lifeline was this one road to Tel Aviv. A contingent of Iraqi troops had entered Deir Yassin on March 13, 1948. Some sources suggest that they were asked to leave. Apparently they did not, since their armed bodies were numerous among the dead after the battle. It was obvious that they were going to try to cut off that road. Doing so would spell the end of Jewish Jerusalem. So on April 9, 1948, a contingent of the Irgun (a para-military splinter group) entered the village. This operation was completely legitimate in the context of rules of engagement, since the Iraqi presence made the village a legal military objective.

Their intent, to capture the village and drive out the Iraqis, was completely clear from the onset, because they entered with a jeep and loudspeaker telling the civilian population to flee the village. Unfortunately, this jeep slid into a ditch, so some of the villagers may not have heard the message; however, many did and fled before the Irgun got to the village. Rather than surround the village and prevent their escape, the Irgun left several routes open for the civilians to flee, which hundreds of villagers used. However, the Iraqis had disguised themselves as women — it is easy to hide weapons beneath the flow­ing robes of the burqa — and had hidden themselves among women and children in the village. So, when the Irgun fighters entered, they encountered fire from “women!”

When the Irgun fighters fired back, they killed innocent women because the Iraqis were dressed like women and hiding behind them. After suffering more than 40 percent casualties to their forces, the Irgun succeeded in killing or capturing the Iraqis. Then, while they were in a group, still dressed as women, having surrendered and agreed to be taken prisoner, some of the Iraqis opened fire again with weapons concealed beneath their women’s clothing. Irgun fighters were caught off guard, more were killed, and others opened fire into the group. Iraqis who had indeed surrendered were killed along with those who had only pretended to surrender and had then opened fire.

When the Haganah arrived they found the dead women and other civilians and thus incorrectly accused the Irgun of murder and mas­sacre. But the Red Cross, which was called in to assist the wounded and civilians, found no evidence of a massacre. In fact, even the most recent review of the evidence (July 1999), by Arab scholars at Beir­ Zayyit university in Ramallah, indicates that there was no massacre, but rather a military conflict in which civilians were killed in the crossfire. The total Arab dead, including the Iraqi soldiers, according to the Beir Zayyit calculation, was 107.

So where did the idea of a massacre come from? The same Arab sources that confess to having urged the Arabs to flee have also acknowledged that Arab spokespersons at the time cynically exag­gerated the casualties of the Deir Yassin battle, making up stories of gang rape, brutalizing of pregnant women, killing unborn children cut from their mothers’ wombs by blood-thirsty Jews, and massive mur­ders with bodies thrown into a nearby quarry. The same Arab sources admit that their purpose in these lies was to shame the Arab nations into entering the conflict with greater alacrity, so that the Jews would be destroyed by the overwhelming numbers of Arab invaders.[4]

The plan backfired. As a result of this propaganda, Arab civilians panicked and fled by the tens of thousands. This was confirmed in the 1993 PBS documentary called The Fifty Years of War in which Deir Yassin survivors were interviewed. They testified that they had begged Dr. Hussein Khalidi, director of Voice of Palestine (the Palestinian radio station in East Jerusalem) to edit out the lies and fab­rications of atrocities that never happened. He told them: “We must capitalize on this great opportunity!”

The flight of Arabs had begun many months before Deir Yassin. So Deir Yassin cannot account for those hundreds of thousands of Arabs who sought refuge prior to April 9, 1948. Moreover, while current Arab propaganda asserts that Deir Yassin was one of many examples of Jewish massacre and slaughter, there is not one other documented example of any such behavior by the Jews. By any stan­dard, Deir Yassin was not an example, but an exception.

In sum, it was not what happened at Deir Yassin that caused the flight of tens of thousands of Arabs; it was the lies invented by the Arab High Command and Dr. Hussein Khalidi of the “Voice of Palestine” radio news channel that caused the panic. One can hardly blame Israel for that.

Moreover, we have information from a famous source, Yassir Arafat himself (his authorized biography, by Alan Hart, Arafat: Terrorist or Peace Maker) that the Deir Yassin lies were spread “like a red flag in front of a bull” by the Egyptians. Then, having terrorized them with these stories, the Egyptians proceeded to disarm the Arabs of the area and herd them into detention camps in Gaza (today’s Gaza refugee camps). Why did the Egyptians do this? According to Arafat, it was to get the Arabs out of the area because the Egyptians wanted a free hand to wage their war. Egypt had every intention of conquer­ing the Negev and southern part of the coastal plain. They wanted no interference from the local Arabs.

Deir Yassin was not a massacre; nothing even vaguely akin to what the Jews are accused of ever happened. We don’t know how many Arabs fled as a result of the Arab propaganda over Deir Yassin. Several hundred thousand is a good estimate. Most of them ended up in the Egyptian detention camps in Gaza.

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